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Mayaho

Créature Divine
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  1. Très beau chapitre. C'est le climax des émotions, fallait y passer. Pourquoi retourner à UA ? Parce que c'est un gamin de 15 ans. Au-delà de l'aspect "protection", il y a un propos symbolique. C'est toujours un étudiant. Sa place c'est à l'école, pas au turbin. Ca rappelle un peu aux civils que les héros c'est des hommes, et parfois des gosses. Encore une fois, dans une lecture DC/Marvel, on a eu des civils habitués à avoir des demi-dieux, qui découvrent que ce n'étaient que des hommes. Les plus hypocrites dans l'histoire, c'est pas tant les héros qui faisaient des sales trucs, du business, etc., c'est aussi les civils qui se reposaient entièrement et égoistement sur une figure symbolique. Qui déshumanisent les héros, et qui déshumanisent Deku. Moi ça me parle. On déshumanise souvent un tant de gens parce que leur présence nous font flipper. Et parfois, on voit pas que c'est juste un gosse blessé et épusié.
  2. Personnellement, j'ai bien aimé le chapitre. De mon point de vue, tout en comprenant le vôtre, je suis assez content que le manga n'ait pas tiré en longueur sur Dark Deku. D'ailleurs, je ne trouve pas qu'il rendait le manga plus mature. Au contraire, le coté sombre, c'est très Edgy. On se moquait il y a dix ans des DarkSasuke84, c'est pareil. Le personnage qui a un démon intérieur (métaphoriquement ou non), qui se coupe du monde, qui est sombre et traumatisé, c'est un poncif du shonen, et ça n'élève pas du tout le manga vers du Seinen. Au contraire, c'est assez adolescent comme vision de la maturité. Ca me plaisait quand j'avais 15 ans (et je comprends que des lecteurs peuvent s'y retrouver), mais il est clair qu'à presque 30 ans, les personnages pseudo-hard boiled, ça n'a plus le même effet sur moi. D'ailleurs, encore une fois, c'est un gros poncif du shonen des années Naruto-Bleach et compagnie. L'auteur représente clairement une génération qui cherche à dépasser ces poncifs là. Aucun rapport, mais j'ai bien apprécié la référence à Evangelion et à Néo-Tokyo. On reconnait le fan.
  3. Il est envoyé en enfer parce que le rituel s'accomplis dans le chapitre - ce que Ichigo ne comprend pas. Ils ont sacrifié les "hollow" devant Ukitake qui regardait par le badge de shinigami remplaçant. Il est donc envoyé en enfer au terme du combat, et les portes s'ouvrent.
  4. Je vois que la réaction de Bakugo fait l'unanimité sur le forum. Je partage cet avis. Sur d'autres forums, certains n'appréciaient pas la réaction de Bakugou, estimant que l'auteur en faisait trop. Personnellement, je trouve qu'avoir une vraie page d'excuses, aussi belle, est très important. Ne pas revenir sur le comportement de Bakugo aurait été problématique. Bakugo harcelait littéralement Deku. Le manga étant lu par des 10-16 ans dans un pays où les harcelés (ijime) est un sujet de société depuis très longtemps. L'auteur conjugue un dessin au top, ainsi qu'une construction de personnage excellente, avec un très beau discours. D'ailleurs, j'ai toujours trouvé qu'en cela, le manga est très original. Deku n'est pas cool, ni rigolo, ni classe. A l'origine, c'est un gamin brimé. Pas brimé à la Naruto, avec le mélo et le pathos. Brimé de façon réaliste. C'est vraiment un gamin que tout le monde. On sent l'inspiration Marvel encore une fois (je trouve), où Peter Parker est le souffre douleur dans son école.
  5. J'essaie de ne pas trop regarder les images. Mais quelle joie. Le style de Kubo reste, à mes yeux, l'un des meilleurs. Il a une capacité à rendre l'action tellement lisible, limpide, presque cinématographique, au risque d'agacé avec ses cases parfois immenses qui mangent tout le chapitre (je me souviendrai toujours du gros plan sur le doigt d'Aizen). Bleach sera pour moi un énorme échec : un manga très bon qui a lentement péréclité, mais qui aurait vraiment pu être à la hauteur des plus grands et devenir culte (comme l'arc Soul Society, finalement). Aussi, j'aime bien de genre de chapitre : il n'y a plus spécialement d'attentes envers l'auteur, l'histoire est finie. C'est juste d'une rab, sans possibilité de déception. D'ailleurs, je ne sais plus, y'a une suite de prévu à l'anime dans le projet des 20 ans ?
  6. Je viens de finir la série. C'était sympa, mais le dernier épisode m'a déçu, à cause d'un seul élément mais que je trouve terriblement rhédibitoire. Peut-être que c'est tiré d'un comics Marvel, mais des adaptations ça peut être un moyen d'innover. En l'occurrance, je connais peu les comics Marvel en dehors des adaptations. Pourquoi faut-il donc que tout TOURNE autour de la terre. Tout. Dès le début, j'étais agacé de ne voir que des humais au TVA. Mais qu'au final, le TVA lui-même soit une création humaine. C'est fou de ne jamais proposer un truc pas anthropocentré. C'est vraiment une plaie dans la SF (ou les genres connexes). Une espèce extra-terrestre, une entité cosmique, une divinité, un concept vivant, une machine, n'importe quoi, mais non, encore un humain. Comparaison avec la série Alien, Prometheus et consorts Un peu de rêve, d'imagination, de folie que diable. Pourtant, ça ne manque pas les trucs du genre dans les comics. Avis un peu à chaud, mais ça me contrarie ce genre de poncifs.
  7. Excellent chapitre. Deku ressemble de plus en plus à Stein. Deku va-t-il revenir à UA ? Ca ferait bizarre, comme un retour en arrière dans le fonctionnement du récit. A voir !
  8. Ah, merci ! L'auteur n'est pas tombé dans l'edgy grotesque. Ce n'est pas le héros que Midorya veut être. Il inspire la peur plus que l'espoir et la joie. On est loin du héros qui sourit ! Un beau travail sur le regard de Bakugo sur la dernière double page. Il paraît si serain et apaisé, un peu inquiet comme dit @il credino Mkl. Loin du personnage surexcité dont on a l'habitude.
  9. Pour ma part, j'ai néanmoins une réserve sur le chapitre. Autant, comme beaucoup, j'ai salué (et je salue toujours) le choix d'un changement de ton aussi radical. Toutefois, je pense que l'auteur doit faire attention à ne pas rendre Deku trop "edgy". Le côté "Dark-kikoolol" des années 2000 (je me souviens avoir cotoyé de nombreux DarkUchiha sur les forums de manga) n'est jamais bien loin. C'est un équilibre délicat dans une oeuvre : la tension, le drame, la pression, ne doit pas s'écrouler dans une caricature d'univers sombre où la mort d'un personnage serait une fin en soi, par exemple. En l'occurrence c'est vraiment l'écriture du personnage de Deku qui me préoccupe. Le Deku souriant et heureux c'est neuf dans un shonen. N'avoir ni le naif abruti ni le sombre guerrier, mais un gamin heureux, intelligent, plein d'espoir et d'optimisme, c'est assez frais (et très différent de l'écriture de Naruto, il me semble, qui n'est pas optimiste, mais carrément naïf voir un peu bénêt par moment). Mon idée (et mes attentes) est que l'auteur montre que la voie de Deku n'est pas la bonne et que ce soit ses camarades qui le remettent sur le "droit chemin". Un shonen reste un shonen et les valeurs de l'amitié et de camaraderie sont souvent très importantes. Par ailleurs, sur la dernière page : @Tao paï paï Je comprends ton sentiment. Mais s'agit-il d'un défaut d'écriture ? N'est-ce pas carrément, aussi rhédibitoire que cela paraisse, un code de l'écriture du Shonen ? Je dois retrouver la page, mais dans Jump l'Âge d'Or du manga, Hiroki Goto explique qu'un ainé lui aurait un jour dit qu'utiliser des morts pour rendre son manga plus mature était, au contraire, un signe d'immaturité. Pour ma part, si il y a des morts, ce doit être des morts qui ont un impact pour la narration, non juste pour créer de la tension. La mort de NightEye, par exemple, a un impact sur l'histoire et les émotions du lecteur. Puis, j'y pense, n'en a-t-on pas eu beaucoup, des morts réelles et symboliques dans le dernier arc ? Tous les héros morts et tous les héros qui abdiquent. Toujours est-il que cela me conforte dans l'idée que créer un univers "sombre" est un défi d'écriture.
  10. All Might, quelle classe. Un vrai héro, même sans alter. Et j'adore ce côté Batman avec la voiture blindée. Par contre, une idée pour le pouvoir du 3e ?
  11. Une fois n'est pas coutume, j'ai bien aimé le chapitre. Je trouve que quand il s'agit de proposer des tranches de vie, des relations entre les personnages, des aspects plus intimistes, le manga est plutôt bon. Le combat est assez dynamique, bien plus que le précédent (dommage pour un combat qui n'est qu'un échange de coups, comparé aux combats plus sérieux qui ont, selon moi, mal était traité). Kawaki est plutôt touchant dans son désir de protéger Naruto. Finalement, ce sont les chapitres les moins prétentieux les meilleurs. C'est quand il essaie d'en faire trop, qu'il se prend au sérieux, que le manga glisse dans une sorte de marasme sans le dramatique qu'il prétend avoir (je pense à la mort de Kurama notamment).
  12. Mayaho

    Berserk [Kentaro MIURA]

    La nouvelle m'a vraiment ému. Berserk est un de mes premiers mangas, quand j'étais encore pré-ado. Egoistement, je pense à moi et aux lecteurs, et je me demande si on aura droit à une sorte de tome qui contient les dessins inachevés, les pistes de fin, etc. Le fait de ne pas pouvoir finir une œuvre, paradoxalement, ça participe à son statut d’œuvre culte. De ne jamais savoir la fin, ça lui donnera toujours un aspect presque mystique.
  13. J'ai quand même du mal à croire qu'elle soit un "assassin" envoyée par OFA, surtout si Overhaul l'accompagne. Il me semble peu probable qu'Overhaul suive l'alliance des vilains. J'aimerais justement voir une alliance bigarrée entre héros classiques (Deku), vigilente/héros radicaux (Stein) et criminels pro-ordre (typiquement des yakuzas. Overhaul aura peut-être rallié l'opinion du patron de la famille). Bref, j'espère que la fille sera plus qu'une antagoniste.
  14. Le design de la fille claque. C'est Overhaul à côté ? L'aspect presque dystopique de la ville et des héros : y'a un coté Gotham. C'est marrant. Au début je trouvais que le manga avec un côté comics Marvel (l'aspect scolaire qui rappelle Spiderman ou les X-men), maintenant je trouve qu'il y a un coté un peu DC (l'aspect plus sombre, plus batmanesque). Je caricature, mais c'est un ressenti. J'ai bien aimé le chapitre.
  15. Tu mélanges un tas de choses. Ne serait-ce que la manière dont tu articules les notions de réel et d'irréel est problématique, tu confonds le niveau interne (intradiégétique) et le niveau externe. Dans une histoire, il y a un degré de cohérence interne, sur lequel s'indexe notre suspension consentie d'incrédulité, c'est-à-dire d'accepter dans une certaine mesure de mettre de côté le scepticisme. Quand tu lis une œuvre de HardSf, ta suspension d'incrédulité n'est pas la même que pour du spaceopera, où j'accepte d'entendre des bruits dans l'espace. Aussi, nous ne cherchons pas de cohérence entre l’œuvre et le réel (comme ceux qui s'amusent à checker le respect de lois physiques dans un univers qui ressemble au nôtre mais dont on ne connait pas lesdites lois) mais entre l’œuvre et ses propres bases : autrement dit, une cohérence interne. Excellent exemple. Comment l'expliquer ? Ma suspension consentie d'incrédulité marche pour Orochimaru. Elle ne marche pas pour Ada. Pourquoi ? Parce que la narration installe dans l'esprit du lecteur que les sciences médicales sont évoluées, que Orochimaru est un expérimentateur. La narration rend possible ce type de clonage. Aussi, quand le lecteur rencontre le clonage des sharingans (même si pour ma part, j'ai toujours pensé que c'était les sharingans volés, mais admettons) le lecteur accepte l'information. Tu confonds, encore une fois, cohérence interne et cohérence entre l’œuvre et le monde - ce qui n'a du sens que pour une œuvre qui se veut non pas vraisemblable mais réaliste. On peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Boruto profite d'un fanbase préconstruite, d'un univers déjà établi. Revers de la médaille : il a des lecteurs plus exigeants. Ce serait un manga random, je m’embêterais pas à discuter ici. Mais j'ai des attentes, parce que le manga prétend poursuivre une œuvre. Et ces attentes ne sont pas remplies mais auraient pu l'être. J'ai assez explique dans des topics précédents, et @Konan le rappelle ici, qu'il y a moyen de combiner l'idée de technologies scientifiques et l'univers déjà établi : IEM de charka, nanorobot, etc. En ne fixant pas clairement son univers technologique, l'oeuvre permettait justement une certaine latitude. La bonne idée aurait été de penser les technologies non selon notre modèle, mais comme une évolution permis par l'univers de Naruto : au lieu d'un train à grande vitesse, des bornes de téléportation par exemple. L'idée des outils ninja qui absorbe les jutsus, c'est cohérent avec l’œuvre : on s'imagine une sorte de sceau. L'idée des corps modifiés (style kawaki),ça ne me gène pas : ça rappelle les travaux d'orochimaru. Sauf que, il n'y a (si je ne m'abuse) aucune référence à ce dernier ! Comment on peut louper pareille occasion d'inscrire les nouvelles idées dans le sillon de l'histoire ? D'ailleurs, au sujet du chapitre, que j'ai trouvé verbeux mais pas honteux : - Ada m'a fait penser au personnage féminin de Samouraï8 (surtout dans le chapitre précédent) - Je parie tout qu'elle est la fille d'Amado... PS : et on a lu le chapitre en VA ou en VEspagnol, dispo sur Mangaplus.
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