Jump to content


Crimson Rain Papy

Members
  • Content Count

    2895
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    12

Crimson Rain Papy last won the day on January 27

Crimson Rain Papy had the most liked content!

Community Reputation

416 Excellent

About Crimson Rain Papy

  • Rank
    One Punch-Man
  • Birthday 01/25/1997

Recent Profile Visitors

The recent visitors block is disabled and is not being shown to other users.

  1. WTF ce groupe 5 Ils sont tous dans mon top 50 sauf Manji, mais même lui je le trouve vraiment super. J'ai quand même voté Gintoki only, parce que numéro 1 IM hein, et j'aurais pu voter Gyro mais j'ai dans l'espoir de maximiser pour que Gintoki au moins passe. Mais wow. Tenma mon perso préféré de tous les Urasawa, Killua mon perso préféré de HxH, Joseph mon Jojo préféré... Dur No comment le groupe 6, vote blanc.
  2. Episode 4 : Bien trop court x) Et pourtant beaucoup d'infos dans cet épisode, même si là c'est pour clore l'introduction pour de bon, et finir de mettre en place les éléments centraux de TGCF, avec cette rencontre sur la charrette. Pour reprendre un peu dans l'ordre, encore une fois sublime adaptation et animation, j'aime beaucoup l'idée de la "communication array" qui est présentée comme des apparitions, dans le roman c'est seulement des échanges vocaux, mais ici ça permet de voir Feng Xin qui rage et Mu Qing qui ricane, donc forcément j'adore Et puis ça permet ce petit passage qui n'est pas dans le roman, Xie Lian qui remercie ses deux anciens généraux pour leur aide via leurs subordonnés, et la réaction silencieuse de ces deux là. C'est un moment assez doux-amer qui est bien pensé, encore une fois j'aime beaucoup ce que l'adaptation animée fait de ce trio, qui a une relation complexe et qui prend son temps pour être développé au fil du roman, donc ces petites touches ci et là sont très plaisantes. On présente aussi enfin les 4 fantômes qui sont au niveau "dévastation", donc le plus haut grade en terme de dangerosité. Qi Rong est mentionné pour avoir aidé Xuan Ji mais est aussi très faible et plus relou qu'autre chose, Bai Wuxiang est déjà connu de Xie Lian et a déjà été vaincu, Black Water est très mystérieux et ne touche pas énormément au monde des hommes. Mais le dernier, Hua Cheng, suffit à lui tout seul de faire trembler l'ensemble des Cieux, après cette incursion des centenaires plus tôt où il a défié et affronté 33 dieux et a gagné haut la main. Là, je regrette un peu de ne pas avoir vu le combat animé, même brièvement, mais ce que Haoliners a fait pour ce qui a suivi, aka les Dieux mauvais perdants qui refusaient d'honorer leur part du marché et ont donc vu tous leurs temples brûlés, était très sympa niveau mise en scène. Après ça m'étonne que là ils aient sauté quelques détails, comme les rumeurs autour de qui serait Hua Cheng (dans l'ordre je crois que le roman dit : un enfant maudit par les cieux, un soldat mort pour son pays, une femme transie d'amour, voire un être qui a atteint le statut divin mais a choisi de le refuser), mais le plus important est présent. Et on enchaîne sur Xie Lian qui va voir Ling Wen qui croule sous le travail (elle fait de la peine lol), et décide de créer son propre temple et d'aller chercher lui-même des croyants. Le moment où il ouvre le temple Puji est marrant, surtout avec les villageois qui lui suggèrent d'ouvrir un temple "Dick Yang" à la place x) Cette traduction est merveilleuse. On le voit faire ce qu'il fait de mieux : marchander et faire de la récup, c'est d'autant plus frappant en se souvenant de l'image de prince qui nous est montré dans l'épisode 1. Et puis la rencontre fatidique. Au milieu des feuilles d'érable, en fin d'après-midi, une charrette se dirige vers Puji et Xie Lian y rencontre un jeune homme habillé de rouge qui a l'air de pouvoir répondre à ses questions, sur les dieux, mais aussi sur les fantômes. Un regard est échangé, un regard qui dit tout. Ce que j'aime vraiment dans ce qu'a fait l'adaptation, là, c'est qu'on nous prend pas pour des idiots. On sait pertinemment qui est le garçon sur la charrette, tout comme Xie Lian le devine lui aussi tout de suite. Et puis surtout c'est ce moment où est inséré un instant qui a eu lieu plus tôt, de Ling Wen qui prévient Xie Lian, lui dit de faire attention, de ne pas se faire avoir. C'est suivi par ce regard qui traduit cette méfiance, qui traduit qu'il n'est absolument pas dupe aussi. Mais c'est aussi un regard curieux. Xie Lian sait qu'il doit faire attention, mais ce qu'il sait surtout c'est que jusque-là, il n'a aucune raison de s'inquiéter. Xie Lian est très malin, il sait très bien ce qu'il se passe. Mais il est aussi toujours prêt à laisser le bénéfice du doute, et choisit de suivre ses propres conclusions plutôt que celles des autres. C'est un thème central à TGCF, ça. Le pouvoir que peut avoir un simple geste. C'est ce qui rend cette rencontre si mémorable pour ceux qui ont déjà lu le livre, et je suis vraiment très très heureuse que Haoliners ait compris cela et l'adapte si bien. Bref. Encore un très bon épisode, qui termine ENFIN l'intro, et rien de mieux pour enfin lancer l'histoire que d'enfin entendre San Lang parler ❤️ Haoliners et Bilibili avaient réussi à garder la surprise, et pas du tout déçue, son doubleur est absolument parfait, il est tel que je l'imaginais. Hâte de l'entendre encore et encore Surtout que la semaine prochaine y a un moment très très fort, qui était splendide en manhua, j'espère que le donghua saura faire aussi bien. Hype, comme toujours 👍
  3. Son auteur Vote blanc pour le premier groupe, gros vote pour Gyro pour l'autre, même si Jolyne, Chika et Noi sont aussi merveilleuses. Ah et au cas-où, du calme, je blague pour Nami (même si au fond c'est un peu vrai, allez).
  4. Je suis partie pour commenter toute seule les 11 épisodes et j'assume Episode 3 : Je vais rien dire de nouveau, en tant qu'adaptation c'est une folle réussite. Je pense que n'importe quel anime aurait bouclé cet arc en deux épisodes, et Haoliners a décidé de prendre son temps, de laisser des moments de pause là où il en faut. Ils ont même rallongé certains passages! Le flash-back de Xuan Ji et Pei Ming est normalement juste un petit passage de narration, résumé par Pei Su, mais là non seulement on a droit à Xuan Ji dans toute sa beauté humaine (parce que woah elle est magnifique), mais aussi Pei Ming dans tout ce qui le rend génial et détestable J'espérais fort de le voir et je suis pas déçue, son armure, sa voix, son côté taquin sont parfaits, même si à ce niveau de l'histoire il est clairement pas montré sous son jour le plus admirable. Dans les gros points faibles, je dirais qu'il y a la mort de Xiao Ying, qui est expédiée. Dans le roman aussi elle est expédiée je précise, elle est même voulue comme ridicule : ses derniers mots sont "est-ce que je vous ai aidé?" et dans sa tête, Xie Lian grimace et répond "Euh pas vraiment non...". Mais là ce qu'il m'a manqué surtout c'est le poids de l'attaque de Xuan Ji, on la voit qui rebondit un peu plus loin et on se dit qu'elle va bien, mais tout à coup elle est en sang x) Bref, pas terrible. Mais pour le reste, Xuan Ji qui maudit les Cieux et Pei Ming c'était un moment que j'attendais et qui m'a pas déçue, c'était très puissant comme scène. Ca introduit très bien le ton du roman, l'opposition entre Dieux et Fantômes, alors qu'on comprend très très vite que les Dieux ne sont pas des êtres parfaits loin de là, la plupart ont même parfois les mains bien plus couvertes de sang que leurs homologues fantômes. Xuan Ji est un bel exemple de cela : elle a perdu la raison et était à la base fragile mentalement pour péter les plombs à ce point là, mais c'est aussi parce que Pei Ming a décidé de l'approcher et de ne même pas laisser une chance à leur potentielle relation. Malgré tout, il n'est pas complètement mauvais, comme c'est montré par le fait qu'il ait continué de prendre soin d'elle (c'est même mentionné dans le roman que s'il a envoyé Pei Su à sa place, c'est parce qu'il savait qu'elle perdrait la tête encore plus en le voyant), et puis son côté droit, à ne pas utiliser les informations qu'elle était prête à lui céder pour son affection. D'ors et déjà on voit que les personnages sont plus complexes qu'ils en ont l'air, et c'est fait par l'animation, par l'usage du média et non pas une voix-off/des dialogues explicatifs, et c'est très très cool. Visuellement ça reste magnifique, même la 3D utilisée pour les mariées est franchement bien foutue et donne un côté désarticulé qui convient parfaitement. Un autre petit bémol qui là par contre je pense ne dépend pas de Haoliners mais bien des règles très strictes de censure en Chine par rapport à la violence (par exemple il est interdit de montrer des corps sans vie, et déjà à ce niveau TGCF va très très loin au delà des règles), mais du coup le visage du garçon bandé à la fin, bien qu'un peu crade, n'est certainement pas aussi horrible qu'il l'est décrit dans le roman x) La peste des visages c'est vraiment une fabrique à cauchemars dans TGCF, et là je me doutais que ce serait adouci visuellement, vu que normalement les pustules ressemblent vraiment à des visages qui ressortent, parlent, sont capables de pleurer et mâcher (bref un enfer), c'est un peu décevant. Enfin, magnifique épisode encore une fois, hâte hâte de voir l'épisode 4 car c'est celui qui lance véritablement l'histoire, la fin de l'introduction De loin ça semble lent, mais honnêtement pour moi qui avait très peur de voir TGCF rushé, qu'ils prennent tant leur temps ça me soulage au plus haut point. Ca veut dire que l'anime va prendre dix ans pour tout adapter, mais au moins cela fera vraiment honneur au matériau original, qui le mérite tellement, et à ce niveau j'ai rien à dire, pour le moment c'est de l'adaptation quasiment parfaite. J'aimerais juste que bilibili engage quelqu'un d'autre pour leurs subs anglais, parce que si c'est compréhensible (et encore pour quelqu'un qui connaît pas du tout l'histoire je me demande ce que ça vaut), ça reste quand même vraiment pas dingue... et mes espoirs de voir une version alternative par funimation sont tombés à l'eau. Ca c'est relou.
  5. Heaven Official's Blessing/天官赐福 (Tian Guan Ci Fu) Tiré du roman du même nom, écrit par Mo Xiang Tong Xiu (Mo Dao Zu Shi) Réalisé par le studio Haoliners Action/horreur/fantasy/romance Automne 2020 11 épisodes Disponible sur BILIBILI et sa chaîne youtube, et Funimation pour l'Amérique du nord et sud SYNOPSIS : Il y a 800 ans, l'un des plus grand royaumes des plaines centrales de Chine se nommait Xian Le. On dit que le royaume possède quatre trésors : ses richesses, sa culture, ses femmes, et enfin son Prince Héritier, Xie Lian. Celui-ci est adoré de son peuple, et il le lui rend bien, refusant l'aisance que lui promet son statut pour se consacrer à la cultivation et à la maîtrise des arts martiaux. À 17 ans, il est choisi pour incarner l'Empereur Divin des Cieux lors de la Parade des Offrandes aux Dieux, privilège qui n'est offert qu'aux plus grands maîtres des arts martiaux. Peu de temps après, il affronte le fantôme qui hante le pont Yi Nian depuis des millénaires, et est victorieux. C'est ainsi que Xie Lian atteint l'immortalité et devient, lui aussi, un être vénéré et surpuissant, un Dieu comme les Cieux n'en ont que rarement vus. Puis tout bascule. Peu de temps après son ascension, Xian Le sombre dans la terreur, la guerre civile, et est ravagée par une violente épidémie. Xie Lian décide de se rendre sur place alors que cela lui est interdit, en tant que Dieu, de se mêler des querelles humaines. Sa décision bien que louable n'arrange pourtant pas la situation. Xian Le est toujours dans le chaos, et le Prince Héritier se retrouve totalement impuissant, haï de ses compatriotes, et enfin démit de son statut divin. Quelques années après, lorsqu'il atteint la divinité pour la seconde fois, cela ne dure que quelques minutes. Il va directement attaquer l'Empereur Divin, et se retrouve, encore une fois, démis de sa divinité. Et maintenant, 800 ans plus tard, Xie Lian est devenu un vagabond sans le sous qui traverse le pays et gagne sa vie en faisant la manche, des spectacles de rue ou en fouillant les ordures. Il est connu comme "risée des trois royaumes", et le royaume de Xian Le a disparu des mémoires. Xie Lian est un immortel qui erre, et le Prince Héritier qu'il était, il n'y a pas une personne qui saurait encore le reconnaître. Et la cloche annonçant la montée aux Cieux se met à sonner à nouveau. Le Prince Héritier de Xian Le, Xie Lian, devenu incarnation de la malchance et de la pauvreté, a atteint le statut divin pour la troisième fois ! Il est immédiatement mis au travail afin de rembourser la dette qu'il a déjà accumulée rien qu'en accédant à nouveau au ciel, chargé de s'occuper d'un fantôme surnommé l'Époux Fantôme qui terrorise le Nord en enlevant des femmes en chemin vers leur mariage. C'est ainsi qu'il rencontre Hua Cheng, Roi des Fantômes qui a autrefois terrorisé les Cieux, mais qui décide pourtant de lui apporter son aide... AVIS : J'ai pas besoin de m'étaler et d'expliquer à quel point j'aime, de tout mon coeur, ce roman. Ça fait plus d'un an que je porte un kit TGCF et que j'en parle incessamment autour de moi. Car lire le roman a été une pure claque comme j'en avais rarement vécu, une histoire aux accents mythologiques, de personnages plus grands que nature, immortels et surpuissants, dans un univers sublime et incroyablement bien développé. De l'épique, mais aussi du frisson d'horreur, sachant que beaucoup des arcs sont centrés sur des enquêtes autour de démons qui sont toujours extrêmement vicieux et violents. Mais aussi c'est une histoire qui déborde de mélancolie, de douceur. Xie Lian est un personnage principal absolument passionnant, et touchant, et terriblement imparfait. Hua Cheng a cette aura incroyable, cette histoire bouleversante, certaines répliques qui me foutent encore des frissons. Et là, on nous a annoncé une adaptation animée. Ça fait très peur, au début. Parce que TGCF c'est un récit absolument dantesque, aux combats immenses et impressionnants, et énormément de finesse aussi, dans les dialogues, dans l'écriture des arcs, des personnages. Il y a tant de détails, tant de world-building, le roman est plus qu'une brique, c'est une série de 5 tomes extrêmement long et pourtant toujours rythmés, bourrés d'informations et retournements. Et puis l'animation chinoise 2D n'est pas vraiment impressionnante, quand on la compare au Japon, c'est un fait. Et même si le premier trailer m'avait soufflée tellement tout semblait parfait, j'avais toujours ce doute, je me demandais si ça allait être possible de vraiment faire aussi bien, et ce pour 11 épisodes. J'avais quand même vraiment peur, parce que mes attentes étaient si hautes, que ce livre je l'ai lu au final 2 fois tellement je l'ai aimé et que du coup, je peux pas m'empêcher d'être très exigeante. Et bon sang, mais qu'est-ce que cette adaptation est folle. Qu'est-ce que c'est beau. Qu'est-ce que c'est bien écrit. Il y a juste ce qu'il faut comme ajustements pour passer de la narration au visuel. Il y a les petites touches d'humour du novel qui passent parfaitement, bien insérées dans le récit, notamment grâce à Nan Feng et Fu Yao qui sont tordants. Il y a cette atmosphère tellement glauque du premier arc, ce côté poisseux et puant des cadavres accrochés aux arbres. Et il y a la poésie au milieu du macabre, ces papillons au milieu des arbres ensanglantés, ce thème déjà fabuleux qui résonne lors des cinq dernières minutes. Il y a ces putain de sakuga, Xie Lian qui se bat contre le fantôme de Yi Nian, bon sang, ce pied!! Alors tout n'est pas parfait, je trouve le doubleur de Xie Lian un peu à côté, je me demande aussi si ces cinq dernières minutes qui moi me comblent en tant que fan ne sont pas trop compliquées pour les nouveaux venants, et peut-être même que par moments c'est trop lent. Mais sinon, vraiment, j'ai rien à dire, le roman est merveilleusement bien respecté, des détails sont mentionnés alors qu'ils seraient d'ordinaires sautés, ça prend son temps pour tout installer et surtout construire l'atmosphère nécessaire. C'est tout simplement sidérant, la qualité de ces deux premiers épisodes. Je peux qu'espérer que ça reste comme ça jusqu'au bout, et surtout j'espère qu'un maximum de personnes s'intéresseront à ce qui est, clairement, l'un des très très grands animes de l'année, même si c'est chinois, même si c'est du BL (partie qui sera pas adaptée car censure chinoise). C'est avant tout un récit inoubliable, une perle comme il en existe rarement, et j'espère vraiment que la sortie sur Funimation pour les USA permettra d'enfin faire découvrir cette merveille à un public plus large. Et surtout, sachant exactement ce que cette saison va adapter, j'ai déjà incroyablement hâte de voir la saison 2, puis 3, va savoir combien d'épisodes ça va prendre pour tout adapter, mais oui, j'ai déjà hâte. "Body in the abyss, heart in paradise"
  6. Enfin Alors, Wei Wuxian. Juste pour le disclaimer, dans Mo Dao Zu Shi, il y a vraiment un gros cast, rempli de persos incroyables, et WWX ne fait, je pense, même pas partie de mon top 3. Je crois qu’il est tout juste top 5. Mais ça n’empêche pas que pour moi il mériterait largement de rouler sur le groupe, sauf que ça n’arrivera évidemment pas, mais c’est pas bien grave je peux quand même papoter et essayer d’expliquer en quoi ce perso est intéressant et mérite absolument sa place ici (même si au fond, si c’était moi, je lui aurais préféré d’autres de son même univers). Déjà pour un peu mettre les choses dans l’ordre, vu que ici je pense qu’on est deux à avoir vu/lu MDZS (coucou Sile) et que ceux qui n’ont vu que 3 eps n’en ont vraiment pas assez vu pour apporter un vrai jugement. MDZS, c’est l’histoire d’une chute, tout simplement. La chute de ce même Wei Wuxian, héros de l’histoire que l’on lit/regarde, et pourtant grand méchant de l’histoire qui nous est contée. Et là où MDZS fait déjà quelque chose d’intéressant, c’est qu’on ne débute pas en voyant le héros à son apogée, on débute en le voyant juste après sa fin. Et c’est progressivement, via des dialogues, des flash-backs, et beaucoup de parallèles entre passé et présent, que l’on va mieux saisir ce qu’il lui est arrivé. Wei Wuxian est mort. C’est pas un spoiler, c’est littéralement la première ligne du roman/la première réplique de la série. Dans une Chine de la dynastie des Tang (d’où les cheveux longs) où les fantômes sont souvent là pour mettre le bordel, certains suffisamment doués et assidus arrivent à développer des pouvoirs (via ce qu’on appelle la cultivation) qui leur permettent de combattre ces différentes créatures, généralement nées d’âmes qui n’ont pas pu reposer en paix et autres esprits vengeurs. Seulement, là où WWX était l’un des cultivateurs les plus impressionnants et prometteurs de son époque, après avoir permis aux principales sectes (clans de cultivateurs) de vaincre la secte des Wen qui tyrannisait la région, a sombré dans une pratique dangereuse qui est non pas de vaincre les fantômes en effaçant leur ressentiment, mais d’utiliser leur ressentiment pour manipuler ces créatures, et pour tout dire manipuler les morts pour tuer des morts. Cependant, cette pratique est évidemment très tabou, et en conséquence, les mêmes sectes qu’il avait aidé se retournent contre lui lorsqu’il ne maîtrise plus assez son pouvoir et déclenche des catastrophes, et il est tué par un de ses anciens compagnons cultivateurs. Et c’est là que l’histoire commence. Car Wei Wuxian, qui avait fait de la mort son allié, est ramené à la vie 13 ans après sa chute. Cependant, il n’a pas demandé à être tiré de son repos éternel. Quelqu’un l’a ramené à la vie, lui dont le nom est désormais utilisé pour faire peur aux enfants. Quelqu’un voulait qu’il revienne et l’utiliser pour ses propres plans, mais qui? Ca, Wei Wuxian ne le sait pas, mais il est prêt à enquêter pour découvrir exactement pourquoi, car après tout, beaucoup ont conté son histoire mais personne ne sait réellement qui il est et encore moins la vérité derrière sa mort. Mo Dao Zu Shi, c’est un récit absolument fascinant, épique et très souvent cruel, qui aborde avec beaucoup de brio l’importance du point de vue et surtout le risque qui vient avec les “on dit”. Chaque personnage est à un moment où à un autre victime d’un “on dit”, parfois ils sont bienveillants et parfois beaucoup moins, mais ces réputations, dans un monde antique très archaïque, sont souvent ce contre quoi beaucoup de personnages se battent. Wei Wuxian, héros du roman, est évidemment le cas le plus évident : si sa véritable histoire ne le peint jamais comme un saint, elle pousse quand même encore et encore à se remettre en question. Le livre est écrit ainsi, pour que le lecteur apprenne à remettre en question ses idées reçues, pour toujours chercher plus loin, chercher la vérité. “合卷之后闭眼再读”, “Ferme le livre, et réfléchis-y à nouveau”, la chanson officielle de la série conclut sur cette phrase. Parce que Wei Wuxian, j’y viens enfin, est effectivement un personnage qui se veut complexe, voire incohérent. Présenté comme le pire homme jamais existé, sa première apparition laisse immédiatement penser que… ben y a pas de quoi en faire un fromage; Wei Wuxian a un côté très taquin, toujours souriant, je dirais même cabotin (😏 ), il ne paraît jamais très sérieux. Il est même plutôt agaçant, lorsqu’on le découvre. Pas pour rien qu’on est beaucoup à s’arrêter après trois épisodes de l’anime/donghua, c’est ce qu’il m’est arrivé la première fois parce que je pensais pas une seconde que je supporterais Wei Wuxian, qui est vraiment ce sale gosse toujours réponse à tout que tout le monde a pourtant l’air d’adorer. Mais évidemment, là, on parle de Wei Wuxian assez jeune (15 ans), et surtout d’un Wei Wuxian qui vivait en temps de paix, et qui pouvait se permettre de faire l’idiot. Car il se met à briller lorsque l’histoire avance, et que le tout s’assombrit assez brutalement. Je ne vais pas spoiler quoique ce soit, mais vraiment, il ne faut pas se faire avoir par les 5-6 premiers épisodes de l’anime (qui ne suit pas la même chronologie que le livre malheureusement). Mo Dao Zu Shi est une histoire de guerre, et des dégâts qu’elle peut causer des décennies et des décennies après. Wei Wuxian est extrêmement doué, à l’épée mais aussi en tant que cultivateur, il est intelligent, il est très charismatique. Il sait charmer mais aussi faire trembler les genoux de peur quand il veut, et c’est vraiment aidé par ses différents doubleurs (notamment celui de l’audio drama), qui parviennent réellement à saisir cette réelle ambiguïté qui le rend si intéressant. Car plus on découvre son passé, plus on voit ses côtés sérieux, plus on voit aussi à quel point quelque chose en lui est totalement brisé. Peut-être que c’est son absence de vrai famille, ses parents dévorés par des chiens devant lui qui avait environ 5 ans et qui en a terminé à la rue, ce qui a créé une immense phobie des chiens + une peur de l’abandon. Peut-être que c’est un complexe lié à ses facilités, alors que son talent fait de l’ombre à son frère adoptif qui en vient à avoir du ressentiment contre lui. Peut-être que c’est son rejet pur et simple de l’autorité, qui l’a mené vers de si grandes choses, lui a permis de sauver tant de monde, mais a aussi été ce qui a détruit sa vie. Il y a des millions de choses à dire sur lui car chaque chapitre en apporte un peu plus sur le personnage. Wei Wuxian, c’est clairement pas un héros “simplet”, ce n’est clairement pas un incompris non plus, et ce qui est fascinant c’est réellement ce rôle qu’il prend, en tant que protagoniste qui est considéré comme grand méchant, mais qui n’est jamais dans un rôle de vengeur. Wei Wuxian il représente aussi cela, son retour auprès des vivants il ne le vit jamais comme un moyen de se venger/de corriger les torts et les mensonges qui ont été propagés après sa mort; mais il le voit comme une seconde chance. Celle de laisser ses fantômes derrière lui, s’éloigner de tout et recommencer à zéro, une vraie nouvelle vie. Sauf qu’évidemment, son retour à la vie n’étant pas une coïncidence, les choses ne peuvent évidemment pas se passer aussi facilement. Je vais pas conclure sans toucher quelques mots sur un autre élément évidemment central à son personnage : Lan Wangji. Wei Wuxian est assurément le héros du roman, l’histoire est écrite de son point de vue, ce sont ses souvenirs que l’on voit, et par ses yeux que l’on assiste à tout ce qu’il se passe. Cependant, la grande majorité de l’histoire se passe avec Lan Wangji présent à ses côtés, et c’est parce qu’ils sont les deux faces d’une même pièce, opposés mais indissociables. Une chose qui fait que j’aime énormément Wei Wuxian, c’est bien la manière dont l’autrice, Mo Xiang Tong Xiu, utilise qui il est, ses meilleurs côtés comme ses pires, pour faire avancer et évoluer son compagnon, ami et âme soeur Lan Wangji, et inversement. Les deux se complètent et se rendent meilleurs de par la présence de l’autre. Et malgré tout, ils se respectent infiniment, s’aiment non pas en dépit mais de part leurs différences. C’est parce que Wei Wuxian est une âme libre, qui respecte tout le monde mais avant tout ses idéaux, que Lan Wangji est devenu plus que l’homme de glace que son clan voulait qu’il soit, qu’il a appris à suivre son coeur, ses émotions, au risque de briser les règles qui enchaînaient sa vie, celles sans lesquelles il ne savait même pas exister. Wei Wuxian, lui, apprend énormément de la patience et de la bonté de Lan Wangji. Il apprend, lui aussi, à aller au delà des apparences, lorsqu’il comprend que Lan Wangji n’est pas juste un gamin coincé qui n’aime pas s’amuser. Ils apprennent à communiquer, aussi, et à mieux écouter. Les moments où Lan Wangji est tout simplement incapable d’exprimer avec des mots ce qu’il voudrait dire, mais que Wei Wuxian lui montre qu’il comprend, qu’il sait, sont époustouflants. Un couple absolument magnifique, tellement plus que tel qu’on nous le présente, le mec taquin et le mec froid sans émotions. Là encore, tout est dans le fait d’aller voir au delà des apparences. Et lorsqu’on saisit enfin exactement ce qu’il se passe, ce qui fait le lien entre les deux, le plus microscopique des sourires de Lan Wangji, tout comme le moindre mot de confirmation de Wei Wuxian sont plus puissants que n’importe quelle déclaration enflammée. Et en plus ils ont aussi la meilleure (et honnêtement la plus hilarante) scène de déclaration que j’ai pu lire. Bref. C’est un mot un peu ridicule après le pavé que je viens de taper, mais il faut bien que je conclue, et c’est difficile avec un personnage aussi riche mais aussi aussi méconnu sur ce forum. Parce que même si j’ai pas une seconde dans l’idée que je vais réellement faire regarder Mo Dao Zu Shi à peut-être plus que 2-3 curieux, et faire continuer leurs visionnages à certains qui comme moi avaient été refroidis par le début, je répéterai l’un des thèmes principaux de l’histoire : il ne faut pas se fier aux apparences. C’est une histoire d’aventure/enquête/surnaturel, avant tout, même si la romance principale est centrée sur deux hommes. C’est une histoire chinoise mais c’est tout, tout, TOUT sauf de la propagande, c’est même honnêtement surprenant parfois que ce livre soit un tel best-seller alors qu’il appelle au rejet des règles et de l’autorité, que tout un pan de l’histoire soit à propos d’un homme qui libère un peuple placé dans des camps de concentration et se bat pour leur liberté (ça s’invente pas quand même). C’est un xianxia, un genre chinois très spécifique mais qui est honnêtement facile d’accès, et même si on peut être un peu perdus au niveau des noms au début on finit très vite par s’y retrouver. C’est un magnifique roman, d’une autrice si talentueuse qu’elle a terminé celui-ci, et a enchaîné avec Tian Guan Ci Fu, qui est son meilleur roman, alors qu’elle n’avait même pas terminé la fac. Ne vous fiez pas aux apparences. Lisez/regardez Mo Dao Zu Shi. Un vote pour Wei Wuxian. (et au cas-où du coup, mon top 5 des persos de MDZS, en spoilers car pour certains, leur présence même implique beaucoup de choses EDIT : aussi, Cornetto.
  7. Groupe 37 Pas facile, Griffith est très cool, Eren s'est largement amélioré avec le temps, et Ash est un perso magnifique. Mais Chika, déjà, parce que Elle est merveilleuse. Et puis Tamaki, parce que double Lui aussi il est merveilleux, et en plus il passera jamais donc double raison de voter pour lui. En tant que love interest de shojo il est vraiment très, très sympa à suivre. Sa relation avec Haruhi fonctionne du tonnerre, le fait qu'il soit tellement déconnecté de la réalité au point de croire que son affection pour elle c'est parce qu'il est comme un père pour elle, je m'en lasse honnêtement pas x) L'un des meilleurs (si ce n'est le meilleur) rôle de Mamoru Miyano, le voir alterner entre son rôle du prince charmeur et le gamin tellement puéril c'est merveilleux. Il a des répliques que je me lasse pas d'entendre (notamment lui qui appelle Kyouya "maman"... Des années après j'en ris encore). Mais aussi une raison pour laquelle je trouve le perso vraiment très cool, c'est bien qu'il est un mec véritablement sympa et bienveillant. Et c'est pas souvent que ça arrive, dans les shojos. Certes il doit faire face à ses millions de préjugés sur "les classes moyennes", mais j'aime que l'autrice montre qu'il n'est jamais dans le jugement, il est toujours dans l'admiration, qui va trop loin et qui est au fond rabaissante, mais le manga entier est centré sur lui qui apprend à sortir de son petit palais, qui apprend à connaître les gens autour de lui aussi, et ça le rend tellement sympa à suivre. Vraiment un des meilleurs love interest de shojo, tout comme Ouran est de toute façon l'un des meilleurs shojos qui existe Groupe 38 Bon, deux de mes énormes favs dans le même groupe. L'un passera, l'autre pas, mais je vais parler des deux quand même. Déjà, Gyro, évidemment, SBR est mon manga préféré et Gyro en est la raison principale. Protagoniste incroyable, tellement plus profond et marquant que ses prédécesseurs Zeppeli, au fond c'est même je dirais le perso "allié" le plus marquant de tout Jojo, pas très loin devant Bruno. Tellement charismatique, tellement fun et aussi, pourtant, tellement touchant. C'est là que tient toute la beauté de Steel Ball Run après tout, c'est la partie la plus émotionnelle de Jojo, celle qui très clairement m'a fait le plus pleurer (sachant que les autres m'ont limite pas fait verser une larme), et l'écriture de Gyro y est pour beaucoup. Âme un peu perdue, et pourtant si brillante, d'un homme à la recherche de lui-même, à la recherche de liberté, celle d'un tiers, mais aussi la sienne, surtout. Un homme qui décide de se lancer dans ce voyage fou, qui décide d'affronter qui il est et de mettre ses convictions à l'épreuve. Le fait que cette fois il soit le "seul" allié aide aussi beaucoup, car il fait office de personnage principal, autant que Johnny. Avoir resserré l'intrigue autour d'un duo au lieu d'un groupe de 4-5 persos a vraiment aidé Araki à donner ce qui manquait beaucoup à pas mal de personnages, de la profondeur et de la nuance. Honnêtement, à ce niveau, on fait difficilement mieux que Gyro, dans Jojo. J'ai autant en mémoire ses idioties ("Eat shit, asshole! And fall off your horse!"), que certaines répliques venant de lui qui me trottent encore dans la tête, des phrases qui donnent cette magie à Steel ball Run, tant elles disent à la fois tout et rien. Sublime. Bon, et puis il y a Yakumo. Et là c'est assez compliqué parce que les mots me manquent un peu. Y a tellement de choses à dire, et surtout trop de choses qui risqueraient de spoiler cette sublime série qu'est Showa Genroku Rakugo Shinjuu. Du coup, attention, ne lisez pas ce que je vais écrire si vous souhaitez découvrir la série sans rien savoir, je ne vais rien spoiler à proprement parler, mais certains thèmes abordés méritent d'être découverts soi-même. Yakumo est plein de choses, et c'est bien pour cela que Rakugo nous le montre à chaque instant de sa vie. Rakugo parle de vie et de mort. La vie et la mort de l'art. La vie et la mort de l'artiste. La vie et la mort de l'homme. Tout cela via plusieurs personnages, mais avant tout Kiku, Yakumo, et tous les autres noms auxquels il a eu le droit. Cet homme qui s'est retrouvé sans rien tellement de fois dans sa vie, qui a fait tant de concessions, et tant de choix égoïstes aussi, c'est son histoire qui nous est contée. C'est cette histoire qu'il nous conte, lui-même. Sans jamais vraiment savoir où est la vérité, on se retrouve à nous même, parfois, reconstruire le récit, car Rakugo ne veut pas nous donner de réponse, mais veut nous inspirer à créer, veut nous montrer le pouvoir du storytelling. Et c'est là que d'avoir un narrateur non fiable prend tout son sens. Yakumo partage son histoire, mais a-t-il menti? A-t-il dit la vérité? A-t-il tout inventé? C'est à nous de le décider. Yakumo c'est aussi, plus simplement, un personnage fascinant. Un personnage complexe, et complexé, qui n'est que peur enfouies et qui sont là aussi, souvent sous-entendues pour mieux nous laisser y voir ce qui nous parle le plus. Personnellement, j'y ai trouvé un homme coincé dans une époque où le genre n'est pas quelque chose que l'on change, et qui a refoulé toute sa féminité, peut-être même le vrai lui, car la société l'a mis dans un moule très strict, encore plus dans son métier où les femmes ne pratiquent pas du tout le rakugo. C'est un homme qui se cherche, qui pense se trouver enfin quand il découvre la vraie solitude, pour au final à nouveau vagabonder, tenter de s'en libérer, et mieux s'y retrouver prisonnier. C'est un homme qui a un rapport très singulier à la mort, fasciné et terrifié par elle. La dernière partie de sa vie, alors qu'il est obsédé par l'idée d'emmener le rakugo avec lui dans la tombe, qu'il se met à faire des analogies entre l'art et le dieu de la mort, me fascine à chaque visionnage. Enfin, c'est un personnage qui est joué par l'un des plus grand doubleur de tous les temps (oui), Akira Ishida, au sommet de son art et de son talent dans ce rôle. Jeune adolescent, adulte un peu perdu, adulte rongé par le chagrin, vieil homme dans ses belles années, vieil homme malade, il les fait tous, et c'est sans compter le rôle de rakugo dans lequel il se spéciale aussi, la femme séductrice. Il est tout bonnement bluffant. Il joue l'homme qui joue des rôles, il joue l'homme qui parfois échoue à jouer des rôles, et on y croit absolument. J'ai moi-même acheté l'OST de Rakugo, dans laquelle se trouve plusieurs histoires de rakugo contées dans leur intégralité, donc le Shinigami (qui dure une vingtaine de minutes), et c'est indescriptible. Le meilleur rôle de sa carrière, sans aucune hésitation, pour l'un des personnages les mieux écrits qu'il m'ait été donné de voir.
  8. Groupe 31 : Déjà, Tenma, forcément, mon perso de Urasawa préféré. Ma redécouverte de l'histoire cette fois avec le manga n'a fait que confirmer ça. Le docteur Tenma est décidément un personnage fascinant. Et puis Char Char qui a peu de chance de passer dans ce groupe rempli de persos ultra populaires, et pourtant, encore aujourd'hui le mec est régulièrement en haut des classements de persos au Japon, 40 ans après. Alors évidemment perso je parle du Char de Mobile Suit Gundam, celui de Gundam Origins aussi, son évolution via les séries suivantes est assez douteuse jusqu'à complètement wtf (CCA, quoi), mais son aura de leader charismatique, de anti-héros, toute sa vengeance telle qu'elle est présentée dans MSG rend le personnage jouissif à suivre. C'est techniquement le méchant, et pourtant, même dans un anime aussi vieux et parfois aussi rétrograde, il permet d'apporter énormément de nuance. Pas méchant ou gentil, pas juste ou injuste, Char est dans cette guerre pour son propre intérêt, il a sa propre armée mais il préfère se battre lui-même en première ligne dans cultissime Zaku rouge. Et puis son doublage par Shuichi Ikeda apporte ce truc en plus, cette classe inimitable (beaucoup copiée rarement égalée, on te voit Lelouch). Juste Et puis groupe 32, Kokomi, offu.
  9. Quelques persos à soutenir pour ce tour, toujours dans mon optique de "je vais parler de persos que personne ou quasi personne connaît". Groupe 23 : Squealer c'est à mon sens le seul perso intéressant de Shinsekai Yori... (vu que moi aussi je trouve ça honnêtement pas ouf, sinon). Mais rien que pour le taff complètement fou de Daisuke Namikawa dessus (absolument méconnaissable), il mérite d'être mentionné. Mais celui pour lequel j'ai voté (en plus de Spike, parce que duh) c'est Mikazuki. Vraiment, un de mes héros de Gundam préférés, et normal au fond c'est le seul que j'aie vu jusque-là qui ait cette aura, ce côté soldat complètement soumis à sa cause. Lui c'est pas un Amuro ou un Banagher qui cherche avant tout à trouver la paix, par leurs pouvoirs de newtype/Jesus, et il n'a même pas le côté ado un peu idiot des autres. Il n'est même pas comparable à un Io Fleming, et autres persos de Gundam Thunderbolt qui sont des adultes. Après tout, le perso est un enfant, qui n'a juste jamais eu d'enfance. Jamais eu de confort, jamais connu autre chose que le champ de bataille, il est un soldat qui est là pour obéir, et qui, en tombant sur le Barbatos, trouve juste un moyen de rester plus longtemps sur le champ de bataille et se battre. Il n'est pas animé par un souhait, par un rêve, si ce n'est celui de suivre Orga jusqu'au bout. C'est un monstre de guerre, surnommé comme tel par ses ennemis, et c'est bien pour cela que IBO fait peut-être partie des Gundam les plus violents (en dehors, encore une fois, de Thunderbolt). C'est un loup, un prédateur, et il est vraiment passionnant à suivre. Un peu de spoilers : Groupe 24 : ...et là on bascule vers la tendresse infinie. Hina Kawamoto, c'est même pas ma soeur Kawamoto préférée (Momo forever ❤️ ), mais je suis si, si fan du développement auquel Hina a droit au fur et à mesure que le manga avance. Rayon de soleil, mais aussi âme en peine, elle me laisse jamais indifférente, même si malheureusement beaucoup de moments que je retiens sont ceux où elle est plongée dans une immense souffrance. Ces scènes près de la rivière, mon dieu, elles sont toujours si belles et si dures. Je veux pas non plus en dire trop car même passé l'anime, il y a trop de choses qui lui arrivent qui seraient à mentionner et qui font que je l'aime tant, et je voudrais pour rien au monde ruiner ça pour quelqu'un. Sangatsu c'est un manga/anime important, brillant, tout doux et chaud mais aussi froid et dur; et j'encourage tout le monde à découvrir cette merveille par eux-même. Un dernier petit mot sur sa doubleuse, Kana Hanazawa, dont le talent n'est plus à démontrer, mais qui clairement, pour moi, brille de mille feux dans son interprétation de Hina. Des années après, ses larmes de colère me bouleversent encore.
  10. Kamiyu Et Hitomi aussi, même si j'ai bugué je l'ai pas reconnue au début.
  11. Un petit point sur les animes que je vais suivre cet automne, vu qu'on a cette fois pas mal de choses à voir, après un été forcément très calme à cause de la crise mondiale et l'effet que ça a eu sur les productions d'anime, et les nombreux reports. Dans ceux que je vais tester : - Hanyou no Yashahime : suite de Inuyasha, complètement inattendue, j'avoue que je pense pas regarder beaucoup, mais les premiers épisodes je risque de regarder rien que par curiosité/nostalgie. - Hypnosis Mic : clairement ce genre d'anime musicaux type idol (même si là c'est pas de la j-pop, mais du rap), c'est paaas du tout mon truc. Mais bon j'ai plein d'amies qui adorent, qui m'en disent beaucoup de bien, alors j'ai envie de voir à quoi ça ressemble quand même. - Jujutsu Kaisen : j'avoue que les shonen made in Jump m'inspirent de moins en moins (à l'exception de Chainsaw man à la rigueur), j'ai pas du tout accroché à Kimetsu qui était pourtant pas si mal, alors j'ai peu d'espoir pour Jujutsu. Mais j'essaierai quand même. - Majo no Tabitabi : un isekai dont on m'a dit du bien. À voir. - Noblesse : très connu et assez bien côté, donc pareil, à tester. - Yuukoku no Moriarty : pareil, une bonne presse, donc je suis curieuse. - Adachi to Shimamura : même si la promo là me dit un peu pas grand chose (une énième romance lycéenne, quoi, pff), j'ai quand même très envie d'y croire, et j'ai hâte de voir à quoi ça ressemble. - Higurashi no Naku Koro ni : j'ai très peur, très très peur, ça a quand même un gros cachet années 2000, ce genre de chara-design. Mais bon c'était un de mes premiers animes et j'avoue que je suis curieuse de ce que ça va donner/ce que j'en penserai, quasi dix ans après. - Ikebukuro West Gate Park : très très curieuse, les trailers donnent vraiment envie. ...et aussi le roman dont c'est tiré a été traduit par ma prof de littérature japonaise (qui n'y connaît rien aux manganimes, je précise, généralement elle traduit plutôt le Dit du Genji lol), donc je pars de l'idée que c'est quelque chose de solide qui mérite vraiment de l'attention. Et puis Ikebukuro ❤️ La hype - Moduzhe/Silent Reader : j'ai commencé à lire le roman, et c'est merveilleux. Une histoire policière bien froide et intelligente, avec des personnages adultes (40 ans pour le protag), et même si l'animation promet de pas être incroyable, j'ai quand même vraiment hâte de voir ça. - Haikyuu s4 : Karasuno vs Inarizaki, le match préféré de beaucoup, des personnages ultra marquants, enfin bref, c'est Haikyuu et j'ai très hâte, évidemment. - Chuan Shu Zijiu Zhinan/Scumbag System : déjà en cours depuis septembre, 5 épisodes déjà sortis, donc en vrai je le mets juste pour dire que Scumbag System c'est merveilleux, merveilleusement stupide, merveilleusement laid, mais que je prends bien mon pied devant Mon futur AOTY : - Tian Guan Ci Fu/Heaven Official's Blessing : putain. 31 octobre. Enfin. ENFIN. Quasi un an que le trailer est tombé et qu'il m'a retourné la tête, tellement plus beau et plus peaufiné que je le pensais. Un an et demi que j'ai lu ce roman et je m'en suis toujours pas vraiment remise. Mon coup de coeur de deux ans déjà, et vu que la s1 risque de pas couvrir grand chose, on en a donc pour encore des années et des années de contenu et bon sang ce que j'ai hâte que TGCF soit enfin connu en dehors des fans de danmei. Le mot hype est même pas approprié, je sais que ce sera l'anime que je retiendrai de 2020, même s'il y avait du rush, même si l'animation était pas aussi jolie que dans les trailers. Zéro objectivité de ma part, je veux juste voir la parade de l'Offrande aux Dieux, je veux voir Fu Yao lever les yeux au ciel, je veux voir la scène de la charrette, la bataille au fond du puits de Banyue, la Peste aux Visages, le temple Puqi, Xie Lian dans sa tenue de Prince, la légende de Hua Cheng... Je rêve de voir tout ça animé depuis quasi deux ans, et savoir que Bilibili est à ce point-là impliqué dans le projet, qu'ils placent leur survie dans le monde de l'animation chinoise dessus et disent depuis déjà deux ans que c'est l'anime de leur vie, ça me fait rêver. J'en ferai de la pub incessamment, ici, sur twitter, où que j'aille, parce que vraiment ce livre est une merveille et qu'il mérite d'être enfin connu en dehors de la sphère danmei.
  12. Désolée @AWXO, j'ai pas fait gaffe en votant, j'ai cliqué sur vote blanc pour le groupe 14 alors que j'ai voté pour Saiki. Tu peux retirer un vote blanc du compte final. Après, même si j'ai voté blanc au groupe 13 (et ça c'était voulu), je me dis que je peux continuer mes petits pavés sur les persos qui ont pas la moindre chance de passer car personne ici ne les connaît, mais que moi j'ai envie d'un peu soutenir. Et pour le coup Rin c'est l'incarnation de ça, Free se tape une réputation de merde venant avant tout de gens (pour pas dire mecs) qui n'ont jamais regardé le moindre épisode, parfois même pas plus qu'un visuel et c'est bien triste. Parce que c'est vraiment très sympa, Free. Pas l'anime du siècle, pas révolutionnaire, mais ça a le mérite d'offrir une histoire pas si idiote, et quelques persos vraiment intéressants à suivre par instants. De tout le casting, je préfère de très loin Sousuke, pour lequel j'aurais assurément voté, mais Rin dans sa position "d'antagoniste" de la saison 1, offre un cheminement intéressant. Parce que peu de gens savent de quoi ça parle en fait, Free. Et Rin, du coup, hé bien il fait partie des éléments de scénario qui m'ont vraiment surprise dans la saison 1 (parce que moi aussi je partais avec des préjugés, parce que la promo avait poussé dans ce sens). Il est présenté comme le rival désagréable et exagérément obsédé par la victoire, il est présenté comme le mec qui une fois passé l'adolescence est devenu assez agressif, apparemment sans raison. Sur le coup, il est juste relou, à être tellement focus sur la natation (alors que le reste du cast est plutôt dans l'idée de "on fait de la natation pour s'amuser entre amis"). Et ce qui est intéressant à son sujet, en fait, c'est que ce perso tellement cliché, tellement désagréable, eh bien l'anime arrive à lentement nous glisser des pistes sur ce qu'il lui est arrivé, et à assez appuyer sur le contraste entre le lui enfant, enjoué et solaire, et le lui adolescent, sombre et agressif; pour qu'on saisisse que y a plus là dessous, que c'est pas juste un facilité de scénario. Et c'est là qu'on comprend que Free, ce n'est pas un anime de natation, en fait. Ce n'est pas l'histoire d'une rivalité entre deux anciens amis d'enfance, ou de la renaissance d'un vieux club, d'une quête de gloire. Ce qui me plaît beaucoup dans Free, c'est que ça raconte quelque chose de bien plus simple et terre à terre : c'est l'histoire de gamins qui vivent au fin fond du Japon, avec quelques rêves, quelques idéaux, et qui sont mis face à la dure réalité. L'histoire de Rin, notamment, est donc développée dans la saison 1, et est celle d'un gamin assez brillant, qui rêve de choses énormes, d'être champion olympique, qui se voit offrir une possibilité de le devenir en trouvant un coach en Australie, et se retrouve tout simplement terrassé par la différence de niveau. C'est l'histoire d'un gamin d'à peine 12 ans qui se retrouve seul dans un pays dont il ne parle pas la langue, loin de tous ceux qui auparavant chantaient ses louanges, et est forcé d'admettre qu'il n'est pas assez. Qu'il ne fait pas le poids. Et là où c'est plus intéressant c'est qu'il est mis en opposition à Haru, le personnage principal, qui lui est un nageur au talent inné, extraordinaire, mais qui n'a pas la moindre fibre compétitive. Ainsi, à chaque fois qu'ils s'affrontent, et qu'il gagne sans même essayer, le fossé se creuse... jusqu'à cette apothéose de la saison 1 qu'est l'épisode 12, le dernier épisode, qui est d'une justesse et d'une beauté assez renversante, entre dispute, évacuation d'années et d'années de non-dits, et surtout enfin réconciliation. Mais entre temps on a aussi droit à des moments assez surprenants. Des moments de pause, d'angoisse, où on ne nous le dit jamais, mais on peut sentir que Rin, ce dont il souffre ce n'est pas juste une poussée de fierté mal placée mais d'une dépression. C'est un ado qui a vu tous ses rêves être piétinés, parfois par les personnes qu'il respectait le plus, qui en est devenu désabusé, parfois menteur compulsif, et surtout auto-destructeur. Enfin voilà, Free c'est certes jonché de 2-3 moments de fanservice pas bien malins (même si c'est clairement pas autant que les gens aiment le prétendre), c'est du queerbait pas bien intelligent non plus, mais je ne peux pas m'empêcher de garder une vraie tendresse pour ses personnages, ces ados aux étoiles dans les yeux, qui se cherchent, trop souvent se perdent, mais arrivent à aller de l'avant et grandir avant tout. Et à ce niveau, Rin est assurément l'un des personnages qui représente ça le mieux dans la série. ...même si Sousuke le fait aussi, mais de façon 1000x plus intéressante, et avec beaucoup plus de maturité ❤️ Et pour Haar : 😊 👉 🗑️
  13. Allez je vais voter pour les persos qui vont sûrement finir derniers Kaitou Kid, en vrai maintenant j'aurai plus jamais le droit de critiquer ceux qui votent juste par nostalgie vu que Kaito est mon numéro 2 IM avant tout pour ça. Mon premier vrai perso préféré d'animanga, et la passion est encore là Très sérieusement, j'ai zéro objectivité par rapport à ce personnage. Déjà car j'ai un faible pour les personnages type gentlemen cambrioleurs (coucou Lupin, Joker, Kaito), mais aussi parce que ben quand j'avais 13 ans (et encore, en vrai la première fois que je suis tombée sur l'épisode de son apparition je devais plutôt avoir autour de 7-8 ans, et j'ai eu ses répliques VF gravées dans ma mémoire) il incarnait La Classe avec les majuscules, oui. Je pense évidemment à sa version de Détective Conan, le fantôme insaisissable aux vols tellement spectaculaires, plus qu'à l'ado un peu (très) idiot de Magic Kaito; celui de la balade en plein air, ou de la téléportation, même de Black Star. Enfin, seul criminel de Détective Conan que Conan n'a jamais pu attraper, le fait d'avoir un perso comme lui, libre comme l'air et pas attaché à des notions un peu gnangnan comme la justice/la loi, ça le rend immédiatement plus attachant. C'est un véritable électron libre, guidé par un but pas si noble que ça (la vengeance pure et simple), il apporte tellement de fraîcheur à la franchise, encore aujourd'hui. Ca change des éternels meurtres, ses vols promettent toujours un bon moment, palpitant; et lorsqu'il se retrouve par hasard lié à un meurtre c'est au fond encore mieux car il permet d'apporter une nouvelle couche de suspens : on ne cherche pas juste le coupable, on cherche aussi où est Kaito. Et puis il permet aussi de sortir de la froideur de l'univers, de Shinichi et consort. Kaito, il est magicien, avant tout, et il croit en la magie. Il sait que ses tours sont de la passe-passe, mais il croit en la magie des miracles, la magie de l'inconnu, la magie de la nature. Il refuse de faire partie d'un groupe, d'être associé à quiconque, car en dehors de son but de trouver Pandora, il veut avant tout faire rêver et s'émerveiller les gens. Faire comprendre à Conan que le monde ne se réduit pas à la science et aux déductions, que parfois, il y a de l'inexplicable et que c'est tout à fait normal de parfois accepter d'être tout simplement admiratif, d'y croire un petit peu. Bref, à mes yeux vraiment le meilleur personnage et par association le meilleur univers inventé par Gosho Aoyama. J'espère vraiment qu'on aura droit à la fin de son histoire un jour par contre parce que bon, 10 ans pour sortir le tome 5, là ça fait 3 ans, et seulement 2-3 chapitres de Magic Kaito qui sont sortis... quand je pense que les fans de Berserk se plaignent 😒 En tout cas, on aura quand même les fabuleuses affaires où il est présent dans Détective Conan, en dehors de ses vols celui de manoir isolé dans la montagne, avec les magiciens; celui de Karasuma aussi; l'affaire du train; et puis le film 3 de Détective Conan, Le Magicien de la fin du siècle, ce petit chef d'oeuvre qu'on peut voir sans connaître quoique ce soit de la série, et qui est une petite merveille. Ensuite, Peco, car c'est un Héros.
  14. Alors j'avais pas du tout prévu de participer, ni même de venir voir ce tournoi (vu que je traîne plus trop sur le forum) mais voilà que je checke les groupes et je vois Wei Wuxian. Alors j'ai qu'une question @AWXO : wtf??? Qui l'a proposé? 😮 Comment il est arrivé dans le tournoi?? Clairement je suis ravie, mais aussi très perplexe, alors balance des noms 😮 Que je lui paye un coup à boire. Enfin du coup j'ai quand même voté ce coup-ci, Meruem/Musashi, puis Grimmjow/Gon. Je peux pas dire si je penserai à venir voter tous les jours, mais clairement le groupe de WWX du coup je serai là 👀 Et y a Kaito aussi wow. Joli. Vraiment une très chouette sélection en tout cas 👍
  15. Je vais pas me faire du mal/faire chier le monde à essayer de commenter la liste de propositions (même si dedans il y a de très bonnes propositions), et à la place je vais parler de trois animes dont j'ai essayé de défendre la place dans ce tournoi et qui n'ont malheureusement pas été sélectionnés (avec des liens vers certains pistes qui moi, me sont chères et que j'aurais bien voulu voir sélectionnées). Du coup, Autre, et quand je dis "autre" je pense avant tout à : - Samurai Champloo, je pourrais aussi mettre Cowboy Bebop à la place, mais personnellement j'ai été plus marquée par Champloo, et par l'oeuvre de Nujabes et Tsuchie/fat jon (Nujabes qui est aujourd'hui un de mes artistes favoris). L'OST de SC est juste folle. Il y a un nombre incommensurable de pistes, pour un anime qui ne fait pourtant qu'une vingtaine d'épisodes. Et la raison c'est parce que les pistes ne se répètent quasiment, peut-être même jamais. Chaque épisode a sa musique propre, tout en gardant cet ensemble cohérent qu'est le lofi hip-hop, qui va tellement bien à l'ambiance tarée et anachronique. Mais on retrouve quand même ce sens de l'épique, du badass, pour que chaque scène de combat reste gravée sur la rétine, pas seulement par l'animation fabuleuse mais aussi la façon dont elle se calque sur le rythme de la musique, comme si elle était intradiégétique, qu'elle résonnait dans la tête de Mugen et Jin à chaque fois qu'ils tirent leur sabre. Et puis il y a la poésie que la musique apporte à ce mode de brute, d'illettrés, de violence et de trahisons. Il y a ces moments de grâce, de beauté, inoubliables, ce qui rend certains pistes tout bonnement légendaires. Samurai Champloo c'est un anime musical qui ne parle même pas de musique, et je pense que c'est réellement parce que la majorité de ce qui rend le visionnage si magique, au fond, ce n'est pas tant l'histoire très classique, ou même les personnages, assez simples (même s'ils sont loin d'être unidimensionnels); c'est la manière dont la musique les fait vivre, leur donne du poids à chaque apparition. Nujabes est parti trop tôt, mais dieu merci pour les heures et les heures de contenu que ce génie a réussi à produire à un si jeune âge, et quels chanceux nous sommes qu'il en ait dédicacé une grande partie à la seconde oeuvre de Shinichiro Watanabe. - Gundam Unicorn, peu surprenant qu'il ne soit pas là, Gundam est un univers qui fait peur et que peu connaissent en occident. Mais même s'il est chouette de voir au moins un anime dont la bande-son a été composée par Hiroyuki Sawano (SnK) dans le sondage, je ne peux pas m'empêcher de venir vous partager ce qui est, pour moi mais honnêtement tous les gens que je connais qui connaissent le travail de bonhomme, son absolu chef d'oeuvre. Sawano il est connu pour faire des bande-son qui te font frissonner. Il sait manier le genre épique à la perfection, c'est en travaillant sur des animes tels que SnK, Guilty Crown ou Aldnoah Zero qu'il s'est fait un nom même en occident. Parce qu'il sait manier l'épique, mais aussi le pathétique, ce qui est parfait pour ce genre d'histoire dramatiques à grande échelles, histoire de sauvetage de l'humanité et pouvoirs qui dépassent l'entendement. C'est là que vient Gundam Unicorn. Un anime au genre identique : de la bonne grosse bagarre, avec des personnages aux relations complexes, du tire-larme et de l'impressionnant, surtout. L'épique à son état pur. Et pourtant avec Gundam Unicorn il a réussi à créer plus. Aller au delà des carcans bien confortables qu'il connaissait, sans révolutionner ni changer son style. C'est quelque chose qui s'apparente à un miracle, Gundam Unicorn. Va savoir comment il est parvenu à faire ça. Peut-être qu'il a été inspiré par le message extrêmement pacifique de l'oeuvre, peut-être que c'est le fait de travailler sur une licence si légendaire, peut-être que c'est simplement son envie de décrire la beauté de l'espace par son piano. Je pourrais citer chaque version qu'il a réussi à tirer du thème de l'Unicorn, chacune plus magnifique que la précédente sans jamais se répéter, je pourrais aussi mettre tellement d'autres insert-song qui illuminent cette série d'OAV. Mais tout comme Nujabes, le plus fort c'est qu'il y a tellement, tellement de pistes à Gundam Unicorn. Une série de quelques OAV qui a pourtant plus de 4 CD de contenu, d'innombrables remix, et au final, toujours cette âme, cette beauté incandescente qui me donne immédiatement envie de retourner voir Gundam Unicorn, encore, encore, et encore. - Ping-Pong The Animation, ceux qui me connaissent peuvent sortir le meme du Pikachu faussement surpris lol Enfin bon Kensuke Ushio c'est un de mes dieux vivants, le compositeur de bande-son que j'admire le plus actuellement, et c'est parce que j'ai regardé absolument tous les animes sur lesquels il a travaillé. Et que j'attends encore qu'il compose quelque chose qui me déçoive, ne serait-ce qui ne me reste pas en tête. Devilman Crybaby, Koe no Katachi, Boogiepop, Liz et l'oiseau bleu, même Japan Sinks qui était au final assez moyen avait sa musique sur laquelle se rattraper. Et puis il y a sa première collaboration avec Masaaki Yuasa, Ping-Pong. Sa première vraie participation en tant que chef de la bande-son d'un anime. Bon sang, c'était son premier taff, après avoir fait juste quelques pistes sur Space Dandy. J'en reviens toujours pas, honnêtement. Il n'y a tout bonnement pas une seule piste faible, dans cet anime. C'est complètement dingue. 11 épisodes, et là encore, quasiment aucune piste qui se répète, ou quand elles se répètent c'est pour une très très bonne raison. Le travail que Ushio a mis dedans est bluffant. Il a réussi à créer un thème à chaque personnage, même secondaire, tout en gardant cette cohésion, avec le reste des personnages, avec leur univers à eux, avec l'univers autour. J'ai même pas de préférence vers un style, en fait. Dans ses pistes, il y en a survitaminées, qui parviennent quand même à raconter ces histoires plus profondes, plus complexes qui se cachent derrière chaque match. Il y en a des mélancoliques, qui traduisent si bien le thème du destin plus grand que soi, de la course aux étoiles, mais aussi de l'envie d'abandonner et se laisser emporter par la vie. Et il y a ces expérimentations, ces bijoux sortis de nulle part, qui sont tellement forts, j'ai pas de mots. Parce que vraiment, en fait Ping-Pong je sais même pas vraiment expliquer le génie de cette bande-son. Je peux que pousser les gens à l'écouter, à voir (enfin écouter) cette pépite que Kensuke Ushio a créé, parce que vraiment ce ne sera jamais une perte de temps, et qu'il est de ces compositeurs qui me laissent, des années après, toujours frissonnante. Love ❤️
×
×
  • Create New...