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Au_rayon_mangas

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  1. Au_rayon_mangas

    akira

    Salut tout le monde, Après plus d'un an à écrire et réaliser des chroniques mangas sur Youtube, je me suis enfin décidé à parler d'Akira, le manga culte de Katsuhiro Otomo. C'est certainement le manga qui m'a le plus marqué dans mon parcours de mangaphile, avec Gunnm probablement. J'ai attendu plus d'un an avant d'en faire la chronique, car je voulais être plus à l'aise dans mon travail de petit youtuber avant de m'attaquer (humblement) à ce monstre. J'espère que cette petite chonique saura vous intéresser et vous donnera envie de lire ou relire cette oeuvre culte. Bon visionnage ! Edit de goon : on avait prévenu. Prmière sanctions La prochaine fois ça sera le bannissement.
  2. L'Homme sans talent est un manga en un volume de Yoshiharu Tsuge publié au Japon entre 1985 et 1986. En France il fut publié en 2004 par Ego comme X. Nous allons suivre le quotidien d'un ancien dessinateur de mangas qui, par orgueil mal placé, refuse de dessiner des mangas de commande. Et alors qu'il était assez talentueux il ne trouvera donc plus aucun travail dans le milieu. À tel point que cela entraînera sa famille composée de sa femme et de son jeune fils dans une misère extrême. Et au lieu d'admettre son erreur et donc de chercher un travail alternatif, il ira de lubie en lubie et idée idiote en entreprise infructueuse, ce qui ne fera qu'empirer leur situation. Par exemple il se mettra en tête de devenir vendeur de cailloux. Il est persuadé qu'il peut trouver des roches rares et se fabriquent un étal de fortune au bord de la route dans l'espoir de les vendre. Ou encore se lancera-t-il dans la réparation de vieux appareils photo que personne ne veut acheter. Et au lecteur d'assister donc aux suppliques de sa femme pour qu'il cesse avec ses idées excentriques, mais lui ne semble pas vouloir en démordre. Ce manga prend le contre-pied de nombreuses oeuvres du genre. En effet, loin de nous proposer un héros, ou encore tout simplement un protagoniste sympathique auquel le lecteur pourrait aisément s'identifier, ici le personnage principal sera relativement antipathique voire stupide et égoïste. Cette oeuvre décidément très originale et inhabituelle nous propose donc de suivre un excentrique qui lui-même croisera le chemin d'autres individus de son espèce. Le manga n'est pas pour autant dénué d'un certain humour, surtout dans la représentation de la malchance qui s'abat sur notre protagoniste. On peut également trouver assez amusant le fait qu'il s'entête dans ses entreprises plus infructueuses les unes que les autres. Pour montrer l'impact négatif que notre personnage a sur sa famille, l'auteur a su utiliser quelques idées intéressantes. Par exemple pendant une longue partie du manga, nous ne verrons jamais le visage de sa femme. Elle sera toujours tournée pour ne pas montrer son faciès ou encore plongée dans l'obscurité. Il faudra attendre presque la moitié du livre pour enfin la découvrir de face. Également, le jeune fils est dépeint comme étant pleurnichard avec ce que l'on pourrait qualifier de tête de victime. Mais paradoxalement il se révèle être beaucoup plus responsable que son père et semble à certains moments peut-être déjà plus intelligent. Enfin, au-delà de ces personnages, l'auteur décrit et montre au travers des pages une certaine image d'un Japon en pleine mutation sociale et économique. Les personnages excentriques qui y sont présents tels qu'un vendeur d'oiseaux ou un collectionneur de pierres semblent échouer dans leur vie professionnelle et sociale parce qu'ils s'accrochent à des valeurs d'un Japon révolu. Ils veulent rester ancrés dans une certaine manière de vivre qui n'est plus compatible avec la modernité. On pourrait peut-être voir notre protagoniste comme étant en fait assez courageux, puisqu'il décide de s'impliquer corps et âme dans ses tentatives de gagner de l'argent, si ce n'était le fait qu'il ne semble pas prendre en compte les conditions de vie misérables qu'il impose à sa famille. En conclusion, ce manga aurait pu très bien s'intituler l'homme égoïste ou encore l'excentrique. Ce sera au lecteur de choisir s'il peut trouver ce conte amusant du fait des échecs successifs de cet homme sans talent ou plutôt s'il doit s'apitoyer sur le sort de cette famille. Cette oeuvre nous offre une représentation rare du ridicule et de l'entêtement jusqu'au-boutiste. Une lecture des plus fascinantes qui saura laisser sa marque, à n'en pas douter. Edit de goon : pas de liens vers les chaines Youtube (Cf la Charte). Dernier avertissement.
  3. Ushijima, l’usurier de l’ombre est le fruit de l’auteur Shohei Manabe. Il est prépublié au Japon depuis 2004. Et l’édition française nous est proposée par Kana depuis 2007. Notons que c’est un manga fleuve, puisqu’il est toujours en cours, avec déjà une trentaine de volumes. Il fut adapté par deux fois au cinéma, et ce pour la première fois en 2012. Ce manga prend pour toile de fond un phénomène social bien réel au Japon : celui des Yamikins. Ceux-ci sont en fait des usuriers, c’est-à-dire des gens prêtant de l’argent de manière complètement illégale et ce à des taux d'intérêt astronomiques, à savoir 50% sur dix jours ! Nous faisons alors connaissance avec Ushijima, l’un de ces usuriers. Il a à peine 23 ans, mais possède sa propre petite agence de prêteur. Avec ses quelques employés, il passe donc son temps soit à prêter de l’argent soit à traquer les mauvais payeurs qui ne remboursent pas à temps. Car une chose est vite évidente : Ushijima se fait toujours remboursé peu importe les moyens employés. Volume après volume, on va donc assister à un défilé hétéroclite de clients. Et à chaque nouvelle histoire, on découvre de quelle manière telle ou telle personne s’est endettée au point de devoir faire appel à Ushijima, quels qu’en soient les conséquences. Ici on va donc suivre la vie de gens très ordinaires, confrontés à leur démons, leurs addictions, leurs faiblesses. Et Ushijima devra faire preuve de toujours plus de ruse, d’ingéniosité et utiliser des moyens détournés pour passer au travers des mailles du filet de la loi et de la police. Ce manga nous dépeint donc dans un quotidien qui se veut très proche de la réalité. Au fil des histoires et des galeries de personnages, on passera beaucoup de temps dans les bas-fonds de la société moderne japonaise. Entre boîtes de nuit, agence de prostitution, salles de jeu déprimantes, bars mal famés et autres cités HLM inquiétantes, nous sommes les témoins d’un spectacle assez peu représenté, et donc peu proposé, dans les mangas et dans les médias en général. Nous sommes aux antipodes des images d’Épinal que l’on peut avoir du Japon en Occident. Ici il n’est pas question de tradition, pas question d’extravagances ni d’exotisme culturel. Il se dégage ainsi de cette œuvre une froideur presque palpable, à l’image de ces cases souvent très chargées d’une représentation de l’urbanisation omniprésente. Peut-être faut-il voir là une allégorie du sort des différents clients de l’usurier : de la même manière qu’ils sont prisonniers de leur choix de vie qui les conduits à l’endettement impitoyable tel l’ouroboros, ils sont prisonniers de cette ville au béton froid, gris et implacable. On notera d’ailleurs que la nature est quasiment absente du récit, à quelques exceptions près. Froideur graphique donc, couplée à une dureté des traits des personnages principaux, Ushijima en tête, lui-même stoïque de manière quasi permanente. À quelque reprises, ses employés tenteront bien de lui arracher un sourire, sans succès. Même s’il donne son nom au manga, il apparaît d’ailleurs nettement en retrait dans les différentes histoires, tel un rouage du système, un mal nécessaire, beaucoup plus que comme un protagoniste, une figure de proue. La mise au point se fait nettement davantage sur les différents individus qui seront toujours la clé de voûte des chapitres. Un mari infidèle, un gigolo, une prostituée, une accro aux jeux… Une suite de quidams donc, qui mettront en lumière tout autant de faiblesses humaines, et qui finiront, tôt ou tard, par devoir faire appel aux services de l’usurier, ne se rendant pas compte qu’ils ne font qu’aggraver des situations déjà critiques. Le lecteur ne ressentira alors pas forcément d’empathie pour ces personnages, ceux-ci étant le plus souvent une illustration, voir une caricature, des défauts et faiblesses de l’homme, telles que l’addiction, la cupidité, l’incapacité à prendre les bonnes décisions, l’égocentrisme et on en passe. Au final, Ushijima l’usurier de l’ombre se présente comme une peinture froide mais fascinante d’un Japon moderne. À l’image de ces personnages prisonniers de l’argent, il sera difficile de réchapper à ce manga sans aucun doute sombre, mais aussi envoûtant.
  4. Zéro pour l'éternité est un manga écrit par Naoki Hyakuta et dessiné par Sōichi Sumoto. Il fut publié au Japon entre 2010 et 2012. Puis il sort en France en 5 tomes chez Delcourt entre 2013 et 2014. À noter que le manga est une adaptation du roman éponyme publié en 2006 et du même auteur . Enfin, en 2013 il sera également adapté en film. L’histoire commence avec Kentarô un jeune étudiant qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie. Sans travail et ayant encore échoué aux examens, sa sœur Keiko lui confie alors une tâche. Elle est journaliste et mène une enquête sur les kamikazes, ces pilotes d’avion japonais qui commettaient des attaques suicides pendant la guerre du Pacifique. Et tous deux ont une raison particulière de s’intéresser à ce sujet car leur grand-père, Kyûzo Miyabe, est lui-même mort en kamikaze. Ils ne l’ont donc jamais connu. Commence alors un voyage au travers du Japon afin de découvrir qui était cet ancêtre, de vétérans en vétérans qu’ils vont rencontrer et interroger. Zéro pour l’éternité est un manga assez atypique, et le fait qu’il soit adapté d’un roman transparait dans le récit. En effet, le soucis du détail apporté à la recherche historique saute aux yeux. Lire Zéro pour l’éternité, c’est avant tout en apprendre beaucoup sur la guerre du Pacifique, et ce du point de vue nippon, chose assez rare dans nos contrées occidentales. Imaginez une leçon d’histoire, mais rendue très agréable grâce aux éléments fictionnels et bien sûr grâce au médium en soit. On est intéressé par la quête des deux personnages principaux, à savoir découvrir qui était leur grand-père, mais aussi captivés par les vies passées de ces pilotes hors-norme aux destins tragiques, le tout dans un contexte historique et géographique fascinant. Au travers des personnages, le lecteur est invité à réfléchir au thème de la mémoire générationnelle, autrement dit à la transmission de l’histoire familiale et à l’importance de ne pas l’oublier. Enfin, le récit invite deçà delà à une réflexion sur les thèmes du sacrifice et du martyr, et pose un parallèle intéressant avec les actes de terrorisme modernes : les kamikazes étaient-ils des victimes, des patriotes ou des terroristes ? Au lecteur de se forger son opinion. Au final, les cinq tomes de Zéro pour l’éternité nous offrent un regard original et intelligent sur un conflit assez peu traité en Occident, il serait donc dommage de passer à côté. Edit Makishima : Attention, pas de lien vers des chaînes Youtube ou autre (cf. la charte du forum).
  5. Bonjour tout le monde, Ici Johnny, 36 ans, lecteur de mangas depuis une vingtaine d‘année. Je suis tombé dans la marmite il y a donc longtemps, avec des titres comme DBZ, Dr Slump, RG Veda, Macross 7 Trash, Appleseed, Gunnm, Akira…Après une longue période pendant les hautes études où les mangas n’étaient plus sur le devant de la scène, j’y ai repris goût depuis 4 ou 5 ans. Ma collection n’a cessé de grandir depuis. Aujourd’hui je lis principalement des one shots ou des séries très courtes, avec mon auteur de prédilction Jiro Taniguchi. Il y a un peu plus d’un an j’ai même décidé de lancer ma chaîne youtube pour partager ma passion, n’ayant personne dans mon entourage avec qui le faire. Je viendrais humblement de temps en temps sur le forum pour vous proposer mes chroniques écrites sur tel ou tel manga, afin peut-être de vous faire découvrir des auteurs un peu moins connus (Fumiyo Kono, Satoshi Kon, Isae Iwaoka…) et tout simplement échanger et partager. Merci à vous de m’accueillir ! Johnny, aka "Au rayon mangas".
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