Jump to content

Bienvenue sur les Forums Mangas France.

Lors de votre inscription, merci de vérifier vos SPAMS. Le mail de confirmation y va à quasiment à chaque fois.

 

Pour lire vos mangas préférés, une seule adresse :

SCANTRAD FRANCE

Bon surf sur nos forums !



Cabotin

Members
  • Content Count

    349
  • Donations

    0.00 EUR 
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    14

Cabotin last won the day on March 21

Cabotin had the most liked content!

Community Reputation

458 Excellent

3 Followers

About Cabotin

  • Rank
    Hunter

Recent Profile Visitors

1894 profile views
  1. Cabotin

    Nanatsu no Taizai chapitre 346

    Nanatsu no Taizai est fini… Cela faisait plusieurs semaines que je n'ai pas commenté dont la fameuse partie avec Caith et Arthur qui a été expédiée et Merlin aussi. A la lecture de ce chapitre j'ai clairement eu l'impression de lire le dernier chapitre de Naruto et le syndrome Boruto : voir la future génération (enfin, un seul ici) et des éléments d'intrigue qui restent des points d'interrogations et serviront à une suite, spin-off avec les enfants des héros… On a déjà une suite annoncée avec les Cavaliers de l'Apocalypse et on aura la cour d'Arthur et les chevaliers de la Table Ronde. Finalement, toute cette partie avec Arthur va clairement servir d'amorce et de terrain à la suite ( ce qui peut expliquer les raisons du sentiment de rush sans pour autant excuser les défauts de ce segment). L'enfant de Méliodas est juste une moitié des faces de ses parents et le design n'est vraiment pas à mon goût (surtout sur les cheveux): l'impression qu'on souligne trop la ressemblance avec ses parents. Comme l'indique @Hadoz0r, la méfiance fait écho aux premiers chapitres de NNT bien que dans la logique, il est difficile de croire que Tristan ne connaisse pas l'histoire de ses parents (ça aurait pu être possible s'il avait été isolé du royaume, néanmoins il a vécu dans le palais avec ses parents et le royaume qui témoigne de la reconnaissance pour les anciens héros…). Je reconnais que la conclusion a comme mérite de ne pas avoir le défaut de ramener Escanor par je ne sais quelle ficelle scénaristique (bien que je maintienne toujours que sa mort reste superficielle en raison de la faible menace qu'incarner le DK). En parlant du DK 🙄: il n'a même pas réussi à tuer le cochon "il lui reste un million d'années à vivre".... Mais mais… Donc si on récapitule le DK : - A des motifs génériques de vilain ( conquête du monde). - A réussi à se débarrasser des maîtres-démons mais n'arrive pas à tuer un cochon. - A été rué de coup par Méliodas, Ban et un cochon. - Se fait soloter par Ban. - Se fait soloter par Méliodas-emotion (qui n'avait aucun pouvoir au début mais grâce au pouvoir de l'amitié arrive à triompher). - A prévu un plan tarabiscoté pour prendre possession du corps de son fils aîné et de son cadet. - N'a employé aucun de ses pouvoirs ( les commandements ou son "Reverse" ) et a préféré servir de punching-ball à l'ensemble du casting de NNT et même par Elizabeth et la Vampire. Franchement, le coup du cochon qui survit et pas Escanor , les fans d'Escanor prennent cher. Excepté cela, il va être difficile de le détrôner du statut du pire antagoniste final. (On m'annonce la tristesse d'Yhwach dans l'oreillette de perdre sa place avec Kaguya). Pour revenir plus globalement sur la série, on avait commencé sur quelque chose d'assez sympathique vraiment sur les cent premiers chapitres : de la baston titanesque, des personnages stéréotypés et simples, un sentiment d'aventure. Toutefois, l'ensemble a commencé à se planter et je réitère que l'instauration d'un système de mesure de puissance a apporté son lot d'incohérences et les a soulignées : les nombres n'avaient plus aucune cohérence (cf Merlin ou Ban). Je trouve toujours certains éléments vraiment débiles comme la résurrection de la copine de Ban, le coup de l'amnésie de Diane (particulièrement pénible à suivre). J'ai un peu ce sentiment que NNT peut arriver à surprendre avec des twists sympa comme celui qui amène aux Dix Commandements ou ce qui concerne Estarossa mais le récit se disperse bien trop et appesantit sa menace ( cf. le Tournoi contre les deux Commandements qui traine à ses débuts mais offre une conclusion surprenante). Toutefois, les menaces (comme la mort de Méliodas) se dissipe trop vite et surtout que les personnages dévoilent des pouvoirs à coup de Deus-Ex Machina (cf. Merlin qui se rappelle qu'elle ne peut pas être affectée par les malédictions, Merlin qui sort le trésor sacré de Ban vers la fin, Merlin qui massacre les deux maîtres-démons d'un coup, Méliodas et ses pouvoirs de démon, Diane qui a un pouvoir d'aimant et qui l'use que vers la fin) ou les oublient (cf. DK) ou il y a une surenchère de PU. Bref, les combats sont devenus incohérents et avec une partie du casting qui est devenu redondant avec l'amour comme unique motivation de la quasi-totalité des personnages (limite ça aurait pu devenir une soap-opéra). Il y aura tout de même eu quelque passage satisfaisant (le passé de Gowther et Estarossa me viennent en tête) mais clairement des passages rushés surtout concernant Merlin. Pour conclure, NNT ça pouvait être sympa comme lecture un peu bourrine mais trop de facilités ont plombé l'ensemble avec l'un des combats de boss de fin les plus étirés et les plus ratés que j'ai pu lire… Bien dommage.
  2. Cabotin

    Bleach 20th anniversary project

    Le retour de Bleach est annoncé donc… Je dois reconnaitre être très partagé sur l'annonce de ces projets et je vais tenter de l'expliquer : - Burn The Witch : Je n'ai pas aimé le OS d'origine. Schéma classique (un personnage fort qui fait parti d'une organisation, un lambda qui le découvre, une trahison, une collègue un peu rivale/ami). Ce qui plombe l'ensemble qui pourrait être décent reste surtout le personnage masculin avec "son humour" de "montre-moi ta culotte"... Particulièrement grinçant et lourd… Et surtout pour une organisation secrète, la couverture n'est vraiment pas habile. Bref, le OS ne m'était réellement pas resté en tête et surtout s'il continue avec son humour, je vais aisément arrêter. Concernant Bleach, je suis un peu comme @Jersey-louis : je n'ai jamais été fan de l'œuvre. Bleach était l'un des trois piliers du WSJ durant un temps et il y avait une rivalité entre les fans de Naruto, OP et Bleach dans mon collège… Mais je n'ai jamais vraiment été admiratif de l'œuvre… Alors que je reconnais aisément que contrairement à Naruto ou OP, il a eu la meilleure adaptation animée des trois (après je n'inclus pas les fillers) avec une meilleure animation et des OST variés. Et beaucoup le soulignent voir unaninement : Bleach graphiquement se défend. Le design de certains personnages transpirent la classe. Toutefois, narrativement parlant, l'œuvre se plante à plus d'un niveau. L'un de mes problèmes avec l'intrigue reste le groupe de protagonistes humains comme le souligne @Jersey-louis où la passivité d'Ichigo reste un frein à l'intrigue alors qu'à chaque arc, on fait de lui le seul et l'unique qui peut vaincre le grand méchant (cliché du genre neketsuesque) et qu'il faut toujours trouver un moyen de le retarder, de l'isoler... Ichigo s'il n'est pas insupportable comme d'autres héros du genre nekketsuesque, il n'arrive pas à m'inspirer et se définit presque par son creux ou par "je dois défendre mes amis"... Il a des confrontations intéressantes avec son Zanpakuto mais cela n'aboutit pas à plus loin malheureusement. Le reste du groupe initial non plus ne brille pas spécialement : - Orihime : une demoiselle en détresse, un peu là aussi pour le fanservice. - Chad : je ne me souviens à peine de lui... - Ishida : déjà plus intéressant (mais assez aisé), une quête de vengeance envers les shinigamis mais après le personnage reste oubliable. Bref, ce groupe de héros, on n'a plus l'impression que le récit doit venir les chercher pour qu'ils puissent participer à l'intrigue : les héros ne sont pas moteurs de l'histoire et cela pénalise l'ensemble. Le Gotei 13 est déjà bien plus intéressant entre la diversité du casting et les personnalités différentes avec des objectifs ( Kenpachi et sa soif de guerre, Mayuri et ses délires scientifiques, le flegme de Kyoraku, le mystère de Gin), et je suis bien plus intéressé par ces personnages que par le groupe initial (bien qu'ils ne soient pas tous forcément extraordinaires comme personnage non plus). Mon autre gros problème de l'œuvre reste ses combats qui sont tant vantés. Je ne critique pas la mise en scène mais l'usage abusif des "transformations" qui servent de Deus Ex Machina (plus particulièrement dans le dernier arc mais j'y reviendrai plus tard). Très tôt, on développe l'idée que les Shinigamis ont un shinkai et un bankai qui donnent lieu à des techniques puissantes et des démonstrations abusives de puissance. Ces pouvoirs peuvent rester jouissives et spectaculaires à ses débuts mais lorsqu'on atteint l'arc du Hueco Mundo, tous les personnages en ont déjà l'usage et les arrancars ont eux aussi leurs transformations abusives avec les "Résurrections" et cela devient incroyablement redondant à partir de là. Les combats deviennent plus des lieux d'exposition de transformation et les combats trainent ou plutôt, lorsque je me dis que le combat est sur le point de s'achever, je me rappelle que non car le méchant n'a pas encore sorti sa transformation… Le combat contre Aizen est particulièrement décevant car il ne repose pas sur la découverte d'une faille dans ses techniques mais une nouvelle fois sur une transformation abusive (alors certes cela a impliqué un coût pour notre héros et cela reste au moins une qualité…) Et donc certains personnages ont su échapper à dévoiler leurs bankais et j'ai un peu ce sentiment que le dernier arc répond surtout à ce mystère de "à quoi ressemble le bankai de X ?". Contrairement à d'autres œuvres comme Hunter x Hunter ou Jojo ou même encore Naruto ( avant ses dérives dans la grande guerre), les combats de Bleach reposent bien trop sur l'idée de la transformation qui bascule le combat et qui fait trainer l'ensemble car on reste bloqué dans un schéma et cela devient largement pire avec le dernier arc. L'arc des Quincys : L'arc des Quincys reprend le schéma habituel dans Bleach : une menace apparait et ils font la combattre. Bien que cette fois, Kubo arrive à susciter le frisson et pour une raison simple, on sent clairement le dépassement de nos héros : Byakuya qui se fait massacrer aisément, les Bankais ne peuvent plus être utilisés et sont volés, Kenpachi se prend une raclée… Yamamoto est contraint de dévoiler sa pleine puissance… Il y avait une réelle tension… Et je crois que Bleach n'a jamais atteint à mes yeux autant d'intérêt, juste de voir la démolition nette et efficace de nos héros: la menace n'a jamais été aussi concrète. Surtout que l'œuvre avait encore des mystères à présenter : la division Zéro, le Roi des Esprits, l'histoire des Quincys et leur massacre, les secrets de certains personnages, les origines d'Ichigo et de sa mère. Il y avait un programme prometteur : les personnages étaient acculés et confrontés à des drames comme Kyoraku qui devient Commandeur et n'est pas forcément à son aise, il fallait réagir au retour évident des Quincys et oui, on s'attendait au retour de certains PU. Néanmoins, le récit perd en crédibilité : Byakuya est toujours vivant, en réponse aux fans qui harcelaient l'auteur de faire revenir son personnage… Ensuite, les antagonistes… Ils sont d'une débilité sans nom. Nous avons 26 Quincys qu'il faut retenir avec les lettres de l'Alphabet d'Yhwach et cela fait énormément ! Alors bien entendu certains sont balayés aisément et font plus de la figuration mais le reste des personnalités, cela reste affligeant : entre les tirs entre eux à qui veut montrer qu'il est le plus fort, il manque un sentiment de cohésion et surtout qu'on a peu ce sentiment qu'ils ne deviennent plus que des punching-balls qui serviront à montrer la puissance de nos héros que des vrais personnages avec des motivations claires et établies. Avoir autant de personnages pour n'en faire que si peu… Bref, l'arc continue donc et on enchaine en absurdité par moments : - Le Capitaine qui explique clairement son Bankai à son adversaire ce qui lui permet de trouver une parade… - Le Quincy qui n'abat pas Renji alors qu'il dort. - Le Quincy de l'amour… - Les guéguerres des Quincys - Les PU abusés de Rukia et Renji qui passent de personnages dépassés à surpuissants… - Yhwach surpuissant de chez surpuissant dont on se demanderait presque pourquoi il fait tarder les choses tellement il est surpuissant. Alors il y a des délires qui arrivent à me faire sourire entre la Quincy Zombie et son combat contre Mayuri (réel MVP de l'arc 😎), ou Zaraki contre le Quincy de L'Imagination qui reposait plus sur un duel d'impression, ou le duel contre le Quincy V... Il y a des délires sympatoches mais cela se noie malheureusement encore une fois sur les défauts d'écriture : Yhwach est confronté à la division Zéro, occasion de montrer le pouvoir de cette élite et à nouveau les mêmes défauts. - Le chef de la division Zéro qui explique clairement son pouvoir à son adversaire et le pouvoir d'Yhwach est d'annuler tous les pouvoirs qu'il comprend… (Il faudrait imposer une muselière aux personnages). Bref, les pouvoirs deviennent presque grotesques et trouvent toujours des pouvoirs d'autant plus grotesques et abusés pour se contrer…. Arrive le dernier temps de l'arc, contre Yhwach et son élite et tout le reste du casting…. Et cela traine comme pas possible si bien que certains chapitres sont vides où on ne voit que les héros courir. Tu as soudainement un Quincy qui survit à la mort et qui ne peut être battu que par un sabre détenu du lieutenant de Kyoraku ( encore un deus ex-machina), tu as la réapparition de Kira en un zombie, on apprend que des parties du corps du Roi sont des Quincy (une Main et un cœur), le combat contre le Viking Quincy dure une éternité et devient un prétexte à déballer les transformations pour faire plaisir (Kenpachi et Toshiro) et n'aboutissent à rien de satisfaisant en tant que conclusion des personnages et narrativement (car finalement le Colosse est détruit par la volonté d'Yhwach), Yoruichi se transforme en chatte électrique ridicule, Urahara sort son bankai, les deux arrancars qui trainaient n'ont que deux cases et ne servent à rien de plus : des ennemis pas intéressants qui servent plus à un explosion des bankais pas satisfaisante du tout tellement ils s'enchainent. Et enfin, le combat contre Yhwach est éclipsé, mal-pensé avec un design peu inspirant. Son objectif reste toujours nébuleux ou trop générique. Et il est vaincu par une des façons les moins convaincantes au monde: nous n'avons même pas eu le temps d'apprécier le retour d'Ichigo que le manga s'arrête. L'arrêt du manga est dû à la fatigue de son auteur et cela se ressent dans l'écriture de ses combats : il y a cette volonté de fanservice à montrer les derniers atouts des personnages mais finalement il n'y a pas grand-chose à raconter ou trop peu pour donner de la substance à ces combats. La fin est bâclée au possible et on retrouve le syndrome de qui a fait des enfants avec qui… Et ce que je regrette est que l'arc était prometteur mais n'a abouti qu'à un déluge de combats sans queue ni tête alors qu'il y avait des mystères à explorer. Le seul mystère finalement résolu reste l'intrigue autour de la mère d'Ichigo, donnant lieu à un moment assez touchant pour l'occasion mais sinon qui du Roi des Esprits, d'Aizen et son fameux plan contre lui, d'Ukitake, la relation d'Urahara avec le Roi ? @Tensa semble indiquer que ces éléments ont leurs réponses dans les romans et je reste curieux de les avoir mais cela ne pardonne pas le manga de ne pas y avoir répondu : une œuvre originale doit se suffire à elle-même et par la suite, il peut exister d'autres pour creuser l'univers comme les spin-offs. J'ai un peu ce sentiment d'être confronté au syndrome "Star Wars Disney" où il faut lire les bouquins pour saisir la situation initiale de la nouvelle trilogie alors que les films n'y répondent pas. Je ne pensais pas m'exprimer si longuement sur le sujet mais en écrivant et en détaillant mes impressions sur l'arc, j'ai pu clarifier les raisons de pourquoi Bleach n'a jamais tenu une place importante dans mes lectures mangas. Bref, un arc final prometteur qui n'aboutit sur trop peu par sa condition bâtarde entre l'épuisement d'un auteur et l'usage du fanservice qui finit par résonner creux Avec l'animé, on peut au moins s'attendre à de bonnes OST et une animation mais cela ne supprimera pas les énormes défauts d'écriture et de narration de l'œuvre...
  3. Allez, je me motive à écrire un peu car il y a mon préféré ce tour : Groupe 7 : Deux Homonculus Lust : Même pour un personnage supposé incarner la luxure et qui aurait pu tomber dans les dérives de l'ecchi, je trouve qu'elle reste classe avec son design simple. Il est vrai que sa version manga/Brotherood bénéficie de moins de temps d'antenne mais elle a accompli son rôle de première menace et sa mort face à Roy reste un moment épique. Un personnage qui a bien plus de temps de développement dans la version 2003 et c'est l'une de ses qualités : d'en avoir fait une figure d'errance et de regret. Sa quête d'identité était touchante et l'humanisait à bien plus d'un égard. King Bradley/ Wrath : Simplement mon personnage préféré de l'œuvre. En soit, Bradley/ Wrath est un personnage paradoxal et bien plus nuancé quand on y prête attention : un homme sans nom produit pour diriger et contrôler. Un pion qui assume de l'être ou qui s'est résigné à l'être et pourtant, il s'y dévoue d'une manière à son rôle : il manifeste une attention à la structure et à son état (tout en participant aux plans de son Maître). Pourtant, il s'émancipe en choisissant sa femme : son seul acte libre et il y tient. Bien qu'il soit à la tête du pouvoir, le personnage est à ses débuts aussi inclus dans des scènes comiques et légères qui surprennent. Néanmoins, lorsque le moment l'exige, il devient juste un monstre 😎 : Juste un monstre de puissance et il représentera l'une des plus grandes menaces dans son dernier acte: rien que quand l'armée croit avoir gagné, et qu'il annonce son retour 😎, tout le monde panique. Un champion au sabre qui tue implacablement : il suffit de se rappeler comment il tue méthodiquement le gang de Greed de sang-froid. Wrath c'est une colère froide, contenue, maitrisée qui est à la fois admiratif des hommes et peut les mépriser lorsqu'ils se remettent à Dieu. Et c'est là qu'intervient son ultime confrontation avec Scar, victime de ses massacres. Et là, Wrath n'ayant plus rien à perdre crie, hurle et jubile de ce combat à mort avec Scar : un combat court, intense qui raconte bien plus. Wrath laisse exploser sa rage et met au défi cette humanité dont il fait parti aussi et revendique ici aussi sa volonté d'exister malgré tout. Sa mort repose sur deux ironies que je trouve très belles : - Il meurt distrait par une éclipse (symbole perçu dans certaines religions comme un signe de Dieu) alors qu'il méprisait les hommes se remettant à Dieu et s'est moqué de Scar pour avoir bafoué ses convictions. - Il meurt dans l'apaisement, le sourire aux lèvres lui qui incarnait la colère. Enfin, je vais m'éviter de m'étaler davantage mais Wrath incarne un archétype de personnage que j'affectionne : celui du dirigeant puissant (un peu comme un Tywin Lannister). Bien que le personnage surpasse cette simple par sa condition d'être un "pion". Un personnage charismatique et profond. Puis bon un personnage qui arrive à faire fuir un tank 😎 Groupe 8 : Les deux piliers de Roy Hughes: L'ami de Roy, celui qui a toujours eu le sourire mais si l'on retient le personnage cela reste surtout pour sa mort : tragique. La mise en scène avait été efficace et a réussi à faire d'Envy le personnage le plus détesté de l'œuvre. La réaction de Roy à l'enterrement me colle toujours des frissons. Le personnage n'est pas mauvais mais je retiens plus le développement qu'il engendre que le personnage. Il reste sympathique. Riza : La force du personnage vient de sa relation avec Mustang qui répond à plusieurs niveaux entre la confiance qu'ils s'accordent et comment chacun reste le gardien de la morale pour l'autre. Leur relation se base sur la tragédie et le syndrome post-traumatique du massacre et néanmoins, comme le vœu de Mustang de reconstruire la société, ils sont aussi dans la reconstruction de leurs identités : de ce qu'ils doivent accomplir pour réussir. Pour cela, Riza brille par son sang-froid et sa loyauté.
  4. Cela m'étonnerait tout de même : Naruto et NNT sont clairement des oeuvres qui ont été dépassés et dont la gestion des éléments scénaristiques a été calamiteuse. Pareil pour Bleach dont Kubo a confié avoir écourté son récit car il ne supportait plus le rythme. Toutefois, les auteurs de The Promised Neverland avaient estimé depuis le début la durée de leur œuvre et qu'elle resterait "brève" (comparativement aux autres gros shonens) et il est vrai que le manga ne s'annonçait pas long (contrairement à un My Hero Academia qui a toujours le moyen d'être une longue série). J'avais espéré qu'avec un récit plus court, la plume aurait été plus acérée et efficace mais elle n'évite pas les facilités et surtout détourne les "conséquences" et les nuances. The Promised Neverland avait tout de même entrepris un pari de renouveler son récit en débutant sur un thriller psychologique dans un contexte d'escape avant d'enchainer sur de l'aventure et de l'action et de retourner sur le mystère. Si certains changements n'avaient pas le charme du premier arc, ils avaient la pertinence d'au moins apporter quelque chose de neuf au récit et à ses thématiques. Là, on risque d'avoir un Happy Ending avec Emma en "sacrifice" en contrepoint; ce que je trouve tout de même bien léger avec la disparition des problématiques derrière (comme la question de la consommation humaine qui sera réglée par Musica et Song trop facilement).
  5. Chapitre 171 lu Longtemps que je n'ai pas commenté la série et ce dernier arc est réellement décevant. Je ne place pas ma déception de l'œuvre aussi haute qu'un Naruto tout de même, mais l'écriture est vraiment descendue d'un cran et l'usage d'encore un deus ex-machina en la présence du Comte en témoigne. Le personnage était un antagoniste efficace dans son arc mais son retour est plus que problématique pour la crédibilité de sa mort… Pareil pour Mère Isabelle… Un personnage terrifiant dans la première partie dont j'avais apprécié la subtilité de la voir presque épanouie alors qu'elle était vaincue… Son retour et sa promotion ne me semblent pas crédibles malgré les arguments de Rattri. Alors certes, on développe cet aspect "condition d'esclave" comme motivation mais c'était déjà explicite dans le premier arc, toutefois oui, il était évident qu'elle trahirait… Et surtout, on perd avec son retour la tension dramatique de se dire lorsqu'on avait quitté Isabelle, il y avait ce sous-entendu beau qu'elle savait que sa défaite allait lui coûter sa vie. Là, Rattri sert clairement d'antagoniste caricatural pour faire "bouche-trou" et avoir une dernière cible à abattre. Vraiment dommage. Le personnage aurait pu incarner ce "moindre mal" nécessaire à la survie de l'espèce humaine mais Rattri se limite à être le despote ridicule qu'il est… Le réel problème de la série est qu'elle pose des questions intéressantes autour de la consommation. Il y avait réellement une nuance sur l'usage nécessaire de cette consommation et sur le "spécisme" qui s'éclipsent là désormais pour une résolution très bancale : finalement, il n'y a même pas de coût à la race de Musicaa qui semble pouvoir partager librement leur sang et donc détruire la nécessité d'avoir de la viande humaine pour les démons. Et à partir de ça, on rend toute la problématique de l'œuvre caduque. J'aimais énormément cette idée que les démons soient obligés de manger des vies humaines pour maintenir leur forme : ça justifiait leur consommation (bien que nous ayons vu les excès de ce système) et ça les humanisait (après que nous ayons eu plusieurs figures différentes sur cette catégorie de personnage). La résolution tombe dans un "comme c'est pratique" et on oublie réellement les ambiguïtés du récit comme le retournement de Norman qui rejoint un peu trop facilement la niaiserie d'Emma alors que son usage de la violence a tout de même déblayé la situation de toute l'élite corrompue. Alors certes, nous ne sommes pas au niveau de "nawak" d'une fin de Naruto ou de plus récemment NNT, mais l'œuvre dans sa résolution reste vraiment fade ou tout abonde trop facilement dans le sens d'Emma et son idéalisme alors que les obstacles auraient pu apporter de la nuance au propos d'Emma. Bien dommage.
  6. Cabotin

    Edens Zero [Hiro MASHIMA]

    Bonjour ! Beaucoup de réactions suite à ce chapitre qui engendre un débat sur lequel je vais tenter de répondre : Je reste extrêmement sceptique sur cette assertion quand on voit le succès de Kimetsu no Yaba qui explose en vente suite à sa diffusion en anime. My Hero Academia semble à ma connaissance toujours bénéficier d'une certaine popularité et One Piece bien que ses ventes aient régressé en raison de la longueur de son récit, reste toujours premier des ventes (excepté KnY qui l'a dépassé ou le dépasse actuellement, si j'ai bien compris). En comparaison, @goon avait bien détaillé il y a quelque page l'évolution des ventes des anciens auteurs du nekketsu. Eden Zero ne semble pas endiguer autant de foule que Fairy Tail : lassitude du style de Mashima ? Peut-être qu'avec ce chapitre, il y aura un regain d'intérêt et un boost des ventes. L'envie de raconter quelque chose de bien ? Après, oui le succès "populaire", je peux le comprendre mais ce serait donc rejeter les qualités artistiques. Je pense que la question est mal-formulée. La mort dans un nekketsu n'est pas un absolu nécessaire mais elle reste un ressort scénaristique ayant de multiple fonctions : - Conclure l'arc d'un personnage ou d'une intrigue. - Moteur d'un changement pour un autre personnage ou l'univers en question. - Apporter une tension/ montrer qu'il y a des conséquences dans le récit. Pour les cas que tu présentes, je les trouve assez médiocre pour plusieurs motifs : Globalement, la mort d'un personnage permet d'offrir un départ à un personnage quitte à l'iconiser par moment mais de démontrer qu'il y a des conséquences à ton récit : difficile par moment de croire à la dangerosité d'une menace, si tu ne l'illustres pas dans ton récit. Après la mort reste un outil scénaristique qui peut être utilisé mal ou non. Je ne développe pas plus de peur de m'écarter en HS. Pour revenir au chapitre, j'apprécie grandement le point de vue de @Kag5n et je le rejoins sur certains points. En terme de choc, c'est la première fois que Mashima me surprend (ne connaissant que FT intégralement de lui et Rave qu'à ses premiers arcs). D'une certaine façon, il y a un contraste entre la niaiserie et débilité de Shiki et la cruauté froide de Drakken. Toutefois, là où je suis plus sceptique reste la qualité globale de l'écriture : oui, le chapitre peut surprendre mais il ne corrigera nullement les précédents chapitres qui restent médiocres à mes yeux. Alors oui, il y a un événement dramatique mais le comparer direct à Berserk, c'est omettre la qualité d'écriture et les éléments de construction qui ont amené à cet événement : je trouve toujours les personnages creux et peu attachants, l'intrigue trop manichéenne voir bête, trop de fanservice même dans les derniers chapitres… Pour moi, nous étions toujours dans la tranche basse qualité d'écriture de Mashima qu'on retrouvait à la fin de FT. Je continue toujours à lire de mon côté ses œuvres actuelles les considérant comme des nanars ou des démonstrations d'erreurs ou fautes à ne pas commettre dans un récit. En dehors de ce choc, je n'ai pas été touché car je n'ai aucune empathie pour ces personnages trop clichés à mes yeux. L'arc se construisait comme le véritable premier "gros" arc, avec un antagoniste qui avait été annoncé y a quelques arcs de cela à savoir Drakken et on s'attendait à la même qualité d'écriture avec l'immunité de la mort pour nos protagonistes et là, Mashima confronte ses personnages à la dure réalité. Je ne trouve pas cela plus "trash" quand je vois par exemple à quel point Mashima cache le bras coupé d'un des protagonistes avec des bulles (on pourrait dire "trash" relativement au ton de l'œuvre et cela participe au choc). Toutefois, le pari qu'entreprend Mashima est dangereux : soit il concrétise l'impact et les conséquences de cet événement, le reste des protagonistes devant s'en tirer par leur propre moyen, soit il ressort un Deus Ex Machina. Le souci est que je présume que l'on va pencher pour la deuxième solution : Shiki reviendra d'une façon ou d'une autre. Le problème que cela pose est que Mashima risque d'anéantir d'emblée toute véritable menace et vraie mort sur les personnages alors qu'il prévoit apparemment une série longue. Le récit distille des solutions envisageables (saut temporel), toutefois le risque est qu'à nouveau Mashima va tuer le concept de "mort" de son récit et enlever une conséquence possible (pour revenir à ce que je développais au tout début). Après s'il y a un retour de "Shiki", il peut s'insérer à un ensemble de règle de l'univers comme dans Dragon Ball où il y avait moyen de ressusciter les personnages via les règles des Dragon Ball et qu'après, Toriyama a fixé des limites à leur usage et que les héros devaient partir dans de nouvelles aventures pour user de leur pouvoir (tout l'intérêt de l'arc sur Namek). Ce serait pour moi, la "moins" pire solution bien qu'elle ôte de la crédibilité de la mort des personnages. Bref, un chapitre déjà plus intéressant que ce qu'a pu nous proposer jusque là Mashima mais dont je doute toujours de la fiabilité. A voir.
  7. Cabotin

    One Piece Chapitre 972

    Chapitre sans plus de mon côté. Je suis toujours dubitatif du personnage d'Oden et de sa noblesse. Alors oui, l'image de le voir porter ses camarades sur son dos alors qu'il est en train de flamber arrive à créer une force : lui qui les a extirpés de leur isolement et pauvreté, le voici en train de les soutenir une dernière fois avant de les sauver en leur confiant son vœu. Il y a quelques chapitres, j'avais dit avoir du mal à comprendre la dévotion envers leur Maître néanmoins l'exécution rattrape ce mal. Autre point relativement positif : Kaidou. Le personnage rend honneur à son ennemi en l'abattant et en ayant tué la coupable de son duel : cela lui donne un peu de complexité et surtout par rapport à Orochi mais c'est très facile en comparaison. Comme je l'avais évoqué son exécution a été construite sur une intrigue que je considère faible et bancal. Je regrette vraiment en fait ce qu'aurait pu raconter l'arc si Oda avait décidé de faire dans la subtilité et ce qui m'exaspère reste vraiment les justifications que soulèvent Oden. Sa gestion de la crise à Wano sous l'usurpation a été calamiteuse car Kaidou le reconnait lui-même qu'il possédait la force militaire pour le repousser mais qu'il a cédé au chantage d'Orochi; il s'est humilié avec sa danse mais il n'a jamais songé à un plan d'attaque et a laissé les choses se tasser et pourrir pendant cinq ans car il attendait la venue d'un sauveur qui arriverait dans 20 ans ? Oui, Wano a fermé ses frontières avec le monde et il semble que ce soit bien lié au siècle perdu. L'inconvénient demeure que cette ambiguïté morale n'existe pas et qu'Oda a mis à la place l'antagoniste qu'on doit détester de chez détester car "regardez il est pleutre et idiot et méchant! "(J'ai vraiment l'impression de limite voir un méchant de Ken Le Survivant qui se balade impunément). Orochi aurait pu incarner cette branche traditionnaliste et incarner un opposant politique et idéologique à Oden… Vraiment par sa position du Shogun usurpateur, Oda aurait pu raconter bien des choses avec ce personnage mais il n'en fait malheureusement rien à part faire encore et encore en sorte qu'on le déteste. C'est globalement mon problème avec ce flashback et l'arc actuel : un manque d'évolution et d'un réel débat sur la situation isolationniste de l'île qui aurait pu résonner avec la quête de liberté de Luffy. Surtout que nous sommes dans le flashback le plus long de One Piece et qu'il y avait vraiment moyen de raconter quelque chose d'un peu plus construit qu'une énième usurpation du pouvoir par un méchant pas beau et tout vilain. Donc le chapitre aurait pu m'émouvoir mais vraiment je suis resté indifférent. Je redoute cette révélation d'une grande "Destinée" et j'espère qu'Oda évitera de commettre cette erreur comme l'a fait Kishimoto avec Naruto. Enfin, j'ignore si ce chapitre conclut définitivement le flashback et j'espère pas que non car il reste ce fameux saut temporel à voir. Sinon, toujours un peu frustré que le personnage de Toki soit autant en retrait et qui se voit (pour l'instant) résumer à être la femme d'Oden et au gimmick du saut temporel. Avec un tel pouvoir, le personnage aurait pu raconter tellement plus et j'ai encore un faible espoir que le prochain chapitre lui permette de briller un peu car là, le personnage n'aura pas eu de développement solide. Si on revient à la situation du présent, on pourrait supposer que cela reste pour maintenir un suspense ou une surprise sur elle ou sa fille. Je suis partagé vraiment sur cet arc en cours : Oden ne m'aura pas convaincu en raison d'un manque de subtilité ou de complexité. Il est très frustrant aussi de voir que Wano rassemble une bonne partie de certaines intrigues amorcées depuis le début même de One Piece et je reste toujours épaté des liens dans l'univers diégétique de One Piece cependant je suis déçu de voir aboutir une intrigue si grossière dans ses effets et si peu prenante.
  8. Un vote pour Devilman Crybaby. Une œuvre si singulière, si éprouvante qui m'a juste rappelé des possibilités inouïes d'un animé avec un travail de réadaptation du mythe de l'œuvre d'origine. Cowboy Bepop: probablement mon animé préféré avec une pléthore d'OST qui me charme encore. N'oublions pas le casting excellent et cette ambiance jazzy mélancolique. Samourai Champloo : celui que j'aime le moins du trio mais qui reste excellent (je suis moins sous le charme des personnages, je présume). OST chill avec du Nujabes et l'anime contient un des moments les plus intenses que j'ai pu voir. Bref, trois excellents animés. Vote pour Jojo 😎. En termes d'adaptation, David Production insère tellement de folie et sublime l'œuvre d'origine à un point que la dernière saison dont je suis loin d'être un grand fan aura été un plaisir total (bien que je ressente aussi les défauts d'origine de l'œuvre). Rien que les jeux sur les openings… Il y a tellement de passion de rendre hommage à cette œuvre de génie. Hunter X Hunter : du solide, très solide. N'ayant vu que l'adaptation de 2011 qui d'après Haar est moins bonne que celle de 1999, je dois avouer que l'adaptation reste de très bonne facture bien qu'elle amoindrit la violence de certains passages et que j'ai du mal avec une certaine décision de l'adaptation. Néanmoins, mes remarques restent du pinaillage face à l'ensemble qui dans son adaptation de 2011 a le mérite d'offrir un sentiment de conclusion, chose que le manga aura du mal à offrir 😏. Mais sinon œuvre de qualité avec son lot d'intrigues complexes, de subtilité, d'étude de personnage et de développements profonds avec des moments grandioses. Dragon Ball : l'enfance de la plupart dont la mienne. Si on inclut toutes les adaptations animées et produits dérivés, on atteint un niveau vraiment faible.
  9. Cabotin

    One Piece chapitre 970

    Ca commençait à faire plusieurs mois que je n'avais pas commenté et je profite de la pause et que l'on soit vers la fin du Flashback pour dresser un avis général sur ce passage : globalement frustrant. Cela faisait très longtemps que nous n'avions pas eu droit à un flashback aussi long qui compte déjà 11 chapitres. ( L'arc de WCI ne comptait que celui de BM qui durait près deux chapitres et celui de Sanji pour un chapitre et l'arc Dressrossa avait celui de Law qui n'en comptait que 3). Il est vrai qu'en comparaison, celui-ci intègre énormément d'éléments de l'univers de OP: la dernière expédition de Roger avec le One Piece et les débuts de Barbe Blanche après la dissolution de The Rocks. Et je dois dire que quand on touche à cette partie du mythe fondateur de l'œuvre même, j'ai été intrigué et ce serait peut-être cela le principal problème à mes yeux de ce flashback : le sujet initial étant Oden ne me fascine pas et c'est plus ce qui se passe en dehors de Wano qui pousse mon intérêt. Dans un sens, on pourrait expliquer cela du fait que l'on touche beaucoup des grandes questions de l'œuvre que l'on poursuit depuis des années mais même sans cela, je trouve l'intrigue à Wano d'une faiblesse. La raison principale est le manque de subtilité flagrant dans ses personnages et un certain refus de complexifier l'intrigue à Wano. Le premier problème reste Orochi. Oda a décidé d'en faire un Spandam-bis qui a suivi les conseils de deux vieux pour accéder au pouvoir. Le souci que j'ai avec ce personnage est qu'il ruine toute possibilité d'ambiguïté : il est méchant de chez méchant, pleutre, stupide, couard, sadique et orgueilleux : rien n'est à sauver en lui. Pourri de chez pourri. Oda y insiste tellement que cela en devient une caricature et que surtout on sait comment cela va finir : il va se prendre une raclée et on sera heureux de cela. Je ne sais pas pour vous néanmoins quand on décrivait Wano comme un pays puissant et isolationniste, je m'étais imaginé les raisons de cette politique : pourquoi un tel rejet ? Il y avait des motifs à creuser (peur que les trésors de Wano s'échappent, le secret des Ponéglyphes, un antécédent géopolitique, méfiance du GM pour une raison particulière). Et finalement, non: il n'y a aucune complexité : y a un méchant qui a profité et qui en a fait sa base. Il y aurait pu y avoir une ambiguïté morale sur l'enjeu d'ouvrir les frontières, on aurait pu avoir un Shogun remplaçant avec un fond moral et politique mais non, il y a juste un clown… Mais non, le personnage est trop grossier pour incarner quoique ce soit. En parlant de son ascension, je ne la trouve pas crédible: certes, il y avait un des vieux qui jouait le rôle du père d'Oden pour passer le flambeau et après d'Oden mais aucune personne n'a pensé à consulter ses Fourreaux Rouges pour vérifier ou même en discuter ? Ils étaient connus des autorités et du père. Ensuite, il faut venir au problème majeur de ce flashback : Oden, lui-même. Oden nous le savons était lié à beaucoup d'intrigues majeures mais le personnage en lui-même, je ne peux pas m'empêcher de le trouver débile. Il n'a pas agi lors de son premier retour et s'est laissé mener à un des chantages les plus stupides : comment pouvait-il croire en la fiabilité de l'être qui est derrière la mort de son père qui a pris le pouvoir sur lui ? Oda tente de justifier cela à travers les mots de Kaidou : "tu voulais protéger et éviter qu'il y ait des dommages collatéraux ". Alors pourquoi pas en un sens, Oden avait conscience de l'impact si bataille y avait. Toutefois, nous parlons toujours d'Oden, le personnage bagarreur par excellence qui n'hésitait pas à foncer partout. Mais, imaginons que pourquoi pas Oden avait conscience de cet impact ? Pourquoi cette attente ? Il constatait que son peuple était exploité, qu'il perdait en autorité et en éclat mais il a maintenu ce déclin en dansant aussi ridiculement ? J'avais espéré qu'il danse éventuellement pour gagner du temps, trouver un plan et pourquoi pas organiser une mission secrète pour détrôner Orochi. Le pire est que Kaidou avoue lui-même qu'au retour d'Oden, il ne disposait pas de suffisamment de force de frappe pour être certain de le vaincre. Donc définitivement, Oden a été dupé d'une façon évidente et était en mesure de repousser Kaidou. Alors il est courant que des personnages soient manipulés dans One Piece mais il y avait toujours une raison, du fait de leur jeune âge, leur inexpérience ou qu'il y avait un motif moral: Fisher s'est fait piéger par les villageois du village de Koala par foi d'une réconciliation avec les hommes, Nami était jeune face à Arlong, le Roi Riku connaissait l'ascendance évidente des Dragons Célestes et était soumis à la menace de Doflammingo, or Oden n'a nullement d'excuse. Le personnage n'a pas agi avec sagesse alors qu'on aurait pu imaginer que son voyage avec Barbe Blanche et Roger l'aurait aiguisé aussi stratégiquement ou même qu'il aurait mûri. Sa réaction face à la menace aura été beaucoup trop tardive. Du coup, sa mort perd en impact à mes yeux car au vu de ses actions car j'ai vu un personnage qui aura mal agi ou réagi face à une menace qu'il aurait pu gérer s'il avait été un minimum clairvoyant. De par ses actions, j'en viendrais à comprendre parfaitement le potentiel traitre et j'en viens même à avoir du mal à comprendre la ferveur de ses fourreaux pendant aussi longtemps. Et dernier point que je regrette : Toki. Toki a été beaucoup trop éclipsée et peu mise en avant alors que ses origines se prêtaient à bien plus que d'être "la femme d'Oden". J'ai presque l'impression que son fruit du temps ne va servir que pour le bond des fourreaux. De par son pouvoir, elle aurait pu raconter beaucoup de choses : comment elle a exploré le temps ? Son rapport au présent ? pourquoi être resté auprès d'Oden? Pourquoi un tel saut dans le temps ? Il y avait matière à creuser le personnage car la possibilité de son fruit et de l'époque où elle serait née sont un concept suffisamment palpitant. Je garde un espoir qu'au prochain chapitre, elle puisse (enfin) être développée un minimum ou peut-être qu'Oda la réserve pour un twist final. Globalement, ce que je regrette de cette partie à Wano est le manque d'audace en un sens : Oda se contente d'une formule classique et bancale entre un gentil niais et un méchant de chez méchant. Les thématiques sur l'ouverture du pays et du sens du voyage ne seront pas explorées ou même du rapport au temps que Toki pouvait esquisser. En cela, le résultat me frustre : des éléments prometteurs qui se contentent d'une histoire peu cohérente et satisfaisante. J'avais espoir avec ce flashback de raccrocher et de retrouver mon enthousiasme pour OP qui se dissipait depuis le début de Wano mais ce n'est vraiment pas le cas.
  10. Cabotin

    Saiki Kusuo [Anime]

    Il a atteint un niveau légendaire . Cette discrétion sur cette mystérieuse plateforme de streaming . Concernant le sondage, je ne serai pas disponible en début janvier et je ne pourrai pas regarder dans l'immédiat les épisodes mais je sais qu'avec Saiki, c'est la série typique de je commence un épisode, je m'en mate les trois suivants donc je pense que je me préviendrai d'un binge-watching en mi-janvier.
  11. Cabotin

    Edens Zero [Hiro MASHIMA]

    Bonsoir ! Le mot "haine" m'apparait excessif et au vu de ce que tu développes par le suite, je lis plutôt "des critiques négatives" sur Eden Zero. A l'heure actuelle, le forum Eden Zero est entretenu par Strikefreedom qui semble convaincu de l'œuvre et excepté sa présence, il a été déserté après le premier arc. En quoi ne sont-elles pas utiles ? Une critique qui relève un défaut de la série n'aide-t-elle pas à être vigilant sur l'œuvre qu'on lit ? Après, oui il y a très peu de chance que nos critiques influencent l'écriture de Mashima voir nullement : Mashima écrit ses histoires depuis des années et il ne va pas changer. Ensuite, tu soulignes que les critiques sont les mêmes ? Peut-être car les lecteurs ressentent la même chose à propos de l'écriture de l'œuvre et perçoivent les défauts : archétypes de personnages, peu d'enjeux, le manque de subtilité, des thématiques non-exploitées, des facilités, le manque d'inspiration… Il y a eu certes un petit développement autour de l'escrimeuse et j'espère pour elle que sa figure maternelle est toujours bien morte. Tant mieux si tu trouves ton compte dans cette histoire mais tu ne peux pas empêcher d'autres de considérer cette histoire médiocre et je ne peux pas te retirer les sensations que tu éprouves à la lecture. Ce j'entends de ton argumentation se limite à "ne critiquer pas ce que j'aime bien", ce qui est extrêmement infantilisant : nous sommes sur un forum, espace d'échange donc clairement tu vas t'apprêter à lire des avis parfois différents.
  12. Cabotin

    Nanatsu no Taizai chapitre 335

    Heu…. What ? Confirmation donc que NNT n'est pas fini : ce qui destitue le DK de son titre de Pire Boss Final 😏. On peut se réjouir pour lui 😊: il semble qu'il y ait un nouveau prétendant… Plus sérieusement, j'ai énormément de mal comme la majorité des VDD ici. Il est difficile de rendre crédible une énième menace après la médiocrité de l'arc précédent et de sa conclusion. Il est toutefois vrai qu'il restait plusieurs éléments en suspens : Merlin, Arthur, Cait Sith, la Déité Suprême etc... Nakaba décide de ne pas ignorer ses pistes narratives qu'il avait mises en place. La difficulté reste qu'il faille croire que "Tout était prévu" et qu'il y avait un autre plus gros mastermind derrière le mastermind de génie qu'était le DK 😏. Maintenant, comme Diane le rappelait les arcs narratifs de l'ensemble des NNT semblaient achevés ( de façon bancale pour chacun) et là, tout doit être remis en jeu…. Le cas de Méliodas est résolu en une case : le fameux statut de "DK maudit " peut s'épuiser si on use trop des pouvoirs… Ce prétexte est fumeux et surtout détruit une nouvelle fois le peu de tension dramatique qui reste : Méliodas était libre de rester. Il y aurait pu un minimum de cohérence et de crédibilité à ce qu'il soit contraint de demeurer au Royaume des Démons… Sinon concernant Merlin… Bof… Oui, c'était la plus mystérieuse et celle dont on ignorait le plus ses intentions. Le souci est qu'au vu de l'écriture actuelle de NNT, je n'ai pas de hautes espérances d'être émerveillé : les choix m'apparaissent limités. Difficile de la croire comme "Antagoniste" (antagoniste de la cohérence de l'échelle des puissances, ça oui) et je sens le parcours de la repentance pour elle : contrainte sous X de devoir réveiller le nouveau Grand Méchant du jour et/ou soit manipulée. Vu ce nouvel ennemi, Nakaba va-t-il sortir encore un étalage de puissance et nos héros vont devoir s'entrainer et où se rallier à une autre puissance ? Vraiment pas convaincu pour le moment et je me demande si après le désastre de l'arc précédent, il y a un moyen de faire pire ou si dans cet acharnement, il n'y aurait pas le moyen de rattacher certains wagons ( mais qu'importe ce qui se déroulera par la suite, les lacunes des arcs précédents seront toujours là et ce twist intervient de façon maladroite).
  13. Il n'existe pas un juste milieu ? Tout de suite, nous sommes caractérisés comme les rageux alors que nous argumentons, développons nos propos sur ce que nous lisons et sur les failles et faiblesses de l'œuvre. C'est assez fatigant qu'à chacun de tes discours, tu procèdes à cette dichotomie. Les rageux c'est ceux qui vont spammer l'auteur d'insultes ou harceler d'autres personnes. Je trouve ton exemple bancal : One Piece est le plus succès commercial et possède d'immenses qualités mais de gros défauts aussi. Au niveau des critiques, One Piece a été ciblé déjà aussi (gestion des personnages/répétition/longueurs etc...). Des œuvres fortement appréciées d'un point de vue critique, il faudrait plus se plonger dans Vagabond ou dans du Urasawa. Ce qui est fatigant quand on reproche des éléments à Boruto comme la cohérence des forces, l'introduction aux technologies, le dessin pas fameux, vous soyez contraint de détourner le sujet en faisant des parallèles avec d'autres œuvres ou en citant du "y a pire que ça". Pour revenir au chapitre lui-même, j'ai toujours ce problème de "contenu". J'ai ce sentiment qu'un chapitre de Boruto s'étale en page pour pas grand-chose et ce n'est pas le trait qui va compenser cette lenteur ou peu haletant.( A titre de comparaison, One Punch Man (auquel je reproche pas mal de choses) arrive à innover dans sa mise en page et découpage et offre des planches grandioses si bien que cela compense presque le peu de contenu. A Trail Of Blood ( un manga dramatique) est extrêmement lent car il y a une approche artistique d'observer les variations faciales ou le geste, d'espacer le suspense de ce thriller.) Le combat est trop plat et surtout que je suis étonné de voir les jeunes au même niveau de vitesse qu'un type de Kara. Cette lenteur générale en termes d'intrigues plombe réellement l'œuvre en plus du manque de cohérence de force). Les combats ne sont vraiment pas glorieux.
  14. J'ai voté que pour la meilleure . Très content de voir ce classement et le parcours de Kaori dans ce tournoi. Pour cette demi-finale, Compte-tenu du dernier chapitre de Vinland Saga, je ne rentrerai pas plus dans les détails mais un cap a été franchi avec Thorfinn et j'ai été ému de voir le personnage à la place qu'il occupe actuellement et cela m'a rappelé toutes ses péripéties pour qu'il atteigne cette place. Son aventure n'est pas prête de s'arrêter et j'ai hâte de lire la suite de ses aventures de ce que le personnage va nous offrir encore. Le dernier chapitre m'a fait réaliser un peu plus l'estime que j'ai pour ce personnage en réalisant toute son évolution néanmoins…. Spike durablement installé dans mon top 5 IM.
×