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Mereoleona

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  1. Bonjour @Davubuntu, J'utilise aussi Manga-scan pour accéder aux travaux des teams françaises de mes bandes dessinées favorites. Le site est bien pensé, mettant aussi bien en lumière les oeuvres que les équipes et leurs besoins. Pour Lecteur Omniscient, je ne m'étais pas rendue compte que Webtoon avait quelques chapitres de retard par rapport à Legacy Scans. Mais peut être que j'attendrais la version Webtoon qui, je trouve, est plus claire. Malgré tout, je trépigne d'impatience à l'idee de voir Dok Ja tenter d'arrêter le fléau du débordement, tout en cherchant une faille. Cette semaine, les chapitres risquent d'être sous hautes tensions ; Peerless Dad a déjà frappé un grand coup, et Lecteur Omniscient va très certainement en faire de même. Concernant le terme "Ahjussi", je te remercie pour cet éclaircissement. J'avais imaginé "maître" ou encore "boss". Je suppose que cela est aussi une question de degrés d'intimité, en plus de la notion de respect dû au statut ou à l'âge. J'aurais aimé que l'équipe traduise aussi ce terme. Je suis encore moins habituée au coréen qu'au japonais.
  2. Puisque c'est une œuvre que j'ai découverte en français, je continue ma lecture dans cette langue, même si j'ai très envie de connaître la suite. Par chance, la version FR suit de près. Je te remercie d'avoir posté les liens vers les chapitres en FR, @Davubuntu. Je lis ce manhwa sur l'application Webtoon. Les chapitres s'arrêtent au numéro 101.
  3. Avis à tous les fans de cette série atypique ; Dandadan a récemment été acquis par l’éditeur Kazé. Une version française de ce manga verra peut-être le jour au cours de cette année. Deux volumes supplémentaires sont sortis au Japon. Les couvertures très hautes en couleur, avec Seiko Ayase, la grand-mère de l’héroïne, Momo. Et le 5ème tome avec Jiji, dernier protagoniste de la série. Si vous n’êtes pas encore à jour, sachez que l’arc de la maison hantée, s’est achevé au chapitre 48. Plus que les précédents arcs, celui-ci laisse un goût de suspense au vu des dégâts engendrés, et des révélations sur certains personnages. Toujours dans un style graphique prodigieux, et un récit aussi drôle que captivant. Avec ce nouvel arc, l’équipe s’agrandit. Momo apprentie exorciste ; Complonou qui est toujours à la recherche de sa boule perdue ; Aira, amoureuse de Complonou, rivale de Momo, persuadée d’être une sauveuse ; Mamie Turbo enfermée dans une statuette de chat porte bonheur ; Grand-mère Seiko, à l’apparence jeune, fournit toujours la moitié des informations, mais qui cache une grande force ; Jiji, dernier venu, extraverti, mais possédé par un esprit au pouvoir effroyable. Une fine équipe, qui promet des aventures délurées. Je suis impatiente de découvrir la suite de l’histoire. Et vous, qu’avez-vous pensé du dernier arc ? Avez-vous des attentes particulières ou des théories ? Vous pouvez les partager ici, je serais ravie d’en discuter avec vous.
  4. CHAPITRE XIX LE VENT DE LA RENAISSANCE, LE COURAGE DU DÉSESPOIR. Dans le chapitre précédent Le village à l’épreuve du feu, Le trio Ino-Shika-Chō rallume une lueur d’espoir. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Kyūshū la flamboyante. La capitale du Feu surplombait aussi bien ses provinces que ses ennemis. Les chaînes montagneuses et son volcan actif faisaient office de boucliers naturels. De tout temps, il se murmurait que l’ardente montagne recrachait hargneusement les contrariétés de ses shōguns, tel un cerbère. La Famille shōgunale y siégeait depuis des siècles, façonnant la cité à son image. Son architecture unique, son environnement, ses habitants ; tout n’était que luxure et beauté. Ce fief d’or cachait pourtant ses difformités avec de belles structures, et congédiait régulièrement ses nécessiteux. Près de deux semaines s’étaient écoulées. Hashirama, Madara et Shikaku s’étaient faits discrets. Les hommes avaient traversé la moitié du pays, découvrant sur leur passage les conséquences de la guerre ; des villages incendiés, des cadavres jonchant les rues et forêts à la merci des prédateurs, et des survivants en fuite. Aucun d’entre eux ne put se détourner de cette misère. Leur voyage initial se rallongea de quelques jours ; ils enterrèrent dignement les corps d’inconnus et guidèrent des villageois vers des provinces sûres. Lorsque enfin les hommes reprirent leur route, ils n’avaient déjà plus l’apparence de guerriers. Dissimulant leurs armures et armes dans des parchemins d’invocation, ils optèrent pour un aspect passe-partout ; les shinobi n’étaient plus que de simples voyageurs. Le grand axe menant vers la capitale était bondé. Plus ils s’approchaient, plus leur cadence ralentissait, jusqu’à ce qu’ils soient bloqués dans une longue file d’attente. Même depuis l’extérieur de la ville fortifiée, le château trônait comme une figure de proue ; ses toitures d’un vert éclatant et sa façade immaculée, rendait cette forteresse presque intimidante. Déclinez vot… Avant même de finir sa phrase, l’officier s’immobilisa un bref instant. L’empreinte du sharingan imprimée sur ses rétines l’avait rendu plus aimable. Soyez les bienvenus à Kyūshū ! Le trio passa enfin ses portes. Shikaku guidait ses amis à travers les voies noires de monde. Les shinobi n’étaient que des provinciaux, nullement accoutumés à voir autant de monde déambuler. Pourtant, leur village si atypique, avait l’ambition de devenir aussi gigantesque que cette ville d’or. Après plusieurs minutes de marche, Shikaku ralentit et se positionna face à une échoppe, faisant semblant d’admirer ses articles. Est-ce vous voyez cette maison derrière nous ? Est-ce que vous connaissez cet endroit ? Interrogea Hashirama, tout aussi intéressé par la devanture de la boutique. Oui. C’est une ochaya*. Nos clans commercent avec cet établissement depuis longtemps. Retenez bien ce lieu. Parfait. Séparons-nous, puis rejoignons-nous ici dans une heure ! Ordonna Madara. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Hashirama avait troqué son armure contre un simple kimono vert forêt. Sa longue chevelure brune était attachée en une haute queue-de cheval, laissant quelques mèches encadrer son visage. Un sabre à la ceinture, et un baluchon autour du cou ; l’homme avait tout d’un voyageur. Après un temps, il fit une halte dans un magasin qui vendait des friandises. Prenant place sur un banc, il dégustait sa confiserie accompagnée d’une chaude tasse de thé, tout en restant aux aguets. Il lui sembla que le village lui manquait. Plus encore, sa fiancée. Il se remémora malgré lui les derniers mots de sa compagne, juste avant de quitter le village. 📽️🎬🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ Alors vous partez demain… Oui. L’heure est grave. Nous devons absolument devancer les plans du shōgun. Je le sais bien. Tu travailles si dur pour que ce village subsiste. Je suis si fière de toi, Hashirama. Mais… Je dois être honnête. Hum ? … Je… Je n’aime pas te savoir loin de moi, maintenant que je te côtoie chaque jour. Mito, tout ira bien. Ce n’est qu’une affaire de quelques jours ! Puis, l’hiver arrivera bien assez tôt. Nous conclurons l’année par notre union ! Tu as raison ! Je vais tâcher de travailler dur moi aussi ! C’est la Mito que j’aime ! Je vais préparer notre mariage… Il y a tant de choses à faire. Ils s’étreignirent tendrement. Hashirama quitta les quartiers privés de sa dulcinée, revigoré par ses encouragements, ses félicitations et ses promesses. Je ne te décevrai pas ! Pensa-t-il. Au lieu de rejoindre ses appartements, l’homme prit le chemin de son bureau. L’idée de rencontrer à nouveau le shōgun l’empêchait de dormir. Alors plutôt qu’une nuit d’un sommeil agité, il préféra peaufiner les derniers détails de son voyage. Tobi ?! Tu ne dors pas ? Hashirama entra dans son bureau pour y trouver son frère concentré sur un parchemin, éclairé par la faible lueur d’une bougie chancelante. Anija !! Est-ce que je dois vérifier ton travail ? … Leur relation s’était refroidie. Depuis que l’ainé avait découvert les travaux officieux de son cadet, Hashirama avait durci le ton. Il n’était plus question de le surprotéger ; Tobirama s’était adonné à d’étranges pratiques, qui auraient pu coûter cher au clan et au village. Je travaille sur un jutsu. Montre-moi ça ! Le brun arracha le parchemin des mains de son frère. Des postures et des mudrās. Anija ! Je t’ai fait la promesse de ne plus enquêter sur les Uchiha ! Que veux-tu de plus ?! Pas seulement les Uchiha ! Tes travaux sont dangereux ! J’essaye de créer de nouveaux jutsus qui seraient utiles au village !! En faisant dans la nécromancie ?! Tu n’y comprends rien… Peu importe. Si ces documents étaient tombés entre les mains du shōgun… Ça n’arrivera plus. Bien. Et ce rouleau… De quoi parle-t-il ? C’est une technique d’eau. J’essaye d’en améliorer la précision. 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎬 📽️ Hashirama fut tiré de ses rêveries par la conversation d’un groupe d’hommes. Bonjin-Sama va écraser ce village, c’est sûr ! C’est évident ! Maintenant qu’il a ce clan de son côté ! J’avais quelques réticences… Mais après tout, pour faire face au sharingan, ce dōjutsu est parfait ! 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Les rues de la ville étaient toujours bondées. De jour comme de nuit. La capitale du Feu ne dormait jamais. Parmi le brouhaha et l’engorgement des passages, une jeune femme déambulait lentement, faisant tournoyer son ombrelle au-dessus de sa tête. Sa démarche presque dansante, faisait tinter ses hautes okobo blanches. À chaque pas, le bruit des passants semblait s’estomper momentanément. Homme ou femme, vieillard ou enfant, elle ne laissait personne indifférent. L’air hagard, ils l’observaient comme si le monde s’était arrêté, juste le temps de son passage. Son hanfu immaculé, aux longues manches échancrées et transparentes. Sa longue et large jupe bleue céleste ceinturait sa tenue, juste sous sa poitrine. Ses grands yeux bleus, comme les océans, fixaient un point à l’horizon. Elle semblait déconnectée de son monde, ne se souciant guère des chuchotis, même si elle les entendait. L’inconnue sourit fièrement. Quelle beauté ! Murmuraient les badauds. Au loin, Madara observait la mascarade. Son regard oscillait entre la surprise et la curiosité. Tout comme son compère Senju, le shinobi avait troqué son attirail d’acier pour une tenue plus légère. Il avait fait taire sa longue chevelure de jais, sauvage, en la coiffant en un demi-chignon sur le haut de la tête, avant de la recouvrir d’un imposant chapeau conique en bambou. Son long kimono sombre, aux larges manches, se refermait à l’aide d’un fin obi écarlate. Une paire de katana, aux fourreaux laqués noir et or, agrémentait sa tenue. L’Uchiha semblait être devenu un samurai en quête d’un nouveau seigneur. Ainsi masqué, l’homme surveillait les allées et venues sur la route qui menait au château. Il énuméra les groupes portant dignement l’emblème de leurs clans, qu’ils soient shinobi ou samurai. Il mémorisa les rondes, les causes des arrêts, les changements, et les pauses des gardes royaux. Lorsqu’il s’aperçut que des marcheurs se pressaient vers une ruelle parallèle, il s’éclipsa rapidement, sautant de toit en toit. Cette mystérieuse femme était une aubaine. Alors, Madara descendit de son perchoir. Voyons où tu me mèneras… 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 À l’intérieur, sa venue avait fait s’activer les servantes autour d’elle. Une multitude de mains travailleuses lui tournaient autour, la maquillant et la coiffant. Sa tenue initiale avait été enjolivée de deux cloches d’or, refermant ses longues manches échancrées. Ses hautes okobo avaient été remplacées par des oiran-getas*. Sa chevelure noire aux reflets bleutés dévalait ses épaules, cascadant jusqu’au bas de son dos. Exception faite à son chignon complexe et fendu, lui donnant l’air d’avoir deux oreilles de félin sur le qui-vive, dressé sur le haut de sa tête. Enfin, un masque de chat cachait la partie supérieure de son visage, mettant un peu plus en évidence son regard céruléen. Êtes-vous prête ? Donnez-moi un instant. Le salon de thé était organisé autour d’une large plateforme circulaire. Elle représentait la scène centrale. Des taiko* disposés tout autour, n’attendaient plus que ses joueurs pour donner vie à cet ensemble. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Alors, comment était ta promenade ? Interrogea le Senju. Productive. As-tu des nouvelles de Shikaku-Sama ? Non. Nous n’avons pas d’autres choix que de l’attendre pour entrer dans cette ochaya. Ah, justement, le voilà ! Shikaku, Madara et Hashirama entrèrent discrètement guidés par une servante. Elle les mena vers un coin de l’établissement sans ouverture et sans voisins. Personne ne viendra vous déranger ici, promit-elle. Je vous remercie. Transmettez mes hommages au maître ! Répondit Shikaku. Entendu. Lorsque la dame se retira, les hommes se mirent à l’aise. Avez-vous trouvé des choses intéressantes, Shikaku-Sama ? Quelques-unes, oui. De mon côté, j’ai entendu une rumeur disant que Bonjin s’était octroyé les services d’un clan au puissant dōjutsu… ?! Comment est-ce possible ? Le clan au byakugan ne se rangera jamais du côté de ce shōgun ! Madara-Sama, qu’en pensez-vous ? Le shōgun n’a que de l’argent à offrir. Les Hyūga sont riches, ils ne peuvent pas être corrompus avec cela. De plus, leur loyauté va au daimyō de leur province. C’est exact. Cela signifie qu’il s’agit d’un autre dōjutsu. Hm… J’ai une petite idée là-dessus. Si c’est vraiment ce clan, alors ce shōgun est plus fou que ce que je pensais. … On revint leur servir du saké et quelques gourmandises. Les hommes échangeaient leurs informations. Leur enquête avançait à mesure que leurs craintes grandissaient. Soudain les tambours résonnèrent, les chuchotis s’estompèrent. Tout le monde braquait son regard vers la scène. Tap… Tap… Tap… Tap La courtisane entra et se plaça au centre. Les joueurs de taiko en position autour d’elle, pendant que d’autres musiciens s’installaient à l’arrière de la scène. Madara n’en loupait pas une miette. Cette femme me dit quelque chose ! Murmura Hashirama. L’Uchiha roula des yeux à cette remarque. Plan Plan Plan Rantanplan Plan Plan Plan 🥁🎶🥁🎶🥁🎶 L’artiste s’élança au rythme de la musique. Ses pas, précis et sans fioritures, malgré ses lourdes oiran-getas, faisaient virevolter les pans de sa tenue et sa crinière. Ses bras dessinaient des vagues pendant qu’ils entrechoquaient violemment les cloches. C’était une danse martiale. Parfois, elle s’arrêtait brusquement. Elle marquait ses pauses par un jeu de jambes souples, et un port de tête droit et noble. L’artiste avait subjugué son public, prenant en otage son cœur, en le faisant s’arrêter ou battre au rythme de ses pas. Puis, lorsque le public reprenait son souffle, elle se remettait à danser, tout aussi frénétiquement. Après plusieurs minutes, qui semblaient des heures, la jeune femme s’inclina respectueusement avant de se retirer. On l’applaudissait. On murmurait. On voulait en voir plus. Belle et douée ! Murmuraient certains hôtes. Qui est-elle ? S’interrogeaient d’autres. Servante ! Est-il possible de louer les services de cette courtisane ? Ordonnaient des nobles. Au fond de la pièce, le trio avait admiré la représentation. Tout comme le reste du salon, il était impressionné. Elle est vraiment douée ! Balbutia Hashirama. C’est son métier… Et vu sa souplesse et son agilité, elle doit s’entraîner depuis son enfance ! C’est la kunoichi que j’avais capturé… Malgré les coupes de saké ingurgitées, Madara semblait être le seul sain d’esprit. Shikaku s’était abandonné à la boisson, balayant les menaces de son épouse. Quant à Hashirama… Il était déjà enivré. Une kunoichi ? Questionna Shikaku. La mercenaire à la solde du shōgun. ?! Ne lui aviez-vous pas ordonné de quitter le pays ? Si. Alors que fait-elle ici ?! Dès l’arrivée des trois clans au village, les fondateurs leur avaient conté leurs péripéties. Alors le Nara n’était pas étranger à l’histoire de cette kunoichi. Il ne pouvait s’empêcher d’être suspicieux. Qui ne le serait pas ? Brusquement, Hashirama héla une servante, qui accourut : Excusez-moi, est-il possible de s’entretenir avec la danseuse ? Hashirama !! Je vais lui demander, répondit-elle. Si elle est encore avec le shōgun, elle risque de l’avertir ! Vous mettez en péril notre plan initial ! Sermonna le Nara. Mais non ! Elle nous a aidé en nous donnant des informations sur lui ! Étonnement, l’alcool te rend lucide… Les hommes continuaient de discuter. Après plusieurs minutes la servante les mena à l’étage, l’endroit où se préparaient les artistes. Ils entrèrent dans une petite pièce pourvue d’une table basse et de quelques zabuton. Que me vaut ce plaisir ? Asatsuyu, car c’était elle, entra sans les saluer. Elle portait encore sa tenue, n’ayant eu le temps que de retirer les cloches, le masque et les oiran-getas. Asatsuyu… Ça faisait longtemps. Je ne suis pourtant pas ravie de vous revoir ! Que voulez-vous ? Que fais-tu ici ? Interrogea Madara, ses sharingan en évidence. J’ai quitté votre territoire. Je ne vous dois rien. Vous travaillez encore pour le shōgun ? Questionna Shikaku, sans se présenter. La jeune femme quitta la pièce. Tu t’es reconvertie dans la danse. Ou alors tu espionnes pour le compte de ce renard… Piquée au vif par la remarque de Madara, elle se retourna, furieuse : Le monde ne tourne pas autour de vous ! Vous rencontrer a été l’expérience de trop ! Ma réputation de mercenaire en a pris un coup ! Tu ne peux t’en vouloir qu’à toi-même. Tu as accepté la mission d’un homme peu scrupuleux. Ta réputation est entachée à cause de Bonjin. Ses yeux bleus comme les océans, semblaient s’assombrirent. L’orage grondait dans ses prunelles. Madara connaissait bien ce regard, alors il enfonça le clou. C’était leur petit jeu. Des informations. Tsk… Qu’as-tu à perdre ? Après un temps, elle revint s’asseoir. Il m’a été difficile de quitter le pays depuis ma déroute. Bien que je me sois expliquée, le shōgun est persuadé de ma trahison et il a envoyé des hommes à mes trousses… Tu as pris la fuite ? Madara ! Gronda Hashirama. Elle ricana. Je les ai tué bien sûr ! Mais je savais aussi que ça ne s’arrêterait pas. Alors j’ai eu l’idée de rassembler des informations sur ce shōgun pour les échanger contre ma liberté. Tout ce que je veux, c’est quitter ce pays de malheur. Comment es-tu entrée dans la capitale ? Par un jour de pluie. Hm… Et personne ne t’a reconnu ? Je me suis conformée aux coutumes de ce pays. Regardez-moi, ai-je l’air d’une étrangère ? En effet. Pouvons-nous vous engager ? Proposa Shikaku. Cette question surprit aussi bien les fondateurs que la jeune femme. Ils s’exclamèrent. Mais le Nara les coupa. Réfléchissez. C’est une combattante exceptionnelle qui s’est rendue ennemie de Bonjin. Nous sommes dans le même bateau. Sans façon… J’en ai fini avec les magouilles de ce pays ! Si tu nous aides, notre village pourra t’accueillir ! Lâcha le Senju tout sourire. As-tu perdu la tête, Hashirama ?! Pour la première fois, Asatsuyu semblait intéressée. Vous… Vous me proposez… Un foyer ? Il est alcoolisé ! Tu es l’assassin de nos familles et d’innombrables innocents ! Rugit Madara. … La pièce devint silencieuse. Hashirama avait baissé la tête, honteux. Il se maudissait d’avoir parlé trop vite. Quant à la kunoichi, elle se releva, fustigeant les hommes. Ha ! Vous croyez être des anges ?! Vous êtes des meurtriers, tout autant que moi ! Hashirama Senju et Madara Uchiha, les deux plus puissants shinobi du pays du Feu ! Hahaha ! À mes yeux, cela signifie, ni plus ni moins, que vous êtes ses plus grands assassins ! Votre prestige est égal à la montagne de cadavres que vous avez semés ! Allons, calmez-vous ! Shikaku tentait d’apaiser la joute verbale entre l’Uchiha et la jeune femme ; ils étaient comme chien et chat, voulant avoir le dernier mot. Dame Asatsuyu, laissez-moi réitérer ma propo… Je ne suis pas intéressée. Elle se releva et quitta la pièce. J’ai tout mon temps. Décidément, l’Uchiha n’en démordait pas. J’en doute fort. Une centaine de clans et de mercenaires contre un minuscule petit village amputé de ses deux emblématiques chefs… Je me demande bien quel sera l’issu du combat, hum ? Asatsuyu. Madara la sommait silencieusement de réfléchir. La brune resta interdite un court instant avant de revenir s’asseoir. Je suis orpheline. Je n’ai jamais aimé me battre. Tout ce que j’ai fait, c’était pour survivre. Mais vous ne pouvez pas le comprendre, vous avez des clans ! Qu’avez-vous à dire pour les fois où vous avez tué durant vos stupides guerres ?! Vous avez ruiné d’innombrables vies aussi ! Cette fois, elle lui avait cloué le bec. N’es-tu pas originaire du clan Hōzuki ? Demanda Hashirama. Je suis née au pays de la Pluie. Mais ta capacité à te liquéf… Il est possible que j’aie eu un ancêtre Hōzuki. Le pays de la Pluie est différent ; il est pauvre, et est une terre d’accueil pour tous les fuyards. Devant le silence de ses compères, le Nara reprit la parole. Dans ce cas, nous vous laisserons vivre au village. Mais ne vous attendez pas à être accueillie les bras ouverts. Vous serez surveillée, et devrez montrer patte blanche. Ça me va ! Sourit, pour la première fois, la kunoichi. Marché conclut ! Maintenant, parlez ! Ordonna le tacticien. Le shōgun s’est entretenu avec le maître du pays de la Terre. Il lui aurait confié sa stratégie pour anéantir tous les clans. ?! To… Tobirama l’avait prédit ! Marmonna le Senju. Les petits clans de ce pays ont presque tous été anéantis. Petit à petit, il ne restera que ceux qui auront une utilité à ses yeux. Je vois. Il a semé le chaos, envoyé des clans à notre porte pour être exterminés, pendant que d’autres sont tués ailleurs. Ce shōgun est fou… Les shinobi n’en croyait pas leurs oreilles. En plus, vous êtes attendus ! Continua la jeune femme. Que voulez-vous dire ? Seriez-vous aveugle ? La ville est encerclée par des clans de shinobi et de samurai. Nous le savons déjà. C’était prévu, révéla Madara. Je vois. Alors qu’êtes-vous venus faire ici ? Négocier ! Dit Hashirama. Asatsuyu éclata de rire. Personne ne peut négocier avec cet homme. … Des clans étrangers ne tarderont pas à piétiner le pays du Feu. D’abord, ils ne seront là qu’au service du shōgun, puis, ils feront comme les mercenaires étrangers ; ils profiteront de la population et des richesses de ce pays. Nous devons tout de même le rencontrer. Le sharingan est un « passe » assez pratique. Je connais le château… Je serais votre guide. J’ai examiné les tours des gardes. Nous entrerons discrètement pour éviter d’ameuter toute la ville. Faisons ça proprement ! Dit l’Uchiha. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Un moment de répit. Le village avait refermé ses portes depuis le départ de ses fondateurs. Quelques jours de bonheur avant de revoir arriver les vagues destructrices. Sasuke Sarutobi avait pris la tête du village et menait les opérations d’une main de fer, épaulé par Shikamaru Nara, le second et fils de Shikaku. Ce dernier était réputé aussi intelligent que son père. Sur le terrain, les clans du village faisaient des merveilles. La force titanesque des Akimichi, les techniques rapides et efficaces des Hatake, les flammes enragées des Uchiha. Les geôles remplissaient leur rôle, pendant que les Yamanaka vidaient les esprits en quête d’informations croustillantes. Tōka profitait de sa soirée au calme après des jours de combat. Voilà plus d’une semaine qu’elle accourait sur tous les fronts, jouant de son instrument, paralysant toute tentative d’approche. Elle avait retiré son masque de glace. Pour une fois, elle s’était mise aux fourneaux, tentant, tant bien que mal, de cuisiner quelque chose de correct. Izuna à ses côtés, l’admirait. Il avait mis du temps avant de percer sa carapace. Elle qui se refusait de se montrer sous un autre jour, avait finalement baissé sa garde. Il aimait autant la femme que la kunoichi. Pourquoi me fixes-tu ainsi ? As-tu déjà pensé à la vie que tu aurais pu avoir, si tu n’avais pas été kunoichi ? Il s’approcha d’elle, l’enlaçant gentiment. Pourquoi le ferais-je ? Je suis devenue kunoichi. Je ne vais pas m’infliger ce genre de pensées. Mais ce n’est pas trop tard. Que veux-tu dire ? Tu pourrais abandonner ta carrière… C’est ce que tu veux ? Je veux te protéger. Ma condition est une ombre au tableau… Non ! Je veux que tu cesses d’aller sur le terrain. Aniki ne t’a-t-il pas donné un poste d’assistante ? … Officialisons notre relation, Tōka. Non ! Es-tu sourd ? N’entends-tu pas les rumeurs qui courent sur moi ? Et moi alors ?! Je suis celui qu’on traite de fou à cause de mes sharingan ! … Nous ne devrions pas écouter ces racontars. La seule chose qui devrait nous importer est le regard et l’avis de nos proches. J’en parlerais à mon frère, dès son retour. La Senju s’était immobilisée, oubliant un instant sa cuisine. Elle avait menti. Bien sûr, qu’elle avait pensé à sa vie en tant que simple femme ; lorsqu’elle voyait la mort s’approcher ou lorsqu’elle devait remplir des missions peu élégantes. Izuna voulait lui donner la chance de redevenir une femme, celle qu’elle aurait dû être. Alors, elle s’approcha de lui, caressant les mèches de ses cheveux, puis son visage et ses lèvres. Elle l’embrassa. Qu’est-ce …?! Tobirama qui s’apprêtait à toquer, les aperçut par la grille rectangulaire ornant la porte de la maison. Il les regarda s’enlacer, avant de renoncer. Il enrageait. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Izuna avait passé une belle soirée. Songueur, il ne distingua pas Tobirama adossé contre l’arbre sacré du district Senju. Ce dernier, se redressa furieux. Pensant avoir été ignoré, il le héla, laissant délibérément son chakra fluctuer, comme une provocation. Uchiha ! ?! Oh, le teigneux ! Je ne t’avais pas vu. Tsk… Que faisais-tu chez Tōka ? Tu nous espionnais ? Ils étaient comme le jour et la nuit. Si on s’attendait à ce que le Senju incarne la lumière, et l’Uchiha les ombres, c’était l’inverse. Izuna souriait, dissimulant superbement sa colère, pendant que le Senju, colérique, le défiait ouvertement. Je t’ai posé une question ! Les rumeurs sont vraies, Senju. Et elles n’ont pas l’air de te déranger. Tu t’amuses aux dépens de Tōka ! Arrête ça. Je n’ai pas le temps de me préoccuper de toi et de tes contrariétés. Tout ce que tu fais, c’est salir sa réputation ! C’est une kunoichi d’exception qui n’a nul besoin de se lier à un dégénéré ! Et Izuna lui bondit dessus. Tout sharingan dehors, il l’attaqua de front, laissant cette fois son exaspération miroiter à travers ses pupilles. Ils s’échangeaient des coups de plus en plus rapides. Tobirama tenta de composer ses mudrās, mais fut arrêté à temps par l’Uchiha. Qu’est-ce que ça veut dire ?! Ils étaient si absorbés qu’ils en oublièrent leur environnement. Ils se séparèrent aussitôt. Mito et quelques femmes Senju se tenaient là ; elles revenaient du quartier Yamanaka. Tobirama-Sama. Izuna-Sama. Que se passe-t-il ? Mesdames, ne craignez rien ! Tobirama et moi… On s’entraînait ! Mito n’en crut pas un mot. Mais elle se conforma au sourire de surface qu’affichait le cadet Uchiha. Vous devriez le faire sur le terrain d’entraînement, dans ce cas. Ce district n’est pas adapté. As-tu entendu cela, Tobi ? Le Senju aux cheveux blancs tourna les talons, sans un mot. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Elle marchait devant eux. Comme à son habitude, elle faisait tournoyer son ombrelle, tout en fredonnant un air mélodieux. Elle était la courtisane escortée par ses gardes pour donner une représentation au palais. Asatsuyu avait passé sa soirée à fixer les prunelles rougeâtres de Madara. Elle lui avait permis d’explorer ses souvenirs dans la capitale ; c’était l’unique condition, si elle souhaitait les suivre. La nuit a été réparatrice. Au petit matin, elle déjeuna en leur compagnie avant de se préparer, conformément à la stratégie des leaders. En cette matinée agitée, le groupe évoluait tranquillement, grimpant les pentes menant au château, tout en évitant habilement les gardes. Malgré cela, ils étaient si nombreux, et leurs passages si fréquents, que Madara n’eut d’autre choix que d’avoir recours à son sharingan. Ils entrèrent dans la cour menant au palais principal ; celui où se trouvait le trône. Halte ! Un homme gigantesque. Une armure dorée, une cape rouge, un casque orné d’intimidantes cornes de démon, et un masque couvrant la partie inférieure du visage, lui aussi rehaussé de terrifiantes dents proéminentes. Il était en posture de combat, sa naginata pointant en direction du groupe. Il les avait percés à jour. Une « lance enflammée », reconnu Madara. La garde rapprochée du seigneur est réputée invincible. Ce sont de très puissants samurai. Hm… Que sont-ils face aux shinobis ? Lança l’Uchiha, arrogant. Je m’en occupe. Votre priorité est de rencontrer Bonjin. Les hommes abandonnèrent la kunoichi sans se retourner. Ils la savaient compétente. À nous deux ! Elle referma son ombrelle. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Il prit une gorgée de son thé favori, avant de lancer la tasse à travers la pièce. Quel est ce breuvage ? Cherchez-vous à m’assassiner ?! Mon seigneur… Il a été préparé avec attention… Comme à notre habitude…S’il… S’il v… Emmenez-là au cachot ! Bonjin ne dormait plus. Son humeur était exécrable. Chaque jour, il faisait exécuter ou jeter en prison ses sujets. Il voyait le mal partout. La crainte de se retrouver face aux deux leaders le rendait instable. À l’instant même où des clans ninja lui avaient rapporté la nouvelle, il se composa une garde rapprochée ; ses fidèles lances à ses côtés quadrillaient le château, pendant que les shinobi et samurai surveillaient la ville. Tout homme en bonne santé était prié de prendre les armes et de rejoindre son armée. Malgré ce dispositif exceptionnel, le souverain demeurait craintif, se laissant guider par sa paranoïa. Maître ! Ils sont là ! Comment est-ce possible ?! Que font les autres ? Comment avez-vous pu les laisser entrer ?! Ils ont forcé l’entrée, maître ! C’est ce maudit sharingan !! Deux « lances enflammées » installées de part et d’autre du trône s’élancèrent en direction des portes. À peine eurent-elles franchi ces dernières, qu’elles revinrent aux pieds de leur maître ; vaincues et étendues au sol. Silence Qu’attendez-vous ?! Protégez-moi !! Hurla le suzerain désemparé. Il se leva et attrapa une servante qu’il positionna devant lui. Elle sera son bouclier. Les gardes se positionnaient devant lui, épées et lances en avant. Seigne… Tais-toi ! Silence On ne pouvait entendre leur pas. Les ninjas étaient connus pour leur discrétion, après tout. Bonjin le savait bien. Alors il scrutait les portes, le plafond, s’attendant même à les voir surgir derrière lui. Vous semblez nerveux, Bonjin-Sama. Madara entra le premier, suivit par ses compères. Son sourire narquois enrageait le Roi. Vous avez fait tout ce chemin pour me tuer ?! Imbéciles ! Votre village est sous le coup d’un… Nous ne sommes pas là pour ça. Shikaku s’avança à son tour, tentant de calmer le jeu. Bien qu’il ne s’attendît à rien venant de lui, il devait tout de même essayer de le convaincre. Relâchez cette femme. Nous ne sommes pas ici pour nous battre… Seulement discuter. Le clan Nara. Vous avez tourné le dos à votre seigneur. Pourquoi devrais-je vous écouter ? Bonjin-Sama ! Hashirama le fixait. Il était loin, le leader qui l’implorait piteusement de visiter son village. Cet Hashirama-là avait une aura menaçante. Le shōgun se rappela alors de la force titanesque qu’il possédait. Il jeta un coup d’œil à ses valeureux guerriers ; leurs armures avaient volé en éclats. Ils avaient été mis hors combat en un coup. Je peux vous assurer que nous ne sommes pas là pour vous tuer ! Réitéra Shikaku. Silence Bonjin libéra son otage. Il se rassit sur son trône. Les gardes étaient toujours placés devant lui. Je vous écoute. Il n’avait pas l’intention de les laisser s’approcher davantage. Ce village n’a pas été créé dans le but de vous nuire. Au contraire, il représente votre bras armé. Foutaise ! Ai-je l’air si sot ? Me croyez-vous né de la dernière pluie ?! Laissez des clans se réunir ?! Votre rôle n’est pas de penser, mais d’obéir ! Ne tenez-vous pas à la paix ? Ne croyez-vous pas que le moment est venu de faire front ensemble ? Contre qui ?! Moi ?? Bonjin-Sama, nous savons que vous avez l’intention de détruire les clans du pays, en vous basant sur la stratégie du pays de la Terre. Faisant ainsi, vous affaiblissez notre nation. À l’instant même où vous avez créé ce village, j’ai compris que vous cherchiez à prendre le pouvoir. Ne vous fatiguez pas, il campera sur sa position quoi que vous disiez, Shikaku-Sama. Madara fit demi-tour, marchant vers la sortie. Conformez-vous à mes règles, et l’attaque sur votre village cessera ! Menaça le monarque. Bonjin-Sama, après avoir anéanti tous les clans, que pensez-vous qu’il se passera ? L’ère des shinobi prend fin. Je ne suis pas responsable de la guerre. Vous l’avez engendré vous-même ! Vous n’avez aucun honneur. Pour preuve, vous désobéissez à votre maître. Les samurai n’oseraient jamais remettre en question mes actions, eux ! Shikaku eut un regard entendu avec Hashirama. Ce dernier s’avança légèrement, faisant frémir les troupes. Bonjin-Sama, au vu de notre incapacité à nous entendre, nous vous informons officiellement que notre village ne se rendra pas. Nous nous battrons pour la paix du pays ! Le Senju lança un parchemin aux pieds des troupes. Un soldat le ramassa et le déroula, avant de l’apporter au monarque. Ce dernier parcourait les lignes, il rageait sévèrement. Mais sa peur avait disparu. Il comprit que ses adversaires n’avaient pas suffisamment de courage pour l’attaquer. Hahahaha ! Je suis devant vous ! Qu’attendez-vous pour m’assassiner ? Cela ne résoudra rien ! Répondit Hashirama. Le duo conclut cette conversation en repartant comme il était venu. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Les terrains d’entraînement étaient plus que jamais bondés. Des groupes de shinobi répétaient des mouvements, apprenaient des stratégies ou de nouvelles techniques. Kurenaī faisait partie du groupe de Kakashi. Elle s’était grandement améliorée en taïjutsu et genjutsu. Grâce à ses conseils, elle avait même réussi à créer de nouveaux sorts d’illusion. Elle pouvait désormais feindre son intangibilité tout en se déplaçant à grande vitesse, ou encore allonger sa chevelure au point de la rendre menaçante ou protectrice. Les genjutsu se basaient essentiellement sur le temps de réaction des adversaires, alors la kunoichi combinait intelligemment ces deux disciplines. Lorsque sonnait la fin de l’entraînement, Kurenaī rentrait chez elle. Elle avait toujours du temps avant ses missions. Alors que le village demeurait en guerre, les demandes de protection, d’escorte, ou spéciale affluaient. Elles étaient à la fois bienvenues pour l’argent qu’elles engrangeaient, et difficiles pour le vivier qu’elles réclamaient. Ainsi, la jeune Yuhi était autant demandée au front qu’en mission. Depuis l’été, la jeune femme vivait une idylle secrète avec Asuma Sarutobi. Contrairement à sa collègue Senju, il n’y avait aucune rumeur. Kurenaī connaissait sa condition, et avait pris l’habitude de ne jamais croire les paroles d’un homme ; spécialement ceux d’Asuma qui s’avérait être beau parleur. Pourtant, leur relation était autant passionnée qu’affectueuse. Ils s’aimaient sans jamais se l’avouer. Après s’être préparée, Kurenaī se glissait discrètement de toit en toit, jusqu’à atteindre la fenêtre de la maison de son amant. Elle s’y faufilait pour le trouver déjà réveillé, en train de préparer son repas. Asuma vivait seul. Il était l’un des héritiers du clan. Sa place aurait dû être dans la maison principale du district. Malgré cela, le shinobi aimait particulièrement sa vie de célibataire ; il pouvait vivre librement, enfumant sa maison, mangeant à toute heure, et s’assoupissant durant ses heures de repos. Depuis le début de sa relation, ses habitudes avaient légèrement changé. Pour Kurenaī, il ne fumait plus à l’intérieur, il partageait ses repas à des heures précises, et s’obligeait à garder une maison propre. Comment était ton entraînement ? Kurenaī s’était silencieusement déplacée derrière lui. Elle l’étreignit, passant ses mains contre son torse et posant sa tête contre son dos. Plutôt bien. Tu ne pouvais pas tomber sur un meilleur instructeur que Kakashi ! Tu as presque fini ? As-tu besoin d’aide ? La Yuhi n’aimait pas parler travail. J’ai fini. Ils disposèrent les plats sur la table basse, avant de s’installer face à face. Ils mangèrent en discutant de tout et de rien. C’était leur routine. Ils étaient comme un vieux couple marié. Pourtant, en ce jour, Asuma semblait plus bavard. J’ai envie de parler de toi à mes grands-parents. Kurenaī s’arrêta de manger. Que veux-tu leur dire ? Ahaha ! Euh… Bah, tu sais ! Oui, je sais. Nous nous fréquentons, et notre relation n’est pas sérieuse. Elle n’avait décidément aucun tact. Mais cela faisait partie de son charme. Asuma était désarmé lorsqu’elle lui répondait sans détour. N’as-tu pas envie que cela devienne plus sérieux ? C’est impossible. Dit celle qui cherche à changer les conditions des femmes… ?! Cette fois, c’est lui qui l’avait désarmé. Elle rit. Tu aimerais changer ma condition, alors ? Pourquoi pas. Je n’ai pas une bonne vision de la vie en couple. Les femmes de mon clan sont assez… Comment dire… Autoritaires et franches ? Haha ! Et tu crois que je ne le suis pas ? Rit-elle, encore. Tu es inhabituelle. Elle se releva et s’installa à ses côtés. D’abord un baiser, avant de tout enflammer. Il était certain qu’ils s’aimaient. Mais arriveraient-ils à briser ce mur ? Kurenaī se battait déjà pour améliorer la condition des femmes. Avait-elle suffisamment de courage pour se battre pour la condition des kunoichi, lorsqu’elles n’étaient que deux. Asuma… C’est à double tranchant. Alors choisis bien tes mots, et sois convaincant. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Les enfants sont des trésors. Aux yeux d’Ino Yamanaka, ils étaient comme des fleurs qui s’ouvraient pour absorber la lumière et s’épanouir. Voilà une semaine qu’elle donnait des cours aux enfants, sans regard pour leurs clans d’appartenance. Ses enseignements avaient tant de succès, qu’elle réquisitionna quelques jeunes shinobi de son clan. Le champ de fleurs s’était alors transformé en une vaste classe pleine air. Les enfants apprenaient à se familiariser avec les différents bourgeons en les reconnaissant par leurs couleurs, formes et senteurs. Puis, ils s’amusaient à composer des bouquets suivant la signification qu’ils voulaient leur donner. La jeune femme se complaisait dans son rôle d’institutrice. En parallèle, elle épaulait aussi son père et allait sur le champ de bataille. Pour autant, elle n’avait pas délaissé ses engagements. En cette matinée, elle finissait tout juste son séminaire. Après avoir félicité les enfants, elle se retira en direction de sa boutique. Aïe, ça fait mal ! Entendit-elle. Aussitôt, Ino accourut vers sa pépinière. Elle découvrit une petite fille accroupie devant un parterre de rosiers. Elle se mit à sa hauteur : Aurais-tu touché à ces fleurs ? L’enfant la regarda inquiète, les larmes aux yeux. Je… Je voulais en prendre une ! Ino prit sa main et l’examina. Repérant les piqûres au bout de ses doigts, une faible lueur verte illumina sa paume. Alors tu es une petite voleuse ? La taquina-t-elle. … Elle rit devant la moue coupable de l’enfant. Tu as un prénom ? Bo… Botan ! Comme c’est joli. Tu es la fleur du courage ! C’est papa qui m’a donné mon nom !! Dit-elle fièrement, ravalant ses larmes. Et voilà, ce n’est plus qu’un vilain souvenir ! La jeune femme se tourna ensuite vers ses rosiers et sortit son sécateur. Choisissant la plus belle des roses, elle la sectionna, retira ses épines, et l’offrit à l’enfant. C’est pour toi ! Tu dois en prendre soin. Tu sais comment faire ? Non… Tu remplis la moitié d’un vase d’eau propre, et tu la mets dedans. N’oublie pas de changer l’eau tous les jours ! Je veillerais à ce qu’elle le fasse correctement ! ?! Ino se tourna subitement. Malgré elle, son esprit cessa de fonctionner. Un homme souriant mais légèrement gêné, lui faisait face. Elle se releva à la hâte. Oh, c’est votre fille ?! L’enfant rejoignit son père, lui montrant sa fleur. Je suis désolé. Vous a-t-elle importunée ? Bien sûr que non ! Ino était envoûtée ; son regard noir comme la nuit s’était illuminé lorsque Botan l’avait rejoint. Ses courts cheveux ébouriffés, tout aussi sombres, lui donnaient un charme des plus sauvage. Je suis Shingetsu Uchiha ! Je suis Ino… Je sais qui vous êtes, princesse Yamanaka. Je voulais amener Botan à vos leçons, mais j’ai eu un empêchement. Dans ce cas, revenez à la fin de la semaine. Avec la guerre, et mon père occupé, je suis noyée sous une montagne d’obligations. Je comprends. Je suis moi-même shinobi. La petite famille s’éloigna après l’avoir salué respectueusement. Ino resta planté là, songeuse. Elle ne pouvait s’empêcher d’être déçue. C’est un homme marié ! Se sermonna-t-elle. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Madara traversa la cour admirant le désordre qui y régnait. Les murs fissurés, les portes déformées menaçant de s’affaisser. Le démon en cape avait mordu la poussière ; sa naginata brisée, dont la lame était plantée en plein visage, juste entre de ses deux yeux. Au loin, une geisha. Il regrettait d’avoir loupé sa représentation. Au centre de la cour, debout, elle admirait le ciel, faisant tournoyer son ombrelle. Asatsuyu était indifférente à son nouveau décor ; le sol tapissé de cadavres de soldats, de sang et d’armes brisées. Alors ? Alors quoi ? Avez-vous obtenu une réponse positive ? L’Uchiha rit, imitée par sa compagne d’armes. Il prit appui contre un mur en attendant ses compères. Asatsuyu le rejoignit. Vos compagnons ne l’ont peut-être pas vu, mais moi oui. Hum ? J’ai passé beaucoup de temps en tête à tête avec vous… Où veux-tu en venir, Asatsuyu ? Vous avez des problèmes de vue. Peut-être aurait-elle dû mieux choisir ses mots, être moins abrupte, ou ne pas en parler du tout. L’Uchiha se mit en colère, ses yeux rougeoyants dangereusement. Ce n’est pas la peine de montrer les dents. Je n’ai aucun problème de vue. Nous les shinobi, nous voyons ce genre de chose. Lorsque vous changez vos habitudes, utilisez moins vos techniques, devenez moins précis, etc. Je dis ça pour vous. Après tout, vous êtes en guerre, et ça finira certainement par vous atteindre. Madara ignora sa tirade. Plongé dans ses pensées, il s’interrogeait sur le devenir de ses pupilles. Elle a raison. J’irai consulter le vieux Toshinokō. Ce ne sont pas tes affaires, femme ! Répondit finalement l’homme, sur un ton hautain. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Ils ont quitté la ville, maître. Bonjin, au milieu de la cour principale regardait l’étendue des dégâts. Il enrageait. Les shinobi venaient de lui infliger une sévère humiliation. Dans son propre fief, réputé inatteignable. Ils ont montré au pays qu’ils pouvaient entrer dans mon territoire, le saccager et en sortir vivant et sans égratignures. Ils me le paieront ! L’un des ministres l’observait. Il savait les doutes et la colère qui l’assaillaient. Le vieil homme l’avait vu grandir. Intelligent, impavide, rigoureux et calculateur. Mais ces qualités étaient vite balayées par son humeur violente et provocante. Bonjin dominait par la peur ; celle qu’il inflige aux autres, et celle qui naît en lui. Aujourd’hui, sa dynastie prenait un nouveau tournant. Convoquez-les ! Hurla-t-il à l’adresse de ses lances enflammées. Bonjin-Sama ? Se risqua le vieux ministre. Je t’écoute. Allez-vous les laisser rentrer chez eux sans rien faire ? Me crois-tu sot, toi aussi ?! Je ne penserais jamais cela de sa majesté ! Je devine que vous allez envoyer ce clan à leur trousse. Mais il sera peut-être trop tard. Le village n’en a plus pour longtemps. Ils ne doivent pas atteindre leur destination. Oui. Et aujourd’hui, ils m’ont montré un aspect que je n’aurais jamais deviné venant d’eux ! Hahaha ! Je vais les torturer, avant de leur asséner le coup de grâce ! … Ne reste pas là ! Nous avons perdu des hommes ! Recrutes-en d’autres ! Peu importe leurs états, ils serviront d’une manière ou d’une autre !
  5. Bonsoir, J’ai souhaité vous faire part d’une petite théorie au sujet des fruits du démon. Elle m’est venue en suivant les révélations liées au pouvoir mythique de l’humain (modèle Nika). Récemment, le Conseil des 5 Étoiles apparaissait perplexe à la suite des révélations sur le fruit Nika ; les zoan ont leur propre conscience. C’est ce qui leur a semblé logique, au vu des siècles de recherche, dans le but de s’accaparer cet artefact, sans toutefois parvenir à y mettre la main dessus. Je me suis donc posée la question de savoir d’où venaient ces pouvoirs : il y a des milliers de fruits en circulation, chacun disposant d’un pouvoir unique, bien que certaines compétences peuvent se retrouver sur plusieurs fruits. 🍈👹🍈👹 Les Fruits du Démon, entre réalité et mythe Dans One Piece, les fruits du démon ne sont que des légendes, voire même des mythes, sur East Blue. En revanche, sur la Route de tous les Périls, ces fables prennent vie et consistance dans le corps de personnages, animaux ou objets. Ils sont presque monnaie courante, parce que nos protagonistes favoris les croisent durant toutes leurs escapades. Bien sûr, certaines civilisations ne les assimilent pas à des fruits du démons, mais à des malédictions (Amazon Lily), ou des pouvoirs divins (Îles célestes, pays des Wa). Je pense que l’appellation « fruit du démon » peut aussi être issue d’une quelconque croyance et que par conséquent, les pouvoirs de ces fruits ne représentent pas forcément l’image démoniaque qu’on veut lui attribuer. Par exemple, les fruits mythiques de l’Humain (modèle Nika, Bouddha) représentent des pouvoirs divins. Je pense donc que l’appellation « fruit du démon » est inappropriée dans ces cas-là. Classés en 3 grandes catégories, ils se référent au système surhumain (paramécia), naturel (logia), et animal (zoan). Parmi les règles qui régissent les fruits du démon, il est recommandé de ne pas manger deux fruits, sous peine d’exploser. Les « heureux » élus gagnent des capacités diverses et variées, mais sont maudits par les mers. Enfin, le granit marin est capable d’endiguer momentanément les pouvoirs des fruits. Seul un personnage a réussi à sublimer l’une de ces règles : Marshall D. Teach, dit Barbe Noire, s’est implanté les pouvoirs de deux fruits du démon (ténèbres et séisme). Le Démon des fruits, une mystérieuse entité Depuis les îles du Nouveau Monde, One Piece a démontré que des pouvoirs, a priori, sans importance, sont capables d’autant de ravage que les fruits « puissants ». Par exemple, il est normal de craindre le pouvoir du feu ou du magma étant donné l’importance et la crainte que suscites les fruits de type logia. Il est aussi normal de craindre les pouvoirs du séisme ou des âmes, étant donné leurs particularités. Les fruits appartenant à la catégorie paramacia rassemblent autant de drôleries que de pouvoirs effrayants. L’un des formidables adversaires de Luffy a pourtant fait forte impression avec un pouvoir sans valeur sur le papier. Le Sweet Commander Katakuri, a prouvé que son pouvoir du mochi était autant frappant que le plus prestigieux des fruits. Il en va de même pour l’ancien Corsaire, Donflamingo et son fruit du fil. Ces deux personnages ont maîtrisé leurs pouvoirs au point de l’éveiller. Mais alors, qu’appelle-t-on "éveil" ? L’éveil est la capacité conférée à un fruit de s’étendre au-delà de son propre corps. Les zoan augmentent leur taille, leur force et leur capacité curative ; Les paramécia affectent leur environnement ; Les effets conférés à un logia demeurent inconnus. Toutefois, je pense qu’en leur qualité de pouvoir « naturel », ils sont capables d’influencer le temps (météorologie), et de créer des catastrophes à grande échelle. [Simple théorie de ma part : Monkey D. Dragon pourrait avoir un fruit du démon de type logia. Son éveil pourrait avoir influencé le temps à Loguetown, et délivré Luffy de la séance de guillotine improvisée par Buggy le Clown]. Chez les zoan, l’esprit « animal » prédomine au moment de l’éveil, à tel point qu’on leur prête une conscience. Je perçois chez les SMILES les rouages d’un fruit zoan, comme s’il avait été disséqué, et assemblé de manière saugrenue. Un corps partagé entre un humain et un animal ; deux consciences qui s’envahissent. 🌳👹🌳👹 Un fruit provenant d’un arbre « démoniaque » Dans One Piece, certains arbres sont exceptionnels. Le plus célèbre est l’arbre d’Adam dont le bois fut utilisé pour fabriquer le légendaire Oro Jackson de l’équipage de Gol D. Roger. Sur l’île de Water 7, Franky ira même jusqu’à créer le Thousand Sunny à partir de ce même bois. Il est dit que cet arbre d’Adam est le plus résistant au monde. Parmi notre équipage favori, Nico Robin, originaire d’Ohara, a, elle aussi côtoyé un arbre multimillénaire ; celui du Savoir. Alors, peut-on imaginer que l’arbre qui donne des pouvoirs aux fruits, est l’un de ceux-là ? Le Japon regorge de nombreuses histoires sur des créatures folkloriques. Des yōkai aux Kami, ils sont nombreux, vénérés et contés. Le Bouddhisme et le Shintoisme font partie des religions japonaises. Les Kami sont des dieux ou des esprits qui représentent aussi bien des forces positives que négatives. Ainsi, on les honorait pour les calmer ou demander protection. Au fil du temps, le terme Kami s’est étendu à Bouddha, mais aussi à Dieu. Jinmenju (l’arbre au visage humain) Les fruits de cet arbre ressemblent à des visages humains. Ils ne sont pas doués de parole, mais ils rient constamment. Si ces fruits rient de bon cœur, ils tombent de l’arbre. Le goût de ces fruits est aigre-doux. Ki no Kami (Divinité des Arbres) Izanagi et Izanami, les Dieux fondateurs du Japon, ont engendré une multitude de divinités. Leur second né, ne fut autre que le Kami des Arbres. Depuis lors, des mythes justifiant l’apparence humaine des arbres, viendrait de ces esprits. Ils sont appelés Jiyushin, Shinboku ou Kodama. Ces arbres sacrés y abritent les Kami, leur servant d’enveloppe durant leur temps dans le royaume humain. Leurs énergies spirituelles peuvent être ressenties dans les arbres aux troncs épais (double, triple). Peu importe leurs origines, lorsque ces esprits prennent possession d’un arbre, ils sont nommés « Ki no Kami ». Un peu de jardinage avec le Professeur Caesar Clown Pour se développer, un arbre a besoin de quatre éléments : lumière, eau, substrat pour développer les racines et de la nourriture (nutriments). J’imagine que ces nutriments sous-forme d’engrais (origines végétales, animales, minérales) composent les trois catégories des fruits démoniaques : Les paramécia seraient issus de déchets laissés par les humains ou les végétaux : cela peut être un corps (ou morceau) humain/végétal/race quelconque de One Piece, ou encore des créations humaines (objets, concepts) ; Les zoan seraient issus de déchets animaux : leurs carcasses, déjections, sang, plumes, peaux, os, etc ; Les logia seraient issus des déchets minéraux, tel que des roches, du fer, etc. L’arbre démoniaque pourrait être une entité qui s’enrichie de ces formes de vie qui « meurt à ses pieds ». Ses racines pourraient l’absorber et reconstituer en partie leurs ADN. Ainsi, les zoan renaissent sous forme spirituelle, comme une sauvegarde de leur héritage génétique. Caesar Clown et bien d’autres scientifiques chevronnés ont tenté de reproduire un fruit du démon. Les SMILES sont des abominations ; ils détruisent les sentiments (expressions humaines) à l’exception du rire. Ses victimes ressemblent aux fruits du Jinmenju. Dans de nombreuses œuvres, les arbres ont des capacités étonnantes : Dans Inuyasha, l’ermite Tōkajin nourrit d’engrais humains, l’arbre Ninmenka, dans l’espoir d’avoir des fruits de l’immortalité (des pêches aux visages humains) ; Dans La Légende de Korra, Toph, personnage aveugle, perçoit le monde grâce au système racinaire d’un gigantesque Banian ; Dans Naruto (et sa suite), l’Arbre Divin a amassé l’énergie du monde pour donner un fruit du chakra. J’imagine que l’Arbre « démoniaque » de One Piece est autant capable d’absorption que de répandre ses racines, tel les Yarukiman Mangrove de l’Archipel Sabaody, qui atteignent le fond de la mer. Pourquoi les utilisateurs des fruits du démon coulent ? Je pense que le fruit ingurgité donne aussi bien le pouvoir, qu’il transmet aussi une partie de l’ADN de l’arbre mystique. Selon moi, un arbre aux propriétés absorbantes, se renforce et devient fort. Alors je pense que cet arbre pourrait s’inspirer du Gaïac, surnommé « Bois de Fer », originaire d’Amérique du Sud. Sa densité est l’une des plus fortes du monde. Il coule à pic. Ce bois était autrefois utilisé dans la confection des jambes de bois des Corsaires et pirates. Des fruits, des mythes et des légendes Parmi les zoan, la sous-catégorie mythique. Contrairement aux fruits du démon antiques, qui répertorie les espèces disparues (ou ancêtre), celle de la section mythique repose sur des histoires contées, sur l’imaginaire collectif. Mais comment ces fruits peuvent-ils exister dans cet univers One Piecien, alors qu’ils sont catégorisés « mythique » ? Je pense que dans ce manga, les mythes sont des légendes. Autrement dit, des créatures « magiques » d’un ancien temps dont l’existence fut avérée, à un moment donné dans l’histoire. Le Fandom français One Piece traduit 動物系 - 幻獣種 par « Zoan Mythique ». Mais en faisant des recherches plus approfondies, je me suis aperçue que 幻獣種 signifiait plutôt « espèce d’animal légendaire ». Avec cet éclaircissement, je comprends alors que ces animaux mythiques ont peut-être existé dans l’univers de One Piece (contrairement au nôtre). Ils ne sont plus mythiques, comme la traduction officielle le sous-entend, mais deviennent légendaires. À Punk Hazard, notre équipage du Chapeau de Paille, se heurtent à deux dragons occidentaux. Bien qu’ils soient une reproduction des scientifiques Végapunk et Caesar Clown, leur reconstitution peut signifier que leur ADN a perduré jusqu’à cette époque. Dans One Piece, je vois les zoan mythiques comme des « zoan antique aux pouvoirs magiques ». Là encore, je pense que ces créatures ont été absorbées de la même manière par l’arbre. Leur héritage génétique existe désormais sous forme de fruit. Et les fruits liés à une Divinité ? Sengoku a reçu le pouvoir mythique de l’Humain (modèle Bouddha). Un forumeur avait, par ailleurs, indiqué qu’il s’agissait plutôt du pouvoir du Daibutsu. Le Daibutsu, qui signifie littéralement « Grand Bouddha ». Il est la représentation que l’on se fait de Bouddha. Alors le pouvoir exprimé par ce fruit est un symbole. Tout comme Nika est un symbole de liberté et de joie, exprimé par l’hilarité de Luffy, et sa capacité à distordre sa réalité. Bouddha et les arbres. Tout au long de sa vie, ces végétaux ont eu une grande importance ; ses méditations, son éveil, et même sa mort. Je peux également parler de Nika et la caractéristique du caoutchouc, lui-même issu d’un arbre. Conclusion Les fruits du démon seraient issus d’un arbre mystique. Ses racines s’étendent sur des kilomètres, le reliant à d’autres plantes à travers le monde. Ses fruits portent l’essence de ce qu’il absorbe et le rend plus fort. Je le vois comme un gardien, une encyclopédie de tout ce que le monde de One Piece a pu créer ou engendrer. Il est à la fois présent à travers ses racines et sa connexion avec les arbres du monde et demeure caché, comme un trésor. Visuellement, je l’imagine aussi imposant et vieux que l’arbre d’Ohara (5000 ans). Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire cette théorie.
  6. Bonsoir, Tokyo Revengers poursuit son histoire, avec le dernier acte de son arc final. Après la victoire du Kanto Manji Gang sur ses deux concurrents, Takemichi est plus que jamais déterminé à ramener Mikey. Quoi de mieux qu’un affrontement entre la 2nde Génération du Tokyo Manji Gang, menée cette fois-ci par notre héros pleurnichard, et le maléfique Kanto Manji Gang de Mikey. Le dernier chapitre 247 est à retrouver ici : https://mangadex.org/chapter/c4c46afd-945c-4743-8abf-52f3363a015a/1 Notez également le message sur la vignette de la dernière page. En raison de cas de Corona, impliquant des membres de l’équipe, l’histoire sera en pause. Enfin, voici la couverture du tome 27, à paraître le 15 Avril au Japon. Kawaragi Senju, 1ère femme leader d’un gang, 1ère femme égale d’un personnage masculin, et 1ère femme à faire la couverture d’un volume. Je trouve cela suffisamment important pour le souligner.
  7. Bonsoir @Davubuntu, Je suis désolée. En effet, je m’aperçois que sur téléphone portable, la navigation est laborieuse. J'avais pourtant mis des titres/liens en début de page pour accéder facilement à un chapitre de son choix. Saches que je suis aussi présente sur WATTPAD. Cette fiction est disponible à l’adresse ci-dessous : https://www.wattpad.com/963739487-les-femmes-de-l'ombre-le-démon-du-temps-danse Peut-être que tu auras plus de facilité en la lisant sur ce site. Toutefois, je suis disponible si tu souhaites tout de même avoir une copie informatique. Je te remercie de l’intérêt et du temps que tu portes à cette fiction. Je remercie également les contributeurs et anonymes qui prennent le temps de lire cette histoire.
  8. Je suis navrée, je me suis mal exprimée. Je ne parlais pas de ton orthographe, mais plutôt des expressions (« hagar » qui signifie frapper, mais qui est aussi un prénom féminin qui se fête… À la Toussaint). Par chance, je suis tombée sur Weshipédia, qui m’a bien aidé. Je serais bien présomptueuse de te reprendre sur ton orthographe, quand je suis la première à en faire. En tant que spectatrice (et nouvelle lectrice), j’aime avoir une vue d’ensemble sur un arc (c’est pour cette raison que je lis les mangas par arc ou par événement, à deux exceptions près). Dans One Piece, il y a des moments de rires et de combats (drôle et sérieux). Mais, à mes yeux, le moteur de ces événements est l’histoire de fond ; ce qui fait que les protagonistes vivent ces aventures. Ils sont à la recherche du One Piece. Mais en chemin, ils se heurtent à des peuples qui n’ont aucun appui, bien souvent victimes du système (Grands Corsaires, Dragons Célestes, Empereurs, parfois même la Marine, etc.). Je me souviens des 1ers épisodes à East Blue, qui ne semblaient pas tant sérieux. Malgré cela, en y regardant de plus près, cette saga met déjà en scène : Le colonel Morgan et son fils : l’abus de pouvoir ; Le village de Kokoyashi et Arlong : prise d’otage à grande échelle et le racisme ; Le navire Baratie : la faim. Et cela va de mal en pis dès l’entrée sur Grand Line : Le Royaume d’Alabasta : un peuple malmené, en proie à la sècheresse (plus d’eau, plus de nourriture, apparition de la pauvreté, de la maladie, le peuple se disloque et cesse de croire en ses dirigeants) ; La quête de Crocodile : une étrange arme capable de souffler un pays. Nous faisons la rencontre de Robin. Avec elle, l’introduction du plus grand mystère de One Piece : le siècle manquant ; La saga des îles célestes : Jaya et le descendant de Norland, discriminé. Skypiea et sa guerre « raciale » avec des Shandia délogés de leur île natale ; La saga de Water Seven / l'île judiciaire : le génocide du peuple d’Ohara ; L’île des Sabaody : les thèmes de l’esclavage et du racisme. L’apparition des Dragons Célestes, « Dieux tout-puissants » du monde One Picien ; L’île des Femmes, Amazon Lily : les sœurs gorgones, anciennes esclaves, portants à jamais les griffes des dragons dans leurs dos. Les arcs d’Impel Down et Marinford : les thèmes de la famille, avec le flashback d’Ace. Est-il une mauvaise graine parce que son père fut l’un des plus grands « criminels » du monde ? Mérite-t-il de vivre ? D’un autre côté, Barbe Blanche, et sa définition de famille : pas celle du sang, celle qu’on se crée ; L’île des Hommes-Poissons : encore une fois le thème du racisme. Des lois ancestrales et dépassées qui interdisent le don de sang. À cette occasion, une scène mémorable où la voix off nous interroge sur ce qui fait la différence entre le sang d’un homme et celui d’un homme-poisson. De même couleur, il transporte la vie. Alors pourquoi faire une différence ? L’entrée dans le Nouveau Monde, évoque tout autant de thèmes sérieux : Punk Hazard : Enlèvement et trafics d’enfants, étude et modification génétiques sur des enfants, création d’armes « chimiques » ; Le Royaume de Dressrosa : Une partie du peuple oubliée, littéralement. Transformés en jouets, ils sont condamnés à voir leurs amis et familles vivre une vie sans eux ; L’île de Zō et l’attaque au gaz qui a bien faillit anéantir la tribu Mink ; Whole Cake Island : Le rêve de Big Mam de réunir toutes les races à sa table. Les thèmes de la maladie, trafics d’enfants, du mariage arrangé (et forcé), et les expériences génétiques (gigantisme, clonage) ; Le Pays des Wa et son shōgun qui prend un malin plaisir à tordre son peuple, physiquement et psychologiquement. L’une des scènes qui m’a le plus ému est le moment où Toko pleure et rie de la mort de son père, fusillé devant ses yeux. L’horreur d’apprendre que certains villageois, affamé, ont mangé des SMILES. On leur a volé l’expression même de leur humanité. Comme tu peux le constater, presque chaque arc fait état d’un sujet grave. En faisant le compte, je m’aperçois que cet univers est malade (tout autant que le nôtre). Au fil de ma réponse, je remarque que l’humour, qui fait partie de One Piece, est aussi un thème récurrent. Il est comme un remède. Il fait rire les lecteurs et les spectateurs, par le déroulement et le dénouement de chaque arc ; Il est porteur d’espoir pour les personnages, victimes des maux précédemment citées. En y repensant… Les rires si particuliers des personnages, Laugh Tale, le rire de Roger, l’éveil, Joy Boy... De mon point de vue, le sérieux doit primer sur l’humour, maintenant que l’histoire arrive à son climax. Mais peut-être que du point de vue de l’auteur, le rire doit primer, parce qu’il est la solution à tous les maux ? Je ne connais pas les attentes des lecteurs. Je ne suis qu’une minuscule lectrice, qui ne maîtrise pas tout à fait les codes de l’univers One Picien. Ainsi, je ne parlerais que pour moi. Je pense que si Eiichirō Oda a pris la peine d’évoquer tous ces sujets graves, c’est qu’il souhaitait certainement qu’on y prête une oreille (ou un œil) attentive. Je suis d’accord avec toi. Aujourd’hui, nous avons plus de choix. Les shōnens tendent à se diversifier. Je n’oserais pas. J’ai simplement souhaité réagir à vos commentaires, dans un simple but d’échange cordial. Je te remercie. Je te souhaite un bon weekend. Bonsoir War Sorceress, Je te remercie. Bien sûr, ce que j’ai évoqué n’est que ma propre interprétation. Je ne sais pas si l’auteur a réellement imaginé le pouvoir du caoutchouc ou le chapeau de paille de cette manière. Je pense aussi à Brook, victime d’une solitude de plus 50 années. Il m’a beaucoup touché. Sa rencontre et sa relation avec Luffy sont si réconfortantes. On peut dire que le Chapeau de Paille a su réchauffer son cœur… Même s’il n’en a pas. Pourtant, ces sujets sont évoqués dans beaucoup d’arcs, et constituent presque le fil conducteur du grand mystère de One Piece. Alors, « moins d’humour, plus de sérieux » changerait-il vraiment l’essence de l’œuvre ? Personnellement, si je dois évoquer un changement de ton de l’œuvre, ce serait celui qui scinde le manga en deux : l’aventure sur Grand Line, et la course au pouvoir dans le Nouveau Monde. Et encore, cela reste défendable.
  9. Bonsoir @Davubuntu, Je vais bien, merci. Et toi ? Je te remercie en retour, d’avoir pris le temps de lire cette fiction. Je dispose bien d’un fichier Word qui regroupe la totalité de mon travail (idées, et prochains chapitres inclus). Je pourrais peut-être t'envoyer les 18 chapitres en format PDF. Saches néanmoins, qu’actuellement, la totalité de ces chapitres fait 184 pages. Est-ce bien l’objet de ta demande ? Je trouve que le forum a un « effet illusion » des plus charmants ; il ne donne pas l’impression de chapitres tirant en longueur.
  10. Dans le chapitre précédent La désillusion des Kurama, Mito entre dans l’arène. CHAPITRE XVIII FAÇONNER LE DESTIN, CONJURER LA RÉALITÉ. Une mer d’arbre aux couleurs flamboyantes, la terre se tapissait de feuilles mortes. Les rafraîchissantes soirées d’automnes et ses larmes qui durent. Une saison profitable pour le village. L’arbre faisait virevolter ses feuilles, pour les voir s’élever vers les cieux. La transition était bel et bien présente. Des cendres des Kurama, les racines de l’arbre s’étaient raffermies. Hashirama et Madara, assis sur la plus haute falaise du village, admiraient l’œuvre de leurs vies. Maître Sarutobi a réussi un sacré coup ! Il n’y a rien de surprenant, les Sarutobi ont toujours été liés à eux. Mais il est vrai que sans lui, nous n’aurions probablement pas eu une si grande avancée. Notre puissance militaire a significativement augmenté… Et notre village devient célèbre, Madara ! Ne te réjouis pas trop vite. Si nous avons tant gagné, n’oublie pas que le pays a effectué un retour en arrière. Tu as raison ! La situation me semble plus mauvaise qu’auparavant. Hm… D’ici, j’aperçois le pays en feu. Notre situation est loin d’être réglée. Un été embrasé. Après la chute des Kurama, le shōgun, rendu fou de rage, s’était évertué à envoyer des groupes de mercenaires étrangers et des clans du pays à la charge, forçant le retour des Uzumaki. La guerre ouverte, avait mis en lumière l’alliance entre les Uchiha et les Senju. Au pays du Feu, cette nouvelle s’était répandue comme une traînée de poudre, suscitant la curiosité, l’effroi et parfois même, la convoitise. Le hideux visage du monarque se cachant sous son masque d’or et d’hypocrisie, maniait savamment ses fils, mouvant ses pantins à sa guise. Les flammes de la destruction, semaient des cadavres, aussi bien chez les guerriers que parmi les civils. Des villages et des clans périrent ; par fidélité ou insubordination. Les conséquences désastreuses qui suivirent, étaient sans précédents ; des populations acculées, réduites en esclavage par des étrangers. Des familles séparées et en fuites, traversaient les frontières, en quête d’un nouveau paradis. Dans cette zizanie, des voix commencèrent à s’élever, bien qu’elles restent encore inaudibles. Sous la chaleur écrasante de l’été, le village accueillit de nouveaux alliés. L’arrivée des clans Yamanaka, Nara et Akimichi ; les plus vieux alliés du pays. Leurs liens fraternels étaient indéniables, au point d’être confondus. Les Sarutobi avaient longtemps partagé la même région et combattus à leurs côtés. À leurs tours, ils plièrent bagages, tournant le dos à leurs infâmes maîtres. Au village, les habitants leur avaient consacré les districts de l’est. Les Nara, partageaient un pan de forêt avec les Sarutobi. Tout comme ces derniers, ils élevaient des mammifères, majestueux et protecteurs. Les cerfs étaient les gardiens de leurs trésors martial et médicinal. Ils étaient à la fois, guerriers et apothicaires ; maîtres des ombres et créateurs de breuvages miraculeux. Shikaku Nara était à la tête de ce clan depuis des décennies. Au pays du Feu, son nom était cité parmi les plus grands stratèges de son histoire. Pour Sasuke, il était l’incomparable atout, qui les fera sortir de cette crise. Près de la rue principale, juxtaposé aux Nara, le clan Akimichi. D’effrayants colosses, aussi grands que larges, aux visages tatoués et portant fièrement une crinière sauvage aux couleurs rutilantes. Ces guerriers, conformément à leurs statures, étaient dotés d’une immense force, capables de fracturer le sol et faire s’effondrer des bâtisses. Eux aussi, jouissaient d’un hijutsu* se reposant sur la manipulation de leurs masses corporelles. De ces techniques, ils avaient développé un art martial des plus pugnace ; le sumō. Dans leur ancienne province, ils organisaient annuellement des tournois, mettant en scène leur férocité et leurs rites, pour le plus grand plaisir des nobles. Leurs femmes n’étaient pas en reste non plus. Spécialistes culinaires, elles ne cessaient de créer et d’affiner des mets, exquis et nutritifs. Chōza Akimichi était à la tête de cette féroce tribu. Il était réputé pour posséder une force égale à celle d’Hashirama. Ce dernier, eut la surprise de constater qu’ils partageaient d’autres points communs. De l’autre côté, accolés aux Nara, contre les remparts limitant le village, se trouvaient les Yamanaka. Tout comme leurs frères d’armes, ils se transmettaient, génération après génération, un art secret. Si les Nara maniaient les ombres, les Yamanaka dominaient aisément les esprits. Redoutables sur le champ de bataille, ils brillaient aussi durant des missions notoirement périlleuses, dérobant les secrets les plus enfouis. Tout comme les Uzumaki ou les Hatake, les Yamanaka étaient dotés d’une physionomie particulière ; une chevelure blonde et des yeux céruléens. Ils semblaient originaires de contrées lointaines. Leur coutume et leur croyance semblaient le confirmer. Inoichi Yamanaka, maître du clan, n’avait pas l’intellect de Shikaku, ni même la puissance démesurée de Chōza. En revanche, il jouissait d’une aisance hors pair pour manipuler les corps et sonder les esprits, à la seule force de son regard. Rares étaient les shinobis capables de performer sans avoir à composer de mudrās. L’arrivée de ces trois clans renforçait considérablement la force militaire du village. À cela, s’ajoutaient leurs compétences particulières dans les domaines du médical et du renseignement. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Ino Yamanaka était l’unique enfant d’Inoichi ; la prunelle de ses yeux. Bien qu’elle naquît fille, il avait fait le choix d’en faire une héritière. Une rareté pour le pays. Cela aurait pu faire jaser, si les Yamanaka n’avaient pas compté quelques dirigeantes dans leur histoire. La traversée des régions s’était avérée difficile, obligeant le village et les Uzumaki, à sécuriser les routes, contrant des attaques de bandits et de mercenaires à la solde du shōgun. Leur arrivée fut accueillie comme un soulagement, une vague d’espoir. Mais bien qu’on les festoyât, aucun n’avait véritablement le cœur à l’ouvrage. Si le village avait gagné de nouveaux alliés, ce fut aussi au prix de nombreuses pertes. Ino avait aussitôt pris la suite de son père. Ce dernier pu se consacrer aux affaires du village, pendant qu’elle établissait les clans. En ce début d’automne, la jeune femme partait enfin à la découverte du village. Après avoir passé des semaines à agencer et harmoniser les quartiers, ordonnant quelquefois de nouvelles constructions, la jeune femme s’octroyait, enfin, son jour de repos. Devant sa coiffeuse, elle tressait son interminable chevelure d’or. Son regard céleste, accentué par un épais trait de khôl noir, et ses lèvres roses, brillantes et fruitées. Elle réajusta son lhenga chori* aux nuances améthyste et aux broderies dorées, avant d’admirer son reflet, une dernière fois. À peine eut-elle passée les portes de son quartier, qu’elle captait déjà tous les regards. Ino était singulière ; sa beauté tirée des imaginaires les plus fous, son accoutrement peu conventionnel. On jasait d’admiration. L’héritière déambulait le long de la grande rue principale, faisant peu cas des œillades. Elle s’arrêtait de temps à autre, ébahie par les devantures des boutiques ; des objets de décorations manufacturés, des accessoires de beauté, des armes ninja. Alors qu’elle examinait un peigne, elle fut hélée par un groupe de femmes. Elle se retourna. Il lui sembla reconnaître l’une d’entre elles. Une chevelure de feu… Serait-ce la fameuse princesse Uzumaki ? Arrivant à quelques pas d’elle, le groupe la salua respectueusement. En retour, Ino joignit ses paumes et se courba très légèrement. Vous êtes certainement Mito Uzumaki, ai-je bien deviné ? C’est bien cela ! Je suis heureuse de faire votre connaissance, Princesse Yamanaka. C’est moi qui suis honorée ! J’ai tellement entendu parler de vous ! Vraiment ? Le trio clanique vivait reclus dans une région forestière, peu fréquentable, en raison de ses gardiens aux intimidantes couronnes de bois. À cela, des légendes urbaines sur d’immenses oni, se déplaçant d’ombre en ombre, pour prendre possession des âmes égarées. Pour ces raisons, les informations circulaient difficilement. Je suis très aux faits de vos accomplissements. Vous avez piqué ma curiosité, Princesse Yamanaka. Nous avons une amie en commun. Mito, stupéfaite, réfléchissait. Sur le moment, elle n’avait aucune idée de qui cela pouvait bien être. Hiyori Sarutobi ! Kiku s’avança et s’inclina poliment. Mito sourit, se souvenant que les Sarutobi servaient autrefois le même daimyō. Pardonnez-moi, je ne voulais pas m’immiscer dans votre conversation. Ce n’est rien, voyons ! Je suis Uchiha Kiku. Uchiha ? … Eh bien, je suis ravie de vous rencontrer. Kiku en profita pour présenter l’ensemble du groupe. Le regard d’Ino, si expressif, semblait tomber des nus. Eh bien ça alors, il faut le voir pour y croire ! C’est donc bien vrai que les clans de ce village s’entendent à merveille ! Il y a encore beaucoup de travail. Ne minimisez pas vos actes. Je comprends pourquoi Hiyori ne tarit pas d’éloges sur vous ! Mito guida la nouvelle venue vers une boutique de dango*. Il y avait des rumeurs sur un village Uchiha-Senju, mais elles n’étaient que fantaisies pour nous. Peu de temps après, les Sarutobi ont quitté notre province. Notre daimyō nous a raconté qu’ils avaient rejoint le village pour renverser le shōgun et prendre le pouvoir. Ce n’est pas vrai ! S’insurgea Kiku. Ne vous en faites pas, nous n’y avons pas cru. Nous connaissons bien maître Sasuke, et il n’est certainement pas quelqu’un de malfaisant. Puis, à la seconde où nous avons quitté notre maison, notre daimyō ne s’est pas gêné pour nous attaquer… Ce vil renard ! Mito conta la naissance du village et leurs mésaventures. Au fil du récit, Ino s’extasiait, se révoltait parfois. D’après la rouquine, la jeune femme lui semblait ouverte d’esprit. Elle ne put résister à son envie de lui confier ses rêves pour les femmes du village. Vous avez tant fait, alors que le village est si récent. Je vous félicite ! Les femmes rougirent devant tant de compliments. Ino semblait intéressée par ce projet. Aussi, questionna-t-elle Mito, sans détour. Dites-le clairement. Vous voulez une égalité, n’est-ce pas ? Mito fut si décontenancée, qu’elle en perdit momentanément la voix. Ino poursuivit. Cela va être très compliqué. Ce sont des siècles de coutumes, et changer la vision des hommes est peut-être l’entreprise la plus difficile. Mais ce n’est pas impossible. J’ai rencontré les chefs de clans au début de l’été… Je parie qu’ils ont fait la grimace ! C’était presque ça ! Répondit Kiku. Racontez-moi ! Eh bien, lorsque Mito leur a expliqué notre projet, Shinku-Sama et Madara-Sama n’avaient pas l’air très contents. Mais Maître Hatake a dit être prêt à écouter lorsque nous aurons un projet viable. Donc des idées concrètes. Oui. Je vais vous aider ! Après tout, je suis celle qui prendra la tête de mon clan ! Stupéfaction. Devant le silence de l’assemblée, Ino réitéra : Vous avez devant vous, la prochaine maîtresse Yamanaka ! Comment est-ce possible ?! S’étonna une Yuhi. Notre clan a été gouverné par quelques femmes, autrefois. Par chance, elles ont contribué à la grandeur des Yamanaka grâce à leurs exploits. C’est la raison pour laquelle nos règles peuvent paraître inhabituelles, en comparaison des Akimichi ou des Nara. Alors, le premier-né est l’héritier ? Interrogea Mito. Oui ! Quel que soit son sexe, le premier-né est destiné à gouverner. Êtes-vous une kunoichi ? Oui. Chaque génération d’héritiers a l’obligation d’apprendre notre hijutsu, de le développer, et de le transmettre. Mito était subjuguée. La jeune femme qui lui faisait face était un allié de poids. Elle pensa : L’arrivée de ce trio est une véritable bénédiction ! 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Le groupe décida de faire visiter le village à leur nouvelle amie. Les spécialités culinaires, les savoir-faire des différents clans, leurs districts, les paysages, les animaux ; Ino ne cessait de s’émerveiller. Je n’en crois pas mes yeux ! Comment deux clans ennemis, irradiant de haine l’un envers l’autre depuis tant de siècles, ont pu construire ce paradis ?! Elles arrivèrent devant une confiserie, et s’y installèrent. Il se trouve que Madara-Sama et Hashirama-Sama étaient des amis d’enfance. La révélation de l’Uzumaki les laissa sans voix. Plus encore, les Uchiha. Ritsuko lança : C’est tout bonnement impossible. Notre chef n’aurait jamais été l’ami d’un Senju à cette époque-là. Et pourtant, c’est vrai. Ce village représente leur rêve d’enfance. Hashirama-Sama et Madara-Sama voulaient protéger leurs fratries. Je veux bien vous croire pour Maître Senju, mais Madara-Sama… Cette remarque d’une Senju fit bondir Kiku. Avez-vous un problème avec notre chef ?! Allons calmes toi, Kiku ! Réprimanda Ritsuko. Certainement pas ! Tout le monde le voit comme un démon, mais le maître est bon ! Je m’excuse ! Je voulais simplement dire que Madara-Sama n’a pas l’air… Uchiha-Sama n’est pas aussi loquace que Senju-Sama. Cela ne signifie pas qu’il ne rêve pas de paix. Ino avait clos le sujet. Elle se leva et admira la boutique. Durant notre tour, j’ai remarqué que les échoppes affichaient toujours fièrement leurs blasons. C’est une façon d’honorer nos clans. Corrigez-moi si je me trompe, mais les Uzumaki n’appartiennent pas à ce village, n’est-ce pas ? Les Uzumaki et les Senju sont cousins. Ils ont participé à la construction et à la protection du village. C’est pourquoi j’ai transmis l’héritage culinaire à mon clan d’adoption. Je vois. Les Uzumaki sont donc aussi les fondateurs. Et qu’en est-il des commerces dont les devantures n’abordent aucun blason ? Ah. Vous n’êtes probablement pas encore au courant, parce que vous êtes arrivées, il y a un petit mois, seulement. Comme vous le savez, le pays a été secoué par d’innombrables incidents, notre village a donc pris ses responsabilités en accueillants des groupes de réfugiés dont les villages ont été brûlés. Nous les avons aidés à ouvrir ces commerces, afin de leur conférer une indépendance financière rapidement. Je comprends. Amaguriama* fait partie des nouvelles boutiques tenues par des familles civiles. Princesse Yamanaka ! Actuellement, l’échoppe la plus populaire du village est tenue par un ancien réfugié et sa fille. Vous devriez y aller un de ces jours. Oui ! Ichiraku Ramen est très célèbre. D’ailleurs, la file d’attente ne désemplit jamais ! C’est encore plus populaire que les Sarutobi et leurs yatai ! 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Ce n’est pas suffisant ! Mets-y plus de force ! Toka s’arma de ses shurikens, et s’élança à nouveaux dans les airs. Elle virevoltait tout en lançant ses armes, les faisant ricocher entre elles, pour les guider vers des cibles accrochées aux arbres. Certaines d’entre elles étaient hors d’atteinte. On reprend ! La jeune femme s’entraînait d’arrache-pied depuis des jours pour faire sienne, l’une des techniques de shuriken les plus redoutables. Elle réalisa qu’Izuna était implacable dans son rôle de maître. Malgré tout, elle ne bronchait pas, et continuait d’obéir. J’ai besoin d’une nouvelle démonstration. Je ne parviens pas à atteindre les cibles cachées. Le duo s’exerçait deux heures chaque jour, avant de se quitter. Ils devaient encore s’acquitter de leurs devoirs d’assistants. Bien que les habitants semblaient avoir laissé leurs conflits au passé, après s’être solidement liés à travers leurs victoires et leurs peines communes, les rumeurs d’un amour entre un Uchiha et un Senju ont fini par déterrer les vieilles rancunes. Izuna était l’un des héritiers, et maître du clan Uchiha. Tōka, une femme kunoichi, orpheline, n’appartenant même pas à la branche principale des Senju. Ces rumeurs étaient fondées ; le couple gardait jalousement son histoire secrète, se refusant d’apparaître au grand jour. Si une partie des villageois fut enchantée par une telle nouvelle, les membres des clans Uchiha et Senju grinçaient des dents. Subitement, on trouva bien des défauts à la Senju ; pas assez gracieuse, ni même docile. Elle était une femme guerrière, dont le corps fut, à la fois, souillé par ses ennemis, et qui gardait d’innombrables cicatrices héritées du champ de bataille. Pour ces raisons, la jeune femme n’était pas digne d’être l’épouse d’un noble guerrier. De son côté, Izuna était encensé. Il avait réussi à faire fondre le cœur, réputé de glace, de l’inaccessible Tōka. On pensait que ce n’était qu’une petite passade ; tout comme son frère, le jeune homme se refusait au mariage depuis de nombreuses années. Du côté des Senju, on lui trouva quelques défauts, dont l’indémodable sharingan et sa défaillance psychique. Bien que le couple entendît ces rumeurs, seul Izuna semblait en tirer de la colère. Mais par amour pour Tōka, il avait accepté de ravaler sa rage, et de laisser jaser. Était-elle réellement si imperméable à ces ragots ? Nostalgique, il se remémora la façon dont il avait gagné son cœur. 📽️🎬 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ Tōka avait pris l’habitude de venir jouer du shamisen près du petit ruisseau s’écoulant derrière le district Uchiha. C’est à cet endroit, qu’elle eut son premier rendez-vous avec Izuna. Il lui avait offert son instrument, qu’elle chérissait depuis lors. Après une journée d’enquête dans les régions de l’ouest, le shinobi rentrait chez lui. Alors que le village festoyait, le jeune homme ne cessait de ressasser sa mission. Marchant en direction de son quartier, il fut sorti de ses songes par un chant mélodieux. Il reconnut aisément le shamisen de Tōka. Suivant le son, ses pas le menèrent dans les bois. Elle était là, assise devant le ruisseau, les yeux fermés. Elle baladait son banshō sur les cordes de son instrument, semblant s’accorder aux chants des animaux, répondant à leurs cris avec la même intensité. Un tableau enchanteur. Un orchestre harmonieux ! Qui va là ?! Détends-toi, ce n’est que moi ! Izuna s’avança et prit place à ses côtés après avoir déposé ses armes. Tu aimes cet endroit ? Oui. Il rit. Décidement, ses réponses courtes refroidissaient l’atmosphère. Elles étaient comme une invitation à déguerpir. Te moques-tu de moi ? Je pensais seulement que la canicule ne résisterait pas à tes réponses glaciales ! Hahaha ! Elle le cogna. Lui, se massa l’épaule, avant de reprendre la conversation : Pourquoi n’es-tu pas au festival ? J’y ai fait un tour, mais j’avais envie d’un peu de calme. Izuna sortit un objet de sa manche. Il le lui tendit. Interdite, la Senju dévisageait l’objet. Je suis désolé. Je n’ai pas eu le temps de l’emballer. Je reviens de mission, à l’instant. … Tōka ? Elle observait l’omamori*. Elle n’avait pas les mots. Après un instant de flottement, elle déclara : Je… Je n’en veux pas ! Offre-le à quelqu’un d’autre ! Elle se détourna, triturant son banshō. Je l’ai acheté pour toi. … Pourquoi… Pourquoi est-ce que tu fais tout ça pour moi ? Tu n’as pas une petite idée ? … Parfois, ils se ressemblaient. Tout comme elle, Izuna n’aimait guère tourner autour du pot. Ses tentatives de rapprochement s’étaient toujours soldées par des échecs. À ses yeux, les femmes le rendaient confus… Leurs gestes, manières, expressions… Il ne savait jamais comment les interpréter. Peut-être devait-il cesser de prendre des pincettes ? Alors, il attrapa son menton et pivota son visage vers lui. Il déclara : Je suis fou de toi. Silence Comme si le temps avait subitement ralenti sa course, Izuna déchiffrait chaque rictus de son visage. Ses joues rosirent intensément. Ses yeux, aux nuances chocolat, brillèrent et se dérobèrent à son regard. Mais avant de disparaître sous ses paupières, l’homme ne manqua pas le défilé de ses sentiments ; parmi eux, il y reconnut la peur, la tristesse, mais aussi l’amour. Ses lèvres pourpres, se retroussèrent. Elle se mordit la lèvre. Tu… Tu… Tu ne peux pas ! Et pourquoi ? Parce que je suis une Senju !! Je m’en fiche ! Et une kunoichi !! Je m’en fiche ! Serais-tu inconscient, ou peut-être… Izuna la fit taire d’un baiser fougueux. Elle, ahurie, finissait par lui répondre après quelques secondes, tout aussi ardemment. Après un temps, ils se séparèrent, reprenant leurs souffles. Le temps reprit son cours. N’as-tu pas peur pour ta réputation ? Tōka, ce village est une famille maintenant. Je ne pense pas que nos clans respectifs acceptent. Tu es le second. Tu es destiné à une femme de ta lignée et de ton rang. Aucune d’entre elles n’est digne de moi. … Tōka… Le village a été créé dans un but de paix durable. Il a supprimé les limites qui nous empêchaient autrefois de nous comprendre. N’as-tu pas vu les femmes de tout clan devenir amies ? Et les hommes, ne font-ils pas affaire ensemble ? C’est vrai. Alors notre amour sera accepté. Un doute subsistait. Izuna… Gardons cela secret. … S’il te plaît. 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️📽️🎬 Je n’aurais jamais dû accepter sa requête… Près de trois mois s’étaient écoulés. À ses côtés, il avait appris à lire entre les lignes, déchiffrant ses mimiques et ses gestes. Il réalisa que sa compagne ne se confiait jamais, pas même à lui. Elle n’avait pas d’ami, gardant délibérément son masque de froideur et de rigidité, éloignant toute tentative de rapprochement amical. La femme se confondait avec la kunoichi. Les mots atteignent l’âme. Ils sont plus violents que les blessures physiques, Tōka… Izuna n’était pas un shinobi obéissant. Il était semblable aux flammes qu’il soufflait. Devant lui, un groupe de guerrier qui palabrait à propos de son aimée… Ses sharingans scintillèrent. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Le palais s’agitait. Depuis l’arrivée du trio clanique, le village avait gagné en force. Shikaku s’était rapidement illustré, en réorganisant les troupes sur le territoire, balayant l’ennemi à leur porte. Le village cumulait ses petites victoires, se muant, petit à petit, en légendes. Ces dernières faisaient leurs chemins parmi les clans du pays, gagnant les oreilles du shōgun. Au village, les guerriers, plus vigoureux que jamais, semblaient enfin former une unité. Malgré nos victoires, nous finirons par nous épuiser. Nos ressources, et nos forces militaires ne sont pas illimitées. Vous avez raison, Maître Sarutobi. Pour le moment, nous avons l’aide du village des artisans, et les routes ne sont pas obstruées. Et les Uzumaki sont là en renforts. Oui, mais jusqu’à quand ?! S’écria Shinku. Il y a bien une solution… Mais j’ai bien peur qu’aucun d’entre vous ne l’accepte… Madara-Sama, peut-être pensons-nous à la même chose ? Shikaku et Madara s’accordaient souvent. Excellents chefs de guerres et pragmatiques. Vous pensez à l’assassinat du shōgun, révéla de but en blanc le Nara. La pièce se refroidit immédiatement. Hashirama ne tarda pas à protester. Êtes-vous devenus fous ?! C’est impensable !! Hashirama… Cet homme a anéanti le pays en quelques mois seulement. Cela m’a traversé l’esprit aussi ! Avoua Chūshin. Shinku semblait nerveux, alors que le reste du groupe restait silencieux, étudiant l’idée. Shikaku, n’y a-t-il pas une autre solution avant d’envisager le meurtre ? Questionna Inoichi. Il y en a une. Nous vous écoutons, Shikaku-Sama, incita Sasuke. La solution serait de rencontrer le shōgun et… C’est déjà fait ! Il a visité ce village et exigé notre séparation !! Shinku-Sama… Laissez-moi finir. … Encore une fois, nous devons le rencontrer à la Capitale. Nous devons tenter d’apaiser les tensions. Notre pays est en feu, et il y a de plus en plus d’étrangers. Peu importe sa réponse, le fait est que nous devons faire cette démarche pour montrer patte blanche. Le groupe buvait ses paroles. Les clans du pays ont le regard braqué sur nous. Chacune de nos actions sera disséquée et interprétée. Cela signifie que nous devons œuvrer de manière à ce que nos actions paraissent justes, et celles du shōgun, injustes. Je comprends mieux. En faisant ainsi, certains clans seraient tentés de se joindre à nous ! Élucida le leader Hatake. Oui, mais pas que ! Nous avons déjà reçu quelques missives de clans souhaitant nous rejoindre. Nous n’avons pour le moment aucun moyen de connaître leurs positions. Agissent-ils pour le compte de Bonjin ? C’est le moment de faire d’une pierre deux coups. Madara-Sama et Hashirama-Sama représentent les clans fondateurs. Je les accompagnerais à Kyūshū. De votre côté, vous enverrez une simple réponse à ces clans, indiquant que nous réfléchirons à leurs demandes, tout en « fuitant » notre rencontre, quelques jours après notre départ. Ohh, pas mal ! Nous serons alors capables d’identifier l’ennemi. Par les temps qui courent, tous les volatiles sont tués, et les messages décodés. Ils enverront forcément un shinobi messager à la Capitale ! Lança Hashirama. Exactement. Durant notre absence, il y aura certainement du grabuge. L’idée est de faire pencher la balance en notre faveur. Un plan simple, mais qui nous permettra de voir plus loin. C’est une excellente idée. Mais qu’en est-il du shōgun lui-même ? Questionna le Yuhi. J’y viens. Il s’agit de notre plan principal. Depuis la guerre ouverte, deux daimyōs ont trouvé la mort. Réjouissons-nous ! Non, Shinku-Sama ! Ces daimyōs s’étaient soulevés contre Bonjin. Où avez-vous entendu cela ?! Le groupe était décontenancé. Personne ne parvenait à comprendre la finalité du plan. Inoichi prit la parole. Ces informations viennent des Yamanaka. Nous avons de bonnes techniques d’espionnage, nous aussi. Au Nord-Est, réside un daimyō ouvertement hostile à Bonjin. Mais il est intouchable. Pourquoi cela ? Le clan Hyūga… Clarifia Madara. C’est cela. Au Nord-Est, la région est contrôlée par ce clan. Leur bastion est imprenable. Alors quoi ?! Alors, après notre rencontre avec le shōgun, nous devons absolument rencontrer ce daimyō. ?! Bonjin n’est qu’un prétexte. Sa réponse n’est pas importante, seulement notre action. Il nous faut un appui plus important. N’oubliez pas, nous ne sommes qu’une petite armée, comparée aux centaines de clans du pays. Un daimyō a des clans, et de l’influence. Le voir, nous permettrait de sonder sa bonne volonté. Et à terme, un remplaçant à Bonjin. Oui. Remplacer le shōgun. Hashirama souffla intérieurement. Shinku aussi semblait quelque peu rassuré ; à ses yeux, l’assassinat d’une tête couronnée était gage d’une succession de malheur. Ce plan était audacieux, voire dangereux. Mais il restait préférable à la proposition initiale du leader Uchiha. Ce dernier, n’hésita pas à rappeler les enjeux qui pesaient sur le village. Bonjin n’est pas en odeur de sainteté. Beaucoup le craignent, mais attendent un retournement de situation. Soyons honnête, faire entrer des étrangers, tuer des civils, et envoyer les clans du pays à l’abattoir… Il ne cherche pas la paix. C’était une invitation implicite à se préparer au pire. Une mise en garde. Madara ! Il y a toujours une solution pacifique. Nous pouvons encore essayer de le convaincre ! Hashirama, je pensais que tu avais appris de nos malheurs… … Notre village a presque trois ans d’existence, et pourtant, notre cimetière déborde. Silence Les hommes adressèrent une prière silencieuse à leurs héros. Après un temps, Madara reprit la parole. Vous êtes ici, cela signifie que vous embrassez les mêmes idéaux que nous. La paix, ne peut s’obtenir qu’à l’issue d’une guerre et la mort de ce shōgun. Sa famille règne depuis des siècles… Qu’ont-ils fait de bien pour nous, ou pour le pays ? Nous avons été aveuglés par notre haine, trop occupés à nous battre, pour s’apercevoir que nos seigneurs se fichent bien d’apporter la paix, ils ne pensent qu’à s’enrichir et à s’accaparer le pouvoir. Vous avez raison, Madara-Sama. J’ai bien peur qu’il faille envisager d’au moins déloger Bonjin et de le remplacer par un homme digne, empreint de paix. Et ce daimyō, est-il « empreint de paix » ? Interrogea Chōza, jusqu’ici discret. C’est la raison pour laquelle nous devons le rencontrer. Peut-être désire-t-il changer le pays… Ou simplement prendre le pouvoir ! Répondit Shikaku. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 La fin de journée pointait le bout de son nez. Les jours, plus courts et frais, incitaient les habitants à se terrer chez eux. En cette fin d’après-midi, Ino guidait à son tour, ses nouvelles compagnes vers son quartier. Le district Yamanaka était tout aussi original que ses habitants. Les maisonnettes, rosées, et toutes en rondeurs, étaient construites en pisé, et protégées par des toits de chaume. Un parfum floral flottait le long de ses ruelles. Et pour cause, le quartier vivait en osmose avec des arbres à fleurs ; des magnolias, des cerisiers, des pommiers, et même des lilas. Des lanternes en pierres de toutes tailles décorées de l’emblème du clan, parsemaient ses rues. Les murs et ses pavés, d’une blancheur immaculée, laissaient courir de tous leurs longs, des fresques, mettant en scène les divinités locales, figées dans des poses guerrières et harmonieuses. C’est magnifique ! S’extasia Mito. Nous n’aurions jamais pu faire pousser ces plantes si rapidement. C’est à votre fiancé qu’on le doit ! Je vois. Et pourquoi ne pas avoir accepté la fabrication de maisons en bois ? Cela aurait été plus rapide. Les Yamanaka ont toujours vécu dans des maisons en terre. En tout cas c’est pittoresque, et tellement joli ! Ça me donne envie de m’y installer ! Lança Ritsuko. Le groupe poursuivait son chemin. Les Yamanaka étaient des êtres amicaux. Ils semblaient disponibles et bienveillants. Peut-être parce qu’ils savent lire les cœurs ? Les rues donnaient sur des petites cours communes, enfermées par quelques maisonnettes. Des statues, grandeurs nature, de quelques divinités Yamanaka, des offrandes à leurs pieds. Devant leur air curieux, Ino expliqua : Certaines déités, esprits de la nature, sont particulièrement prisées chez nous. Nos divinités nous protègent où que nous soyons. Alors nous les honorons et leur faisons des offrandes. N’avez-vous pas de temple ? Nous sommes en train d’en construire un. Le groupe s’enfonçait dans le quartier, près de la limite du village. D’ici, les jeunes femmes percevaient les hautes murailles de bois. J’ai cru comprendre qu’il y avait un champ de fleur, non loin d’ici. Oui. Je vais en exploiter une partie. Pourquoi faire ? Pour ma passion ! Curieuses, les jeunes femmes pressèrent le pas. Je suis en train de monter une boutique de fleur. Je vous la montrerais à l’occasion ! Elle n’eut pas le temps d’en dire plus. Bientôt, les ruelles se faisaient plus étroites, elles slalomaient entre les enfants agités, les adultes occupés, les petites boutiques du quartier, et les chantiers en cours. Il y a encore du travail, alors faites attention de ne pas glisser ! Prévint la blonde. Après quelques minutes de marche, le groupe arriva au centre du district. Fascination Un palais au milieu d’un petit lac, connecté par quatre ponts situés aux points cardinaux. Mais… Ça flotte ! S’écria Kiku. Bah ça alors ! Un palais flottant ! Non, ce n’est pas un palais flottant. C’est l’œuvre de Tobirama-Sama. Personne ne s’attendait à cette réponse. Encore moins Kiku, qui fit la moue. Tobirama-Sama ? Oui. Il se trouve que dans cette partie du village, il n’y a pas d’étendue d’eau, comme du côté du lac Naka. J’ai alors ordonné de creuser tout autour de la maison principale. Tobirama-Sama est l’un des rares shinobis capable d’utiliser de puissant jutsus d’eau, quel que soit le terrain. C’est splendide ! Les fondations sont immergées. Cela donne l’impression d’être un palais flottant. Mais ce lac n’a aucune utilité. Notre clan vivait dans une forêt, entouré de plantes rares, et de ruisseaux. L’eau est un élément important pour nous. Et ce palais ? Il abrite les affaires du clan, le dōjō, nos archives, et bien sûr, les quartiers privés de la famille gouvernante. Suivez-moi. Le palais était le cœur du district Yamanaka. La communauté semblait vivre au rythme de ses pulsations. Il s’ouvrait par de hautes portes de bois rouges, frappées de l’emblème du clan. Ils juraient avec l’édifice d’un blanc pur. À l’intérieur, une gigantesque cour pavée, décorée par des fleurs grimpantes, et une fontaine en pierre, sur laquelle semblait danser à cloche pied, une divinité à tête d’éléphant, et pourvue de quatre bras. Les couloirs se déployaient dans différentes directions, menant aux étages supérieurs. Il n’y avait nulles portes. Les pièces, richement décorées, étaient délimitées par des rideaux fins, arborant le symbole du mandala*. Bientôt, le groupe passa une autre cour, plus petite, dans laquelle étaient entreposés d’immenses pots, remplis de poudres odorantes et colorées. Princesse Yamanaka, qu’est-ce donc ? Interrogea Mito, curieuse. Ce sont des épices ! Elles viennent du pays du Vent. J’en reconnais quelque unes ! Dit Ritsuko. Oui, vous utilisez les plus connues. Je vous ferais découvrir d’autres parfums à l’occasion. Quelques couloirs supplémentaires. Le groupe arriva enfin à destination. Près des quartiers privés de la jeune femme, une pièce remplie de livres et de parchemins. En son centre, une longue table basse en bois vernie. Depuis que vous m’avez parlé de votre projet, mon esprit fourmille d’idées. Cet endroit sera notre quartier général ! Annonça la maîtresse de maison. Le groupe entra. Silencieux, il admirait la pièce. Il est temps de faire sortir les femmes de l’ombre imposante de nos hommes ! Mito ne s’attendait décidement pas à ce que sa nouvelle amie s’implique autant dans leur combat. Elle était heureuse. Alors, elle s’approcha d’elle et l’enlaça. Merci. Allons, pas besoin de me remercier. Je suis une femme aussi. Ino lui rendit son étreinte, émue. Elle s’approcha ensuite d’une étagère, pleine de parchemins et de livres. Cet endroit est normalement une salle d’étude. Je demanderais à ce qu’on déménage certains écrits, et qu’on mette à disposition des parchemins vierges, dans les prochains jours. Ici, nous pourrons réfléchir et développer nos idées. Je n’avais pas pensé à nous trouver un QG ! Jusque-là, nous nous sommes surtout réunies un peu partout. Et pourtant, c’est une des choses les plus importante à faire, si vous voulez être organisées, et paraître sérieuses ! Vous avez raison ! Elles s’installèrent autour de la table. Même si elles n’étaient pas nombreuses, elles représentaient les clans du village, à l’exception des Nara et Akimichi. Intimidées par l’aura de la Yamanaka, et comprenant peut-être les enjeux de leurs combats, aucune femme n’osait prendre la parole. Pas même Kiku. Mito finit par s’exprimer, et rappela tout ce que les femmes avaient accompli depuis la naissance du village. Ino semblait fière. D’autres rougirent à l’évocation de leurs actions. En ce monde, les femmes étaient peu habituées à briller autrement que par leur statut d’épouse ou de mère. Alors, les encouragements et les félicitations de la Yamanaka semblaient leurs donner des ailes. Peu à peu, les langues se délièrent. Les femmes évoquaient, sans honte, leurs rêves pour elles et leurs enfants. Dans ce nouveau monde, leur muselière devenait leste. Pourquoi ne pas entraîner nos petites filles en même que temps que les garçons ? Je veux dire… Euh… Vous… Vous avez dit que les temps changent ! Lança timidement une Hatake. Ce serait une excellente idée… Mais à terme. Pour le moment, je pense que nous devrions nous soucier de ce que nous pourrions faire pour supporter nos hommes. Mito-Sama a raison. Le changement doit être progressif. Il ne faut surtout pas les brusquer, en leur imposant un désir d’égalité ! Renchérit Ritsuko. Bien. J’ai noté toutes nos idées sur ce parchemin. Et pour les prochains jours, nous continuerons à réfléchir et à organiser nos demandes. Puisque nos rares kunoichis se sont proposées à vous enseigner des techniques, ce serait honteux de ma part de ne pas faire de même. Puisque vous vous souciez de vos enfants, sachez que je donne des cours sur l’art floral ; connaître les fleurs pour composer des remèdes ou des poisons. Je l’enseigne aux petites filles de nos trois clans, mais je ne l’ai jamais fait pour les femmes. Si vous le souhaitez, amenez vos enfants, et vous pourriez aussi y participer ! Mais je croyais qu’il n’y avait aucune kunoichi dans vos clans ? Interrogea une Yuhi, dubitative. Il n’y en a aucune. Les femmes aident à la confection des armes, en les enduisant de poison. De même, elles aident à la préparation de pommades et autre décoctions utiles sur le champ de bataille. Mon savoir va de pair avec l’héritage médicinal des Nara. Je comprends mieux. Dans ce cas, Princesse Yamanaka, ce sera avec plaisir que nous nous joindrons à vos cours. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 La lune blanche resplendissait au-dessus du village. Sasuke, Madara et Shikaku étaient encore au palais. Alors que la guerre ravageait le pays, le village n’était nullement à l’abri d’une attaque. Après avoir convenu du jour de leur départ vers la Capitale, les trois hommes réfléchissaient à la fortification du village en leur absence. En tant que nouveau venu, Shikaku avait un regard neuf, décelant quelques défauts. Ce village ne doit pas être considéré comme une alliance de clans qui fait face à un ennemi commun. Nous devons nous voir comme une seule et unique famille. Shikaku-Sama, c’est ce à quoi nous travaillons depuis sa construction ! Répondit Sasuke. Oui. Mais maintenant que nous sommes nombreux, il faudrait envisager de créer des institutions basées sur les forces de chaque clan. Nous avons commencé à employer nos forces de cette manière. Mais plus que des institutions, nous devrions aussi transmettre certains de nos savoirs… Ce qui semble être inenvisageable pour certains clans, confessa Madara. Je n’y vois aucun inconvénient. Nous les Nara, disposons d’une encyclopédie médicale. Elle pourra largement être utile à nos médecins. Mais qu’en est-il des autres clans ? C’est là toute la difficulté. Sasuke-Sama, en notre absence, peut-être pourriez-vous y réfléchir ? Bien-sûr ! Ne partez pas avec la tête pleine d’inquiétudes. Je convoquerais les autres chefs, et nous avancerons aussi bien dans la gestion de la guerre, que dans l’administration du village. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Sazanka n’était pas dans son assiette. Voilà quelques mois qu’elle se cachait dans ses appartements privés. La plus belle fleur parmi les Senju se fanait. Quelle était la cause de son désarroi ? Était-ce l’inquiétante croisade du shōgun, qui s’immisçait régulièrement jusqu’au perron du village ? Non. Sazanka vivait des heures sombres. Depuis l’annonce du mariage d’Hashirama et Mito, elle enrageait. Alors, la guerre tombait à pic ; elle retardait l’inévitable. La Senju espérait secrètement que le conflit s’enlise, au point où la Princesse Uzumaki n’aurait plus d’autres choix que d’abandonner. Depuis l’arrivée de la rouquine au village, Sazanka avait pris un malin plaisir à l’humilier. Multipliant les coups bas, et échafaudant toutes sortes de stratagèmes pour tuer dans l’œuf ses tentatives de rapprochement. Mais voilà, Sazanka se pensant intouchable, s’était retrouvée prise sur le fait. À l’aube de l’été, elle vola un baiser à son chef de clan. Un plan parfaitement exécuté ; face à un homme légèrement ivre, et une femme qui l’attendait de pied ferme. À l’ombre de la nuit, l’effrontée sema les graines du conflit. Des rumeurs circulèrent alors sur une possible rupture entre les fiancés. Quand Hashirama se présenta à sa porte, Sazanka s’était imaginée avoir gagné la guerre. Le leader semblait doux comme un agneau. Toutefois, gare à ceux qui le sous-estimeraient. Elle en fit l’amère expérience ; celui d’un implacable chef de clan. Depuis lors, les souvenirs de ce jour, ne cessaient de la tourmenter. 📽️🎬 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ Sazanka, docile, guida l’homme jusqu’au salon, où se trouvait son père. Elle ne pouvait réprimer son sourire comblé et victorieux. Père ! Hashirama-Sama est venu vous voir ! Ohh, Maître Hashirama ! Je vous en prie, prenez place. Le leader obéit. Pendant que Sazanka leur servait du saké, les deux hommes discutaient de banalités. Ce ne fut que lorsqu’elle demanda à prendre congé, qu’Hashirama l’arrêta : Prends place à nos côtés, Sazanka. À vrai dire, je suis venu pour toi ! Bien, Hashirama-Sama ! Répondit-elle, enjouée. Enfin ! Enfin ! Psalmodiait-elle en pensée. Tu es la resplendissante fleur du clan. Et tu n’es toujours pas mariée ! Hashirama-Sama… Je suis si honorée ! C’est en partie de ma faute. Tu as longtemps espéré, et je n’ai rien vu. Comment ça?! Qu’est-ce que cela signifie ?! S’insurgea le père. Pardonnez-moi, Tsubaki-Sama ! J’ai été aveugle aux sen…. Non, Hashirama-Sama, vous n’y êtes pour rien ! Mito-Sama et vous êtes liés depuis bien avant sa naissance ! L’homme sévère, se tourna vers sa fille. Ses yeux lançaient des éclairs. Dans ce monde, les apparences comptaient autant que les faits d’armes des guerriers. Jeune fille ! Les raisons pour lesquelles tu t’es refusée au mariage sont en rapport avec le maître ? Sazanka était médusée. Elle n’y comprenait rien. Un silence lourd s’installa. Réponds !!! Ramenée à la réalité, elle bégaya : Ou… Oui… Oui, père…. Elle se sentait si petite… Si effrayée… Si honteuse. Elle n’avait rien vu venir. Son regard ne quittait pas Hashirama, comme s’il quémandait une explication. Je t’ai trop gâté. Je le regrette maintenant. Tu couvres notre famille de honte ! Allons Tsubaki-Sama, ne soyez pas si dur. Elle est encore jeune. Et capricieuse !! Dites-moi qu’elle n’a pas déshonoré dame Mito ? N’aillez crainte. Vous avez très bien élevé votre fille. Hashirama braqua enfin son regard sur Sazanka. Les nuances marronées de ses pupilles ; Sazanka s’y perdait. Elle décela néanmoins une lueur plus sombre qu’à l’accoutumé ; celle de la sévérité. Alors, comme un chat qui plaque sa queue contre son ventre en signe de soumission, elle rompit le contact et baissa son regard au sol. Elle avait compris le message. Après quelques secondes, le leader reprit la conversation, l’air de rien. Je sais Sazanka difficile. Toutefois, j’ai apporté avec moi quelques noms. Des shinobis renommés, vous les reconnaîtrez vous-même. Hashirama tendit un parchemin à Tsubaki. Je voudrais choisir moi-même ! Tenta la jeune fille. Tu n’as plus ton mot à dire ! S’il vous plaît, père ! Hashirama-Sama ! Silence Je ne chercherais plus à vous nuire… D’aucune manière ! Non. Décidément, cet Hashirama-là, elle ne le connaissait pas. Malgré son regard ruisselant de larmes, ils demeurèrent sourds à ses prières. 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎬 📽️ Sa vie était devenue un enfer. Officiellement fiancée à un shinobi, la jeune fille redoutait son mariage. Finalement, la guerre avait frappé à la porte au bon moment. Peut-être que d’ici l’hiver, cet imbécile sera mort… Assise à la fenêtre de son jardin privé, Sazanka écrivait. Non. Sazanka planifiait. Tu ne vas pas t’en tirer à si bon compte, maudite étrangère !
  11. Très bon poste humoristique, même si j’ai eu un peu de mal à déchiffrer certains mots. J’ai bien ri. Peut-être pourrais-tu aérer tes paragraphes, pour rendre le tout plus agréable à lire ? J’aime beaucoup ton idée. J’ajouterais que le caractère enfantin de Luffy va de paire avec son imagination débordante. Luffy est un grand gamin, tout comme l’imagination est innée chez les enfants. C’est pourquoi ses techniques sont toujours originales et surprenantes. Dans mon cas, c’est de dépeindre un univers « dangereux » et qu’au final, il y a peu d’éléments qui l’illustrent. Ce n’est pas inhérent à ce manga. C’est le cas de bons nombres de shōnens, bien sûr. Dans One Piece, la touche humoristique aurait peut-être dû, peu à peu s’estomper (sans jamais disparaître), de manière à amener l’histoire de fond (qui prend de plus en plus d’ampleur) sur le devant de la scène. C’est un récit qui sait créer des moments dramatiques, et qui jongle (avec plus ou moins de succès) entre le sérieux et l’humour. Par exemple, l’auteur présente le pays des Wa comme un endroit fabuleux (les premières images de la Capitale) où tout semble aller pour le mieux. Puis, de fil en aiguille, Luffy découvre l’envers du décor ; un peuple affamé et soumis à un shōgun fou et vengeur. Il y a eu des morts qui ont eu un impact sur les personnages : Oden et la quête de revanche des 9 Fourreaux, la mise à mort de Yasuie qui entraîne la rage de l’alliance Pirate (dont Zoro qui était proche de lui), mais ils sont vite balayés par…. L’humour. J’ai conscience qu’il y a plusieurs niveaux de lecture. One Piece reste un shōnen fantastique, qui doit garder l’essence qui a fait son succès ; un univers (trop) riche en personnages, en humour, en concepts (pouvoir, lieux, organismes), tout en s’ajustant pour concorder avec les mystères que l’auteur a mis en place. Son ton est différent des autres mangas du genre, mais cela reste une œuvre sérieuse. De mon point de vue, chaque arc montre tout cela. C’est simplement que l’auteur choisi de tout reléguer au 2nd plan, pour les combats et l’humour. Eiichirō Oda a mis en place des mystères, tout en semant quelques détails ici et là. C’est peut-être la seule raison qui me fait apprécier One Piece. Beaucoup de fans aiment cette oeuvre pour ces mystères, qui tiennent en haleine, et qui leur donne envie de les résoudre. Et je finirais en disant que dans One Piece tout a de l’importance. Un contributeur m’a dit auparavant que l’auteur utilisait le principe du fusil de Tchekhov à foison. Je regrette que le manga ne soit pas à mon goût (style graphique), sans quoi, je l’aurais certainement dévoré. Tout comme les héros, nous sommes aussi à la recherche du One Piece.
  12. Bonjour, Je n’ai lu que l’acte 1 des aventures des Chapeaux de Paille au Pays des Wa. J’ai toutefois été spoilée au sujet du pouvoir de Luffy ; un fruit dérobé à la Marine par Shanks le Roux, quelque temps avant de faire escale au Royaume de Goa. Je suis essentiellement One Piece pour son histoire de fond, notamment à travers le personnage de Nico Robin. Alors, j’ai apprécié me pencher sur ce nouveau mystère. J’ai imaginé que le fruit du caoutchouc devait être le 1er de son espèce, et qu’il renferme probablement d’autres pouvoirs que celui annoncé. En lisant ce fil, j’ai été agréablement surprise de voir un lien avec le siècle manquant. Le fameux Joy Boy, qui a laissé une lettre d’excuse à l’ancienne princesse sirène, gravé sur un ponéglyphe, sur l’île des Hommes-Poissons. Il me paraît évident que Joy Boy est une épithète, au même titre que Barbe Blanche, Œil de Faucon, ou Big Mam. Pourquoi l’appelait-on ainsi ? Un élément de réponse peut être apporté ici, à travers la révélation et l’éveil du fruit de Luffy : le fruit mythique de l’Humain (modèle Nika). Joy Boy est un personnage qui a existé (en atteste sa lettre d’excuse). Lorsque ce fruit mythique s’éveille, il confère des propriétés étranges à son utilisateur : un corps en caoutchouc capable de se conformer à ses croyances (ou ses souhaits). Il provoque rire et hilarité sur son passage. Alors, Joy Boy était-il un ancien utilisateur de ce fruit ? J’aime beaucoup cette idée. Luffy, outre son caractère naïf et positif en toutes circonstances, s’est toujours battu d’une manière grotesque. Gonflant son corps comme un ballon de baudruche, utilisé comme un « hamac » à boulet par ses camarades, créant un filet avec ses doigts pour « pêcher » ses adversaires, étirant son cou pour frapper de pleins fouets ses ennemis, grignotant le pouvoir adverse pour en venir à bout, etc. Son Gear 4 le rend encore plus drôle ; incapable de rester immobile, il ne cesse de rebondir comme une balle. Cela a d’ailleurs fait rire Donflamingo, lui-même. Ainsi, on peut dire que sa façon de combattre peut provoquer des rires. Il est aussi un « guerrier libérateur ». Luffy pense qu’en devenant le Roi des Pirates, il sera l’homme le plus libre de tous les océans. « Car pour être libre, il ne suffit pas de se libérer de ses chaînes, il faut vivre en respectant et en augmentant la liberté des autres » Nelson Mandela Les aventures de Luffy, loufoques, ont pourtant bel et bien libéré des peuples : le village de Kokoyashi, le Royaume d’Alasbasta, l’île de Skypiea, l’île des Hommes-Poissons, le Royaume de Dressrosa, et dans un avenir proche, le pays des Wa. Je pense donc que Luffy est l’héritier de Joy Boy. Je ne sais pas si on peut « devenir Joy Boy ». Mais peut-être, peut-on hériter de sa volonté ? Comment en devenir l’héritier ? Le fruit de type Zoan ayant une conscience distincte de son utilisateur, a cherché à se dérober du Gouvernement Mondial (d’après le Conseil des 5 Étoiles). Alors s’il a eu cette volonté d’échapper à son ennemi, peut-être a-t-il mené ses potentiels héritiers sur la Route de tous les Périls ; Gol D. Roger (dont le prénom signifie gloire) aurait pu être le détenteur de ce fruit (Nika peut être inspiré de la Déesse Niké de la victoire) ; Si l’île de Raftel est devenue Laught Tale, alors tout n’est qu’une question de rire. Joy Boy et son héritier Luffy (to laugh ?). Le rire est rassembleur. J’imagine ces hommes extraordinaires portants un chapeau de paille comme un symbole de liberté. La couronne du peuple. Le chapeau de paille était porté par les paysans par temps d’ensoleillement, aux champs. C’est pourquoi j’imagine qu’il y a eu de nombreux héritiers, à l’instar du possesseur du chapeau de paille gigantesque, de Gol D. Roger, ou encore Shanks. Pourquoi un fruit mythique de l’Humain aux propriétés caoutchouteuses ? Tout comme le chapeau de paille, le caoutchouc renvoie au peuple et au travail (forcé). Le caoutchouc est aussi appelé « or blanc ». Il fut à l’origine d’une course à la richesse dans les pays d’Amérique du Sud, provoquant esclavage et tueries de masse, entre autres. De plus, la silhouette de Nika fait penser à un Shandia. Ce peuple semble tirer ses inspirations des peuples indigènes d’Amazonie. Pourquoi ce fruit est-il redouté par le Gouvernement Mondial ? Ses propriétés endormies démontrent qu’il s’agit d’un Fruit Divin, plus que d’un fruit démoniaque. Le pouvoir de la liberté. Celui-là même qui permet au Tenryūbitos d’exercer leur autorité, telles des divinités, depuis des siècles. Ainsi, les véritables démons sont au sommet (dragon céleste), pendant que les divinités, détrônées, sont muselées. Ce fruit est le 2ème pouvoir, lié à la religion. Le 1er étant celui de Sengoku et son fruit mythologique de l’Humain (modèle Buddha). Dans les deux cas, il y a la notion de croyance, et le ralliement d’une communauté. En tant qu’ancien Chef de la Marine, Sengoku faisait figure d’autorité et de « sagesse » ; Monkey D. Luffy, pour sa part, est l’héritier d’un guerrier légendaire, vénéré comme un Dieu, et libérateur des peuples. Tout ceci n’est que supposition, bien sûr. ⚔️⚔️⚔️ D’un point de vue offensif, je ne sais pas ce que ce pouvoir apportera de plus dans ses combats futurs. Sa capacité à toucher son environnement tel un « domaine d’expansion » ou un « mana zone », me plaît beaucoup. J’avais personnellement adoré l’éveil du Joker. De plus, il semblerait qu’il développe sa force et sa liberté « de mouvement ». J’aime quand il y a des limites à un pouvoir, surtout quand il ne semble pas tout-puissant. Par exemple, dans Naruto, j’apprécie le pouvoir des ombres des Nara, obligeant Shikamaru à se battre stratégiquement ; Dans Jujutsu Kaisen, le « Boogie Woogie » d’Aoi Tōdō, a délivré l’un des meilleurs combats du manga. Dans One Piece, je n’aime pas spécialement les affrontements. Je les trouve moins recherchés. Mais ils ont leurs importances. Comme dans tous shōnen, le combat est un moment de transmission et d’apprentissage. Depuis l’entrée dans le Nouveau Monde, l’introduction du fluide permet souvent de les faciliter. Mais certains d’entre eux m’ont fait vibrer, parce qu’un combat ne repose pas seulement sur les techniques : le contexte, les spectateurs, les paroles échangées, le dénouement et l’impact qu’il aura sur le monde (ou le groupe). Ce sont des éléments qui contribuent à faire d’une confrontation un moment épique, ou non. En toute franchise, One Piece arrive à me faire apprécier certains de ces moments. J’ai été touchée par la confrontation de Luffy contre Katakuri. J’ai râlé sur certains détails, mais au final, Luffy a appris (en plus d’aiguiser son fluide de l’observation) à utiliser son fruit autrement ; À Dressrosa, je n’ai pas trouvé le combat (pur) spécialement plaisant. Je pense tout de même que le pouvoir du fil est absolument dantesque. L’auteur a su l’exploiter, de manière à le rendre dangereux, tout en le liant à son personnage manipulateur. Il m’est impossible de dissocier le fruit et son utilisateur, tant ils se confondent. En revanche, j’ai apprécié ce combat pour son éventail de sentiments : la rage de Law, l’espoir qui renaît dans le cœur du peuple, et le commentateur qui a du mal à annoncer la victoire de « Lucy ». Avec cet éveil, Luffy pourra-t-il toujours se battre de cette manière ? 🤣🥁🗽 En tous les cas, je souhaitais réagir dans ce fil, parce qu’il touche un point essentiel de l’œuvre. En fait, il relie beaucoup de mystères entre eux, bien qu’il ne les résolve pas encore. Un fruit du (démon) susceptible de renverser le Gouvernement Mondial, est entre les mains d’un D, fils du chef des Révolutionnaires. L’une de ses compagnes est capable de lire les ponéglyphes. La dangerosité de Luffy est plus jamais une menace pour les Tenryūbitos.
  13. Je suis enfin à jour ! Au cours de ma lecture, je me suis rendue compte que je ne prêtais pas suffisamment attention aux détails. Pourtant, dans ce récit, le diable est dans les détails. Les items obtenus au cours d’un scénario deviennent essentiels pour débloquer une situation quelques arcs plus tard. Les compétences, parfois anodines, tombent sous le sens, lors d’une altercation de passage. De ce fait, j’avais la sensation de connaître les grandes lignes de l’histoire, sans pour autant être capable de maîtriser certains aspects de son univers. J’ai donc repris ma lecture à zéro, en m’attardant sur les miettes qu’a semées l’auteur. Je me suis arrêtée sur quelques passages, m’abreuvant d’un peu d’histoire et mythes sur la Corée et la Chine. Faisant ainsi, j’ai trouvé ce « roman » infiniment plus fabuleux. Parce que Lecteur Omnicient peut sembler difficile à lire, en raison de sa présentation (comme un jeu, avec beaucoup de détails), de son style graphique, ou de son personnage qui ne ressemble pas aux héros habituels. Kim Dok Ja tient plus de la personne ordinaire, comme vous et moi, que d’un Naruto ou Asta, par exemple. Le style graphique me semble plus abouti au fil de la lecture. Il a su me conquérir, parfois. Je pense à la représentation des Constellations, que je trouve époustouflante. Le « Prisonnier du Gingoa » (Sun Wukong) Kim Dok Ja, qui est très banal, semble s’épaissir au fil de ses macabres aventures. De mon point de vue d’une lectrice omnisciente, je le trouvais très commun à d’autres personnages de manhwa. Ses prouesses, son caractère qui s’affirme, sa confiance, et son style vestimentaire plus cosy, font de lui un personnage plaisant. Un autre aspect que j’apprécie, qui est régulièrement souligné, est le monde chaotique. Dans d’autres bandes dessinées, l’univers dangereux n’illustre pas suffisamment l’imminence du danger. Il ne semble frapper qu’à la porte du héros, faisant peu de victimes. Dans ces cas, il ne sert qu’à faire briller le héros, accentuant ses traits de justicier au cœur tendre. Ici, j’ai l’occasion de lire une histoire qui raconte un monde en déclin ; des créatures cruelles, des humains qui perdent leurs humanités (en s’entretuant, en se dévorant, en se manipulant), des êtres mystérieux qui observent tout ce monde remuer, comme s’ils regardaient le nouvel épisode de leur série favorite. Le monde est devenu une arène. J’aime les questionnements qui renforcent encore une fois, le désespoir et le chaos ; tuer une personne pour permettre au plus grand nombre de survivre, ou garder son cœur intact et se condamner. Lecteur Omniscient est une histoire palpitante, qui mérite le détour. Théorie Avez-vous des personnages favoris ? Quelles est votre Constellation préférée ? Pour ma part, j’apprécie le « Prisonnier du Gingoa ». C’est un coup de foudre, et je regrette de ne pas le voir à l’œuvre à travers une incarnation. Récemment, Sanga m’a fait forte impression. Elle est l’incarnation des Dieux de l’Olympe, et ma foi, ses compétences sont extraordinaires.
  14. Je pense que c’est ainsi que certaines personnes tentent d'endosser leurs peines les plus profondes (en tout cas, dans mon cas). On se referme pour se protéger. Sasuke et Gaara ont bâti de véritables murailles, impénétrables, au point où ils sont devenus dangereux pour eux-mêmes et leurs entourages. Au contraire, Naruto représente la façon dont une personne pourrait s’extirper de ses tourments les plus terribles. Naruto a un démon en lui (une masse de haine), n’a aucune famille, et un village qui le déteste. Mais il a réussi à trouver cette force de ne jamais se décourager. C’est peut-être pour cela que son personnage est si intéressant ; il représente un éventail de sentiments positifs. Ainsi, les lecteurs peuvent facilement s’identifier, et croire en ses mots. Oui, sa plume a eu le mérite d'inspirer son disciple, et nous lecteurs (ici, Jiraiya et Masashi Kishimoto se confondent). J’ai apprécié la quête de Jiraiya, qui est très juste. Elle peut largement se superposer à notre univers. C’est par la compréhension mutuelle que le monde pourra trouver la paix. Naruto, malgré son jeune âge, parvient à toucher les adultes, qui pour la plupart s’obstinent dans un mode de pensée qui tend à disparaître. Par exemple, malgré son statut d’Hokage, j’aime Tsunade qui croît en Naruto, et qui parvient à faire plier le 4ème Raïkage, quand il tente de faire barrage à Naruto et Killer Bee. J’aime aussi Chiyō, qui à l’aube de sa vie, transmet ses espoirs à Naruto et Gaara, voyant en eux tout ce qu’elle n’a pu être (s’accorder avec les autres villages). À mes yeux, ce moment est encore plus fort, puisque j’ai tendance à penser qu’on ne peut changer une personne au-delà d’un certain âge. Je suis d’accord avec toi. La solitude en opposition à la confiance. Naruto pour combattre sa solitude, a cherché à provoquer les villageois en faisant des bêtises. Il préfère des réactions négatives à l’indifférence (qui donneraient naissance à la solitude). Au contraire, Gaara s’est replié dans sa forteresse de solitude, au point qu’il provoqua la crainte, la haine et la peur des villageois et de sa famille. En se liant les uns aux autres, la confiance et la compréhension naissent. C’est une amitié. D’ailleurs, l’une des plus belles représentations de ce concept est le chakra. Le Rikudō Sennin avait une vision de partage et de lien à travers le chakra. C’est ainsi que Naruto protégera les shinobis au cours de la 4ème Grande Guerre, puis tentera de l’inculquer à ses enfants (dont Kawaki). Ce sont tous ces moments qui ont fait de Naruto mon shōnen (et personnage) favori.
  15. Je trouve que Naruto Shippuden regorge d’excellents combats. Par conséquent, il est difficile de faire un TOP 5. Au-delà des clashs démontrant les talents et les jutsus haut en couleur de nos personnages favoris, j’ai dressé mon classement en prenant en compte le contexte et les retombés de ces chocs. Gaara VS Deidara 5️⃣ Le premier combat dans Naruto Shippuden. Le jinchūriki, qui fut toujours craint par les villageois de Suna, endosse cette fois le rôle de Kazekage, et protège ses habitants, malgré une défaite cuisante. Dans la 1ère partie, nous avions découvert un Gaara invulnérable. Dans cette 2nde partie, même si son pouvoir n’a pas décliné, il est ébranlé, par le seul fait d’avoir quelque chose à protéger. C’est pour cette raison que j’ai apprécié ce combat. Malgré les déferlantes de sable, Gaara ne rivalise pas avec Deidara. Est-ce qu’en dehors du village, il aurait été capable d’en venir à bout ? Je pense que oui. Toutefois, cette défaite est importante pour l’évolution du personnage. Son désir de protéger n’en sera que plus fort. En témoigne ses combats durant la 4ème Grande Guerre, où il triompha des anciens Kage (dont le magnifique combat contre le 2nd Mizukage), ou encore lorsqu’il sauva Naruto des griffes de Madara. Taka [Sasuke, Suigetsu, Jūgo & Karin] VS Killer Bee 4️⃣ Alors que le manga n’a mis en scène que Gaara, dans le rôle du « Jinchūriki Fou » de Suna, j’ai été ravie de découvrir le seul et l’unique « Jinchūriki Cool » de Kumo. En y repensant, je regrette, de ne pas avoir vu Yugito Nii s’illustrer davantage. Il n’est pas un adolescent rebelle, mais plutôt un adulte en pleine crise de la quarantaine. Son rap est très drôle, à défaut d’être talentueux dans cet art. Sa relation avec son bijū est peut-être ce qui m’a le plus charmé. Parce que nous savons, que ces créatures sont d’immenses masses de chakra et de haine, j’ai apprécié voir Gyūki, complice et quelque peu blasé par son hôte. Alors quand l’équipe Taka, fraîchement revancharde, tente de le récupérer, je n’ai pu qu’apprécier le combat, de bout en bout. Killer Bee se révèle être est l’un des meilleurs combattants vus jusqu’ici. Ses techniques d’épées, sa rapidité, sa maîtrise impressionnante de la foudre, en font un shinobi très polyvalent. À cela, il a une réponse toute prête aux genjutsu ; une petite tape de la part de son acolyte pour le réveiller. L’autre bon point, est l’encre qu’il est capable de rejeter. Un héritage de son bijū. J’aurais aimé voir Naruto avec des techniques particulières, propre à Kyūbi. L’équipe Taka, bien que synchronisée, ne parvient pas à maîtriser la bête. Mais au-delà de cela, ils sont restés soudés, n’hésitant pas à protéger Sasuke. Ce combat, est celui qui mettra le feu aux poudres, entre Konoha et Kumo. Il signe aussi le début de la descente aux enfers de Sasuke. Shikamaru VS Hidan 3️⃣ Je n’ai pas particulièrement été happée par la confrontation de l’équipe 10 contre le duo d’immortels, parce que bien qu’organisé, ils ont vite été dépassés. Ino et Chōji se sont retrouvés sur la touche, pendant que Kakashi tentait de se dépêtrer seul. Il faudra attendre l’arrivée de Naruto pour y voir une conclusion. J’ai trouvé bien dommage de ne pas exploiter davantage les personnages déjà sur place. En revanche, j’ai toujours aimé les combats de Shikamaru. Ils sont rares, mais toujours de qualité. À mes yeux, cet affrontement fut plus qu’un combat. Je parle de tout ce qu’il y a autour. La peine et la rancœur de Shikamaru, d’avoir été impuissant, après avoir perdu son maître. Les scènes où il se remémore Asuma, où il discute avec son père, puis lorsqu’il laisse éclater sa colère. Tout cela donne de la saveur à ce combat. Alors, lorsque les deux shinobis s’affrontent, c’est palpitant. Hidan, qui puise son pouvoir dans son étrange culte au jashinisme, semble imparable. Dans l’animé, l’ombre d’Asuma, plane tout le long. Lorsque Shikamaru, piège Hidan, ligoté et suspendu au-dessus de sa tombe, il allume son briquet, et imagine embrasé la cigarette de son maître, avant de le jeter en direction du fanatique. Échec et Mat. Une fois de plus, l’intelligence de Shikamaru est définitivement sa meilleure arme. Gaï VS Madara [Jinchūriki] 2️⃣ Le plus grand maître du taïjutsu de Konoha. Si le déroulement du dernier arc de Naruto Shippuden avait explosé les limites humaines, j’ai trouvé que ce combat avait eu le mérite de « réajuster » le niveau. Les « huit portes célestes » ont été teasées dès le mythique combat de Lee contre Gaara. Je m’attendais à voir l’ouverture complète durant cette guerre. Et puisque la 8ème ouverture se nomme « la porte de la mort », j’avais pensé qu’elle entraînerait avec elle, Gaï. Madara, devenu le 3ème Jinchuriki de Jyūbi, est invulnérable. Naruto et Sasuke sont KO. Le 4ème Hokage et Kakashi, assistent, à l’avènement d’un Dieu, sans pouvoir y faire grand-chose. Auparavant, le senjutsu avait presqu’eu raison d’Obito. Une autre offensive possible est le taïjutsu, à condition qu’il soit suffisamment puissant pour faire face à Madara. À mes yeux, cela fut l’un des moments les plus émouvants, et puissant du manga, parce que Gaï est soumis au temps, tout en supportant la douleur. Il enchaîne les techniques courageusement, et parvient même à fissurer la corne de Madara. Jiraiya VS Pain 1️⃣ Je ne parviens pas à me souvenir si j’avais senti que c’était là, le dernier combat de Jiraiya. Depuis sa 1ère apparition, il n’a cessé de me faire rire ; son penchant pour les femmes, ses malheurs lorsque Naruto est avec lui. Pourtant, il m’avait fait forte impression à plusieurs reprises : il enseigne la technique d’invocation à Naruto, et à puiser dans le chakra de Kyūbi. Mieux encore, il fait face au premier duo de l’Akatsuki, sans ciller. Alors lorsqu’il confronte Pain, j’en attends beaucoup. Ses jutsu capillaires, batraciens, et l’introduction du senjutsu. Le combat prend de l’ampleur à mesure qu’il reconnait ses assaillants ; Konan, Nagato et Yahiko. Ce qui semble être un combat contre le grand méchant, prend de la profondeur. Ce Pain, qui devait hériter de la volonté de son maître, s’est détourné du chemin, pour prendre une voie plus sanguinaire. Celle-ci, est selon lui, la meilleure approche pour obtenir la paix. L’élève est devenu Dieu. Le maître, surpassé, est redevenu un enfant ignorant. Et c’est une tâche que Jiraiya laissera à son élève préféré, Naruto ; celle de faire redescendre Nagato. L’impact de Jiraiya sur Naruto, mais aussi sur le monde shinobi. Le fait, qu’il a influencé deux des plus puissants ninjas du manga. Sa mort, fut aussi triste, que magistrale. Mentions Spéciales Konan VS Tobi 🌟 Je me sens toujours un peu dépitée de ce combat. Non pas parce qu’il a été mauvais, mais parce qu’il prenait place entre deux évènements importants. Après la destruction de Konoha, et la 1ère réunion du Gokage au pays du Fer. Par conséquent, j’ai tendance à penser, qu’il est facilement oubliable. Tobi rend visite à Konan, nouvelle « Amekage » du village de la pluie. Celle-ci se refuse à obtempérer, et accueille l’un des derniers assassins d’Akatsuki en grande pompe. À cette occasion, je suis heureuse de la voir dérouler ses techniques si particulières. Les origamis restent à ce jour, l’une de mes techniques favorites, avec les jutsus capillaires, de Jiraiya. Sasuke VS Itachi 🌟🌟 Ce fut l’un des combats les plus attendus du manga, parce qu’il représente la quête de vengeance de Sasuke. Il est resté l’un de mes favoris pendant un moment. Grosso modo, je vois ce moment comme une présentation complète du pouvoir du sharingan. Ses forces et ses dérives. Non content d’avoir eu le maléfique Orochimaru pour maître, Sasuke découvre les origines de son clan, et le pouvoir qui semble les attirer vers les ténèbres. Avant même de connaître la véritable histoire d’Itachi, je me suis dit, qu’en effet, la folie semble couler dans les veines des Uchiha. Tout ce qui a été dit à propos d’Itachi et du clan Uchiha, est mis en scène ici ; taijutsu, shurikenjutsu, les techniques élémentaires de feu et leur fameux genjutsu. Tout y est. Ils sont fabuleusement talentueux. Puis vient, le moment où Itachi enseigne la différence qu’il y a entre eux. Celle que Sasuke doit (et va) combler : les 3 pouvoirs du « kaléidoscope hypnotique » du sharingan. La conclusion est aussi triste, que surprenante. À la fin Sasuke n’a pas brillé. Toute cette noirceur qui semblait avoir pris possession de lui depuis son départ de Konoha, n’était pas si profonde. Il ressemble à un enfant apeuré. Ce combat est aussi le déclencheur de la véritable haine, et de la noirceur de Sasuke. Naruto VS Nagato 🌟🌟 🌟 Il aurait pu figurer dans mon TOP 5. Mais ce que j’ai aimé dans cette confrontation, n’est pas le combat. C’est une bataille d’idéologie. L’une des raisons qui m’a fait tomber amoureuse de cette histoire, est le message, qui transcende, bien souvent, le manga. Naruto apprend de ses adversaires. Je ne pourrais jamais dire que le genin du 1er épisode, est la même personne que celle de l’épisode 500. Pourquoi ? Parce que toute cette histoire, à propos de haine, d’incompréhension et de justice, est vécue par le héros, qui au lieu de répéter les erreurs, entend ses adversaires, et tire le meilleur d’eux. Naruto aurait pu devenir une bête sanguinaire, lui qui a expérimenté la haine de tout un village. Il aurait pu se construire une carapace comme celle de Gaara, pour se protéger, parce que personne ne voulait le comprendre. Il aurait aussi pu se faire justice, en se vengeant de Nagato, responsable de la mort de Kakashi et Jiraiya. Nagato, prône une paix par la terreur : « c’est en revivant nos malheurs, que vous comprendrez la signification de la paix ». C’est la raison pour laquelle je pense que la discussion de Nagato et Naruto, est la meilleure partie de la confrontation. 🍃🍃🍃 Dans Naruto, les combats sont des broderies de sentiments, en relief. Leurs impacts sont durables sur les personnages et l’univers. Tout comme les messages que l’auteur nous adresse à travers Naruto, je suis transcendée.
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