Jump to content


papillonrouge24

Members
  • Content Count

    139
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    1

papillonrouge24 last won the day on June 8 2019

papillonrouge24 had the most liked content!

Community Reputation

186 Excellent

2 Followers

About papillonrouge24

  • Rank
    Pirate

Recent Profile Visitors

The recent visitors block is disabled and is not being shown to other users.

  1. Strikefreedom, tu planes.
  2. Oui enfin, cette antienne "y'a pas de bons ni de méchants, chacun pourra se dire du camp du bien s'il est vainqueur", elle est un peu facilement répétée de-ci de-là pour minimiser l'action d'Eren. Si l'Alliance parvient à arrêter Eren, et même si Paradis en souffre ensuite, ils auront tout de même sauvé plus de vies que ce qui disparaîtra dans le cas de représailles du monde si Eren est arrêté. C'est toujours un peu mieux, numériquement parlant, que ce que propose Eren. Remarque pour strikefreedom: ton idée d'Eren qui donne un ordre pour que Paradis ne connaisse plus la guerre après la fin du GT est naïve et pour l'instant impraticable: Eren va encore contraindre une lignée comme l'a fait le roi Fritz avant lui pour les empêcher de se montrer violent? Mais ça n'empêchera pas les individus du peuple de prendre leur propre initiative dans ce domaine. Alors Eren va contraindre chaque individu personnellement en implantant dans chaque cerveau à naître des directives? Tu crois que ça tient debout? Et tu crois que ça colle avec son idée de "liberté"? Non, je crois que tu délires, là. Sinon, sur un autre sujet, je discutais des répliques d'Uri Reiss à Kenny dans Uprising sur un autre forum et j'en suis venue à me pencher dessus un peu plus longuement. On se souvient qu'Uri dit à Kenny quelque chose comme : "ce monde sera détruit dans peu de temps. Je veux bâtir en attendant un paradis pour le crépuscule de ce peu d'humanité". Ce n'est pas la vf officielle mais je garde les éléments essentiels du japonais. Certains se sont demandé si Uri pouvait déjà parlé du monde entier tel qu'on le connaît à présent en disant "ce monde". Du coup, c'est intriguant. Uri exprime dans ces mots la volonté du Roi Fritz. Il possède le Fondateur et connaît le futur. Mais on ne sait pas jusqu'à quel point. Il semble savoir déjà qu'un démon surgi de ses murs va s'abattre sur l'extérieur pour en faire table rase. Partant de là, si on pose qu'Uri parle du monde entier quand il dit "ce monde", il est entrain de dire que le monde entier va se retrouver détruit, mais qu'il y aura un crépuscule pour l'île aussi après ça. S'il entend " le peuple des murs" quand il dit "ce monde", il prévoit la destruction de ce peuple. Dans tous les cas, il prévoit la disparition du peuple de Paradis. C'est un écho de la menace du roi Fritz, selon laquelle si le GT est lancé alors Paradis sera anéantie, ce qui n'a pas l'air de s'accomplir pour l'instant. Qu'est-ce que ça veut dire? Uri a l'air bien sûr de lui, pourtant. Autre chose qui me chatouille: dans ce dernier chapitre, la narration a bien souligné le regret de Kiyomi et l'idée que ce qui est passé est passé, que les aiguilles de l'horloge ne tournent jamais dans l'autre sens, qu'on ne remonte pas le temps. En fait cette thématique est tellement infusée tout le long du manga, à travers le notion de regret parfois, ou plus généralement à travers la narration d'une histoire pleine de déterminisme (comme l'a été celle du sens de la naissance avant que cette question du naître ou du non-naître ne devienne un enjeu explicite dans l'histoire) que je me demande si on ne va pas avoir vraiment quelque chose impliquant un changement dans le temps, un retour en arrière.
  3. Mais tout ceci reste trop loin des Eldiens. Ton problème d'explosif arrive lié à une tradition vestimentaire discutable et lourde d'implications idéologiques qui n'existe pas chez les Eldiens. Bref, ce serait des comparaisons à faire avec prudence et nuance. Bon maintenant, j'arrête là. T'as saisi l'idée, j'espère.
  4. Ca, c'est encore un autre souci, mais pour l'instant l'auteur n'écrit pas cette histoire. Et quand bien même il lui viendrait à l'idée d'écrire une suite impliquant cette idée, rien ne l'oblige à faire des Eldiens émigrants des gens avec des croyances et des mœurs insolubles dans un pays au gouvernement laïc. Ce n'est d'ailleurs déjà pas le cas, les Eldiens n'ont de particulier par rapport à Mahr que leur capacité à se transformer en géants. Ils n'ont pas de spécificités culturelles, et je dis bien "culturelles", qui viendraient entrer en contradiction avec les principes politiques de Mahr. Sans compter que si Isayama écrivait cette histoire, il n'écrirait pas un gouvernement Mahr imprégné d'idéologies gauchistes hypocrites, il est trop loin de ça. Il ne doit même rien comprendre à ces délires.
  5. [La modération, soyez indulgents s'il vous plaît, on parle politique, mais c'est inévitable: SNK est lu par des gens imbibés d'idées qu'ils revoient dans l'œuvre, aussi il est fatal que ça finisse par parler d'évènements réels. D'ailleurs il me paraît handicapant de ne pas pouvoir passer par les références à la réalité pour revenir à SNK: c'est le jeu de la fiction, et c'est comme ça que ça marche: on part du texte, on passe par la réalité, pour finir sur le texte, car il reste l'objet ultime. L'important est de ne pas laisser la fiction se faire bouffer par la réalité qu'on vit ou qu'on voit en en faisant une sorte de rapport historiographique ou un manifeste politico-idéologique en la distordant] Eragon et strikefreedom, je trouve que vous vous égarez un peu... enfin surtout strikefreedom avec ces histoires d'immigration en France... SNK en chatouille pas mal qui en ont assez des idéologies gauchistes bobo pro-immigration, pro-diversité perchées et hypocrites, ainsi qu'au contraire ceux qui ont des idées qu'on dirait de la "gauche" actuelle prônant la globalisation et l'ouverture sur le monde. Les uns comme les autres s'accrochent à des personnages et des situations parce que ça ressemble vaguement à des problèmes qu'on connaît.... et c'est ce que je déplore avec la fanbase d'un côté comme de l'autre: voir dans le manga d'Isayama une projection nette des batailles idéologiques et des problèmes concrets que traversent la France, l'Europe et le monde est une grosse erreur qui leur fait louper le propos du mangaka. Il ne s'agit pas dans SNK de gérer des flux économiques et humains globaux, ni de gérer un assemblage bancal de pays qui ne s'entendent sur rien (l'Europe) où n'y gagnent que de riches patrons au détriment des populations laborieuses, il ne s'agit pas de constater qu'en effet l'intégration, ça ne marche pas, que le communautarisme obscurantiste venu de contrées culturellement arriérées important leurs idées moyenâgeuses qui prospèrent dans les zones de non-droit protégées par la bien-pensance médiatique et celle de quelques bobos, des zones où la police ne va pas sous peine de se faire traiter d'instrument raciste du méchant pouvoir, où les "valeurs de la Républiques", qui sont quand même pas mal sur le papier (surtout pour les gonzesses), n'existent pas faute d'instruction digne de ce nom... bref que le communautarisme obscurantiste fleurit tranquillement, tandis qu'on s'en préoccupe peu vu qu'il y vachement plus horrible à combattre: le patriarcat blanc (parce que le patriarcat noir et asiatique, c'est mignon, et puis c'est pas de leur faute, ils sont pas prêts.. et puis d'ailleurs c'est de la faute des blancs si les hommes noirs sont machos, c'est les blancs qui les oppressent, qui briment la virilité noire alors c'est pour ça que les hommes noirs deviennent machos... c'est une vraie explication de progressistes, hein, leur moyen de s'en sortir quand leur idéologie de l'homme blanc unique oppresseur est mise en défaut, une technique perverse). Bref, dans SNK, il ne s'agit pas de ça. L'enjeu n'est pas de faire de Paradis une terre d'accueil de toute la misère du monde sans aucun moyen d'assumer niveau instruction et emploi comme le fait la France, ni d'accepter des discours et des idéologies progressistes, féministes, LGBT (faites suivre ce sigle de toutes les lettres que vous voulez) mélangées dans une bouillie informe ou rien ne se tient et où tout se contredit... l'enjeu, c'est un fucking génocide. On ne peut pas comparer les souhaits des gens favorables à la fermeture du robinet de l'immigration et à une remise en valeur de la France, de son terroir, de son potentiel national à un génocide planétaire, ça n'a rien à voir. Les personnes favorables à un ralentissement de l'immigration ne demandent pas le génocide des autres pays et des populations qui posent problème. Les immigrants ne prévoient pas d'envoyer une armée pour voler les ressources de la France, quoique qu'il est vrai que les crimes de certains issus de soi-disant minorités oppressées sont ignorés et excusés par les bobos gauchistes. Mais l'échelle n'est pas la même, on est (peut-être pas encore) dans un schéma "tué ou être tué"... d'ailleurs il ne s'agit pas non plus de tuer massivement. Il s'agit davantage d'une disparition lente des populations blanches parce que les autres ethnies font plus d'enfants, rien à voir avec une action militaire violente. Enfin, c'est un sujet compliqué, avec ses problèmes et ses enjeux, mais en tout cas il n'a rien à voir avec ce qui se passe dans SNK. Les quelques similitudes qu'on trouve ( la question: faut-il faire passer l'intérêt de son pays avant les autres) ne doivent pas faire oublier la différence d'échelle, d'intensité, d'importance des enjeux et de mentalités. Armin, il est certainement pas ce sans-frontièriste occidental nourri au soja planqué dans son appart urbain avec i-phone, tablette et vêtements chinois que les "droitards" vilipendent à raison, malgré tout ce qu'a pu dire Isayama lui-même dans cette interview où il disait d'Eren qu'il regardait les choses de manière égoïste et qu'Armin était plus "globaliste". Ca n'a certainement pas la même portée d'être "globaliste" dans SNK que dans notre contexte réel. Etre globaliste dans SNK, c'est juste avoir des relations avec les autres pays, mais pas vouloir se laisser bouffer de l'intérieur. Quoique la logique froide voudrait que s'il faut choisir entre le monde et Paradis, c'est Paradis qui devrait s'effacer: ils sont moins nombreux, c'est tout. Mais là encore, il ne s'agit pas d'idéologie bisounours, mais de froide raison. Quoi qu'on fasse, Paradis n'est pas la France. D'ailleurs Eragon, tu parlais dans le sujet du chapitre 132 du fait que soutenir Eren serait "de gauche"? C'est étrange parce que je connais pas mal de gens qui aimeraient qu'Isayama finissent sur un GT réussi parce que ça constituerait un symbole pour leurs idées qu'ils disent eux-mêmes contraire à la doxa "de gauche".
  6. Mon petit pavé sur le chapitre.... J'ai pensé en le finissant: " de bonnes choses de faites!". Au chapitre précédent, on avait Mikasa qui disait vouloir retrouver l'ancien Eren et le ramener, Armin qui pensait encore à la parlotte... et ce chapitre a été clair sur ces points: pas d'ancien Eren, pas de négociations. Au moins c'est net. Par contre le personnage d'Eren me devient de plus en plus flou. Le voilà qui n'ôte pas leur liberté de se battre à ses anciens camarades en leur disant : "vous êtes libres", alors qu'il a fait tout un numéro au chapitre 112 à Mikasa et Armin qui auraient été des esclaves. Il proposait à Historia de lui effacer la mémoire, donc de manipuler son esprit, et maintenant il ne veut plus toucher aux pouvoirs de ses amis... c'est trop contradictoire. Qu'est-ce qu'il fait? Sur un autre forum, quelqu'un a une analyse pertinente de certaines répliques d'Eren. La liberté, Eren la laisse aux gens qu'il doit combattre, ceux qu'il veut protéger, il les contraint. Il contraint Historia a se taire parce qu'il veut la protéger. Il laisse se amis libres parce qu'ils sont techniquement ses ennemis à présent. Ca rejoindrait une autre idée que j'avais pêchée sur reddit où un postant faisant remarquer qu'à chaque fois qu'on voyait Eren parler de son désir de défendre la vie de ses proches, on voyait le groupe qu'on connaît, toujours sans Historia. Et quand Eren parle d'Historia, ses amis ne sont pas concernés. En d'autres termes, Historia et le groupe ne sont jamais placés à la même enseigne (le lien: ). C'est vraiment un gros bordel pour moi. Je n'en peux plus de ne pas comprendre Eren. Le nouveau pouvoir de Falco ouvre tellement de possibilités et pose tellement de questions que je n'ai même pas envie d'y réfléchir, je vais laisser l'histoire répondre elle-même à ces questions. Annie a l'air de réfléchir à sa décision de ne pas se joindre au groupe, ce qui fait peut-être un parallèle avec son refus de suivre Armin à Stohess dans les débuts de l'histoire, avant qu'elle ne change d'avis. Là aussi, en repensant à ses amis, de tous bords (et à Armin 😛 ), elle se motive. Elle va donc peut-être revoir son père? Franchement, la situation semble sans espoir, l'alliance n'a pas même vu le centième de ce que le lecteur a vu, ne sait rien du lien entre Eren et Ymir, et avance dans le noir à tâtons avec les yeux bandés! J'aimerais vraiment pas être à la place d'Armin à présent. D'autant moins qu'Eren semble pouvoir les entendre. Il a toujours été question dans les batailles de deviner les intentions de l'adversaire et de le surprendre sans se laisser surprendre.... et bien là, c'est le paroxysme de la difficulté! Un adversaire qui peut tout épier... comment faire? Bon, c'est sûrement un blague d'Isayama, mais j'ai regardé plusieurs fois une fake preview dans un tome maintenant lointain qui raconte quelque chose qui pourrait ressembler à ce qu'il pourrait arriver (on les voit bien, là, mes précautions oratoires?). Dans une fake preview, Isayama a dessiné un petit titan difforme (genre de 1m 20) qui vient surprendre Armin au réveil et qui dit vouloir être son ami (ouais, c'est étrange...), le tout dans un univers japonais contemporain et la preview s'arrête là. Sauf qu'il y a une suite et c'est là que je m'interroge. On ne sait pas trop ce qu'il s'est passé entre temps, mais on voit le petit titan assis en face de la véranda de la maison d'Armin probablement, et derrière lui se tient Armin en short super serré (oui, c'est étrange aussi...) qui brandit un couteau avec la vague intention de poignarder le titan consentant (même ma formulation est étrange...). Apparemment, la police est en train d'arriver, on entend les sirènes au loin, et le titan bouscule verbalement Armin et lui demande impérieusement de le tuer pour effacer les preuves (de son existence). Armin semble désolé, hésite d'abord, puis se décide à enfoncer sa lame dans la nuque du monstre après avoir lâché un "tu seras toujours mon ami!" plein de larmes. D'ailleurs, maintenant que j'y pense, j'ai vu aussi le petit théâtre des chibis (qui est délicieux) et dans un épisode Eren veut changer de coupe pour adopter celle de Connie. Et c'est à Armin qu'il demande de lui raser la tête. Installés dans la cour de l'école militaire, ils s'apprêtent à commencer et Armin, après s'être assuré que c'est bien ce qu'Eren veut, a un rire d'enfant diabolique qui s'amuse pendant qu'un gros plan montre son bras armé du rasoir se lever résolument pour couper la pauvre tignasse... sauf que Mikasa intervient et empêche la séance de coiffure... Alors, alors, je délire sûrement, mais si Isayama avait éventé un élément de la fin? D'ailleurs, pour achever de me ridiculiser, on a vu qu'Annie allait peut-être accompagner Falco et Gabi. Et le titan d'Annie possède le pouvoir de se rigidifier. Elle a déjà fabriqué un cocon de cristal, pourquoi pas une.... lame? Une lame que le Colossal pourrait manipuler comme Armin a déjà manipulé d'autres lames pour réveiller Eren? Bah quoi ça vaut bien d'autres théories toutes pétées. L'idée me fait rire aux éclats cependant.
  7. Je pose ça là, un commentaire sur youtube à propos d'SNK par un prêtre catholique, qui vaut le détour:
  8. Je poste un nouveau message pour qu'on le voie. VA du chapitre (traduction bof mais c'est toujours ça): https://imgur.com/a/SEgUU4k
  9. La va du passages dans les paths: https://imgur.com/a/BjzAfvY
  10. Oui, ils ont le téléphone. Le téléphone filaire de l'époque, pas installé partout et certainement plutôt réservé aux riches, aux institutions et aux organisations. En quelques heures, l'information a circulé.
  11. Tiens, c'est étonnant ça. Comment le fait de ne pas être un lecteur aveuglément et indéfectiblement lié à un camp que l'auteur nous a fait suivre depuis le début, d'être un lecteur capable d'un peu de hauteur et de distance critique peut se retrouver qualifié d'arrogance, de naïveté, voire d'hypocrisie? Les lecteurs qui ne sont pas à 200% dans le camps d'Eren et de Floch, enfin surtout de Floch, en effet, sont donc des hypocrites qui feraient semblant de ne pas adhérer à ses idées mais qui au fond y croient? Des gens qui seraient en réalité incapables de se détacher d'un groupe de personnages et de leur perspective limitée mais voudraient faire croire le contraire? Hum, tout ceci me semble bien tiré par les cheveux. Ça sent un peu l'amertume et le ressentiment, non? Et puis, je reconnais dans le discours de Machiavel les fameuses théories postmodernes qui ont irrigué les études postcoloniales, les études de genre à la Butler: tout le monde a le droit de faire sa propre petite histoire, son petit ressenti, tout le monde a sa version des faits, tout le monde peut se construire son propre petit univers en sélectionnant ce qui lui plaît et en oblitérant ce qui ne l'arrange pas, et tout le monde a raison, parce que toutes ces petites histoires se valent. Que le plus fort gagne. C'est le soubassement du nouveau racisme qu'on voit fleurir sur Twitter et dans certaines sphères de gauche extrémistes plus "nauséabondes" (car c'est le terme consacré) que la droite, qui n'avait pas osé aller jusque là. Mais bref. En effet, c'est une manière de lire une oeuvre où s'opposent plusieurs forces en présence. Mais ce n'est pas la seule. Des lecteurs qui ne prennent pas parti pour un camp et ne s'investissent pas corps et âmes dans l'entité (Paradis) qu'ils ont fréquentée à leur insu pendant 90 chapitres pour nuancer, ça n'a rien d'une curiosité. Et heureusement, encore, prendre de la hauteur est une habitude à avoir quand on veut faire un bon travail d'analyse, prudent et solide, d'une oeuvre de fiction. Dans les milieux académiques comme ailleurs. Alors, je ne dis pas que je n'ai pas mon point de vue, si on a envie de faire la remarque, mais il faut dire que mon point d'ancrage ne me donne pas vraiment l'occasion de me montrer si ferme dans mes convictions. Evidemment, si on veut tenir pour Paradis, le manga donnent de bonnes raisons de le faire, celles qui ressortent toujours pour justifier ce que fait Eren (le monde voulait attaquer Paradis, ils n'ont plus de temps...), c'est plutôt facile. Moi, mon perso préféré nage dans un océan d'incertitude et vole littéralement vers l'inconnu, ça n'aide pas à rationaliser une fanatisation patriote. Ça me fait considérer la situation d'un œil moins "patriote", certes, mais forcément plus équilibré, vu que je ne peux ignorer toute la complexité de la situation de Paradis face au monde, mais que suivre un personnage qui pense qu'un autre monde est possible m'obligé à relativiser. Remarque, je pourrais être aussi fanatique et me dire que la mort de Paradis est indispensable pour la survie de l'humanité, que je la souhaite et soutiens l'alliance dans ce but, et que c'est là le choix à faire dans l'absolu: sacrifier Paradis. Je ne vais pas jusque là, parce que je n'ai pas l'esprit radical, quoique j'aurais du mal à contredire cette logique froide qui dit qu'en effet, s'il faut choisir entre Paradis et le reste de la planète, Paradis détruite reste inexorablement le moindre mal. Enfin bref, tout ça pour dire qu'il faut aussi un peu d'ambition en tant que lecteur. Quelques zigotos dans un avion en carton qui projettent de stopper la fin du monde sans savoir encore comment alors que le monde leur fera la misère s'ils gagnent,selon toute vraisemblance, c'est plus gonflé qu'un type qui a toute la population derrière lui et qui surfe sur le mouvement de la facilité (même si c'est plus pragmatique). C'est aussi fait pour ça, la fiction: nous montrer des êtres hors du commun, avec des ambitions hors du commun. Floch est peu ambitieux. Il manque de largeur de vue, de courage moral. Sa détermination ne lui vient pas d'un sentiment du devoir après une réflexion humainement intelligente, mais d'un besoin pathologique de préserver la figure du démon, seule consolation devant la mort pour lui. Le problème de Floch, c'est qu'Isayama l'a écrit comme un pur fou. Ce n'est pas vraiment un problème en réalité, c'est fait exprès, bien sûr, mais l'effet est là. Floch aurait pu être ce "patriote" sans être forcément ce sadique au sourire satisfait en coin qui se sent fier de dominer. Il aurait pu faire son travail, avec la même froideur, sans être au fond et pour de bon l'obsédé maniaque que l'on voyait vaquer à ses occupations de sous-fifre. Ses dernières paroles ne détonent pas, Floch veut un démon, il veut conjurer la mort. Je ne pourrai jamais voir ces ultimes mots comme l'expression d'une réelle inquiétude pour les autres, juste son idée fixe qui se dilate et s'agrandit jusqu'à englober toute l'île, qu'il voit comme une extension de lui-même.
  12. Justement, on évoque ci-dessus un problème qui m'a interpellée après ce chapitre. Eren avait dit qu'il faisait tout ça pour que ses amis puissent vivre heureux longtemps. Mais en concevant son plan et son trajet avant de se lancer, il n'a pas pensé à la possibilité que ses amis tentent de se mettre sur sa route? Il ne s'est pas dit à un moment qu'ils allaient peut-être se trouver sur le chemin de son grand terrassement et en mourir? Ou bien c'est un délire à la Dark "il faut que je te tue pour te sauver"? Et dans ce cas, qu'est-ce qui va arriver finalement pour que ses amis vivent heureux et longtemps, même une fois morts? Hanji, en tout cas, l'est déjà, morte. Est-ce que ça annonce une série de morts dans l'équipe? Sur le personnage de Floch, il y aurait des choses à dire. Il n'est pas extraordinairement complexe au final, comme tous les autres en fin de compte, mais il a été utile dans l'intrigue. Il a servi d'antagoniste plus que pragmatique (parce qu'il finit par dépasser le pragmatisme) à nos personnages idéalistes. Mais Isayama en a bien fait un gros méchant monomaniaque bouffé par une idée fixe. Au début, on le voit à RTS charger avec Erwin, il galope avec les autres bleus en se planquant derrière le cou de son cheval, il crève de trouille, ça se comprend. Et dans le dernier chapitre, le voilà qui n'hésite pas à s'accrocher (c'est le cas de le dire) seul aux bateau de ceux qu'il poursuit pour les empêcher de faire échouer sa mission à lui. Dans le comportement, quel changement! De suiveur timoré, il devient loup solitaire téméraire... pour pas très longtemps toutefois, l'histoire s'en débarrasse vite. Au final, si Floch est personnage intéressant pour ce qu'il représente, à part un dictateur fou, l'auteur ne pourrait pas en faire grand-chose. Il a surtout servi à mettre des bâtons dans les roues à l'équipe d'Hanji. Malgré ces changements dans les attitudes, je ne parviendrai jamais à le considérer comme autre chose qu'un trouillard...enfin, je ne sais même plus si le mot correspond tant ses dispositions d'esprit dénote l'étroitesse, la monomanie, l'obsession, la quête de la figure démoniaque qui pourra tout arranger, qui seule compte.... Depuis RTS, il a une sorte de rancoeur à l'égard du "démon", qui à l'époque était Erwin, et a fini par avoir besoin de se ranger derrière lui, d'en faire une force protectrice. Et dans cette quête, il a fini aussi par avoir des attitudes de "démon", il ne s'est plus simplement caché derrière un "démon" (qui de toute façon, n'est pas avec lui), il a agit comme le "démon" à sa petite échelle, et comme il conçoit les agissements d'un "démon". Il a vieilli depuis RTS avec cette idée qu seul un démon peut le sauver, lui et l'île, l'idée a mûri, l'a investi et il a fait de la préservation de l'île la mission de sa vie par peur...malgré tout ce que pourront dire ses admirateurs. Sauver Eldia, pour lui, c'est la garantie de se mettre à l'abri, et pour ça il meurt. Beau paradoxe. Ou pour mieux le dire, son côté exalté a pris le pas sur la perception du danger. peut-être Floch a-t-il fini par oublier ses craintes car galvanisé par l'objectif d'Eren et très conscient de son statut de fidèle du démon sauveur? Un personnage du même bord que Floch, aussi déterminé que lui à faire gagner son camp, aurait pu exister sans le côté psychopathe cheap, les sourires sadiques, les jeux de pouvoir enfantins, les provocations puériles. On aurait pu n'avoir que la raisonnement froid. Et encore, ça aurait manqué de hauteur. Bref. Sinon, bah.... je ne vois toujours pas ce que l'équipe d'Armin pourrait faire face à Eren. Des bombes? Peut-être, une opération kamikaze? Non vraiment, je ne vois rien. Quant à la scène d'Hanji dans l'"après-vie"... Je ne sais même pas s'il faut la voir comme une dernière vision avant de mourir, c'est peut-être une scène purement symbolique complètement détachée de l'histoire, une façon pour Isayama de souligner un peu lourdement qu'Hanji était bien de cette lignée de soldats vaillants.
  13. Chapitre en anglais, première version:https://sekaiscan.tk/attack-on-titan/132/
  14. En effet, deuxième partie: https://manatoki102.net/comic/5424694?spage=1
  15. Version coréenne: https://manatoki102.net/comic/5422513?spage=1
×
×
  • Create New...