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Réponse #330 Le octobre 28, 2014, 16:11:17 pm Par almadelaluna
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almadelaluna

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Alors moi,je me suis mis dans la tête de lire Proust "à la recherche du temps perdu" (je ne savais pas dans quoi je me lançais).  Pour faire court, c'est l'histoire de la vie de Marcel Proust en plusieurs volumes de plus de 400 pages chacun. J'ai donc commencé le premier tome, intitulé "du coté de chez Swann" et qui commence avec cette célèbre phrase : "longtemps, je me suis couché de bonne heure." Il y raconte son enfance, un enfant qui recherchait desespérément l'amour de sa mère, ses lectures et la rencontre du fameux M.Swann. Mon avis ? Franchement, il faut vous accrocher. Ce qu'il racconte n'est pas super passionant. Mais Proust n'est pas connu pour rien : la façon dont il écrit est unique. Je m'explique : la plus courte de ses phrases fait quatres lignes. Il manie à la perfection l'art d'alonger ses phrases. L'oeuvre de Proust n'est donc pas un roman à lire à haute voix (manque d'air assuré). Je ne sais pas si je lirai tous les volumes mais je finirai au moins celui-ci (il fait 420 pag
"Ma légende commence au XIIeme siècle, c'était une nuit d'hiver... A moins que ce ne soit une belle journée de printemps, en fait non ! C'était une journée ensoleillée en été. Ma légende commence donc lors d'une nuit d'automne........" - Excalibur

Réponse #331 Le novembre 02, 2014, 22:20:51 pm Par Haar

Haar

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Je viens de finir le deuxième volume de l'Epreuve: La terre brûlée de James Dashner.
Et bien j'ai trouvé ce tome bien meilleur que le premier. (Lui même bien supérieur au film.)

Bon après je suis pas un grand lecteur ça faisait au moins 6 ans que je n'avais pas acheté de livre avant ces deux là. (hors livres scolaires)


Réponse #332 Le décembre 23, 2014, 19:37:23 pm Par Queen Cersei Lannister

Queen Cersei Lannister

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En ce moment je dévore la série de Camilla Läckberg, j'ai les lu les 3 premiers tomes (La princesse des glaces, Le prédicateur, Le tailleur de pierre). Pour ce qui est de pollard je trouve que c'est ce qu'il y a de meilleur, c'est une sorte de mélange entre Desperate Housewives, les séries TF1 Dolmen et le Zodiaque ainsi que de Broadchurch. Au moins avec cette série, on est surpris par le meurtrier et ses raisons. Les héros sont parfois agaçants mais les personnages en général sont attachants mais c'est le scénario qui est excellent selon moi. J'ai fini le tome 3 cet aprem et j'ai été choqué et grandiose l'évolution du personnage qu'on suit dans le temps !

Je vous le conseille si vous etes fan de ce type de livre.
 

Réponse #333 Le janvier 15, 2015, 15:52:29 pm Par Silesius

Silesius

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Je viens de finir de lire Des fleurs pour Algernon, un roman de science-fiction écrit en 1966 par Daniel Keyes (décédé l'année dernière). C'est un roman facile à lire, magnifique et très touchant.

L'histoire qui nous est racontée est celle de Charlie Gordon (oui, il s'appelle Charlie ; pure coïncidence avec l'actualité), sous la forme de comptes rendus qu'il écrit. Charlie est un attardé mental qui, suite à une opération de chirurgie, voit son intelligence augmenter de manière prodigieuse très rapidement. Son QI triple, il devient un génie. Il est la première personne au monde à subir cette opération, qui n'a auparavant été effectuée, avec succès, que sur une souris de laboratoire nommée Algernon. Au fur et à mesure que son intelligence augmente, Charlie change, remarque des choses qu'il ne voyait pas avant, et son rapport au monde et aux autres se modifie. Mais au bout de quelques mois, Algernon manifeste une série de troubles qui semblent être le signe d'une dégénérescence mentale...

Ce roman fait beaucoup réfléchir sur pas mal de choses tout en étant très accessible (j'ai lu Journal d'un curé de campagne de Bernanos juste avant, c'était une autre paire de manches). Je pense qu'il est de ce genre de romans qu'il faudrait avoir lu au moins une fois dans sa vie, et le conseille donc vivement à tout le monde.
« Modifié: janvier 15, 2015, 16:07:38 pm par Silesius »

Réponse #334 Le janvier 25, 2015, 12:50:16 pm Par Men

Men

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J'ai fini Le journal d'Anne Frank il y a deux semaines.

Pas besoin de raconter l'histoire, tout le monde la connait.
Livre émouvant, très émouvant même.
Pour quelqu'un comme moi ça a été facile de s'identifier à Anne Frank.
Néanmoins j'ai lu la version intégrale et ça a été un peu long, notamment lorsqu'elle parle de l'actualité.

Bref, un bon livre, largement meilleur que L'enfant noir que j'ai lu deux mois plus tôt.
« Modifié: janvier 25, 2015, 12:54:09 pm par Men »

Réponse #335 Le janvier 25, 2015, 22:26:04 pm Par NobuNobu

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Vient de me faire His Dark Material (''À la croisée des mondes'', en français), de Philip Pullman, un classique qui m'intriguait depuis un bon moment. Ce fut 1200 pages d'évasion. Très original, très imaginatif.

Pendant qu'on y est, j'ai aussi enfin lu To Kill A Mocking Bird, de Harper Lee. Et franchement, j'ai passé un excellent moment. Ce livre est surtout charmant par sa simplicité, bien qu'on soit confronté à des sujets très sérieux tels que le viol et le racisme. Et selon moi, l'une des grandes forces de ce roman est sa narration. Ce livre nous est servit à travers les yeux d'une gamine de 6 ans surnommée Scout qui observe le monde qui l'entoure. L'auteur y reflète sa propre enfance, et elle arrive à parfaitement transposer ses réflexions adultes dans les pensées innocentes d'une enfant, bien que celle-ci semble du coup dotée d'un remarquable sens de l'observation. Ça reste pourtant très crédible. Tout es fluide, naturel, à la fois simple et profond. Vraiment, une belle histoire. Quelque chose à lire sans se prendre la tête.

Oh, une dernière chose, le personnage d'Atticus Finch est génial.

@Silesius

Des fleurs pour Algernon est un bouquin que je veux lire depuis tellement longtemps... Arg, tu n'as fais que renforcer ma détermination.^^

J'ai perdu un putain de pari ok

Réponse #336 Le janvier 26, 2015, 08:14:19 am Par Majestix

Majestix

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Actuellement, je lis L'Enquête - livre I à IV d'Hérodote et j'enchainerai ensuite sur la suite L'Enquête - livre V à IX.

Pour ceux qui veulent plus d'info sur Hérodote et son oeuvre voir => source <=

Citer
Le plan des Histoires - Hérodote commence par une histoire de la Lydie et du roi Crésus, « le premier des Barbares qui asservit certains Grecs » (I, 6), puis passe à l'histoire et aux mœurs des Mèdes et des Perses, jusqu'à Cyrus, le vainqueur de Crésus.

Le livre II est entièrement consacré à l'Égypte, vaste digression justifiée par la conquête de ce pays par Cambyse, le fils et successeur de Cyrus.

Les livres III et IV abordent l'histoire de Polycrate de Samos, puis de Darius, successeur de Cambyse, qui mène sans succès une vaste expédition contre les Scythes, occasion pour Hérodote de décrire leur pays et leur mode  de vie. Une autre campagne de Darius, contre la Cyrénaïque, permet à l'auteur de faire état de ses connaissances sur cette région du nord de l'Afrique.

Avec les livres V et VI, on aborde enfin les préliminaires des guerres médiques : soulèvement des Grecs d'Ionie, expulsion de Miltiade de la Chersonèse puis bataille de Marathon et mort de Darius.

Les livres VII - IX sont consacrés à la seconde guerre médique (batailles des Thermopyles, de l'Artémision, de Salamine, de Platées) et le récit se termine par la prise par les Athéniens de la ville de Sestos, sur l'Hellespont.

Le contenu - Hérodote avait annoncé qu'il raconterait les grandes actions accomplies par les hommes, Grecs et Barbares, les exploits dignes d'être gardés en mémoire. En réalité, son enquête (ἱστορίη) porte sur des sujets bien plus variés ; on y trouve un peu de tout, les divers éléments du récit étant reliés entre eux et avec le sujet principal, les guerres médiques, de façon assez lâche. L'auteur, notamment, est fort attentif à la géographie (T 13) et se plaît à décrire les pays, les villes, les fleuves, les mers qu'il a découverts au cours de ses voyages ou dont il a entendu parler : Babylone (I, 176-183), la mer Caspienne (I, 203), l'Inde (III, 98-106), l'Asie et la Lybie (IV, 37-43), les fleuves de Scythie (IV, 47-57). Il s'intéresse à la zoologie (T 9) et à la botanique. Mais les hommes, leur mode de vie, leurs activités, leur religion retiennent aussi toute son attention. Agrémentée de discours, d'anecdotes (T 22), de digressions en tous genres, cette œuvre se présente comme une sorte d'encyclopédie, aussi divertissante qu'instructive.


Réponse #337 Le juin 19, 2015, 16:49:02 pm Par Makishima

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Au Bonheur des Dames (1883), onzième volume de la série des Rougon-Macquart de Emile Zola.

Un vrai plaisir de découvrir ce roman qui fourmille de détails et qui se termine plutôt bien (pour Denise), ce qui tranche par rapports aux autres romans de Zola que j'ai pu lire. Voir l'arrivée de Denise (et de ses frères) à Paris et son évolution sur la période 1864-1869 m'a beaucoup plu. On souffre avec elle au départ quand son oncle lui apprend qu'il n'a pas de travail pour elle. Elle doit alors se présenter au Bonheur, cette espèce de monstre qui va peu à peu engloutir les petits commerces qui l'entoure et qui, pourtant, fascine les petits commerçants. Le thème de l'attraction-répulsion m'a plu, tout comme cette volonté de croître à la fois spatialement comme à l'intérieur (développement des rayons, de l'organisation, paternalisme/"phalanstère" qui se met en place...). La manière dont le magasin fonctionne (les contrôles, les systèmes de rémunération pour inciter les travailleurs à faire de leur mieux, la hiérarchie, le capital qui doit être toujours en mouvement, les expéditions, les diverses innovations de Mouret... le rôle du "chiffre d'affaires" et le petit rituel qui l'accompagne) est joliment racontée tout comme le "marketing" développé (séduire les clientes, les faire acheter, etc. à cet égard j'ai trouvé magistral le moment où le mari de Me Marty rencontre Mouret, l'homme responsable de sa ruine. C'est court mais ce bref passage fait ressentir tout le mal que le Bonheur a fait à cet homme) et l'imitation (au cours du temps) des clientes fortunées par les vendeuses du magasin...

Surtout, j'ai beaucoup aimé la manière dont se fait la progression de Denise : son oncle ne peut pas lui donner un travail, elle doit entrer au Bonheur et connaît des débuts difficiles avec la méchanceté des collègues féminins et masculins (Hutin) comme des clientes (Desforges)... elle vit mal et pourtant elle ne baisse pas les bras et même si certains événements surviennent (punaise mais pourquoi ne dit-il jamais un non définitif à son frère qui vient lui demander de l'argent...) et que sa trajectoire n'est pas linéaire - mais contraste avec celle de son oncle et, surtout, de sa cousine Geneviève - on se prend d'affection pour elle à l'instar du vieux Bourras. Elle a compris l'avantage du Bonheur sur les autres et elle l'explique simplement, avec des idées qui ne seront pas démenties dans le livre.

Autre élément qui m'a plu c'est la vision de la concurrence qui est à l'oeuvre dans le roman. La concurrence est à l'oeuvre non seulement entre les magasins (voire la guerre des prix entre le Bonheur et Robineau, les tentatives du Bonheur pour racheter Bourras, copier ce qu'il fait...), mais aussi au sein même du magasin (Hutin et Favier entre autres...) si bien qu'au-delà d'un aspect simplement économique elle prend aussi un aspect vital où la défaite c'est aussi une certaine mort qui pointe à l'horizon (Robineau et sa tentative de suicide).

Enfin, outre le contexte de l'époque (les travaux...) la galerie de personnages ne m'a pas déçu : aucun n'est transparent et surtout on arrive rapidement à les retenir ce qui facilite la lecture en plus de nous proposer un joli tour d'horizon dans cet univers. 
Lire Area 51 et faire du lobbying pour Die Wergelder sont deux bonnes résolutions pour la nouvelle année


Réponse #338 Le juin 19, 2015, 23:20:55 pm Par Canaan

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Je ne peux qu'être d'accord avec Makishima, j'ai adoré ce livre qui raconte les débuts des grands magasins tels qu'on peut les connaître aujourd'hui, à travers un décor d'époque saisissant. J'ai aussi trouvée l'héroïne attachante, et pourtant les personnages de saintes martyrs ont d'ordinaire tendance à m'agacer prodigieusement. Ce qui m'a étonné par rapport aux autres romans de Zola, outre la fin heureuse mais ça va avec, c'est le côté histoire d'amour romantique presque fictionnale.

Je dois dire que je n'ai lu que quatre roman de Zola, dont deux d'entre eux "forcé" (les cours de français...). Et le Bonheur des dames est le seul que j'ai dévoré avec grand plaisir, raison pour laquelle il m'a marqué (j'avais été vraiment surprise d'adhérer).

Sinon actuellement j'ai relu le Comte de Monte-Christo de Dumas, dix fois meilleurs que toutes les adaptations que j'ai pu voir (c'est le film V pour Vendetta revisionné aussi récemment qui m'a donné envie de le relire).

Réponse #339 Le juin 30, 2015, 00:01:30 am Par doo wap

doo wap

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Pour ma part je viens de finir "La part de l'autre" d'Eric Emmanuel Schmitt. Un bouquin dérangeant car on en vient à apprécier un des plus grand tyran de l'histoire du monde. Un très bonne écriture de l'auteur dont c'est mon premier livre.

Après ce livre je change radicalement de registre, je n'ai pas résister au format de poche de "L'Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea" de Romain Puértolas.

J'en suis au quart du bouquin est l'écriture est très agréable à lire. Une histoire légère qui sous le ton de l'humour réussi à aborder des sujets importants de notre société.
"Nous devons être prêt à abandonner la vie que nous avons planifié afin de vivre la vie qui nous attend" - Joseph Campbell

Réponse #340 Le juin 30, 2015, 04:19:20 am Par Red Hood

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Je lis. Que dis-je, je dévore Le cycle de Fondation, d'Isaac Asimov.
Une pierre angulaire du genre SF qui manquait encore à ma culture.

Un récit s'étalant sur un millénaire. Mettant l'accent sur les grands événements de cette période dystopique.
Se concentrant sur une poignée de personnages forts (Le Mulet... quelle trouvaille!), s'opposant au destin tracé par le premier d'entre eux (Hari Seldon). Et délivrant sa quête au compte goutte.

Je conclue actuellement le quatrième volume (Fondation Foudroyée), et je suis triste de voir que j'approche déjà à grand pas de la fin puisqu'il ne me restera que la conclusion (Terre et Fondation).

Réponse #341 Le juillet 21, 2015, 01:04:38 am Par Jon Bull

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J'ai lu La Planète des Singes (8)) il y a pas si longtemps.

Livre écrit par le français Pierre Boulle (et moi qui était persuadé que c'était un américain qui avait pondu ça  :o) qui est aujourd'hui décédé depuis plus de 20 ans. Le livre n'a tout simplement rien à voir avec les films, qu'ils s'agissent de ceux sorties dans les années 70 et ceux sortis au 21e siècle.

Il n'y a quasiment aucune action (tout le contraire des films... lol). Il s'attarde surtout sur la psychologie des personnages avec des questions existentielles (ben oui, tout le kit  ::)) et c'est même rempli d'humour (assez particulier). Bref le livre est un petit bijou et il est assez court (moins de 200 ans pages).


Réponse #342 Le août 18, 2015, 14:02:11 pm Par Andrea

Andrea

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Jean-Philippe Jaworski
Roman   
Mars 2009

Editeurs : Folio SF , Les Moutons Électriques

Jean-Philippe Jaworski, né en 1969, est l’auteur de deux jeux de rôle : Tiers Âge et Te Deum pour un massacre.
Après le recueil de nouvelles Janua Vera (prix Cafard cosmique 2008), il signe avec le roman Gagner la guerre le retour très attendu de Don Benvenuto Gesufal, croisé dans la nouvelle Mauvaise donne de Janua Vera.

Citation de: 4ème de couv'"
Au bout de dix heures de combat, quand j’ai vu la flotte du Chah flamber d’un bout à l’autre de l’horizon, je me suis dit : « Benvenuto, mon fagot, t’as encore tiré tes os d’un rude merdier ». Sous le commandement de mon patron, le podestat Leonide Ducatore, les galères de la République de Ciudalia venaient d’écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire était arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé. Je me gourais sévère. Gagner une guerre, c’est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d’orgueil et d’ambition, le coup de grâce infligé à l’ennemi n’est qu’un amuse-gueule. C’est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l’art militaire. Désormais, pour rafler le pactole, c’est au sein de la famille qu’on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c’est plutôt mon rayon...

Que dire de ce roman qui n'aurait pas été dit ? Le nombre de critiques sur ce livre est juste sidéral.
 
En rentrant par la petite porte, je pourrais vous dire...
Que si vous cherchez de la fantasy de base, vous pouvez passer votre chemin. Le réalisme ne cède jamais le pas à l'aventure.
Que si vous avez du mal à décontracter votre notion de ce que peuvent être les Belles Lettres, vous pouvez passer votre chemin.
Que si un scénario de presque 1000 pages (pour l'édition Folio) vous effraie, vous devez passer votre chemin (mais quel dommage)
Mais que par contre, 
Si vous acceptez de voir le Trône de fer relégué à sa vraie place et que vous désirez recevoir une vraie leçon de géopolitique, lisez-le.
Si un langage parfois fleuri et de la truculence ne froissent pas votre sens de la littérature et que vous soutenez qu'il est possible de savoir gongler avec art entre les registres, lisez-le.
Si vous cherchez une immersion totale, si vous appréciez les envers de décor, vous serez servis. Notamment en découvrant Ciudalia, mélange de Venise et Florence au début de la Renaissance, parce que cette ville est finalement l'autre personnage principal du roman.
Si vous aimiez déjà des Damasio ou des China Mieville, tentez-le, on a là un autre auteur majeur de la fiction française.

 Force de l'intrigue et du style, qualité de l'univers et panache des personnages = une réussite absolue pour une premier roman.




Alain Damasio
Roman
Folio SF
Grand prix de l'imaginaire en 2006

" A l'origine fut la vitesse, le pur mouvement furtif, le "vent-foudre". Puis le cosmos décéléra, prit consistance et forme, jusqu'aux lenteurs habitables, jusqu'au vivant, jusqu'à nous"


Dans un monde balayé par les vents, la 34ème Horde parcours une bande de terre sauvage, parsemée de quelques rares villages et citées "d'abrités".
Depuis huit siècles, Aberlaas envoie des troupes d'élites formées dès l'enfance, vers les confins du monde, vers ce mythique Extrême Amont, source présumée de tous les vents, dont les neuf formes font et défont toute chose.

Ces "passagers du vent" naviguent à vue sur un océan d'exaltation, de mystère et de souffrance. Si leur quête les guide au delà de leurs forces présumées, c'est parce que 23=1.

Si l'immersion fonctionne sur vous, vous serez le hordier clandestin, le 24ème.

Il va s'agir d'embarquer dans un voyage initiatique, l'important n'étant pas tellement la destination finalement, ou de réinventer la rondeur de la Terre.
Vous découvrirez ce qu'est le Vif, vous théoriserez probablement sur les étranges chrones. Mais loin d'avoir réponse à tout, Damasio propose d'abord d'avoir réponse à soi. 

L'autre point fort est sans doute la narration incomparable de ce livre univers, l'originalité de sa mise en forme, l'art consommé de l'auteur pour l'alchimie des mots.
Vous ne douterez plus de l'immense pouvoir de la ponctuation.
Vous savourerez aussi une des plus extraordinaires joute verbale de la littérature contemporaine.
Un pur régal de... 700 pages :p


Un petit passage? Allez...ça va souffler...
Citer
"C'était le moment, repérable, où le vent cessait de siffler pour passer à une vitesse proprement inhumaine, insupportable même aux pierres, même aux buis. Le son perdit son ciselage aigu, sortit de la cinquième forme et devint ce qu'aucun hordier ne pouvait effacer de sa mémoire physique, une fois entendue, cette effroyable torche de terre raclée qui s'appelait le furvent. L'onde de choc fut audible à une centaine de kilomètres en amont, au tonnerre projeté et à ce moment-là, même habitué, même en face du cinquième furvent comme je l'était, une terreur froide me monta à travers l'axe de la colonne vertébrale et le réflexe immédiat, impossible à contrer, inutile à acquérir...
-Protégez-vous
-Putain de merde..."

Sov, le sribe, en pleine crise de lyrisme :
Citer
") J'adorais, qu'y puis-je? J'adorais cette vaste étendue de ruines d'après la vague - ces villages ouverts à vau vent désormais, ces forteresses en vrac, dérisoires (...) J'adorais cette sensation d'homme debout, de lame de chair, encore droite sur ce monde horizontalisé, devant ce champ de bataille sans riposte ni ennemi, où rien n'avait été vaincu mais tout lavé à grande eau de bourrasques, tout renouvelé et redonné à nos pas, à notre simple trace. Ce rêve têtu, de la plus haute crétinerie, cette chimère d'atteindre un beau jour le bout de la Terre, tout là-haut, l'Extrême-Amont, à boire le vent à sa source- la fin de notre quête, le début de quoi? j'adorais.(...) Le ciel était d'une transparence à crier et la plaine, fumante encore, scintillait de vapeurs dissipées, de poudre fraîche où enfoncer ses pas était comme inventer le sol..."

Que dire de plus?
Rien, si ce n'est que ce n'est pas un "mignon-énième-petit-roman-de-fantasy"

Personnellement je n'aurais jamais songé en débutant ce livre que j'y trouverai un écho à cette phrase, venue d'un auteur très important pour moi : "On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait" in L'usage du monde, de François Bouvier.









« Modifié: août 18, 2015, 14:37:18 pm par Andrea »
La légende raconte qu'un jour de février 2017, il s'est décidé à se taire pour éviter au genre humain d'avoir à lui répondre. Les écrits des Anciens consignent ce geste sous le terme "Grande lucidité".

Réponse #343 Le octobre 21, 2016, 15:53:11 pm Par Makishima

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Quelques ouvrages venant d'horizons divers, lus au cours des dernières semaines :

- Petit pays de Gaël Faye : un roman en partie autobiographique qui nous plonge du côté du Burundi où le narrateur a passé son enfance. Joliment écrit, notamment les derniers mots du roman, avec des passages marquants que ce soit le conflit proche, les moments avec les amis à piquer des fruits et à se poser dans le combi VW...

- The Great Escape de Angus Deaton : bouquin traitant des progrès accomplis au cours du temps en matière de revenu, de santé, de bien-être au niveau mondial même si les inégalités en la matière restent criantes. Pas trop fan de la structure du bouquin et de quelques longueurs. En revanche, un chapitre 7 sur l'aide internationale à destination des pays pauvres incisif à souhait, qui invite à penser qu'on peut aider de manière plus indirecte qu'en envoyant de l'argent, et de manière bien plus efficace.

- Le négationnisme économique de Pierre Cahuc et André Zylberberg : ou comment faire trois livres en un : i) un pamphlet pas très utile sur ceux qui ne pensent pas comme eux ; ii) un livre présentant des études et des résultats de manière claire ; iii) un ouvrage défendant une méthode et une vision de la science économique (comme discipline expérimentale) qui appelle à la discussion tant certains problèmes sont trop rapidement passés sous silence.

- Amours clandestines de Marie-Carmen Garcia : une sociologie de l'adultère durable, à partir d'entretiens, de témoignages sur des blogs... très intéressant non seulement pour penser la place du sociologue dans une telle enquête, les retombées de son travail, en plus de la mise à jour de différentes configurations et les coûts à supporter pour les individus impliqués dans ces relations. Pas de jugement mais la volonté de comprendre ce qui est. Une contribution de plus pour saisir ce qui se passe à notre époque, au croisement des études de genre, de la sociologie de la famille, de l'amour et de la domination...

En cours : La Modification, La vie de laboratoire.
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Réponse #344 Le avril 17, 2017, 11:19:54 am Par Marvine Mcmanagan

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En ce moment je lie Fondation  d'Asimov, une belle épopée de science fiction  que je conseille à lire à tout amateur de ce genre
 J' en suis à la à partie " fondation foudroyée". Le tome que je lie contient aussi à la dernière partie "Terre et fondation" même si d'autres s'y rattache mais j'ignore si leur lecture est obligatoire . Une fois cette saga terminé, je lirai un thriller de Mo Hayder, Proie, avant de m'attaquer à  nouvelle une  saga fantastique : Les Archives de Roshar de Brandon  Sanderson,  et j'espère  que cette saga   me  plaira autant que "Fils des brumes" du même auteur si ce n'est plus.
"Quoi qu’il arrive, ne perdez jamais espoir face aux adversités du monde qui vous entoure ! Soyez assez forts pour pouvoir rire de tout, ne vous préoccupez pas du regard des autres." – Belmer