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trineor

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  1. Oh ! Depuis des lustres que j'étais pas repassé sur le forum (là, juste à l'occasion du dernier chapitre du manga), bah que vois-je ? le topic des rapports de force toujours en vie, avec des belles présentations en prime ! ^^ Je vois que Konan est toujours là, je sais pas pour Uzu' ; peut-être quelques autres de l'époque où je tenais le topic... en tout cas un grand pouce en haut à vous tous !
  2. trineor

    Naruto Chapitre 699-700 [FIN]

    Snif. Non, pas parce que le manga se termine. Parce qu'il se termine gâché. J'ai tant aimé ce manga, tant posté sur ces forums il fut un temps. Naruto est le manga avec lequel j'ai le plus eu l'impression de grandir et, plus que cela, le manga qui jusqu'à un certain point m'avait donné l'impression de grandir avec moi. Le début était clairement enfantin, mais joli, inventif, soigné... ça devenait plus adolescent à la fin de la FG début de la NG puis ça a presque flirté un temps (magnifiquement) par-delà les frontières du shonen autour d'Itachi, de Pain, de Danzo... quand Kishimoto avait encore l'envie et l'inspiration d'augmenter son manga d'une dimension dramatique, politique et même presque philosophique. C'était beau, de voir une oeuvre s'épanouir comme ça dans ses ambitions. Puis la guerre ninja, ça a été la dernière ligne droite de trop. Appliquée aux tout premiers chapitres, puis de plus en plus poussive, convenue, bâclée, redondante, interminable... bien trois ans de lente agonie, durant lesquels j'ai continué de jeter chaque semaine un œil distrait à ce que ce manga devenait un peu comme on poserait quelques œillets sur la tombe de quelqu'un qu'on a aimé. Ça me fait de la peine de me dire que cette fois-ci c'est vraiment fini, sans que Kishimoto ait jamais retrouvé la petite flamme. Certes, le chapitre 700 est mignon. Quoique douteux - Sakura au ménage... mais sérieusement, ce personnage qu'il a toujours empêché de s'arracher de son rôle de potiche, et qui finit en train de faire la poussière ? M'enfin, la tripotée de marmots m'a un peu attendri... J'aurais voulu dire que Naruto resterait un compagnon discret de toute ma vie, parmi mes objets chéris d'enfance - juste à côté de Kenshin. Parmi ces œuvres qu'on est fier d'avoir aimées gamin et qu'on revendique. Finalement, ça finira pas très loin de Shaman King, sur l'étagère sans doute jamais complétée des trucs dont on dit : "oui, j'aimais, mais bon, c'est parce que j'était petit hein !" Au revoir, Naruto. Edit/ Je cautionne pas la nouvelle coupe de cheveux de Gaara ! =_=
  3. Salut tous ! Après cette longue désertion, je viens de parcourir le topic et de constater à quel point vous en aviez fait quelque chose de magnifique. J'étais assez fier de moi, je me souviens, alors que ces centaines de pages de "rapports de force" avaient à peine débuté, d'avoir pris le temps de mettre sur pattes quelques petites mises en page avec des cadres et des photos. Quand je vois jusqu'à quel point vous vous êtes appliqués depuis : photomontages, colos, vidéos de promo, renouvellement des règles de combat, etc. Vous avez emmené le topic loin. Franchement, je suis épaté ! Quelle ne fut pas ma (bonne) surprise aussi de découvrir une moitié de ma tête dans la signature d'uzu', et de voir les vôtres, à vous que je côtoyais tout ce temps-là sous des pseudos (@crealine>> je t'aurais pas imaginé avec un grand tatouage dans le dos ! ^^ Avec tes avatars d'orochimaru, j'en étais plutôt venu à t'imaginer, à son image, ténébreux, sec et cheveux longs, voire un poil dandy, adepte de nécromancie ! ). Je vous demande pardon de vous avoir laissés tomber d'un coup, l'année dernière. Entre mes mésaventures politiques, les études, la famille, le boulot, j'ai vraiment plus eu le temps - et à chaque fois que je croyais avoir atteint un objectif dans mes études et pouvoir me libérer, j'avais un autre truc qui s'entamait aussi sec. En fait si, en y pensant bien, j'aurais eu le temps de venir, de temps à autre, juste en coup de vent, voir comment le topic évoluait et donner mes p'tits pronostics. Mais l'air de rien, les conversations avec vous, ces simulations de combats, ces mises en pages et tout et tout, ça m'était devenu assez cher, et je savais que si je replongeais le nez dedans, même un peu, je risquais de replonger plus que le nez seulement ! ^^' Puis, pourquoi le cacher, il y a eu une malencontreuse histoire de ban que m'a collé Kheops à l'époque, que j'ai très mal pris parce qu'il me semblait injuste, et à la suite duquel - comme un sale gosse orgueilleux - j'ai décidé de tirer la tronche et de ne plus revenir un long moment sur le forum. J'aurais dû, rien que pour voir ce que vous en faisiez ! En tout cas, je suis fier d'avoir posé, avec uzu', les premières pierres de ce topic qui, je crois, aura apporté son lot de bons moments et d'amusement à pas mal de monde ici. Tchô, tous !
  4. trineor

    La crise économique mondiale

    @skol do barbot>> L'évolution du politique, me dis-tu donc - si je ne me trompe pas ? - est suscitée par l'évolution de l'économique qui lui est préalable ? Viens dans mes bras, camarade, tu es marxiste !! Nan, plus sérieusement, c'est un vrai thème de philosophie politique, qui a été pour la première fois diagnostiqué par le matérialisme historique de Marx - c'est donc relativement récent. (Désolé, je me lance dans une petite digression, saute le paragraphe suivant si tu veux.) Des études plus précises ont montré depuis qu'en fait, le cycle était plutôt celui-ci : évolution technique -> évolution politique -> évolution économique. (Une découverte technique - l'agriculture ou l'élevage au néolithique, l'énergie fossile plus récemment - ouvre la possibilité d'une révolution civilisationnelle, mais pour que celle-ci ait lieu, il faut d'abord une avancée politique suffisante pour stabiliser le cadre juridique et garantir l'exploitation de la nouvelle ressource, et alors seulement les potentialités matérielles prennent effet économiquement.) M'enfin, si l'on considère la recherche et la technique comme des activités économiques, ça revient au même que de dire que l'économique prévaut sur le politique. Ceci étant, une fois que le cycle est lancé, les sphères politique et économique ne se déploient absolument pas "distinctement" comme tu le dis ; au contraire, elles sont intrinsèquement liées et en constante interaction, l'une perdant puis reprenant cycliquement le pas sur l'autre. Car si le pouvoir de dicter le droit revient à la sphère politique, le pouvoir de dicter le fait revient à la sphère économique (vu que c'est en elle et par elle que se déploie la réalité matérielle) : en gros, le politique décrète ce qui doit être, mais seul l'économique a le pouvoir effectif de le faire être. Le problème étant que la sphère économique n'est pas une autorité consciente et rationnelle, qu'elle n'est pas gouvernée par une intelligence mais par des structures irréfléchies, qui ont tendance à lui faire saper ses propres conditions de viabilité : exploitations trop rapides par rapport aux capacités naturelles de renouvellement des ressources, pression à la baisse sur les coûts qui finit par tellement faire chuter les conditions sociales (voire sanitaires) qu'il n'y a plus personne pour acheter et plus que de la main d’œuvre inopérante, malade... Ou même, plus simplement et plus récemment, en 2009, on a encore eu un bel exemple quand tous ces abrutis qui un an plutôt se marraient en disant que la puissance publique ne servait à rien, se sont retrouvés comme des cons avec leurs montagnes de titres pourris à venir chouiner dans les jupes des États, quasiment à crier pour certains : "par pitiéééé, nationalisez-nouuuuus !" Bref, tout ça pour dire que : si, parfois, c'est le politique qui a prise, qui doit prévaloir et qui, par nécessité matérielle, prévaut effectivement. La sortie de la crise des années 30, c'est pas la sphère économique qui se la donne à elle-même, c'est Roosevelt qui l'entame, et l'économique suit. Et il ne l'entame pas par la diminution des salaires ou l'obsession du remboursement de la dette ; au contraire, il l'entame par des garanties salariales, une fiscalité à faire passer les socialistes français d'aujourd'hui pour des libéraux débridés, par de l'investissement lourd et en y allant franco sans se morfondre ("oh mon Dieu, il va y avoir de l'inflatiooon, comment va-t-on faire ?"). L'inflation, il s'en est servi pour neutraliser la dette, et ça a globalement bien marché. Maintenant, je ne dis pas que l'Amérique des années 30 soit un modèle transposable à l'Europe des années 2010. Mais quand tu présentes notre continent comme étant, en gros, tellement développé qu'il n'y aurait presque plus aucun marché à y développer ni rien à y faire, franchement t'abuses : c'est pas comme si on n'avait pas une transition énergétique à effectuer, de l'isolation et de la restauration de bâtiments à assurer partout sur le continent, un énorme passage des transports individuels aux transports collectifs à continuer, des circuits courts à reconstruire en matière agricole, etc. Après, tu vas être étonné, mais je suis d'accord avec toi sur un point : notre niveau de vie global en France est trop haut. Trop haut tout simplement par rapport aux ressources disponibles et au nombre d'autres personnes qui vivent dans le monde ; et nous n'assumons ce niveau de vie qu'en asservissant ailleurs. Mais lorsque tu dis que le niveau de vie est trop haut, il est nécessaire que tu nuances ton propos et que tu fasses la part des choses, entre ce qui exactement est trop haut et ce qui ne l'est pas ; tu ne peux dire que le niveau de vie est trop haut d'un bloc, alors que certaines personnes n'y arrivent déjà pas. Tu pourras militer pour une baisse du salaire minimum autant que tu voudras, si à la fin ton smic net ne permet pas aux employés de se loger et de se nourrir (et à plus forte raison, de se soigner), alors pour te parler en des termes très cyniques, les conséquences d'un point de vue purement économique - et sans parler du point de vue humain, donc - seront déjà catastrophiques : effondrement de la productivité, des ventes, donc du marché, effondrement de tout et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, une instabilité politique qu'aucun de nous ne s'imagine, parce qu'on a moins de 30 ans (j'en ai 23, pour ma part, puisque tu semblais poser la question) et qu'on n'a pas connu ce que c'est, des vraies périodes politiques instables. Donc, effectivement, notre niveau de vie est artificiellement gonflé quand nous jugeons naturel de passer nos vacances à l'autre bout du monde une fois tous les deux ou trois ans, d'avoir une tablette tactile + un smart phone par personne dans une famille + un écran plat, deux voitures, etc. (Ça m'a fait sourire, d'ailleurs, ton message de l'autre jour, où tu me parlais de ma voiture et de mon smart phone, sachant que je n'ai ni l'un ni l'autre ! Fermeture de cette parenthèse qui ne sert à rien.) Mais le problème, c'est que ces choses-là, qui demandent un apport humain et environnemental monstre, sont rendues accessibles par le dumping, par le crédit et l'endettement, alors que la base - logement, alimentation saine, soins... - devient inaccessible. En conséquence, tu ne peux pas prôner ce que tu prônes sans, en même temps, pointer la nécessité de mener des politiques répressives et dirigistes pour la baisse de l'immobilier et du foncier, pour la reconstruction de circuits alimentaires courts, pour une dévaluation de la monnaie, ou encore pour l'instauration de barrières douanières et de taxes ciblées sur les activités à relocaliser, qui permettront de prendre en compte la valeur réelle des marchandises en fonction de leur coût social et environnemental afin de l'intégrer et de rééquilibrer les prix en fonction de cette valeur réelle, pour contrebalancer le dumping. J'avais entendu une interview brillante de Rocard, un coup, qui présentait ce à quoi ressembleraient selon lui les sociétés européennes après une mutation réussie pour s'adapter aux besoins et aux disponibilités du XXIème siècle. Il disait, en gros : "les gens travailleront 18h par semaine, parce qu'à défaut de grandes productions à assurer, il faudra accepter de partager le travail ; le niveau de vie et les consommations auront baissé, les transports particuliers ou les hautes technologies seront des luxes qu'on ne s'offrira que quelques fois dans sa vie seulement ; l'essentiel de l'activité sera affecté aux besoins directs de la population : nourriture, énergie, logement, éducation, soins..." Cette vision, je la partage complètement. Au fait, je suis d'accord concernant les pays d'Amérique latine : côté environnement, ils craignent. Et ce que tu dis pour l’Équateur ou le Brésil n'est pas faux. En revanche, ça ne se vérifie pas pour l'Argentine, qui présente un niveau de vie tout à fait comparable à celui d'un pays européen. (Et là bas, ce sont des politiques purement socialistes - je précise "purement", car nos socialistes en France ne sont plus socialistes -, politiques que tu qualifieras sans doute de politiques d'extrême-gauche, qui ont remis un peu d'ordre après le chaos qu'avaient laissé les conservateurs et le FMI.) En espérant ne pas t'avoir trop consterné ni fait mourir de rire cette fois-ci.
  5. trineor

    La crise économique mondiale

    @skol do barbot>> Sans vouloir me lancer dans une dissertation de philo, effectivement, si tu considères l'être humain dans l'absolu comme production naturelle, alors les productions culturelles sont aussi des production naturelles. Mais l'homme est quand-même - un peu - un espace particulier dans la nature, en ceci qu'il est le seul où la nature revient sur elle-même et se pense. L'instinct et l'intelligence sont tous les deux des modes naturels de déploiement de la vie, mais les développements qu'ils permettent ne sont absolument pas comparables. Bref, j'en reviens à mon objet. Je ne sais pas trop quel est ton propos, en fait. Arrivé à un certain moment, les conneries sombres du genre "les politiques ont jamais rien pu et ne pourront jamais rien parce que la nature humaine est telle qu'elle est et le sera toujours, there's no way out of it, there's no future !" [Boum-boum-boum, boum-boum !, thème de Terminator], ça devient un peu caricatural. Les institutions, la proclamation de droits fondamentaux, l'amélioration des conditions sociales, ce sont des constructions politiques faites par des gens qui avaient aussi droit à des discours semblables au tien ("c'est vain, c'est utopique, ça marchera pas, etc."). Ensuite, non je n'ai pas tort de dire "jamais de l'histoire de l'humanité". La rationalisation des placements aujourd'hui est, de fait, jamais vue dans l'histoire de l'humanité, puisqu'elle n'est plus gérée dans le cadre de logiques d'investissement et de projets, mais générée à la milliseconde, aveuglément, par des ordinateurs. Et pour le terme "charognard", je confirme que les mecs qui, au tout début de la chaîne, demandent du 20% de rendement pour acheter de l'action, sont soit de gros naïfs (j'en doute) pour ne pas se rendre compte qu'on n'obtient pas ça sans dépecer des gens quelque part à un moment ou un autre dans le circuit, soit des salopards. Edit/ Puisque le sujet de départ, c'était la compétition mondiale, la compétitivité, itout itout, il serait quand-même pas mauvais d'en revenir à ce constat tout con : des tentatives de modèles économiques alternatifs, il en existe. Qui certes ne réussissent pas en tout point, qui certes ne plaisent pas aux possédants, mais qui ont pour qualité de rehausser l'activité pendant qu'en Europe on la perd : les politiques menées par Correa en Equateur, par Kirchner en Argentine, par Lula puis Roussef au Brésil... (Chavez au Venezuela, j'en parle pas, ses pratiques craignent trop politiquement et ses bons chiffres risquent de tirer sérieusement la tronche quand ils n'auront plus de pétrole pour euphoriser leur économie.) Edit2/@take>> En revanche, je confirme ce que dit skol barbot, la baisse des prix - c'est-à-dire, si tu la généralises, ce qu'on appelle la déflation - c'est très très très méchant. Ça correspond aux pires moments de l'économie mondiale (genre Grande dépression en 1929). Ce sont des mécanismes en chaîne, qui peuvent paraître très abstraits, mais à terme ça donne des monnaies beaucoup trop fortes, des endettements monstres, des restructurations de partout et du chômage de masse. Ça peut paraître contradictoire, mais le niveau de vie est généralement accru par la démarche inverse, c'est-à-dire par de la dévaluation monétaire et de l'inflation des prix, qui permettent de diminuer la valeur des dettes, d'augmenter les salaires et d'engager de nouvelles dépenses à moindres frais - ces dépenses et ces regains de salaires permettant de créer une phase d'euphorie susceptible de relancer l'économie. Mais ça, il y a plein de monde que ça n'arrange pas. Tout ceux qui ont de gros capitaux notamment, parce que si tu augmentes les prix et que tu descends la valeur de la monnaie, logiquement, tu diminues la valeur du capital stocké. Je sens que mes explications sont pas claires du tout... mais on approche minuit, faut que j'aille me coucher, moi ! ^^
  6. trineor

    La crise économique mondiale

    @take>> Ne vois rien de louche dans cette soudaine déclaration d'affection, mais je t'aime bien, toi ! :-) Parce que : 1 - Je suis d'accord avec à peu près tout ce que tu dis ! (Ce devrait pas être un critère mais ça aide.) 2 - Ton image avec l'ours et le pingouin m'a fait rire en plus d'être bien pensée. 3 - Ton point de vue sur la morale individuelle, est sans doute moins prétentieux et au final plus utile que les points de vue politiques. 4 - J'ai eu la bonne idée de cliquer dans ta signature, et je te dois une heureuse séance de Tchaïkovski en fond musical pendant mes révisions - j'avais plus écouté du Tchaïkovski depuis bien trop longtemps ! @++ !
  7. trineor

    La crise économique mondiale

    @Skol do barbot>> Je vais pas te répondre que tu es cynique et sans cœur, ça servirait à rien. Je crois que la plupart de gens font de leur mieux dans ce qu'ils pensent être le "cadre" donné - et, de sorte, que tu penses sincèrement que, par manque d'alternative, ce que tu proposes est le mieux. À ceci près que le "cadre" n'est pas immuable, qu'il n'est pas un fait de nature mais une construction humaine. Je te répondrai simplement que chercher des investissements avec des taux de rendement de 20% à court terme, c'est du délire qui ne s'est jamais vu dans l'histoire de l'humanité. Ce sont des logiques d'investissement totalement déshumanisées qui ne prennent même plus en considération leurs propres conditions de viabilité - économiques, sociales, environnementales - sur le plus long-terme. Edit/ Maintenant, sur ce que je décrivais dans mon message de tout à l'heure (à savoir que ces logiques de croissance continue et indéfinie réclamées par les conseils d'administration, qui entraînent des compressions tout aussi indéfinies des coûts, sont des modèles mathématiques qui s'appliquent désastreusement à la réalité matérielle), je ne vois pas trop ce qu'il y a d'extrémiste qui mérite que tu sois "mort de rire".
  8. trineor

    La crise économique mondiale

    @evariste galois>> Partons donc en quête de la cause profonde. Ce pourrait bien être le fait, par exemple, qu'à chaque semestre, sa boîte est évaluée par toute une ribambelle d'agences veillant à ce que son rendement ne soit pas simplement lucratif - "lucratif", ce n'est pas assez pour ces charognards - mais en perpétuelle croissance par rapport aux chiffres du semestre précédent - sous peine de quoi sa boîte va voir ses investisseurs fuir, l'action chuter, et encourir des risques d'OPA hostiles et à terme de démembrement. En vertu de quoi le mec est amené, mécaniquement pour ainsi dire, à penser qu'il est tout à fait rationnel et justifié de comprimer ses coûts, chaque semestre plus que le précédent : de la main-d’œuvre et des matières premières toujours moins chères, un cadre juridique toujours plus favorable, plus permissif et plus flexible, une fiscalité toujours plus basse, etc. La cause structurelle est exactement la même au niveau macro-économique que la cause psychologique de ce comportement infâme à l'échelle de cet individu : l'avidité à tout crin et la dérégulation politique qui empêche de neutraliser cette avidité, en privant les dirigeants d'outils répressifs suffisants.
  9. trineor

    La crise économique mondiale

    La crise économique mondiale. Hmm... Un élément important pourrait bien être paru aujourd'hui quant à l'appréciation de ses causes fondamentales : Ce serait marrant si c'était effectivement une blague des Guignols et non une vraie lettre écrite par un vrai PDG à un vrai ministre, concernant le sort de vrais gens, ici comme en Asie... Mais plus que le cynisme de cet ignoble individu - parce que, bon, on était un peu au courant quand-même... - ce qui fait le plus peur, c'est qu'il écrive ça, la bouche en cœur, comme si c'était un ordre de choses tout à fait acceptable. Edit/ Pour ceux qui n'auraient pas jeté un œil à l'actualité du jour, je précise quand-même : la mise en page est bien sûr parodique, mais l'extrait vient vraiment, mot pour mot, de la lettre du PDG de Titan à Arnaud Montebourg. o_O
  10. trineor

    Couverture Tome Naruto (66)

    Je viens de trouver ça au détour d'une recherche google. Couverture du tome 62 ? Ça n'a pas l'air à première vue d'un fake. Après, j'avoue n'être pas absolument sûr de mon fait. Que mon message soit supprimé si besoin est. Edit/@half-sack>> Ah, autant pour moi. Effectivement, j'ai cru que "road to ninja" était le nom d'un site qui avait choppé la couverture avant d'autres et avait voulu "marquer son territoire". En réfléchissant deux secondes, je me serais peut-être rappelé que c'était le titre d'un chapitre hors-série d'il y a peu. Pas plus mal, finalement. Cette couverture, avec tous ces grands sourires un peu légers, m'aurait quand même déçue pour le tome 62.
  11. J'aimerais quand-même insister sur un petit truc, parce que je vois beaucoup de monde s'énerver comme quoi il est bidon que le seul motif de méchanceté de Tobi soit la mort d'un amour d'enfance (parce que, tout le monde le sait, la mort d'une personne chère, surajoutée à un environnement morbide, la rencontre d'un mentor haineux et une série de révélations infâmes, ça n'est pas du tout susceptible de déclencher une haine de tout et de tout le monde). Passons ; ce que je voudrais souligner ici et que tout le monde semble omettre - j'ai l'impression de pas avoir lu le même chapitre - c'est que ce fameux : "parce que tu as laissé Rin mourir" que lâche Obito, n'est pas une réponse à la question : "pourquoi veux-tu asservir le monde ?" mais à la question : "pourquoi avoir attendu jusqu'ici ?" (soit, "pourquoi t'es pas rentré au village si t'étais encore vivant ?"). Je ne vois vraiment pas ce qu'il y a d'excessif. Tobi ne dit pas que toutes ses résolutions, ses opinions et ses actions sont motivées par la mort de Rin ; il dit simplement que ça l'a dissuadé de revenir au village et de reprendre une vie normale ! C'est vraiment si disproportionné, comme point de départ ?
  12. Qu'est-ce que certains messages peuvent être violents concernant le manga... Je vois vraiment pas ce qu'il y a de choquant. Obito a survécu, puis appris la mort de la fille qu'il aimait. Du coup pas envie de revenir à Konoha. Visiblement, il a trouvé Madara sur sa route, qui a dû lui apprendre plein de choses moyennement réjouissantes concernant les pourritures de politiciens qui dirigeaient son village bien-aimé ; ça fout un coup à l'idéalisme. Il continue de grandir dans un milieu peu propice à l'optimisme (quoique, prétendre apporter un "meilleur" à l'avenir du monde, fût-ce par une illusion générale, c'est encore une forme d'optimisme ; les gens les plus autoritaires et les plus dangereux sont des optimistes ! ) et avec un désespoir tapis au fond, ça ternit toute sa vision du monde et ça lui donne envie de rompre le cours de la réalité. Si on y ajoute Madara qui, visiblement, a été là pour lui tartiner sa propagande (et qu'on me dise pas : "ah oui, mais si même Tobi est manipulable, c'est nul !" ; on est tous manipulables et manipulés y compris dans la mesure où l'on y consent ; nos plus valeureuses convictions sont héritées d'enseignements qui eux-mêmes proviennent de convictions d'autres avant nous ; on est jamais une construction totalement originale, on est le fruit de rencontres et d'influences), bref, ça a pas dû aider. Personnellement, je trouve ce chapitre très beau. Peu de paroles (un déferlement de mots après le chapitre silencieux de la semaine dernière, ç'aurait fait bizarre), des planches travaillées, une transition prometteuse. Et un Obito qui explique à Kakashi qu'il est resté caché tout ce temps parce que Rin était morte mais que, pour autant, il ne lui en veut pas. C'est sans doute là le nœud de la psychologie d'Obito, ce qui fait que ses motivations ne sont pas de simples rancœurs. Il arrive pas tel un gamin immature en vomissant sa bile sur Kakashi : "pouaaaah, t'as laissé ma copine mourir !!!" Il ne lui en veut même pas, parce qu'il est bien plus désabusé que ça ; parce qu'il a intériorisé et pensé la cruauté du monde, à partir de cet évènement mais finalement bien au-delà. Quant à ceux qui disent qu'il y a trop de flash-back, faut pas oublier que le manga s'adresse à un public bien plus large que les fans, dont beaucoup ont certainement oublié ce qui s'est exactement passé pendant Kakashi gaiden. On peut râler parce qu'on trouve que ça ralentit l'arrivée des révélations, mais à terme, un manga ça se lit pas de manière hebdomadaire, mais en version reliée, comme une continuité. Je me rappelle à l'époque des révélations de Tobi sur Itachi ; au bout de trois chapitres de parlotte, ça commençait à râler : "trop lent", "trop de jeux sur les gestes et les regards", "on veut des révélations". Au final, lu dans sa continuité en tome relié, ce passage est peut-être l'un des plus soignés côté ambiance. Puis le flash back a un mérite. Cette image de Obito et Rin, ensemble dans la fosse juste avant l'éboulement. La place accordée à cette vignette (quasiment une pleine page) montre bien qu'elle est importante pour Kishi. C'était une image presque oubliée. Et pourtant elle traduit, dans une imagerie assez simple mais touchante, le renouvellement de la haine et de la violence... par l'innocence abandonnée au fond d'une fosse.
  13. @MasterLink>> Je me suis mal exprimé. Quand je parle du fait que Tobi s'attribue une continuité avec des actions menées par des personnes nécessairement plus âgées qu'il ne l'est lui-même pour avoir pu les mener, je voulais parler d'une possiblité que Tobi, très honnêtement, se considère lui-même comme la continuité de ces personnes. Comme s'il était le passeur de flambeau d'une espèce de personnage-concept obscur et sans identité, se perpétuant à travers le temps, façon Ra's Al Ghul dans Batman. Et que, donc, il s'attribue réellement leurs actions.
  14. Je vois quand-même beaucoup d'arguments continuant, même maintenant, à brandir l'impossibilité chronologique que Tobi soit Obito, qui me semblent reposer sur des malentendus. 1) Aux arguments chronologiques de type : "Tobi a dit qu'il avait fait ceci ou connu untel ; or, vu l'âge d'Obito, il ne peut pas l'avoir fait." C'est quand-même oublier un peu que ce personnage repose entièrement depuis le début sur l'usurpation et le mensonge. Il a dit une quantité de choses contradictoires (sur l'attaque du village, par exemple ; à l'en croire, tantôt c'était lui, tantôt non) et se prête apparemment une continuité avec certains de ses plus illustres aînés (Madara, mais peut-être pas seulement ?) qui le pousse à s'attribuer par procuration des interactions qu'il n'a pu physiquement avoir lui-même : rapports avec Hashimara, leg du rinnegan à Nagato, etc. 2) Aux arguments psychologiques de type : "Obito, simple et bon, est mort le sourire aux lèvres en se sacrifiant pour ses amis ; comment pourrait-il être devenu un psychopathe cruel et quasi-omniscient ?" Ben là, il faudra un peu laisser Kishimoto répondre, quand-même. Pour ce qui est de l'omniscience, il semble évident qu'Obito - si ce n'est pas quelqu'un d'autre aux commandes de son corps, mais très sincèrement j'y crois pas, sinon je ne vois pas l'intérêt d'un flashback recentré sur sa vie et ses émotions - doit avoir rencontré quelqu'un, une sorte de révélateur ou de mentor ; on ne sait pas encore. Pour ce qui est de la méchanceté, je répondrai par deux options : a. si effectivement Tobi est un pur vilain, alors nous n'avons plus qu'à en attendre les raisons, et personnellement, je ne crois pas que la mort de Rin puisse être le seul motif. b. mais qui a dit que Tobi était un pur vilain ? Ça, on n'en sait encore rien ! Je m'étais déjà dit qu'il n'était pas du tout impossible que Tobi soit un gentil tordu qui, à la manière du Dr. Manhattan dans Watchmen, accepterait de devenir l'ennemi commun du reste du monde pour voir ce monde... enfin... s'unir !... même si ce doit être contre lui. 3) Quant à l'argument, comme quoi il aurait dû être ado pendant son affrontement contre Minato alors qu'il a l'air d'avoir une taille adulte... ben, "gnè ??". J'ai jamais compris cette réticence. Depuis le chapitre 500, page 17 (ci-dessous), j'ai toujours dit que, tiens, Tobi avait une carrure d'épaules bien frêle et des mains bien jeunottes à cette époque. Je ne vois pas en quoi cette carrure ne pourrait cacher un adolescent de 15 ou 16 ans.
  15. @KévinC et GustavoFring>> Pour ce qui est de savoir comment le corps d'Obito a pu encaisser l'éboulement, je me permets de reprendre mon précédent message - vu le rythme d'arrivée des posts cette semaine, c'est pas facile de les voir passer ! ^^ On a déjà vu chez Sasuke, notamment dans la première partie du manga, des montées de tension éveiller puis faire évoluer son sharingan. Ce ne serait pas totalement impossible pour Obito, même si ça paraît un peu radical et un peu rapide.
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