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Auteur Sujet: Présentations de mangas terminés  (Lu 5406 fois)

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Meles meles

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Re : Présentations de mangas terminés
« Réponse #30 le: mai 28, 2012, 16:17:06 pm »

Defense Devil

Scénariste : Youn In-Wan
Illustrateur : Yang Kyung-II
Parution : 10 volumes de 2009 à 2011


 


Résumé : Kucabara est un démon déchu à cause de sa bonté d'âme. Banni des Enfers et privé de ses pouvoirs, il œuvre depuis comme avocat des damnés. Après avoir signé un pacte avec eux, il s'emploie à prouver leur innocence afin de leur éviter d'aller en Enfer. En guise de rétribution, il reçoit de la Matière noire qui s'échappe de leur corps une fois lavés de tout soupçon. Celle-ci est la source de tout pouvoir démoniaque, il la collecte donc dans le but de regagner son statut perdu.


Commentaire : Là encore, un manga à propos duquel mes sentiments sont mitigés. Si l'idée de départ est originale, les premiers chapitres suivent tous un schéma à peu de chose identique, devenant à force lassant. Une fois cette étape passée, la série s'engage dans une voie shōnenesque plus classique, à base d'affrontements et de combats, perdant au passage presque tout ce qui avait trait au métier d'avocat.

A la décharge des auteurs, cette partie-là, bien qu'assez conventionnelle, est réalisée d'une main sûre et ferme, avec les doses voulues et habituelles d'humour (un des points forts), de combats et de jolies filles, rendant l'ensemble prenant, notamment avec la découverte des Enfers et l'apparition de nouveaux protagonistes, cette fois-ci humains. On découvre aussi un certain nombre de délires bien sympatoches, une partie de tennis explosive, un match de football mortel et surtout Jody, une Mini très humaine et bourrée de gadgets, à rendre jalouse l'Aston Martin de James Bond. A bien y repenser, ces délires et la partie comique en général sont le gros bonus de Defense Devil, la partie "sérieuse" de l'histoire étant un peu trop classique, malgré les nuances apportées vers la conclusion.

Youn In-Wan et Yang Kyung-II sont surtout connus pour être les auteurs de Shin Angyo Onshi, avec lequel on retrouve quantité de points communs, du héros déchu et trahi par le principal antagoniste à la partenaire combattante (Idamaria ressemble comme deux gouttes d'eau à Chun Yang) en passant par le petit sidekick à vocation comique, bien que Bichura soit mieux développé que Bang Ja. Le dessin est évidemment dans le même style, toujours aussi beau, si l'on excepte peut-être les formes complètes de Kucabara et Bichura, ce qui est bête pour deux des principaux personnages. On reste cependant loin de l'excellence de Shin Angyo Onshi, un scénario moins fignolé, une histoire plus poussive et des personnages moins attachants.
« Modifié: septembre 20, 2012, 23:48:40 pm par Meles meles »
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Re : Présentations de mangas terminés
« Réponse #31 le: juin 07, 2012, 02:12:48 am »

Nephilim John

Auteur : Ryu Geum Chel
Parution : 8 volumes de 2007 à 2010





Résumé : John est un jeune esclave au service d'une grande famille du royaume de Bisque. Par pure coïncidence, le jour même où il est sur le point d'être assassiné, un ange, Michael, lui aussi dans un piteux état, s'écrase au milieu de sa chambre. Sa seule échappatoire à la mort est d'entrer dans le corps de John, avec lequel il cohabitera à partir de ce moment. Le gamin est alors projeté au centre de l'affrontement entre les anges et les démons, découvrant qu'il est lui-même un nephilim, descendant d'un ange et d'une humaine.

Commentaire : Une énorme déception. Les yeux encore brillants après la lecture d'Ares, je me jette sur cet autre manhwa du même auteur. À mon grand dam, loin de l'originalité du premier, il sombre dans la banalité.

Déjà, le héros est le typique mec-pas-doué-au-grand-coeur-amoureux-de-la-princesse avec lequel on est censé sympathiser en diable. Problématique quand la première réaction que l'on a est de vouloir lui arracher ses atroces boucles d'oreilles carrées, puis de lui mettre des baffes pour son caractère immature et son mauvais goût vestimentaire. Une tête à claques pas possible. Le seul point positif que je lui trouve serait sa relation avec Michael, mais c'est surtout grâce à ce dernier.
Passons aux personnages secondaires.
Sa chère et tendre tout d'abord, qui paraît avoir une légère sympathie envers lui mais qui s'en tamponne complètement du moment qu'elle rencontre un autre nephilim, Rocky. Là on tient un personnage cool, fort, indépendant, avec des idées bien tranchées. Sauf que ce n'est pas le héros. Rage.
Le triangle Micky-Severus-Maria est plus notable que le reste, bien que restant classique, l'amitié, l'amour, la trahison, la mort toussatoussa.

Le scénario quant à lui. Les démons veulent conquérir le monde, les anges les en empêcher. Mille fois vu et revu. La partie traitant des nephilims est la plus intéressante, apportant des nuances sur le bien supposé des anges, mais elle est traitée en vitesse.

L'autre chose qui me titille, c'est qu'on nous présente les démons comme une menace terrifiante, le combat s'annonce terrible, Armageddon, l'apocalypse, on s'attend à un truc grandiose, en technicolor, réalisé par Cecil B. DeMille avec Charlton Heston et Kirk Douglas. Au moins.
Et on se retrouve avec une vulgaire bataille urbaine, avec quelques anges et démons par-ci par-là, surtout des humains avec quelques pouvoirs et le must, quelques pauvres géants tendance automate XVIe siècle, avec un nom qui les dépasse, "Léviathan" et qui sont théoriquement une espèce d'arme ultime. Je ne vous dirais pas qu'ils se font déboiter en moins de deux. Le tout filmé en Super 8.

Pour couronner le tout, la fin est abrupte, sans aucune réponse aux innombrables questions que l'on se posait depuis le début. La seule consolation est que le héros insupportable se fait pigeonner comme le pauv'type qu'il est.
« Modifié: septembre 20, 2012, 23:49:18 pm par Meles meles »
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Re : Présentations de mangas terminés
« Réponse #32 le: juin 18, 2012, 04:21:17 am »

Octave

Auteur : Akiyama Haru
Parution : 6 volumes de 2008 à 2010





Résumé : Il fut un temps où Yukino Miyashita faisait partie d'un de ces nombreux groupes de musique composés par de jeunes "idoles". Face à un succès mitigé, le groupe s'est dissous, à la suite de quoi elle a bien tenté de reprendre les cours au lycée, pour finir par les laisser tomber, dans l'incapacité de se lier avec les autres élèves. Elle prend alors la décision de partir pour Tokyo, où elle trouve un travail d'assistante manager dans la même compagnie qui avait formé son ancien groupe. Toujours seule, elle rencontre une jeune femme, Setsuko Iwai, en allant à la laverie que celle-ci tient avec son frère. Elle découvre qu'elle aussi connaît le milieu de la musique, puisqu'elle a été la compositrice d'un groupe qui comme celui de Yukino, s'est séparé.

Commentaire : Commençons par préciser, si cela était besoin, qu'Octave est un Yuri. Mais pas un Yuri pervers, voyeur ou quoi que ce soit. Certes, il y a des scènes pour le moins explicites, mais elles s'intègrent parfaitement dans l'histoire, étant là pour la servir (après tout, la sexualité n'est-elle pas une des facettes fondamentales de nos vies, quoi de plus normal qu'elle soit présente dans ce style de récit ?).
En réalité, Octave est avant tout un pur "tranche de vie", couplé d'une romance presque ordinaire, avec toutes les étapes normales, depuis la rencontre jusqu'à la recherche d'un appart' où s'installer. Le tout avec en fond l'univers de l'industrie musicale japonaise, dont on s'aperçoit qu'elle est loin d'être un monde idyllique, ce que l'on voit à travers le regard de Yukino, ex-idole maintenant repassée de l'autre côté de la barrière, ainsi que de ses anciennes compagnes du groupe, qui ont chacune suivi des routes différentes, parfois peu orthodoxes.

Là où Octave marque des points, c'est sur les personnages. Le travail exécuté pour rendre leurs mentalités est assez remarquable. Le meilleur exemple en est Yukino, qui a un temps touché du doigt son rêve de petite fille, avant que celui-ci ne s'écroule, emportant ses illusions avec. Pourtant, dans son espèce de désenchantement, elle garde au fond d'elle ce désir d'être admirée, aimée par les autres. Setsuko, bien que son point de vue soit moins développé, bénéficie d'un traitement tout aussi soigné, avec un caractère plus pragmatique.

Les relations avec l'entourage son également bien dépeintes, qu'elles soient totalement compréhensives ou réticentes à l'idée d'un couple lesbien, notamment par les intermédiaires du frère de Setsuko et de Kamo.

Le tout est servi par un dessin simple et épuré qui transmet à merveille l'ambiance douce-amère et le rythme paisible du manga.
« Modifié: septembre 20, 2012, 23:49:26 pm par Meles meles »
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Re : Présentations de mangas terminés
« Réponse #33 le: juillet 01, 2012, 23:20:14 pm »

Love & Collage

Auteur : Inoue Kazurou
Parution : 12 volumes de 2005 à 2008





Résumé : Hachibei, en bon lycéen, aime les filles. Le hic, c'est qu'il n'aime pas les filles pour elles-mêmes, mais pour leurs "parties". Il a ainsi un idéal pour les yeux, les jambes, les seins, etc... Dans sa quête des parties de ses rêves, il part pour Tokyo, où, son dortoir ayant été incendié, il est obligé de s'installer dans une remise d'un dortoir de filles.

Commentaire : Love Hina était déjà très parodique. Love & Collage est pour ainsi dire une parodie de Love Hina. Il faut donc éviter d'y chercher une belle romance larmoyante, mais plutôt une avalanche de gags, entrecoupée d'instants romantiques, qui réussissent à être émouvants, pas jusqu'à faire fondre en larmes mais suffisamment pour apporter une touche de douceur. Niveau comique, c'est certainement le plus réussi des mangas d'Inoue Kazurou, le fétichisme d'Hachibe et les personnalités variées de ses interlocutrices permettant d'éviter une trop grande répétitivité (bon, vous n'échapperez pas a l'inévitable mais toujours efficace coup de poing outré de fin de chapitre).
Les personnages, si l'on exclut le héros qui est avant tout comique, sont attachants, même quand ils poussent très loin la caricature.
Une autre chose positive est que, dans tout ce délire, on garde un certain fil directeur, on ne part pas dans des schémas trop gros pour le manga (voir justement Love Hina, qui terminait par perdre de l'intérêt en partant dans les îles, les princesses et autres), on reste dans le (tout relatif) raisonnable.
« Modifié: septembre 20, 2012, 23:49:34 pm par Meles meles »
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Re : Présentations de mangas terminés
« Réponse #34 le: juillet 08, 2012, 04:36:49 am »

Helen ESP

Auteur : Kigitsu Katsuhisa
Parution : 2 volumes à partir de 2008





Résumé : Il y a cinq ans, les parents d'Helen Takahara ont été tués dans un accident de la route. Bien qu'elle ait survécu, elle a perdu sa faculté de parole, son ouïe et sa vue. Elle vit maintenant en compagnie de son oncle et de son chien, Victor, avec lequel elle communique par la pensée.


Commentaire : Par l'auteur de Franken Fran (Fran fait d'ailleurs une petite apparition dans un bonus), Helen ESP est à la fois semblable et complètement différent, tout en confirmant, si besoin était, être un excellent mangaka, avec un monde bien particulier. Différent car on n'y trouve pas ce côté gore et cet humour plus que noir, mais semblable par un état d'esprit, une façon de faire intervenir le fantastique et l'étrange dans le quotidien, à travers un personnage principal qui l'observe sans vraiment y appartenir. Ainsi, il est difficile de parler de parler de réel handicap pour Helen, sauf pour quelques situations. En fait, c'est plutôt comme si elle vivait dans une réalité différente de la nôtre, avec ses inconvénients et ses avantages, dans laquelle elle a réussi à trouver la joie de vivre.
Pour parler de ses pouvoirs extrasensoriels, on ne peut pas les classifier de manière exacte. Ils sont variés, incluent des capacités sans réels liens, certains étant parfois difficiles à comprendre pour le lecteur.

Comme Fran, Helen essaie d'aider les autres grâce à ses dons hors du commun. De la même façon, les chapitres sont des récits presque indépendants. Ils contiennent pourtant tous une atmosphère commune, comprenant un peu d'un humour léger mais surtout une certaine tristesse qui fait que l'on termine chaque chapitre avec une pointe d'émotion.

Faut-il préciser que le dessin est toujours aussi bon ? Pour finir, j'ai trouvé que l'extra du dernier chapitre confine simplement au génie, utilisant comme conclusion une idée simple et qu'on a souvent vue ailleurs, mais de manière bouleversifiante (tant pis si je provoque des déceptions futures).
« Modifié: septembre 20, 2012, 23:49:42 pm par Meles meles »
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Re : Présentations de mangas terminés
« Réponse #35 le: juillet 17, 2012, 01:09:56 am »

Akumetsu
Scénariste : Tabata Yoshiaki
Illustrateur : Yūki Yugo
Parution : 18 volumes de 2002 à 2006





Résumé : Nous sommes au début du XXIe siècle ; tout le peuple japonais est exploité par des puissants véreux et avides… Tout ? Non ! Car un héros résiste encore et toujours à l'oppresseur. Et la vie n'est pas facile pour les pourris d'en haut. Ce héros, c'est Akumetsu, qui se lève contre la corruption généralisée au profit d'une minorité. Il n'hésitera pas à se sacrifier lui-même pour les éliminer...


Commentaire : Il y a les magistrats vendus, (bis)
Il y a les financiers ventrus, (bis)
Il y a les argousins.
Mais pour tous ces coquins
Il y a d’la dynamite,
Vive le son, vive le son,
Il y a d’la dynamite,
Vive le son
D’l’explosion !

[...]

Il y a les sénateurs gâteux, (bis)
Il y a les députés véreux, (bis)
Il y a les généraux,
Assassins et bourreaux,
Bouchers en uniforme,
Vive le son, vive le son,
Bouchers en uniforme,
Vive le son
D’l’explosion !


Si un extrait de la Ravachole paraît approprié pour débuter, il ne faut pas non plus la prendre au pied de la lettre. Il est vrai que le début d'Akumetsu peut flatter le vieux fond anarchiste qui sommeille chez certains d'entre nous, mais il ne faut pas s'y fier. Il s'agit bien d'une satyre de la société nippone, mais il est difficile d'y voir une orientation politique nette. Akumetsu (le héros) ne propose pas de réelle solution durable, il se contente de combattre le mal par le mal, éliminant tous ceux qu'il juge néfastes pour le bien commun. Par ailleurs, la description physique des dirigeants corrompus est bien trop dans la caricature pour être prise trop au sérieux, ce sont des spécimens de la plus vile espèce, avides, lubriques et baveux. Leurs actions et magouilles restent pour autant plausibles, même si je ne connais pas assez la situation politique japonaise pour juger jusqu'à quel point elle est véridique. Il en reste qu'il est plus que facile d'y croire et de faire des analogies avec des scandales réels (dommage que le manga date de l'avant Fukushima). Il est également assez amusant de constater que l'affaire qui donne naissance à Akumetsu rappellera des souvenirs à notre cher ministre des Affaires étrangères (parenthèse refermée).

Il est vrai que les longues descriptions de la corruption peuvent sembler ennuyeuses, mais elles sont présentées par l'adorable mascotte Aametsu-kun et par un Akumetsu charismatique et débordant d'un cynisme jouissif. Elles sont surtout compensées par une action frénétique et une tension permanente, maintenues par les opérations à grand spectacle et sang coulant à gros bouillons organisées par Akumetsu.

Même si je trouve qu'il est dommage de ne pas avoir tenté d'aller au-delà de la satyre et de s'engager plus concrètement, la série est au final drôle, grinçante, très recommandable, sans gros point noir, à l'inverse de Wolf Guy des mêmes auteurs (gâché par un viol interminable et franchement traumatisant pour le lecteur), comme quoi on ne s'améliore pas toujours avec le temps.
« Modifié: septembre 20, 2012, 23:49:47 pm par Meles meles »
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Re : Présentations de mangas terminés
« Réponse #36 le: août 20, 2012, 01:20:28 am »

Mahou no Iroha !

Auteur : Inoue Kazurou
Parution : 3 volumes de 2009 à 2011





Résumé : Naoki est un jeune garçon inutile. Passant son temps entre son ordinateur et ses hentais, il n'est bon à rien. Jusqu'à ce qu'un jour, une jeune fille, présentant toutes les caractéristiques de la magical girl apparaisse, proclamant être sa fille, venue du futur en utilisant la magie. En effet, dans son avenir, Naoki, devenant de plus en plus asocial et s'enfonçant dans la réclusion, a fini par découvrir la magie, ce qui lui a permis de se couronner roi et de se marier avec 500 femmes. Il s'est cependant fait renverser et attend son exécution. Iroha est donc là pour empêcher ce sombre destin de s'accomplir.


Commentaire : Les deux mangas d'Inoue Kazurou ayant connu le plus grand succès, Love & Collage et Midori Days, sont des comédies romantiques où l'aspect comique l'emporte d'assez loin. Sur ce point, Mahou no Iroha ! est sur une longueur d'onde similaire. Le hic, c'est que si dans les deux autres il existait une certaine forme de harem, donc un doute sur le couple final (bien que cette question ne soit pas franchement difficile à résoudre), ici, il n'y a qu'une seule personne ayant une vraie chance de former un véritable couple avec le héros, puisque le reste du "harem" est composé de ses filles. Ce qui gâche quelque peu le suspens. Alors oui, pendant quelques pages, l'auteur essaie d'introduire un brin de tension en faisant remarquer qu'Iroha n'est pas désagréable à regarder et a l'âge de Naoki, mais il abandonne aussi vite que possible ces idées sordides, comprenant bien qu'il n'est ni dans un seinen psychologique, ni dans un hentai à base d'inceste. Bloqué par son propre scénario pour ainsi dire.

Pour le reste, fidèle à ses bonnes vieilles recettes, il garde le même style d'humour, avec une nette préférence pour la parodie de magical girl. Et le résultat, s'il n'est pas aussi réussi que les deux autres séries citées, reste tout à fait réjouissant.
« Modifié: septembre 20, 2012, 23:49:55 pm par Meles meles »
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Re : Présentations de mangas terminés
« Réponse #37 le: août 31, 2012, 20:02:40 pm »

Binbō Shimai Monogatari

Auteur : Kazuto Izumi
Parution : 4 volumes de 2004 à 2006





Résumé : Deux sœurs, Kyo et Asu, respectivement quinze et neuf ans, vivent seules, depuis que leur père, couvert de dettes de jeu, les a abandonnées, leur mère étant décédée peu de temps après la naissance de la cadette. Entre petits boulots et économies quotidiennes, elles arrivent à survivre, l'essentiel étant pour elles de rester ensemble et de profiter de menus plaisirs que leur offre la vie.


Commentaire : Commençons par noter que si l'on en croit ce manga, il est possible, dans le Japon moderne, de faire vivre dans une grande ville deux personnes avec les seuls revenus issus de jobs type distribution de journaux. Sans énorme confort, mais pas trop mal non plus (pas à la rue, et avec de quoi manger tous les jours quoi). Permettez-moi d'exprimer quelques doutes là-dessus, mais passons, là n'est pas le point.

La question que m'inspire ce manga est s'il est réalisable de faire une bonne histoire avec seulement des bons sentiments. Cela me parait presque impossible, ou alors réservé à des auteurs de très grand talent. Alors, il se peut aussi que je ne sois qu'un vieil aigri avant l'âge, cynique et incapable d'apprécier la joie et la douceur de vivre.

Quoi qu'il en soit, la première moitié de Binbō Shimai Monogatari n'est peut-être pas désagréable, mais en tout cas franchement insipide. Tout me donne l'impression que l'auteur souhaite faire fondre le petit cœur de ses lecteurs, afin qu'ils terminent chaque chapitre en se disant "Ooh, qu'est-ce qu'elles sont mimis...". Ce qui n'a produit chez votre serviteur qu'une sensation d'ennui, les deux héroïnes étant deux personnages sans grand relief, uniquement mues par l'amour sororal et une bonté d'âme sans limite. Les deux derniers tomes apportent quelques nuances, avec l'apparition de nouveaux personnages, mais elles resteront malheureusement à l'état d'ébauche.

Un bon point de départ, mais dont le traitement manque de causticité, ou du moins d'un peu plus d'humour, la seule idée que la vie est belle, même quand on est pauvre et abandonné par ses parents ne suffisant pas à créer un intérêt quelconque, faute de présence d'un autre point de vue.
« Modifié: septembre 20, 2012, 23:50:01 pm par Meles meles »
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Re : Présentations de mangas terminés
« Réponse #38 le: septembre 18, 2012, 12:32:37 pm »

Eden: It's an Endless World !

Auteur : Endo Hiroki
Parution : 18 volumes de 1998 à 2008.





Résumé : Dans un futur proche (fin XXIe, début XXIIe), l'apparition d'un virus d'une espèce nouvelle a éradiqué près de 15% de la population mondiale. Une organisation, Propater, a supplanté l'ONU, prenant le contrôle de la plupart des Etats.
Sur une île, dans une base à l'écart du reste du monde, Enoa et Hanna, deux adolescents, ont développé une résistance au virus. À la suite d'une dramatique attaque de Propater, ils décident de partir, en compagnie d'une IA de combat, Chérubin.
Vingt ans se sont écoulés. Au Pérou, le fils d'Enoa et Hanna, Elia, avec le fidèle Chérubin, mène une vie de vagabond, survivant de chasse et de fruits. Une vie somme toute tranquille, ce qui va changer du tout au tout avec la rencontre d'un groupe de mercenaires.


Commentaire : Voici ce que l'on pourrait qualifier de manga complet. Il contient absolument tout ce que l'on peut souhaiter dans une bonne histoire.
Un monde réaliste, où l'on retrouvera un étalage de toutes les calamités actuelles, trafic de drogue, prostitution, manipulation du vivant, conflits religieux, discriminations ethniques, catastrophes naturelles. Ce qui engendre évidemment un manga dur, violent, où, comme dans la réalité, le pire risque toujours de se produire, sans interventions miraculeuses. À plusieurs reprises, on se retrouvera sous le choc de carnages abominables, n'épargnant personne et qui nous remettrons en mémoire des situations semblables ayant eu lieu dans notre présent.

Des personnages complexes, loin de toute caricature. Si l'attention se focalise principalement sur Elia, dont on suivra le difficile passage à l'âge adulte, les personnages secondaires ne sont pas laissés en reste, avec des passés travaillés, mettant la plupart du temps en scène les problèmes cités plus tôt. Dès le départ, leurs vies ont été essentiellement une lutte de survie, et cela n'ira pas toujours en s'arrangeant, un certain nombre rencontrant une fin prématurée. Même pour ceux que l'on pourrait rapidement caractériser comme "méchants", on s'apercevra que ce n'est parfois qu'un mauvais choix, ou un environnement défavorable qui les a mis sur la mauvaise voie.

Les relations entre les personnages sont décrites d'excellente façon. Haine, admiration, camaraderie, amour, tout le panel des émotions y passe. On a même de petits passages humoristiques des plus bienvenus, sans lesquels l'ambiance serait trop pesante.

Le seul petit bémol que je pointerai est que sur les derniers tomes, la partie science-fiction devient un brin confuse, notamment sur l'origine, le but ou quoi que ce soit tournant autour du virus, se perdant quelquefois dans des considérations philosophiques légèrement hasardeuses.
« Modifié: septembre 20, 2012, 23:50:16 pm par Meles meles »
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Re : Présentations de mangas terminés
« Réponse #39 le: septembre 25, 2012, 13:55:21 pm »

Orange Yane no Chiisana Ie

Auteur : Yamahana Noriyuki
Parution : 8 volumes de 2005 à 2008.





Résumé : A la suite d'une arnaque, deux familles se retrouvent à vivre sous un même toit. Malgré des réticences initiales, la cohabitation s'organise.


Commentaire : Moi qui m'attendait à une comédie couplée de tranche de vie, avec des quiproquos, un humour léger saupoudré de romance, la désillusion fût cruelle. Les premières pages avaient pourtant un certain intérêt, la petite histoire avec l'ours était marrante, mais cela s'arrête malheureusement là.

Les deux principaux protagonistes ont profondeur frôlant le néant. On peut les résumer en peu de mots : ils sont gentils (ah ça, on ne peut pas faire plus gentils), naïfs, ils vont s'aimer, ils s'aiment.

L'opposante des premiers tomes est un reflet inversé. Imaginez un personnage qui vous ferait vous dire toutes les deux pages « Mais quelle s******, et idiote en plus ! », tant son but dans la vie semble être exclusivement de pourrir celle des héros, le tout à grand renfort de plans qu'un enfant de trois ans trouverait grossiers. Et le pire, c'est que les deux tourtereaux tombent à chaque fois dedans. On se dit que non, pas encore, ce sont des adultes, ils se doivent d'avoir une capacité de réflexion supérieure à celle d'une limace, gardons espoir, jusqu'au moment où ils sautent pieds joints dans le piège, confirmant qu'ils n'ont pas dépassé le stade intellectuel de l'amibe.

Une histoire dont on devine le dénouement après quelques chapitres, des personnages simplistes, se limitant au strict minimum imposé par leurs rôles, Orange Yane no Chiisana Ie est d'une niaiserie et d'une pauvreté scénaristique rares.
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