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Chimcha

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  1. Chapitre III : Opposition. L’hiver avait raison des steppes enneigées. Celles-ci étaient surplombées par des pics volcaniques où siégeait la lave en fusion, balayée par les tempêtes de neiges incessantes. Un trou noir apparut, à l’intérieur de ce déferlement naturel, duquel sortirent Arthur et Lancelot. « Ces voyages me feront toujours un mal de chien ! Dit le prince, en s’étirant le cou de gauche à droite, où sommes-nous ? - Je n’en n’ai aucune idée, ça m’a l’air d’être un territoire sauvage. - Donc on est censé trouver un chevalier ici ? - Oui, répondit le chevalier noir. - Dis-moi une chose s’il te plait : Pourquoi me suis-tu dans cette quête ? - J’ai une dette à payer, et je ferai tout pour. - Qu’as-tu donc fait ? - Il y a des choses qu’on ne peut révéler, prince. - Tu es ennuyeux ! Ne perdons pas de temps, en route. » Après une longue marche dans le désert de givre et de feu, les deux chevaliers arrivèrent à une tanière. Ils s’arrêtèrent un instant devant, Lancelot dit à Arthur : « Nous allons camper ici pour ce soir. - Pourquoi ça ? Nous venons à peine d’arriver, s’écria le jeune blond. - N’as-tu donc pas d’intelligence ? La tempête approche ! Et je pense que, comme moi, tu as vu ces créatures nous suivre. - Nous pouvons les défaire ! Ce ne sont que des loups. - Ne sous-estime jamais le pouvoir d’un loup ! Encore moins celui de worgs, hurla Lancelot. - Tu veux te donner une impression de froideur, de quiétude, pourtant tu t’enrages aussi vite qu’un chien ! - Comment oses-tu ? Dit le chevalier noir dégainant son épée noire. - Es-tu sûr de toi ? Il n’y aura pas Merlin pour te protéger cette fois ! » Au moment où les deux chevaliers allaient se battre, un hurlement de loup résonna dans les steppes. Ils se regardèrent, rangèrent leurs armes, puis pénétrèrent dans la grotte. « C’est sombre ! - Plutôt humide. - Faisons un feu avant qu’on ne puisse plus rien voir. - De quel droit osez-vous entrer dans mon royaume ? Lâcha une voix masculine. - Qui êtes-vous, demanda Arthur, prompt à se munir de son épée. - VOUS entrez dans ma demeure, et c’est à moi de me présenter ? - Nous cherchons refuge pour cette nuit, rétorqua le guerrier ténébreux. Voici Arthur Pendragon, Prince de Camelot. Quant à moi je suis… - Je sais qui vous êtes, Lancelot. Après tout, nous avions le même maitre. - Tu es… Gauvain ! - Le seul et l’unique ! Ricana le fameux « Gauvain » en s’avançant avec une boule de feu dans sa paume. » Un homme de taille moyenne se tenait devant eux. Sa chevelure, brune et bouclée, descendait jusqu’à sa nuque. Sa barbe recouvrait tout son visage, ses yeux oranges flamboyaient telle une flamme. Il était seulement vêtu au bassin par un habit en piteux état, laissant vue à ses poils de jambes et sa musculature au torse. « Comment connais-tu cet homme, Lancelot ? - Comme je l’ai dis, nous avions le même maitre. - Ton père était le plus puissant chevalier au monde, Arthur, dit Gauvain en souriant. - Vous connaissiez mon père ?! - Tu ne sais donc rien, s’esclaffa le brun, viens t’asseoir autour d’un feu, tu dois avoir froid. » Quelques instants après, ils étaient chacun assis sur un rocher, autour d’un feu de camp où ils dégustaient de la viande de sanglier. Gauvain reprit la discussion : « Je me suis mal présenté : Je suis Gauvain, chevalier du soleil. Lancelot et moi étions amis autrefois, et comme il a bien dit, nous avions le même maitre. Malheureusement, il mourra, rongé par la peste ! A sa mort, j’ai déménagé ici pour tenir ma promesse. - Quelle promesse, demanda Arthur. - Celle de devenir plus fort afin de protéger son fils ! Autrement, toi, Arthur Pendragon, fils d’Uther Pendragon ! - Mon père était donc votre maitre à tous les deux ! - C’est exact, ajouta Lancelot. - Cela fait bientôt dix ans que je survis ici, pour tout dire : on s’habitue assez vite au froid ! - Je te remercie pour ton vœu de protection, mais je suis devenu très fort ! Je peux me protéger moi-même, répliqua le prince. - Je crains que ce ne soit pas assez. Ce monde est vaste et dangereux, mais ce qui se cache derrière ce monde est encore plus dangereux ! - Tu veux parler des menaces extérieures, questionna le chevalier noir. - Oui. J’ai ressenti un déplacement de sa part, je pense donc qu’ils ont détecté les capacités magiques d’Arthur. - Je ne comprends rien… - Un groupe de renégats s’est récemment agité. Ils veulent s’emparer du livre de Merlin. - Merlin, le vieillard ? - C’est le mage le plus puissant au monde et aussi le maitre de ton père. - Qu’est-ce que cela fait si le livre est dérobé ? - Seul le druide le sait. Mais si par malheur, il arrive entre leur main, ce sera l’Apocalypse. Enfin ça me paraît évident. - Si ils veulent le livre, alors ils chercheront sûrement à exterminer la menace la plus fulgurante à leurs yeux, expliqua le chevalier noir. - C’est exact, chevalier de la lune. - Quelle menace ? - La menace n’est d’autre que toi ! Prince de Camelot ! Hurla la voix d’un vieillard. - Qui êtes-vous, dirent les trois chevaliers en se levant, épée en main pour Arthur et Lancelot, dague pour Gauvain. - Qui je suis ? Ca me paraît évident ! - Lancelot, c’est… - Un renégat ! - Je suis le plus grand roi au monde ! Vous avez deviné ! - Le porteur de ténèbres, murmura le chevalier noir. - Le péché de l’orgueil, ajouta le chevalier du soleil, ses yeux ardents écarquillés. » Une entité s’approcha d’eux, il semblait être un homme mais avec une certaine particularité : Il avait des ailes noires dans son dos qui lui permettaient de léviter. Son armure faite d’or illuminait la grotte, elle allait à merveille avec sa chevelure blanche coiffée en arrière. Ses yeux rouges accentuaient sa bestialité, son agressivité mais aussi son estime pour soi-même. Sa peau pâle donnait l’impression de mort-vivant. Il fit apparaître, comme par magie, une lance dorée dans chacune de ses mains et cria : « Comment osez-vous me regarder ?! Moi ! Agenouillez-vous devant le grand Lucifer ! »
  2. Je suis ouvert à toutes critiques, merci d'avance !
  3. Chapitre II : Commencement. Les loups chantaient l’apogée de l’astre lunaire. La forêt avait été grièvement affligée par l’hiver, la rendant presque infranchissable. Réputée pour sa dangerosité, aussi bien pour sa faune que sa flore, peu la parcourait. Le vent étranglait les arbres entre ses airs glaciaux et le jetait dans tous les sens, tous dépourvus de feuilles. Des nuées s’installèrent au-dessus de la futaie, empêchant toute clarté d’y accéder. Seule celle de la majestueuse lune guidait les voyageurs, pour la plupart souffrant de démence. Arthur traversait la neige aux côtés du vieillard. Le garçon avait évolué en homme. Il avait attrapé de la confiance lors de son entrainement. Du pelage s’était incrusté tout autour de ses lèvres et sur son menton. Il poussa sa tignasse, longue de plusieurs mois, pour qu’il puisse voir devant lui. C’était un fait, la chenille s’était transformée en papillon. Ses habits ne pouvaient être que plus sales et voisinaient le noir. Il s’adressa fièrement aux côtés du vieil-homme, qui n’avait pas changé : « Suis-je prêt dorénavant ? - C’est à toi de me le dire. Tu as imposé ton joug aux monstres que garde cette forêt, ce n’est pas à la portée de guerrier ordinaire. Oui, je pense que tu es prêt. Agenouilles-toi, fit le druide en cessant la marche. Un sourire se dressa sur les lèvres d’Arthur qui exécuta son ordre, Excalibur en main. Arthur Pendragon, fils d’Uther Pendragon, jurez-vous loyauté de servir Camelot, et ce jusqu’à la mort ? - Je prête fidélité. - Jurez-vous de prêter fidélité au code vertueux ? - De quoi, lâcha impunément l’adoubé. Merlin le frappa d’un coup de bâton au crâne. La victime se retint d’exploser de rage et resta à genoux, gardant le poing ferme, larme coulante sur sa joue gauche. - Jurez-vous de faire preuve de sagesse, de force, de mesure, de vaillance, d’humilité, de défense, de foi, de franchise, de justice, de prouesse, d’honneur et de bonté ? - Ca en fait des… Je veux dire : je prête fidélité. - J’hésite vraiment à l’adouber, c’est un véritable bouffon et dire que ce sera lui mon roi… Arthur le regardait, semblant attendre quelque chose. Merlin se décida, sortit une épée qu’il avait caché sous sa cape et la posa sur l’épaule du jeune-homme. Par le pouvoir qui m’est conféré, je te nomme chevalier de Camelot afin de servir ce que tu penses juste, et de venir en aide aux nécessiteux. - Enfin libre, dit le chevalier en sursautant de joie. - Ne te hâtes pas dans ta jovialité, tu as une quête, souviens-toi. - Vous aimez être impitoyable à ce que je vois. - Tes habits s’usent. Tu empestes le crapaud, je vais les remplacer. » D’un claquement de doigts, Arthur se vit étoffé de nouveaux vêtements. Une cotte blanche accommodait son plastron, celui-ci, serré par une ceinture de cuir noir. Un pantalon, fabriqué avec de la laine aussi blanche que la neige, accompagnait une paire de bottes en cuir qui creusaient le sol. Sa cape argentée éblouissait l’obscurité dans laquelle il vivait, un chaperon se posa sur sa chevelure redevenue courte. Arthur restait bouche-bée, une envie de pleurer l’envahit. « Pourquoi pleures-tu, questionna le vieil-homme. - Ces vêtements… C’est la première fois qu’on m’offre de nouveaux vêtements ! - Tu les mérites, sourit-il, saches que tu ne seras pas seul pour ce voyage. - Qui va m’accompagner, demanda le chevalier en séchant ses larmes sur son poignet. - Vois par toi-même, dit le druide en invoquant un trou noir. » Un jeune-homme, d’une vingtaine d’années tout au plus, sortit du trou noir. Il ne semblait pas surpris. Contrairement à Arthur, qui était vêtu de blanc, lui était habillé de noir. Ses cheveux bouclés et ténébreux coulaient sur ses oreilles jusqu’à son cou. Il n’émettait aucune expression, son regard était aussi vide que le ciel. Ses yeux reflétaient un violet fluo semblable à de la sugilite. Une cicatrice verticale bloquait l’ouverture de son œil gauche. Une armure de plaque en jais ceignait sa musculature imposante mais toutefois voilée par son tabard blanc orné d’une croix pattée rouge. « Je te présente ton nouveau compagnon : Lancelot. - Salut ! Moi c’est Arthur, enchanté ! Sourit-il en proposant une poignée de main auquel le nouvel arrivant ne répondit pas. - Il n’est pas très bavard, expliqua le vieillard, je l’ai trouvé quand il était grièvement blessé près d’un lac. - Génial, j’ai un mort-vivant en guise de partenaire… - Lancelot sera là pour te protéger, mais aussi pour te surveiller. S’il voit que tu utilises l’épée à de fins personnels, il t’éliminera à la seconde. - J’aimerai voir ça. - Je t’écraserai, dit fermement l’arriviste. - Tu veux me tuer. Viens le faire, chien ! Provoqua le chevalier blond. » Une explosion de fumée éclata entre les deux combattants. Leurs armes s’étaient entrechoquées à une telle vitesse que la neige qui était à proximité avait fondue. Toutefois, ils ne pouvaient retirer leur arme, celle-ci bloquée par le bâton du druide qui cria : « Cela fait exactement cinq minutes que vous vous connaissez et vous vous entretuez ?! - Vous m’avez dis de faire preuve de courage ! - Et à moi, vous m’avez demandé de le surveiller afin qu’il ne puisse utiliser l’épée à des fins personnels ! - Toi, tu n’es intelligent que quand cela te chante ! Et toi, tu ne parles que quand tu veux ? Sacrilèges, qu’est-ce qui ne va pas chez vous ?! - Tout ce que je veux, c’est être libre ! Je n’ai jamais rien demandé, répondit Arthur. - Le blondinet a raison, je n’ai jamais rien demandé. J’aurai préféré mourir de mes blessures que devoir repenser à… - Silence, hurla le vieillard, vous avez une destinée à accomplir, c’est écrit ! - Vous m’avez dis ça pendant deux ans… - Arthur ! Veux-tu voir ton peuple souffrir sous la domination de démons ? - Bien-sûr que non ! Mais… - Je me disais bien… Lancelot ! Veux-tu succomber en damné sans avoir expié tes péchés ? - Non. - Vous deux ! Votre destin ne s’accomplira que si vous vous serrez la main et joignez vos forces. - Le destin, je n’y crois pas… - Druide, si j’aide cet homme à devenir le roi, m’effacerez-vous mes souvenirs par la suite ? - Effacer des souvenirs relève de la magie noire, mais je peux le faire. - Pourquoi effacer tes souvenirs, demanda Arthur en fronçant ses sourcils, je veux dire : est-ce que je serai libre par la suite ? - Je le jure, tu seras plus libre que quiconque si tu reformes le royaume en rassemblant les douze bannières. - J’accepte alors, rétorqua le jeune blond en proposant une poignée au ténébreux. - J’accepte aussi, fit Lancelot en serrant la main. - Bien ! Lâcha le druide en retirant son épée, seulement pour être sûr : jurez de ne plus vous combattre à moins que vous n’enfreigniez le code. - Je le jure, dirent les deux chevaliers. - Par où commencer, il y a douze chevaliers les plus puissants à rassembler, ce n’est pas peu, admit le prince. - En vérité, il n’en reste que dix. Je n’aurai pas du dire ça ! Le premier endroit sera un désert. Bonne chance, lâcha le druide en leur faisant signe avec un sourire mesquin. Un trou noir apparut sous les pieds et les absorba. » Dans une chambre plongée dans le noir, un homme se balançait sur son siège en bois. On ne pouvait que voir ses yeux reptiliens, d’un rouge cramoisi comme le sang, qui s’incisèrent dans les ténèbres. Ses lèvres se levèrent puis s’ouvrirent, laissant place à une voix grave et cassée : « Donc il est en route. Je vais devoir les réveiller plus tôt que prévu… »
  4. Chapitre I : Révélation. Uther Pendragon, roi légendaire de Camelot, laissa son royaume dans l'anarchie peu après son décès. N'ayant aucun héritier légitime, il confia à son plus proche conseiller la tâche de trouver le futur dirigeant. Seul celui qui délivrera l'épée de son rocher sera sacré roi. Des centaines tentèrent, des centaines échouèrent... Pour combler cette absence, un tournoi fut organisé dans le royaume afin de désigner un champion.. De puissants guerriers assistaient chaque année au concours. Seul le vainqueur obtint la quête périlleuse : le Saint-Grall. En quinze années, nul n'en revint. Sous ce soleil scintillant, l'épreuve débuta. Dans ses appartements, l’un des deux concurrents se faisait vêtir de son armure rouillée par son écuyer. Le vieillard nommé Arnolphe était un grand barbu semblable à un géant. Il portait un tabard, rouge de fond, représentant une gueule ouverte d’un loup noir. Il cria sur son serviteur : « Plus vite gringalet. J’ai un combat à remporter, je ne dois pas faire patienter la plèbe. - C’est fait monseigneur, répondit le jeune-homme. » Adolescent paressant minuscule face à son maitre sous son mètre quatre-vingts, il garda toutefois la tête haute en gage de fierté. Derrière son pourpoint beige se trouvait un bliaut blanc, maculé de tâches noires, accompagné d’un haut de chausse rouge. Sa peau était aussi salie de brûlures révélant peut-être son appartenance à la profession de forgeron. Ses cheveux blonds mal soignés étaient coiffés sur la gauche. Son maitre regardait autour de lui, semblant chercher quelque chose. Il hurla : « Petit ! Où est mon arme ? - J-Je m’en vais de ce pas la quérir, maitre ! » Il s’empressa de sortir sous ce ciel magnifique dépourvu de nuées, ce qui était bon signe selon les druides. Se dissimulant à travers la foule enragée d’impatience, il arriva dans la forge. Malheureusement pour lui, l'objet qu’il cherchait n’était pas là. Le jeune-homme courrait et posait son regard partout. Ses recherches le menèrent à un rocher où il y avait une épée plantée. Il s’y approcha et entendit une voix qui lui murmurait : « Délivres-moi… » Terrifié, il regarda autour de lui, mais il n’y avait personne. Il s’approcha donc et retira l’épée d’une traite. Le blond était ébloui par la beauté de l’arme. Complètement absorbé, il fut interrompu par la voix de son maitre qui lui hurlait dessus, et ce, depuis sa tente ! L’écuyer s'empressa de regagner ses appartements en criant : « J’arrive monseigneur ! » Une fois sur place, il remit l’arme à son maitre. Ce dernier, une fois en poigne, sentit une sensation étrange le parcourir, si bien qu’il déborda d’énergie. C’est alors que tous ses doutes s’estompèrent et qu’à la même occasion, un sourire se dessina sur ses lèvres. Arnolphe demanda : « Arthur, où as-tu trouvé cette épée ? - Dans le quartier des commerçants, monseigneur. - Serait-ce… Dit le chevalier, se faisant interrompre par le cor, pries pour ma victoire reprit-il en quittant sa tente. » Le guerrier alla à la rencontre de son adversaire dans l’arène : une fosse creusée dans le sable. Son adversaire avait le visage camouflé par son heaume argenté ajusté à sa cuirasse. Un vieil-homme à la longue barbe grisâtre paré d’une tunique blanche se leva de son siège pour annoncer le début : « Salutations, enfants de Camelot ! Moi, Merlin, régent du royaume, ai l’honneur de vous accueillir pour la dernière épreuve. Cette journée sera embellie par la prestation d’un duel afin de décider qui sera le champion. Est-ce que ce sera Gareth, le chevalier argenté ? Ou plutôt le célèbre colosse Arnolphe ? Quoi qu’il en soit, nous aurons une élite ! Que les combats commencent ! » Gareth assiégea Arnolphe de coups d'épée incessants. Le colosse rigolait de la facilité à parer ses attaques. Le chevalier argenté, insulté, fit un coup bas et entailla la cuisse de son ennemi qui lâcha : « Tu m’as fais mal ! Je vais te tuer ! » Fulminant, il fit reculer le chevalier d'argent. Celui-ci chuta en arrière sous un coup de pied, laissant tomber son arme par la même occasion. Le mastodonte vit une ouverture et tenta d'en finir avec son adversaire gueulant désespérément son abandon. Cependant, quelque chose d'invisible stoppa l'épée devant les yeux du perdant qui s’évanouit. Les acclamations des demoiselles se muèrent en hurlements pour leur idole. Arnolphe qui voyait son incapacité s'enragea contre la foule. « Silence, femmes ! Obéis épée, ajouta-t-il en essayant de tuer Gareth. - Cesse de tourmenter la lame ! Tonna le druide qui se leva de son siège. - Quoi ? » Ses coups cessèrent soudainement, il balbutia en appelant à l’aide. Son corps se pétrifia, commençant par sa poigne. « Merlin ! Sauvez-moi donc, je vous en supplie ! » Mais il était trop tard, son corps entier était devenu pierre. La main qui tenait l’épée se décomposa la laissant chuter sur le sable. Arthur rentra dans l’arène en appelant son maitre, Merlin annonça la fin du duel : « Et bien… Il n’y a aucun champion, Gareth ayant abandonné et Arnolphe ayant succombé sous le maléfice. » La foule râlante fut évacuée par les chevaliers en dehors de l'arène. Merlin vint à l’écuyer qui pleurait sur la statue de son maitre. Il posa sa main sur son épaule en disant : « C’est fini, mon garçon, ne pleure pas. - Ne pas pleurer ? Comment ne pas pleurer dans cette situation monseigneur ? - Chaque jour, des gens meu… - Je n’ai jamais été aussi heureux et libre de toute ma vie, révéla l’écuyer, le sourire aux lèvres. - Ton maitre est mort, et tu pleures de joie ? Quel étrange garçon. - Assurément monseigneur, il me frappait et m’insultait chaque jour. Ce monstre ne me considérait non pas comme son écuyer mais comme son esclave. - Je comprends ton sentiment, mais parfois, il faut savoir pardonner. Quel est ton nom ? - Arthur, monseigneur. - Que veux-tu devenir plus tard, Arthur ? Forgeron, couturier ? - Rien de tout cela, monseigneur ! - Et donc ? - Je rêve de devenir chevalier ! - Juste profession, mais dangereuse. - Rien ne fera fléchir, affirma le jeune-homme. - J'admire ta détermination, mais je ne suis pas là pour parler de choses futiles mon garçon. - Enflure. .. Marmonna l'écuyer. - J'ai entendu ! Tu as de la chance que je sois d'humeur joviale ce matin. Je t'épargnerai d'une sanction si tu me disais qui a délivrer l'arme. - C'est moi qui l'ai prise de la grosse pierre ! J'avais entendu une voix sinistre me demandant de la délivrer. Et comme je n'avais pas trouvé l'épée de mon maitre, c'était soit ça soit ma mort... - Sais-tu ce qu'on raconte à propos de cet objet ? - Non, monseigneur. Je ne suis qu'un écuyer, aucune culture ne m'a été transmise par mon maître, admit le prénommé Arthur. - On raconte que celle-ci fut baignée dans le sang des dieux et forgée avec le métal le plus résistant au monde divin, la rendant invincible. Elle avait été donnée au roi Uther Pendragon pour vaincre les menaces extérieures au mur, ce dernier m'avait par la suite demander quelque chose. Si il mourrait sans ne laisser aucun héritier, je devrai enchanter l'arme de sorte que seul l'héritier légitime puisse la délivrer. Seul le juste peut l'utiliser à bon escient. Arnolphe fut rejeté par l'artefact car il tentait de le salir de sang. - Vous voulez dire que... Soupira Arthur, d'un air mystérieux. - Oui, Arthur. Si ce que tu dis est vrai, tu es le futur roi de Camelot, dit l'ancien en regardant sérieusement le jeune-homme dans le blanc des yeux. - J'avais pensé que vous parliez d'Arnolphe... Sourit-il, en se grattant l'arrière-crâne. Attendez ! Moi ? Je ne suis qu'un apprenti sir ! - Et tu apprendras pour finir la quête de ton père. - Quelle quête ? - Il est trop tôt pour que je t'en parle. Tu dois d'abord réunir les douze bannières sous ton joug. Si tu n'es pas assez fort, les clans te refouleront. - Donc vous êtes en train de me dire que je suis le prince du royaume et que cette épée est à moi ? - C'est à peu près ça, mais je te mets en garde. Excalibur n'est pas à portée de tout le monde. Seul un gage d'un des douze codes du paladin peut la soumettre. - Je ne comprend rien... - Comme tu l'as précédemment dis, tu n'es qu'un apprenti. Je vais tout t'enseigner en commençant par l'art de manier l'épée, en finissant au maniement de sa magie. Et le petit plus est que ça sera une épreuve de survie dans une forêt habitée de monstres et d'animaux sauvages, s'esclaffa le vieillard d'un rire démoniaque. - Avec des démons ? J'ai rien demandé moi, déglutit le prince qui se faisait absorber par un trou noir.
  5. Chimcha

    Anarchie.

    [Chapitre II : Evasion.] Deux prisonniers, tous deux enchainés, discutaient au fond d’une cellule. La prison n’étant pas éclairée, on ne pouvait voir leur visage. Toutefois, l’un d’eux se démarqua grâce à sa voix rauque. Il ouvrit ainsi un dialogue avec l’autre personne : « Qui es-tu, étranger ? - En général, lorsque on demande un nom, on donne le sien en premier. - Je m’appelle Vlad. - Vlad ? Celui qui a empalé des milliers de soldats impériaux ? - Oui. Mais contrairement aux rumeurs, j’ai une bonne raison d’avoir fait ça. - Qu’est-elle ? - Dans mon pays, la famille est sacrée. Ces hommes, non, ces monstres… Ils ont voulu s’en prendre à ma femme et mes enfants ! - Une tragique histoire. Sont-ils ? - Je ne sais pas ! Répondit sauvagement Vlad. - Ton histoire me fait penser à une légende qu’on me contait quand j’étais encore enfant. - De quoi parle t-elle ? Demanda le meurtrier. - Connais-tu « Galaad, le Cavalier de l’Apocalypse » ? - Non. - Galaad était un chevalier au service des Templiers. Très talentueux, il fut vite remarqué par l’Empereur et fut promu au rang de Paladin, l’élite des combattants. C’était un homme vertueux et admirable. Symbole de la lumière, il installa son fief aux frontières de l’empire où il y rencontra une paysanne. Fou d’amour, il succomba à ses charmes et se maria avec elle. Tout était parfait. Cependant, son travail le convoquait la plupart du temps pour des quêtes dont il en revint sauf. A son retour, sa dame attendait un enfant. Elle attendait juste le moment propice pour lui annoncer la surprise. Mais, les frontières furent prises d’assaut. Ignorant le secret de sa bien-aimée, il l’a laissa seul pour contrer la menace. Arrivé sur place, il ne vit rien, c’est alors qu’il comprit que c’était un piège. Le Paladin s’empressa alors aussi vite qu’il ne peut pour retourner à son château. Trop tard… Sa demeure avait été souillé et mise à sac. Il retrouva son amour, maculée de sang encore frai. Seule une épée aurait pu lui laisser cette marque au ventre. Galaad en conclut donc que seul un chevalier aurait pu faire ça. Le seigneur exécuta ses plus fidèles gardes, les contraignant à avouer leur crime. Ces derniers ne répondirent que ce n’était pas leur fruit. Tous furent alors massacrés. Femmes furent pendues, hommes écartelés, vieillard tabassés et enfants noyés. Galaad était fou de rage, il saccageait tout. Ses actes ayant été montés jusqu’aux Templiers, il fut alors excommunié. Le renégat avait tout perdu. Ses terres furent reprises, sa dame avait été tuée, son travail lui avait été retiré. Sombrant dans les ténèbres, celui qu’on nommait « le Vertueux » tomba dans l’oubli. L’ancien Paladin entendit des voix résonnant dans sa tête. Celles-ci le contraignait à se rendre dans la prison légendaire des Titans : le Tartare. Galaad eut une discussion avec eux et fit alors un pacte. Si il les libérait, sa dulcinée lui sera rendue. Son rang d’antan lui avait valu des informations sur les différents obstacles de la prison. Ne pouvant parvenir seul à franchir les portails, il rassembla sept personnes. Leur puissance fut reconnue de tous, ils étaient légendaires. Criminels hors pairs, ils acceptèrent la mission en échange de puissance. Ils s’aventurèrent dans les différents donjons faisant face aux gardiens infernaux. Ces derniers furent vaincus tant bien que mal, mais une menace pour Galaad s’était ajoutée dans le combat. Les Paladins menés par son jeune-frère Métatron combattirent ceux qu’on surnommait les Sept Péchés. Une lutte acharnée éclata aux Enfers entre les serviteurs de la lumière et les champions des Titans. Il ne restait qu’une seule porte pour délivrer les entités. Sa clé était un acte de haine hors-du-commun. Métatron engagea un combat face à son grand-frère, qui prit le dessus grâce à sa frénésie. Au moment de tuer son jeune-frère, Galaad arrêta de justesse son épée, s’étant commémorer ses souvenirs lorsqu’il était encore Paladin. Métatron, voyant une ouverture, fit appel à la bénédiction ultime de la lumière et frappa son frère de son épée. Galaad, grièvement blessé, vit ses généraux tombés les uns après les autres. Suite à l’acte de lâcheté de son frère, il promit un jour de se venger. Quant à Métatron, il fut sacré Empereur par son prédécesseur pour son exploit héroïque. C’est ainsi que Galaad, le Cavalier de l’Apocalypse disparut. - Une tragique histoire. C’est désolant de savoir que de bons hommes peuvent devenir des abominations. - Peut-être attend-il l’heure idéale ? Après tout, l’Empereur a été assassiné ! - Par ses plus loyaux Paladins de ce qu’on m’a dit, ajouta Vlad. - Les rumeurs sont souvent fausses, mon ami. - Exact… Mais tu ne m’as toujours pas dis ton nom ! - Tu ne me laisseras pas tant que je ne te l’ai pas donné, ricana l’inconnu, je m’appelle Drakhan. - Attends deux secondes ! Drakhan ? J’ai déjà entendu ce nom quelque part… Ah oui ! Si tu es ici, c’est parce que… - Détrompes-toi, mes frères et moi n’ayons aucun rapport avec l’assassinat de l’Empereur ! - Qui en-est l’auteur dans ce cas ? s’exclama Vlad. - Je ne sais pas. » Soudain, une lumière vint éclairer tout le couloir. Quatre hommes en armure d’acier avancèrent vers la cellule. Plus ils marchaient vers les prisonniers, plus leur visage était éclairé. Les yeux d’un vert jade de ce qui semblait être Drakhan accentuaient la nuance blond platine de sa tignasse. Seul un pantalon maculé de boue et réduit en lambeaux le ceignait. Torse-nu, il révélait des traces de brûlures sur ses poignets ainsi qu’une cicatrice dans son dos. Contrairement à l’imposante sculpture de Vlad, il montrait une allure fine mais musclée. De cours cheveux de jais poussaient sur la tête de Vlad. Ce dernier, imberbe, était habillé de la même façon que Drakhan. Ses sourcils étaient naturellement froncés, quant à son expression, elle était vide. Il murmura voyant les bourreaux avancer : « C’est l’heure… - Quel est ton but dans la vie, Vlad ? - Mon but ? Euh, ce n’est pas le moment pour se faire la causette ! - Répond juste. - Je rêve de retrouver ma femme et mon fils s’ils sont encore en vie, répondit Vlad. - C’est un noble choix. Prends ma main, demanda Drakhan qui lui tendait la main. - Je… J’aime ma femme ! - Ce n’est pas de l’affection que je te donne ! Saisis ma main abruti ! » Vlad rétorqua à l’ordre de Drakhan. Enervé à cause de l’insulte, il en profita pour lui écraser la main. Un puissant halo lumineux illumina la prison, aveuglant même les bourreaux. Une fois estompé, les deux prisonniers avaient atterri dans une forêt pas très loin du donjon. Drakhan hurla sur l’autre fugitif : « Idiot ! Si tu ne m’avais pas écrasé la main, on se serait téléporté plus loin ! Là, on est à même pas une heure de la prison ! Ils vont nous rattraper à coup sûr si on ne part pas maintenant ! - C’est toi l’idiot ! Pourquoi tu n’avais pas fais ça avant ? - Peut-être pour que je puisse économiser de l’énergie et aller encore plus loin ? Je t’ai sauvé la vie mais tu ne m’as pas l’air d’être reconnaissant. - Reconnaissant ? Je t’ai rien demandé, s’esclaffa Vlad. - Tu me faisais de la peine avec ta famille, ricana Drakhan. - Le tocsin sonne ! On parlera plus tard ! Faut partir le plus loin possible et trouver des vêtements.
  6. Chimcha

    Anarchie.

    [Chapitre I : Trahison.] « Légendaire », c’est ainsi que nous étions nommés. C’était notre titre, notre vertu. Jour fulminant, un évènement désastreux se produisit mettant fin à l'empire tel que nous le connaissions. Une cape de jais ceignait nos visages de sorte qu'on ne puisse les voir. Une armure dorée se tenait en-dessous signifiant notre supériorité hiérarchique, allant jusqu'au bronze. Généraux belliqueux et respectés, l’Empereur nous ordonnait de le rejoindre afin de festoyer la prospérité. Celle-ci s'était étendue grâce à nos succès. Nous avions pour obligation de nous rendre au bastion des forces impériales. Une île cachée du reste du monde, n’apparaissant sur aucune carte. Un lieu interdit où seuls les plus grands pouvaient se rendre. Impatients de revoir notre vieil ami, nous accostâmes sur l’île aux rives enneigées. Nous saluâmes les différentes divisions, qui comme nous, se rendaient à cette fête. Puis nous décidâmes de ne plus faire patienter notre souverain. Grimpant alors au sommet de la tour gelée, centre même de l’île. Vétérans, nous avançâmes dans un tumulte sympathique, ponctué de jurons, de ricanements assourdissants et de bousculades malgré le sol gelé. La prudence revint lorsque nous longèrent les murs en évitant de glisser et de ne pas chuter jusqu’au pied de la tour. L’un de nous, déjà à bout de souffle, se plaignit de la longueur des escaliers. Arrivant au sommet, contrairement à d’habitude, nous n’aperçûmes aucune sentinelle pour garder ce lieu. Un mauvais pressentiment se manifesta et l’ordre d’alerte se répandit dans notre groupe qui pénétra silencieusement dans l’enceinte. Au nombre de sept, nous marchâmes en direction de la salle de réunion. Tout semblait désolation. Le plus sage d'entre nous, réputé pour sa qualité à ressentir les dangers nous signala un funeste présage qui le hantait. Il parlait d’une sombre présence qu’il n’arrivait pas à définir. Ainsi, le 《 Vaillant 》poussa violemment la porte de l’antre. Au premier pas franchi, nous sûmes que le monde ne serait plus comme avant. Je cru d’abord à une illusion, un autre pensait rêver étant donné qu’il dormait la majeure partie de son temps. Malheureusement, la vision était réalité. L’Empereur, plus puissant souverain au monde, était avachi sur la table ronde. Son sang, encore frais, coulait sur sa chaise en or. Son corps inerte fut retourné sur le dos. Une épée, semble-t-il, l’avait transpercé en plein cœur. N’ayant le temps de pleurer sur son sort, une division de mastodontes surgit des couloirs adjacents à la salle. Voyant leur charge, nous levâmes le fer. Une lutte éphémère mais sanglante s’en suivit. Tous furent terrassés par nos armes baignées de liquide rouge. Quelques rescapés avaient fui à notre regard et en profita pour courir. Avides de vengeance, nous les poursuivîmes pour faire justice comme nous avions coutumes. Ainsi, nous fûmes conduits dans un chemin escarpé et gelé pour atterrir au bas de la tour. Nous restâmes figés. Dans la plaine blanche, les escouades autrefois alliées nous prirent pour cible. Des sorciers invoquant de la magie noire aux guerriers intrépides armés de leur estramaçon, toute la plage était barrée. Chacun de nous sept était excité à l’idée de combattre des centaines de guerriers tous aussi puissants les uns que les autres. Un cri de guerre sortit de la bouche du plus brutal de notre groupe. Ce dernier, se montrant insultant, les provoqua en les traitant de pécores et de gringalets. Les cors sonnèrent, les ennemis chargèrent. Bien que plus nombreux, nous étions plus puissants et prîmes l'avantage. La neige rougeoyeait du sang des feus guerriers. Des hordes de cavaliers tombèrent dans d’atroces souffrances. Les hurlements perçants des amputés, leur respiration saccadée créaient un désordre total. Bien que désorganisés, des nécromanciens ramenèrent leurs combattants d’entre les morts. L’armée ennemie semblait invincible, inépuisable. Voyant notre inefficacité à en venir à bout, nous décidâmes de nous replier sur nos navires. Le gout amère de la défaite était présent chez chacun de nous. Ce qui eut l'effet de nous laisser sur notre soif de vengeance. Nous levâmes l’ancre et prîmes différentes directions pour ainsi disperser les forces ennemies. Ce jour-là, l’Empire chuta et avec notre titre s’éteignit.
  7. Chimcha

    Anarchie.

    « Légendaire », c’est ainsi que nous étions nommés. C’était notre titre, notre vertu. Ce jour-là, quelque chose d’atroce mit le monde sans dessus-dessous. Généraux belliqueux et respectés, l’Empereur nous ordonnait de le rejoindre afin de festoyer la prospérité. Celle-ci s'était étendue grâce à nos succès. Nous avions pour obligation de nous rendre au bastion des forces impériales. Une île cachée du reste du monde, n’apparaissant sur aucune carte. Un lieu interdit où seuls les plus grands pouvaient se rendre. Impatients de revoir notre vieil ami, nous accostâmes sur l’île aux rives enneigées. Nous saluâmes les différentes divisions, qui comme nous, se rendaient à cette fête. Puis nous décidâmes de ne plus faire patienter notre souverain. Grimpant alors au sommet de la tour gelée, centre même de l’île. Vétérans, nous avançâmes dans un tumulte sympathique, ponctué de jurons, de ricanements assourdissants et de bousculades malgré le sol gelé. La prudence revint lorsque nous longèrent les murs en évitant de glisser et de ne pas chuter jusqu’au pied de la tour. L’un de nous, déjà à bout de souffle, se plaignit de la longueur des escaliers. Arrivant au sommet, contrairement à d’habitude, nous n’aperçûmes aucune sentinelle pour garder ce lieu. Un mauvais pressentiment se manifesta et l’ordre d’alerte se répandit dans notre groupe qui pénétra silencieusement dans l’enceinte. Au nombre de sept, nous marchâmes en direction de la salle de réunion. Tout semblait désolation. Le plus sage d'entre nous, réputé pour sa qualité à ressentir les dangers nous signala un funeste présage qui le hantait. Il parlait d’une sombre présence qu’il n’arrivait pas à définir. Ainsi, le 《 Vaillant 》poussa violemment la porte de l’antre. Au premier pas franchi, nous sûmes que le monde ne serait plus comme avant. Je cru d’abord à une illusion, un autre pensait rêver étant donné qu’il dormait la majeure partie de son temps. Malheureusement, la vision était réalité. L’Empereur, plus puissant souverain au monde, était avachi sur la table ronde. Son sang, encore frais, coulait sur sa chaise en or. Son corps inerte fut retourné sur le dos. Une épée, semble-t-il, l’avait transpercé en plein cœur. N’ayant le temps de pleurer sur son sort, une division de mastodontes surgit des couloirs adjacents à la salle. Voyant leur charge, nous levâmes le fer. Une lutte éphémère mais sanglante s’en suivit. Tous furent terrassés par nos armes baignées de liquide rouge. Quelques rescapés avaient fui à notre regard et en profita pour courir. Avides de vengeance, nous les poursuivîmes pour faire justice comme nous avions coutumes. Ainsi, nous fûmes conduits dans un chemin escarpé et gelé pour atterrir au bas de la tour. Nous restâmes figés. Dans la plaine blanche, les escouades autrefois alliées nous prirent pour cible. Des sorciers invoquant de la magie noire aux guerriers intrépides armés de leur estramaçon, toute la plage était barrée. Chacun de nous sept était excité à l’idée de combattre des centaines de guerriers tous aussi puissants les uns que les autres. Un cri de guerre sortit de la bouche du plus brutal de notre groupe. Ce dernier, se montrant insultant, les provoqua en les traitant de pécores et de gringalets. Les cors sonnèrent, les ennemis chargèrent. Bien que plus nombreux, nous étions plus puissants et prîmes l'avantage. La neige rougeoyeait du sang des feus guerriers. Des hordes de cavaliers tombèrent dans d’atroces souffrances. Les hurlements perçants des amputés, leur respiration saccadée créaient un désordre total. Bien que désorganisés, des nécromanciens ramenèrent leurs combattants d’entre les morts. L’armée ennemie semblait invincible, inépuisable. Voyant notre inefficacité à en venir à bout, nous décidâmes de nous replier sur nos navires. Le gout amère de la défaite était présent chez chacun de nous. Ce qui eut l'effet de nous laisser sur notre soif de vengeance. Nous levâmes l’ancre et prîmes différentes directions pour ainsi disperser les forces ennemies. Ce jour-là, l’Empire chuta et avec notre titre s’éteignit.
  8. Chimcha

    Élites.

    Bonjour à tous et à toutes. J'écris une nouvelle fois (encore) une fiction. J'espère m'être assez bien améliorer et que le prologue vous éclairera. J'attends de vous des critiques assez développées péjoratives ou mélioratives, ça m'est égal tant que ça m'aide à m'améliorer. Bonne lecture à tous et à toutes : Depuis toujours… Depuis toujours ce monde est le berceau de guerres incessantes. Depuis toujours les êtres immortels tentent d’imposer leur suprématie conquérante. Depuis toujours le ciel rougeoie du sang des morts et leurs âmes en lambeaux chantent. Aujourd’hui encore… Aujourd’hui encore les tambours de guerres résonnent. Aujourd’hui encore des frères s’entretuent pour le trône. Aujourd’hui encore l’air prospère des contrées de l’est se déchaine en cyclone. Toutefois… Toutefois demain est un autre jour. Toutefois les dieux poliades désigneront leur champion pour combattre à ce concours. Toutefois en l’honneur du septième siècle annonçant le nouvel âge d’or héroïque, les créateurs trinqueront au nectar à leur tour.
  9. Chimcha

    Le Dernier Dragon

    Chapitre V : Nouveaux arrivants.
  10. Chimcha

    Le Dernier Dragon

    Un plaisir que cela t'ait plus ! Tu penses que je pourrai améliorer quoi ? Sinon d'autres personnes ?
  11. Chimcha

    Le Dernier Dragon

    Chapitre IV : Révélations.
  12. Chimcha

    Le Dernier Dragon

    Merci !! Un plaisir que cela t'ait plu. J'espère et je pense que c'est la bonne. Tu penses que je devrais améliorer quoi dans le troisième chapitre ?
  13. Chimcha

    Le Dernier Dragon

    Chapitre III : Échec et mat.
  14. Chimcha

    Le Dernier Dragon

    Je suis conscient que le chapitre est court, mais je ne peux faire autrement. Des touches de mon clavier ne marchent pas, je suis donc contraint d'utiliser le visualiseur de clavier sur mon mac. Dès que j'aurai un bon clavier, les chapitres seront de la même longueur que le premier. Quoiqu'il en soit, bonne lecture, et bombardez moi de critiques ! Chapitre II : Cauchemar en réalité.
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