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papillonrouge24

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  1. Je ne suis pas ta pote non plus, si ça te soulage. D'ailleurs, je ne vois pas ce que le fait d'être pote ou pas vient faire dans notre affaire. Je commente et je réagis en face de ce que je lis, c'est tout. Je ne fais alors aucun procès d'intention, puisque tu as été très explicite quant à tes sentiments et tes réactions. et je ne n'extrapole rien. Tu as parlé de trahison, de coup de couteau, d'humiliation... un vocabulaire qui tient plus de la relation intime, du sentiment, de l'exigence presque amoureuse, si j'ose dire, que de la lecture, même enthousiaste. Et c'est, ne t'en déplaise, un comportement...enfantin. En témoignent tes sautes d'humeur, ton premier message à fleur de peau pour dire que tu ne reviendrais pas, puis ton retour pour gérer le choc, comme tu as dit. Alors peut-être que tu es un jeune fougueux et que je suis une vieille que plus grand-chose n'impressionne, mais il est inutile de prendre la mouche si je te signale ce qui se voit comme le nez au milieu de la figure. Pas de condescendance là-dedans. D'ailleurs arrêtez avec cette histoire de condescendance, c'est usé jusqu'à la corde. Il n s'agit pas d'être condescendant, mais de constater qu'on pourrait être plus efficace sans tous ces soubresauts. (ceci dit ces soubresauts comme je les appelle sont fascinants pour quelqu'un qui voudrait étudier la réception d'une œuvre si propice à la polarisation). Je ne te connais pas, mais je te lis. Que veux-tu, quand on écrit, on laisse voir un bout de sa personnalité. Et c'est pareil pour tout le monde. Je laisse ici transparaître mon côté rabat-joie de matrone calmée par la vie avec une longue expérience de la lecture dépassionnée (mais pas que) derrière elle. Et toi tu laisses voir ton côté hyper super passionné jusqu'à l'abus, jusqu'à la souffrance stérile. Je ne peux m'empêcher de penser que c'est regrettable, même si apparemment tu sembles arriver à voir ce qu'Isayama a essayé de faire. C'est juste dommage d'être passé par un épisode de souffrance superflue et inutile. Parce qu'l y a souffrance stérile et souffrance féconde. Parce qu'une œuvre de fiction peut engendrer de la souffrance, c'est fait pour ça d'ailleurs, mais si c'est de la souffrance causée par le sentiment que l'auteur nous en veut personnellement, de la souffrance causée par un contexte extérieur à l'œuvre, alors ce n'est pas de la bonne souffrance, ce n'est pas de la souffrance intéressante. En tout cas pas si on omet d'approfondir pourquoi on souffre de cette attitude qu'on prête à l'auteur. Souffrir parce que Paradis risque d'être anéantie, c'est de la souffrance intéressante, souffrir parce que la seule solution semble être un massacre, c'est de la bonne souffrance car ça fait plonger le lecteur dans des abimes de confusion et d' interrogations, souffrir en voyant Paradis qu'on a aimée devenir un état fasciste, c'est de la bonne souffrance porteuse de sens parce que ça remet en question nos prises de position. Mais souffrir parce qu'on se croit trahi par l'auteur et qu'on le prend juste mal, alors qu'il est tout à fait possible qu'un auteur trahisse son lecteur puisque c'est sa prérogative (tous les auteurs sont des menteurs, comme tous les poètes), souffrir pour cette raison sans arriver à regarder cette trahison ressentie comme une péripétie de plus, encore un réussite de l'auteur, bref sans réussir à avoir assez de recul pour se sentir à la fois trahi et heureux de cette trahison parce que ça ne fait que rajouter de l'intérêt au tout, c'est simplement triste. C'est souffrir sans rien gagner. Mais bon chacun fait comme il peut, comme il veut. Pour le meilleur et pour le pire. J'ai sonné très grandiloquente, mais tant pis.
  2. Oh si tu l'es. Tu sais bien que c'est une étrange exigence que celle de résultats sur un bon siècle pour un petit groupes d'hommes. Mais tu aimes charger l'alliance, parce que tu as pris parti et que tu es prêt à toutes les figures acrobatiques pour ce parti. Je ne veux pas te faire changer d'avis, ce serait de la peine perdue, mais je sentais la nécessité de ne pas laisser passer cette inversion des valeurs orientée, parce que c'était trop fort.
  3. Mais tu as pourtant bien dit ce que tu as dit. Il suffira à tout lecteur passant par ici de te lire. Je n'invente rien. Par contre, en effet, tu ne peux me répondre, puisque tu as décidé d'avoir un certain raisonnement comportant quelques aberrations qui arrangent ta conception de l'histoire. Donc forcément, tu n'aimes pas qu'on te contredise. Pourtant, je ne fais qu'exposer de la pure et simple logique qu'on a aussi dans le monde réel, et dans les réflexions qu'on peut faire touchant l'histoire du monde et des idées quand on le fait sérieusement. C'est tout. Mais je comprends ton envie, puisque ce sont ces personnages de l'alliance qu'on a suivi durant ces derniers arcs et ceux qui ont été mis face au GT, qu'on a pas eu tout le déroulement jusqu'à la destruction de Paradis, l'esprit humain fait vite le lien, en ignorant toutes les complexités de l'évolution entre ces deux points du temps. Mais un esprit un peu lucide pourrait vite s'apercevoir que c'est là un gros biais. Bof bof l'allusion à mon emportement dont je pense qu'elle essaie de me faire passer pour une pulsionnelle (😃, j'ai compris la technique). Je dis très directement, comme toujours, ce que je trouve absurde. Dis tout bonnement que tu veux camper sur ton idée, ce sera plus simple.
  4. C'est ce que tout le monde fait, tout le temps, quoi qu'on en pense. Le leur reprocher c'est enfoncer une porte ouverte. Il reste cependant que si on dit "conscience" et "instinct", c'est bien parce que ces deux mots ont des sens différents. La conscience a ses exigences, mais employer le mot "pulsion" est malvenu car justement ces exigences, dans le cas qui nous occupe, sont pénibles et entraînent des désagréments pour le sujet, à l'inverse de la pulsion qui entraine le bien-être du sujet qui y cède. A moins qu'il y ait une force en face qui le culpabilise d'avoir cédé à cette pulsion... qui sera sûrement la conscience justement. Alors c'est soit l'un soit l'autre dans ce cas de figure. On ne peut faire glisser l'un sur l'autre avec des glissements sémantiques. Ils n'ont pas payé? Eloignés de Paradis, en charge de maintenir l'équilibre d la paix, avec la conscience d'avoir mis leur île en péril et de ne pas avoir pu sauver les 80% de personnes qui ont péri? Mais d'abord, pourquoi vouloir qu'ils paient? Auraient-ils dû se dire au moment de se décider à contrer Eren ou non que leur entreprise était acceptable uniquement s'ils allaient être punis? Ont-ils le loisir de se punir? Le devoir que leur a donné Eren après son GT ne les oblige-t-il pas à penser à autre chose qu'à chercher un châtiment digne de leur grand crime pour s'auto-flageller? Au final, tu en veux à la trame qui ne tue pas les personnages de l'alliance en oubliant que nulle part il y a de règle qui oblige un auteur à faire payer se personnages en fonction de ce que certains lecteurs estimeront un châtiment mérité. Ca ne marche pas comme ça. Et alors? Voir ce que j'écris plus haut sur les liens entre leur action et la situation actuelle. Mais qui nous dit qu'il n' y a pas eu de résultat? Seulement ce résultat s'est-il maintenu? Mais encore peut-on leur demander une obligation de résultat sur des décennies, même après leur mort? Qui aurait l'idée de reprocher à des figures de a politique que ne se maintiennent pas les acquis qu'ils ont fait une fois morts? Absurde. D'autant plus qu'ici, on a presque rien. On ne voit que Paradis mal en point sans savoir pourquoi. Sauter de cette image à l'alliance d'un trait, c'est plus que simpliste. C'est un raccourci dont il faudrait rougir. Le mec en question, il a plutôt cassé sa solution tout seul, en fait. D'autre part, si on est raisonnable, on ne peut reprocher à une délégation d'émissaires de n pas avoir pu maintenir la paix du monde sur des décades après leur décès, comme je l'ai déjà dit. C'est juste une exigence irréaliste. Toujours dictée par le désir de faire porter le chapeau à l'alliance qui n'est qu'un infime rouage dans la mécanique du monde et de l'Histoire. Va reprocher à Martin Luther King les dérives de son mouvement de libération des Noirs aux Etats-Unis, si tu veux passer pour un petit rigolo.
  5. Mais quels changements? Où tu as vu des changements dans l'intrigue principale avec ce qu'on a vu des nouvelles pages? Là, il va falloir m'expliquer, parce que je ne vois pas. C'est le fait qu'il y aurait destruction de Paradis qui gêne? A quel moment il a été promis que Paradis ne se ferait jamais détruire dans le corps principal de l'œuvre? Là, encore il y a emballement parce que les lecteurs ont pris pour acquis des points qui à aucun moment ne devaient l'être, et ils ne sont pas contents quand Isayama donne du développement après? Mais c'est leur faute. Quel couteau? Et puis, encore une fois, sans vouloir être méchante, c'est déplorable cette mentalité d'enfant gâté qui prend les péripéties d'une histoire réaliste et désenchantée pour des provocations à l'égard des fans-rois. Pour le coup, je vais lâcher la fameuse phrase du plus charismatique agent secret du monde: "il s'agirait de grandir!". Que de temps perdu pour se plaindre de ce qui ne peut être changé, et de ce qui au fond gagnerait à être regardé avec une intelligence débarrassée de rancœurs puériles. Par ailleurs, je m'amuse devant le retournement de valeurs que j'ai lu plus haut: alors c'est l'alliance qui a cédé à ses pulsions et à ses instincts en décidant de contrer Eren, et ce sont les gens qui auraient voulu veiller à leur propre sécurité d'abord qui ont fait preuve d'altruisme. Hem, hem, ou bien sûr. J'ai rarement vu plus jolie pirouette acrobatique. Si l'auteur nous a montré Jean tellement attiré par les attraits d'une vie tranquille sur son île avec une femme et sa bouteille d'alcool, c'est justement pour illustrer ce qu'est l'instinct, la pulsion: moi d'abord, mon confort. C'est ça l'égoïsme pur et dur. Si on veut dresser un parallèle avec notre mode de vie occidental contemporain, Jean qui veut rester pénard avec sa famille, bien manger bien boire, c'est nous occidentaux qui voulons manger, boire, sortir en boîte, regarder Netflix. Ce n'est pas l'alliance. L'alliance, du moins celle de ceux qui veulent empêcher un génocide parce qu'ils jugent ça injuste et exagéré, et donc finalement Jean aussi, ce sont justement ceux qui s'arrachent à la pulsion, à l'instinct. De ce fait l'expression "instinct de la conscience" qui tente de faire de ce qui est proprement humain, ce qui fait que l'Homme prend parfois le risque de se nuire à lui-même pour porter secours à un autre, un instinct animal comme un autre, est d'une malhonnêteté crasse. C'est un "obscure clarté qui tombe des étoiles", un "feu froid", un "soleil noir"...bref c'est un bel oxymore, mais concrètement cela ne veut rien dire. Il faut choisir: ou on parle de conscience ou on parle d'instinct. A moins que l'on fasse ce qui est très à la mode aujourd'hui, à savoir redéfinir les mots pour qu'ils correspondent à ce qu'on veut soutenir. Mais là on se fera rapidement reprendre par certains qui savent encore lire. Sans parler du fait qu'il faudrait relier le soi-disant égoïsme de l'alliance aux conséquences très tardives de la nouvelle configuration du monde après la fin du GT des 80%. Ce serait l'égoïsme de l'alliance qui a causé la perte de Paradis. En quel honneur? J'ai l'impression que le fait que le manga se déroule vite pour nous lecteur à cause des ellipses occulte que l'auteur parle de décennies et de décennies. Alors est-ce qu'on peut relier aussi facilement une action ponctuelle dans le temps à un état de fait bien plus lointain? Et tout le temps qui se déroule entre les deux périodes? N'y-a-t-il pas eu d'autres personnes, groupes, mouvements qui ont mené à cette conclusion? Voir même qui ont gâché le travail qu'aurait pu faire l'alliance en tant qu'émissaires du monde? Et si Paradis a décidé de redevenir une menace pour le monde, en quoi est-ce la faute de l'alliance et de son prétendu égoïsme? Je ne vois là en fait qu'un tour de passe-passe et un gros raccourci pour chercher à blâmer l'alliance coûte que coûte parce qu'on veut absolument qu'elle soit coupable, et qu'elle reste du côté de la faiblesse et de l'irréflexion . Adoucir ce blâme en comparant l'alliance à nous gens du XXIème siècle en Europe ne peut cacher la manœuvre malhonnête, parce que comme je l'ai dit la comparaison ne tient pas. L'alliance, avec ces gens qui s'en vont affronter au péril de leur vie un monstre pour sauver des vies, ne peut être comparée à nous, protégés, confortablement installés dans nos fauteuils et chaises à lire un manga. Si le fait d'écouter sa conscience est égoïste, et j'en conviens, ce n'est tout de même pas le même genre d'égoïsme qui fait que certains citadins ne trient pas leurs déchets. Dans un cas, c'est une exigence morale due à une conscience de son devoir, dans l'autre c'est de la paresse, ou simplement une impossibilité parce que les dispositifs n'existent pas. En fait, toute la comparaison est branlante, et cherche à banaliser les actions de l'alliance en les réduisant au train de vie de l'individu lambda sans trop de soucis, et qui ne connaît pas de traumatismes sociaux majeurs.
  6. Mouais, mouais... je dois dire que je suis très déçue en général des capacités de la communauté et de ses attitudes (oui, je suis en mode vielle râleuse, et alors zallez faire quoi? 🙃). Etre passionné, c'est bien, mais il faut que ce soit une passion constructive. Là, j'ai l'impression de lire des gens qui prenaient Isayama pour un marchand de bonheur en charge de leur apporter leur petite dose de bien-être, des gens qui sont carrément dans la logique d'une relation personnelle avec l'auteur qui se moquerait d'eux, ou s'excuserait... Mais l'auteur est loin de vous, géographiquement et physiquement, inutile de vous accrocher à lui comme si c'était un pote. C'est sûrement le lot commun de toutes les œuvres de fiction populaires, je n'ai pas assez fréquenté les communautés des dites œuvres pour le savoir, mais j'imagine que ce doit être ça. Et c'est bien dommage. Parce que ça empêche une lecture plus posée, qui ne sera cependant pas plus négligente ou plus pauvre parce qu'elle est plus posée. Au contraire. C'est même la lecture posée qui est plus capable de retirer la substance d'une œuvre, davantage qu'une lecture orientée. Une lecture posée peut être passionnée, mais d'une passion intelligente et lucide, pas hystérique. Voir les vidéos de Vox teachers par exemple. Ils sont passionnés, mais il ne ragent pas. C'est possible. Mais de toute façon avec SNK, c'est allé tellement loin dans la rage que je ne vois plus vraiment de point de vue posés, calmes, qui tenterait de regarder le fond malgré la forme très imparfaite. Les gens sont déçus, et ils cherchent dans cette fin des raisons d'être encore plus déçus ou de venger leurs petites humiliations subies dans les chapitres précédents (on est content que Paradis se fasse détruire parce que ça prouve que l'alliance avait tort, ouais, super, c'est ambitieux). Bref je ne vois-presque- partout que des cuck Eren cuck Armin, cuck Eren Mikasa tchoin, cuck Armin tnj failed, cuckren, clown., pigeon cucked, des perroquets heureux de cracher ensemble.. . Désolant! D'autant pus qu'on que des leaks flous, comme toujours, sans structure ni contexte. Et comme d'habitude on s'effondre devant. Si on ajoute par-dessus les shippers qui empoisonnent tout avec leur fantasmes, on arrange rien. Maintenant, tout et jugé à travers du prisme des relations amoureuses, et pas seulement par des shippers déclarés. On guette qui se fait qui pour dire qui est un cuck (décidément ce mot est le mot star de la jeunesse des internets désœuvrée et trop gâtée) et qui est un chad. Public de sexuellement frustrés qu'on entend beaucoup trop. Je n'ai rien contre le sexe, mais là, c'est exagéré. Cette habitude du shipping déforme tout ce que peut faire un auteur, le couple de l'histoire se détache de son contexte et on commence à le faire vivre dans ses fantasmes, on en fait une sorte de récompense personnelle, comme si le couple était là pour faire plaisir au lecteur frustré, alors qu'il est sûrement un élément de l'histoire qui a toute son importance au sein de celle-ci, et pas seulement dans l'univers mental d'une ado immature (ou d'un adulte immature). Les "discussions" sur les leaks sont composés à 90% de moqueries concernant Mikasa labourée par Jean, d'Eren cucked par un second choix, comme si s'était un enjeu de savoir qui gagne le trophée de la b.... à la fin. Ces gens se font du mal, s'agitent pour rien. Et loupent l'essentiel. Je dois trop en demander, je sais qu'on peut vraiment se régaler avec une œuvre quand on en inspecte avec méthode les recoins et qu'il recèlent de petits trésor (expérience professionnelle), et surtout quand on sait accepter que l'auteur n'est pas infaillible (parce que je suis sûre que tout ce beau monde sur le forum, moi comprise, n'a pas toujours brillé lorsqu'il s'agissait de mettre en forme un devoir, un exposé, un dossier sous une énorme pression... voire un simple message sur un forum, hem, hem), mais je ne comprends pas qu'on se fâche à ce point et qu'on invoque la passion pour ignorer toute la signification du fond parce que la forme laisse à désirer. J'ai presque envie de citer un célèbre agent secret avec une de ses répliques grandioses, mais je m'abstiendrai.
  7. Si, tu peux commencer par me respecter un minimum en écrivant dans un français à peu près acceptable.
  8. Peut-être qu'il serait sage d'attendre les pages avant de s'effondrer comme certains le font ici? Et peut-être aussi faudrait-il ne pas s'investir aussi irrationnellement dans ce qui n'est qu'un manga après tout? J'ai moi-même suivi le manga avec une certaine dose de passion et j'adore Armin. mais je ne comprends pas ces crises et ces affolements. Je les comprends d'autant moins que je ne vois pas en quoi ce que diraient les leaks (la fameuse destruction de Paradis après la mort du cast) est illogique ou mauvais dans l'absolu.
  9. A ce sujet, je suis mitigée. Je pense que cette idée d'abandon de l'héroïsme face à la catastrophe, de victoire basée sur un mensonge se tient, mais il me paraît exagéré de l'ériger en grande idée de la fin, parce qu'elle est déjà présente depuis longtemps dans l'œuvre. Toute la bataille de Stohess découle d'un mensonge d'Armin à Annie, le coup d'état d' Uprising se base sur des mensonges d'Erwin (et toutes ses expéditions sur de belles paroles creuses), le couronnement d'Historia sur une mise en scène où elle a le beau rôle, etc. La tromperie a toujours été une stratégie du bataillon d'exploration dans SNK, et les lecteurs s'en félicitaient souvent. Elle était cependant un outil employé pour se diriger vers ce qu'on pouvait espérer être une future victoire de l'humanité, ce qui lui donnait encore un caractère noble. Mais elle n'a servi en réalité qu'à mener à cet échec où elle fait encore une ultime apparition. Elle n'est donc pas nouvelle. Un redditeur évoquait Yukio Mishima et son univers romanesque où le Japon des samouraïs, le Japon de la virilité belle face à l'absurde, fragile et inébranlable, cède devant la corruption du monde moderne de l'ère Meiji. Et il voyait dans la charge d'Erwin cette manifestation de la beauté virile, guerrière, seule arme contre l'absurdité du monde: si le monde est sans sens, le sacrifice de soi et de son corps jeune et vigoureux suffit à le rendre beau. Mais c'est toujours ambigu, parce qu'Erwin lui-même sait qu'au fond il fait de beaux discours clinquants qui au final tuent sans qu'on ait fait des progrès certains et pérennes. Alors la charge: héroïsme pur et désintéressé à la Mishima ou mise en scène auto-suggestive surannée, presque parodique, au final peu fructueuse? Est-ce que ce n'est pas les deux? Ce qui est héroïsme quand on se croit encore en route vers la victoire de l'humanité dans l'absolu devient dérisoire quand tout compte fait c'est une annonce de la fourberie finale, le fameux "j'ai tué Eren, le titan assaillant!" d'Armin, dans un contexte où il n' y a plus d'absolu. L'héroïsme, en fait, ça fait pas mal de temps qu'il s'est estompé, et sa disparition est actée au moment d'Uprising, quand le bataillon doit se battre contre des congénères humains. Sauf qu'on ne le voyait pas comme ça, parce qu'on espérait toujours une franche lueur d'espoir pour les Hommes. Et on a fini par avoir une pauvre lueur blafarde et vacillante avec cette fin qui a fait tant de mal à l'espèce humaine. Les sacrifices humains, physiques et moraux que le bataillon a faits n'aboutissent qu'à la nécessité de continuer à sacrifier, après tout. Pas de droiture possible. Sinon, plus le temps passe, et plus je tombe sous le charme de cette fin. Elle restera éclatée du point de vue de la forme, c'est sûr, mais sur le fond, ce qu'elle dit est tellement juste. Elle ne prend tellement pas le lecteur pour un imbécile. Si Isayama a fait une fin qui plaît aux éditeurs ou non, je ne sais pas, en revanche je vois que tout y tombe de manière élégante, comme on dit qu'un vêtement tombe juste sur le corps. J'avais dit quelque part sur ce forum que le parallèle Historia/Armin était rigolo parce que les personnages sont écrits comme pouvant être confondus vu leur physique alors que quand même, sur le plan du développement, ils se retrouvent dés Uprising pas vraiment du même côté. Historia qui annonce qu'elle est la pire ennemie de l'humanité dans la cave des Reiss, et Armin qui est annoncé par Eren comme le "sauveur" de l'humanité plus tard à RTS, ça pose bien le cadre. Ces deux personnages étaient destinés à s'affronter, si je puis dire. Plus généralement, j'apprécie beaucoup le retournement de l'histoire. Historia, cette fameuse ennemie de l'humanité des murs avant le timeskip, est bel et bien devenue une ennemie de l'humanité hors de l'île. Armin, qui devait la sauver, finalement, doit la sauver face à Paradis. Le développement d'Historia sera resté logique et mène doucement mais sûrement à cet état de faits: elle veut vivre sa petite vie et ne pas se laisser faire. Armin, pareil, quoi qu'on en dise, ça a toujours été un fil rouge chez le personnage cette préoccupation pour la discussion, et ça a mené là où il est, devant Paradis, la nouvelle menace. C'est une fin que nombre de lecteurs trouvent insatisfaisante parce qu'ils auraient aimé des réponses carrées, des affirmations, de la certitude, et Isayama ne donne rien de tout ça. Il promet juste une tentative sincère de la part des émissaires. Il faut s'accommoder de l'incertain. Et puis comme dit @Lux Æterna il faut être beau joueur. Jouer avec le lecteur, c'est la prérogative des auteurs, on ne peut leur retirer ce droit, et il faut savoir qu'on est entré éventuellement en terrain miné quand on avance dans une œuvre de fiction (ou autre). Y'aurait-il du policier, de l'oulipo, de la création, tout court, sans tromperie? Que dire de ces livres apparemment écrits à une époque reculée dont on apprend seulement à la fin que c'est à un auteur contemporain qu'on les doit? Ca m'est arrivé une fois (en fait, pas qu'une), avec un livre-essai sur l'art des jardins soi-disant confidentiel, qui serait passé de mains en mains au XIXème siècle dans les écoles d'art des jardins, sans jamais être publié officiellement. L'avertissement final de l'auteur m'a sortie de cet espèce de monde parallèle dans lequel j'avais passé le temps de la lecture du livre, en croyant qu'il faisait parti du patrimoine culturel du passé, alors qu'il était en fait un habile pastiche contemporain qui voulait imiter les réflexions d'un possible auteur du XIXème. C'est à vivre. Au final, je l'ai déjà dit, Isayama aura réussi à recréer dans la fanbase les dissensions, les emportements, les hystéries, les haines et les amours qu'il décrit dans on histoire, toutes basées sur des fantasmes, des interprétations, des déceptions et des besoins émotionnels des lecteurs, comme dans son histoire où des gens brodent sur leur ignorance et se montent le bourrichon. C'était ma première expérience en tant que lectrice de chapitres sortant mensuellement et des réactions assorties dans les différents forums. C'était extrêmement instructif, même si assez souvent désolant vu la part prise par certaines catégories de lecteurs très prompts à faire de l'histoire leur chose au point de la distordre, et vu le manque de recul de beaucoup. Je parle surtout de reddit. Au final, surtout dans les derniers temps, il y aura eu peu d'endroits où mettre à plat des réflexions sur internet sans que des fans ou haters hardcore de telle ou telle faction, ou de tel ou tel personnage envahissent l'espace. Bref. J'espère que mes nièces auront l'occasion un jour de lire mes tomes avec profit en tout cas. Et puis vive Armin!😁
  10. Ah d'accord, je vois , tu te mettais dans les bottes du personnage. Je réagis à ce genre de langage très dur parce que je suis lasse de voir les lecteurs entretenir de rages absolues, sincères cette fois, envers ce personnage en particulier, parce qu'il a été spécialement malmené dans la fanbase (et dans le manga) et que c'est mon favori, mais aussi face aux autres personnages, en se concentrant sur des points annexes, des transformations pures et simples de la réalité du manga... comme c'est le cas pour Annie ou Gabi(qui doivent payer!). A l'inverse, il y a des adorations exagérées pour d'autres persos (Jean, Falco...). Dans l'un ou l'autre de ces extrême, je vois les lecteurs passer à côté de la vraie histoire, manquer les vraies proportions des choses, les nuances qui font tout l'intérêt du fond de l'histoire. Les passions sont volatiles et Eren n'a pas été épargné: d'objet d'adulation il et passée à objet de raillerie parce qu'il a abandonné son air "badass"., sans que les railleur ne tente de voir un peu plus loin dans ce changement. On dirait qu'en gros, l'esprit produit par l'ensemble des fans sur les espaces internet ne sait que raisonner en termes de chad et cuck. Et ça cherche n'importe quelle brindille pour pouvoir dire que tel perso qu'on aime est un chad ou un incel, cuck ou autres dénominations impropres valide dans la sphère folle d'internet. Eren a des abdos? Quel chad! Eren pleure? Mais ce cuck! Il parle de Mikasa pour en dire qu'il la veut pour lui? Un incel! Armin attrape le poignet d'Annie? Ouah quel chad, dis donc! Il a touché son poignet! Et ça m'agace, mon Dieu, ce que ça m'agace. Mais public adolescent oblige! A force de voir des remarques de ce genre au lieu de vraies lectures du vrai manga, je suis devenue sensible dans ce domaine. Et ça m'étonnait de vor ce genre d'idées sur ce forum plutôt plus exigeant que d'autres.
  11. Je ne vous ai pas encore tous lus mais voici quelques parpaings. J’avais pensé faire une liste des points négatifs et positifs, mais j’ai vite vu que les deux se mélangent trop pour que ça tienne la route. Alors je vais juste y aller point par point, en essayant d’être assez claire, mais j’avoue que j’ai tellement de choses à dire en tête que ça va être brouillon, et que je vais sans doute aller et revenir, et en oublier en chemin. Mais bref, je commence. Je tiens à dire avant tout que j’ai trouvé la séquence dans les chemins avec Armin et Eren très belle. Je sais bien qu’elle et là un peu lourdement pour qu’on ait enfin le point de vue d’Eren, mais j’ai toujours aimé cette façon qu’a le décor des chemins de changer entre le cases, sans qu’on le voie. Ça me fait triper. D’abord, cette affaire avec Mikasa qu’Ymir attend pour se libérer du joug de son amour pour Fritz. Ça sonne cucul et on ne s’y attend pas, tant SNK avait semblé donner la priorité à d’autres motifs que celui de l’amour romantique. Beaucoup de gens se plaignent de cette trahison, de ce changement de ton soudain… Mais Isayama a pourtant souligné maintes fois l’importance du thème de l’amour dans son œuvre. Certes celui de la violence est écrasant (et c’est d’autant plus vrai dans la version anime qui met l’accent sur les combats physiques), mais celui de l’amour est clé également : l’amour de la mère d’Eren pour son fils, l’amour de Grisha pour sa famille, l’amour ou le non-amour des familles des guerriers pour leurs enfants, l’amour d’Historia pour sa mère biologique qui ne le lui rend pas du tout, l’amour d’Ymir taches de rousseur pour Historia... et surtout l‘amour de Mikasa pour Eren tout au long de l’histoire, qu’Isayama ne cesse de rappeler. Ca peut sembler être un cliché décoratif, la yandere et sa cible, mais c’était là depuis le début. Même à Trost, on a cette scène où Mikasa est à court de gaz, sur le point de périr face à un titan. Ce qui lui redonne de l’énergie alors qu’elle est abattue, c’est la pensée que si elle meurt, elle ne pourra pas se souvenir d’Eren. A l’époque déjà est présente cette idée d’une Mikasa qui trouve doux d’aimer un mort. Mais elle passait inaperçue dans le flot de l’action. On dirait qu’Isayama l’a finalement développée. C’est une représentation pour le moins étonnante de l’amour, qui ne fait pas envie. Mais le personnage de Mikasa en général est une catastrophe à cause de cette obsession ridicule pour Eren qui ne laisse place à rien d’autre, alors si elle devait avoir de l’importance dans le scénario, ce devait être à travers cet amour obsessionnel. Il y a quelques années, on avait demandé à Isayama de donner son top 5 des films de l’année et il avait cité le film Three Billboards (très bon film par ailleurs). C’est l’histoire d’une femme dont la fille a été violée et tuée, son cadavre brûlé. Comme le shérif de sa petite ville n’a pas réussi à trouver le coupable après des mois d’enquête, elle juge qu’il ne fait pas son boulot et loue les trois panneaux publicitaires à l’entrée de son patelin où elle l’interpelle et lui rappelle qu’il ne se bouge pas. Je passe sur les détails de l’histoire, mais le shérif est atteint d’un cancer déjà bien avancé, sans grandes chances de s’en sortir. Il a un subordonné perturbé, violent, agressif (il défenestre un pauvre gars à un moment), à qui il laisse une lettre après sa mort qui intervient vers la fin du film. Et dans sa missive il dit à son subordonné agité qu’il a au fond tout ce qu’il faut pour faire un bon flic, mais qu’il a aussi une haine dont il devrait se débarrasser pour enfin pouvoir laisser sortir ce qu’il a de bon en lui, car, selon le shérif mort, ce qui fait un bon flic, c’est l’amour ! En voyant ça (parce que j’ai regardé le film par curiosité), j’ai directement tilté, parce que c’est un propos qu’a tenu Isayama aussi, même si moins explicitement. Il faudra s’y faire pour ceux qui n’aiment pas cette idée : Isayama est cucul ! Bon, je dis ça avec un peu d’ironie, parce que je sais que ce thème de l’amour et souvent considéré comme une niaiserie, sauf que là, il y est depuis le début, on ne peut pas dire en toute bonne foi qu’on ne le voit pas venir. Sans compter que ça fait un moment qu’Isayama met en place des couples. Gabi et Falco après le timeskip, mais avant on avait le discret Armin-Annie, dont on sentait qu’ils allaient tous quelque part. Quant à Ymir amoureuse de son tortionnaire…. Je conçois que ça paraisse un peu trop pour certains, mais là encore en soi pourquoi pas. Même si je n’ai pas beaucoup de sympathie pour les femmes qui aiment leurs bourreaux (ou les hommes qui aiment leurs femmes bourreaux), ça reste du domaine du possible. Que ce soit Mikasa qu’Ymir attende par contre, ça c’est un gros mystère. Pourquoi Mikasa ? Parce qu’il fallait trouver une utilité au personnage ? Même si thématiquement ça colle, c’est quand même exagéré. Sur ce sujet, Isayama a mis en scène des relations affectives similaires à celle d’Ymir et de Fritz : Historia qui est ravie de se faire frapper par sa génitrice, Gabi qui se soumet à l’empire Mahr qui la maltraite, les familles eldiennes qui acceptent de donner leurs enfants pour faire plaisir à Mahr. Même Floch avec Erwin au fond: Floch subit Erwin et de sa peur de mourir causée par ce que lui demande Erwin, il fait une obsession et une force combattante. Au final, tous ces persos auront dû gérer comme ils le peuvent un attachement excessif à un autre perso. A propos d’Historia et de sa romance avec Eren qui finalement n’a pas lieu. Moi-même, qui ne suis pourtant pas du tout une shippeuse, j’avais fini par me dire que ce serait bizarre qu’il n’ y ait rien entre Eren et elle vu qu’ils sont tous les deux des persos principaux ayant eu des interactions significatives dans le passé, avec quelques réserves toutefois puisque leur discussion dans les flash-back où Eren lui confie qu’il va faire le GT n’était teintée d’aucun romantisme, d’aucune atmosphère vaguement amoureuse. Mais, encore une fois un « mais », si on s’ôte de la tête toute idée de romance EH et qu’on regarde froidement ce que nous donne Isayama sur ce point, et bien, ce n’est pas grand-chose et rien qui nous permettent de vraiment relier Eren et Historia. Concrètement on a : une page où on nous montre Historia enceinte sur son rocking-chair, quelques pages sur les gradés de Paradis qui se lamentent sur la grossesse de la reine avec une fermier, un fragment dans la mémoire d’Eren où Historia demande « et si je faisais un enfant ? » à Eren, quelques cases sur son accouchement, quelques allusions de-ci de-là dans les dialogues (à travers Hanji dans la prison où se trouve Eren après Liberio et à travers Armin dans le chapitre 108, je crois). Ce n’est vraiment pas beaucoup. Alors quand j’ai pu lire des remarques comme « pourquoi faire un foin avec la grossesse d’Historia », « pourquoi toutes ces histoires sur son bébé ? »… et bien je suis forcée de noter qu’il n’ y a pas eu de foin, ni d’histoires. Le matériau, dans les faits, ne fait pas un pataquès de l’enfant d’Historia, ce sont les lecteurs qui se sont montés le bourrichon depuis tout ce temps. Cependant, l’image du manga où l’on voit cette silhouette capuchée alors que dans le fond Historia parle au fermier dans la grange reste mystérieuse : qui était-ce ? Dans l’anime, cette image ne contient pas la silhouette de dos. Isayama avait-il prévu Eren qui conseille à Historia de faire passer le fermier pour le père de leur enfant ? Ou quelqu’un qui contraint Historia ? Ou un espion du gouvernement ? Et si Historia était en train d’apprendre au fermier qu’elle est enceinte de lui à ce moment-là, vu comment l’homme semble penaud et gêné ? On se demande pourquoi Historia fait la tronche tout le temps, elle est peut-être déprimée à l’idée que le GT va se réaliser et se réalise. Mais comme elle a sa vie, elle ne peut se permettre de s’y opposer. Ca n’empêche qu’elle n’est pas bien en y pensant. En tout cas, il y a une chose que j’apprécie beaucoup, c’est le fait qu’avec cette fin, il faut remettre en perspective plein de points qu’on envisageait d’une certaine façon et qui ont une autre signification à présent. Isayama a amené sa fanbase, volontairement ou non, à débattre plus que passionnément sur des sujets vides en fin de compte, du moins qui étaient mal posés parce qu’on ne connaissait pas le fin mot de l’histoire. Le choix Erwin/Armin par exemple n’a plus du tout la même tête quand on sait que le résultat fait partie d’un « programme » dont on a assisté au développement jusqu’à la fin, et qui s’influence lui-même vers le passé. Pour être honnête, je ne sais pas comment il faudrait poser la question maintenant. Mais la controverse a été bruyante dans le vide, il me semble. Pareil pour le EH. Avec cette fin, toutes les spéculations s’évaporent. Des mois de doutes, de fantasmes et de fausses certitudes alors qu’en fait…pschiiiiit. D’ailleurs, plus je pense à Historia avec le fermier, plus je trouve ça finalement cohérent. Dans le chapitre où Eren parle à Sieg et fait semblant d’être de mèche avec lui, les gens ont remarqué des agencements de cases, spécialement quand il est question d’enfant pour Eren, qui dit qu’il n’a plus beaucoup de temps à vivre. Juste après on voit Historia et son dialogue. Des gens se sont dits que c’était significatif, mais ça peut tout aussi bien être un moyen pour Isayama d’aborder le thème de la parentalité une deuxième fois après l’avoir fait à travers Eren , sans qu’il y ait de liens entre les deux personnages. Parallèlement, c’est dans la même scène qu’Eren demande à Sieg si les Ackerman sont des esclaves, et si Mikasa lui est attaché parce qu’elle a ce sang en elle. Pourquoi pose-t-il cette question ? Est-ce qu’il a vu à cette époque qu’il allait dire ces choses blessantes au chapitre 112 et s’est demandé d’où son soi du futur sortait ça , d’où sa question (encore l'oeuf et la poule!)? Est-il inquiet de la vraie nature de l’affection intense que lui voue Mikasa ? Et pourquoi pose-t-il la question directement à Mikasa : « qu’est-ce que je suis pour toi ? » Ce ne sont pas là des signes que Mikasa compte pour lui finalement ? Enfin, l’idée qu’Eren était enfermé dans une sorte de boucle où il s’est lancé lui-même sur la voie qu’il vient de finir de parcourir me plaît beaucoup. Je sais que beaucoup ont trouvé que c’était détruire son personnage, mais à mes yeux, il n’avait pas de personnage, tout était trop flou et contradictoire avec lui. Même si ça a été très mal amené, cette explication me satisfait, et comme je n’ai jamais mis Eren sur un piédestal en lui présumant des pensées que je ne connaissais pas, je ne suis pas déçue. J’ai pu voir des moqueries sur cette idée qu’Eren est parti en quête de vengeance pour sa mère alors qu’il et l’artisan de sa mort, j’ai vu qu’on raillait sa réplique à Reiner lors du festival : « pourquoi ma mère a -t-elle dû mourir ? mais pour moi, il n’y a pas d’incohérence. Eren devait non seulement éviter que Bert meure mais aussi que tout s’enchaîne jusqu’à la fin qu’il pensait devoir organiser. Sauf que lui aussi trouve ça absurde, idiot, injuste ! Il ne comprend pas pourquoi il lui incombe d’en passer par ce meurtre initial pour espérer pouvoir arriver à son but, lui-même incertain, mais fatal. D’où sa question désespérée à Reiner. Vraiment, sur certains points, on gagnerait à davantage réfléchir plutôt que de conspuer sans nuance le chapitre, car l’idée fondamentale risque de passe inaperçue ou d’être déformée : cette idée, c’est que tout le manga tel qu’on la suivit se base sur une boucle absurde, construite par un gars qui ne maîtrise pas ses visions. Sur quelque chose de vraiment con, en fait. D’un côté, on pourra dire qu’Isayama aura fait gonfler le soufflet pendant….39 chapitres depuis Liberio pour terminer sur un pfffuiiiit ! mais d‘un autre côté, ça veut dire que toute cette histoire, ces rebondissements, cette souffrance ont été causés par un Eren désorienté, contradictoire, perdu. Une abusurdité absolument incompréhensible. C'est couillu. Si on ajoute à ça la fin qui est hyper ouverte sur des soucis encore à venir, car le monde va connaître encore des tensions et que, même si les titans ont disparu, Paradis se trouve hostile au monde, on obtient une fin pas du tout shonenesque. Mais alors pas du tout. Sans compter qu’Historia va devoir jongler avec son île militariste et se anciens camarades qu’elle n’a sans doute pas envie de maltraiter. Et si ses sujets en viennent à se dire qu’elle ne le satisfait plus ? Qu’ils considèrent qu’elle les a trahis ? Rien ne les empêche de s’en débarrasser. Historia est sur un siège éjectable.. Malgré toute cette séquence sirupeuse où l’alliance récupère pendant que Jean et Conny redeviennent humains et versent leur larme sur Eren, cette tête brûlée, cette séquence vraiment too much dans les bons sentiments (mais il fallait en passer par là ), on a une conclusion horrible, désespérante. En fait, cette fin m’a fait déprimer un gros coup hier soir, quand j’ai réalisé qu’Isayama avait osé terminer là-dessus : 80% de la planète piétiné, plus d’écosystème, mais même pas de paix car toujours un cycle de guerre qui s’amorce. Certains réclamaient à cor et à cri une fin où Eren irait jusqu’au bout en tuant ses amis, mais cette fin est encore plus laide. Isayama gardait donc les personnages d’Historia et d’Armin pour l’après. J’avoue que pour moi c’est frustrant, j’aurais aimé voir Armin se débrouiller avec Historia pour maintenir un équilibre. Mais pas incohérent. J’adore comme le fameux « c’est Armin qui sauvera l’humanité » est repris là, mais d’une manière à laquelle je ne pensais pas : Armin faux vainqueur du monstre. Quelque part, on peut le comparer à Tybur et ce n’est peut-être pas un hasard si Isayama a donné à Willy ces petites marques sur le nez qu’arbore aussi Armin, au point que certains ont émis l’idée que les deux personnages étaient liés par le sang. C’est sûr que pour en arriver là, Isayama aura mis de côté Historia pour son rôle et Armin qui ne devait pas intervenir dans le cours de évènements. Dommage de sacrifier de personnage ainsi sur l’autel d’une mystery box. J'ajout.e. que je déplore certaines tendances à encore se focaliser sur le fait qu'Annie n'aurait pas eu sa "punition", qu'elle ne mérite pas le bonheur parce qu'elle a pris plaisir à tuer, et blablabla... Mais les gens, liez un peu mieux! Vous avez loupé tous les signes de détresse qu'elle montre, Annie, en pensant à ce qu'elle fait? Pourquoi cet acharnement? Pourquoi ne pas ssayer d eprendre de la hauteur sur le manga et de considérer tous les indices au lieu d'extraire ceux qui vous arrangent? Et puis à @Tao paï paï qui dit: "Justement qu'Armin lui dise ça à la fin de la discussion c'est le minimum : Armin c'est le grand perdant des arcs Mahrs et Retour à Paradis, celui qu'on a sauvé quelques chapitres auparavant pour son soi disant génie mais qui n'est pas foutu de proposer le moindre plan. Lui le grand négociateur ingénieux et pacifique réduit à massacrer des civils à Revelio et suivre le plan d'un suicidaire, lui qui a jamais été foutu de comprendre ce que ressentais son meilleur ami. Le seul moment auquel il agit c'est quand c'est finit, quand la situation à tellement perdu tout contrôle qu'il ne reste finalement qu'une solution, stopper Eren. Pendant ce temps là Eren souffrait seul de son côté, obligé de continuer à avancer pour dérouler le tapis rouge à cet inexorable futur, obligé de refouler ses sentiments pour celle qu'il aimait, obligé de subir en silence la mort de Sasha que ses misérables amis qui sont tout pour lui iront jusqu'à lui reprocher, obligé de les faire souffrir lors de la scène de la table. Mais pendant ce temps là lui qui voulait simplement être libre à la base, il s'est impliqué à fond dans son rôle pour ses amis ingrats, parce qu'il est né dans ce monde comme un être spécial et libre, il reste fort jusqu'au 123 où il acquiert le pouvoir totale et devient un quasi dieu, à partir de là il savourera quelques moments de libertés (le fameux FREEDOM du 131), un rêve fictif avec Mikasa à qui il fera comprendre qu'il l'aimait vraiment et enfin une discussion finale (bon techniquement ça se passe avant) avec son meilleur ami où toute son humanité finira par ressortir (j'ai les larmes aux yeux en écrivant ces lignes aucune honte mdr). Si après avoir compris tout ça Armin se serait borné à lui faire une leçon de morale sur ce qu'il a fait j'aurais fait bien plus que lever les yeux au ciel perso, ça aurait gâché toute la beauté de ce final et la construction de leur relation. Un aveu de faiblesse envers celui qui a tous fait pour lui pendant que lui le soi disant génie en a pas branlé une c'est le minimum syndical." Je te trouve bien énervé et bien injuste envers Armin. Mais bon, tes griefs à son égard sont à peu près les mêmes que ceux de pas mal de lecteurs illusionnés qui attendaient l'impossible: c'est pas Armin à 16 piges qui va trouver une solution à 2000 ans de haine quand les deux partis sont chacun au bord de la crise et que ça va éclater parce que personne ne veut écouter personne. Il n'a pas rien fait pendant quatre ans, c'est une remarque naïve que celle-là. Les relations avec le monde hostile quand on est une île en position d'infériorité sur tous les plans, ça ne permet pas d'enchaîner les coups d'éclats, à moins de lancer le GT et c'est ce qu'ils cherchaient à éviter. Je te trouve aussi un peu trop enclin à mettre un peu tout sur le dos d'Armin pour qui Eren aurait travaillé afin de rehausser Eren alors que ce dernier n'en a pas franchement besoin. Armin, lors de cette scène à la mer dans les paths, ne l'a pas vraiment maltraité, ni sérieusement blâmé. Il le secoue un peu, c'est tout.
  12. J'ai lu les leaks malgré ma résolution de ne pas le faire. Comme toujours. Je m'attends à une belle shitstorm divertissante.
  13. La vf montrée ici est très bof. En tout cas, elle s'éloigne assez de la vo où Eren dit littéralement: "j'ai jeté Historia en enfer, je n'ai pu ni continuer ce cycle éternel de tuerie, ni accomplir le grand massacre du monde à l'extérieur…"
  14. Je pondrai mon pavé plus tard sûrement, mais sur la grossesse d'Historia, indépendamment de savoir le rôle de ce fait dans l'histoire générale, c'est quand même la chance si c'est le fermier le père et qu'Historia est tombée enceinte juste après cette rencontre arrangée et surveillée avec lui. Parce que tomber enceinte après un coup, c'est très possible, mais c'est loin d'être évident. Il faut être dans la bonne période du mois (ovulation), et même comme ça c'est pas gagné. Alors Historia qui fait ça sous la surveillance de l'individu encapuchonné...ça a été la chance! Une grossesse a plus de chance d'advenir après plusieurs rencontres sexuelles.
  15. Une image: C'était du fake! Désolée.
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