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papillonrouge24

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  1. Ah d'accord, je vois , tu te mettais dans les bottes du personnage. Je réagis à ce genre de langage très dur parce que je suis lasse de voir les lecteurs entretenir de rages absolues, sincères cette fois, envers ce personnage en particulier, parce qu'il a été spécialement malmené dans la fanbase (et dans le manga) et que c'est mon favori, mais aussi face aux autres personnages, en se concentrant sur des points annexes, des transformations pures et simples de la réalité du manga... comme c'est le cas pour Annie ou Gabi(qui doivent payer!). A l'inverse, il y a des adorations exagérées pour d'autres persos (Jean, Falco...). Dans l'un ou l'autre de ces extrême, je vois les lecteurs passer à côté de la vraie histoire, manquer les vraies proportions des choses, les nuances qui font tout l'intérêt du fond de l'histoire. Les passions sont volatiles et Eren n'a pas été épargné: d'objet d'adulation il et passée à objet de raillerie parce qu'il a abandonné son air "badass"., sans que les railleur ne tente de voir un peu plus loin dans ce changement. On dirait qu'en gros, l'esprit produit par l'ensemble des fans sur les espaces internet ne sait que raisonner en termes de chad et cuck. Et ça cherche n'importe quelle brindille pour pouvoir dire que tel perso qu'on aime est un chad ou un incel, cuck ou autres dénominations impropres valide dans la sphère folle d'internet. Eren a des abdos? Quel chad! Eren pleure? Mais ce cuck! Il parle de Mikasa pour en dire qu'il la veut pour lui? Un incel! Armin attrape le poignet d'Annie? Ouah quel chad, dis donc! Il a touché son poignet! Et ça m'agace, mon Dieu, ce que ça m'agace. Mais public adolescent oblige! A force de voir des remarques de ce genre au lieu de vraies lectures du vrai manga, je suis devenue sensible dans ce domaine. Et ça m'étonnait de vor ce genre d'idées sur ce forum plutôt plus exigeant que d'autres.
  2. Je ne vous ai pas encore tous lus mais voici quelques parpaings. J’avais pensé faire une liste des points négatifs et positifs, mais j’ai vite vu que les deux se mélangent trop pour que ça tienne la route. Alors je vais juste y aller point par point, en essayant d’être assez claire, mais j’avoue que j’ai tellement de choses à dire en tête que ça va être brouillon, et que je vais sans doute aller et revenir, et en oublier en chemin. Mais bref, je commence. Je tiens à dire avant tout que j’ai trouvé la séquence dans les chemins avec Armin et Eren très belle. Je sais bien qu’elle et là un peu lourdement pour qu’on ait enfin le point de vue d’Eren, mais j’ai toujours aimé cette façon qu’a le décor des chemins de changer entre le cases, sans qu’on le voie. Ça me fait triper. D’abord, cette affaire avec Mikasa qu’Ymir attend pour se libérer du joug de son amour pour Fritz. Ça sonne cucul et on ne s’y attend pas, tant SNK avait semblé donner la priorité à d’autres motifs que celui de l’amour romantique. Beaucoup de gens se plaignent de cette trahison, de ce changement de ton soudain… Mais Isayama a pourtant souligné maintes fois l’importance du thème de l’amour dans son œuvre. Certes celui de la violence est écrasant (et c’est d’autant plus vrai dans la version anime qui met l’accent sur les combats physiques), mais celui de l’amour est clé également : l’amour de la mère d’Eren pour son fils, l’amour de Grisha pour sa famille, l’amour ou le non-amour des familles des guerriers pour leurs enfants, l’amour d’Historia pour sa mère biologique qui ne le lui rend pas du tout, l’amour d’Ymir taches de rousseur pour Historia... et surtout l‘amour de Mikasa pour Eren tout au long de l’histoire, qu’Isayama ne cesse de rappeler. Ca peut sembler être un cliché décoratif, la yandere et sa cible, mais c’était là depuis le début. Même à Trost, on a cette scène où Mikasa est à court de gaz, sur le point de périr face à un titan. Ce qui lui redonne de l’énergie alors qu’elle est abattue, c’est la pensée que si elle meurt, elle ne pourra pas se souvenir d’Eren. A l’époque déjà est présente cette idée d’une Mikasa qui trouve doux d’aimer un mort. Mais elle passait inaperçue dans le flot de l’action. On dirait qu’Isayama l’a finalement développée. C’est une représentation pour le moins étonnante de l’amour, qui ne fait pas envie. Mais le personnage de Mikasa en général est une catastrophe à cause de cette obsession ridicule pour Eren qui ne laisse place à rien d’autre, alors si elle devait avoir de l’importance dans le scénario, ce devait être à travers cet amour obsessionnel. Il y a quelques années, on avait demandé à Isayama de donner son top 5 des films de l’année et il avait cité le film Three Billboards (très bon film par ailleurs). C’est l’histoire d’une femme dont la fille a été violée et tuée, son cadavre brûlé. Comme le shérif de sa petite ville n’a pas réussi à trouver le coupable après des mois d’enquête, elle juge qu’il ne fait pas son boulot et loue les trois panneaux publicitaires à l’entrée de son patelin où elle l’interpelle et lui rappelle qu’il ne se bouge pas. Je passe sur les détails de l’histoire, mais le shérif est atteint d’un cancer déjà bien avancé, sans grandes chances de s’en sortir. Il a un subordonné perturbé, violent, agressif (il défenestre un pauvre gars à un moment), à qui il laisse une lettre après sa mort qui intervient vers la fin du film. Et dans sa missive il dit à son subordonné agité qu’il a au fond tout ce qu’il faut pour faire un bon flic, mais qu’il a aussi une haine dont il devrait se débarrasser pour enfin pouvoir laisser sortir ce qu’il a de bon en lui, car, selon le shérif mort, ce qui fait un bon flic, c’est l’amour ! En voyant ça (parce que j’ai regardé le film par curiosité), j’ai directement tilté, parce que c’est un propos qu’a tenu Isayama aussi, même si moins explicitement. Il faudra s’y faire pour ceux qui n’aiment pas cette idée : Isayama est cucul ! Bon, je dis ça avec un peu d’ironie, parce que je sais que ce thème de l’amour et souvent considéré comme une niaiserie, sauf que là, il y est depuis le début, on ne peut pas dire en toute bonne foi qu’on ne le voit pas venir. Sans compter que ça fait un moment qu’Isayama met en place des couples. Gabi et Falco après le timeskip, mais avant on avait le discret Armin-Annie, dont on sentait qu’ils allaient tous quelque part. Quant à Ymir amoureuse de son tortionnaire…. Je conçois que ça paraisse un peu trop pour certains, mais là encore en soi pourquoi pas. Même si je n’ai pas beaucoup de sympathie pour les femmes qui aiment leurs bourreaux (ou les hommes qui aiment leurs femmes bourreaux), ça reste du domaine du possible. Que ce soit Mikasa qu’Ymir attende par contre, ça c’est un gros mystère. Pourquoi Mikasa ? Parce qu’il fallait trouver une utilité au personnage ? Même si thématiquement ça colle, c’est quand même exagéré. Sur ce sujet, Isayama a mis en scène des relations affectives similaires à celle d’Ymir et de Fritz : Historia qui est ravie de se faire frapper par sa génitrice, Gabi qui se soumet à l’empire Mahr qui la maltraite, les familles eldiennes qui acceptent de donner leurs enfants pour faire plaisir à Mahr. Même Floch avec Erwin au fond: Floch subit Erwin et de sa peur de mourir causée par ce que lui demande Erwin, il fait une obsession et une force combattante. Au final, tous ces persos auront dû gérer comme ils le peuvent un attachement excessif à un autre perso. A propos d’Historia et de sa romance avec Eren qui finalement n’a pas lieu. Moi-même, qui ne suis pourtant pas du tout une shippeuse, j’avais fini par me dire que ce serait bizarre qu’il n’ y ait rien entre Eren et elle vu qu’ils sont tous les deux des persos principaux ayant eu des interactions significatives dans le passé, avec quelques réserves toutefois puisque leur discussion dans les flash-back où Eren lui confie qu’il va faire le GT n’était teintée d’aucun romantisme, d’aucune atmosphère vaguement amoureuse. Mais, encore une fois un « mais », si on s’ôte de la tête toute idée de romance EH et qu’on regarde froidement ce que nous donne Isayama sur ce point, et bien, ce n’est pas grand-chose et rien qui nous permettent de vraiment relier Eren et Historia. Concrètement on a : une page où on nous montre Historia enceinte sur son rocking-chair, quelques pages sur les gradés de Paradis qui se lamentent sur la grossesse de la reine avec une fermier, un fragment dans la mémoire d’Eren où Historia demande « et si je faisais un enfant ? » à Eren, quelques cases sur son accouchement, quelques allusions de-ci de-là dans les dialogues (à travers Hanji dans la prison où se trouve Eren après Liberio et à travers Armin dans le chapitre 108, je crois). Ce n’est vraiment pas beaucoup. Alors quand j’ai pu lire des remarques comme « pourquoi faire un foin avec la grossesse d’Historia », « pourquoi toutes ces histoires sur son bébé ? »… et bien je suis forcée de noter qu’il n’ y a pas eu de foin, ni d’histoires. Le matériau, dans les faits, ne fait pas un pataquès de l’enfant d’Historia, ce sont les lecteurs qui se sont montés le bourrichon depuis tout ce temps. Cependant, l’image du manga où l’on voit cette silhouette capuchée alors que dans le fond Historia parle au fermier dans la grange reste mystérieuse : qui était-ce ? Dans l’anime, cette image ne contient pas la silhouette de dos. Isayama avait-il prévu Eren qui conseille à Historia de faire passer le fermier pour le père de leur enfant ? Ou quelqu’un qui contraint Historia ? Ou un espion du gouvernement ? Et si Historia était en train d’apprendre au fermier qu’elle est enceinte de lui à ce moment-là, vu comment l’homme semble penaud et gêné ? On se demande pourquoi Historia fait la tronche tout le temps, elle est peut-être déprimée à l’idée que le GT va se réaliser et se réalise. Mais comme elle a sa vie, elle ne peut se permettre de s’y opposer. Ca n’empêche qu’elle n’est pas bien en y pensant. En tout cas, il y a une chose que j’apprécie beaucoup, c’est le fait qu’avec cette fin, il faut remettre en perspective plein de points qu’on envisageait d’une certaine façon et qui ont une autre signification à présent. Isayama a amené sa fanbase, volontairement ou non, à débattre plus que passionnément sur des sujets vides en fin de compte, du moins qui étaient mal posés parce qu’on ne connaissait pas le fin mot de l’histoire. Le choix Erwin/Armin par exemple n’a plus du tout la même tête quand on sait que le résultat fait partie d’un « programme » dont on a assisté au développement jusqu’à la fin, et qui s’influence lui-même vers le passé. Pour être honnête, je ne sais pas comment il faudrait poser la question maintenant. Mais la controverse a été bruyante dans le vide, il me semble. Pareil pour le EH. Avec cette fin, toutes les spéculations s’évaporent. Des mois de doutes, de fantasmes et de fausses certitudes alors qu’en fait…pschiiiiit. D’ailleurs, plus je pense à Historia avec le fermier, plus je trouve ça finalement cohérent. Dans le chapitre où Eren parle à Sieg et fait semblant d’être de mèche avec lui, les gens ont remarqué des agencements de cases, spécialement quand il est question d’enfant pour Eren, qui dit qu’il n’a plus beaucoup de temps à vivre. Juste après on voit Historia et son dialogue. Des gens se sont dits que c’était significatif, mais ça peut tout aussi bien être un moyen pour Isayama d’aborder le thème de la parentalité une deuxième fois après l’avoir fait à travers Eren , sans qu’il y ait de liens entre les deux personnages. Parallèlement, c’est dans la même scène qu’Eren demande à Sieg si les Ackerman sont des esclaves, et si Mikasa lui est attaché parce qu’elle a ce sang en elle. Pourquoi pose-t-il cette question ? Est-ce qu’il a vu à cette époque qu’il allait dire ces choses blessantes au chapitre 112 et s’est demandé d’où son soi du futur sortait ça , d’où sa question (encore l'oeuf et la poule!)? Est-il inquiet de la vraie nature de l’affection intense que lui voue Mikasa ? Et pourquoi pose-t-il la question directement à Mikasa : « qu’est-ce que je suis pour toi ? » Ce ne sont pas là des signes que Mikasa compte pour lui finalement ? Enfin, l’idée qu’Eren était enfermé dans une sorte de boucle où il s’est lancé lui-même sur la voie qu’il vient de finir de parcourir me plaît beaucoup. Je sais que beaucoup ont trouvé que c’était détruire son personnage, mais à mes yeux, il n’avait pas de personnage, tout était trop flou et contradictoire avec lui. Même si ça a été très mal amené, cette explication me satisfait, et comme je n’ai jamais mis Eren sur un piédestal en lui présumant des pensées que je ne connaissais pas, je ne suis pas déçue. J’ai pu voir des moqueries sur cette idée qu’Eren est parti en quête de vengeance pour sa mère alors qu’il et l’artisan de sa mort, j’ai vu qu’on raillait sa réplique à Reiner lors du festival : « pourquoi ma mère a -t-elle dû mourir ? mais pour moi, il n’y a pas d’incohérence. Eren devait non seulement éviter que Bert meure mais aussi que tout s’enchaîne jusqu’à la fin qu’il pensait devoir organiser. Sauf que lui aussi trouve ça absurde, idiot, injuste ! Il ne comprend pas pourquoi il lui incombe d’en passer par ce meurtre initial pour espérer pouvoir arriver à son but, lui-même incertain, mais fatal. D’où sa question désespérée à Reiner. Vraiment, sur certains points, on gagnerait à davantage réfléchir plutôt que de conspuer sans nuance le chapitre, car l’idée fondamentale risque de passe inaperçue ou d’être déformée : cette idée, c’est que tout le manga tel qu’on la suivit se base sur une boucle absurde, construite par un gars qui ne maîtrise pas ses visions. Sur quelque chose de vraiment con, en fait. D’un côté, on pourra dire qu’Isayama aura fait gonfler le soufflet pendant….39 chapitres depuis Liberio pour terminer sur un pfffuiiiit ! mais d‘un autre côté, ça veut dire que toute cette histoire, ces rebondissements, cette souffrance ont été causés par un Eren désorienté, contradictoire, perdu. Une abusurdité absolument incompréhensible. C'est couillu. Si on ajoute à ça la fin qui est hyper ouverte sur des soucis encore à venir, car le monde va connaître encore des tensions et que, même si les titans ont disparu, Paradis se trouve hostile au monde, on obtient une fin pas du tout shonenesque. Mais alors pas du tout. Sans compter qu’Historia va devoir jongler avec son île militariste et se anciens camarades qu’elle n’a sans doute pas envie de maltraiter. Et si ses sujets en viennent à se dire qu’elle ne le satisfait plus ? Qu’ils considèrent qu’elle les a trahis ? Rien ne les empêche de s’en débarrasser. Historia est sur un siège éjectable.. Malgré toute cette séquence sirupeuse où l’alliance récupère pendant que Jean et Conny redeviennent humains et versent leur larme sur Eren, cette tête brûlée, cette séquence vraiment too much dans les bons sentiments (mais il fallait en passer par là ), on a une conclusion horrible, désespérante. En fait, cette fin m’a fait déprimer un gros coup hier soir, quand j’ai réalisé qu’Isayama avait osé terminer là-dessus : 80% de la planète piétiné, plus d’écosystème, mais même pas de paix car toujours un cycle de guerre qui s’amorce. Certains réclamaient à cor et à cri une fin où Eren irait jusqu’au bout en tuant ses amis, mais cette fin est encore plus laide. Isayama gardait donc les personnages d’Historia et d’Armin pour l’après. J’avoue que pour moi c’est frustrant, j’aurais aimé voir Armin se débrouiller avec Historia pour maintenir un équilibre. Mais pas incohérent. J’adore comme le fameux « c’est Armin qui sauvera l’humanité » est repris là, mais d’une manière à laquelle je ne pensais pas : Armin faux vainqueur du monstre. Quelque part, on peut le comparer à Tybur et ce n’est peut-être pas un hasard si Isayama a donné à Willy ces petites marques sur le nez qu’arbore aussi Armin, au point que certains ont émis l’idée que les deux personnages étaient liés par le sang. C’est sûr que pour en arriver là, Isayama aura mis de côté Historia pour son rôle et Armin qui ne devait pas intervenir dans le cours de évènements. Dommage de sacrifier de personnage ainsi sur l’autel d’une mystery box. J'ajout.e. que je déplore certaines tendances à encore se focaliser sur le fait qu'Annie n'aurait pas eu sa "punition", qu'elle ne mérite pas le bonheur parce qu'elle a pris plaisir à tuer, et blablabla... Mais les gens, liez un peu mieux! Vous avez loupé tous les signes de détresse qu'elle montre, Annie, en pensant à ce qu'elle fait? Pourquoi cet acharnement? Pourquoi ne pas ssayer d eprendre de la hauteur sur le manga et de considérer tous les indices au lieu d'extraire ceux qui vous arrangent? Et puis à @Tao paï paï qui dit: "Justement qu'Armin lui dise ça à la fin de la discussion c'est le minimum : Armin c'est le grand perdant des arcs Mahrs et Retour à Paradis, celui qu'on a sauvé quelques chapitres auparavant pour son soi disant génie mais qui n'est pas foutu de proposer le moindre plan. Lui le grand négociateur ingénieux et pacifique réduit à massacrer des civils à Revelio et suivre le plan d'un suicidaire, lui qui a jamais été foutu de comprendre ce que ressentais son meilleur ami. Le seul moment auquel il agit c'est quand c'est finit, quand la situation à tellement perdu tout contrôle qu'il ne reste finalement qu'une solution, stopper Eren. Pendant ce temps là Eren souffrait seul de son côté, obligé de continuer à avancer pour dérouler le tapis rouge à cet inexorable futur, obligé de refouler ses sentiments pour celle qu'il aimait, obligé de subir en silence la mort de Sasha que ses misérables amis qui sont tout pour lui iront jusqu'à lui reprocher, obligé de les faire souffrir lors de la scène de la table. Mais pendant ce temps là lui qui voulait simplement être libre à la base, il s'est impliqué à fond dans son rôle pour ses amis ingrats, parce qu'il est né dans ce monde comme un être spécial et libre, il reste fort jusqu'au 123 où il acquiert le pouvoir totale et devient un quasi dieu, à partir de là il savourera quelques moments de libertés (le fameux FREEDOM du 131), un rêve fictif avec Mikasa à qui il fera comprendre qu'il l'aimait vraiment et enfin une discussion finale (bon techniquement ça se passe avant) avec son meilleur ami où toute son humanité finira par ressortir (j'ai les larmes aux yeux en écrivant ces lignes aucune honte mdr). Si après avoir compris tout ça Armin se serait borné à lui faire une leçon de morale sur ce qu'il a fait j'aurais fait bien plus que lever les yeux au ciel perso, ça aurait gâché toute la beauté de ce final et la construction de leur relation. Un aveu de faiblesse envers celui qui a tous fait pour lui pendant que lui le soi disant génie en a pas branlé une c'est le minimum syndical." Je te trouve bien énervé et bien injuste envers Armin. Mais bon, tes griefs à son égard sont à peu près les mêmes que ceux de pas mal de lecteurs illusionnés qui attendaient l'impossible: c'est pas Armin à 16 piges qui va trouver une solution à 2000 ans de haine quand les deux partis sont chacun au bord de la crise et que ça va éclater parce que personne ne veut écouter personne. Il n'a pas rien fait pendant quatre ans, c'est une remarque naïve que celle-là. Les relations avec le monde hostile quand on est une île en position d'infériorité sur tous les plans, ça ne permet pas d'enchaîner les coups d'éclats, à moins de lancer le GT et c'est ce qu'ils cherchaient à éviter. Je te trouve aussi un peu trop enclin à mettre un peu tout sur le dos d'Armin pour qui Eren aurait travaillé afin de rehausser Eren alors que ce dernier n'en a pas franchement besoin. Armin, lors de cette scène à la mer dans les paths, ne l'a pas vraiment maltraité, ni sérieusement blâmé. Il le secoue un peu, c'est tout.
  3. J'ai lu les leaks malgré ma résolution de ne pas le faire. Comme toujours. Je m'attends à une belle shitstorm divertissante.
  4. La vf montrée ici est très bof. En tout cas, elle s'éloigne assez de la vo où Eren dit littéralement: "j'ai jeté Historia en enfer, je n'ai pu ni continuer ce cycle éternel de tuerie, ni accomplir le grand massacre du monde à l'extérieur…"
  5. Je pondrai mon pavé plus tard sûrement, mais sur la grossesse d'Historia, indépendamment de savoir le rôle de ce fait dans l'histoire générale, c'est quand même la chance si c'est le fermier le père et qu'Historia est tombée enceinte juste après cette rencontre arrangée et surveillée avec lui. Parce que tomber enceinte après un coup, c'est très possible, mais c'est loin d'être évident. Il faut être dans la bonne période du mois (ovulation), et même comme ça c'est pas gagné. Alors Historia qui fait ça sous la surveillance de l'individu encapuchonné...ça a été la chance! Une grossesse a plus de chance d'advenir après plusieurs rencontres sexuelles.
  6. Une image: C'était du fake! Désolée.
  7. Ca n'a pas d'importance. C'était pour l'effet lorsque Mikasa en aperçoit un dans le mur après qu'Annie a tenté de s'échapper en l'escaladant. Si le titan avait été tourné de l'autre côté, on aurait pas vu son œil bouger et ça aurait été moins impressionnant.
  8. C'est contradictoire parce que par essence, s'il s'oppose à eux (et c'est ce qu'il dit qu'il fera, il sera obligé de le faire d'ailleurs s'il veut suivre ses convictions), il devra infailliblement les bloquer dans leur liberté. S'opposer à quelqu'un, physiquement, verbalement, juridiquement ou de toute manière que ce soit, c'est l'empêcher de faire ce qu'il a l'intention de faire, donc le priver de sa liberté. Il faudrait conclure qu'il n'a pas l'intention de les priver de la liberté de tenter quelque chose maintenant, mais qu'il le tentera immanquablement puisqu'à un moment donné, les deux camps vont forcément clasher. Voilà pourquoi cette précision de sa part me semble bancale et contradictoire avec tout ce qu'il fait. Ca sonne même comme une excuse pour expliquer qu'Armin ait toujours l'usage de son titan. A moins que la fin nous explique tous ces méandres.
  9. On n'a pas chômé ici. Le problème du personnage d'Eren, qui n'en est pas vraiment un puisque c'est sans doute le but recherché par Isayama, c'est qu'il est extrêmement trouble. Vous discutez, vous discutez, et vous discutez encore à son sujet, mais il est contradictoire (ne retire pas les pouvoirs de titan de ses amis au nom de la liberté, mais veut se battre contre eux... ce qui par essence brime leur liberté), ambigu (sa réplique du chapitre 131 selon laquelle il a été déçu en apprenant que l'humanité hors des murs existait : l'hostilité du monde est une cause de désespoir pour Eren, mais ça arrive comme une raison de plus que cette déception première), incomplet (on n'a pas vu ses visions)...alors tout ce qu'on en dira ne sera qu'hypothèse. A deux chapitres de la fin, je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Mais ce qui suffit à beaucoup de lecteurs qui ont pris parti, c'est qu'Eren défende Paradis. On dira ce qu'on voudra cependant, s'il s'agit de savoir qui doit disparaître, d'un point de vue détaché, depuis un strapontin près de Vénus, pour reprendre une expression fort jolie qui a été employée ici, la logique veut que ce soit Paradis, peu importe les autres paramètres (qui a commencé, quand, qui hait qui, pourquoi…). Les mathématiques sont implacables. Evidemment, si le critère, c'est sauver les siens d'abord, ce qui est le réflexe humain, on aura tendance à défendre Eren. Le truc, c'est justement ça: Eren a le comportement que beaucoup auraient, du moins en théorie, si confrontés à la nécessité de sauver leur famille alors que le seul moyen d'y arriver serait celui d'Eren. En tout cas, dans l'esprit. C'est ce qui se passe avec le personnage de Floch dans certains cercles qui l'adulent (coucou 4 chan!). Ca reste encore une fois de la théorie, parce que Floch a l'attitude que beaucoup aimeraient avoir sans posséder aucun moyen de faire comme lui. On reconnaît ses idéaux en Floch, et en plus il s'expose pour les défendre, c'est le rêve pour des gens qui n'ont sûrement jamais été et ne seront jamais des combattants (bien que je ne veuille pas généraliser et que je ne connaisse pas la vie de chacun). Mais c'est justement prendre parti. Or, si c'est une expérience à tenter que de prendre parti pour un camp, rester sur son strapontin stellaire n'est pas non plus louper un bout d'SNK. C'est justement profiter du spectacle absurde qu'Isayama déroule et pouvoir contempler la mécanique de la violence sans être gêné par des préférences qui condamnent à un camp. J'aimerais tant pouvoir retrouver mes pavés pondus sur JVC à propos de René Girard. J'ai dû en pondre ici aussi, mais je ne sais plus où. En le lisant, on croit voir théorisé le monde d'SNK. Ses travaux sur le désir mimétique, l'escalade de la violence de deux camps autour d'un objet de désir, où chacun croit avoir raison, sans s'apercevoir qu'il n'est que le miroir du camp adverse, dans un jeu de ping-pong perpétuel, jusqu'à l'inévitable fin catastrophique...c'est toute la conversation Kenny/Uri. En tant qu'anthropologue, Girard ne prend pas parti, il décrit froidement une mécanique inexorable et universelle. Sous son scalpel, les guerres deviennent des affrontements absurdes de sujets prisonniers de leurs désirs qui se croient nobles mais en font que courir après des pulsions qui les mènent par le bout du nez. Voilà pourquoi Girard étudie aussi les Evangiles et les paroles de Jésus: "ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse", non pas dans une perspective bêtement morale ("c'est pô bien!"), mais dans une perspective anthropologique, comme une réponse logique à la mécanique de la violence: le cycle ne peut s'arrêter que si un des deux camps a compris qu'il joue au ping-pong et qu'il ne fait que recevoir ce qu'il envoie, et vice-versa. Voilà pourquoi Girard n'aime pas trop Nietzsche et sa "morale d'esclave" floue, et dont les idées sont inapplicables dans le monde réel (Où sont les forts? Qui décide de qui est fort? Les forts eux-mêmes?). Dans SNK, des personnages comme Falco, Hanji, Armin, ont compris comment toute cette mécanique fonctionnait, même s'il ne le disent pas explicitement. Ils savent que le conflit repose sur des malentendus cristallisés, renforcés par la puissance du désir primitif (rappelez-vous qu'un épisode de la saison 1 s'appelle "désir primal") rendu fou à cause d'un ping-pong stratosphérique. Bon, je ne suis peut-être pas très claire. mais lisez René Girard, et ça vous éclairera SNK. Dans la vraie vie, peu de gens agiraient comme Armin. C'est pour cela qu'il attise la rage et l'incompréhension (en plus d'autres raisons qui touchent à l'affectif). L'instinct commande qu'on se protège soi d'abord, et les siens, et cette attitude est incarnée par Eren. Mais Armin (et Hanji, bien qu'elle ne soit plus là) a une vision plus large. Il n'a aucun plan précis pour le cas où le GT s'arrêterait (le GT partiel, c'est une idée sur laquelle il s'est rabattu après Liberio, mais en désespoir de cause, il n'en avait pas pris l'initiative), il choisit d'aller contre Paradis et de la mettre en danger pour tenter d'empêcher la conclusion de l'escalade stupide de violence (en pensant, jusqu'à récemment, sortir Eren de là). Tout ceci va contre tous les réflexes de survie de l'humain moyen. Il s'oppose techniquement à Eren. C'est contrariant. Mais ce que certains prennent pour de la stupidité est juste une conscience aigue de l'absurdité totale de la situation, du fait que tout le monde est dupé, coincé, pris en otage soit par l'idéologie Mahr, soit par la peur d'être éliminé (Paradis), jusqu'à ce que des innocents doivent payer ces débordements de désir aveugle. C'est tout bêtement la raison, et le détachement. Il fut un temps où je lisais souvent dans les conversations sur reddit, entre "yeagerists" et "pro-alliance' cette question pour abonder dans le sens du GT: "et toi qu'est-ce que tu ferais si tu étais à la place d'Eren/Paradisien?" On remarquera qu'"à la place d'Eren" n'est déjà pas une question pertinente, puisqu'on ne sait pas sa place justement, ni sa perspective. En revanche, la deuxième option me paraît révélatrice: si j'avais répondu, j'aurais dit que j'aurais fait comme Jean fait d'abord. Me boucher les oreilles, me planquer et attendre que ça passe dans un coin de l'île. Mais justement. Je ne suis pas une référence. Je ne suis pas héroïque. Je n'ai pas d'ambition. Je n'ai aucun sentiment noble, ni sens du devoir envers l'humanité autre que les petites amabilités qui ne me coûtent pas trop cher. Je suis une dondon qui mange du chocolat devant son écran et claque son pauvre salaire en bijoux en toc. Pas un personnage de manga qui a la force mentale de tenter des trucs, d'essayer de faire de son mieux devant une injustice insupportable, en acceptant de devenir un traître et de tuer des compatriotes pour atteindre cet objectif, et en acceptant de le faire sans filet. A un moment donné, il faut comprendre ça aussi: il faut bien des fous pour aller plus loin que la petitesse humaine ordinaire. C'est aussi le principe de la fiction, d'offrir ce genre de rêve. Maintenant j'attends la fin du manga pour porter un regard sur ce qui vient de se passer. Je n'ai pas compris comment fonctionne le temps dans les chemins. Il n'existe pas, paraît-il, mais en même temps, quand Armin y est, il s'aperçoit qu'il sait tout ce qui arrive à ses collègues à l'extérieur, comme s'il se trouvait au même point du temps qu'eux et avançait avec eux. Alors que dans les chemins, le temps ne passe pas, et on en ressort une fraction de second après y être entré, vu du monde physique. Je ne vois pas non plus comment il en est sorti (Mikasa l'a libéré au moment même où Bertholdt lui prêtait sa puissance?), ni Sieg... On peut choisir comme ça? Je ne sais pas si on aura des explications, je ne veux pas me créer d'attentes, mais j'ose espérer qu'on nous expliquera ce qu'il se passe avec Ymir. C'est elle qu'il faut regarder à mon avis.
  10. Cette contradiction est évoquée selon moi, et elle n'est pas un accident. Eren dit bien que tout était écrit, et que malgré tout il a voulu ce qui est écrit. Il n' y a pas de narrateur pour gloser sur la contradiction que contient cette remarque d'Eren, mais le lecteur peut comprendre tout seul où est le paradoxe et se poser la question. Isayama a introduit cette idée à dessein. En fait, je dirai au contraire que si, ça a toujours du sens de parler d'égoïsme, parce qu'en effet, la résistance à une pulsion est forcément motivée par une autre tendance plus forte que la pulsion (que ce soit une autre pulsion instinctive ou une puissance plus "civilisée") et que la satisfaction de cette dernière tendance procure aussi du soulagement. Dans ma grille à moi, tout est égoïsme. Mais c'est ma grille à moi. En fait, Sieg n'explicite jamais de jugement moral sur les individus puisqu'il les voit comme de marionnettes soumises à la loi de la nature, alors il n'emploie ce vocabulaire moral, mais à mes yeux il pense quelque chose d'approchant qui ne condamne pas si lourdement l'individu. Je ne comprends pas la phrase en gras: tu veux sans doute dire "quand toi ou moi disons que quelqu'un est égoïste parce qu'il cède à ses pulsions, ce qu'on veut réellement dire, c'est que les pulsions auxquelles cette personne obéit ont pour finalité directe de bénéficier à cet individu. " Bref, le contraire, non?
  11. Je vois ce que tu veux dire, mais à mon sens, la distinction est très fine, et finalement cela revient au même. Si un individu obéit à sa nature, il se laisse aller à ce désir que lui inspire la nature... il montre donc de l'égoïsme en satisfaisant sa pulsion, car ne pas la satisfaire impliquerait une douleur pour cet individu, un effort pénible. C'est la définition même de l'égoïsme que de céder aux pulsions. Peut-être que Sieg ne fait pas ce lien que je fais et qu'il considère "la vie" comme une entité oppressante qui impose ses règles à des individus forcément incapables de s'y soustraire. C'est évacuer un peu vite la raison et la responsabilité individuelle, mais Isayama n'étant pas moi, il ne pense pas forcément comme moi.
  12. Il n'empêche, pour en revenir à nos moutons, que si on explore un peu l'hypothèse du bébé d'Historia comme nouveau récepteur du titan bestial qu'Eren toucherait pour relancer le GT, les choses deviennent très compliquées. Ca voudrait dire qu'Eren a au moins prévu ce plan B(ébé) au cas où les choses ne tourneraient pas tout à fait comme il l'avais prévu lors de son avancée sur le monde. Dans ce cas, ça peut faire exploser la théorie d'Eren qui pense à la liberté de son potentiel enfant, parce que s'il en sert pour ses desseins il perpétue l'exploitation des enfants qu'on a vue dans l'histoire, mais ça implique peut-être aussi qu'Eren se résoudrait à cette solution avant de réussir à libérer le gosse de la malédiction d'une quelconque façon (idée qui fait son chemin sur reddit et titanfolk qui devient zinzin) . Encore plus compliqué: Eren avait prévu qu'à tel moment, celui où le bébé viendrait au monde, Sieg se ferait décapiter, permettant ainsi la passation de pouvoir. Mais c'est bien alambiqué. Sieg est sorti parce qu'il s'est motivé après le speech d'Armin et qu'il a emprunté leur force aux shifters précédents. Ymir était là lors de leur discussion, elle pouvait très bien intervenir pour empêcher Sieg de sortir, si elle est vraiment libre. A moins qu'elle en soit empêchée par quelque chose, ou qu'elle n'ait pas voulu intervenir. Dans le second cas, ça voudrait dire qu'elle s'oppose dans une certaine mesure à Eren. Mais heureusement pour lui, il avait prévu le coup avec le bébé. Mais un tel timing, pour le prévoir presque à la seconde près, c'est chaud. Ca me fait mal à la tête. Dans tout ça, c'est Ymir dont il faut en effet comprendre les intentions. Malheureusement, elle est muette. C'est très fort symboliquement, parce que le thème de la discussion est central, alors que la grande ancêtre est handicapée à ce niveau-là. Ce serait son incapacité mécanique à parler qui aurait engendré tout ce douloureux trajet et ces circonvolutions historiques malheureuses.
  13. Il est temps que je lâche mon pavé, même si je vais en partie répéter certains éléments déjà évoqués ici. Ce sera certainement quelque peu confus, et il n' y aura rien de révolutionnaire, j’ai un espèce de brouillard dans la tête dû à la fatigue. Tout d’abord, la conversation entre Sieg et Armin fut un moment qui m’a particulièrement parlé. Pour ceux qui se souviennent, si j’ai l’audace de croire qu’on se souvient de ce que j’écris d’un sujet sur l’autre, tout ce qu’a dit Sieg, je l’ai dit aussi quand on a abordé à un moment sa philosophie nihiliste, à tel point qu’on m’a souhaité bien du courage pour le temps de vie qu’il me restait à tirer. Sieg a indéniablement raison. Et pourtant, comme Armin lui répond, moi aussi je me réponds lorsque je me fais ces réflexions, et avec les mêmes remarques. Donner la vie est une absurdité et un acte d’égoïsme, ok. Mais une fois qu’on est là, on est là, et on peut profiter de ce qu’il y a d’agréable : un tableau, un paysage, un jardin, des fleurs (j’aime les fleurs), un parfum, un beau ciel, une friandise et il n’y a rien de plus à chercher. Pour continuer avec mes digressions personnelles, c’est le même raisonnement qui me fait un mépriser certains discours convenus des pédagogies dites « bienveillantes » qui veulent « donner du sens » aux apprentissages. J’avais un peu discuté il y a quelques années maintenant avec une personne formatrice de l’enseignement et de mon activité d’enseignante en espagnol, qui me récitait d’un ton docte, geste éloquent à l’appui, le credo de cette pédagogie démago : « il faut donner du sens… » Je crois que je l’ai interrompue impoliment pour lui répondre, mais pas ce que j’avais envie de lui répondre : « mais le sens de l’apprentissage de l’espagnol, c’est de savoir manier l’espagnol, purée, c’est tout ! ». Comme s’il fallait à chaque fois donner l’illusion de fournir une réponse à l’énigme de l’univers pour justifier de demander un effort. On s’instruit pour s’instruire, on vit pour vivre, malgré les temps d’esclavage que nous imposent les nécessités vitales. Bref, je m’égare. Mais je voulais dire que je comprends parfaitement où veut en venir Armin. Je ne vois pas comment on peut qualifier cette discussion de hors-sujet, ou de hors-ton…. On a un protagoniste qui beugle depuis le début « Parce que je suis né en ce monde ! » et son demi-frangin obsédé par l’idée que la vie ne vaut pas le coup. Alors, comme a dit quelqu’un plus haut, sérieusement ? Vous ne voyez pas en quoi ce thème est central ? Non seulement central, mais dans cette conversation il devient facteur de changement et c’est autour de lui que s’organise l’histoire. On remarque qu’Armin ne contredit pas Sieg, parce que Sieg est inexorablement logique, mais il complète cette vision en apportant une réflexion qui peut tout à fait cohabiter avec la logique de Sieg. Ce faisant, il ne le convainc pas, il ne fait que lui rappeler ce que Sieg sait et sent déjà, sans trop oser se l’avouer : il a aimé jouer avec Xavier. Xavier étant son modèle, Sieg a eu naturellement l’envie d’adhérer à son idée que la vie est absurde et qu’il faut en libérer les pauvres eldiens, sans compter que le traitement déstabilisant qu’il recevait chez lui ne faisait que confirmer cette idée. Mais en même temps, en le fréquentant, il s’est crée des instants agréables et de bons souvenirs. Comme d’habitude, Isayama joue avec une profonde ambiguïté, le bon dans le mauvais . Sieg est désillusionné parce que Xavier l’était, mais simultanément Xavier lui a fourni quelques raisons de ne pas rejeter complètement la vie qui lui a été donnée. Sieg avait juste besoin que quelqu’un lui rappelle cet aspect que lui-même n’osait pas s’avouer, peut-être par peur de trahir son idéologie héritée de Xavier. Je trouve que c’est très bien illustré à travers la feuille qui devient balle de baseball. Puisqu’il semble que le monde du chemin puisse matérialiser les pensées de ceux qui s’y trouvent (comme cela arrive dans Solaris ou une planète lit les pensées des explorateurs en orbite et matérialise dans leur vaisseau leurs plus grandes douleurs, roman à lire, au passage), la feuille qui apparaît soudainement devant Armin matérialise ce qui lui passe par la tête lorsqu’il entend les explications froides de Sieg :ses propres bons souvenirs. Et en les évoquant devant Sieg, il donne un peu de force aux bons souvenirs de Sieg, ce qui se manifeste dans cette transformation en balle de base-ball. D’ailleurs, je vais un peu loin, mais les images sont étranges. En fait, l’image où on voit la balle passer de la main d’Armin à celle de Sieg ne peut exister que du point de vue de Sieg. Puisqu’Armin tient une feuille, il serre les doigts autour de son pétiole, alors que l’image nous montre une main tendue avec les doigts écartés autour de la surface de la balle. Les deux personnages ne voient pas la même chose. Ce geste ne doit pas exister pour Armin, en tout cas pas avec cette disposition des doigts. Bon là, je fais vraiment de la branlette, mais ça me chatouille. J’ai pensé à un petit parallèle autour de Sieg. Dans RTS, on a un chapitre dans lequel le bataillon se fait la réflexion explicite que pour l’instant, tout va bien pour eux et que la situation penche en leur faveur. Ce n’est bien sûr que le début car elle se dégrade bien vite quand le Colossal arrive. Et le Colossal arrive par les airs, lancé par Sieg. Dan RTS, donc, la situation connaissait un revirement radical à cause de Sieg accompagné du Colossal. Ici, il semble qu’il y ait un revirement de situation dans l’autre sens. L’alliance était en difficulté, elle semble accomplir sa mission parce que Sieg est encore intervenu accompagné du Colossal (incarné à la fois par le titan de Berthold qui se met à défendre Annie, et par Armin). De surcroît, j’ai envie de continuer mon parallèle avec Trost et le début du manga. J’avais dit que les titans des Murs qui se réveillent renvoyaient à l’attaque du Mur Rose à Trost. Si je continue à remonter, il reste une intervention du Colossal, celle qui inaugure le manga avec la brèche du Mur Maria. Son équivalent serait l’explosion d’Armin sur le squelette du titan d’Eren ? (explosion un peu bizarre d’ailleurs, Armin est sur la colonne vertébrale, mais on dirait que le foyer de l’explosion provient d’un point bien plus en dessous de la «cage thoracique »), et donc ce serait symboliquement une clôture pour le manga ? Si c’est ça, c’est un peu faible, je dois bien le dire. D’autant plus qu’on n’a pas vu Eren se défendre. Et que l’humanité ainsi sauvée compte le contenu d’un train plein d’Eldiens et bien peu de Mahrs. Et que je ne vois pas trop comment les shifters, plus des ombres que de vrais individus, se sont décidés à aider Sieg et Armin. On a l’impression que ces deux-là ont fait le même coup qu’Eren a fait à Ymir (« prête-moi ta force ! »), alors Ymir aurait laissé les shifters coopérer avec Sieg et Armin ? Puisqu’elle assiste aux échanges ? Et pourquoi ces shifters précisément ? Sieg les a presque tous connus, sauf Krueger. Un peu Ymir aussi sans doute. Mais on remarque que Bertholt arrive derrière Armin. Le point de mire, je pense, doit être Ymir. Armin dit bien qu’elle attend quelque chose d’eux, tous connectés, et il n’a peut-être pas tort. On a envie de penser, si on en croit Sieg, qu’elle veut qu’on l’aime. Peut-être se marier à un homme sincère, et non à un exploiteur. (je craque :et si elle convoitait Eren ?) Mais ce que je ne comprends pas, c’est qu’elle semble avoir fait venir Armin (voir quand il est happé par l’Okapi : « c’est Ymir qui me tue ! »), alors que si elle voulait l’emmener dans les chemins, elle pouvait faire comme Eren ‘a fait plus tôt : elle le convoque et voilà. Pas besoin de s’embêter avec un french kiss. Tout ce passage dans les chemins reste bien obscur. Adeux chapitres de la fin, c’est effrayant, il y a tant de choses encore à expliquer. Et puis évidemment, la grande question : pourquoi paraît-elle laisser nos deux compères faire leurs discours et prendre le dessus dans cette bataille pour stopper le grand tremblement alors qu’elle avait allègrement prêté ses pouvoirs à Eren pour le lancer ?Est-ce qu’elle aurait un plan qui transcendent cet antagonisme entre les deux camps ? Je ne vois vraiment pas. Une dernière chose sur les chemins :on se demande pourquoi Armin voyait son corps inanimé dans le 136. Mon idée, c’est que comme le monde astral matérialise les pensées des occupants, Armin a fourni du matériau pour la création de ce double inerte. Il se sentait mourir, il a pensé qu’il y passerait pour de bon, et c’est avec cette pensée qu’il est arrivé dans les chemins, et donc il a observé une matérialisation de ses peurs. Le cadavre a disparu maintenant :quand quelque chose sort du champs de vision mental, il sort du champs de vision concret. Je n’oublie pas de mentionner les salutations hors concours de Sieg à Livai. Il aura vraiment été un personnage haut en couleur. Maintenant, à voir. Je ne fais pas de théorie. Je veux juste comprendre le tableau d’ensemble. Par contre, la prochaine fois je ne lis pas les leaks, ni les commentaires qui en découlent. J’ai eu la faiblesse de les lire comme je le fais toujours, et je regrette encore plus que d’habitude. Tous ces ouin-ouin et cette rage puérile ont compromis ma découverte du chapitre. Une très sale expérience. Sinon, c’est un record, non ? Il n’ y a jamais eu de sujet avec tant de pages par ici.
  14. Tu veux dire "hebdomadaire" au lieu de "semestriel", non?
  15. C'est la VF que j'avais donnée en lien, mais que j'ai supprimée ensuite car elle est vraiment trop, trop, trop mauvaise. A ce niveau, c'est une honte.
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