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Mayaho

Créature Divine
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Everything posted by Mayaho

  1. Attend-on d'une adaptation qu'elle reproduise à l'identique une série ? C'est souvent le vautrage assuré : on n'aura jamais la sensation de la série originale. La comparaison avec Lacheau est sévère. Qu'on aime ou pas, il y a un sacré travail sur les transitions et la mise en scène. Le côté série B assumée est pas trop mal.
  2. Très beau chapitre. C'est le climax des émotions, fallait y passer. Pourquoi retourner à UA ? Parce que c'est un gamin de 15 ans. Au-delà de l'aspect "protection", il y a un propos symbolique. C'est toujours un étudiant. Sa place c'est à l'école, pas au turbin. Ca rappelle un peu aux civils que les héros c'est des hommes, et parfois des gosses. Encore une fois, dans une lecture DC/Marvel, on a eu des civils habitués à avoir des demi-dieux, qui découvrent que ce n'étaient que des hommes. Les plus hypocrites dans l'histoire, c'est pas tant les héros qui faisaient des sales trucs, du business, etc., c'est aussi les civils qui se reposaient entièrement et égoistement sur une figure symbolique. Qui déshumanisent les héros, et qui déshumanisent Deku. Moi ça me parle. On déshumanise souvent un tant de gens parce que leur présence nous font flipper. Et parfois, on voit pas que c'est juste un gosse blessé et épusié.
  3. Personnellement, j'ai bien aimé le chapitre. De mon point de vue, tout en comprenant le vôtre, je suis assez content que le manga n'ait pas tiré en longueur sur Dark Deku. D'ailleurs, je ne trouve pas qu'il rendait le manga plus mature. Au contraire, le coté sombre, c'est très Edgy. On se moquait il y a dix ans des DarkSasuke84, c'est pareil. Le personnage qui a un démon intérieur (métaphoriquement ou non), qui se coupe du monde, qui est sombre et traumatisé, c'est un poncif du shonen, et ça n'élève pas du tout le manga vers du Seinen. Au contraire, c'est assez adolescent comme vision de la maturité. Ca me plaisait quand j'avais 15 ans (et je comprends que des lecteurs peuvent s'y retrouver), mais il est clair qu'à presque 30 ans, les personnages pseudo-hard boiled, ça n'a plus le même effet sur moi. D'ailleurs, encore une fois, c'est un gros poncif du shonen des années Naruto-Bleach et compagnie. L'auteur représente clairement une génération qui cherche à dépasser ces poncifs là. Aucun rapport, mais j'ai bien apprécié la référence à Evangelion et à Néo-Tokyo. On reconnait le fan.
  4. Il est envoyé en enfer parce que le rituel s'accomplis dans le chapitre - ce que Ichigo ne comprend pas. Ils ont sacrifié les "hollow" devant Ukitake qui regardait par le badge de shinigami remplaçant. Il est donc envoyé en enfer au terme du combat, et les portes s'ouvrent.
  5. Je vois que la réaction de Bakugo fait l'unanimité sur le forum. Je partage cet avis. Sur d'autres forums, certains n'appréciaient pas la réaction de Bakugou, estimant que l'auteur en faisait trop. Personnellement, je trouve qu'avoir une vraie page d'excuses, aussi belle, est très important. Ne pas revenir sur le comportement de Bakugo aurait été problématique. Bakugo harcelait littéralement Deku. Le manga étant lu par des 10-16 ans dans un pays où les harcelés (ijime) est un sujet de société depuis très longtemps. L'auteur conjugue un dessin au top, ainsi qu'une construction de personnage excellente, avec un très beau discours. D'ailleurs, j'ai toujours trouvé qu'en cela, le manga est très original. Deku n'est pas cool, ni rigolo, ni classe. A l'origine, c'est un gamin brimé. Pas brimé à la Naruto, avec le mélo et le pathos. Brimé de façon réaliste. C'est vraiment un gamin que tout le monde. On sent l'inspiration Marvel encore une fois (je trouve), où Peter Parker est le souffre douleur dans son école.
  6. J'essaie de ne pas trop regarder les images. Mais quelle joie. Le style de Kubo reste, à mes yeux, l'un des meilleurs. Il a une capacité à rendre l'action tellement lisible, limpide, presque cinématographique, au risque d'agacé avec ses cases parfois immenses qui mangent tout le chapitre (je me souviendrai toujours du gros plan sur le doigt d'Aizen). Bleach sera pour moi un énorme échec : un manga très bon qui a lentement péréclité, mais qui aurait vraiment pu être à la hauteur des plus grands et devenir culte (comme l'arc Soul Society, finalement). Aussi, j'aime bien de genre de chapitre : il n'y a plus spécialement d'attentes envers l'auteur, l'histoire est finie. C'est juste d'une rab, sans possibilité de déception. D'ailleurs, je ne sais plus, y'a une suite de prévu à l'anime dans le projet des 20 ans ?
  7. Je viens de finir la série. C'était sympa, mais le dernier épisode m'a déçu, à cause d'un seul élément mais que je trouve terriblement rhédibitoire. Peut-être que c'est tiré d'un comics Marvel, mais des adaptations ça peut être un moyen d'innover. En l'occurrance, je connais peu les comics Marvel en dehors des adaptations. Pourquoi faut-il donc que tout TOURNE autour de la terre. Tout. Dès le début, j'étais agacé de ne voir que des humais au TVA. Mais qu'au final, le TVA lui-même soit une création humaine. C'est fou de ne jamais proposer un truc pas anthropocentré. C'est vraiment une plaie dans la SF (ou les genres connexes). Une espèce extra-terrestre, une entité cosmique, une divinité, un concept vivant, une machine, n'importe quoi, mais non, encore un humain. Comparaison avec la série Alien, Prometheus et consorts Un peu de rêve, d'imagination, de folie que diable. Pourtant, ça ne manque pas les trucs du genre dans les comics. Avis un peu à chaud, mais ça me contrarie ce genre de poncifs.
  8. Excellent chapitre. Deku ressemble de plus en plus à Stein. Deku va-t-il revenir à UA ? Ca ferait bizarre, comme un retour en arrière dans le fonctionnement du récit. A voir !
  9. Ah, merci ! L'auteur n'est pas tombé dans l'edgy grotesque. Ce n'est pas le héros que Midorya veut être. Il inspire la peur plus que l'espoir et la joie. On est loin du héros qui sourit ! Un beau travail sur le regard de Bakugo sur la dernière double page. Il paraît si serain et apaisé, un peu inquiet comme dit @il credino Mkl. Loin du personnage surexcité dont on a l'habitude.
  10. Pour ma part, j'ai néanmoins une réserve sur le chapitre. Autant, comme beaucoup, j'ai salué (et je salue toujours) le choix d'un changement de ton aussi radical. Toutefois, je pense que l'auteur doit faire attention à ne pas rendre Deku trop "edgy". Le côté "Dark-kikoolol" des années 2000 (je me souviens avoir cotoyé de nombreux DarkUchiha sur les forums de manga) n'est jamais bien loin. C'est un équilibre délicat dans une oeuvre : la tension, le drame, la pression, ne doit pas s'écrouler dans une caricature d'univers sombre où la mort d'un personnage serait une fin en soi, par exemple. En l'occurrence c'est vraiment l'écriture du personnage de Deku qui me préoccupe. Le Deku souriant et heureux c'est neuf dans un shonen. N'avoir ni le naif abruti ni le sombre guerrier, mais un gamin heureux, intelligent, plein d'espoir et d'optimisme, c'est assez frais (et très différent de l'écriture de Naruto, il me semble, qui n'est pas optimiste, mais carrément naïf voir un peu bénêt par moment). Mon idée (et mes attentes) est que l'auteur montre que la voie de Deku n'est pas la bonne et que ce soit ses camarades qui le remettent sur le "droit chemin". Un shonen reste un shonen et les valeurs de l'amitié et de camaraderie sont souvent très importantes. Par ailleurs, sur la dernière page : @Tao paï paï Je comprends ton sentiment. Mais s'agit-il d'un défaut d'écriture ? N'est-ce pas carrément, aussi rhédibitoire que cela paraisse, un code de l'écriture du Shonen ? Je dois retrouver la page, mais dans Jump l'Âge d'Or du manga, Hiroki Goto explique qu'un ainé lui aurait un jour dit qu'utiliser des morts pour rendre son manga plus mature était, au contraire, un signe d'immaturité. Pour ma part, si il y a des morts, ce doit être des morts qui ont un impact pour la narration, non juste pour créer de la tension. La mort de NightEye, par exemple, a un impact sur l'histoire et les émotions du lecteur. Puis, j'y pense, n'en a-t-on pas eu beaucoup, des morts réelles et symboliques dans le dernier arc ? Tous les héros morts et tous les héros qui abdiquent. Toujours est-il que cela me conforte dans l'idée que créer un univers "sombre" est un défi d'écriture.
  11. All Might, quelle classe. Un vrai héro, même sans alter. Et j'adore ce côté Batman avec la voiture blindée. Par contre, une idée pour le pouvoir du 3e ?
  12. Une fois n'est pas coutume, j'ai bien aimé le chapitre. Je trouve que quand il s'agit de proposer des tranches de vie, des relations entre les personnages, des aspects plus intimistes, le manga est plutôt bon. Le combat est assez dynamique, bien plus que le précédent (dommage pour un combat qui n'est qu'un échange de coups, comparé aux combats plus sérieux qui ont, selon moi, mal était traité). Kawaki est plutôt touchant dans son désir de protéger Naruto. Finalement, ce sont les chapitres les moins prétentieux les meilleurs. C'est quand il essaie d'en faire trop, qu'il se prend au sérieux, que le manga glisse dans une sorte de marasme sans le dramatique qu'il prétend avoir (je pense à la mort de Kurama notamment).
  13. Mayaho

    Berserk [Kentaro MIURA]

    La nouvelle m'a vraiment ému. Berserk est un de mes premiers mangas, quand j'étais encore pré-ado. Egoistement, je pense à moi et aux lecteurs, et je me demande si on aura droit à une sorte de tome qui contient les dessins inachevés, les pistes de fin, etc. Le fait de ne pas pouvoir finir une œuvre, paradoxalement, ça participe à son statut d’œuvre culte. De ne jamais savoir la fin, ça lui donnera toujours un aspect presque mystique.
  14. J'ai quand même du mal à croire qu'elle soit un "assassin" envoyée par OFA, surtout si Overhaul l'accompagne. Il me semble peu probable qu'Overhaul suive l'alliance des vilains. J'aimerais justement voir une alliance bigarrée entre héros classiques (Deku), vigilente/héros radicaux (Stein) et criminels pro-ordre (typiquement des yakuzas. Overhaul aura peut-être rallié l'opinion du patron de la famille). Bref, j'espère que la fille sera plus qu'une antagoniste.
  15. Le design de la fille claque. C'est Overhaul à côté ? L'aspect presque dystopique de la ville et des héros : y'a un coté Gotham. C'est marrant. Au début je trouvais que le manga avec un côté comics Marvel (l'aspect scolaire qui rappelle Spiderman ou les X-men), maintenant je trouve qu'il y a un coté un peu DC (l'aspect plus sombre, plus batmanesque). Je caricature, mais c'est un ressenti. J'ai bien aimé le chapitre.
  16. Tu mélanges un tas de choses. Ne serait-ce que la manière dont tu articules les notions de réel et d'irréel est problématique, tu confonds le niveau interne (intradiégétique) et le niveau externe. Dans une histoire, il y a un degré de cohérence interne, sur lequel s'indexe notre suspension consentie d'incrédulité, c'est-à-dire d'accepter dans une certaine mesure de mettre de côté le scepticisme. Quand tu lis une œuvre de HardSf, ta suspension d'incrédulité n'est pas la même que pour du spaceopera, où j'accepte d'entendre des bruits dans l'espace. Aussi, nous ne cherchons pas de cohérence entre l’œuvre et le réel (comme ceux qui s'amusent à checker le respect de lois physiques dans un univers qui ressemble au nôtre mais dont on ne connait pas lesdites lois) mais entre l’œuvre et ses propres bases : autrement dit, une cohérence interne. Excellent exemple. Comment l'expliquer ? Ma suspension consentie d'incrédulité marche pour Orochimaru. Elle ne marche pas pour Ada. Pourquoi ? Parce que la narration installe dans l'esprit du lecteur que les sciences médicales sont évoluées, que Orochimaru est un expérimentateur. La narration rend possible ce type de clonage. Aussi, quand le lecteur rencontre le clonage des sharingans (même si pour ma part, j'ai toujours pensé que c'était les sharingans volés, mais admettons) le lecteur accepte l'information. Tu confonds, encore une fois, cohérence interne et cohérence entre l’œuvre et le monde - ce qui n'a du sens que pour une œuvre qui se veut non pas vraisemblable mais réaliste. On peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Boruto profite d'un fanbase préconstruite, d'un univers déjà établi. Revers de la médaille : il a des lecteurs plus exigeants. Ce serait un manga random, je m’embêterais pas à discuter ici. Mais j'ai des attentes, parce que le manga prétend poursuivre une œuvre. Et ces attentes ne sont pas remplies mais auraient pu l'être. J'ai assez explique dans des topics précédents, et @Konan le rappelle ici, qu'il y a moyen de combiner l'idée de technologies scientifiques et l'univers déjà établi : IEM de charka, nanorobot, etc. En ne fixant pas clairement son univers technologique, l'oeuvre permettait justement une certaine latitude. La bonne idée aurait été de penser les technologies non selon notre modèle, mais comme une évolution permis par l'univers de Naruto : au lieu d'un train à grande vitesse, des bornes de téléportation par exemple. L'idée des outils ninja qui absorbe les jutsus, c'est cohérent avec l’œuvre : on s'imagine une sorte de sceau. L'idée des corps modifiés (style kawaki),ça ne me gène pas : ça rappelle les travaux d'orochimaru. Sauf que, il n'y a (si je ne m'abuse) aucune référence à ce dernier ! Comment on peut louper pareille occasion d'inscrire les nouvelles idées dans le sillon de l'histoire ? D'ailleurs, au sujet du chapitre, que j'ai trouvé verbeux mais pas honteux : - Ada m'a fait penser au personnage féminin de Samouraï8 (surtout dans le chapitre précédent) - Je parie tout qu'elle est la fille d'Amado... PS : et on a lu le chapitre en VA ou en VEspagnol, dispo sur Mangaplus.
  17. Bonjour, Je ne sais pas si la chose a été déjà envisagée et si elle est souhaitable. Mais je me demandais dans quelle mesure il pourrait être plus lisible de séparer le topic sur lequel il y a les images et les spoilers du topic de discussion, à l'instar de certains forums (je pense à mangahelper notamment). Cette proposition concerne notamment le section One Piece que je visite souvent en sous-marin. J'ai conscience que séparer les deux topics (et de locker le premier, pour que tout le monde n'y pose pas) demande potentiellement plus de travail aux admins/modos/etc. Toutefois, il me semble que cela pourrait rendre les choses plus agréables. Un individu souhaitant ne lire que les spoils et ne voir que les images pourrait se rendre directement dans le topic approprié. Toute personne disposant des droits pourra poster les spoils sur le topic (et plus besoin d'éditer la première page du topic de discussion). Inversement, le topic de discussion hebdo de One Piece ne se verra plus inonder de micro-spoils à répétition, de traductions souvent médiocres postées à la va-vite sans un seul commentaire du forumer en question, de citation interminable qui reprennent l'ensemble du spoil et des images postés, pour n'y ajouter qu'un bref commentaire. Parfois, j'ai l'impression qu'il s'agit d'être le premier à mettre un spoil, pour en avoir le mérite (quitte à le poster, sans vérifier qu'il n'a pas déjà été donné). Ce pourrait être une manière d'améliorer un peu la lisibilité du topic (qui souffre, depuis quelques temps). Bonne journée, Mayaho
  18. Résumé : Traduction : Après avoir été libéré de l'hôpital, Deku quitte UA. Il laisse une lettre à chacun de ses amis, qui sont assez surpris à sa lecture. Dans cette lettre, Deku leur dit qu'il a reçu le "One For All" de All Might pour vaincre "All For One". All Might rencontre Hawks et Best Jeanist pour leur parler du One For All. Par après, Endeavour, Hawks et Best Jeanist donnent une conférence de presse pour relater les événements passés. Lors de cette conférence, Endeavour ne dit rien sur le "One For All" afin de protéger Deku. Partout dans le pays, de nombreux cursus de héros sont fermés. Le chapitre se termine avec Deku qui regarde la ville, le regard triste, et qui dit : «Un grand méchant».
  19. Certes, mais comme je viens de l'expliquer, c'est une caricature. Un bonhomme de paille. Ta description ne me représente pas (ni beaucoup des détracteurs ici). Je lis des BD dont la suite sont d'auteurs différents, et je les trouve très bonne pour certaines. Je n'ai aucun problème avec une oeuvre en rupture, si j'estime que c'est bien fait. Les scores de MangaPlus ne suffisent pas à juger de la popularité d'une série. Par ailleurs, je ne nie pas la popularité du manga Boruto. Je nie sa qualité. Ou, tout du moins, j'essaie d'expliquer en quoi cette oeuvre n'est clairement pas un grand représentant du shonen et ne passera probablement pas à la postérité. Je tiens à préciser quelque chose. Ce n'est pas une attaque personnelle de dire que Boruto est un manga moyen. Ca ne veut pas dire que ceux qui l'apprécient sont stupides ou manquent de gouts. Si demain je trouvais un truc génial et qu'un mec lambda que je connais pas venait me dire que c'est nul à chier, je m'agacerais, je me sentirais personnellement attaqué. Et j'initierai le débat. Parfois on se rend compte qu'on a deux regards différents, parfois on se rend compte que l'autre n'a pas les codes nécessaires pour apprécier l'oeuvre, parfois on se rend compte que autrui à raison, qu'il a une plus grande connaissance du genre qui fait qu'il a un jugement plus sévère - et peut-être pas très subtile, ce n'est jamais sympa de dire c'est à chier. J'ai passé mon adolescence à mater des shonens de piètres qualité. J'ai connu la période moeglob où tous les mangas étaient des simili-K-On. J'adorais ça. Et pourtant, c'était pas fameux. Au même titre qu'un moment, y'avait des (pseudo-)Issekai en veux-tu en voilà. On peut aimer des oeuvres dont le dessin, ou le scénario, ou la narration, sont pas ouf, parce qu'on y trouve quelque chose. Quand j'ai regardé le dernier film MHA, j'étais à fond dedans, comme un gosse. Pourtant, j'avais bien conscience que le scénario était à la ramasse et que certains effets d'animation étaient franchement médiocres. Je me suis fait toute la série DBS, en appréciant franchement certains épisodes, et pourtant... Il faut dissocier popularité et qualité d'une part, et son appréciation personnelle de la qualité intrinsèque d'une oeuvre. Et je ne dis même pas que Boruto est de mauvaise qualité. Je dis que c'est pas ouf, et que l'on est en droit d'être déçu. Concernant Boruto, ce que j'essaie aussi d'expliquer, c'est que quand on a lu dix, vingt, cent shonens, on a de nombreux points de comparaison et une lecture différente. Et quand y'a dix, vingt, trente publiés en même temps, on fait un tri à l'achat. Et c'est clairement pas Boruto que j'achèterais. En 2020, Boruto était 46e. C'est un score honnorable. Mais c'est pas ouffissime non plus, pour une série qui profitait d'un lectorat déjà constitué. Quand je vois ces chiffres, je ne me dis pas "ouah, Boruto a gagné beaucoup de lecteurs". Je me dis que cette suite a perdu beaucoup de lecteurs depuis Naruto qui a vendu son dernier tome à 874.000 exemplaires la première semaine... Naruto en 2015, en fin de vie, c'est 3 498 177 d'exemplaires vendus. Et c'est la première fois qu'il rentre dans le top... Misons sur un regain de popularité. En 2016, le premier volume de Boruto a fait 431 872 exemplaires (chiffres supérieur à celui du graphique ci-dessous). Le nombe d'exemplaire a certes doublé, mais il y a treize volumes depuis... Edit : une info en plus : le graph ci-dessous montre quand même une attrition. Et le petit reboost tient probablement de l'anime qui reprend l'intrigue principale. Mais 99.000 en semaine une, on est très loin de Naruto.
  20. Le nouveau chapitre n'est pas encore sorti que les débats sont déjà... dans une impasse. Il est dommage de caricaturer les détracteurs de cette suite en les présentant comme des vieux réfractaires à la nouveauté. Je doute que nous soyons fermés à l'innovation. Nous nous demandons juste d'une part si cette innovation est pertinente narrativement et scénaristiquement et d'autre part si cette innovation a bien sa place dans un manga qui se pose comme la suite de Naruto. Ni plus, ni moins. Cette question mérite d'être posée. Je pense par ailleurs, qu'ajouter ninja à côté de cyborg ne rend pas la chose plus cohérente ou plus acceptable. Au même titre que rajouter démocratie après le nom d'un état n'en fait pas une démocratie... A nouveau, en soi, l'idée de ninja cyborg ne me gène pas. Ce qui m'ennuie c'est l'articulation avec l’œuvre. Pourquoi parler de ninja-cyborg et pas de "marionnettes autonomes" pour faire le lien avec l'univers. C'est important. J'avais déjà expliqué, il y a une quarantaine de chapitre, comment rendre vraisemblable dans l'univers de Naruto des technologies modernes. On peut introduire les nanotechnologies, il suffit d'une bulle, d'un phylactère, qui explique que l'on a repris et amélioré les techniques de Deidara, ou même du clan Aburame. C'est toujours une question de présentation, de scénarisation, de narration. Et c'est clairement où Boruto n'excelle pas. J'ai l'impression que Boruto est surtout un manga apprécié par beaucoup de primo-lecteurs qui n'ont pas encore vus et revus et rerevus les tropes et les stéréotypes du shonen que l'on nous sert à la pelle. Edit : par ailleurs, @Nom-pas-pris, concernant l'aspect sombre de Boruto, permets-moi d'en douter. Hiroki Goto, qui n'est pas le dernier des imbéciles, explique dans son livre Jump l'âge d'or du manga, qu'un éditeur plus ancien lui avait donné cette leçon : si une œuvre a besoin de morts pour être mature, c'est qu'elle ne l'est pas (je répète de tête). La mort de Neji n'a rendu l'oeuvre originale ni plus sombre ni plus mature.
  21. La réponse de Deku fait débat, et pas qu'ici. Sur les forums anglophones, nombreux critiquent aussi la décision qualifiée de bisounours de Deku. Et j'avoue que je ne suis pas entièrement d'accord. En soi, si c'est son sytème moral c'est logique qu'il s'y contraigne. Et un système moral où tuer est mal, indépendamment de l'individu, ne me paraît pas un système moral totalement fou ou inconséquent. C'est ce système qui motive la juridiction de tous les pays/états où la peine de mort n'existe plus - parce que c'est bien cela que met l'auteur en question. Par ailleurs, petite parenthèse, ça rappelle les questionnements de Ang à la fin de la première série Avatar : comment arrêter/mettre hors d'état de nuir un individu sans le tuer. Dans une société avec des super-pouvoirs la question se pose d'autant plus. C'est aussi la question que se pose Batman dans The Dark Night Returns quand il réalise que toutes les victimes du Joker sont indirectement celles de sa décision de ne pas le tuer. Je trouve que le manga pose encore les bonnes questions (quoique peut-être pas toujours subtilement). Le contraste entre Deku qui vaut sauver et, si possible, mettre hors d'état de nuire, d'une part, et le gardien de prison qui parlait d'envoyer des missiles sur Gigantomachia d'autre part est saisissant. L'un s'interroge sur les motivatins des villains, l'autre les voit comme des monstres. En outre, quand on y pense, le taf de Deku c'est pas de tuer, mais bien de sauver. A la justice après de décider ce que l'on fait des personnages arrêtés (et le système judiciaire a déjà été évoqué, en arrière plan). D'ailleurs, posons-nous la question. Ca implique quoi, qu'un héros décide, de son propre chef, parce qu'il en a le pouvoir, de tuer ceux qu'il juge impossible à réhabiliter, alors qu'on aurait pu les arrêter sans mettre fin à sa vie ? Qu'un héros, parce qu'il est puissant, décide si un villain peut vivre ou mourir ? Je ne pense pas que ce soit une décision bisounours. Estimer que l'on a pas à donner la mort, que l'on peut stopper autrement, que l'on a pas à décider mais qu'il y a une justice derrière (que les héros ne peuvent pas rendre arbitrairement), c'est au contraire une compréhension du système dans lequel on se situe. Je verrais un discours "bisounours" si Shigaraki gagne l'absolution parce qu'il se retourne contre AFO (un peu comme Sasuke dans Naruto). En outre, et il s'agit là d'une posture idéologique, d'une opinion politique, mais c'est ce qui alimente notre vision du monde et ce débat : je ne pense pas que ce soit un discours bisounours d'estimer que donner la mort est moralement problématique, de croire que l'on peut ou du moins que l'on doit essayer, de réhabiliter les individus qui y commis des crimes. C'est d'ailleurs un discours très difficile à tenir et à faire entendre. Je trouve que parler de "bisounours" permet de disqualifier l'opinion de Deku sans vraiment montrer en quoi elle est problématique, sans en vrai calcul éthique en quelque sorte. Comme lorsque l'on parle de "molesse" ou de "laxisme". La question du manga me paraît justement être, depuis le début : comment créer un état de droit dans un monde avec des surhumains ? Les héros peuvent-il faire police ? Les héros peuvent-il faire justice ? Les lois sont-elles les mêmes pour tout le monde ? Les droits sont-ils les mêmes pour tout le monde ? La vie de tous a-t-elle la même valeur ? Peut-on enfermer sans procès ? Peut-on se défendre avec ses pouvoirs ? Peut-on tuer avec des missiles ? Ca me donne envie de finir sur une phrase de Tolkien : “Deserves it! I daresay he does. Many that live deserve death. And some that die deserve life. Can you give it to them? Then do not be too eager to deal out death in judgement. For even the very wise cannot see all ends". Et au final, Gollum a été utile. Au même titre que Stain sera peut-être utile, qui sait...
  22. C'est inspiré du folklore japonais. Il s'agit d'un Yokai nommé Wa nyūdō :
  23. Nouvelles images : Endeavor comprendrait qu'il y a un lien entre Deku et AFO. J'ai presque 30 ans, je lis beaucoup moins de mangas qu'avant, et beaucoup moins de shonen. Mais ce manga m'enthousiasme comme Naruto ou Bleach il y a quinze piges. Il est certes pas dépourvu de défauts, mais il y a une dynamique, un rythme, une narration qui m'emballe et qui m'attire chaque semaine pour lire la suite et regarder les spoils. L'apparition de héros étrangers signifie-t-il que l'auteur va continuer le worldbuilding et montrer la société héroique hors Japon ?
  24. @Bleifu Je n'irais pas juqu'à dire que l'auteur a redéfini entièrement le personnage. Qu'il l'ait, petit à petit, redéfini, c'est possible et ce n'est pas un problème. Quand on écrit une oeuvre, on murit avec, on se lasse parfois de nos personnages et on les révise. Quand l'oeuvre est publiée en une fois, cela ne se voit pas pour le lecteur. Il faut étudier les brouillon de l'auteur pour apercevoir tous les changements. Par contre, quand l'oeuvre est feuilletonnée, comme un manga à parution hebdomadaire, ce type de changement est évidemment visible et franchement inévitable. L'art est alors de les rendre le plus vraissemblable possible pour le lecteur.
  25. @Retroflex J'attends de voir le chapitre, mais je ne pense pas que cela disculpe totalement Endeavor ou que Dabi était psychotique dès le début. Cela donne plutôt une certain subtilité au dysfonctionnement familial. L'auteur montre une autre forme de violence que la violence physique directe d'un père : en l'occurrence la pression qu'Enji imposait à ses gosses, puis la négligence quand son fils ne s'est pas avéré être à la hauteur. En psycho, y'a la notion d'accordage affectif pour désigner la manière dont les parents répondent aux attentes de l'enfant, le rassurant dans ses angoisses, ses craintes, ses pleurs, etc. Le manque de réponse de la part des parents peu créer de grands désordres psychologiques. Les enfants de parents dépressifs, ou sous influence, ou totalement tournés vers autre chose (comme Enji) souffrent souvent de désordre émotionnel. Le cas d'Endeavor est représentatif des parents qui projettent sur leur enfant leur carrière (ratée) et qui ne voient plus le gosse que comme un moyen. Le thème de la famille (et de leur dysfonctionnalité) et de l'éducation revient souvent (en avant plan ou en arrière plan) : la famille Todoriki, celle du grand méchant, la lutte entre OFA et AFO est une lutte fraternelle, le rapport entre Chisaki et le boss de son clan est un rapport paternel, Chisaki a une relation abusive avec Eri, les gosses convaincus de la toute puissance de leur alter et l'instit dépassée, le passé de Hawk, le passé de la gamine qui suce le sang (désolé, j'oublie les noms), etc.
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