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  1. Cinnabar

    SnK chapitre 109

    Chapitre époustouflant pour ma part. J'ai vu des gens dans les commentaires du chapitre sur readms se plaindre qu'il n'avait pas assez d'action et que l'auteur tergiversait sur les miettes, alors que c'est bien ces petits détails qui font toute la différence afin que l'on puisse regarder la situation dans son ensemble: développements clés de personnage, effets des grandes actions de l'univers de Snk sur les individus en marge de l'histoire, grands thèmes approfondis etc. Honnêtement, voir la meurtrière de Sasha recevoir un coup de poing moral figuratif dans le ventre par la petite fille que Sasha a sauvée au péril de sa vie m'a estomaqué. Ce chapitre démontre vraiment que malgré toutes ses actions, Gabi reste une jeune fille endoctrinée par sa société et terrifiée jusqu'à la moelle épinière. La question que Kaya lui a posée est tellement difficile: pourquoi ma mère a-t-elle été tuée? Qu'a-t-elle fait pour le mériter? Le fondement même du catéchisme sur lequel Gabi base ses croyances est axé sur la déshumanisation de ses ennemies. C'est une méthode utilisée au travers de l’histoire humaine, et qui est même pertinente de nos jours. (Bonjour Trump, Poutine, Le Pen) Ce qu'elle vit dans ce chapitre, c'est la meilleure façon de détruire ce type de préjugés nocifs: elle voit les ''démons'' qu'elle a appris à haïr sans connaître manger, rire et vivre. Elle et Falco ont été sauvés par leurs ennemis, et elle se fait manger par un cheval (aucun lien avec sa crise existentialiste et morale, mais honnêtement c'était hilarant). D'une certaine manière, en sauvant Kaya, Sasha a également sauvé Gabi. (Bon Dieu, si ce n'est pas le plus bel hommage qui aurait pu être fait au personnage) Dans les dernières pages du chapitre, Sasha était omniprésente. On sent sa présence au travers des mots du discours de Kaya. D'ailleurs, je pense bien que c'est la première fois dans Snk que quelqu'un exprime le désir complètement altruiste d'être bon envers autrui sans aucun égoïsme ou intentions cachées. Le désir pur et simple d'être « une bonne personne ». Le personnage le plus proche d'une telle philosophie était Ymir, et même elle semblait emprisonnée par son empathie. Gabi est tellement bien endoctrinée, épouse tellement les préjugés marlyenne qu'il lui fallait quelque chose de tout aussi radical pour qu'une petite lampe s'allume dans son cerveau. Si ce n'était que de cette gamine, elle ramasserait le fusil elle-même et tuerais tous les individus à l'intérieur des murs sans cligner des yeux, bébés compris. Sur ce plan, je pense bien que Kaya est la seule personne capable de confronter les croyances radicales de la jeune fille. Elle a toutes les raisons de haïr Gabi et Falco, elle est une victime de circonstances, mais elle les sauve simplement parce qu'elle veut aider. Elle leur pardonne sans même que Gabi offre ses excuses, et elle leur souhaite honnêtement de retrouver leurs chemins jusqu'à chez eux. Quelqu'un comme ça est difficile à détester. Gabi a encore du chemin à faire, mais une graine de doute a été plantée. Plus Kaya parlait, plus elle était paniquée. Ses repères moraux ont étés démantelés sans pitié. Sa terreur était fascinante à voir. C’est la peur d’un individu qui voit son monde s’effondrer et qui n’est pas prêt à l’accepter. Je me demande si elle devra faire face au fait que la personne qui a sauvé Kaya est celle qu'elle a tuée? C'est dingue, parce qu'il est évident qu'Isayama cache des éléments clés connus par les personnages et non par nous les lecteurs (les raisons des actions commises par Eren et leurs fondements), alors que simultanément le lecteur a des informations sur les personnages qu’eux-mêmes ignorent (notamment l'identité de l'individu que Gabi a tué) En parlant d'Eren, certaines scènes dans ce chapitre cimentent une théorie populaire dans la communauté: l'idée qu'Eren ai voyagé dans le temps pour sauver l'humanité. Si Eren Kruger s'avère à être Eren Jeager (ou a reçu des instructions du futur comme le théorise @Soga) (super bien vu d'ailleurs la scène du miroir!) Alors Eren a réussi à sauver Mikasa et Armin: Cela pourrait justifier les différences dans la manière dont Mikasa semble se remémorer Eren lorsqu'il l'a arraché du danger dans leur jeunesse. Ce moment crucial de la vie de Mikasa. Dans le petit aperçu du chapitre, Eren semble résolu et complètement conscient de ses actions. Radicalement différent du jeune garçon paniqué et qui hurlait la première fois que l’on a vu ces souvenirs. Qu'est-ce qui peut justifier ce changement? (Est-ce lié à ces ''migraines'' qu'elle semble avoir au travers du manga?) Une autre théorie serait qu'elle commence doucement à prendre conscience du fait qu’Eren est prêt à aller dans les extrêmes (c'est presque un euphémisme) pour protéger les gens qu'il aime. La manière dont il est dépeint dans ce souvenir, sombre et vaguement sociopathe, est un violent contraste par rapport à ce qu'elle associe habituellement à Eren. De la chaleur, son écharpe, le garçon qui l'a sauvé sans rien demander en retour. Depuis le début du manga, le personnage de Mikasa n'est rien si ce n'est que maladivement protectrice d'Eren. Jusqu'à présent, il n'y a aucun doute qu'elle l'aurait défendu jusqu'à la mort. Elle a également montré les signes de sentiments romantiques à son égard. Pourtant, elle a été silencieuse par rapport à son emprisonnement, ce qui est très inhabituel, mais également compréhensif vu l'attitude qu'il semble adopter ces derniers temps. Commence-t-elle enfin à douter de lui? À réaliser qu’il est dangeureux? Mikasa est pratiquement définie par son attachement à Eren depuis le début du manga. J'ai hâte de voir comment son personnage va évoluer si elle décide de se détacher d'Eren et de ce qu'il représente. Bref, chapitre absolument génial. J'arrête là parce que si je continue je ne finirais jamais. 😂
  2. Cinnabar

    Sangatsu no Lion (March comes in like a lion) [Shaft]

    Ouf, j'ai trouvé un topic! Je ne sais pas vraiment ce que j'aurais fait s'il n'y avait même pas d'endroit dans ce fofo pour discuter de 3-gatsu. J'aurais probablement pété un câble. En fait, ma question serait plutôt: pourquoi est-ce que la perle qu'est cet anime n'est pas davantage discuté sur le net? Moi même je n'en avais jamais entendu parler avant de tomber hasardeusement sur le premier opening de la saison 2 sur youtube. J'ai alors trouvé l'animation si charmante (ces couleurs!), si chaleureuse, que je me suis laissé tenté par le premier épisode. Puis le deuxième. Puis le troisième. Aussi, ce petit bout d'animation est juste tellement bien fait. J'ai craqué: Bref, me voici donc après 35 magnifiques épisodes (avec une première saison que j'ai regardé deux fois^^), et que dire! Quel coup de pied dans le ventre. Le Studio Shaft a vraiment un style d'animation que l'on pourrait qualifier d'expérimental. Parfois, ils ratent royalement leurs coup, mais honnêtement, avec cette adaptation, ils ont dépassés toutes espérances. J'ai rarement vu un anime qui transcende et met en valeur un manga de manière aussi habile. Déjà, la musique est tout simplement géniale, avec Bump Of Chicken qui délivrent un premier opening/ending et vend du rêve. Le second et troisième opening réussissent l'impensable et sont tout aussi géniaux. (mention spéciale au deuxième ending aussi, qui est ) Évidement, l'animation est également magnifique, et si originale. Tantôt rappelant une peinture de Van Gogh, tantôt faisant réminiscence au style artistique particulier des dessins du Petit Prince. Bref, un vrai petit bijou d'animation. Connaissant Shaft, j'attendais le moment ou ça devient too much, ou trop arrogant. Ce n'est jamais venu. Au contraire, cet anime est peut-être l'oeuvre la plus humble de ce studio. Une des choses que j'ai le plus aimé est que Sangatsu no Lion est une histoire tellement gentille, à propos d'individus super attachants qui tentent de récupérer ce qu'ils ont perdus longtemps avant le début du récit. Rei Kiriyama est vraiment un MC génial. Je l'ai trouvé fascinant dès sa première scène, ou il s'habillait lourdement, comme si des poids étaient attachés à ses membres. Il ne parlait pas, ne souriait pas. Son appartement était vide. Il était seul au monde. On aurait dit que chaque brise manquait de l'emporter. Le truc, c'est que son personnage est tellement compréhensible. On s'est tous un peu senti comme Rei dans nos pires journées. Sauf que pour lui, c'est 100 fois plus difficile. Jongler avec une dépression clinique lorsque t'as 17 ans, que tu es tout seul, que tu dois travailler pour payer le loyer d'un appartement ainsi que tes dépenses personnelles, tout en étant aux études et essayant de gérer le stress des compétitions par dessus le marché. Le tout couplé d'une bonne dose de manque de confiance en soi et ce qui semble être un sentiment constant que l'on est un poids et une nuisance dans toutes nos interactions sociales. Rajoutons le fait que Rei n'ai manifestement jamais vraiment fait son deuil par rapport à la mort de sa famille, et on réalise qu'il mérite vraiment une médaille olympique, ainsi un bon câlin. Pauvre gamin. Et après, il pense qu'il est nul. ^^ Honnêtement, j'ai envie de le frapper parfois. Mais aussi, lui faire un câlin. En parlant de dépression clinique, Rei semble avoir une panoplie de particularités psychologiques/psychiatriques manifestement non identifiées par des professionnels. Plusieurs fois en le voyant décrire ses difficultés sociales, j'ai pensé qu'il avait peut-être le syndrome d'Asperger ou une autre forme de trouble autistique. Ce qui m'a titiller vers cette pensée, c'est ses aptitudes sociales limités, son manque d’expressions faciales (les enfants de ses souvenirs l'appelaient ''robot''), son incapacité à bien comprendre les sentiments d'autrui, ses obsessions passagères avec des sujets en particuliers, etc. Bien qu'a la suite de l'histoire, le personnage s'ouvre davantage, c'est seulement avec les individus auxquels il s'est réellement habitué. En parlant de Rei qui s'ouvre aux autres, j'ai absolument adoré le développement du personnage au fil de l'histoire. Le voir lier des liens avec les gens alors qu'il a commencé sans amis, sans famille et sans personne dans sa vie était vraiment beau. Mes moments préférés sont probablement ceux où il dîne ou passe du temps avec les Kawamoto. Momo-chan est tout simplement adorable. Akari est incroyablement gracieuse et admirable, et le courage et la force de caractère de Hina me renversent. Toutes les trois sont vraiment attachantes. Un autre personnage que j'ai trouvé particulièrement attachant est Shimada. Je pense d'ailleurs qu'il est mon personnage préféré de l'histoire. Je le trouve incroyablement classe. Au-delà de ça, sa personnalité a quelque chose d'apaisante et de réconfortante. J'aime aussi beaucoup ce qu'il enseigne à Rei sur l'importance de prendre soin des autres. Et puis, cette scène était tellement badass : De surcroît, je n'aurais jamais pensé que l'anime arrive à autant m’intéresser au Shogi. C'est probablement la relation incroyablement compliquée de Kiriyama avec le jeu qui a fait que je sois aussi fasciné. Il me semble clair que pour lui, le Shogi est entre autres une langue, une manière pour lui de communiquer avec le monde et de ''forcer'' les autres à interagir avec lui, en dépit de ses difficultés sociales. Si ce n'est pas triste, ça. Mention spéciale aux ost aussi. Certaines scènes sont tellement élevées grâce à quelques notes super bien placés. Certains instruments sont également judicieusement choisis. Par exemple, l'utilisation d'un harmonica de verre afin d'accompagner la scène où Kyouko est décrite comme un verre pleins de craquelures et impossible à remplir est super intelligent. Ce choix crée un lien directe entre la musique est l'image abordé par l'histoire. En plus, ça a réussi à ne pas être intrusif. Pour ceux qui se demandent, un harmonica de verre ressemble à ça : Bref, je vais m'arrêter là, parce que si je continue ça ne vais probablement jamais finir. Désolé pour le pavé. Je vais continuer à suivre cet anime avec un grand plaisir, surtout que l'arc en court est énorme! Je n'ai jamais vu le thème de l'intimidation taclé avec autant d'humanité. Bref, je conseille vraiment 3-gatsu à tout le monde, parce qu'il y a beaucoup de choses à apprendre de l'histoire de Kiriyama. Vivement la suite!
  3. Cinnabar

    Violet Evergarden [KyotoAnimation]

    Je viens de voir le premier épisode. Ma foi, c'était très beau. L'animation est exquise, ça, je m'y attendais. Mais je me suis surpris à apprécier l'histoire et les personnages. La beauté avec laquelle l'animation transmet les émotions était à couper le souffle. Vraiment, j'ai eu l'impression de visionner un très beau film court. Du coup, ce premier épisode se suffit presque en lui-même. Je me demande vraiment s'ils vont arriver à maintenir la qualité. Si oui, bon dieu. Kyoani est effrayant. Voilà, je vais suivre cet anime avec plaisir. Vivement la suite!
  4. Cinnabar

    Houseki no Kuni [Orange]

    Ahhhh... Une musique qui capture si bien la tragédie de la situation de Cinnabar et Phos, leur mélancolie, leur manque existentielle d'une raison de vivre, l'épouvante silencieuse qu'elles ressentent, leur gentillesse, leur colère, leur peur et le sentiment qu'elles sont sans valeur. Si tendre et si doux-amer. Bref, comme Papy, j'espère également de tout cœur une seconde saison et la fin ouverte de celle-ci laisse espérer qu'on aura droit au retour de Phosphophyllite et de ses aventures, certes très divertissantes pour nous, mais assez traumatisantes pour elle. Je ne sais pas pour vous, mais j'ai trouvé qu'il y avait une harmonie remarquable entre le visuel et le son. Le bruitage était particulièrement satisfaisant à entendre : le son mystifiant des craquelures des gems lorsque celles-ci recevaient des coups, le sifflement du vent à travers les nuages des habitants de la lune, le claquement des talons qui résonnait lorsque les personnages traversaient le sol en pierre de leur singulière demeure. Cette satisfaction était amplifiée par l'animation 3D et les paysages. Je ne sais pas vraiment si c'était le visuel qui mettait en valeur la qualité du son et la beauté à couper de souffle de musique, ou si c'est le bruitage qui rendait les personnages aussi vibrants, attachants et réels et cela, malgré les explications hasardeuses donnés dans l'histoire afin d'expliquer leurs existence. Au final, j'ai honnêtement ressenti et apprécié l'immense considération des créateurs envers les différents aspects de l'animation et comment l'auditoire allait vivre ceux-ci. Vraiment, chapeau aux animateurs de Houseki no Kuni. J'ai également beaucoup aimé le doublage. D'habitude, je ne remarque pas vraiment ce côté du monde de l'animation, mais j'ai été plusieurs fois agréablement surprise par la qualité de la performance de Kurosawa Tomoyo, l'actrice qui joue Phos. Dans les moments les plus complexes, l’éventail d'émotions qu'elle a été capable de transmettre avait une richesse qui m'a épaté. J'espère qu'elle va avoir la possibilité de continuer à donner vie au personnage, surtout considérant l'évolution de Phos à partir de ce point-ci de l'histoire, qui est tout simplement fascinante. Bref!!! Vivement une saison 2!!!!
  5. Cinnabar

    SnK Chapitre 100

    Hahah, ne t'excuse pas et surtout ne te gêne pas pour écrire des pavés aussi long que nécessaire, c'est super intéressant de lire tes opinions et ceux de ton ami! ^^ C'est vrai que les parallèles sont évidents. La ligne entre ennemis et alliés s'est floué et complexifié tout au long de l'histoire. Dire qu'au début (il y a si fort longtemps lol) la distinction entre méchant et bon était tellement facile à faire. Entre Eren et son groupe, qui voulaient sauver l'humanité/défendre ceux qui ne peuvent pas se défendre, et les titans, qui étaient d'une certaine manière la personnification physique, monstrueuse et nue du caractère inévitable de la mort, la différence nous giflait le visage. Au fil de l'histoire cependant, les titans sont devenus humain (assez littéralement) et les humains, et bien, se sont montrés tout aussi monstrueux que pouvait l'être les titans. Quel sera la place d'Eren dans tout ça? Peut-être bien qu'il va avancer que c'était un dommage collatéral, un sacrifice utilitariste nécessaire à ce qu'il cherche à accomplir. Ce serait une évolution fascinante du personnage, qui deviendrait comme tu l'as dit ce qu'il cherchait à combattre. Il a toujours eu des penchants un peu extrémistes lol. Ça tombe bien que tu cite Death Note, tiens, parce que je pense que dans le contexte de Snk, l'auteur fait exactement la même chose que celui de DN. Dans la quête de Light Yagami, plusieurs thèmes sont traités, dont le thème de Justice qui est proéminent. Plusieurs personnages au travers de l'histoires offrent leurs opinions sur ce qu'est la Justice, et se retrouvent souvent dans des camps opposés aussi bien sur le plan scénaristique que philosophique. Cependant, l'auteur ne prend ultimement jamais position sur ce qu'est la justice, laissant aux lecteurs le plaisir de former leurs propres opinions face à la panoplie de différents angles offerts. Dans le cas d'Attaque des Titan, Isayama fait grosso modo la même chose, c'est à dire que son histoire peut-être comprise comme l'exploration de plusieurs thèmes, plutôt que la diffusion de morales/messages particuliers. Par exemple, on peut analyser la construction même des sociétés dystopiques derrière et au delà des murs. Ces sociétés sont similaires de bien des façons (leurs contexte militaires, l'embrigadement de la jeunesse, un ''ennemi'' claire identifié et à vaincre etc.) Lorsque l'on examine les idéologies politiques cependant, elles s'alignent beaucoup avec la théologie du célèbre et proéminent philosophe Nazi, Carl Schmitt. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Schmitt) En effet, la construction même de la société de Paradis Island (avant le couronnement d'Historia) et de Mahr maintient une stabilité devant un l'ennemi en reflétant les idéologies controversés Nazis. Pour ceux qui ne sont pas familiers, les trois concepts du politique de Schmitt qui créent une société stable sont: Des conflits et des inégalités Une distinction claire entre alliés et ennemis La souveraineté Le premier concept repose sur le fait que selon Schmitt, les conflits entre les individus dans une société sont inévitables. Cette idée à été plus une fois mentionné au travers de Snk. Selon le philosophe Nazi, l'humanité dans son état de nature est exécrable et sauvage et la vie est fondamentalement injuste. (n'est-ce pas vaguement familier?) Puisque les inégalités sont inévitables, tenter de l'éliminer de la société est une perte de temps et une distraction de ce qui est vraiment important: le nationalisme et la survie. Selon Schmitt, la survie de la société dépend de ces concepts, ce qui signifie que la société doit avoir un ennemi claire contre lequel les membres de la communauté peuvent se rallier et oublier leurs différences, ainsi qu'un dirigeant fort pour les guider. Les parallèles peuvent se développer davantage, mais est-ce que ces ressemblances signifient que l'auteur d'Attaque des Titans approuve de la philosophie de Schmitt, le nazi impénitent et juriste officiel du troisième Reich? La réponse est, selon moi, non. Isayama n'offre jamais de position morale sur si oui on non ces points de vus politique sont bons. L'oeuvre peut tout simplement être comprise comme une exploration, ainsi qu'une critique, de cette idéologie. Il reste donc au lecteur de former son interprétation de la situation, sans être nécessairement teinté par l'opinion de l'auteur sur le sujet. Le fait qu'Eren fracasse un immeuble rempli d'innocents ne signifie pas que l'auteur encourage la notion que la fin justifie les moyens. Je pense que cette nuance va être importante lorsqu'il sera question d'analyser ce qui motive Eren et co à déclarer la guerre contre le monde entier. Ce manga est effectivement incroyablement riche. Quelle bonheur.
  6. Cinnabar

    SnK Chapitre 100

    Super intéressant comme post Rouletabille! Je suis en accord avec beaucoup de ce qui a été dit en ce qui concerne la situation géopolitique de Paradis Island et l'historique d'Eldia, surtout considérant les préjugés raciaux infligé aux Japonais après la seconde guerre mondiale (https://en.wikipedia.org/wiki/Anti-Japanese_sentiment) qui n'est pas sans rappeler la situation des Eldéens à Mahr. Cependant, il y a un point avec lequel je suis en désaccord : Je ne pense pas que la politique choisie par Eren reflète celle de l'auteur. Dans tous les cas, j'espère que ce ne soit pas le cas. En effet, si l'auteur cherchait réellement à véhiculer un tel message nationaliste via le personnage principal, alors il faut supposer que la narration ferait en sorte que la balance morale pencherait vers les protagonistes, et que leurs actions seraient aisément justifiables comme ''bons''. Mais alors, que signifie la scène ou Eren tue une famille d'innocents lors de sa transformation en titan? Le meurtre brutal de civils ( parmi eux un enfant, qui plus est) pour justifier une entreprise militaire est... Généralement mal vu lorsqu'on cherche à évaluer moralement une action, que ce soit selon des standards occidentaux ou japonais. Ici, Eren n'a pas hésité à tuer des innocents afin d'arriver à ses fins. Or, si Isayama cherchait réellement à délivrer un message nationaliste, il aurait été tellement facile de justifier les actions du protagoniste avec les arguments habituels et de les dépeindre sous un angle moralement bon. (Eren n'avait pas le ''choix'', l'ennemi est celui qui a attaqué en premier, il doit défendre les siens, il est loyal envers ses amis, etc.) Mais ce panel du dernier chapitre raconte une toute autre histoire, et on a passé le dernier arc à humaniser l'ennemi des protagonistes à travers les yeux d'enfants pleins de rêves et d'ambitions forcés/manipulés dans des actions militaires. L'action d'Eren devient alors très difficile à justifier, et par conséquent à soutenir. Il n'est du coup plus question de ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, ou encore de simple opinions politique que l'auteur reflète. (sans compter le fait qu'un tel message frôlerait la propagande, et que je suis habitué à un snk bien plus nuancé et intelligent) Comme le dit @Tenroku, je pense qu'il nous manque encore des informations clés pour comprendre les actions d'Eren et ce qui motive Paradis Island, parce qu'avec seulement ce que l'on a, on dirait que notre protagoniste cherche intentionnellement à donner raison au discours de Willy. Dans tous les cas, si son objectif était de se faire le plus d'ennemis possible, alors je lui donne 10/10, il aurait littéralement pas pu faire mieux. Tybur était théoriquement intouchable à cause de son influence. Le tuer devant les dirigeants mondiaux, c'est l'équivalent de l'assassinat de Jésus Christ, honnêtement.
  7. Cinnabar

    Houseki no Kuni [Orange]

    Ah, que c'est bon, que c'est jolie, quel plaisir. Après 10 merveilleux épisodes, j'ai du mal à trouver des points négatifs.Si ça ne vous dérange pas, je vais vomir tout ce que j'ai pensé au fil de mon visionnement dans ce post, parce que oh boy, il y a des choses à dire.Sans surprise, l'animation CGI a été une agréable découverte, parce que la réal' est tout simplement à couper le souffle, surtout dans ce dernier épisode, où l'on voit Dia poursuivie par un Lunarian/titan assez terrifiant. Après cette scène de combat tout simplement époustouflante (Le travail fait pas la caméra était génial, et j'étais hyper investi. J'avais tellement peur pour Dia.^^) je n'ai pas pu m'empêcher d'aller lire le chapitre correspondant à l'épisode, et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que la scène ne durait que 3-4 pages dans le manga! Le moment de délibération, ou Dia se demande si quelqu'un allait venir la sauver, pour ensuite finalement prendre son courage à deux mains et décider de se battre avec ses propres moyens, était probablement mon moment préféré de l'épisode. Je suis content que l'anime réussisse à donner une telle vie à ces petites scènes du manga. C'est ce à quoi toute adaptation aspire. Ne pas simplement copier l'oeuvre originale, mais lui donner un second souffle, comme une sorte de renaissance. En parlant de moment préféré, j'ai adoré la conversation entre Bortz et Dia. Leur échange témoignait de la complexité de leur relation, avec une confession longuement attendu de la part de Bortz: dieu merci la gemme en a quelque chose à foutre de la diamant, je commençais à me sentir un peu mal pour elle. (je sais que les personnages n'ont techniquement pas de sexe étant fondamentalement des composés inorganique asexués, mais les lacunes handicapantes de la langue française me forcent à attribuer un genre à ces pauvres petites pierres sans organes reproducteurs et qui n'ont rien demandés)Dès le début de l'histoire, j'ai éprouvé une certaine appréciation pour les personnages. Plus que leurs différentes caractéristiques qui les rendent uniques, c'est l'espèce de vulnérabilité qu'ils exhibent sous forme d'innocence et de naïveté qui les rendent vraiment attachants à mes yeux. La plupart d'entre eux me semblent être des enfants sur le plan de la cognition, comme s'ils commencent à peine à découvrir la richesse et la complexité des intrications de leurs émotions. Une grande part de cela vient probablement du fait que l'histoire est racontée du point de vu de Phos, qui est indiscutablement la gemme la plus inexpérimentée et immature au début de l'histoire. Tout de même, il est fascinant de contempler une Dia déchirée par la nature dualiste de ses émotions, sans être capable de les comprendre et donc de les procéder, ou encore de voir Phos et Cinnabar perdues, se questionnant sur leur place dans leur monde incohérent. Tout cela, couplé avec une superbe bande son (oui, je parle de toi, ost avec violon qui apparaît à chaque moment mélancolique et qui me donne envie de pleurer) aide à créer une atmosphère absolument captivante et des scènes magnifiquement travaillées.En parlant de Sinsha/Cinnabar, je veux plus! Du personnage! J'espère qu'on va la voir un peu vers ces derniers épisodes, parce que bon dieu Phos semble l'avoir complètement oubliée. Ça fait un peu mal d'ailleurs, quand on repense à la promesse (en rétrospective horriblement irresponsable) que le protagoniste lui avait fait. Le fait que Phos oublie doucement des souvenirs aussi importants est au final vraiment représentatif du fait qu'elle semble se perdre elle-même petit à petit au fil de l'histoire. J'veux dire, ça dépasse le développement. À ce stade, c'est un peu comme assister au meurtre de quelqu'un : C'est à se demander si on peut vraiment dire qu'il s'agit encore du même personnage. D'un côté, ce changement fait du bien, parce que Phos apportait des catastrophes partout ou elle allait. Sa personnalité shonenesque s'est révélé être ce que c'est en général : de l'imprudence et de l'immaturité drapée dans de bonnes intentions extrémistes et une philosophie en noir est blanc très dangereuse dans ce type de contexte militaire. C'est triste à dire, mais Antarc ne serait probablement pas mort si ce n'était de l'irresponsabilité spectaculaire de la protagoniste. Je ne peux toujours pas croire qu'elle ai tout simplement pensée que tout irait pour le mieux si elle faisait juste perdre ses deux bras. D'un autre côté, ça me chagrine un peu, car la Phos originelle, malgré sa négligence, venait avec une gentillesse qui se perd peu à peu, remplacés par des cauchemars et des hallucinations qui prennent l'hideux visage d'un syndrome Post Traumatique (Qui devrait d'ailleurs vraiment être abordé et traité à un moment ou à un autre, au risque de mettre les autres en danger. Quoique, mon petit doigt me dit qu'il y a pas vraiment de gemme psychologue à bord du navire.) D'ailleurs, le fait que Phos soit la seule capable de réel changement parmi tous ses camarades est vraiment intriguant. Alors que toutes les autres semblent être enfermées dans leur nature, Phos se force dans un changement qui lui fait plus de mal que de bien. C'est assez doux-amer. Tout cela nous ramène à toutes ces questions que l'histoire commence à peine à traiter (du moins dans l'anime) à savoir : pourquoi au final les lunariens capturent-ils les gemmes ? Qu'y a-t-il sur la lune ? Qui, qui plutôt qu'est-ce qu'est Adamant-Sensei? Cette ignorance aveugle de l'ennemi et de ce qui le motive me rappelle vaguement la situation des soldats dans attaque des titans. Phos est à peu près dans la même situation, obligé de voir ses camarades vaincu et capturé par un adversaire qu'elle ne comprend pas. Cette situation est à vrai dire très affolante, quoique heureusement pour Phos, les lunarians sont un peu plus jolie à regarder.
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