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Ared Tekenshi

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About Ared Tekenshi

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  1. Hey-llo ! Petit déterrage de topic, car ce sujet me semble approprié pour vous faire part d’un petit problème… D’après les vivre cards sur des bonhommes de neige de Luffy et Ussop (chapitre 106) et les mannequins d’Igaram (montrés au chapitre 113), l’arc Whiskey Peak s’est déroulé un 18 et 19 février. Or, selon le chapitre 589, Luffy et Ace s’étaient promis de partir en mer lorsqu’ils auront 17 ans (ou le jour de leur 17 ans ?)… Et Luffy et né un 5 mai… Vous saisissez le problème ? Qu’il soit parti ou non le jour de ses 17 ans, Luffy aurait attendu au moins 8-9 mois avant de se lancer à la vie de pirate ! Et vu le caractère disons-le… IMPATIENT du personnage, ce serait très étonnant. Surtout si on compare cela à une autre date révélé dans les vive cards, la construction du Sunny : un 25 mars. Entre l’arc Whiskey Peak et la fin de l’arc Water Seven, presque 1 mois s’est écoulé ! Qu’en pensez-vous ? * Luffy a-t-il vraiment attendu tout ce temps ? (genre le temps de peaufiner ses techniques et / ou de partir le même jour qu’Ace dont l’anniversaire est le 1er janvier…) * Une erreur d’Oda et / ou de l’assistant qui à lâché les dates sur les vivre cards ? * Le tourbillon qui a emporté Luffy au début son aventure l’a carrément envoyé des mois dans le futur ? (c’est sûrement un coup de @The Dancing Bear cette histoire, inutile de le nier ^^) * Dalton, dans sa forme de zoan, qui mange son fromage assis dans une cuvette en ananas… Non ? 😅 Après, je chipote peut-être sur un détail révélé hors-manga, mais on parle d’Oda et One Piece, où même les plus insignifiant détails peuvent avoir leur importance ^^
  2. Je vois que les Uzumaki ont beaucoup de chose à nous dévoiler ^^ Ce M.Aizawa semble très intéressé par ce clan pour les qualifier comme des joyaux... En même temps, qui ne le serait pas face à leur savoir et leur... hump... beauté Quant à Shiro, il m'a l'air d'être le genre de personnage qui ne travaille pas pour l'envie de meurtre ou les richesses. Et je doute que son rapport avec Aizawa ne se résume qu'à un simple : mercenaire-client... A voir comment cet histoire va se dérouler
  3. Yeah ! Ravi que l’histoire tourne toujours ^^ Pour aujourd’hui, de biens bons combats et pas de bol pour Shikamaru et Yamato ^^ Intéressante la faculté de Shibe. Une branche d’Amburame lié aux termites... Et une victoire pour le groupe d’Ensei (vont-il avoir un nom de bande ?). Avec Zenji dans le groupe, l’ambiance ne sera que davantage électrique ! Encore d'autres membres à prévoir avant le début des opérations ? Espérons pour eux que gagner de nouveaux alliés ne va pas allonger la liste de leurs ennemis. Manquerai plus qu’en plus des villages ninjas, ces derniers ne décident de mettre leur tête à prix et attirer l’attention de Kakuzu ^^ Et comme le dit si bien Shika' : "Déjà que nous avons fort à faire avec les villages shinobi..."
  4. Chose promise, voici un One shot sur Sasori ! Pour ce coup-ci, elle sera séparé en deux parties. Bonne lecture ! Sasori no hōhō (La voie du Scorpion) - partie 1 « Ce que la chenille appelle la mort, le papillon l'appelle renaissance. » (Violette Lebon) Dans ce décor désertique et obscur, où la lune était seule source de lumière, un individu se hâtait à travers les dunes de sables et les rares formations rocheuses disséminées sa route. À en juger sur sa manière de se déplacer, cet homme est visiblement un shinobi, et pas n'importe lequel : le Troisième Kazekage en personne ! Encapuchonnée par d'un manteau épousant les couleurs de la nuit, il n'agissait pas en tant que chef de village, mais en tant que professeur. Quelques heures plus tôt, le chef de Suna avait reçu la visite d'un aigle messager, lui délivrant une carte de la part d'une de ses troupes en patrouille. Elle révéla un certain emplacement proche de la frontière nord du Pays du Vent. Il y avait également un message au dos de ce document, réclamant l'intervention d'urgence du Kage, car son disciple avait été retrouvé emprisonné, probablement par des ninjas d'Iwa à en juger leur destination. Voilà près de trois mois que l'élève du Kazekage fût porté disparu au grand dam du village. Avant lui, deux chūnins talentueux de Suna avaient également connu le même sort, suivi d'un troisième quelques jours après. Certains parlent de désertion, mais au vu de leur loyauté sans failles au village, la piste d'un enlèvement était plus que probable. Des équipes ont naturellement étés mobilisés pour retrouver ces disparus. Sans grand succès… jusqu'à cette nuit. Ne souhaitant perdre davantage de temps, le Sandaime Kazekage se rendit immédiatement sur le lieu indiqué par la carte sans sa tenue officielle trop tapageur, sans soutien pour le ralentir. Il se voulait être discret et rapide. Et quel aurait été la déception de son élève si le sensei qu'il incarne ne venait pas en personne à sa rescousse… Quelle image il donnerait aux habitants de Suna si le Kazekage qu'il est ne venait pas au secours de son disciple… Et le voila… arrivée près d'un immense pic de roc où trois de ses hommes l'attendaient, séparément dissimulés sous le sable du désert. L'un d'eux observa l'unique cavité qu'offrait le pic à travers ses jumelles, un autre signala discrètement son Kage de sa position. Ce dernier le rejoignait d'un pas lent… avant de faire brusquement un saut en arrière, évitant de peu une explosion de fumée violacée provenant du ninja camouflé. – « Du poison… » Sans avoir le loisir de poser un pied au sol, les deux autres shinobis jaillissaient de leur cachette et foncèrent sur chacun des flancs du Kazekage, sabre en main. Visiblement peu surpris de ce guet-apens, l'Ombre du Sable joignit rapidement ses mains avant de tendre ses bras vers les assaillants. De chaque de ses longues manches surgissait un pieu en fer noir, emplantant aussitôt leur cible tandis que le lanceur de jutsu posait pied-à-terre. L'instant d'après, les armes se désagrégèrent en de fines pellicules métalliques avant de retourner auprès de leur maître, tel un essaim d'insectes. Il s'agissait de l'arme qui avait fait la renommée du Troisième Kazekage : le Satetsu. Grâce à son chakra de nature magnétique, le Kazekage pouvait interagir avec ce sable de fer et lui donner n'importe quelle forme de quoi s'adapter à toute situation. Était-ce une attaque d'Iwa-nins ? Non. Les trois assaillants étaient couverts, tête aux pieds, de plusieurs couches de vêtements jaune sales, manufactures de Suna. Mais l'habit ne fait pas forcément le moine, surtout dans le monde des ninjas. Ce qui trahissait leur filiation était tout autre… Et ce n'était ni des shinobis de la Roche, ni des shinobis du Sable… – Allez montre-toi ! s'écria l'utilisateur de Satetsu de manière posée. Cette partie de cache-cache est terminée ! A ces paroles, une masse s'émergea progressivement du sable, à une trentaine de mètres face au Kazekage. – Comment avez-vous deviné la supercherie ? fit l'amas de sable, le ton calme malgré l'échec de son embuscade. – Un shinobi ne révèle jamais ses astuces. C'est un précepte que je t'ai pourtant enseigné, Sasori, répondit-il en abaissant sa capuche, révélant le visage d'un maître austère coiffé de son chignon mage. – Mais n'est-ce pas le devoir d'un professeur d'inculquer les erreurs de son disciple pour mieux le faire progresser ? Kazekage-sensei. Sasori des Sables Rouges, disciple du Sandaime Kazekage et un génie dans l'art du marionnettiste. Il était muni de la panoplie Suna-nin : une veste de chūnin beige, équipé d'épaulières, porté sur un maillot sans manches, assortis avec un pantalon noir, les avant-bras bandés et sandales aux pieds. Le visage impassable, le Kage était toujours aussi peu surpris de l'identité de son agresseur – quoi que visiblement plus que le piège à son encontre. Au fond, l'une des "astuces" qu'il tenta de garder secrète est son fin odorat. Il n'égale pas certes le clan Inuzuka dans ce domaine, mais reste néanmoins suffisamment développé pour sentir ces odeurs de bois, de poison et de métal – chose plutôt rare dans un désert – empestant le guetteur qui avait invité à le rejoindre quelques instants plus tôt. Du reste, tout n'était que déduction : des opposants qui ne saignent pas, se mouvant de manière mécanique sans toucher le sol… il n'avait pas fallu longtemps au Kage de déduire la nature de son agresseur : un marionnettiste. Et dans le cercle restreint des utilisateurs du Kugutsu, il n'en connaissait qu'un qui avait cette voix prépubère… – J'imagine que vous avez des questions à me poser ? demanda le marionnettiste tandis qu'il ébouriffait sa rousse chevelure – avec sa main gauche – du sable accumulée – En effet. Mais ce n'est pas l'endroit approprié… répondit-il alors qu'un quatrième pantin s'approchait furtivement de son dos. Une tentative vaine devant la soudaine averse de Satetsu qui s'étala horizontalement dans un angle de 180°, partant du dos du Kazekage. Le pantin s'écroula à terre après avoir été transpercé de part en part, désormais inutilisable puisque la limaille de fer a la particularité de pouvoir encrasser les articulations d'une marionnette. « Si y a bien une chose que j'ai apprise de toi et de Chiyo, c'est de toujours avoir un œil attentif sur les mains d'un marionnettiste » avait pensé le Sandaime, comprenant que le geste anodin de son élève – qu'est de se décoiffer les cheveux – n'était qu'une manœuvre discrète pour animer un pantin qu'il avait préalablement dissimulé sous le sable. « Et ce n'est surement pas le seul. » – … Tu auras tout le loisir de m'expliquer en détail dans les geôles de mon palais, conclut froidement le Kage, faisant tourbillonner du Satetsu autour de sa personne, prêt au combat. – Tant mieux. Votre fin en sera nullement retardée, déclara le petit-fils de Chiyo, point affecté par le nouvel échec de son attaque. Après tout, il faisait face au « plus grand Kazekage de l'Histoire ». Il s'attendait à une forte résistance de la part de son mentor. Aussi, il espérait que cette manœuvre avait au moins entamé les réserves de chakra et de Satetsu de son opposant. D'un rapide mouvement de main, Sasori fit apparaitre un rouleau de sa poche ninja, duquel il invoqua quatre marionnettes dans un nuage de fumée mêlé à du sable. Le Sandaime les reconnaissait. L'un d'eux est la création « favorite » de son élève : Hiruko, un imposant pantin quadrupède dont la large queue mécanique et sa solide carapace le faisaient davantage ressembler à un scorpion qu'a un humain. Lors des combats, le rouquin avait pour habitude d'y réfugier à l'intérieur pour éviter de s'exploser au corps-à-corps, point faible d'un adepte du Kugutsu. Or, il n'en fit rien pour la simple et bonne raison que cette forteresse de bois lui est trop encombrante pour éviter les assauts de son ex-professeur. Il suffit que le Satetsu l'atteigne pour rendre inopérant, et piéger Sasori par la même occasion, faisant de cette armure une prison potentielle. À la vue des trois autres marionnettes, le Kazekage haussa les sourcils. Tous trois étaient vêtus d'un manteau rouge bordeaux avec un collier de fourrure plus foncé, identique à celui qui avait tenté d'attaquer par le dos. Leur stature n'avait rien d'impressionnant comparé à Hiruko, mais ce qui interloqua le Kage était leur visage : c'était celle des chūnins disparus. – Sasori… prononça-t-il, tiqué. Ne me dis pas que… Il ne put en dire plus, se contentant d'éviter une nuée d'aiguilles – provenant d'Hiruko – par la droite. L'instant d'après, il forma deux grands javelots au-dessus de sa tête, avant de les envoyer vers son agresseur. Toutefois, il fut pris de court avec l'intervention de deux pantins qui l'assaillirent, l'un avec des lames rotatives enveloppées de chakra Raiton, un autre avec une massue chargé de Katon. Le Suna-nin les esquiva sans peine tout en exécutant des mudrās, matérialisant des lames de Satetsu qui démantibula les créations de Sasori. Pendant ce temps, la quatrième marionnette s'éleva vers les cieux, expulsant des boules d'airs compressés de ses avant-bras. Le Sandaime évita un à un ces assauts aériens tandis qu'il se hâta vers la source. Une fois suffisamment proche du pantin-Fūton, le Kage envoya une slave de limaille de fer que la cible en bois ne put éviter tant sa portée d'action était large. Des pantins ayant le même visage que les disparus ainsi que la même nature de chakra, aucun doute possible. De bouche de Chiyo, le chef de Suna avait entendu des propos inquiétants sur son élève. Ce dernier s'était lancé à création de pantins à partir de cadavre de certains habitants du Sable. Toutefois, par l'absence de preuve et de sa nécessité de son talent en ces temps de crise, Sasori ne fut arrêté. Mais les rumeurs autour de ses « marionnettes humaines » persistaient… Et aujourd'hui, le Kazekage en avait la preuve. Trois autres marionnettes sortaient du sable pour essayer de le prendre au piège, et l'un d'eux avait un visage familier, celle d'un genin de Suna décédée au cours d'une surveillance des frontières. – Appréciez-vous d'affronter ceux qui fussent vos subordonnées ? demanda t-il d'un ton moqueur. – Sale gamin, pesta le Sandaime, tentant tant bien que mal à garder son sang-froid face à cette pique psychologique. Tu n'as aucun respect pour les tiens ! – Détrompez-vous. Un shinobi est voué à mourir. Son talent et son image se fanent jusqu'à être oubliés. Mais moi, je leur donne l'occasion d'être plus. Je leur offre l'éternité ! Après tout : l'Art est ce qui est Éternel ! Vous devriez m'être reconnaissant… car vous allez aussi devenir une œuvre intemporelle. L'affrontement reprenait. Les coups fusèrent et s'annulaient réciproquement. Le rouquin était de plus en plus fasciné par la puissance de son maître. Ses pantins tombèrent comme des mouches. Chaque fois qu'il en perdit un, il en appela un autre l'instant d'après. Mais à cette fascination mêlait la frustration. Et le second prenait progressivement le pas de ses émotions. Sasori était incapable d'infliger le moindre coup à son opposant, alors que son chakra diminuait au fil des attaques. Le Kazekage était à la hauteur de sa réputation. Ce dernier dominait le combat par sa forme et sa puissance. Malgré tout, l'adolescent est toujours disposé à se battre. Le Kazekage étendait sa supériorité, montrant qu'en plus de dominer le fer, il dominait ce combat. Non, cette correction. Il voulait infliger à son élève une punition en détruisant un à un ses œuvres « éternels », jusqu'au dernier s'il le fallait. Briser le moral de Sasori tout comme ce dernier tentait de faire en utilisant des marionnettes à l'effigie de ses anciens citoyens. Les minutes s'écoulèrent comme des heures, et de plus en plus de pantins apparaissent : soit du sable, soit par invocation. Chaque fois, par vague de trois, ils tentèrent de prendre en tenaille le Sandaime sous différentes approches, tandis qu'Hiruko attaquait de temps à autre avec des armes de jet, tout en couvrant son créateur des potentielles attaques du Kage. Sasori coordonnait toujours les mouvements de quatre marionnettes. Ce détail n'échappait pas à l'Ombre du Vent, concluant que son élève ne pouvait que manipuler quatre pantins à la fois il avait progressé puisque qu'avant sa « disparition », il n'en coordonnait que trois. Cette information en tête, le Kazekage dressa trois remparts de Satetsu, bloquant l'assaut de ses adversaires tout en laissant l'arrière à découvert où il s'éloigna à reculons – suivit du sable de fer qui avait servi à ériger sa défense. Ayant mis suffisamment de distance, l'homme au mage put apercevoir tous ses opposants, dont trois pantins qui ruèrent vers lui. Sans attendre, il prépara sa prochaine technique : – Sate–… ! Il ne put en dire plus. Son pancréas était poignardé. À sa surprise, le Kage constata que c'était l'œuvre d'un cinquième pantin, et pas n'importe lequel : le corps du jeune Komushi, le seul « ami » de Sasori. Par le passé, le petit-fils de Chiyo lui fabriqua un bras en bois pour remplacer celui qu'il avait perdu au cours d'une mission. Cependant, la prothèse contenait une lame rétractable empoisonnée, de laquelle l'ancien genin s'est retrouvé infectée par accident. La mère de Komushi avait suppliée Sasori de ramener son fils tout comme il avait fait pour son bras. C'est ainsi qu'est créé le premier hitokugutsu (marionnette humaine) de l'histoire. Le plan de Sasori fut une réussite. Depuis le début, il s'était efforcé de ne pouvoir que manœuvrer quatre pantins simultanément, jusqu'à habituer son adversaire de cette conviction feintant sa contrariété pour laisser croire la suprématie de son opposant. Et lorsqu'une occasion se présentait, il enverra un cinquième frapper par l'angle mort. Même le flair du Sandaime n'avait alerté de cette attaque : comme le champ de bataille était jonché de plus d'une vingtaine d'hommes en bois, ce serait comme sentir un parfum au cœur d'une usine produisant le même arôme. – "Ne dévoile ton atout qu'au moment où l'ennemi s'y attend le moins"… n'est-ce pas ce que vous m'avez enseigné … Kazekage-sensei ? lâcha Sasori, la fatigue dans sa voix. Il était presque à court de chakra. Cette victoire tombait à point nommée. Une victoire ? Pas tout à fait. Le corps du Troisième explosa brusquement en des milliers particules de fer, venant s'infiltrer aux articulations de Komushi et des trois autres hitokugutsu – situés dans la zone d'impact –, scellant leur mobilité. – « Un clone de limaille ?! » La surprise du rouquin fut de courte durée, remarquant à la dernière minute un bloc de Satetsu chargeant vers son flanc gauche. Détachant la carapace d'Hiruko d'un reflexe grossier, Sasori parvenait à se défendre in extremis de l'attaque. Cependant, la force d'impact fut tel que la défense du pantin se brisait en éclats, tandis que le marionnettiste fut violemment repoussé en arrière. C'est à ce moment que surgissait du sable, le véritable Kazekage. Lorsqu'il avait érigé ses remparts de fer, le Sandaime, échappé de la vue de son élève, avait usé de la technique du Satetsu Bushin. Tandis que son clone s'occupait de la diversion, le véritable corps s'était enfoncé dans le sable – une compétence commune pour tout ninja de Suna – afin de prendre en traître son opposant. Chose faite…Et avec triomphe. D'un signe incantatoire, le manipulateur de fer s'approcha d'Hiruko et l'enveloppa d'un voile de Satetsu, privant ainsi Sasori de sa dernière arme. Ce dernier, proche de l'angoisse, était à présent en mauvaise posture. – Je croyais que tu avais horreur de faire perdre du temps aux autres, Sasori, commença fermement le l'Ombre du Sable. Alors cesse de faire perdre le mien et rends-toi ! Je suis ton mentor et ton Kazekage ! Toutes tes tentatives seront condamnées à l'échec ! Cesse de repousser l'inévitable et accepte ton jugement. À ces paroles, le petit-fils de Chiyo se releva péniblement, esquissant un sourire nerveux. – Mon jugement… ? La même où vous exécutez les nukenins sur la place publique ? Si le Troisième Kazekage avait marqué le monde shinobi pour sa puissance, ses sentences l'étaient tout autant. Sous son mandat, il exécuta personnellement les déserteurs et les grands criminels sur la place publique de Suna, en leur injectant du sable ferreux par la bouche. En manipulant le métal à travers le corps du condamné, il l'obligeait à vivre une expérience douloureuse, de sorte que son cri puisse être perçu par le plus d'habitants possible, avant d'en finir sur un spectacle macabre : des centaines de dards jaillissant de part et d'autre du corps du malheureux – une version miniature du Satetsu Kaihō (monde de limaille). Un moyen de faire réfléchir ceux qui voudrait trahir ou s'opposer à Suna. Et pour Sasori, ceci est inacceptable ! – Je refuse que la dernière image de moi soit perçue comme tel ! Sa voix avait haussé à un point que son maître en était intérieurement surpris. Il n'avait jamais vu son élève dans cet état, lui qui cédait rarement à ses émotions. – En tant qu'artiste… ! Le rouquin sortit brusquement un tantō de sa veste de chūnin. – …je refuse de connaître une telle fin ! Et le Kazekage intervient trop tard. Le sang avait coulé. Le foie fut atteint. Sasori se donna la mort sous le regard interloqué de son sensei. Le suicide était le dernier acte que le Sandaime imaginait de la part de son ancien protégé… Et pourtant, face à lui s'écroulait le corps poignardé du génie marionnettiste, ventre au sol. Une fin ironique pour celui qui se fait connaitre sous l'épithète d'Akasuna no Sasori (Sasori du Sable Rouge), pour avoir teinté le désert du sang de ses ennemis. Désormais, c'est son propre sang qui enlumina le sable… de sa propre volonté. – « Je ne comprendrais jamais les artistes, médita l'utilisateur de Satetsu, sans la moindre once de compassion, avançant pas à pas vers la dépouille de son adversaire, préparant une lame de fer dans sa main droite. J'espère que Chiyo ne m'en tiendra pas rigueur… » *SLASH !* Un bruit qui sonna le glas de l'homme qui se tenait au sommet de son art… celle du magnétisme… – Qu–… ?! Discret, rapide et mortel. Tels sont les mots-clés de cette attaque que venait de subir le Kazakage. Son corps était comme tétanisé, possédé par une vive douleur sans qu'aucun gémissement ne sortît de sa bouche. Le poison faisait son effet. Alors que sa vue s'assombrit, sa dernière vision fut une sorte d'aiguillon maculé par son sang, ainsi que le corps du roux qui, à sa surprise, se mouvait. Et tandis que le maître chutait vers la mort, l'élève se releva de celle-ci. – Se faire passer pour mort… débuta-t-il, atone. Je ne compte plus le nombre de fois où ma grand-mère me faisait ce coup. Qui aurait cru que cette farce me serait autant bénéfique. Cette fois-ci, le corps du Kazekage ne se décomposa pas comme la dernière fois, marquant définitivement la victoire de l'ex-shinobi du Sable ! Pour y arriver, il avait dû abattre sa dernière carte : son « suicide ». Suna n’était pas la seule chose que Sasori avait abandonnée, il avait également délaissé son humanité… au sens littéral ! Sa chair n’était que bois et métal. Un corps de marionnette. Un détail qu’il dissimula depuis le début du combat. Quand au sang, le roux avait prit soin de disséminés plusieurs poches rempli de ce liquide dans cette carcasse de bois. Parmi tout l’arsenal qu’il s’était doté, se trouvait un épais câble remplaçant ses intestins, avec un dard situé à son extrémité – bien évidemment enduite de poison. Lorsque l’homme-pantin simulait sa mort, son câble se fraya un passage sous le sable, jusqu’à être suffisamment proche du Sandaime pour lui transpercer de dos. Un coup auquel jamais le dirigeant de Suna n'aurait pu prévoir. Jamais il n'avait cru possible qu'un être humain puisse modifier son propre corps en un amas de bois. Et c'est devant cette surprise totale, que son esprit quitta le monde. Quant à son corps, il demeura tel un trophée pour le jeune « artiste ». Une récompense amplement méritée pour tous les efforts qu'il avait consacrés pour y arriver : concevoir de nombreux hitokugutsu sans attirer l'attention locale trouver une zone de combat idéal et y truffer de marionnettes piégés imaginer une histoire suffisamment crédible pour appâter sa proie, seule embusquer un peloton de Suna-nin qui était à sa recherche livrer ce qui fut le combat le plus difficile de toute sa vie… Affichant un sourire presque sadique, Sasori n'avait désormais qu'une seule hâte : nettoyer au plus vite les restes de son combat pour enfin travailler sur sa prochaine œuvre. Nul doute que la dépouille de son maître fera une pièce magnifique de sa sordide collection, il en était persuadé. Une collection dont il espère agrandir avec d'autres ninjas aux capacités uniques et redoutables. Des pantins qu'il puisse chérir pour l'éternité. Un moyen subconscient de palier a l'amour qu'il n'avait jamais reçu de ses parents, ses premières créations, et ses premiers échecs. De simples bouts de bois ne pourront jamais remplacer la chair et la chaleur qu'elle procure, Sasori le savait plus que quiconque. Aussi, espérait-il, qu'un pantin créé à partir d'un être de chair lui fournira l'affection qui lui faisait défaut. La morale, les lois, l'ethnie, les frontières… Tout ceci n'était rien d'autre que des freins entravant l'avancée de Sasori dans sa quête d'artiste. Raison pour laquelle il quitta ses attaches pour ne suivre que sa propre voie : la Voie du Scorpion _________________________ *Pause anecdotes • Komushi est un personnage apparu dans l'épisode HS Shippuden 319. • Remarquez les nombreuses similitudes que partagent Sasori et Orochimau : → parents tués pendant la guerre, entrainant un changement psychologique qui leur poussa à faire des « recherches » ; → considérés comme des génies à leur jeune âge ; → avaient peu de considération pour la vie ; → ils ont enlevé des citoyens/ninjas de leur village pour poursuivre leurs intérêts personnels sans être limité par les lois et l'ethnique de leur village ; → ils ont déserté leurs villages respectifs pour parfaire leurs expériences → ils ont tué leur Sandaime Kage respectifs (dont ces derniers était réputés comme le meilleur Kage de leur village) ; → ils ont été équipiers dans l'Akatsuki ; → ils ont acquis une forme d'immortalité : Sasori du corps, Oro' de l'âme ; → Kabuto. Pour ma part, j'enfonce encore plus le clou en faisant de Sasori l'élève du Troisième Kazekage. A la prochaine pour la seconde partie ; avec au programme : un autre combat qui s'annoncera difficile pour notre rouquin favori, et une théorie sur le secret derrière les 10 bagues de l'Akatsuki.
  5. Bon'ichiwa ! Voilà enfin l'épilogue de l'histoire, avec les descendants d'Indra et Ashura ! Sōzoku (Héritages) Épilogue Quelques décennies plus tard… La disparition des frères ennemis plongea leur clans dans la mélancolie la plus totale, laissant derrière-eux un environnement sombre pour leur progéniture. Le fils d’Indra, Uchiha Hachiman, avait tellement pleuré sa mère que ses yeux en restaient éternellement rouge, devenant par la suite un homme surprotecteur pour ne jamais revivre une telle expérience. Senju Rakshasa, fils d’Ashura, remua ciel et terre pour retrouver son père – resté sans nouvelle depuis sa naissance. Mais fut un jour où il se présenta devant les Uchiha, les dénonçant d’être responsables de la disparition du fondateur Senju, une vérité découvert dans des circonstances aussi étranges qu’obscures ; ce à quoi Hachiman démenti farouchement ces accusations sans fondements. Le temps passa et les dénonciations s’enchaînaient dans un contexte de plus en plus tendu… Près de 100 ans plus tard… Uchiha Shikuhi est le cadet de trois magnifiques sœurs ; il affectionnait tant ces dernières qu’il se considérait comme leur mari et leur champion. Pourtant, l’aînée – représentante du clan de l’éventail – tomba éprise de son homologue Senju, Taigu, malgré la tension qui régnait entre leurs deux familles. Alors que cette amour symbolisait l’espoir d’une paix entre les clans ennemis, Shikuhi, découvrant cette relation secrète, tua sa sœur, se sentant trahi par cette dernière. Son acte faisait de l’Uchiha le premier à s’éveiller au Mangekyō depuis son aïeul, Indra. Par la suite, il accusa Taigu d’être le meurtrier, prétextant un complot visant à s’emparer du pouvoir des Uchiha. C’est alors que les Senju et les Uchiha entrèrent officiellement en guerre. Près de 200 ans plus tard… Au sein des Uchiha, les porteurs du Sharingan s’éveillaient à profusion. Toutefois, ce Dōjutsu fût considéré comme étant la source de tout leurs malheurs depuis ces deux derniers siècles. Aussi, une purge s’organisa, divisant le clan en deux. Nombreux furent exécutés, d’autres voyaient leurs yeux arrachés, forçant ceux qui ont éveillé les yeux rouges à le cacher. Mais une résistance se fit par le bouche à oreille entre ceux qui ont éveillé le Sharingan. Une guerre civile éclatera alors, aisément remporté par les possesseurs du Dōjutsu, moins nombreux mais beaucoup plus forts, et dirigés par la troisième réincarnation d’Indra, Uchiha Sōhei. Devant la dangerosité et le barbarisme qu’animait les Uchiha, Senju Yamagōshi, inspiré des légendes de son ancêtre, décida de se rendre au Mont Myōboku et de forcer un pacte avec Gamamaru. Ce dernier contesta, refusant de mêler les siens dans une « guerre apocalyptique » qu’il aurait prédit dans un futur proche. Frustré, le Senju se mit alors à repousser les limites de son corps, tel Ashura jadis. Cependant, il succomba en délivrant ce qui devait être interdit : la puissance de la huitième porte. Près de 300 ans plus tard… Guidé par de sombres voix, Hinari Uchiha découvrit la stèle de son clan et les textes qu’elle contenait. Celle-ci devint rapidement le centre d’études des Uchiha. Mais il fut bien vite évident que la quantité d’informations qu’elle pouvait fournir était directement – et uniquement – liée à la puissance du Dōjutsu de son lecteur. Ainsi commença la course à la puissance et à la connaissance chez les plus valeureux Uchiha, parmi lesquels Hinari qui, aveuglé par son avidité, alla jusqu’à tuer son meilleur ami dans cette quête. Il s’éveilla au Mangekyō Sharingan et sa nouvelle lecture lui appris de nombreux secrets, parmi lesquels on trouvait notamment le contrôle des Bijūs… Itabeima Senju, considéré comme le meilleur informateur du monde, avait suivi dans les grandes lignes les sombres desseins du clan adverse. Ses recherches lui permirent de maîtriser les reliques du Rikudō. Cette découverte ouvrit la voie à de nouvelles façons d’utiliser le Chakra. C’était la naissance des sceaux. Les deux clans s’engagèrent alors dans de nouveaux combats dont la violence atteignait son paroxysme, les Bijūs étant systématiquement utilisés comme pions. Cela pris fin au moment où une fraction de Senju, voyant autre chose que des armes de destruction massive chez les créatures de Chakra, décida de les sceller pour les disperser à travers le monde, où ils seraient libérés une fois leur attrait écarté. Cette branche de Senju se sépara du reste de leur clan pour s’isoler, devenant un nouveau clan plus pacifique dont le rôle premier serait de veiller sur les Bijūs : les Uzumaki. Près de 400 ans plus tard… « Uchiha » et « Senju » devenaient synonyme de surhommes, de yōkai et d’occultisme. Tentative d’assassinat, d’espionnage, ou d’enrôlement… quelle qu’en fut la raison, les ninjas Sarutobi Kōga et Shimura Iga s’étaient vus approchés de ces deux clans, et en ressortirent avec le secret de leur incroyable pouvoir : la maîtrise du Chakra. Ce secret fuité, il ne fallut pas longtemps pour que les deux Shinobis l’exploitassent afin de fortifier leur propres compétences ainsi que celles de leurs camarades de l’ombre, qui eux-mêmes l’apprenaient à leurs élèves, et ainsi de suite… En peu de temps, « Ninja » et « Ninjutsu » devenaient les maîtres mots de cette époque, supplantant les noms des « Uchiha » et « Senju », dans la grande colère de ces derniers. Près de 500 ans plus tard… Le ninjutsu s’était répandu aux quatre coins de la Péninsule Élémentaire. Les Clans Ninja fleurissaient ci et là, marquant là le Printemps de l’ère Shinobi. Mais l’essor des clans suscita **************** à planifier leur extinction totale. Confessant de pouvoir lutter cette menace seule, Entotsuki et Uchika, chefs respectifs du clan Senju et Uchiha, conclurent une alliance temporaire contre ce nouvel ennemi. Bien que l’offensive soldât sur une victoire éclair, conduisant à l’anéantissement ****************, elle fût lourde en conséquence pour les lignées d’Indra et d’Ashura. Ce fut ainsi, alangui de leur dernière bataille et accablés par leurs problèmes respectifs, que les clans Uchiha et Senju n’eurent aucune querelle entre eux pendant plus d’un siècle. Cette période fut ainsi surnommée dans l’Histoire des deux castes comme « la Paix de Cent Ans ». Près de 600 ans plus tard… La Péninsule Élémentaire entra dans l’ère du Sengoku Jidai. Les pays s’entredéchiraient pour des raisons aussi abyssales que pour la plupart puérils. Les nombreux Clans Shinobi de l’époque furent sollicités pour être le fer de lance des forces féodales. Ce climat de guerre réanima les veilles rancœurs entre les Uchiha et les Senju, reconnus comme les meilleurs guerriers du continent ; car si une nation engageait l’un des deux clans, son opposant mobilisait spontanément l’autre. Et ce cycle se répéta encore et encore… alimentant davantage l’animosité entre eux. Près de 700 ans plus tard… Les escarmouches entre les deux clans ennemis n’ont jamais été aussi pugnaces sous l’autorité d’Uchiha Yamakaji et Senju Hakama. N’attendant plus de croiser le fer dans l’échiquier des daimyōs, le chef Senju ouvrit les hostilités en ordonnant d’empoisonner les eaux aux alentours des campements Uchiha. En représailles, Yamakaji incendia des centaines d’hectares rattachés à ses némésis et leurs alliés. Il eut de nombreuses pertes dans les deux camps, à un point où comblèrent leurs effectifs avec leur progéniture inexpérimentées. Ne parvenant pas à prendre l’avantage en dépit de leurs nombreux atouts, les Senju se tournèrent vers de nouvelles sources d’énergie. C’est ainsi que Hakama, après un long périple, parvint à découvrir le Ryūchidō. Après un entraînement sous l’enseignement du rusé Sage Serpent, le chef du clan Senju revint armé d’un nouveau mode Sennin : celui des Dragons, se rapprochant toujours davantage du pouvoir ancestral de leur légendaire aïeul. Cette puissance renversa la situation durant les guerres contre les Uchiha. Yamakaji et son clan ne faisaient plus le poids face aux pouvoirs des Senju, et en payèrent le prix fort avec la mort de nombreux enfants, utilisés comme soldats de première ligne pour protéger leurs parents. Le sacrifice de son fils plongea alors Yamakaji dans une profonde dépression, partagée par son clan. Ruminant le passé, leurs volontés et sentiments se mêlèrent pour transformer cette réalité en ce qu’elle devait être : un simple cauchemar. C’est ainsi que naquit Izanagi, le sort qui influence le destin. Mais le prix à payer est lourd, et Yamakaji en a fait les frais lors d’une confrontation contre Hakama. Malgré sa victoire face au Senju, il perdit l’usage de ses yeux devant l’utilisation abusive de l’Izanagi, devenant une cible facile contre l’un de ses propres camarades Uchiha. Une lutte pour le pouvoir s’instaura alors au sein des manipulateurs du feu, attisés par les résultats que pouvait fournir un tel sortilège si bien employé. L’Izanami fut ainsi conçu pour contrer le pouvoir d’Izanagi et ainsi éviter cette querelle fratricide qui n’a pas lieu d’être en ces circonstances. Près de 800 ans plus tard… Lassés et exténues de ce carnage qui dura deux siècles, les clans Senju et Uchiha, respectivement représentés par Hashirama et Madara, en arrivèrent conjointement à signer un armistice qui mettrait fin à leur opposition. Cet accord de paix finit par déboucher sur un nouvel accord avec le Daimyō du Pays du Feu, qui souhaitait la pacification de son territoire, ainsi qu’à la fondation d’un village où les clans shinobi sont confédérés sous la bannière de leur patrie. Ainsi naquit le village caché de Konoha. Les autres nations adoptèrent ce modèle et une paix que tous espéraient durable s’installa. Mais avec le temps, ainsi que la nomination d’Hashirama comme leader de Konoha, Madara avait nourri une nouvelle ambition. Et pour l’accomplir, il quitta le village qu’il avait fondé avant de s’engager dans un combat à mort contre son éternel rival. L’Histoire avait retenu la victoire du Senju par la mort de l’Uchiha, mais ce dernier s’en était ressorti vivant, sombrant dans l’oubli pour l’avancée de son projet… Près de 900 ans plus tard… Le monde vécut quatre conflits majeurs connus comme les « Grandes Guerres des Shinobi », tandis que les clans Senju, Uchiha et Uzumaki arrivèrent à leur déclin. Si les utilisateurs du Sharingan et des maîtres du Fūinjutsu connurent un génocide tragique, la fin des Senju fut engendré par une succession de facteurs : abandons de la voie de ninja pour une vie paisible, nombre de décès au cours de la Première Guerre Shinobi (dont Hashirama et son frère Tobirama),… mais surtout la volonté d’Hashirama de dissoudre le clan et ses coutumes au profit de l’entremêlement avec les habitants du village pour ne former qu’une seule et grande famille : Konoha. C’est dans ce contexte que vécurent Uzumaki Naruto et Uchiha Sasuke, derniers descendants de leur clans respectifs. Mitigés dans une vie d’amour et de haine, l’histoire de ces deux rivaux du destin fût entrecoupée d’épopées d’où il sont ressortis grandis. La menace d’Akatsuki, le retour d’Uchiha Madara, la résurrection d’Ōtsutsuki Kaguya… tout ceci ne représentait qu’un prélude de ce qui fût l’ultime duel entre ces deux êtres, ces deux clans, ces deux frères. Un combat qui marqua la fin d’un millénaire de conflit fratricide. L’histoire des fils de Kaguya est à présent terminé, mais une autre vient tout juste de débuter. La plume est libérée de l’emprise de cet auteur de l’ombre, n’attendant plus que quelqu’un d’autre la saisisse… Près de 1000 ans plus tard… Les deux doyens de Konoha, un homme et une femme, lisent une histoire à un groupe de jeunes enfants. Tous deux portent pour l’occasion leur tenue d’Hokage, et du point de vue de leur auditoire, ils sont présents juste devant les statues de pierre les représentants plus jeunes, en arrière-plan. Les enfants qui les écoutent sont les futurs ninjas de Konoha. Les vieux Hokage sont Boruto Uzumaki et Sarada Uchiha. Le livre raconte l’histoire d’un ninja prônant la paix, car tel est le but originel du Shinobi auquel doit aspirer tous ces apprentis. Il est écrit par une légende des temps anciens, un ermite – aux penchants pervers – du nom de Jiraiya. C’est l’histoire… De Naruto. ___________________________________________ Pour finir, voilà en bonus la signification derrière les prénoms de chacun des héritiers d'Indra et Ashura :  - Uchiha Hachiman = dieu shintoïsme de la guerre et grand protecteur du peuple japonais  - Senju Rakshasa = démons à la morphologie multiforme issues la mythologie hindoue  - Uchiha Shikuhi (詩句火) = versets de feu  - Senju Taigu = de Ryōkan Taigu, un poète légendaire japonais  - Uchiha Sōhei = appellation désignant les « moines soldats » de la période d’Edo.  - Senju Yamagōshi = vient de Yamabōshi, un synonyme de Sōhei signifiant « moines des montagnes »  - Uchiha Hinari = vient d’Inari, la divinité shintoïste du riz auquel les kitsune y sont associé.  - Senju Itabeima (板塀間) = « l’espace entre deux clôtures en bois »  - Uchiha Uchika (家火) = « feu de foyer »  - Senju Entotsuki (煙突木) = « bois pour cheminée »  - Uchiha Yamakaji (山火事) = « feu de forêt »  - Senju Hakama (墓間) = « l’espace entre deux tombes »
  6. Encore merci de tes commentaires bloody' Ils fallait bien qu'ils meurent au sommet de leur conviction. Et pour cela, rien ne vaut un ultime duel fratricide ! Elle peut dire merci à Izanagi Ashura Et puis une blésée disparu avec l'héritier des pouvoirs du Rikudö et du Senjutsu des Forêts, ses chances de survies ne peuvent qu'être élevés ^^ Mais qu'est-ce qui te fait croire que c'est Zetsu De toute façon, il n'a pas eu de nom à cette époque. Eh bien... grâce à toi, Kurama et moi avons décider de préparer un épilogue. Et on compte bien y inclure les enfants directs des deux frères, mais pas que...
  7. Ton père t’ignore… t’ignore… t’ignore … Tu lui dépite… dépite… dépite… … Tu n’es qu’un ersatz d’Ashura… d’Ashura… Ashura… Il te surpasse… surpasse… surpasse… … Tu es faible… Ötsutsuki Indra… Faible… Faible… Faible… faible… faible … FAIBLE !!! … … … Tues-là… Tues-là… -là… -là… -là… Et tu obtiendras la Puissance… Puissance… Puissance… ! Ça recommence ! Ces paroles qui hantaient sans cesse les nuits d’Indra depuis que son père lui a tourné le dos pour se consacrer à la formation d’Ashura. Mais ces dernières semaines, ce cauchemar gagnait en intensité en abordant la mort d’Izanami… De celle qui lui réconfortait chaque nuit, adoucissant son esprit pour ne pas sombrer dans la paranoïa. *** Un mois s’était envolé depuis l’aventure au mont Kurama. Les habitants de Kibune, sous la tutelle d’Indra, avaient trouvé un endroit où bâtir une nouvelle vie. La construction de leur nouveau foyer avança de bon train tandis que la relation entre Indra et Izanami évolua au stade de fiancé. Alors qu’ils préparèrent leur future union, le couple eut la visite d’une effraie messager où ils apprirent qu’Hagoromo était mourant et qu’il sollicita la présence de ses fils quant au sujet épineux de la succession. C’est tout naturellement qu’Indra répondit à cette convocation, accompagné de sa dulcinée pour la présenter à son père et, inconsciemment, en faire un poids supplémentaire concernant sa réussite et sa supériorité sur son frère. Mais quelle fut sa réaction lorsqu’il apprit qu’Ashura s’était non seulement marié et qu’il était à la tête d’un clan réunissant tous ceux qui avaient soutenu dans sa vie ; clan baptisé « Senju » en référence aux infinies prouesses que l’on peut accomplir avec un millier de mains*. La venue inattendue d’Izanami emplit de joie Hagoromo, satisfait de découvrir que son fils aîné avait ouvert ses sentiments pour une autre personne. Mais cela rendait sa décision pour l’héritage plus amer à annoncer puisqu’il confia son titre et ses pouvoirs à son fils cadet, incarnant les valeurs du Ninshū. Et ce fût sur son lit de mort que le Rikudō émit sa dernière volonté, qu’Indra puisse collaborer avec son frère pour perpétuer le développement du Ninshū. Cependant, l’aîné ne l’entendit pas de cette oreille, prétendant le droit d’ainesse et révoquant la philosophie d’Ashura. S’ensuivit par la suite d’un duel fratricide à la place du deuil. Leurs échanges d’armes opposant le sabre de l’aîné et le bâton du cadet furent terribles. Alors qu’ils se jettent l’un sur l’autre au sommet de leur demeure d’enfance, la Lune brillait d’un éclat inédit : le rouge. Du sang allait couler ce soir… *** *SPASH* …et du sang coulât ! Mais à la surprise générale, ce n’était pas le sang d’Ashura ou d’Indra qui giclait sous les lueurs de l’astre lunaire. Les deux frères étaient tellement focalisés dans leur action qu’ils ignoraient l’intervention d’un troisième individu. Ce dernier s’interposait en implorant aux deux hommes de s’arrêter, mais autant l’un que l’autre ne pouvait arrêter leur mouvement. Et l’un d’eux versa le premier sang, sous l’effroi du second frère. – IZANAMIIIIIIIIIIIIII !!! Un supplice pour Indra de posséder le Sharingan. Sa perception du temps s’était compressé avant même de s’autoriser un battement de cils, vivant cette scène au ralenti avec un détail quasi chirurgical. Une scène figée sur la jeune Uchiha, dont le corps oscillant fut empalé par le bō d’Ashura au niveau de l’abdomen droit. Au fur et à mesure que le corps de l’Uchiha chutait, la colère d’Indra s’amplifiât silencieusement. Et lorsqu’elle fut rattrapée par le fondateur du clan Senju, le brun extériorisait sa rage, sa rapidité et son chakra plus agressifs que jamais. Sentant la menace émaner de son frère dépourvu de lucidité, Ashura accumula une grande quantité de chakra naturel dans son poing droit. – Kawasu Kumite, Ken Senhebi o Oidashi ! (Kata du crapaud, le poing expulsant un millier de serpents) Une puissante bourrasque de chakra Senjutsu émettait du poing de l’homme aux iris batraciens, propulsant par la suite Indra à plusieurs lieux de distance, délogeant au passage une dizaine de tuiles dont la plupart heurtèrent le corps de la cible. Percutant arbre après arbre, la course d’Indra continua jusqu’à ce qu’il fût violemment stoppé par la pente d’une falaise. Toutefois, comme si toute cette aventure lui était jamais arrivé, l’aîné se releva sans mal – si ce n’est que quelques écorchures – et partit rejoindre son frère, l’esprit envahi par le désir de le massacrer. Mais arrivé sur les lieux, il n’y avait plus âme qui vivait. Ashura avait fui… Et Izanami disparut… Au pied des traces de sang de sa fiancée, le brun s’effondra pitoyablement au sol, revivant en boucle l’instant fatidique comme dans un kaléidoscope. Son regard était aussi confus que l’esprit. C’était… difficile à décrire. On y décelait de la tristesse, de l’euphorie, de la folie, de l’affectation, de la rage, de la résignation… Une myriade de sentiments qui tourbillonnaient dans ses yeux. Littéralement ! Les tomoes de son Sharingan se mutaient frénétiquement en une forme spiralée. C’était l’éveil du Mangekyō Sharingan. WHHHHHHHHHHHHHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!! Un cri retentit et semblait pouvoir être perçu à des kilomètres à la ronde. Elle transmettait le supplice d’un homme qui venait de perdre sa moitié par un coup traître. L’écho était d’une telle froideur qu’il poussait les animaux de la région à une migration sans retour. Mais cela ne s’arrêtait pas là. La peine d’Indra ne se fit pas seulement entendre, il pouvait être vue, non pas sous la forme de larmes mais de flammes noires, lâchés vers le ciel étoilé avant de retomber aux alentours. La flamme d’amour que l’Uchiha avait réanimé de son cœur s’était noirci par la haine, ne désirant brûler l’ennemi pour ne laisser aucune trace. En quelques secondes, tout était englouti dans un braiser d’ébène : herbe, arbres… et même… le foyer d’Hagoromo. Malgré tout, sans même songer un instant au corps de son père qui se consumait dans la demeure embrasée, Indra était envahi par une sensation de bien-être. Il sentait ce pouvoir sillonner ses veines. Il voyait ce pouvoir que ses yeux pouvaient lui apporter. Ce pouvoir démesuré qui lui incitait la rage de vaincre l’objet de sa peine à tout prix. Il lui avait tout pris : sa fierté… son Père… et Izanami, la première et seule personne qui lui avait offert les merveilleux instants de sa vie. À cet instant, le crépitement des flammes était accompagné d’un rire macabre avant de s’estomper dans le silence de la nuit, ne laissant derrière qu’un enfer noir. *** Suite à ce tragique accident, Indra retourna au mont Kurama pour requérir le pouvoir qu’il avait destitué pour l’amour et l’honneur. Il n’avait plus rien à perdre et tellement de pouvoir à acquérir, à commencer par le Senjutsu. Bien qu’il persuada les milans à l’aider dans sa quête de puissance – en échange de briser le sceau qui les prive de leur liberté –, l’Ōtsutsuki découvrit que son corps n’était pas suffisamment vigoureux pour supporter la puissance de la nature. Le Senjutsu inaccessible, Indra s’intéressa à la façon dont les animaux malaxèrent leur chakra avec des positions codifiées des mains, les mudrās qu’ils nommèrent. Jusque-là, il comptait sur son immense énergie spirituelle pour employer le chakra comme lui avait enseigné son père, tandis que les milans comptaient plus sur leur énergie corporelle. Mais la méthode des mudrās lui ouvrit de nouvelles perspectives, comme la possibilité de malaxer les deux types d’énergies et ainsi altérer la nature même du chakra. Et c’est ainsi qu’il parvenait à transformer le chakra en flammes. Le feu… élément divin qui changea les primates en Hommes. Et maintenant, il marqua le changement du Ninshū en Ninjutsu ! Cependant, cela ne suffisait pas pour l’homme au Sharingan. Ces flammes étaient moins intenses et moins dévastatrices que lors de cette fameuse nuit. Il comprit alors que ses nouvelles pupilles y étaient pour quelque chose, puisqu’ils étaient détenteurs d’une source opulente de chakra. Dès lors, il passa les prochains mois sur la maîtrise de cette source d’énergie et y développer de nouveaux sorts : comme reproduire ces brasiers de jais, ou encore concevoir une illusion qui infligerait à son frère le même supplice qu’il avait vécu au ralenti et à répétition, tel un kaléidoscope. Et ce fut à ce moment qu’il trouva l’inspiration. Certains mythes racontent qu’il à fallu sept jours pour que le monde fût créé. Sept jours… c’est plus que suffisant pour ces flammes noires de réduire à néant une simple vie. Une journée pour dévorer la chair, une autre pour rogner les os ; cela se fera lentement pour prolonger l’agonie du pécheur. Le troisième jour sera consacré à l’existence du condamné : l’éradication de ses cendres ; son essence le suivra au lendemain, empêchant ainsi son âme de trouver le repos. Aux aurores suivants, la terre qui a supporté la vie du pécheur sera englouti, tandis que les souvenirs envers ce dernier seront consumés dans la lumière. Et au septième jour, les flammes s’estomperont paisiblement. Telle est la sanction de la divinité du Soleil, Amateratsu. La Lune, astre majestueux dont l’éclat éclipse sa radieuse sœur. Mais ce n’est que tromperie, une illusion… Glacial et stérile, tel est le véritable aspect de la Lune. Jaloux, l’astre d’argent usa d’arcanes pour usurper la beauté lumineuse du Soleil, tel un miroir reflétant la splendeur d’une fleur de lotus. Par cet acte, il se condamna à être ce qu’il ne sera jamais, voir ce qu’il ne pourra jamais atteindre et rêver de ce qu’il ne sera jamais accompli. Telle est la malédiction du dieu de la Lune, Tsukuyomi. Son esprit torturé par la Lune et son corps brûlé par le Soleil. Tel sera le châtiment auquel devra répondre Ashura… … pour avoir pris la vie d’Uchiha Izanami. Quant au bourreau qui exécutera la sentence, il ne sera nul autre que la haine à laquelle le Juge donna forme. Un être si belliqueux que sa seule présence offensait la sérénité de la Nature, d’où le port d’un bouclier le protégeant de tous les assauts de la Terre. Un être si abhorré qu’il attira toute la malveillance du monde, d’où le port d’une épée pour faire face aux plus grandes atrocités. Un bourreau réputé pour avoir plongé le monde dans les ténèbres, le dieu déchu de l’Orage et des tempêtes, Susano’o. Des techniques portant des noms de divinités, en hommage au culte de sa bien-aimée. *** Suite à ce tragique accident, Ashura retourna à la résidence de son défunt père, ou plutôt de ce qu’il en restait à son grand chagrin : un terrain vide et calciné où quelques résidus de braises noires y subsistaient. C’est devant ce triste spectacle, que l’héritier du Ninshū décida de restaurer ces terres pour y bâtir une sépulture décente au grand Rikudō Sennin. Sa première tâche fut de purifier la zone de ses feux de l’enfer. Mais devant leur nature inexhaustible, l’Ōtsutsuki fit appel aux compétences de sa femme, originaire d’une famille d’Onmyōji* de l’actuel Oni no Kuni. Usante de sorts inédits, cette dernière réussit à sceller des flammes dans des parchemins, laissant ainsi le champ libre à son mari pour la suite. Par la suite d’expériences intensives et insolites – mêlant Senjutsu, énergie Yang et autres éléments –, Ashura parvint à altérer son chakra en une source abondante de vie, ce qui lui permettait d’entrer en résonance avec la végétation. Dès lors, des mois durant, il transforma peu à peu cet espace stérile en une forêt luxuriante, duquel l’atmosphère apaisante attira une nouvelle faune. Sa tâche terminé, le fils cadet laissa derrière lui un monument de pierre entouré par un shimenawa (corde utilisée au japon pour délimiter une enceinte sacrée, ndlr), à la mémoire de l’homme et du père qui a sauvé le monde. Parallèlement à la restauration des terres du Rikudō, Ashura ne lésinait pas d’entraînement pour perfectionner ses compétences de combat. Cela en prévision de ce jour fatidique. Et finalement, ce jour s’annonça, alerté par un milan qui délivra l’ultimatum d’Indra : un dernier face-à-face où tout sera réglé par le sang pour le sang… _________________________ *Pause culture • Le shugendō est une sorte de quête spirituelle pratiqué dans les montagnes japonaises. • Les Tengus sont des entités mythiques errant dans les forêts et montages nippones, communément représentés sous l’aspect d’un corbeau anthropomorphe (un long nez remplaçant parfois le bec) vêtu d’habits de moine. Ils possédaient un vaste panel de pouvoirs : la télépathie, la téléportation, s’introduire dans les rêves des humains, créer des illusions, et changer d’apparence. Tantôt craint pour leur cruauté, tantôt adorés pour leur bonté, tantôt abhorré pour leur malice… la nature d’un Tengu divergeait selon l’âme de celui qui le croise, ainsi que l’époque où on narrait son récit. Aux débuts clamés comme des créatures malfaisantes, chaotiques et sournoises, l’image du Tengu s’est peu à peu adouci au fil des siècles. Ils sont désormais vus comme les gardiens de lieux sacrés, s’en prenant à ceux qui désobéissent aux lois ou dont le comportement n’est pas correct tel que les samouraïs vaniteux, les prêtres arrogants, les arrivistes et les orgueilleux. Les Tengus ont également la réputation d’être les meilleurs instructeurs d’arts martiaux, dont ils faisaient parfois profiter des humains. Nombreux ont prétendu avoir été providentiellement inspiré par les conseils avisés de l’un d’eux au cours de leur excursion dans les montagnes (shugendō) ou lors d’un rêve. Ce serait grâce aux enseignements de Sōjōbō, roi des Tengus, que le fameux Minamoto-no-Yoshitsune doit ses compétences au sabre. On dit même qu’ils ont enseigné la magie et l’art de la furtivité aux hommes, faisant d’eux les premiers maîtres ninjas. Si vous aimez les anecdotes, vous allez être servis avec les tengus car ils ont de nombreux points communs avec les Uchiha (en plus de certains détails précédemment cités) : → Ils seraient des descendants de Susano’o ; → Leur roi, Sōjōbō, vit dans le mont Kurama ; → Nombre d’entre eux sont illustrés avec un ha-uchiwa (« éventail de plumes ») ; → Ils était des ennemis des adeptes du bouddhisme (et dans Naruto, le clan Senju à beaucoup de références liées au bouddhiste) ; → Certains kamis (divinités shintoïstes) ont étés représentés sur les traits d’un tengu, on peut citer Saruta-hiko (kami de la terre) et Izuna Gongen (kami du mont Izuna) ; → Par ailleurs, Izuna Gongen est un tengu qui utilise les renards comme familier (et vu que Kyūbi/Kurama est un renard, le rapprochement peut être rapidement déduit) ; → De nos jours, une expression japonaise, tengu ni naru (« devenir un tengu »), est employée pour décrire une personne vantarde (personnalité typique chez le clan Uchiha). sources : http://japonline.free.fr/Encyclo-tengu.htm http://fairies.zeluna.net/2014/04/tengu-trainer-of-ninjas.html http://newsoftomorrow.org/ufologie/creatures/japon-le-tengu-presage-de-malheur http://foxes.wikia.com/wiki/Izuna_Gongen pages wikipédia (français, anglais et japonais) et bien d’autres… • Senju (千手) signifie « 1000 mains », une sorte de métaphore utilisée par les japonais pour dire qu’on peut faire une infinité de possibilités avec 1000 mains. Par ailleurs, le troisième databook définit les Senju comme « le clan aux 1000 compétences ». • Un Onmyōji est une personne qui pratique l’Onmyōdō, une sorte de science ésotérique destinée à la divination et à la lutte contre des forces maléfiques. Cette doctrine est notamment basé sur la philosophie des cinq éléments (Wu Xing en chinois) et du yin-yang.
  8. Piffou, Après des semaines de vacances, voilà enfin la troisième partie. Uchiha, Senju, Mangekyō, Mokuton... Vous saurez bientôt leur origine Sōzoku (Héritages) Troisième partie «La haine n’est le plus souvent que de l’amour blessé… » (Jacques Salomé) – « … Où suis-je ? » se questionna Indra, péniblement, affecté par une vive douleur dont la cause était dissimulée par des bandages. Voilà bien longtemps que personne n’avait grièvement blessé le grand Indra Ōtsutsuki. Non… c’était même la première fois de toute sa vie. Et par un animal qui plus est ! Non… le terme animal ne suffirait pas à qualifier la chose qui avait osé infliger la lésion de la honte au génie aux Sharingan. Mais qu’elle était cette chose ? Et comment Indra en était-il arrivé là ? Tout avait commencé lorsque l’aîné du Rikudō décida d’accomplir son propre voyage en quête d’un site sacré. Sa fierté ne pouvait accepter l’idée que son frère – « le bon à rien » – l’avait surpassé en termes de puissance. Et sa jalousie le motivait davantage à se ravir du pouvoir de la Nature, pour ainsi s’attirer les faveurs de son père. Des semaines, des mois s’étaient envolées… Guidé par son dōjutsu et son instinct, ceux-ci l’avaient mené dans une région forestière où se dressait majestueusement le Mont Kurama, l’un des plus hauts sommets du monde et source abondante d’énergie naturelle. Mais ce n’est que peu de temps après son arrivée dans les lieux que l’incident se produisit. La fameuse chose avait surgi brusquement des cieux et, sans aucune forme d’avertissement, porta un coup fatal sur le dos de l’Ōtsutsuki. Malgré cette attaque surprise, Indra était parvenu à vaincre son agresseur, tel le tonnerre répondant après la foudre, en l’empalant de son sabre à l’instant où celui-ci avait osé poser ses griffes sur sa personne. Des griffes, oui… car l’assaillant avait un aspect mitigé entre l’homme et le rapace. Du moins, seul son gabarit ainsi que le haori cyan qu’il l’abordait évoquait l’aspect humain. Mais ce qui interpella surtout l’homme au Sharingan était que le Chakra de cette créature soit dopé de la même puissance qui avait fait progresser son frère. Il était donc au bon endroit. Cependant, sa blessure l’empêcha aller plus loin, le laissant affaibli et à la merci de n’importe quel être… Et maintenant il se trouvait là, dans une pièce pittoresque, entouré de meubles tout aussi modeste, et allongé sur un lit de fortune. La salle était faiblement éclairée par la lumière venant d’une porte coulissante en papier, porte qui glissa à l’apparition d’une silhouette ombreuse. – Que les kamis soient loués, vous êtes réveillé. La porte s’ouvrit sur une vision envoutante. Les rayons du Soleil mettaient en valeur les formes frêles et la chevelure de jais démesurée de la nouvelle arrivante. Elle était vêtue d’un ensemble chihaya imprimé de motifs évoquant le plumage des corbeaux. De longs cheveux raides encadraient les deux côtés de son visage, chacun lié par des rubans rouges et portants à leurs extrémités une paire de grelots dorées. Ce visage… jamais l’Ōtsutsuki n’avait eu l’occasion d’admirer une telle splendeur dans toute sa vie martiale : des traits aussi purs qu’une poupée de porcelaine façonnée par le meilleur des artisans, des yeux qui feraient passer des diamants noirs pour de vulgaires pierres sans éclat, et un sourire qui avait accompli l’exploit de faire rougir l’Inflexible guerrier qu’est Indra, même si cela ne durait que quelques microsecondes. Revêtant du masque de l’indifférence, l’homme entama la parole : – Est-ce à vous que je dois cela ? lâcha-t-il en désignant sa blessure pansée, sa tenue de voyage recousu et son sabre nettoyé du sang de son agresseur. – Oui, hocha-t-elle positivement, s’installant en style seiza. Je vous ai retrouvé grièvement blessé dans la forêt et dus demander assistance aux villageois pour m’aider à vous transporter ici. Je vous ai soigné, bandé et raccommodé vos vêtements. Mais pour votre arme, je ne crains comprendre ce que vous voulez me dire. Auriez-vous été attaqué par une bête sauvage ? Indra resta pensif. Aucune mention de la mystérieuse créature dans les explications de la jeune femme, que ce soit ses traces de sang qui aurait dû tacheter la lame, ou son cadavre qui aurait dû être découvert dans les lieux. Avait-il disparu ? Est-ce que la femme dissimulait intentionnellement des choses à son sujet ? L’Ōtsutsuki en voulait avoir le cœur net. – Je ne suis pas sûr, répondit-il tout en se relevant subtilement du sol. Je faisais une halte dans cette contrée lorsque je fus soudain assailli par quelque chose venant des cieux. Mais il semblerait que j’ai eu la chance d’être là pour en parler. Il omit volontairement le fait d’avoir achevé son assaillant. C’était peut-être un allié de la jeune femme. Et dans son état actuel, Indra voulait maintenir le Statu quo. Ce genre d’agression est-il récurrent dans vos terres ? La jeune femme s’interloqua devant ce récit. Alors cet homme a donc bel est bien été agressé par eux ? – À vos dires… je pense que vous êtes agressé par un tengu. Ce sont des esprits de la montagne à qui nous devons protection. Et je crains que l’un d’entre eux ait dû vous considérer comme une menace au port de votre sabre, les armes étant prohibés dans cette région. Tengu… Ce mot n’était pas étranger pour Indra puisqu’il avait souvent entendu dans les fables que lui racontait son père lorsqu’il était enfant. De soi-disant entités mi-hommes mi-rapaces. Ce serait donc à l’un d’entre eux qu’Indra doit cette blessure… – Pardonnez mon ignorance sur les lois de votre contrée ainsi que mon scepticisme… Vous dites que votre village est sous la tutelle… d’esprits folkloriques ? demanda-t-il d’un ton faussement sarcastique. – Et pourtant je vous assure que cela est vrai. Il y a une vingtaine d’années, une armée menaçait de saccager notre paisible région. Mon père, le chef du village de Kibune – où vous vous trouvez actuellement –, mena une expédition au Kuramazan (Mt. Kurama) dans l’espoir de demander grâce aux tengus. Les esprits ont accepté et mirent en déroute la menace. Depuis lors, notre village a conclu un pacte avec les esprits : en échange de leur égide, une habitante devra se rende chaque année au sommet de la montagne en tant qu’offrande sacrée. L’Ōtsutsuki resta silencieux. Quelque chose le troublait dans ce récit. Quelque chose qu’il n’allait pas… Ne pouvant mettre la main dessus, il replongea son regard dans celui de son hôtesse. – Quoi qu’il en soit, je vous remercie pour vos soins, fit-il la tête courbée. Comment puis-je m’acquitter de cette dette ? – Oh ce ne sera pas nécessaire… déclara-t-elle d’une main agitée, embarrassée. Je trouve tout à fait naturelle de venir en aide à son prochain. Et puis… son visage perdit soudainement de sa gaité, …je ne pense pas que vous en aurez l’occasion. Le blessé haussa les sourcils à cette révélation. – Voyez-vous, reprit la jeune femme, nous avons vécu dans la quiétude. Et avec le temps, l’exploit de mon père est considéré comme un mythe par un grand nombre de la population. Ils ne voyaient plus l’utilité de continuer cette pratique "barbare" alors qu’ils ont longtemps respecté le dogme. Mais avec ce qui vous est arrivé, mon père craint que les tengus soient offensés de notre conduite. Et pour exprimer son pardon, au nom de notre village, il décida de réinstaurer la tradition en commençant par s-sacrifier… sa p-propre f-fille… bégaya-t-elle soudainement. La jeune femme abaissa la tête, gênée d’avoir révélé son funeste destin à cet étranger qui était – malgré lui – en partie fautif. Dans ce cas, pourquoi l’avoir pris à son chevet et lui raconter cette histoire ? Elle-même ne pouvait pas l’expliquer, mais elle se sentait étrangement apaisée d’avoir discuté avec cet individu « fort attirant ». Après tout, ce n’était pas tous les jours qu’elle avait l’occasion de veiller un homme à la prestance noble et fort bien bâtie, le tout voilée d’une aura ténébreuse qui lui conférait un certain charme. – Sur ceux… si vous voulez bien m’excus–… – Attendez. Jusque-là réticent, le ténébreux interrompit les pas de son hôtesse sur le point de quitter les lieux. Un silence de plomb s’ensuivit, duquel les deux êtres croisèrent leur regard pendant des secondes qui leur parurent être des minutes. – 女… お名前は何ですか ? On'na… Onamae ha nan desuka ? (Femme… Quelle est votre nom ?) – …私の名前イザナミ… … Watashi no namae Izanami… (… Je m’appelle Izanami…) . . . . . . うちは イザナミ Uchiha Izanami Le vent s’immisça dans la pièce, vibrionnant la chevelure de la jeune femme, dévoilant sur son dos le blason de sa famille : un éventail. *** Près de deux heures s’étaient écroulés depuis la conversation avec la dénommée Izanami. Toujours allongé, le corps d’Indra commença peu à peu à retrouver sa vigueur, mais son esprit demeurait confus, tourmenté entre le récit de l’Uchiha et du sort qu’elle subissait. Bien qu’il refusât de l’admettre, il se sentait coupable envers cette femme. Et puis, il avait une dette envers elle. En tout homme d’honneur qu’il incarne, il était inacceptable de s’accabler d’une dette dont il ne pourrait jamais s’acquitter avec la mort de la personne qui lui devait la vie, la première. Sa dignité en fut également souillée de n’être qu’un "avertissement" pour rétablir une pratique qu’il jugeait pitoyable, cela afin de satisfaire de prétendus esprits protect–… … … …! Mais quel imbécile ! Promptement, la tête d’Indra se rehaussa. Ce fut le déclic. Depuis son jeune âge, il avait développé une passion pour les récits historiques, tout particulièrement ceux qui relatent les guerres. Il ne serait pas exagéré de dire que ses connaissances éclipsaient celles des plus grands historiens de cette ère. Et pourtant, il n’avait jamais entendu parler d’une quelconque armée qui sévissait depuis plus de soixante-dix ans… Depuis l’ascension de sa grand-mère, Ōtsutsuki Kaguya. Bref, le village de Kibune n’avait jamais été victime d’une menace depuis fort longtemps. Voilà ce qu’il n’allait pas dans le récit d’Izanami. Le fils d’Hagoromo se sentait honteux. Pourquoi n’y avait-il pas pensé plus tôt ?! Sans doute qu’il était captivé par la beauté d’Izanami au point d’avoir les pensées momentanément troublées. Ce fut la seule justification qu’il conclut. C’est dire combien cette femme le laissait pas indiffèrent sur lui, et ce sentiment semblait réciproque malgré leur courte entrevue. Fermement, Indra se dressa du sol, s’équipa de ses biens et quitta la pièce avec la célérité du faucon. Il est temps de rendre visite à ce messie des tengus et empêcher le sacrifice d’avoir lieu. *** Surplombant la place principale d’un toit, Indra assista à une cérémonie ésotérique réunissant tous les habitants du bourg. Tous sauf Izanami. Il était trop tard. Furieux, l’Ōtsutsuki porta son attention sur une estrade sur laquelle se trouvait trois hommes : un kannushi agitant un large éventail à plumes, incarnant des paroles sibyllines derrière son masque noir au nez phallique, et deux autres, mise en retrait, vêtus de la panoplie classique d’un yamabushi mais dont leur tête fut couvert sous un tengai. De ses Sharingan, il discerna un détail insolite venant de l’homme à l’éventail – qu’il déduit être le chef du village : son flux de chakra était perturbé, montrant qu’il était sous l’influence d’une illusion. De plus, l’individu qui se trouvait à sa gauche débordait d’énergie naturelle particulièrement actif, similaire à celui du tengu qui avait assailli Indra plus tôt. – … Sans perdre davantage de temps en réflexion, le fier guerrier usa de sa vélocité foudroyante pour apparaître derrière cet être dopé au Senjutsu, avant de le taillader au dos dans la dixième de seconde qui suivit avec son sabre. – « Œil pour œil. » Mais Indra ne resta pas là. Il fit majestueusement une rotation sur lui-même avant de décapiter sa victime sur le point de tomber à terre. Le tengai s’envola en direction de la foule apeurée devant ce spectacle soudain. La frayeur monta d’un cran lorsque la tête s’éloigna du couvre-chef , continuant à rouler au sol pendant quelques secondes. La stupéfaction et l’incompréhension se mêlèrent également à cette peur générale. La tête n’était pas celle d’un homme comme tous le croyaient, mais celle d’un être à la peau cuivrée, la barbe cendrée, le regard jaunâtre, les oreilles difformes, avec un nez exagérément long, des défenses d’ivoire surgissant de chaque côté de sa mâchoire, et des cornes trônant le sommet de son crâne. Le visage diffère de l’agresseur d’Indra mais il s’agit bel et bien un tengu. Sans plus d’explication, le meurtrier saisit la tête sectionnée sous le regard pétrifié des habitants. –Tu peux tromper le monde, mais le monde ne peut tromper mes yeux… déclara l’Ōtsutsuki à l’adresse de la tête avant de quitter la place comme il était venu, laissant derrière lui une population paniquée à son paroxysme. Toutefois, seul le chef du village n’était pas affecté par la frayeur, l’esprit trop confus pour ressentir quoi que soi dans l’immédiat. – ?! … Q-Qu-est-ce que… ? lâcha-t-il, étourdi, comme s’il venait de se réveiller d’un très long sommeil. *** Le mont Kurama n’avait pas usurpé sa réputation de plus haut sommet du monde. Son ascension est une véritable épreuve herculéenne, même pour le fils prodige du Rikudō – qui par ailleurs n’est toujours pas au sommet de sa forme. La difficulté n’étant pas sa hauteur monumentale à franchir que la faune qui s’y trouve : des milans carnassiers, de tailles humaines. Trois d’entre eux, armés de naginata, croisèrent la route de l’Ōtsutsuki sous la satisfaction de ce dernier. Alors que ces rapaces tentaient de saisir l’humain comme ils l’avaient faits avec cette femme quelques heures plus tôt, deux virent leurs pattes aussitôt sectionnés par le sabre d’Indra qui, de ses Shaingan, fixa les yeux de son troisième opposant. Ce dernier acheva ses deux semblables en les empalant de son arme. Il n’était plus maître de son corps… – « Très pratique cet arcane », songea Indra en référence du sort qu’il a pu imiter du tengu grâce à son dōjutsu. Maintenant, emmène-moi vers ton nid ! Le milan s’exécuta à l’ordre de son nouveau maître, jouant de monture aérienne. Au cours du trajet, découvrant que la créature avait don de parole, Indra lui ordonna de raconter l’histoire de sa race. À l’origine, c’était une sous-espèce de milan tout ce qui était de plus banal, animé par une pugnacité sans précédent. Ces oiseaux de proie vouèrent une aversion réciproque envers les habitants du Ryūchidō ; un sentiment inné s’inscrivant dans l’esprit de ces deux espèces depuis des siècles. Et lorsque les serpents tenaient de maîtriser le Chakra, les milans ont aussitôt imité leur némésis de crainte d’être surpassés par ces derniers. Mais leurs efforts étaient vains, il leur manquait une capacité de contrôle. Les caractéristiques physionomiques de ces rapaces les empêchaient d’employer pleinement leur énergie autrement que pour le vol. C’est alors qu’ils ont décidé de s’hybrider avec l’espèce au contrôle physiologique le plus intéressant : l’Humain. L’hybridation fut un véritable succès. Le résultat de ces croisements donna naissance aux Tengus. Les tengus se retrouvaient à pouvoir utiliser du Chakra grâce à des mouvements de mains très spécifiques. De plus, ils découvrirent un don pour les sorts illusoires, qui dopés au Senjutsu faisaient d’eux les précurseurs du Genjutsu. Ces hybrides possédaient également une excroissance qui leur permettait d’emmagasiner de l’énergie naturelle pour ensuite les partager aux milans – étant incapables de malaxer efficacement leur Chakra. Or, chez ces volatiles, cette énergie naturelle était plus difficile à contrôler pour le corps qui prenait du volume en conséquence ; donnant ainsi naissance à une nouvelle sous-espèce baptisée Karasu. Ainsi dotés, une horde de milans et de karasus – dirigé par une dizaine de tengus – s’attaquèrent aux serpents du Ryūchidō. Voyant que cette situation risquait de générer d’importants déséquilibres énergétiques sur la planète, le Rikudō Sennin intervient et s’allia aux reptiles pour repousser leur envahisseur. Le conflit animal prît fin avec la mort de tous les tengus présents au champ de bataille. Pour anecdote, c’est grâce à cet évènement que l’Hakuja Sennin accepta d’enseigner les secrets de son art au fils de l’Ermite, en paiement de cette dette indésirable. Comprenant leur dangerosité, Hagoromo emprisonna les milans sur leur cime par un sceau d’une grande complexité, utilisant leur ADN comme source d’énergie et interdisant ce même ADN d’aller plus loin que les pieds de la montagne. Cependant, ce que le fondateur du Ninshū ignorait est que son Fūin fût inefficace sur l’un des prisonniers… Le seul ayant un ADN qui différait des autres rapaces, le seul tengu qui n’avait pas prit part au combat et qui avait l’habilité de dissimuler son existence face à son ennemi : Sōjōbō, le dernier des tengus et l’autoproclamé roi du Kuramazan. Gardant une grave rancœur vis-à-vis de l’Ermite aux Rinnegans, Sōjōbō se jura de reconstruire une nouvelle armée capable de vaincre cet homme et anéantir ses némésis une bonne fois pour toutes. Mais cette armée avait besoin de plus de tengus, et donc plus d’humains avec qui procréer. Toutefois, deux éléments entravaient ce projet. Tout d’abord, les tengus sont des êtres stériles, Sōjōbō ne pouvait donc s’accoupler tandis que ses sujets étaient incapables de quitter le Mont Kurama. Enfin, le Roi Tengu ne pouvait prendre le risque de kidnapper un nombre conséquent de femmes sans attirer l’attention du Rikudō et des populations locaux. Par chance, il se trouvait que le village le plus proche vivait sous un régime théocratique. Sōjōbō profita de cela pour posséder l’esprit du dirigeant via un sort de genjutsu. Par la suite, il lui fit organiser un shugendō* au Kuramazan, afin de pouvoir créé l’illusion d’une troupe belliqueuse en toute quiétude ; de simples êtres intangibles dont l’existence est maintenue grâce au Senjutsu. Après plusieurs jours de préparation, le roi-hybride exécuta son plan et lâcha son armée fantôme sur le village de Kibune… avant de mettre en scène le sauvetage de celui-ci sous les traits du chef Uchiha invoquant des karasu – illusoires – repoussant l’envahisseur. Le plan de Sōjōbō fût une totale réussite : il monta une histoire à laquelle le chef Uchiha avait conclu un pacte avec les esprits du Mont Kurama, devenant ainsi des héros protecteurs aux yeux des habitants, tandis qu’il fut vénéré comme un messie capable de communiquer avec ces entités ailées. Dès lors il fut aisé pour le Roi Tengu d’instaurer une règle afin de garantir l’égide des tengus : le sacrifice annuel d’une femme. La sacrifiée permettrait aux milans de féconder de nouveau tengus avant d’être exécutée par la nouvelle progéniture, brisant ainsi leur esprit affectif et d’en faire des soldats sans états d’âme. Mais pour que la fécondation puisse être possible, il fallait que la femme puisse être en mode sennin, et très peu purent parvenir à cet état. Cependant, une offrande par an était le maximum, car davantage aurait eu pour conséquence d’être de trop pour la population qui pourrait noter l’incompétence de leur chef et se tourner vers une instance encore plus importante, bien que moins accessible, le dernier recours : le Rikudō Sennin. Plusieurs dizaines d’années s’étaient déroulés ainsi dans le village de Kibune. Des années de paix au prix de quelques vies. Et ce fut justement là le problème : nulle menace avait eu lieu ! Et pour quel prix ! Malgré leur culture ésotérique, nombre des habitants sentirent le sophisme émaner des paroles de leur chef. Sōjōbō se devait de remédier à ce problème. Fort heureusement, le destin lui sourit suite à la venue d’Indra. Un parfait étranger, armé, qui se fait agresser par un tengu, et qui y pouvait témoigner de leur existence, pouvait suffire d’avertissement aux quelques scepticismes. Tel est l’histoire des tengus et du village de Kibune avant la venue de l’Ōtsutsuki… Et cela lui exècre. La simple pensée qu’Izanami puisse être violée par ces créatures le mit hors de lui. En cet instant, l’air devenait intenable, glacial… Et pourtant, nous nous sommes qu’à trois mille mètres d’altitude ; tout juste au-dessus du domicile des tengus : un regroupement de plusieurs cavernes et de nids en mousses géantes. Ce soudain changement dans l’atmosphère était dû à la violente pression du Chakra d’Indra. Celui-ci, fit son arrivée sur le dos de sa monture ailée qu’il élimina en plein ciel. Aussitôt alertés par cet atterrissage fracassant, un duo de tengu ainsi qu’une masse de milans et de karasu affluèrent sur les lieux, prêts au combat. Combat qui leur semble mal parti tellement ils étaient… effrayés. L’humain – ou plutôt le démon – qui se tenait face à eux brandissait la tête de leur monarque de sa main gauche, et les menaça de son sabre ensanglantée avec la main droite, prêt à bondir pour les éviscérer ; le tout en piétinant sur le cadavre du rapace qu’il venait d’abattre. Son aura meurtrière, limite asphyxiante, leur inspirait la crainte, n’osant faire le moindre mouvement sous peine d’être anéanti. La mise en scène d’Indra avait fait son effet. Au vu de sa condition physique, et désireux de secourir Izanami au plus vite, l’homme au Sharingan voulait jouer la carte de l’intimidation ; profitant de leurs instinct animal pour leur retirer toute velléité de se battre. – « Au final, ce ne sont rien de plus que des animaux », pensa Indra avant de prendre une voix d’outre-tombe, Sharingan actifs. La femme… que vous avez enlevée… où est-elle… ? Il n’eut pour seule réponse qu’un silence mortuaire. Pourtant, grâce à ses yeux vermillon, il parvient à déceler la micro-expression de certains où leur regard fixait une des cavernes alentour ; caverne que l’Ōtsutsuki y atteint au pas de course. À l’intérieur, ses yeux affichaient la rage, le dégoût, la peine… mais surtout… le reflet d’une femme nue et inconscience, recroquevillée dans un tas de lambeaux que furent ses vêtements, le corps souillé par des marques de griffes ainsi que d’un liquide blanchâtre par-ci et là. Elle venait d’être violée ! Pendant quelques secondes, Indra resta immobile. Un linceul de chakra indigo recouvrait son corps. D’un air sobre et d’une démarche lente, l’Aîné s’avança vers les deux tengus avant de disparaître. Sans que ces derniers ne réagissent, leurs gorges furent tranchés d’un coup de sabre chacun, mettant fin aux derniers tengus existant sur cette terre. Les autres rapaces n’osèrent réagir contre cette créature qui venait d’abattre leurs meilleurs éléments. Leurs instincts hurlant la fuite, une fuite toutefois impossible puisqu’ils sont prisonniers de cette montagne. Cet homme leur a privé de leurs derniers espoirs de salut, contraints d’attendre la fin en ces lieux exigus et vierges de proies. Un sort pire que la mort que leur infligea le fils du Rikudō pour leurs actes abjects. Faisant volte-face au duo d’hybrides qui chutèrent vers le royaume d’Hadès, Indra se précipita vers Izanami. Il ôta son manteau de voyage pour couvrir la jeune femme dans le tissu, avant de la prendre en berceau. L’expression grave, l’homme la serra fermement avant de quitter les lieux, elle avait besoin d’un médecin au plus vite ! *** Deux jours plus tard *** Pour la première fois depuis cette scène, Izanami ouvrit les yeux dans une bouffée de peur, avant de réaliser qu’elle se trouvait chez elle, en sécurité, loin de ce cauchemar. Nous revoilà dans cette pièce pittoresque qu’est le séjour de la jeune Uchiha. Le contexte fut le même qu’il y’a deux jours mise à part que les rôles du blessé et du veilleur s’inversèrent. En effet, l’homme qu’elle avait sauvé et resté à son chevet lui rendit la pareille. – Vous voilà réveillée, fit Indra d’un ton affectueux. N’ayez crainte, vous êtes hors de danger de ces créatures, poursuit-il avec le visage confiant. Il enchaîna ensuite sur la machination des tengus, de la situation actuelle du village de Kibune. Village dont les habitants avaient également appris la vérité de la bouche de l’Ōtsutsuki, soutenu par le témoignage du patriarche Uchiha, victime de l’emprise du roi-tengu. Au cours de la convalescence d’Izanami, une session s’était déroulée dans la place centrale, sur lequel un exode fût voté à la majorité, jugeant trop risqué de rester dans les environs du Kuramazan. – Je vois… murmura la jeune femme, le regard inerte, l’esprit à peine remis de son traumatisme. Merci… J’aimerais vous remercier pour tout ce que vous avez fait… – Inutile. Je n’ai fait que m’acquitter de ma dette. Je vous dois une vie après tout. – Mais vous n’avez pas seulement sauvé qu’une vie… rétorqua-t-elle en se relevant délicatement de son futon (lit japonais, ndlr), laissant révéler sa tenue d’Ève à son sauveur qui dissimula grossièrement sa gêne. Vous avez également garanti la survie de mon père et de notre peuple. C’est pourquoi… j’aimerais que vous acceptez mes remerciements… du plus profond de mon être… Au fil de ces paroles, le cœur des deux protagonistes s’accélère sous une symphonie palpable. Au fil des secondes, leurs corps s’approchèrent tels deux astres s’attirant mutuellement sous l’effet de la gravité. Et puis vient alors la collision des deux corps… Cet instant fatidique où les lèvres d’Indra se posèrent sur ceux d’Izanami. Un baiser qui scella bien plus que le destin de ces deux êtres… Beaucoup plus…
  9. Je ne sait plus dans quel chapitre il y est évoqué mais il est dit que toute chose dévoré par NEO est plongé dans une autre dimension (y vont même pas dans le monde des morts) où nul ne peut y revenir, même si c'est un démon gourmet ou par l'intermédiaire des Dragon Ball ! A ce stade on ne peut émettre que des hypothèses, et la tienne est intéressante ^^ Je te renvoie au chapitre 340 (même la réponse n'est pas expliqué en totalité). Mais pour l'expliquer, un démon de cellules gourmet peut revivre un nombre indéfini de fois. Lorsqu'il meurt, il laisse derrière lui une trace énergétique indécelable de ses cellules gourmets - nommée mémoire gourmet - jusqu'à ce qu'il trouve un hôte corporelle. (un peu comme bijûs dans Naruto, le concept de l'hôte en moins) Pour les Nitros, le seul moyen de "vaincre" NEO est de sceller toute son existence (cellules gourmet, mémoire gourmet et hôte) dans leur "boîte dorée"; et pour cela, il faut qu'il soit au sommet de son potentiel grâce au menu de la Terre. Pourquoi les nitros ont attendu aussi longtemps pour agir ? Il faut savoir que, depuis la dernière "mort" de NEO (il y a des milliers d'années), les nitros ont longtemps recherché l'hôte de NEO sans résultat... jusqu'à la découverte de Pair avec Acacia. Et entre 600 ans et aujourd'hui, certains plats du menu de la Terre n'ont pas étés totalement muris (GOD), capturés (ANOTHER) ou découverts (CENTER). En espérant que mes explications aient étés clairs ^^
  10. Woooow ! Plus on perd de participants dans ce battle fight, plus d'autres en arrive (3ème démon de Toriko, Midora, Zonge-sama !) C'est vrai que c'est dommage pour l'inactivité de GOD. Il aurait pu faire des ravages. Justement! Pour mettre NEO définitivement hors d'état d'agir, il faut que ces cellules gourmets soient à leur potentiel maximal (en magnant les 8 ingrédients d'Arcacia), avant de le sceller dans une boîte de conserve dorée. Autrement, comme tout autre démon de cellules gourmet, il continuera à ressusciter tant qu'il existera de quoi manger. (du moins, c'est ce que j'ai compris ^^) Et nos héros - qui n'ont pas eu vent de ce détail - veulent justement empêcher NEO de manger ces 8 plats pour éviter qu'il devient trop puissant. Mais pour une raison étrange, les Nitro ne veulent pas s'allier aux héros pour vaincre NEO... Si tu fait référence à cette scène, ce n'était pas Pair qui à été bouffé, mais Air (comme si leur nom ne suffisait pas à les différencier). Et comme c'est Neo qui l'a bouffé, il ne pourra plus être ressuscité comme les autres Nitros vaincus par Jiro. Pour les derniers B-Nitro actifs, il me semble qu'il ne reste plus que Pair et God.
  11. Je pense que les démons gourmets sont des cas à part, ce ne sont pas des entités vraiment consommable, ni capturable pour les humains (humais à qui on leur doit justement ce concept de "niveau/difficulté de capture"). De plus, ils sont constamment en évolution en fonction de leur repas, on ne peut pas vraiment leur attribuer une échelle fixe comme avec le Galalagator (entre 5 à 10 selon son âge). Quant à GOD, bah c'est de GOD qu'on parle En dehors du successeur du Guiness (le loup de bataille à 6000 que l'on voit dans la fin de la première série) y'a les monstres qui "crèchent" dans le Roi-cerf qui tournent entre dans les 4000 (dont ce "Mamouth octopus" à 4500)
  12. Oh punaise ! Même Moon est présent. Bambina est vraiment le plus faible des 8 rois question Level avec le corbeau ?! Mais il me semble que son niveau de 6000 ne concerne que sa "forme scellé". Je pense qu'il vaut plus sous sa véritable apparence. (genre 6500) Les 8 rois (seront-ils vraiment ensemble sur ce coup ?) VS Nitros VS Neo&Joa VS Les protagonistes VS GOD VS les innombrables bêtes du monde gourmet.... Un pur battle fight pour finir en beauté cet excellent manga
  13. bloody toujours au rapport ! J'ai envie de dire que ce n'est que le début ! Y aura pleins d'autres libertés à découvrir et certains secrets du manga à révéler (merci à Kurama Senju pour le clin d'œil aux bijûs et autres éléments). Ahh la boule de feu suprême. Le tout premier ninjutsu dévoilé dans le manga (hors Kage Bunshin), ce serai dommage de passer à coté de cette référence (^^) ; d'autant plus que c'est Indra qui à inventé le concept de Ninjutsu (d'après le 4e databook). ... Merci, mais je ne suis pas le seul rédacteur... Kurama-S. s'est occupé de la partie combat et de toute la seconde partie (partie qu'il va poster d'ici cette semaine ou après les exam')
  14. Hello, voilà une fic' réalisé en commun avec Kurama Senju, auteur de Et si... . La semaine prochaine, l'animé propose un HS sur Indra et Ashura... Nous, nous vous proposons THE combat entre les deux frères (avec leur histoire bien entendu ^^). Nous vous souhaitons une agréable lecture et un bon courage pour les révisions d'exams'. Sōzoku (Héritages) Première partie «Nul ami tel qu’un frère ; nul ennemi comme un frère. » (Proverbe indien) Il y a de cela un millénaire, la grande Péninsule Élémentaire n’était pas aussi fragmenté qu’aujourd’hui. Le peu de provinces qui y existaient pouvaient se compter sur les doigts d’une seule main, avec, parmi elles, le déchu Empire Ōtsutsuki. Il y a de cela un millénaire, l’humanité vécut la plus grande période de paix de son histoire, libérée de la terreur des Ōtsutsuki et de la menace du démon Deidarabotchi* – mieux connu sous l’épithète de Jūbi –, grâce au légendaire prophète dont la légende traversa les âges : le Rikudō Sennin. Et il y a de cela un millénaire… eut lieu la première éclipse de l’Histoire. Nombreuses sont les cultures qui interprètent ce phénomène comme un présage de grands malheurs. Et pour cause, suite à la toute première éclipse solaire, le monde entra dans une nouvelle ère : une ère qui mit brutalement fin à cette longue époque de paix… *** Dans ce ciel exempt de toute nuages, la Lune s’approchait progressivement du Soleil… Quelques instants avant ce phénomène inédit, une steppe verdoyante était baignée par la lumière de l’astre de feu et bercée par le chant des cigales. Mais à présent, ce n’était plus qu’une zone où l’ombre et le silence imposaient peu à peu leurs lois, vidée de toutes les créatures de Mère Nature. Pourtant, deux individus osaient rompre ces lois de par leur présence… Le premier était immobile comme le Soleil se trouvant à son zénith. La lumière de l’astre mettait en valeur l’éclat cuivré de ses cheveux hérissés. Deux locks bandées – tout comme son front – encadraient son visage grave. Droit comme un I, shakujō à la main droite, cet homme était vêtu d’un kimono blanc maintenu fermé par un obi de jais dont les seuls motifs se trouvaient être des magatamas ornant le haut-col. Et sous cette tenue se dissimulait un sabre qu’il espérait endormi à jamais dans son fourreau. Le second individu s’avança vers le premier au rythme de la Lune : lent et déterminé. Atteignant jusque son bassin, ses cheveux désordonnés étaient aussi sombres que la nuit. Tout comme son homologue, il avait sanglé deux mèches sur les deux côtés de son visage qui affichait une haine glaciale envers ce dernier. Et à en croire l’ensemble de son armure à plaques écarlates, ainsi que le katana et le wakyū nichés à son dos, l’homme à la chevelure démesurée ne semblait guère enclin à un échange pacifique. En effet… si la vie avait fait de ces deux êtres des frères… le destin en avait décidé autrement. – Tu es donc venu… lança l’homme cuirassé, stoppant son avancée. Ashura… – J’espérais de meilleures retrouvailles… Indra ani-san. – L’espoir ne conduit nulle part. Tu me l’as prouvé après tout, déclara-t-il en canalisant son amertume vers ses poings. Cette remarque jeta un silence pesant chez nos deux protagonistes, en particulier chez le dénommé Ashura qui comprit avec chagrin à quoi son frère aîné faisait allusion. – Pourquoi cet ultimatum ? demanda l’homme au shakujō, chassant aussitôt les pensées moroses de son esprit. – L’époque de notre Père est révolue. – … – Je le sens, il vit en toi… – Mon frère… – Depuis ce jour… [~~~] …un jour qui l’avait tant marqué puisqu’après tout… ce fut le jour qu’il avait tant attendu. Après avoir essuyé tant d’efforts physiques de sa personne et recueilli tant de soutien spirituel d’autrui, il y était enfin parvenu. Lui qui s’était déclaré être « le fils raté du grand Rikudō Sennin », Ōtsutsuki Hagoromo, avait enfin réveillé le Chakra qui sommeillait dans son corps. Devant cet exploit, et de la façon dont il y était parvenu, Hagoromo voyait en son fils cadet le successeur potentiel de son œuvre : le Ninshū. Pour comprendre ce qu’était le Ninshū, il fallait savoir qu’après avoir scellé en lui le Jūbi, Hagoromo dut voyager à travers le monde pour réparer les ravages causés par le démon grâce au Nunoboko, une épée mythifiée par les légendes comme l’outil ayant créé le monde, alors qu’il en n’était que le façonneur. Durant ce même voyage, l’Ermite Rikudō distribua le Chakra de Jūbi à tous les êtres vivants qu’il croisait. Son but était de créer un lien qui unissait les énergies spirituelles de chacun, permettant aux gens de se comprendre mutuellement et ainsi se préoccuper de la vie de leur prochain. Voilà ce qu’était le Ninshū : une pratique destinée à apprendre aux hommes à user du Chakra pour lier leur sentiments avec autrui. Pour en revenir à Ashura, celui-ci incarnait l’idéal de paix de son père. Il était compréhensif et chaleureux avec les autres, dégageant un tel charisme qu’il gagnait spontanément la camaraderie d’autres personnes. « Le fils raté » était donc l’héritier rêvé du Ninshū, contrairement au « fils prodigue » dont la personnalité de loup solitaire l’éloignait des valeurs du berger de la paix. Cependant, si le cadet avait la volonté, il lui manquait la puissance. La puissance de protéger les seins… La puissance de protéger son héritage… La Puissance du Rikudō. Fort heureusement, il existait une source d’énergie puissante et omniprésente, mais capricieuse et incomprise : la Nature. L’appréhender n’était pas à la portée de n’importe qui. Pourtant, trois représentants du règne animal avaient atteint l’harmonie parfaite avec cette énergie, au point même d’être en phase avec l’écoulement passé, présent et futur de la Terre, un état que le Rikudō Sennin lui-même n’avait jamais réussi à atteindre, étant partiellement étranger à ce monde. Ces trois êtres était des professeurs parfaits pour initier le cadet à l’art de s’harmoniser avec la Nature – aujourd’hui connu sous le nom de Senjutsu. C’est ainsi qu’Hagoromo et Ashura entamèrent une longue expédition en quête des sites sacrés, résidences des trois « Grands Sages ». Leur périple avait commencé au Myōbokuzan, terre des amphibiens et de Gammamaru, le grand sage des crapauds. Durant ce séjour, les deux hommes apprirent que chaque espèce d’animal employa l’énergie naturelle de différentes façons et à diverses fins. Certains s’en servaient pour accroître leurs points forts – comme les serpents – d’autres pour combler leurs faiblesses, ce qui était le cas des crapauds. En effet, les batraciens canalisèrent l’énergie naturelle dans leurs muscles pour gagner la force et la fermeté qui leur faisait défaut face à leurs prédateurs. Ce n’était qu’après plusieurs semaines d’apprentissage qu’Ashura parvint à acquérir les bases du senjutsu des crapauds. Entre-temps, Gammamaru avait annoncé à Hagoromo une étrange prophétie évoquant un « jeune garçon aux yeux bleus » qui serait l’acteur d’un changement important dans le monde à venir… La formation se poursuivit ensuite au Shikkotsurin, territoire des gastéropodes et de leur représentante, Namekujimaru. Cette dernière enseigna à Ashura l’usage de l’énergie naturelle pour stimuler la régénération corporelle. Le fils cadet pouvait ainsi non seulement soigner son corps mais aussi celui d’autrui : tel était l’objectif du senjutsu des forêts. Son séjour auprès des limaces lui a également permis de développer une certaine technique après avoir observé leur faculté de se diviser… Leur voyage s’achevait enfin au Ryūchidō, l’antre des serpents et de leur maître, Hebimaru. Malgré des débuts draconiens, Ashura arriva finalement à atteindre leur mode ermite, l’état où les réflexes et la perception augmentaient de manière significative, des armes adéquats pour ces chasseurs rampants. Mais au dernier jour de la formation, le grand sage des serpents mit en garde les deux hommes, leur annonçant que « l’erreur du passé » ne tarderait pas à manifester ses conséquences funestes… C’était sur cette annonce inquiétante que le père et le cadet achevèrent leur quête, sans se douter qu’une ombre les épiait depuis le début du périple… Cette ombre était Indra, déchu à ce stade par la faute de son petit frère, de « ce raté » qui monopolisait tout l’amour et l’attention de son vénérable père. Il ne comprenait pas pourquoi son génie n’était pas reconnu à sa juste valeur. Ce n’était qu’au dernier jour qu’il tira une conclusion. Et ce jour-là, ses yeux brillaient d’une lueur aussi rougeoyante que les gouttes de sang qui perlèrent de son poing ferme. [~~~] – Depuis ce jour, j’ai compris… déclara Indra d’une voix sobre. J’ai compris que Père avait vu en toi, le raté, celui qui devrait donner son image au Monde. La Lune commença à éclipser le Soleil. – Mais Père n’est plus ! dit-il en haussant la voix, plaquant son poing empli de haine sur son torse blindé. Sa Volonté s’est éteinte avec lui, mais ses pouvoirs s’expriment à travers moi ! L’affrontement était inévitable. – … Tu me déçois ani-san, prononça tout bas Ashura. Je n’ai cessé de te tendre ma main, mais tu n’as fait que de la repousser. J’avais tant souhaité perpétrer l’œuvre de notre Père à tes côtés. Mais à présent… Le cadet ferma les yeux. Il prit une grande inspiration. Puis rouvrit ses paupières, plus déterminé que jamais. – …tu es devenu trop dangereux, reprit-il d’une voix grave, refroidissant d’avantage l’atmosphère aigre des lieux. Je dois exécuter mon devoir. – Heh… Tu auras au moins essayé… fit l’homme au Sharingan dans un rictus. Au fond de lui, il était ravi de voir son frère céder à la rage de vaincre avant même le début d’un combat, ce qui était une première pour le pacifiste. La lumière du Soleil se fit peu à peu consumer par les ténèbres de la Lune. Les fils d’Hagoromo placèrent une main au pommeau de leur sabre, et se saluèrent mutuellement d’un geste de l’autre main. Cet acte – aussi insolite fût-il dans ce contexte – avait une profonde signification pour nos deux protagonistes. Cela remontait du temps de leur première affrontement… « Mes fils, sachez que dans la vie on ne peut éviter le conflit avec autrui. C’est dans ces moments-là qui faut faire preuve de civilité et de le saluer. Par le sceau de la confrontation, vous tendez deux doigts pour exprimer votre franchise et votre respect. Par le sceau de la réconciliation, vous serrez vos doigts avec votre opposant pour le remercier de vos échanges et prouver votre fraternité. L’homme est un être social. Par ces gestes, vous créez ainsi un lien avec votre adversaire. » (Ōtsutsuki Hagoromo) Les deux frères s’échangèrent un regard neutre, attendant un évènement quelconque pour lancer le signal de départ. C’était le calme avant la tempête… L’éclipse était totale… … et le combat commença. Les épées se dégainèrent. Leur vitesse était surhumaine. Seul leur souffle les trahit, tranchant net le silence… tel le cri d’une tempête. Les armes s’entrechoquèrent, frappèrent si fort que le seul bruit sinistre de leurs coups aurait pétrifié de peur n’importe quel guerrier. La bataille qui faisait rage était d’une violence inouïe, c’était celle de deux frères, celle de deux visions mais finalement celle d’un seul destin qu’aucune force en ce monde n’avait su empêcher… Car ces coups d’épées, qui débitaient à une fréquence aussi affolante qu’un rythme cardiaque effréné, sonnaient le glas du début d’une nouvelle ère : celle où tout avait commencé… Mais ce qui était le plus inquiétant n’était pas tant la puissance de ce combat, du moins c’était préférable, car l’éclipse drainait les pouvoirs des frères. Tout cela n’était que le timide commencement de ce qui s’avérerait être le combat le plus terrible de tous les temps. Les deux frères, l’aîné et le cadet, s’étaient bien rendus compte de ce fait. Pour une raison mystérieuse, cet alignement entre l’astre lunaire – source de pouvoirs occultes – et l’astre solaire – origine de la vie – semblait créer un effet de résonance particulièrement puissant sur certains êtres de la planète. Tous n’étaient pas autant touchés. La majorité ne ressentait même pas les effets de l’éclipse, mais les deux frères n’étaient pas les plus à plaindre. *** À différents endroits du monde, neuf créatures s’étaient effectivement assoupies, incapables même de bouger, luttant pour garder leur conscience. Parmi elles, un jeune renard à neuf queues – qui aurait fait pâlir d’effroi le plus redoutable des fauves – était assoupi, immobile. Dans sa chute, il s’était écroulé sur le monument de pierre devant lequel il était venu se recueillir, le brisant sous son poids, une larme coulant de ses yeux tandis que n’était plus visible que l’inscription tombale qu’il avait détruite : « Ōtsutsuki Hagaromo». – Vieil homme… *** Lorsqu’Indra s’était approché d’Ashura, il avait vu son Chakra diminuer au rythme de la Lune. Il avait profité de la faiblesse totale de son frère pour l’attaquer. Malheureusement pour lui, les deux étaient mis à la même enseigne. Ashura luttait tant bien que mal face aux assauts de son frère, mais ce dernier dominait légèrement dans le domaine du Kenjutsu. Le jeune cadet ne pouvait s’empêcher d’être fasciné par l’aisance de son aîné qui semblait jouer avec son corps et leurs épées respectives. Un coup debout sur l’épée d’Ashura, puis ne laissant plus que sa cape au contact du tranchant de la lame, Indra ne tarderait peut-être pas à prendre l’ascendant… Cependant, Ashura avait un autre avantage : un héritage symbolique que son défunt père lui avait légué. Gardant son épée dans sa main droite, il leva en hauteur célèbre sceptre du Rikudō Sennin. Soudain, la zone, plongée dans la pénombre, s’illumina. La surprise fut clairement visible sur le visage d’Indra, avant de comprendre que cette lumière ne venait pas du bâton, mais du Soleil dont les premiers rayons atteignaient de nouveau le sol. Soudain, Indra retourna la propre surprise créée par Ashura contre lui. D’un geste habile et précis de la main, il fit légèrement pivoter la lame de son épée de telle sorte que la lumière du Soleil aveuglât Ashura, dont les mouvements, aussi rapides fussent-ils, n’étaient pas de taille face à la célérité. Sortant son arc d’un geste vif, le plus vieux tira alors une flèche que son adversaire ne put totalement esquiver, bien qu’attentif aux déplacements de l’air, lui laissant une fâcheuse coupure à la joue. C’était une blessure acceptable en prenant en compte le petit cratère causé par le projectile de son frère lorsqu'il s'abattit sur le sol, derrière lui. Les flèches étaient customisées avec une pointe de plomb taillé en une forme semblable à un varja*, ce qui permettait de stabiliser leur vol et de leur doter d'un énorme pouvoir destructeur doublé d’une excellente précision. Indra sauta sur l’occasion et fonça aussitôt, mais Ashura, par réflexe, se protégea avec l’arme de son père. Indra frappa et un bruit caractéristique indiqua que le coup avait fait mouche. Il avait tranché quelque chose… Ashura, d’un bond, marqua la distance avec son frère et profita de ce court répit pour s’analyser, se demandant quelle partie de son corps Indra avait tranchée. Ses bras et ses jambes étaient tous opérationnels, son corps tout entier ne présentait aucune grave coupure. Mais ce fut Indra qui, éclatant d’un rire rauque, fit comprendre à Ashura ce qui s’était passé. – Te voilà à présent armé d’un vulgaire bâton face à Indra Ōtsutsuki… Ashura observa avec effroi l’état de l’héritage de son père. Indra avait raison. – « Il a tranché le shakujō… ! » Ashura tomba à genoux, dépité de voir dans quel état le symbole du Rikudō Sennin avait été transformé par Indra, par sa faute. Le rire de ce dernier redoubla d’intensité, puis s’arrêta aussitôt. Le frère aîné, l’air pensif face à son frère à genoux, sortit alors un kunaï de sa poche. – Je t’ai surestimé… Je ne prendrai même pas la peine d’émousser ma lame pour t’achever. Il jeta alors le kunaï droit en direction de la tête de son frère tout en se retournant, s’apprêtant à partir… Mais il fit aussitôt volte-face tandis qu’un son métallique refroidissait l’atmosphère et esquiva d’extrême justesse son propre kunaï qui lui trancha légèrement la joue tandis qu’une petite pierre, lancée par Ashura, tombait par terre entre les deux. Ce dernier, fixant Indra avec détermination et montrant fièrement son bâton, s’était relevé. – Même armé d’un shuriken, on peut perdre face à un maître muni d’un caillou… Nous voilà à égalité. Indra s’essuya la joue d'un geste rageur. L’opposition fratricide battait son plein, sans qu’aucune des parties ne prît d’avantage décisif. Çà et là, l’un des deux semblait dominer, mais le murmure de la victoire s’essoufflait bien vite au cœur les puissants chocs métalliques. La vitesse du combat avait encore augmenté. Un œil, même entraîné, n’aurait plus rien pu suivre et les coups pleuvaient à une vitesse telle que jaillissaient des étincelles. Du moins, étaient-ce les coups ou y avait-il présence d’électricité dans ce combat ? Les armes s’entrechoquaient si puissamment, s’effleurant régulièrement avec justesse tant les coups étaient également précises que les minéraux composant les lames semblaient en fusion. Ou y avait-il présence de feu dans ce combat ? Car l’atmosphère de la bataille avait changé. Il ne s’agissait plus seulement de coups, une autre composante s’était introduite dans cet affrontement divin. Le Chakra et les éléments se joignaient au spectacle dont la beauté n’avait d’égale que la tragédie. – « Katon – Gōkakyū no Jutsu ! » (Libération du feu – Boule de feu suprême) Une gigantesque boule de feu sortit soudain de la bouche d’Indra et illumina la scène ténébreuse de ses mille clartés sinistres. Ashura ne pouvait encaisser une telle attaque, la sphère était beaucoup trop incandescente et détruirait tout sur son passage. Il opta pour la fuite mais c’était inutile, la vitesse du lancer était proportionnelle à la puissance son utilisateur et Indra n’était pas en reste à côté de son frère. Ashura eut tout juste le temps de plonger par terre, comme si cela l’empêcherait d’être brûlé vif alors que les flammes monstrueuses léchaient déjà le sol en le faisant fumer, supprimant toute vie éventuelle qui aurait eu le malheur d’y planter d’éphémère racines… C’est avec satisfaction – et une nouvelle boule, cette fois-ci au ventre – qu’Indra vit sa création de feu transformer en cendres tout ce qui se trouvait sur son passage. Le combat avait pris une autre dimension que l’aîné semblait avoir su saisir en premier. – Cette ineptie n’a que trop durée, mon frère. Je me chargerai de tes funérailles… La boule de feu se dissipa. Son travail était terminé. Du moins, c’est ce qu’on aurait pu penser au premier abord. Ashura s’était, en réalité, jeté sur la partie haute du shakujō de leur défunt père lorsqu’il s’était couché par terre et l’avait levé directement en direction des flammes qui furent absorbées par le puissant pouvoir qu’il possédait. Cependant, l’outil, tranché en deux, laissant goûter aux flammes à ses entrailles et, s’il parvint à libérer Ashura du joug de l’éclat enragé, cela ne fut pas suffisant pour le protéger lui-même de l’étuve qu’il absorbait et il se retrouva en cendres tandis que les dernières lueurs du terrible souffle d’Indra s’estompaient dans la pénombre de ce semblant de nuit… En dehors du bâton que tenait Ashura, il ne restait dorénavant plus que des cendres du célèbre shakujō du Rikudō Sennin. Profitant de la relative faiblesse de son frère suite à son attaque et de sa surprise, le cadet parvint, par une violente offensive, à l’envoyer au sol. Il était à sa merci. Mais la situation s’inversa de nouveau lorsqu’Indra relâcha quelques flammes, bien timides en comparaison de la terrible sphère qui précédait mais rapides et nombreuses, qui forcèrent Ashura à les esquiver et permirent à son frère de se relever. – Tu as su retarder ton inévitable destin de quelques instants. Cette performance t’honore mais ne se reproduira pas… – Utiliser le Chakra pour de pareils desseins… ! s’énerva Ashura. Mon frère, n’as-tu donc plus de morale ? – Qu’apporterait une morale superflue à ce monde changeant ? – Tu ternis le Ninshū ! – Je crée le Ninjutsu ! Son Chakra revenait, Indra le ressentait. Cette fois-ci, aucun outil ne pourrait plus protéger Ashura. Il ne lui laisserait aucune chance. Il relâcha une deuxième boule de feu, encore plus grande que la précédente ! Ashura la vit venir mais, chose étonnante, il ne chercha pas à esquiver. Indra se déplaça du même coup, concentré sur sa cible, pour ne lui laisser aucune chance même en cas de nouvelle miraculeuse survie. Mais il vit cette fois-ci clairement le feu consumer son frère et c’est avec satisfaction qu’il le regarda brûler vif. C’était fini… Ashura avait disparu au milieu des flammes. _________________________ *Pause culture • La signification des noms des personnages : Gamamaru (ガマ丸) = « cercle (dans le sens de "perfection") de crapaud » Hebimaru (蛇丸) = « cercle de serpent » Namekujimaru (蛞蝓丸) = « cercle de limace » ; détail : le nom est masculin mais les limaces sont hermaphrodites, ne soyez donc pas étonnés que j’ai employé des pronoms féminins pour la désigner. Petite parenthèse : "maru" est un suffixe employé pour les vieux prénoms masculins ainsi qu’au navires nippons. Par ailleurs, dans la culture basque (fervents adorateurs des forces naturelles), Maru est à la fois un personnage mythologique et une désignation qui se réfère à quelques personnages légendaires vivant en ermite. Bref, des noms qui vont comme un gant à ces trois grands maîtres du Senjutsu. • Deidarabotchi (signifiant « géant ») est l’un des noms donnés au Jūbi (voir chapitre 594). Ce nom est une référence au yôkai éponyme du folklore japonais : un créature si gigantesque que ses traces de pas ont formés des lacs et dont le corps est comparable à une chaîne de montagne lorsqu’il dort. • Un varja (mot sanskrit signifiant à la fois « foudre » et « diamant ») est à la fois une arme de poing et un outil religieux des moines hindouistes et bouddhistes. C’est également l’arme et le symbole du dieu hindou Indra (quel hasard ^^). Il est censé également représenter la fermeté de l’esprit et le pouvoir spirituel.
  15. Chapitre sympatoch Pauvre Lucy, l'auteur l'en fait voir de toutes les couleurs. Et Natsu, comme s'il ,'avait déjà pas la grosse tête ^^ Toujours aussi classe Acnologia ♥ (je suppose attiré par l'odeur de Gajil) Quant aux "nouveaux" habits de Zeref, on dirait que rien n'a changé depuis le chapitre 466. Y'a juste la cape qui le rend plus "impérial". Heureux que l'histoire du compte à rebours tiens encore la route. Et leurs titres sont toujours aussi représentatifs que le chapitre qu'ils incarnent. Et au vu du contexte (et du titre du prochain), je pense que le n°0 soit littéralement la fin ! Le réveil d'E.N.D. ! August en serait le déclencheur ?
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