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Gaël (Jufoba)

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  1. Buzz l'Éclair pour ma part. Difficile de bien se positionner dessus, c'est un film très clean sur le fond et la forme, mais un peu trop. La technique est irréprochable, mais l'esthétique est très terne et peu marquante. Même si s'est un peu un "huis-clos", je trouve ça dommage venant d'un film de S.F., surtout d'un film d'animation Pixar, qui n'est pourtant pas le plus mauvais dans son domaine. Et le fond est rondement mené, rien ne dépasse, mais je trouve qu'il finit par devenir trop prévisible à cause de ça. Ce film est bourré de set-up/fusil de Tchekov et ce sont typiquement les astuces qui se voient à dix kilomètres. Si, à la limite, l'antagoniste est assez surprenant, mais sous-exploité et trop manichéen, pourtant l'idée est génial. En vrai, je pense que pour les enfants, ce film passe très bien, mais avec des yeux d'adultes ou d'habitués de Pixar, je pense que Buzz l'Éclair ne marquera pas les mémoires comme l'ont fait les Toy Story. Il est assez proche d'Onward, le Pixar de "fantasy moderne", très bon, mais pas très marquant. D'ailleurs, j'ai pas regardé la charte du forum, mais on a le droit de mettre des liens de vidéos ?
  2. En lisant le chapitre 191, où Hild pardonne Thorfinn, j'avais aussi interpréter le bandeau comme une sorte de symbole de sa haine maladive. Bon, déjà, ce bandeau, elle le porte après le massacre de sa famille par Thorfinn, le symbole du traumatisme est assez évident. Mais de façon purement "scénaristique", à quoi sert le bandeau ? Il permet à Hild de ne pas être gênée par ses cheveux lorsqu'elle chasse. Le parallèle avec Thorfinn devient évident, vu qu'elle le chasse depuis... Deux ans ? Trois ans ? Littéralement, tant qu'elle porte le bandeau, elle est prête à décocher un carreau dans la gorge de Thorfinn, à tout moment. C'est aussi pour ça que j'aime bien le chapitre précédent, où Hild chasse l'ours dans la forêt et qu'elle croise une vision d'un homme-ours qui la confronte sur ses convictions. Elle se rend compte que cet ours n'est pas fautif, qu'elle n'a pas besoin de le chasser et donc, qu'elle peut enlever son bandeau. Elle transpose ce raisonnement avec Thorfinn un chapitre plus tard et le bandeau tombe en même temps que sa colère. Je trouve qu'Hild est l'un des meilleurs personnages de ce manga, juste derrière Thorfinn et, éventuellement, Askeladd. Je pense que le chapitre 191 fait partie de mes préférés, même si je n'aime pas parlé de "chapitre préféré", je trouve que ça limite grandement certains moments de gloire dans les mangas. Il est tellement juste, satisfaisant et touchant, il sonne malheureusement comme le calme avant la tempête et ça se confirme avec ces derniers chapitres. Après, j'avoue ne pas trop aimer le chapitre sur la vision du shaman amérindien. Il est très bien réalisé, mais je trouve l'astuce de la prophétie un peu trop facile, même si elle est clairement auto-réalisatrice, ce qui rend la situation très ironique et tragique. Pour le coup, je préfère de loin la partie autour de Stork, bien plus subtile car, même si l'Histoire, avec un grand "H", lui donnera tort, on ne peut pas dire qu'il est dans l'erreur pour ériger un mur (surtout après les événements du Markland). Mais maintenant, ça risque d'accélérer subitement, on entre dans la phase où il n'y a plus de récits autour de Thorfinn Karlsefni, Yukimura peut laisser son imagination trouver les quiproquos et les complots les plus insidieux pour faire dégénérer la situation. Après, concernant la suite du manga, sur le long terme, je me demande s'il va continuer Vinland Saga après cet arc en Amérique. Techniquement, on sait pas vraiment ce qui est arrivé à Thorfinn après le Vinland, donc est-ce qu'il va tenter d'inventer quelque chose d'inédit ? Ou peut-être qu'il retournera sur Knut, en parallèle des aventures de Thorfinn, notamment sur sa conquête de la Norvège et son conflit avec Thorkell.
  3. Dans le cadre d'une vidéo, j'aimerai avoir vos opinions concernant Jojolion. Pourquoi, selon vous, c'est bien, pas bien, moyen, etc. ? Est-ce que c'est une "bonne partie de Jojo's" ? Est-ce que le goût prononcé d'Araki pour l'improvisation et le "bizarre" ne l'ont pas desservis dans l'écriture de Jojolion ? Était-ce si important de révéler que Gappy possède quatre testicules, bref, j'aimerai savoir ce que vous en pensez !
  4. On peut imaginer plusieurs choses en ce qui concerne l'avenir du personnage de Kashimo. On peut le voir que comme une péripétie, auquel cas il ne sert que d'obstacle au protagoniste et son utilité se limite à l'obtention des points que sa défaite peut octroyer à Hakari, in fine, à l'ajout d'une nouvelle règle. Cette voie est peut-être la plus décevante, mais elle est probable, car tous les nouveaux personnages introduit dans cet arc n'ont tenus qu'un combat jusqu'à maintenant et, même s'ils ne sont pas tous morts, ils ont accomplit leurs objectifs. Dans ce sens là, Kashimo, Higuruma et le quatuor de Sendai qu'à affronter Yuta servent un seul et même objectif : donnez des points aux protagonistes pour sauver Tsumiki. Bref, à la fin de cet intrigue autour de Kashimo, ce dernier finit par être vaincu par Hakari, ainsi il perd ses points et une nouvelle règle est ajoutée. Ou bien, d'une façon plus originale, Kashimo bat Hakari. À partir de là, on peut imaginer plusieurs choses : - Soit il le laisse vivre pour qu'il puisse lui révéler la position de Sukuna. Sachant que Yuji se trouve dans la colonie 1, on peut imaginer que Kashimo se serve de ses cents points restants pour permettre un chemin entre les colonies. Cette voie à l'avantage d'établir une règle qui arrange les protagonistes, pour le sauvetage de Tsumiki, mais qui créerait une nouvelle péripétie, car Kashimo pourrait attaquer Yuji à tout moment. Bref, on fait avancer l'intrigue, tout en gardant une menace, rendue encore plus puissante après sa victoire contre Hakari (qui est immortel, ça se place là, en terme de menace, m'voyez); - Soit Hakari, d'une quelconque manière, parvient à fuir (en emmenant Panda avec lui, ou non). On peut imaginer l'intervention d'un autre exorciste, comme des étudiants de Kyoto, Maki, Toge, Utahime ou... Nobara (?) et là, course-poursuite, embuscade, on poursuit notre péripéties. L'intérêt est peut-être plus limité, car on ne conclut pas l'intrigue, on ne fait que la rallonger, mais cela permettrait de mettre en avant d'autres personnages, confirmer leur présence (et le fait qu'ils sont encore en vie, lol). Et, ultimement, soit ils parviennent à vaincre Kashimo, soit ils perdent, auxquels cas on revient aux deux précédentes hypothèses, soit ils restent en fuite et ça implique que les autres protagonistes viennent les sauver (via une règle ajouter par Yuta); Je terminerai en revenant sur un de mes posts de la section JJK où j'exposais ce qui, selon moi, fait un bon combat. L'un de ses éléments étaient le message, la thématique et/ou la morale que transmet l'affrontement. L'une des principales thématiques de JJK, toujours selon moi, c'est le sens de la vie par le prisme de la mort. Avec un arc qui parle de morts revenus à la vie, le parallèle se fait assez facilement. Sans compter Reggie (ou Lazy), Dhruv ou Kuro-Urushi, qui ne sont pas assez développés pour épiloguer sur le sens de leur combat, on peut prendre en exemple Higuruma (même s'il ne vient pas du passé), Uro, Ryu et Kashimo (et éventuellement Bernard, oui, oui, baguette). Chacun apprend quelque chose via son combat, l'amenant à une résolution de son mal-être ou bien à une bonne leçon. Higuruma se rend compte qu'il était dans l'erreur en voulant encourager le système de la Traque Mortelle, Uro va de l'avant en reconsidérant Yuta (même si ce n'est pas dit, on peut, éventuellement, l'interpréter comme ça), Ryu est finalement satisfait et Bernard... Comprend ce qu'est un manga et un mangaka, via le territoire d'Hakari, que ce n'est qu'une cinématique que l'on peut modifier à loisir, que la chance et le talent sont indissociable ? Je ne sais pas, ça sonne comme quelque chose d'aussi méta que du Rohan Kishibe, mais j'imagine qu'il y a une leçon forcée derrière tout ça. Concernant Kashimo, sa problématique est proche de celle de Ryu, mais ce dernier avait une "faim" bien plus saine. Même s'il manque de considération, il n'implique pas (ou pas volontairement) les innocents et s'entend bien avec Yuta. Lui-même disait avoir bien aimé sa vie, juste qu'il n'en était pas pleinement satisfait. C'est en partie pour cela que Ryu est vue de façon bien plus positive par Yuta (et donc le lecteur). Mais Kashimo, lui, est montré comme beaucoup plus violent. Son score est bien supérieur à tous ceux participants à la Traque, il chassait déjà les gens quatre-cents ans auparavant, il n'hésite pas à menacer et déchiqueter tous les joueurs sur son chemin, bref, c'est pas un gentil. Et comme nous le montre son flashback, il ne cherche pas à combler un manque comme Ryu ou une sorte de renaissance comme Uro, Kashimo à une obsession maladive, qui ne l'a jamais quittée et, du peu que l'on en sait, à massacrer les gens pour affronter toujours plus forts que lui (jusqu'à ce qu'il meurt de vieillesse, c'est dire la vie de merde). Bref, rien de moralement positif n'émane de lui, on peut déduire ce qu'il va potentiellement lui arriver par la suite. Soit il perd contre Hakari, ce qui peut, éventuellement, vouloir dire qu'il meurt en ayant trouver "mieux que Sukuna", auquel cas il part satisfait. Soit, il peut se faire battre par des gens plus "faibles", via des barrières chelous ou des restrictions innées (genre Maki). Pour un personnage "méchant" comme lui, ne jamais avoir de satisfaction en perdant contre un faible serait quelque chose d'assez bien vu, je pense.
  5. Rendez-vous compte que Berserk s'est terminé et a recommencé avant le retour d'Hunter X Hunter... Très heureux de la nouvelle, on ne pouvait avoir de meilleure équipe pour reprendre le récit. Très hâte de lire tout ça, je suis de tout coeur avec Mori et le studio Gaga.
  6. Oui, on est plus sur du Tite Kubo à ce niveau là. Cet Alter me rappelle le Shikai et le Bankai d'Ichibei, le capitaine de la division zéro. Le mec pouvait renommer tout et n'importe quoi, ainsi il te renomme fourmi et tu deviens aussi faible qu'un insecte. Ce genre de pouvoir trop cheaté et débile pour être bénéfique. À le lire en spoiler, le "New Order" me semble trop cheaté pour être exploitable en combat (dans le sens où il rendrait tous les affrontements plus ou moins caducs), mais potentiellement très intéressant pour le scénario. De ce que je comprends, c'est typiquement le pouvoir d'un grand méchant, ainsi, niveau enjeu et crédibilité de la menace, ça se pose là (si, comme certains le pensent, Horikoshi compte donner New Order à Shigaraki).
  7. Dites-moi, tous, j'aimerai savoir ce que vous aimez dans Jujutsu Kaisen et ce qui, selon vous, explique son succès. Mettons de côté le hasard, même si ça joue toujours un rôle important, la chance est un paramètre assez dur à interpréter et quantifier. Personnellement, je l'ai déjà bien exposé dans mes messages ci-dessus, les gros points forts de ce manga sont la réalisation de ses combats, l'écriture de ses personnages, ainsi qu'une ambiance assez lourde et sale, entre dû au choix radicaux (les morts des protagonistes et antagonistes, entre autre), aux dessins nerveux et aux chara-designs particuliers de l'auteur. Idem, si y'a des choses que vous n'aimez pas dans ce manga, ce serait quoi ? J'en ai aussi parlé, la narration trop rapide me revient souvent comme étant le plus gros défaut, mais si vous en voyez d'autres, ce serait lesquels ?
  8. Oui, encore une fois, c'est pas tant les bonnes idées qui lui manquent, c'est l'exécution qui est imparfaite. Mais je vois ce que tu veux dire quand tu parles de manga en fin de vie. Y'a encore ce petit côté Bleach, mais je parle de Bleach quand les éditeurs ont dit à Kubo qui lui restait que quatre chapitres, alors qu'il en prévoyait une quinzaine, voir plus. Sauf que là, compte tenu du succès de la série, les éditeurs de Jujutsu Kaisen ne sont clairement pas responsables du rythme chaotique du récit, ça semble être purement l'oeuvre d'Akutami (d'autant plus que ce défaut se retrouvait déjà au début du manga). D'une certaine manière, je me demande si l'auteur n'en a pas marre de son oeuvre (et son univers en général). Jujutsu Kaisen a tout du nekketsu à succès, c'est pour ça qu'on le compare si régulièrement à Naruto, Bleach, voir Hunter X Hunter. Malgré quelques idées et choix originaux, ça reste assez sage. Cependant, quand je vois certains arcs, notamment celui du Corps Astral, qui ressemble presque à un one shot à sa manière, je me dis que c'est sûrement le plus original et le mieux ficelé. Libéré de ses protagonistes de base (Itadori, Megumi et Kugisaki) et de son histoire principale (Sukuna et le groupe de Kenjaku), Akutami se laisse aller avec des choix impactants (la mort d'Amanai), des développements de personnages forts (Satoru qui prend ses responsabilités, Geto qui décide du nouveau but de sa vie, Toji qui remet en question son existence) et mêmes des idées visuelles ultra intéressantes, genre le découpage de la scène quand Satoru utilise son "Purple" sur Toji (ou quand il utilise son "Blue" au premier round) ou juste ça : Bref, j'suis sûr qu'une fois que la "Traque Mortelle" va commencer, Akutami s'en donnera à coeur joie avec les combats, mais il ne devrait pas hésiter à nous reproposer des intrigues similaires à celles du passé de Gojo, j'ai l'impression que c'est ça qu'il kiffe le plus. Faire du "nekketsu classique", j'ai l'impression que ça le bride un peu et c'est dommage pour un auteur qui a autant de bonnes idées.
  9. Bien ! Chapitre 149, ça fait douze chapitres que ce nouvel arc à commencé et je trouve ça assez incroyable. Pas dans le sens où c'est de mieux en mieux, loin de là, mais je trouve ça incroyable de voir à quel point Akutami est parvenu à synthétiser ses meilleures qualités et ses pires défauts en une petite dizaine de chapitres. Mais je dois bien avouer que les cinq premiers chapitres sont assez impeccables. Que ce soit l'introduction chaotique, dont on ne comprend pas, volontairement, toutes les conséquences de la catastrophe de Shibuya, l'entrée en scène de Yuta et des Zen'in, qui exposent de manière très fluide leurs personnalités et objectifs, la nouvelle approche plus triste et sérieuse d'Itadori, qui le rend directement plus intéressant et attachant, et surtout, le grand point fort de Jujutsu Kaisen, ses combats. C'est peut-être parce que j'adore les scène d'actions dans des environnements urbains, mais y'a pas à dire, je suis toujours aussi fan des confrontations dans ce manga. C'est tout con, ils sont très courts, mais en comptant les trois combats de ces douze chapitres (Yuji - Yuta; Choso - Naoya; Maki et Mai - Ogi), les trois regroupent tous ce qui fait un bon combat : - les enjeux, qui, ici, sont de rester en vie, entre autre. Simple, mais très efficace; - des résolutions bien pensées, que ce soit Choso qui déjoue habilement la technique de Naoya ou encore Maki qui bute son père avec la lame créée par sa défunte soeur, c'est toujours convaincant; - des confrontations et oppositions thématiques et idéologiques. La valeur de la fraternité au centre du combat de Choso et Naoya, la querelle entre Maki et Ogi, avec Mai au milieu qui choisit son camp tout en décidant du vainqueur, puis Yuta et Itadori, qui sont à la fois si différents et si similaires; Bref, c'est super stylé, j'ai le dirai jamais assez, mais Akutami est très fort pour écrire et réaliser ses combats, ce qui est plutôt primordial dans un nekketsu. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Cela dit, c'est avec le chapitre 143 que ça se complique et que réapparaît le plus gros problème de ce manga : la narration. Je fais bien la distinction entre le scénario et la narration, parce qu'en soit, le scénario est tout a fait correct, mais ça importe peu quand ta narration est mauvaise. J'irai pas jusqu'à pousser le bouchon aussi loin, je dirai même que ce défaut disparaissait de plus en plus au fil du temps Je trouvais le rythme de l'arc du Corps Stellaire bien géré, pas mal d'informations, mais assez distillées pour ne pas que ça devienne confus et indigeste. En ce qui concerne l'arc de l'Incident de Shibuya, là aussi, la narration nerveuse ne me gênait pas, car on était une situation d'urgence absolue (et c'était 95% de combat, ça il gère). Là, Akutami se ne pose jamais. J'dis pas non plus qu'il devrait avancer à deux à l'heure, à la Bleach, mais il faut trouver un juste milieu. Certains prennent en exemple les chapitre 145 et 146, avec Tengen, pour parler des problèmes de narrations. Perso, c'est pas tant dérangeant que ça, c'est plus au niveau de la clarté des explications. J'ai bien dû relire une dizaine de fois le chapitre 145 pour comprendre l'intérêt (scénaristique) de la "Traque Mortelle" (en français et en anglais, donc peut-être que la VO est bonne, qui sait). Peut-être que je suis idiot, mais sans vouloir faire de comparaison douteuse, j'ai aucun problème avec Hunter X Hunter ou Fullmetal Alchemist, pourtant tous les deux ne sont pas moins compliqués que Jujutsu Kaisen. Pour en revenir au problème de narration, je vais plutôt prendre deux chapitres en exemple : le 143, lorsque Megumi retrouve Itadori et Yuta, puis le 147, avec Panda et Masamichi Yaga. Le 143 achève le préambule de l'arc et introduit directement la suite. Mettons, c'est un chapitre de transition, c'est pas déconnant, mais... Dans ce chapitre, on apprend que : - Yuta a soigné Naoya, en échange de son silence; - Itadori est le fils d'un ancien corps de Kenjaku (?); - Le grand-père d'Itadori était contre l'union entre son fils et cette femme (donc il soupçonnait un truc); - Yuta est du côté d'Itadori; - Gojo est passé retrouver Yuta, plus tôt dans l'intrigue, pour lui dire que ça sentait mauvais pour son cul; - Megumi se pointe et fait son laïus à propos des exorcistes; - Et on apprend enfin les enjeux de cet arc, à savoir la survie de Tsumiki, ainsi que les règles de cette "Traque Mortelle"; Je trouve que c'est beaucoup trop. Non seulement c'est trop, mais en plus ça diminue énormément un truc que je trouvais génial en début d'arc : Itadori est seul (avec Choso, mais vous voyez). Il choisit de lui-même de s'éloigner de ses amis et est prêt à affronter le monde, jusqu'à la fin. C'était cohérent car c'est ce qu'il disait à Mahito après l'avoir vaincu, ça faisait avancer le personnage, se séparer de ses meilleurs amis est fort pour un personnage aussi éminemment positif (à la manière de Gon dans HXH ou Deku dans MHA récemment) et, avouons-le, c'était assez badass de le voir seul à Tokyo et se fritter en toute clandestinité avec des fléaux. Rien que les balafres sur son visage, le fait qu'elle reste sur son visage, ça montre qu'Akutami veut rendre son personnage plus sombre, en indiquant directement sur sa face qu'il a fait et vu des dingueries. C'est tout con, mais c'est fort, d'autant plus que ses cicatrices ne sont pas placées de sorte à le mettre en valeur, comme Kakashi ou Mikasa, elles sont là, parce que la guerre ne pardonne pas. Mais tout ça, ce contexte sympa et propice à des développements intéressants et, plus tard, à de potentielles retrouvailles touchantes, est balayé d'un revers de main avec Megumi qui arrive avec le scénario. Ok, je comprend, c'est logique, mais quand même, on aurait put plus profiter de la solitude d'Itadori (et sa relation avec Choso), avec une intrigue en parallèle avec les autres rebelles, toujours avec la "Traque Mortelle" au milieu et avec Yuta comme intermédiaire. En plus, on aurait largement put prendre un chapitre entier (voir plus pour les gourmands) autour d'une discussion entre Itadori et Yuta. Les deux sont tellement similaires, Yuta aurait suffit à redonner envie à Yuji de continuer, ils ont traversé presque les mêmes épreuves, mais non, il faut que ce soit Megumi. C'est logique, c'est cohérent, c'est évident même, mais c'est trop facile et rapide. Mais le pire, c'est le chapitre 147, centré sur Yaga et Panda. Alors, ok, Panda est constamment relégué au second plan, mais quand même, c'est chaud. Buter son père, un personnage assez important tout de même, comme ça, en un chapitre, où tu révèles à la fois son background, ses motivations, ses actions sur les autres personnages, etc... Pour le buter, directement. Oui, il devait mourir, évidemment, ça joue énormément sur le personnage du Panda (de la même façon avec Maki et les Zen'in). D'ailleurs, Kusakabe qui libère Panda comme ça, oklm, personne ne le surveille ou quoi ? Et Gakuganji s'en fout ? Il le laisse partir ? Pour en revenir à Yaga, je le vois un peu comme un Asuma dans Naruto, une figure de maître fort et un peu paternel pour un personnage secondaire, qui finit par clamser. Même sans compter le combat (pas besoin de le montrer, je peux comprendre), Asuma avait déjà du plus de moments sur sa relation avec ses élèves, sa femme et même du teasing autour de son futur enfant, ainsi sa mort était réellement triste. Ok, Panda n'est pas Shikamaru, il n'a la vocation à devenir le personnage principal de son propre arc, mais s'il faut le faire pour rendre son histoire meilleure et ses personnages plus impactants, faut le faire, Kishimoto n'a pas hésité, pourtant on peut facilement admettre qu'Akutami est bien plus radical que Kishimoto dans ses choix scénaristiques. Mais, là encore, ce chapitre recèle une grande qualité d'Akutami : il sait écrire ses personnages. En un chapitre, Yaga est attachant et tragique, pour ce qu'il fait aux gens (le neveux et la soeur de Kusabake). Ok, c'est fort, il sait comment écrire ses personnages, mais il a toujours du mal à les raconter et c'est vraiment dommage. On peut copier-coller ce que je viens de dire avec les deux derniers chapitres sur Maki. Là aussi, les personnages sont excellents, même ceux qui sont minimes, genre Jin'Ichi qui se révèle être un tête froide et un rusé, malgré sa gueule de barbare, ou encore la mère de Maki et Mai, qui est tragique et en même temps détestable en quelques cases. Mais tout est trop rapide. Ogi passe comme une blague. Ok, c'est un enfoiré, bien sûr, je l'aime pas, la colère envers ce personnage est palpable, mais elle aurait put être bien mieux construite. On a passé de nombreux flashbacks sur Maki, mais on évoque Ogi qu'une seule fois de tout le manga, c'est dommage. Un connard comme lui, qui est un peu le "boss final" de Maki (thématiquement parlant), il apparaît que pendant trois chapitres. C'est trop court. Idem pour Mai, leur relation et la résolution de leur querelle marche, mais fallait d'autres moments entre les soeurs. Leur dernière scène ensemble, c'était une engueulade (elles crèvent l'abcès, mais quand même). Une scène ou Mai, qui arrive à Shibuya et voit le corps calciné de sa soeur, rien que ça, ça l'aurait fait. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Bref, il faut vraiment qu'Akutami règle ce problème de narration. On en parlait quand il a été interviewé, c'est pas la peine de finir ton manga en deux ans si c'est pour le rusher comme ça. Généralement, les shonen ont le problème inverse, tu parles d'une mauvaise blague.
  10. Ouais, la plupart du temps, il nous fait un exposé à chaque fois qu'un sort apparaît ou réapparaît (le Domain Amplification ou le Shin Kageryu, par exemple). Après, Akutami à l'habitude d'expliquer et réexpliquer les capacités de ses personnages dans les inter-chapitres (surtout Gojo). En général, je suis pas fan de cette méthode, quand tu veux expliquer dans ton manga, fais le dedans, pas entre les chapitres. Mais là, je pense que ça va, vu qu'au final il explique à chaque fois comment ça marche et puis ça permet de satisfaire les plus curieux et ceux qui n'ont pas parfaitement comprit. J'me souviens que beaucoup ne comprenait pas l'Infini de Satoru lorsqu'il a été introduit face à Jogo, du coup Akutami l'a explicité dans un inter-chapitre avec l'exemple d'Achille et de la Tortue. En soit, je pense que l'explication dans le manga suffisait, mais j'imagine que son pouvoir est juste compliqué à se représenter pour chaque lecteur.
  11. C'est juste un lâche. L'excuse de "l'handicap" marchait à l'époque car Historia ne savait rien. D'une certaine manière, ça se confirme encore plus au chapitrez 121, mais je n'en dirai pas plus si t'as pas encore lu.
  12. Elle la déteste autant car, avec Historia, elle est reliée officieusement à la personne la plus puissante des murs (à savoir Rhodes), la personne qui a le droit de vie ou de mort sur tout le monde. Si elle dit "tout cela ne serait jamais arrivé sans toi", c'est parce qu'effectivement, si elle n'avait pas été un témoin gênant (adultère royal, fille illégitime, tout ça), elle ne se serait jamais faite assassinée par Kenny. En gros, si elle n'avait pas donné naissance à Historia, elle ne se serait jamais faite butée, car elle n'aurait eut aucun lien avec la famille royale. Si Rhodes dit "je n'ai aucun lien avec elles", c'est juste une façon pour dire à Kenny "tu as mon autorisation pour les tuer". S'il avait dit qu'il les connaissait, Kenny ne les aurait pas tué, car elles auraient eu un lien avec le roi, mais en disant le contraire, elles n'ont plus aucune importance, elles n'ont jamais existé, personne ne les connaît. C'est comme dire "pas de prisonniers" pour dire "tuer tout le monde". Après, si Rhodes revient sur sa décision de ne pas tuer Historia, on peut supposer, dans un premier temps, qu'il s'agit d'un "acte de bonté". Je ne me souviens plus si c'est explicité, mais je pense juste qu'il prévoyait déjà à l'époque d'en faire la réceptacle de l'Originel, c'est juste qu'il ne pouvait pas la garder, pour des raisons de discrétions (adultère, encore une fois) et aussi parce qu'il n'avait aucune idée de qui possédait l'Originel (à savoir Eren, ce qu'il découvrira cinq ans plus tard). S'il l'avait tué, il aurait dû assumer être le prochain réceptacle de l'Originel, ce qu'il ne voulait absolument pas (pour ne pas mourir après treize ans, c'est un lâche). Ou alors, il aurait dû faire de nouveaux enfants, donc trouver une épouse assez timbrée pour comprendre tous les secrets de la famille Reiss, puis ensuite enfanter un maximum en moins de treize ans (avant que le porteur de l'Originel ne meurt et que le pouvoir du titan aille à un nouveau né aléatoire). Non, ça aurait été impossible, laisser Historia vivre était la meilleure solution.
  13. Hakari, c'est le nom du terminal. Akutami a aussi teasé sa capacité, comme étant déconcertante et en rapport avec son prénom. Je sais pas ce que ça veut dire par contre. M'enfin, Gojo disait que la plupart des élèves actuels atteindront son niveau, Yuta, Yuji, Hakari, mais aussi Todo et surtout Megumi, avec ses Dix Ombres, dont on raconte que le précédent possesseur rivalisait avec celui du Sixième Oeil (en gros, Megumi à le potentiel d'atteindre le niveau de Satoru). Sinon, le chapitre 141 est sortit. Naoya maîtrise la technique de Naobito, je m'en doutait un peu, il a utilisé cette technique sur Yuji et Choso au chapitre précédent pour les immobiliser. Hum, j'imagine que c'est pas un hasard si le nom du père et du fils on leurs trois premières lettres en communs et qu'ils maitrisent la même technique. Tu m'étonne que c'est lui qui hérite du clan, c'est presque stratégique, je vois bien Naoya reproduire les mêmes exploits que son défunt père pour atteindre la tête de la famille plus vite. Et donc, Rika est toujours là. C'est peut-être ce que symbolisait la dernière case du tome 0, leur alliance sert peut-être d'outil maudit pour canaliser l'esprit de Rika, qui sait. Dans tous les cas, il n'a plus cette alliance sur lui. Au final, même avec la puissance de quinze doigts dans le bide, Yuji n'est juste pas assez fort pour répliquer face à elle. Et donc, même si c'est clair que Yuji ne va pas clamser comme ça (pas définitivement tout du moins), le plus intéressant, c'est bien la réaction de Sukuna. Je ne sais pas, peut-être prévoit-il de prendre possession de Rika, ou bien de s'infiltrer dans l'épée de Yuta (si c'est le même genre d'épée que dans le tome 0, il peut, peut-être, transvaser sa puissance dans la lame) et là, ce serait probablement échec et mat. On ne sait pas pourquoi Yuji peut aussi bien résister à Sukuna, mais ce n'est pas une question d'énergie occulte, alors, la question est la suivante : si Ryomen Sukuna s'infiltre dans le corps de Yuta, ce dernier pourra-t-il lui résister ou bien sera-t-il le corps parfait pour le retour du fléau ?
  14. Ouais, j'ai aussi apprit ça. À vrai dire, je trouve aussi ça un peu court, même si ça veut dire qu'il nous reste encore une quinzaine de tomes à lire (c'est pas mal dans l'immédiat). Je pense qu'on a cette appréhension, entre autre, à cause du fait que, jusqu'à maintenant, Akutami ne faisait (presque) que placer des set-up pour des pay-off. Dans cette première moitié, on introduit les Embryons Maudits, les hauts placés qui régissent le monde du Jujutsu, Yuta et Hakari, Toji, Kamo Noritoshi, le coma de Tsumiki, le potentiel de Megumi, etc... Par conséquent, en réponse à cette première partie, la seconde va devoir répondre (en partie tout du moins) à tout ce qu'elle a introduit. Ça fait du boulot, mais vu comment Akutami balance du lore à ses lecteurs comme des miettes de pains à des pigeons, avec une quinzaine de tomes, ça me semble possible. D'autant plus que l'auteur est très fort pour balancer des explications denses et précises en plein combat, il ne fait que ça même, ça me semble tout à fait possible de terminer ce manga en deux, trois ans. Bon, ça veut pas dire que ce sera bien fait, ni que c'est rassurant, le principal défaut que l'on peut trouver à Jujutsu Kaisen, c'est sa trop grande vitesse, notamment au début de son histoire (que l'on peut incomber au système de publication du WSJ, certes), mais on sait déjà qu'Akutami a prévu la fin de son histoire avant de la commencer. S'il dit que son manga peut se terminer dans deux ans, je pense qu'on peut lui faire confiance.
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