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Mereoleona

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  1. DANDADAN Titre original : ダンダダン Type : Shōnen Genre : Comédie, romance, supernaturel, horreur, combat Thème : Esprits, aliens Auteur / Dessinateur : Tatsu Yukinobu Éditeur VO : Shueisha Prépublication : Shōnen Jump + Début de publication : 6 Avril 2021 Synopsis Momo Ayase est une étudiante, petite fille d’une exorciste et médium. Elle rencontre Takakura Ken, dit « Complonou », un autre élève de la classe d’à côté. Ce dernier, geek et amateur de complot croit en l’existence des aliens, au contraire de la jeune fille qui croit en celle des esprits. Ils confrontent leurs convictions à travers un pari qui les conduira à rencontrer des aliens et des esprits. Ainsi démarre, leurs péripéties rocambolesques. Entre horreur et comédie, Dandadan surprend autant qu’il captive. Deux volumes sont déjà en ventes. Les couvertures sont très chouettes ; les couleurs vives et les poses en profils des personnages, rendent ce manga encore plus atypique. Le 3ème volume est prévu pour le 3 Décembre 2021. Cette fois, Aira Shiratori est à l’honneur. Avis 🌟🌟🌟🌟🌟 J’ai découvert ce manga sur le site scantrad. Les lecteurs sont globalement satisfaits de cette œuvre. Outre le chara-design des personnages, la patte graphique offre une profondeur bluffante aussi bien aux scènes d’horreurs que lors de situations comiques. Les concepts des pouvoirs, extraterrestres et spirituels, sont originaux sans en faire trop (la technologie extraterrestre avec ses transformations mécaniques, manifestations des pouvoirs spirituels à l’image de ses esprits). Les paysages, les expressions, les scènes de suspense et de chaos sont rendus presque réels grâce à l’emploi des différents tons de gris, et aux traits appuyés et abondants. Je parle souvent des visages, parce que je trouve que l’auteur les réussi très bien ; les aliens ont des traits simples, parfois hors normes, avec un sourire inquiétant, dignes d’un film d’horreur. Au contraire, les esprits bénéficient d’un visage plus complexe, jouant sur les ombres, le regard, les rides. Si les genres (horreur, humour) et les thèmes (esprits, aliens) ne semblent pas être en corrélation de prime abord, ils sont en réalité habilement maniés par l’auteur. Une alliance supposée tirée par les cheveux, devient alors crédible à la lecture du récit. C’est une histoire très agréable à suivre, qui prend son temps pour dérouler ses intrigues, contrairement à d’autres récits, qui annoncent la couleur dès les premières pages de leurs histoires. Ce manga est la pépite de cette année 2021, parmi toutes les nouveautés shōnen que j’ai pu découvrir sur scantrad. L’histoire est rendue au chapitre 33, avec un nouvel arc (qui a débuté au chapitre 28) qui s’annonce aussi fort que les précédents. Les aliens et les esprits seront-ils de la partie ? Le nouveau personnage introduit sera-t-il récurrent ? Si oui, quel rôle et/ou quel pouvoir domptera-t-il ? N’hésitez pas à partager, les nouveautés, vos avis et vos impressions sur ce fil. Je serais heureuse d’en discuter avec vous. Vous pouvez retrouver ce manga aux adresses ci-dessous : Version anglaise par : https://mangaplus.shueisha.co.jp/titles/100171 Version française par : https://scantrad.net/dandadan
  2. Sublime ! Gege Akutami a toujours su insuffler cette aura de puissance et de « badasserie » jusque sur les couvertures des tomes. Je n’ai pas encore fait la connaissance de ce personnage, mais il me transperce déjà.
  3. J’ai visionné le 1er épisode. Je l’ai trouvé captivant. Je suis impatiente de connaître la suite de l’histoire. Je vous remercie pour cette découverte. Par curiosité, j’ai aussi regardé l’épisode en français. La version française n’a pas à rougir face à l’originale. Les voix et les traductions sont convaincantes. Moi qui ne suis pas à l’aise avec les séries animées doublées en FR, cet animé est aussi bien réalisé à ce niveau-là. L’histoire de Vi et Jinx est assez surprenante, puisque je n’imaginais pas de lien entre ces deux personnages. Comment Powder est devenue cette criminelle déjantée et destructrice ? Ce premier épisode donne déjà une petite direction, puisque de sa maladresse, l’enfant provoque déjà le chaos… Bien qu’elle ne soit pas ma préférée, Jinx reste l’un des personnages les plus célèbres de League of Legends. Elle partage des similitudes avec une autre criminelle délurée d’un tout autre univers aussi ensorceleur ; Harley Quinn. Il est donc plus facile de se laisser emporter par cet animé, haut en couleur et musiques. J’ai, autrefois, joué à LOL. À mes yeux, le jeu ne fut pas assez immersif, et la communauté ne m’a pas donné envie de m’y accrocher, non plus. Toutefois, j’ai lu que Riot Game prépare un MMO pour 2022. J’ai toujours apprécié et suivi cet univers phénoménal. Les cinématiques à l’occasion de la sortie d’un chapitre, d’une saison, d’un personnage, ou encore les vidéos mettant en scène les champions devenus « superstars » le temps d’une chanson. Tout ce qui entoure le jeu est très réussi, plus que le jeu lui-même… Le compte Youtube de League of Legend regorge de vidéos sympathiques. Une jolie façon d’entrer et de s’attacher à cet univers.
  4. Suite à la fermeture du site Catmanga, qui s’occupait de la publication des chapitres de Tokyo Revengers en anglais, le site Mangadex prend le relais. Vous pouvez retrouver le chapitre 231 ici https://mangadex.org/chapter/7909b5c2-a51b-4fc3-b797-f840c7a08e39/1 La couverture du tome 25 a été confirmée. Elle met à l’honneur Draken, l’un des personnages les plus populaires de la série (et mon favoris). Ce tome devrait couvrir les chapitres 216 à 224. Si dans les derniers chapitres, Draken a bel et bien succombé, un retournement de situation est encore possible. Cette couverture semble lui rendre hommage. Il s’agit de la 3ème couverture pour ce personnage, qui fut à l’honneur aux tomes 4 et 13.
  5. Peux-tu partager ta source ? Je n’ai rien vu de tel, seulement l’annonce du film fait en début d’année, peu avant la fin de l’animé. Aucune date, ni synopsis n’ont été divulgués. Si c'est le cas, je trouve que c'est une bonne nouvelle. Yami est un personnage que j'apprécie beaucoup, son lien avec Asta est attendrissant. Asta est un jeune garçon qui rêve de devenir Mage-Empereur. Il a pour rival son meilleur ami Yuno, disposant d’une magie élémentaire et d’un esprit à ses côtés. Asta, hérite d’un étrange pouvoir, craint par sa communauté. Naruto, One Piece, Fairy Tail, et quelques autres shōnens populaires ont aussi des histoires simples. Ils ont pourtant dépassé les 500 chapitres, en parvenant à distiller des intrigues, ici et là. L’auteur a expliqué que les pouvoirs s’éveillaient grâce à l’entraînement, mais aussi lors de chocs émotionnels importants. Les derniers chapitres ont superbement démontré l’éveil de Noelle. Megicula était destinée à s’entrechoquer face à la famille Silva. L’entraînement de Magna s’est avéré payant face à Dante. Le nouveau grimoire de Yuno (je m’excuse, je ne connais pas la suite de l’histoire, j’ai été spoilée malgré moi) semble tendre vers la double magie. Ce n’est pas une exclusivité, puisque Charmy détient une double magie grâce à son héritage (nain/humain), le royaume de Diamond et ses expériences scientifiques ont fait de Mars et Fana des utilisateurs de deux magies. À Spade, les hôtes Zogratis avaient aussi deux magies. Ce développement laisse place à des questionnements et à une évolution cohérente de l’histoire. Je suis d’accord avec toi. Outre la puissance, Asta et Yuno ont encore beaucoup à apprendre. Asta semble toutefois légèrement supérieur. Yuno reste très individualiste, mais tend à devenir plus protecteur, notamment avec les membres de sa compagnie. Asta a toujours eu du cœur, et le désir de protéger les plus démunis.
  6. Dans le chapitre précédent Au village, les Kurama soufflent le feu, Mais le malheur ne vient jamais seul. CHAPITRE XIII ÉTINCELLES D'ESPOIR, FEU DU DÉSESPOIR. Cette journée s’annonçait pourtant pleine de félicité, malgré les quelques racontars. Les habitants du village se préparaient à vivre des jours plus longs et plus doux à mesure que le printemps filait, et que se dessinait l’été. Le vent apportait avec lui, les chuchotis d’un prochain agrandissement communautaire. Malheureusement, le ciel en avait décidé autrement. Un bruit sourd et une lumière vive, transformèrent cette journée en chaos. À nouveau, les habitants s’interrogeaient, non pas sur la nature de l’événement, mais sur l’identité de l’ennemi. Il était plus difficile d’embabouiner les villageois après avoir accumulé autant de malchance, ces derniers mois. Lorsque Madara revint au village en conquérant, les habitants, étonnés, s’arrêtaient pour l’observer. On murmurait, le félicitait, le saluait à son passage. Mais quelle était la raison de cet emballement ? Après avoir mené sa mission à bien, le chef Uchiha rentrait avec un butin de guerre d’une grande valeur. Il portait sur son épaule, une femme ligotée, et manifestement blessée. Qui est-ce ? Murmuraient certains. Elle ne ressemble pas à une femme du pays ! Remarquaient d’autres. Comme d’habitude, il ignora les remarques, filant tout droit vers les geôles. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Qui est-ce ? Interrogea Hashirama. C’est le respons… Ohh, je sais ! C’est ta petite amie ? Petit coquin, tu ne… ! Hashirama d’humeur taquine, jugea que le moment était bien choisi pour faire un trait d’humour. Mal lui en a pris, Madara lui colla son poing à la figure. L’air de rien, ce dernier reprit : Il s’agit du responsable de tout ce désordre. … Il devrait se dérider un peu… Il m’a probablement cassé le nez ! En… En es-tu sûr ? Oui. Soigne-là. Je croyais… Soigne-là, juste un peu. Nous allons l’interroger. Son acolyte s’exécuta. Malgré tout, il avait encore du mal à croire en la culpabilité de cette femme. Parle-moi d’elle. L’équipe de Tobirama est revenue avec les cadavres de nos camarades, et des civils… Cette femme était accompagnée d’une équipe de quatre hommes utilisant des techniques élémentaires distinctes. Ils étaient organisés, rapides… Au point de ne laisser aucune chance de riposte à leurs adversaires. Impressionnant. Et elle ? Elle utilise le ninjutsu aussi. Techniques d’eaux, et… Elle dispose d’un don héréditaire très rare. Ohhh ?! Qu’est-ce donc ? La vapeur. C’est, en effet, très rare ! Mais il n’y a pas que cela. Son style est d’un genre particulier. Qu’entends-tu par-là ? Hozuki. Quoi ?! Hozuki ? Comme le clan Hozuki du Pays de l’Eau ?? Hn… Elle a la capacité de liquéfaction. Misère, il ne manquait plus que ça ! On a déjà bien du mal avec nos propres clans pour qu’un autre clan étranger se mêle de nos affaires… Quelques secondes furent suffisantes pour effacer les traces de brûlures, engendrées par les flammes noires. Le Senju se releva et ôta son haori. Il recouvrit la jeune femme, dont la tenue calcinée, découvrait un peu plus son corps. Madara, lui, enroula des sceaux marqués des kanjis « altération », autour de ses bras et de ses jambes. Parfait. Elle ne sera pas en mesure d’utiliser son chakra. L’Uchiha s’adressa ensuite aux gardes : Installez-là dans sa cellule et ne la quittez pas des yeux ! 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 A-t-elle parlé ? Shinku, passablement en colère, interrogea les fondateurs, à peine venaient-ils de passer les portes de la pièce. La nouvelle avait fait le tour du village, contraignant les maîtres à se réunir au palais. Bien malgré les conseils avisés du vieux Sarutobi, le reste du groupe avait du mal à contenir son impatience. Il imaginait toutes sortes de scenarii. Nous n’avons pas encore pu l’interroger, répondit Hashirama. Qu’attendez-vous ?! Commencez par baisser d’un ton, menaça l’Uchiha. Deux de mes hommes sont morts !! Vous n’êtes pas le seul. Installons-nous d’abord. Nous avons besoin de vos éclaircissements ! Conseilla Shèn. La kunoichi, d’apparence calme, bouillonnait intérieurement. Elle n’avait aucune intention d’aider le village à se dépêtrer, mais elle s’interrogeait sur la nature de cet acte. Ça ne peut pas être Bonjin-Sama. Après tout, parmi les shinobis assassinés, il y a des membres de mon clan… Madara-Sama, vous avez été sur le terrain. Pouvez-vous nous en dire plus ? À nouveau, l’Uchiha se confia. Au fil de son récit, le groupe semblait tomber des nues. Shinku s’exprima encore : Cette femme appartiendrait au clan Hozuki du pays de l’Eau ? Je n’y crois pas une seconde ! Pourtant, elle a démontré des capacités propres à ce clan ! Rétorqua Hashirama. Pourquoi des clans étrangers viendraient dans notre pays ? Interrogea Chūshin. Tobirama m’a dit un jour que les clans étrangers tendaient à disparaître, elle a peut-être fui son pays. Je ne vois pas l’utilité de spéculer… Messieurs, il nous faut l’interroger. Elle ne s’est pas encore réveillée. Lorsque ce sera fait, elle goûtera à mes sharingans. Si vous ne voyez pas d’inconvénient, je souhaiterais le faire. Cette demande de Shèn, cloua le groupe. Les Kurama étaient d’excellents espions, mais ne possédaient aucune habilité quant à l’art d’interroger. Dame Shèn, il y a-t-il une chose dont vous voudriez nous faire part ? Interrogea Sasuke. D’apparence douce, le vieil homme était aussi agile et malin que les animaux qu’il élevait. À ses yeux, cette demande n’était pas anodine. Ses décennies d’expériences furent suffisantes pour éveiller sa méfiance. Hahaha. Messieurs, mon clan est expert dans le domaine… De l’espionnage ! Coupa Madara, suspicieux. Tout à fait ! Mais je souhaiterais étendre nos capacités grâce à des illusions et à nos herbes. Vous croyez que c’est le moment de se faire les dents sur une kunoichi qui détient des réponses indispensables ?! Shinku ne décolérait pas. Madara-Sama dispose d’une pupille parfaite pour faire cracher le morceau ! Il n’y a pas à tergiverser ! Madara-Sama est celui qui doit conduire cet interrogatoire ! Et le plus tôt sera le mieux ! Calmez-vous, Shinku-Sama ! Tenta Hashirama. Certainement pas ! Avez-vous oublié que Habu Hagoromo s’est suicidé alors même qu’il était saucissonné dans sa cellule, sans aucune chance de fuite ?! Allons, allons ! Shinku-Sama, il faut vous calmer. Cette femme est ligotée et surveillée. L’homme se rassit. Après quelques secondes de silence, Hashirama prit la parole sur la suite de ce sujet épineux : Bien. Parlons de ces civils morts sur nos chemins. Silence Les civils étaient morts depuis plusieurs jours, au contraire de nos sentinelles. Cet incident a révélé un grave manquement. Et je suppose qu’il faut trouver un coupable ? Lâcha Shèn. Il ne s’agit pas de s’accuser, mais de… C’est pourtant ce que vous essayez de faire. Les clans fondateurs et les Sarutobi ne peuvent pas être accusés. Il faut chercher de notre côté ! Allons Dame Shèn, je n’ai encore rien dit. J’expose des faits. Soit. Exposez ! Aucun rapport n’a fait mention d’attaque ces derniers jours. Cela signifie deux choses : soit nos sentinelles ont caché intentionnellement ces faits, soit elles n’ont pas fait leurs rondes. C’est bien ce que je dis, vous essayez de faire porter le chapeau à l’un d’entre nous ! Madara, silencieux, observait la kunoichi. Il ne la lâchait pas du regard, et cette dernière se savait étudiée. De nature méfiante, le shinobi était doté d’un effroyable sixième sens, qui ne le trompait jamais. Kurama Shèn. Silence. La tablée observait l’Uchiha. À quoi jouez-vous ? Je vous demande pardon ? Maudit Uchiha… Ce gamin est sur le point de me percer à jour ! Gardons notre calme, il ne fonctionne que par preuve concrète. Vous voulez d’abord interroger la détenue, et maintenant, vous essayez de nous monter l’un contre l’autre. Hahaha. Ce n’est absolument pas mon intention. Vous vous méprenez, Madara-Sama. J’essaye juste de défendre mon clan. Le vieux singe se leva, marchant vers la sortie. Il était las de cette conversation qui tournait en rond. Il dit : Soit nous acceptons de discuter de manière civilisée sans se sauter à la gorge, soit je retourne à mon quartier. J’ai du travail et un enfant à pleurer. Maître Sarutobi, attendez, je vous en prie ! Supplia Hashirama. … Nous sommes tous éprouvés… Le vieil homme s’arrêta aux portes. Et je le comprends. Nous devons pourtant demeurer unis, face au shōgun, et face à tout autre ennemi. Maître, une fois de plus, vos paroles sont sages. Pardonnez mon attitude ! S’excusa le leader Yuhi. Sasuke fit demi-tour, et se réinstalla à sa place. Après cela, la conversation se fit plus fluide et agréable. Si ces villageois sont morts depuis plusieurs jours, cela implique de nombreuses équipes. En effet ! C’est tout un dispositif qui est défaillant… Pour comprendre, je pense qu’il faudrait interroger les chefs d’équipe. Oui, et fouiller les postes. Finalement, le groupe parvint à une solution. Shèn retourna à ses quartiers, la tête pleine de doutes. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Au milieu de l’agora du district Kurama, Shèn faisait face à son clan. Les civils assis, les guerriers têtes inclinées et genoux au sol, écoutaient attentivement leur chef. Nos efforts n’ont pas été concluants. Les clans restent unis malgré les rumeurs et tentatives de sabotages. Impliquez-vous davantage. Nous disposons de peu de temps. Madame, il y a des combats dans le village, et nous avons éveillé l’animosité de beaucoup de guerriers jusqu’ici. Je le sais. Continuez. Oui. Qui est de garde aux Archives ? Quelques shinobis se levèrent. Les informations que vous m’avez données ne sont pas exploitables. Il est possible que ce Tobirama ait consigné ses observations sur les Uchiha et leur dōjutsu. Trouvez-les ! Oui, madame ! Qui est de garde à la prison ? D’autres shinobis se manifestèrent. La femme. Il faut savoir d’où elle vient, et pour qui elle travaille. Oui, madame. Apportez-moi ces informations avant les fondateurs. La place se vida. Shèn resta seule. Non. Ses doutes l’accompagnaient. Elle se remémora les promesses de Bonjin. 📽️🎬🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ Je suis tout ouïe, Bonjin-Sama. Les Uchiha et les Senju sont individuellement puissants. Mais ensemble, ils sont indestructibles. Ce n’est nullement étonnant, ils forment originellement la première famille shinobi. Je suis surprise. Vous connaissez donc l’histoire ninja ? Oui. Mais là n’est pas le sujet. Je souhaite des informations capitales. Je vois. Vous voulez les démanteler de l’intérieur. Vous êtes remarquablement intelligente. Je ne serais pas à la tête de ce clan, sinon. Dites m’en plus. Votre rôle sera de me confier autant d’informations possibles sur tous les clans du village. C’est tout ? Les Kurama sont des espions, alors faites ce pourquoi vous excellez ! Hahaha. Les Kurama peuvent faire bien mieux. Comment ? Les Kurama brillent en fonction de leur rétribution, messire. Hahahahaha ! Très bien, j’aime ça ! Mis à part les fondateurs, contentez-vous de faire fuir les autres clans. Je me chargerais du reste. 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️📽️🎬 Quelque chose cloche. Que peut-il faire de plus si ce n’est payer des clans pour nous attaquer ? Mais cette femme semble étrangère… La régente marchait seule dans l’agora, réfléchissant. Je dois avoir un coup d’avance sur le village, et sur ce roi… Mais quelque chose m’échappe… 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Sa vue était brouillée. Non. Elle se trouvait dans un endroit peu éclairé. Où suis-je ?! Elle tenta de bouger. Elle ne pouvait pas. Qu’est-ce que ?! Ses mains au-dessus d’elle étaient enchaînées au mur sur lequel elle se reposait. Ses jambes écartées étaient chacune reliée à une chaîne murale. Enfin, sa bouche, séparée par un torchon imbibé, l’empêchait de se blesser intentionnellement. La mémoire lui revint progressivement ; une vive douleur, d’étranges flammes noires, puis le néant. Ses yeux s’habituant à l’obscurité, et ses pieds au touché, elle commença à discerner la silhouette d’une étrange cellule. Hummmmm ! Appela-t-elle. Une cellule de bois ?! Qui est le crétin qui a ordonné la fabrication de cachots en bois ? Après quelques minutes, où elle s’évertua à gémir le plus bruyamment possible, elle entendit des pas. Deux paires de pieds… Madara ouvrit la cellule. Il faisait face à la prisonnière. Son regard narquois semblait la faire enrager. À ses côtés, un homme, légèrement plus grand, et au visage plus doux. Ohh ! Elle a des yeux bleus ! La ferme. … Un shinobi apporta un siège, sur lequel Madara s’installa. Ses sharingans en évidence, il commença son interrogatoire. Ton nom ? Hmmm !!!! On dirait que tu as des choses à dire. Hashirama, retire-lui son bâillon. Le Senju s’exécuta. Tout sourire, il retira le torchon, essuya la salive, lorsqu’elle tenta de le mordre. Du calme, j’essaye de vous aider ! Je vous tuerais pour ce que vous m’avez fait ! Heureusement que vous êtes bien attachée, haha ! S’amusa le Senju. Ton nom ? Son regard passa vers l’Uchiha. Elle décida de lui rendre la tâche difficile. Je ne m’en souviens plus. Tu veux jouer ? Bien. Cet homme te soignera autant de fois qu’il le faudra. Juste un peu pour que tu restes consciente, pas assez pour que tu souffres atrocement. Quant à moi, je me ferais une joie d’utiliser mon dōjutsu, je briserais chaque parcelle de ton esprit jusqu’à avoir les réponses que je cherche. Le regard de Madara changea ; il semblait fou. Hashirama ne paraissait pas en adéquation avec son acolyte, mais garda le silence. J’ai peur… La prisonnière défiait l’Uchiha. Si son regard pouvait tuer, les deux hommes seraient morts. Elle déclara : Je suis une kunoichi, vous ne me ferez pas parler ! Pas même sous la torture ! Tsukuyomi. Et la session débuta. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Kiku marchait à vive allure en direction du district Senju. D’allure furibonde, ses connaissances n’osaient ni l’approcher, ni même la saluer. D’ailleurs, elle ne les voyait même pas. Arrivant près du grand chêne, elle regarda autour d’elle, avant de remarquer une propriété en retrait ; la plus grande du quartier. Ah c’était par-là ! Elle reprit sa marche effrénée, ne se souciant guère des regards étonnés, parfois méprisants des habitants. Elle passa les portes et s’émerveilla malgré elle. Le bâtiment principal visible depuis l’entrée du quartier était si imposant qu’il cachait de nombreux pavillons et des jardins magnifiquement taillés. La jeune fille s’attarda sur une rangée de bonsaï, oubliant pour un temps la raison de sa venue. Mais qu’est-ce que je fais ?! À nouveau, elle regarda autour d’elle, tentant de repérer l’objet de sa convoitise. Les quartiers de Mito sont de ce côté. Cela signifie que cette partie est privée. Alors… Elle prit la direction opposée, empruntant au hasard, un couloir la menant à l’intérieur du bâtiment, s’arrêtant, ici et là, pour vérifier les pièces. Après des minutes de recherches, elle s’écria : Eh vous !! Tobirama s’arrêta, et observa la petite furie, courant dans sa direction. Je vous trouve enfin !! Qui es-tu ? Ne me tutoyez pas !! … Bon, je suis Uchiha Kiku. Et je suis ici pour vous dire vos quatre vérités ! Je n’ai pas le temps de jouer avec une enfant. Rentre chez toi. Ne me méprisez pas ! Vous en avez assez fait. À cause de vous, le village est sens dessus-dessous ! Tu ne sais pas de quoi tu parles, gamine. Pour la dernière fois, rentre chez toi. Tobirama n’avait nullement l’intention de discuter. Encore moins avec un Uchiha. Vous êtes un dirigeant, mais vous transpirez la haine ! Je ne vous laisserai pas détruire mon clan. Vous n’avez aucune idée de l’impact de vos mots sur mon peuple. Alors moi, je vais vous donner un conseil, et vous feriez mieux de le suivre ! Cessez de vomir votre immonde haine sur mon clan ! Que se passe-t-il ici ? Mito avait entendu des cris. Alors, elle s’était approchée. Il n’y a rien. Elle allait s’en aller, répondit Tobirama. Surement pas ! Cela suffit, Kiku ! Gronda la princesse. Quoi ?! Tobirama-Sama, veuillez excuser mon amie. Belle-sœur, tu devrais la raccompagner. Mito, avec tout le respect que je te dois… Reste en retrait. Tu ne sais pas ce qu’il a fait ! Nous pouvons en discuter calmement. Mais pour l’instant, Tobirama-Sama n’est pas… Parfait ! J’irais voir votre chef. Sur ces mots, la jeune fille tourna les talons. Mito salua brièvement son futur beau-frère, avant de rattraper son amie. Kiku, attend ! … Attend, s’il te plaît ! La rouquine attrapa le bras de son amie, la faisant s’arrêter. Cette dernière se retourna, les larmes aux yeux. Cet état désarma légèrement l’Uzumaki. Je t’invite à boire un thé. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Devant son thé, Kiku tentait de se calmer. Un mélange de colère et de tristesse l’envahissait. J’ai ajouté du miel. C’est comme ça que tu l’aimes, n’est-ce pas ? … Parle-moi, Kiku. Tu ne comprendrais sûrement pas… Seulement si tu ne m’expliques rien. … Il y a toujours eu des rumeurs sur notre compte. Depuis que nous habitons ce village, nous avons toujours été victimes. Je sais qu’une partie des habitants en font fi, mais elles nous atteignent malgré tout. Et j’apprends que Tobirama Senju est le principal instigateur de ces rumeurs… Mais tu sais qu’une partie des Senju ne sont pas du même avis que lui, n’est-ce pas ? Est-ce que ça sera toujours le cas ? Nous avons l’impression d’être sur la sellette à chaque instant. Tobirama-Sama a vu sa fratrie se faire anéantir par les Uchiha, alors qu’ils n’étaient encore que des enfants. Ce n’est pas une exclusivité. Nous aussi, nous avons perdu des proches de la main des Senju ! Il a besoin d’un peu plus de temps pour s’accoutumer. Tu défends l’indéfendable, Mito… … Je suis amie avec des tas de personnes, peu importe leur clan. Mon père et mon frère sont morts de la main d’un de ces clans. Je n’ai pourtant aucune haine à leur égard… Mito n’avait pas de mot. Elle était d’accord avec son amie. Néanmoins, elle ne souhaitait nullement d’incident diplomatique. Tobirama restait un homme difficile à convaincre. Elle se remémora les paroles de Ran Sarutobi. Nous sommes différentes des hommes, parce que nous n’avons pas foulé le champ de bataille, Kiku. Mais c’est notre devoir de les apaiser et de les aider à faire la paix. Alors j’ai une proposition ! Qu’est-ce donc ? Nous allons reprendre ton idée du repas dans ton quartier, et le transposer au village… Un festival ? Oui ! Tu crois que ça va calmer cet ours mal léché ? Nous ne le saurons pas sans avoir essayé ! Je veux bien essayer, mais c’est la dernière fois. Après cela, je convaincrais mon clan et Madara-Sama que nous n’avons plus notre place dans ce village ! Allons Kiku, pas besoin d’aller jusque-là pour un seul homme. Tu donnerais raison à Tobirama-Sama… … Je ne l’aime pas… Hahaha ! Kiku avait repris du poil de la bête. Elle aimait organiser et diriger. Peut-être qu’un nouveau regroupement ferait du bien au village ? 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Des cris, des tremblements, des soubresauts. Le cœur d’Hashirama s’emballait après une après-midi de discussion musclée avec la kunoichi. Cette session de torture avait fini par l’atteindre. Il décida de couper Madara dans ses expérimentations : Ça suffit ! C’est une femme, Madara ! C’est une kunoichi… … Elle a des informations importantes, et elle va les cracher, j’ai tout mon temps. Je ne peux plus te laisser faire, il y a d’autres moyens ! Oh ?! Laisse-moi deviner…. Un repas chaud, une cellule confortable, promenade libre au beau milieu du village ? … Tu n’apprends jamais de tes erreurs, Hashirama. Il te faut encore combien de morts pour que tu comprennes que tes méthodes sont mollassonnes ! Tu as jusqu’à la tombée de la nuit. Je prendrai le relais si tu n’as aucune information ! Hashirama quitta les geôles sur ces mots. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Le soleil se couchait, l’air frais du soir parvenait par courant d’air, faisant frissonner la prisonnière, malgré elle. Madara n’en avait cure. La prisonnière non plus. Cette dernière possédait d’ailleurs un esprit puissant… Tout du moins, suffisamment résistant aux pupilles écarlates. L’Uchiha s’était heurté à une multitude de verrous alors qu’il se baladait dans sa tête. Malgré cela, il la sentait s’amoindrir. Hehehe. Vous voyez… Fl… Flou ? … On dirait que… L’uti… L’utilisation de vos pupilles… Vous… Commence à vous coûter… Cher… Hahaha ! Madara lui assena un coup de pied au visage. Elle cracha hargneusement du sang. Provoquante, elle répliqua : Encore… Avec plaisir. L’homme recommença encore, et encore, mêlant torture physique et mentale. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 L’aube approchait. Madara n’en démordait toujours pas, répétant pour la énième fois ses questions. Il sentait que sa prisonnière n’allait plus tarder à se mettre à table. Il prit un torchon et effaça ses larmes de sang. Observant le tissu, il réalisa que cette kunoichi n’avait probablement pas tort. Sa vue se troublait… Des questions plein la tête, il oublia pour un court instant sa mission. Il faudrait que j’en parle aux médecins du clan… Ce n’est peut-être pas grand-chose. Je… Je veux… Négocier… Je n’avais jamais eu une si vive douleur après l’utilisation de mon sharingan sous sa forme première… Je veux négocier !! Revenant à lui, il contempla la kunoichi. Ses cheveux de jais aux reflets bleutés, étaient défaits, cascadant jusqu’au bas de son dos. Ses yeux d’ordinaires bleus comme les océans, avaient pris une teinte orageuse. Reflétaient-ils son humeur ? Sa peau autrefois pure et laiteuse, était parsemée de brûlures, blessures, et traces de sang. Ses poings étaient ensanglantés, après les avoir serrés si forts, jusqu’à plantés ses ongles dans ses paumes. Le shinobi lui trouva un certain charme. Sans pitié, il répondit : J’ai bien peur que ça ne soit trop tard. A… Asatsuyu. … Je m’appelle… Asatsuyu. Je n’en ai que faire de ton nom. C’est… La… Première question… Que… Que vous m’avez posé…. … … Je veux… Négocier !! Le shinobi se leva et quitta la cellule, alors qu’Hashirama faisait son apparition. J’ai… J’ai des informations de valeurs… Le duo s’arrêta. La jeune femme ajouta : Mon employeur…. Votre Shōgun m’a… Elle s’évanouit, épuisée par une journée intense.
  7. Je suis d’accord avec toi. Le pays de Yami et le ki. J’avais trouvé ce développement très intéressant, puisqu’il classait Yami « presque » au-dessus des autres capitaines. Alors j'espère voir un arc centré sur ce pays lointain, un jour. Le manga a laissé entrevoir d’autres idées qui pourraient être adaptées en arc : Les origines de Charmy qui est un être hybride mi-humain et mi-nain ; Avec Charmy, les elfes et les démons, l’auteur peut aussi bien introduire d’autres créatures magiques et en constituer autant d’arcs ; L’apparition du dernier esprit élémentaire lié à la terre ; Le Royaume de Diamond, seul encore inexploré, qui a été réduit à néant par Zenon, et abandonné par Morris. Pourquoi ne pas réintroduire Mars, Fana et Fanzell dans une nouvelle quête ? Ce dernier arc a pour but de sauver les Capitaines Yami et Vengeance, sans toutefois explorer le monde des démons. Alors peut-être qu’on aura un jour un arc où nos héros pénètreront ce monde. Je pense que ce manga peut autant produire d’arcs que Edens Zero ou One Piece, puisque l’histoire raconte l’épopée d’un jeune garçon rêvant de devenir Mage-Empereur. C'est pourquoi je pense que Black Clover a encore de beaux jours devant lui.
  8. Bonjour Talib Kweli, Je suis navrée de ne pas avoir remarqué ce message avant. Je suis touchée et émue, car j’ai ressenti ce « gouffre sans fond », il y a quelques années. J’ai vécu un drame familial, et je me suis sentie chutée, parce que j’ai pris conscience que je n’avais plus de famille sur cette Terre. De ce fait, quoi que j'entreprenne, j’étais incapable de me relever. Avec du temps, je suis néanmoins parvenue à me remettre sur les rails. J’ai commencé par coucher mes maux sur un cahier, puis je me suis racontée mon histoire (et ce fut un passage très douloureux). Enfin, je me suis lue à haute voix. Faisant ainsi, j’ai donné vie et accepté mes difficultés. L’écriture était ma bête noire ; elle est devenue l’une de mes passions. La passion, c’est la vie. Et c’est exactement ce dont une personne a besoin. Pour reprendre vie et dépasser sa dépression, il faut avoir l’envie. L’envie d’écrire, de chanter, de jouer, de voyager, de rencontrer des personnes, d’entreprendre, etc. Cette envie peut se muer en passion, ou en déclencher d'autres. La passion peut parfois donner des ailes. Psalmodie toi des mots d’encouragements (par écrit ou à haute voix), remarque tes propres efforts, tes réussites (même minimes), ne t'éloigne pas de ton entourage. J’ai voyagé, j’ai rencontré, j’ai entrepris et je me suis posée. J’ai encore beaucoup de travail à faire, et je ne suis pas au bout de mes peines. J’espère toutefois, que mon partage t’aidera un peu. Bon courage.
  9. Dans le chapitre précédent Les clans réaffirment leur union face au Shōgun. Les femmes souhaitent, elles aussi, s’illustrer. CHAPITRE XII NUAGES DE RÊVES, PERLE DE PLUIE. Je n’arrive pas à croire ce que tu me dis ! Eh bien si, cet œil rend instable. D’ailleurs, ça se voit… Oui, tu as raison. On dirait qu’ils sont possédés quand ils se battent ! C’est effrayant… Comment nos chefs peuvent laisser des bombes à retardement se promener dans notre village ?! Hashirama-Sama a bon cœur. Notre maître souhaite certainement les sauver. Tu parles… Je comprends mieux pourquoi Tobirama-Sama souhaite les rejeter. Bien sûr ! Il n’agit jamais sans raison ! Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ! C’est juste une lutte de pouvoir, rien de plus ! Qu’est-ce que tu en sais, toi ?! Les Yuhi sont les chiens des Uchiha ! Quoi ?! Répète un peu ! Hashirama-Sama n’est pas intéressé par le pouvoir ! Tsk… Pourquoi est-il chef alors ? Il est né pour nous guider ! Hahahaha ! Vous êtes si naïfs ! Laissons de côté les Uchiha. Avez-vous entendu les rumeurs sur les Hatake ? Voilà quelques jours que des commérages en tout genre frappaient le village. Tous les clans se retrouvaient en ligne de mire. Une véritable zizanie. Cependant, en bon shinobis obéissants qu’ils étaient, seuls les mots cognaient. Pour l’instant. Izuna n’était pas un guerrier obéissant. Il était aussi chaud que les flammes qu’il soufflait. Faisant face au leader Senju, une nouvelle fois, son visage déformé par la colère, il menaçait d’exploser à tout moment. On y est… Encore !! Allons Izuna, rien de tout cela n’est vrai ! Les rumeurs naissent d’une part de vérité, aniki ! Voilà presque deux ans que nous vivons en communauté, s’il devait y avoir trahison, cela serait fait depuis belle lurette. C’est ton frère ! Il est plein de haine, et il la transmet aux membres de ton clan ! … Je te le jure que je vais craquer et le… Choisis consciencieusement tes prochains mots, Izuna. Je vois. Alors les Senju ont le droit de cracher sur les Uchiha, mais quand on menace les vôtres, c’est une autre histoire… Tsk… Quel hypocrite tu fais ! Mon petit frère… Rien à faire ! Ton frère est un homme et un shinobi ! S’il s’amuse encore à comploter, je le tuerai ! Cette fois, ses sharingans faisaient miroiter ses ressentiments. Izuna était l’un des rares membres de son clan à avoir éveillé le « Kaléidoscope », lui conférant des pouvoirs pharamineux. De ce fait, ses menaces n’étaient jamais à prendre à la légère. Hashirama n’était pas impressionné. Après tout, n’était-il pas le rival de Madara ? Le Senju était tout autant capable de destruction que les deux frères. Je tâcherais de remettre de l’ordre. … Tu as ma parole, Izuna. Parfait. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Non loin du village, dans un abri, judicieusement installé à l’intérieur même d’un grand arbre, des shinobis attablés jouaient aux cartes et buvaient du saké. Un moment de détente interdit, en attendant l’arrivée de la relève. Le perdant se coltine la prochaine ronde ! Surement pas ! Tu aurais dû le dire avant de commencer la partie ! Haha ! Calme-toi, tiens, reprend une coupe ! Ça va… Hik… Te détendre un peu ! Et toi, tu devrais y aller mollo ! Tu commences à t’embrumer… Oui, ralentit. Il ne faudrait pas que tu rentres au village complétement grisé. Les postes de garde étaient situés aux points névralgiques du territoire. Des groupes de sentinelles alternaient continuellement. Les villages alentours étaient aussi brièvement surveillés. Dernièrement, les chefs de clans avaient pris des dispositions supplémentaires en surélevant et camouflant ces points. Les sentinelles, équipées de nouveaux outils, avaient reçu de nouvelles tâches visant à prévenir toutes attaques. Hélas, ces agencements n’empêchèrent guère une découverte macabre, près du village d’Ensousha. Merde, qu’est-ce que c’est que ça ? Qui a fait ça ? Attends, du calme ! Regarde, le sang est caillé… Et l’odeur… Mais… Ils sont morts depuis plusieurs jours ! Le groupe pâlit. … Pourquoi… Pourquoi ne l’a-t-on pas remarqué plus tôt ? C’est toi le chef d’équipe, non ?! Qu’est-ce que ça veut dire ?! Près du village de Shukuba, d’autres sentinelles faisaient le même constat. Des cadavres de civils jonchaient les routes qui menaient au village shinobi. Ils sont morts. Très bien, on se sépare en deux groupes. Le premier, retourne au poste pour envoyer un signalement. Les autres, avec moi. J’ai une autre proposition… Aussitôt, les guerriers s’armèrent. Ils se rassemblèrent. Que diriez-vous d’une exécution ? Devant eux, une femme avec une ombrelle et quatre hommes capés et masqués. Ils étaient apparus comme par magie. Qui es-tu ? Que veux-tu ? Parle, femme ! L’inconnue plaça son ombrelle devant elle et la fit tournoyer, disparaissant soudainement. Elle réapparut depuis le ciel, faisant pleuvoir des aiguilles meurtrières. Les guerriers tentèrent de les éviter en se séparant. Grand mal leur en a pris, car ils furent aussitôt encerclés par les quatre hommes : Barrière de terre ! Le souffle divin ! Meurtre électromagnétique ! Boules de feu ! Cette rencontre ne dura quelques secondes. Une exécution parfaitement orchestrée. Les mystérieux assassins tournèrent les talons sereinement. La jeune femme qui ne se départait jamais de son sourire, faisait tournoyer son ombrelle en fredonnant un air mélancolique. Alors qu’ils s’éloignaient, un bruit sourd suivit d’une vive explosion rougeâtre envahie le ciel. Dans un dernier élan de volonté, un survivant utilisa son bambou de foudre, avant de rendre son dernier souffle. On va avoir de la visite. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Au village, les entraînements supervisés par les capitaines, et quelques têtes dirigeantes prenaient des airs de règlement de compte. Madara, observait un combat, faisant fi des regards haineux que s’envoyaient les shinobis. Il était devenu las de ces rumeurs. Plus que les autres clans, les Uchiha étaient une cible facile depuis la création du village. Le sharingan, faisait des jaloux. Il était plus aisé de le qualifier d’anomalie, à défaut de ne pouvoir lui trouver un pendant. Ça suffira pour aujourd’hui. Saluez-vous ! Ordonna Madara. Les shinobis s’exécutèrent. Alors que le chef Uchiha s’apprêtait à délivrer des conseils, le ciel gronda avant de s’illuminer. Qu’est-ce que c’est que ça ? Questionna Kagami. Des bambous de foudre, lui répondit son leader. … C’est la direction de Shukuba… Une attaque ?! Probablement. Kagami, prépare une équipe. Attendez-moi aux portes du village. Dans cinq minutes. Oui, maître ! Madara fila au palais. Hashirama et quelques chefs de clans y étaient déjà. Oh Madara ! Tu tombes bien… Je m’en occupe ! Coupa l’Uchiha. Bon… Très bien ! Dans ce cas… J’y vais aussi ! Coupa cette fois-ci, Tobirama. Pas besoin, Kagami monte déjà une équipe. Tsk… Veux-tu cueillir tous les lauriers ?! Une équipe est amplement suffisante. Même dans les hautes strates, les rumeurs faisaient des ravages… Allons, allons ! Messieurs, nul besoin de se fâcher pour si peu, intervint le vieux singe. … Madara-Sama ira, puisqu’il a déjà une équipe de prête. Tobirama-Sama, rassemblez quelques médecins. Ils ne seront pas de trop, n’est-ce pas ? Hn… 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Alors que Tobirama se préparait, Madara et ses équipes filaient vers la zone d’où avait été envoyée l’appel. Un groupe de sentinelle, des civils, des charrues, des animaux. Tout n’était que destruction et mort. La vue des cadavres en putréfaction, les odeurs du sang et de brûlé prenaient le groupe aux tripes. Kagami s’avança pour examiner les civils. Madara, s’approcha des shinobis. Madara-Sama, les civils sont morts depuis un moment… Évidemment. La question est de savoir pourquoi on ne le sait que maintenant ?! Ils ont été tués avec des armes blanches. Aucune trace de ninjutsu. Tout le contraire des sentinelles. Ils ont été tués avec des techniques élémentaires, et ces aiguilles. Ils n’ont pu porter aucun coup… À peine pu se défendre. … Maître, il y a un Uchiha. Oui. Encore… Madara restait calme, au contraire de son acolyte, dont les sharingans brillaient dangereusement. Peux-tu m’en dire plus sur les civils ? Interrogea le leader. … Oui. Je doute que cela soit des malandrins. Ces villageois ont encore leurs bourses et objets de valeurs…. Les charrues sont encore pleines. Le chef se releva, et observait les environs, ses sens en alertes. Madara-Sama, je n’ai pas le souvenir d’avoir lu un rapport attestant d’attaque sur des civils. Moi non plus…. … Kagami, prend la moitié de l’équipe et allez au poste de garde le plus proche. Envoie un message au village. Bien Maître. Qu’allez-vous faire ? L’autre moitié reste ici pour surveiller. Tobirama ne va pas tarder à arriver avec les secours. Je vais aller voir aux alentours, quelque chose me dit que l’ennemi est dans les parages. D’accord. Kagami. Oui ? Sois vigilant. Ils sont bien organisés et rapides. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Mito était bien matinale. Depuis peu, elle se sentait presque à sa place. Dans le quartier, certaines femmes s’étaient mises à la saluer, quand d’autres continuaient de l’ignorer superbement. L’été était presque-là, alors elle profitait des derniers jours de fraîcheurs. Entrant dans le bureau de son fiancé, elle tomba sur Tobirama. Tobirama-Sama ?! Belle-sœur, que fais-tu ici ? Toujours aussi froid et méfiant… Je suis à la recherche de Toka. Puisqu’elle est conseillère, j’étais sûre de la trouver ici. Oui, quand elle ne s’entraîne pas. Oh. Tu devrais aller voir aux terrains d’entraînement. Très bien, merci. Un conseil… !? Chausse-toi de zōri… Haha ! Merci ! Mito fit demi-tour. Décidant d’écouter les sages paroles de son futur beau-frère, elle regagna sa demeure avant de visiter Toka. De son point de vue, Toka n’avait rien à envier à Tobirama. Ils avaient tous les deux le même tempérament. La princesse aux cheveux de feu était même persuadée qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Dommage qu’elle soit kunoichi… Cette époque brillait par ses règles archaïques et cruelles. Les femmes en payaient le prix, même si elles étaient conditionnées à accepter leur rôle primaire. Les kunoichis étaient rarement mariées. Mito se demandait si Tobirama accepterait une femme comme Toka à ses côtés, ou s’il en préférait femme plus conventionnelle. Arrivant aux terrains d’entraînement, la rouquine chercha des yeux la kunoichi. Elle fut surprise de voir autant de monde au même endroit. Princesse ? … Euh… Pardon… Je voulais dire majesté… Non, non… Ma… Dame ? Hahaha ! Mito éclata d’un rire franc. Elle se ressaisit bien vite et observa l’homme qui lui faisait face. C’était un Uchiha. Chevelure courte, ébouriffée. Il portait un cache-œil, et une partie de son visage semblait couverte de cicatrices. Princesse suffira. Oh... Euh… D’accord. Princesse, que vous faites-vous là ? C’est dangereux. Je suis venue voir Toka. Toka-Sama se trouve plus loin. Je vais vous guider. Merci. Et vous, quel est votre prénom ? Oups ! Pardon, j’étais si tendu que j’ai oublié de me présenter ! Haha ! C’est le premier homme Uchiha qui ne me fusille pas du regard… Obito ! Alors, je suis ravie de vous rencontrer, Obito ! Moi aussi ! Au fait, c’est Obito Uchiha ! Le jeune homme était de tout évidence, fier de ses origines. Je l’avais deviné ! Vous me faites penser à une autre personne de votre clan. Vraiment ? Oui. Elle s’appelle Kiku. Ohhh, C’est ma petite sœur ! Voilà qui résout le mystère ! Le duo arriva à un terrain d’entraînement éloigné. Toka se battait contre l’autre tête pensante des Uchiha, Izuna. Ils ont l’air de bien s’entendre. Oui ! Izuna-Sama s’entraîne toujours avec Toka-Sama. Ils font une bonne équipe ! Je vois. Mito resta là, observant le duo danser. Toka était gracieuse et ne semblait pas inférieure à l’homme qui lui faisait face. Elle est incroyablement douée ! S’émerveilla-t-elle. Oui ! Mais vous ne l’avez pas vu se battre avec son tantō. Elle est encore plus effrayante ! Lorsque la guerrière aperçue Mito, elle s’arrêta et se rapprocha. Princesse Mito. Bonjour Toka. Je suis désolée de te déranger durant ton entraînement. Ce n’est rien. Avez-vous besoin de quelque chose en particulier ? Oui. Pourrions-nous discuter un moment ? Bien sûr. Elle se tourna vers Obito, lui sommant d’aller divertir Izuna. Je vous écoute. Mito raconta son projet et ses attentes pour les femmes du village. Toka fut surprise. Mais elle le fut encore plus, lorsqu’elle entendit sa demande. Mito-Sama, je crois que vous vous fourvoyez au sujet de notre métier… Je souhaite simplement que tu viennes à notre prochaine réunion et que tu parles de ton expérience de… Ça ne les aidera pas. Toka… Je puis vous assurez que vos compagnes fuiront, puisqu’elles n’auront plus envie d’aider. … Je suis désolée, Mito-Sama. Toka s’inclina et retourna auprès d’Izuna. L’Uzumaki, quant à elle, resta plantée là, pensive. Elle ne s’attendait pas à une telle déconvenue. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Elle était là. Au sommet d’un rocher, assise en tailleur et faisant nonchalamment virevolter son ombrelle. L’assassin fredonnait son air mélancolique tout en fixant le ciel si semblable à ses prunelles. Les quatre guerriers encapuchonnés, droits et dos à elle, surveillaient les environs. Le ciel s’est enflammé… Attirant son serviteur enragé… Elle chantait tandis que Madara approchait. Une femme. Étonné ? Elle se releva, époussetant sa qipao. Les kunoichis que j’ai croisé au cours de ma vie étaient plutôt rares… … Elles avaient toutes un trait commun. La beauté… Devina-t-elle, comme une évidence. Non, la faiblesse. Le regard de la brune s’assombrit. Vous sous-estimez grandement les femmes. Aussitôt, ses serviteurs disparurent avant de réapparaître à quelques mètres de l’Uchiha ; ils l’entouraient. Avec une rapidité déconcertante, ils formèrent leurs mudrās et lancèrent simultanément leurs techniques. Rapides et synchronisés. Le leader les évita avant de les prendre lui aussi par surprise. Sa vitesse n’avait rien à leur envier. Il se lança dans un ballet infernal, mêlant coups-de-pied et poing ravageurs, les laissant pour morts. Ceci fait, il se tourna vers la jeune femme. À ton tour. Loin d’être impressionnée, la kunoichi souriait. Chevelure longue et hirsute, éventail et faux sur le dos. Vous êtes Uchiha Madara. Quel honneur ! Hahaha ! … Les hommes du pays du feu sont bouillonnants. Pour qui travailles-tu ? Ignorant sa question, l’ennemie referma son ombrelle, avant de former des signes. Technique d’eau, détection par la pluie ! Annonça-t-elle, calmement. Quelques secondes s’écoulèrent, puis il se mit à pleuvoir abondamment. Madara freina ses ardeurs. Il admirait le déluge sans sourciller, bras croisés, attendant de voir la suite. Les kunoichis utilisaient toujours des techniques de combat à distance, alors il était curieux de voir comment elle allait s’y prendre. Camouflage dans la pluie. La kunoichi disparût des radars. Elle se déplaçait autour de lui à grande vitesse, décochant ses aiguilles. Lui, esquivait sans grande difficulté. Ennuyeuse. Piquée au vif par tant d’arrogance, elle se rétablit à quelques mètres de lui, mettant fin à son invisibilité. Exit son calme de façade. Ses traits, déformés par la colère, la faisaient littéralement fulminer. Composant, à nouveau, une succession de mudrās, elle hurla : Déferlante brûlante ! Un raz-de-marée fumant se dirigea tout droit sur le guerrier. Ce dernier savait désormais sur quel bouton appuyer. Pas mal du tout. Mais ce n’est pas toujours pas suffisant, kunoichi. Lassé, l’Uchiha activa ses sharingans puis s’élança à une vitesse vertigineuse. Il fit pleuvoir un déluge de coups, qu’elle réussit à contrer grâce à son ombrelle. Le squelette métallique de cette arme en faisant un bouclier idéal. Les combattants jouaient au chat et à la souris ; s’observants, et frappants au bon moment. Madara jouait, l’assassin fulminait. Madara finit par l’attraper à la gorge et la souleva sans effort. Tu ne danses plus ? Il continua de serrer, si fort et si bien que la terroriste explosa, s’éparpillant en milliers de gouttes d’eau. Madara, étonné, observait la kunoichi se solidifier non loin de lui. Vous êtes un piètre danseur… … Technique vaporeuse, brume acide ! ?!!! La guerrière libéra un nuage de vapeur extraordinairement corrosif par la bouche. Madara, pris au dépourvu, libéra le tronc de son susanō. Pas mal du tout, une technique héréditaire… Et rare, qui plus est. Elle se jeta alors sur l’armure squelettique, distribuant une multitude de coups, pendant que la brume fragilisait l’armure de chakra. En réponse, Madara créa un shuriken rotatif à l’aide de son armure, et le projeta sur la jeune femme. Je reconnais que tu es une puissante combattante. Ce don héréditaire rehausse la piètre performance que tu m’as servi… Le shinobi reconstruit son armure, l’air de rien. Tsk… Je ne t’ai pas attendu pour le savoir ! L’amazone perdait son sang-froid. Elle détestait son ton hautain… Si supérieur. Cette technique utilisait les affinités du feu et de l’eau. Si elle avait une grande maîtrise de l’eau, celle du feu était à désirer. L’assassin se reconstitua un visage impassible et composa une série de mudrās. Je ne reconnais pas cette série de signes… Madara se préparait à essuyer une technique inédite. La jeune femme, souriait, comme si elle signait sa victoire. Je me suis bien amusée ! Aussitôt, sa peau se mit à rougir et à fumer par tous les pores. Ses vêtements et ses bijoux fondaient à vue d’œil. Technique vaporeuse, écrasement ! Augmentant dangereusement la température de son corps, elle rejeta un nuage de brume qui détruit la zone autour d’elle. Madara s’éloigna de justesse, et forma la totalité de son susanō. Il cria : Tu m’es encore utile ! Son kaléidoscope tournoya et son œil droit libéra « Amaterasu ». En un clin d’œil, les légendaires flammes noires s’illuminèrent sur le corps de la femme, avant de se propager sur ses bras. Elle s’écroula relâchant sa technique. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Au village, Hashirama et Sasuke prenaient connaissance des dernières nouvelles. Il était évident qu’il y avait eu négligence. Ce problème creusait un peu plus le gouffre de la mésentente entre clans. Des regards haineux non dissimulés, des rumeurs, et désormais, des accusations étaient à prévoir. Comment en est-on arrivé là ? Hashirama-Sama, il faudra remettre de l’ordre dans nos rangs, c’est indéniable. Mais pour l’instant nous devons nous questionner sur notre nouvel ennemi. Oui, pardonnez-moi Maître Sarutobi. C’est plutôt évident, non ? Shinku Yuhi entra dans la pièce sans se faire annoncer. Il continua : C’est l’œuvre du shōgun ! Si tôt ? S’étonna Hashirama. Bien sûr ! Il n’a pas perdu de temps. Il a frappé le jour même de notre réponse. Je pense plutôt à l’œuvre d’un autre clan. Nous avons de nombreux ennemis. Sarutobi-Sama, ne vous laissez pas avoir. Le shōgun nous a laissé une semaine pour répondre, ce n’est pas pour rien. Pendant que nous étions dans le doute, lui se préparait. Shinku-Sama, nous parlons du shōgun tout de même. Maître du pays du Feu. Oserait-il assassiner son propre peuple ? Silence Pour l’avoir rencontré, le groupe savait pertinemment que ce Roi en était capable. Un marionnettiste hors-pair, dont le peuple est son pantin. Ses précieuses poupées du destin.
  10. Les derniers chapitres sont des gemmes. Ces nouveaux gangsters sont aussi attachants et intéressants qu’ont pu l’être des personnages comme Izana. Si la brève présentation des 3 Deities prenait des airs de combats classiques et sans saveur, me rendant impatiente de voir leur déchéance, afin d’apprécier la rencontre de Mickey avec Takemichy, j’ai été conquise par leurs histoires personnelles et leurs liens. Visuellement, j’ai toujours apprécié le style de l’auteur, et le chara-design des personnages. Les coupes de cheveux sont en adéquation avec cette culture de gangs de motards ; colorés et délurés. Je ne sais pas si l’arc se conclura sur la chute de Mickey. Mais j’espère qu’il aura l’opportunité de « voir le ciel », en goûtant à la défaite, pour la première fois. Peut-être même, cette défaite lui ouvrira les yeux et le déchargera du poids de son passé, parsemé de drames. C’est assez insensé, en tant que lecteur, de lire les aventures de Mickey, et de le voir se vider de ses sentiments, arc après arc. Ses futurs sont une indication de son état mental, mais pourtant, Takemichy ne semble pas comprendre ou voir cet état. En tout cas, ces événements me donnent envie de voir comment l’auteur va s’y prendre pour clôturer cet arc et ce récit fort captivant.
  11. Dans le chapitre précédent Le shōgun visite la bergerie, et dévoile ses intentions. Face à Izuna, Toka apprend à baisser sa garde. CHAPITRE XI MAÎTRE DES LOIS, ENNEMI SANS FOI. La visite éclair du shōgun continuait de faire jaser, suscitant l’appréhension parmi les clans. Le palais n’était dorénavant, visité et administré que par ses fondateurs. Ces derniers avaient, d’un commun accord, accepté de laisser le temps de la réflexion à leurs alliés. Au quatrième jour, les deux légendaires shinobis décidèrent de briser le silence. Ils prirent la route du quartier Sarutobi en quête d’espérance. Il était rare de recevoir la visite des chefs de clans à domicile. Pourtant, depuis leur arrivée, les Sarutobi s’étaient accoutumés à accueillir les civils et quelques guerriers curieux. Les primates du clan étaient même devenus l’attraction favorite des enfants. Le centre du district s’était alors transformé en haut lieu de spectacle. Chaque soir, alors que les yatai prenaient place, des représentations mettant en scène ces fabuleux animaux, ravissaient les pupilles des plus jeunes enfants. Certains shinobis, encore en apprentissage, en profitaient aussi pour exposer, fièrement, tout l’étendue de leurs talents. Alors, lorsqu’Hashirama et Madara se présentèrent, les habitants les accueillirent aimablement, leur indiquant la direction de la maison où résidait le maître. Eh bien ça alors ! Je m’attendais à un quartier vide ! Hn… Avec l’épisode du shōgun, je pensais vraiment que les Sarutobi se cloîtreraient… Hashirama continuait de converser, l’air de rien. Il savait que l’Uchiha l’écoutait. Le duo finit par arriver devant la maison-mère du clan. La classieuse matriarche, Ran Sarutobi, semblait les attendre. Seigneurs Uchiha et Senju, soyez les bienvenus dans notre district. Les deux hommes s’inclinèrent poliment. Mon époux vous attend. Suivez-moi. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 L’entrée du domaine Kurama, était ouverte. Ses hautes portes, austères, habituellement closes à toute heure de la journée et de la nuit, ne s’ouvraient que pour laisser passer quelques civils. Ce clan savait cultiver l’art du mystère. Pourtant, depuis la visite express du suzerain, l’entrée demeurait ouverte. Les rares passants, curieux, s’y attardaient, espérant apercevoir quelque chose d’atypique. Hélas, seul le jardin fleuri laissait échapper quelques fragrances agréables. Shèn, assise à son bureau, grattait assidûment un imposant ouvrage. Quelques fois, ses doigts jouaient habilement sur son suan pan*. Elle s’arrêta, soucieuse. Les yeux dans le vague, elle repensa à sa rencontre avec le shōgun. 📽️🎬🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ Maître Bonjin, mes hommages. Kurama Shèn. Vous avez changé. De camp, oui. Je parlais de votre apparence. La dame se releva, et s’installa à la table du maître. Mon apparence importe peu. Je suis une kunoichi qui maîtrise l’art des illusions. Et celui de la trahison. Les shinobis ne sont rien d’autres que des mercenaires. Vous le savez aussi bien que moi. Nous louons nos services au plus offrant. Tel est le credo des Kurama. Pourtant la croyance de votre clan était bien différente, il y a des décennies de cela ! Lança l’un des ministres. Effroyable. Voilà ce que pensaient les suivants royaux. Ses yeux inexpressifs glaçaient la pièce. Kurama Shèn, elle, demeurait imperturbable et inflexible. Lorsqu’elle faisait affaire, rien ne comptait plus que les gains. Elle continua : Parlons affaires, si vous le voulez bien. Je vais aller droit au but. J’ai besoin de vous dans le village. Je veux tout savoir. Avant de vous louer mes services, révélez-moi la somme que vous promettez d’offrir aux clans qui quitteraient le village. Un serviteur royal s’approcha du maître. Il reçut un morceau de papier, qu’il remit à la dirigeante. Après un moment, elle reprit sa conversation : Je ne vous crois pas. Je vous demande pardon ?! Hurla un ministre, outré. Vous consentez à offrir cette somme colossale à chaque clan ? Même pour des pouilleux comme les Hatake ou les Yuhi, c’est suspect. L’homme sourit. Un sourire malsain. Ce Bonjin est riche ! Hahaha ! … Je n’ai nullement l’intention de vous détruire. Je sais bien que ce projet est celui des Senju et des Uchiha. Je vois. Vous voulez isoler ces deux clans. Exactement. C’est pourquoi, très chère Shèn, j’ai besoin de vous. La dame fronça les sourcils. Elle pensa : Ce gamin ose m’appeler par mon prénom. Elle reprit, loin d’être dupée par le ton mielleux du monarque. Je considère votre promesse et votre demande comme deux cas distincts. Payez-moi la somme promise. Qu’en est-il de ma demande ? Je consentirais à vous écouter lorsque vous aurez payé, Bonjin-Sama. Aussitôt, les gardes dégainèrent leurs lances. Pourtant, les Kurama restèrent immobiles. Le leader souriait. Vous avez bon goût, Bonjin-Sama. Pardon ?! Je veux dire… Cette pièce est exquise. Aussitôt, le souverain se releva. Les suivants aussi. Les gardes se firent plus menaçants. Bonjin regardait autour de lui. La salle était bien celle de son fief de l’Ouest. Mais à y regarder de plus près, des brûle-parfums en céramique étaient installés à chaque coin de la pièce, et des discrets fanions portant l’emblème des Kurama, ici et là. De plus, un étrange parfum, planait depuis le début de leur rencontre. Rasseyez-vous, Bonjin-Sama. Que m’avez-vous fait ?! Vous êtes dans mon genjutsu, et vos corps sont tenus en joue par mes shinobis. ?! Je ne suis pas si sotte. … Toutefois, mon seigneur, vos gardes et votre équipe d’élite ne sont guère que du menu fretin. L’homme royal se rassit. Votre force réside dans votre richesse, et dans les clans du pays. Et si je ventais notre rencontre ? Alors je venterais votre plan… Vous êtes une femme terrifiante. Je comprends pourquoi les Kurama sont si réputés. … Libérez l’une de mes « lances enflammées ». Il vous donnera un coffre. La vile dame fit un signe à l’un de ses shinobis. Il se dissipa. Je suis tout ouïe, Bonjin-Sama. 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️ 🎞️📽️🎬 Dame Shèn. … Dame Shèn. Oui. Je t’écoute. Tout est en place. Parfait. Tu peux disposer. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Vous avez une bien belle demeure, Dame Ran. Je vous remercie. Voici mon époux. Entrez donc. Madara et Hashirama entrèrent dans le bureau du patriarche. Ils le saluèrent poliment. Maître Sarutobi ! Je suis surpris de vous voir tous les deux ! Son sourire espiègle, et son regard fixait l’Uchiha. Ce dernier feignit l’indifférence, pendant qu’Hashirama riait nerveusement. Ran revint avec du thé. Elle demanda : Alors, que nous vaut l’honneur de votre visite ? Nous nous interrogeons… Commença Hashirama. Nous voulons des réponses… Le clan Sarutobi n’a aucune intention de quitter ce village, élucida Ran. Vraiment ?! Hashirama était heureux. Son sourire était si expressif et contagieux, que le couple Sarutobi en fut attendri. Seul Madara demeurait impassible. La vie est beaucoup plus agréable ici. Je pensais que c’était évident. Nous nous sommes retirés en attendant les réponses des autres clans. Ohh, c’est vraiment une excellente nouvelle ! La ferme, Hashirama ! L’homme sursauta mais obéit, pestant contre l’Uchiha dans sa barbe. Vous connaissez les conséquences de votre décision, n’est-ce pas ? Nous sommes aussi nombreux que vous, et je suppose que vos clans resteront unis ? En effet, mais ce ne sera probablement pas le cas pour les autres clans. Nous avons encore deux jours pour donner une réponse, et un jour pour l’envoyer, informa le Senju. Il faut convaincre les autres clans de la force de notre unité. Hn… Nous avons en face de nous un shōgun bien renseigné. Très juste, mais comment garantir la protection des autres clans ? Tentons de nous réunir cet après-midi ? Proposa Hashirama. Les hommes acquiescèrent. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Hashirama avait conscience que le village essuyait une terrible tempête. Tiendra-t-il ? Malgré la nouvelle rassurante des Sarutobi, ce problème épineux continuait à lui donner des sueurs froides. Après avoir quitté le vieux singe, il décida de visiter les autres clans pour les informer d’une réunion imminente, avant de rejoindre son quartier. Il avait, malgré cela, un clan à administrer. Je ne sais pas quoi en penser… Assis à son bureau, le jeune chef se parlait à lui-même. Je ne suis pas étonné de Dame Shèn… Elle est la version féminine de Madara. Mais les autres…. Tu sembles soucieux, Anija… Le shinobi aux cheveux blancs, prêtait une oreille attentive à son aîné. Il percevait des bribes de mots, sans queue ni tête. Il posa ses parchemins et s’approcha de lui. Toujours la même chose… Mon rêve s’éloigne à nouveau. De quoi parles-tu ? Par chance, les Uchiha restent quoiqu’il en coûte. À l’entente de ce nom, Tobirama se renfrogna. Tu devrais faire attention. Les Uchiha ne sont pas ce qu’ils veulent nous faire croire, ils… Cela suffit !! Hashirama explosa. Cesse de parler ainsi, Tobirama ! Anija, écoutes moi ! Même s’ils font tous les efforts du monde, leurs sharingans les rendra déments ! Ils détruiront ton rêve ! Madara le premier ! Le plus jeune Senju voulait à tout prix sauver son frère de la confiance absolue qu’il accordait aux Uchiha. Il avait longtemps observé et étudié ce pouvoir oculaire. Tobirama pensait même en avoir percé le mystère. Leur dōjutsu n’est pas clair. Ils sont frappés par la démence après un temps. Mon frère, tu dois garder… Tobirama… Pour toute réponse, le cadet prit la porte. Tobirama s’évertuait à garder ses distances avec ce clan depuis le début, pensant qu’après avoir fondé le village, les alliés et les Senju finiraient par les repousser et les exclure. Pour le shinobi, le rêve de son frère était incompatible avec un peuple aussi instable et dont la majeure partie est susceptible de commettre de graves crimes au beau milieu des civils. Cette vive tension venait s’ajouter à celle déjà présente depuis plusieurs jours. C’est la raison pour laquelle aucun des deux frères ne discerna une ombre cachée, buvant leurs paroles. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Loin de ces préoccupations, Mito se baladait dans les rues. Le vide s’y ressentait, car le village avait été conçu pour y abriter des dizaines de clans. Les zones inhabitables étaient traditionnellement peu fréquentées, laissant le champ libre aux enfants, jeunes adultes et couples qui souhaitaient s’isoler. La princesse aux cheveux de feu aimait se promener. Plus encore, ces derniers jours. Les reliefs étaient différents de son pays natal ; le paysage était plus doux, le climat plus radieux. Alors que ses pas la guidaient vers un champ de fleur à perte de vue, elle s’arrêta subitement, émergeant de ses pensées. Hiyori… Elle fit demi-tour. Direction le quartier Sarutobi. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Ouh Ouh Ah Ah !! Chrrrr ! Comme d’habitude, les primates saluaient Mito, perchés sur les branchages et les maisons. Et comme de coutume, elle rougissait au point de se confondre avec sa chevelure. Elle pressa à nouveau le pas, saluant brièvement quelques villageois. Arrivant devant la maison d’Hiyori, elle fut surprise d’y voir Iwamaru. Le petit garçon était assis au sol, tenant dans ses bras un bébé capucin et sa banane. Attendrie, elle s’avança et s’accroupit devant l’enfant. Bonjour trésor ! Ta maman est là ? Je suis là ! Entre, Mito ! Entendit-elle. J’espère que je ne dérange pas ? Mito entra et s’installa dans le salon. Les jumelles étaient déjà attablées. Tu ne déranges jamais ! Hiyori récupéra son garçon et le petit primate. Je vais nous préparer du thé. La maman abandonna momentanément son amie. Les enfants en profitèrent pour s’approcher et embêter la rouquine. Alors dis-moi, comment vas-tu depuis la dernière fois ? Eh bien, j’ai eu une discussion avec les femmes de mon clan… Et ? Ça ne s’est pas bien passé… Mito raconta en détail son altercation et le lynchage public dont elle a été victime. Hiyori attentive, tempêtait à mesure que son récit avançait. Elle finit par éclater : C’est honteux !! Je suis si en colère ! Rahh… Comment osent-elles ! Ne savent-elles pas à qui elles s’adressent ?! … Je suis si désolée, Mito. C’est moi qui t’ai suggéré cette idée… Non, tu n’y es pour rien. Mais tu sais, je n’ai pas dit mon dernier mot. Bon, alors réfléchissons à une nouvelle approche ! Les deux amies passèrent leur matinée à discuter. Un semblant de sérénité. Elles étaient conscientes des enjeux qui secouaient le village, beaucoup plus que le reste de la population. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 En début d’après-midi, les chefs de clans se réunissaient enfin. Contre toute attente, ce fut Madara qui dirigea cette réunion. Je suppose que vous savez tous pourquoi nous sommes réunis, n’est-ce pas ? Son visage stoïque et naturellement menaçant n’aidait jamais les discussions à se détendre. Les dirigeants, le regard fuyant, semblaient vouloir éviter cette discussion. Les Yuhi sont les alliés des Uchiha depuis des décennies. Nous avons pris la décision de rester au village et faire front ! Certains de mes membres ont émis des réserves, alors les Hatake ne s’engageront que si la totalité des clans de ce village restent. Les Kurama restent. Madara a le regard et l’instinct les plus acérés parmi nous. Ce petit con pourrait me percer à jour sans effort. Les Sarutobi feront face à Bonjin-Sama aussi. Qu’en est-il des Senju et des Uchiha ? Sans vous, nous nous ferons balayer facilement, après tout ! Interrogea Chūshin. Il est évident que nous restons alliés, répondit Hashirama. Chūshin-Sama, est-ce que cela change votre position ? Demanda Sasuke. En effet. Puisque tout le monde semble résolu à rester, les Hatake en feront de même. Parfait ! Je suis si heureux ! haha ! Ne le soyez pas ! Le village s’engage officiellement contre l’armée du shōgun ! Gronda Shinku. Tout à fait ! Son armée, c’est-à-dire, les clans du pays ! Ajouta Chūshin. Si les clans restaient alliés, cela ne résolvait aucunement leurs problèmes. Au contraire, cette alliance était vouée à faire couler beaucoup de sang, en dépit de son désir de paix. Bien, maintenant que c’est clair, nous pouvons répondre honnêtement au shōgun ! Annonça Madara. Tobirama ! Appela le leader Senju. Le shinobi à la chevelure neige entra aussitôt. Il avait pris pour habitude de toujours rester dans le palais, lorsque son frère s’y trouvait. Tobirama, répond au shōgun que nous refusons de nous plier à son ordre. Bien. Attendez ! Nous nous devons de trouver une solution pacifique. Et nous devons le faire savoir à Bonjin-Sama ! Dit Sasuke. Ça ne sert à rien. Il ne veut rien entendre ! Répondit Shinku. Sarutobi-Sama a raison. Même si nous connaissons sa réponse, nous devons quand même lui refaire la proposition. S’il y a des répercussions, il niera. Le village déplaçait enfin son premier pion, espérant secrètement qu’un retournement de situation leur serait favorable. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 De retour dans ses quartiers, Shèn fut visitée par l’un de ses espions : J’ai une information capitale. La dame se leva et plaça des parchemins frappés du kanji « silence » sur les portes, fenêtres et le plafond. Parle. Les frères Senju ont eu une dispute à propos des Uchiha. Continue. Tobirama craint le pouvoir du sharingan. D’après lui, il rend instable. C’est pourquoi il a demandé à son frère de limiter sa confiance. Parfait. Nous allons semer les graines de la discorde dans ce village. 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 La nouvelle de la coalition des clans face au shōgun, se répandit comme une trainée de poudre. Les habitants commençant à se connaître, discutaient entre eux, et repeuplaient peu à peu les ruelles abandonnées quelques jours plus tôt. Au contraire de les effrayer, la population montrait une grande confiance en ses guerriers et leaders. Ritsuko se dirigeait vers le quartier Senju. Elle était accompagnée de Kiku et de quelques femmes issues des clans Yuhi et Hatake. L’Uchiha souhaitait rendre visite à son amie, Mito. N’ayant jamais pris le temps de s’aventurer dans ce quartier ; elle fut heureuse de constater un district dynamique. Ritsuko s’arrêta près du grand chêne majestueux, saluant quelques connaissances, avant de reprendre sa route. Lorsque la princesse Uzumaki accueillit le groupe, elle fut décontenancée par le nombre. Plus encore, elle repéra quelques femmes Senju. Bonjour Mito ! J’espère qu’on ne te dérange pas ? Du tout ! Mais je suis surprise par tout ce monde ! Que se passe-t-il ? Elle les invita à entrer et prépara du thé. As-tu entendu la nouvelle ? Commença Ritsuko. Oui. Je ne trouve pas que cela soit une nouvelle qui nécessite tant d’enthousiasme. En effet. Mais à vrai dire Kiku et moi avons eu une idée… J’aimerais l’annoncer ! Coupa Kiku. Kiku ! Comme je suis heureuse de te voir ! Je m’inquiétais… Tu n’as pas besoin de t’inquiéter. Je suis forte ! L’Uchiha restait jeune malgré ses airs. Son comportement la trahissait parfois. Néanmoins, Mito n’avait eu de cesse de s’inquiéter pour elle, depuis qu’elle lui avait raconté sa mésaventure avec Madara. De toute évidence, cette histoire était derrière elle. Bien, dans ce cas, je t’écoute ! Apprends-nous des techniques de ninjutsu ! Après tout, nous nous préparons au pire, face à ce shōgun de malheur ! Eh bien… Mito, tu nous as enseigné la technique de la « paume mystique », et cela a été utile. Nous nous préparons à nous battre contre un seigneur de guerre qui a de nombreux clans sous sa coupe. J’aimerais que tu puisses nous enseigner d’autres choses, qui nous permettraient d’aider nos hommes dans le village, expliqua Ritsuko. Mito, silencieuse, réfléchissait. Ce serait une idée géniale, sauf que les hommes refusent de nous impliquer ! Intervint une Hatake. Oui ! Mais nous pouvons changer leur façon de penser, en leur prouvant notre utilité ! Répondit enfin la rouquine. Le groupe était suspendu à ses lèvres. Nous pourrions occuper des fonctions de support ou de soins aisément, car cela ne nous met pas en contact avec le danger. Hashirama-Sama nous sera certainement d’une grande aide. Dame Mito, il y a de très nombreuses femmes qui aimeraient faire quelque chose ! Nous avons même une kunoichi dans notre clan, informa une Yuhi. Oui ! Dame Toka pourrait aussi nous aider ! Lança une Senju. Mito fixait la Senju. Elle était l’une de celle qui avait participé à la mascarade de Sazanka. Elle balaya ses sombres pensées et reprit. Je vais réfléchir à d’autres techniques de soin ou de soutien. J’en parlerais aussi à mon fiancé, pour connaître son opinion. Pourquoi n’essayerons-nous pas de nous revoir ? Je tâcherais d’inviter Toka. Et vous inviterez également cette kunoichi Yuhi. Qu’en pensez-vous ? 🍃🍂🍃🍂🍃🍂 Non loin de là, le village d’Ensousha. Réputé pour attirer de nombreux artistes ambulants, il accueillait chaque année de fourmillantes festivités. Ses habitants fêtaient les quatre saisons en chants et en danses. Comme tous les villages civils, ils étaient protégés par les clans de leurs régions en échange de vivre, d’un savoir-faire particulier ou d’argent. Ce jour-ci, des fermiers se déplaçaient à dos de buffles. Comme à leur habitude, ils tractaient des charrettes remplies de denrées alimentaires. Les chemins conduisant au village shinobi étaient sinueuses, instables et parfois obstrués. Ils rencontrèrent un groupe de cinq personnes, composé de quatre hommes masqués et d’une femme. Les prenants pour des shinobis du village venu les escorter, ils ne se méfièrent pas le moins du monde. L’unique femme du groupe s’avança. Elle était vêtue d’une qipao bleue nuit, fendue sur un côté remontant à sa hanche. Sa longue jambe dénudée était tatouée d’un dragon noir s’enroulant de ses orteils et remontant à sa cuisse. Sa chevelure d’encre aux lueurs bleutées était séparée en deux macarons hauts de chaque côté de sa tête. Elle marchait délicatement sur des getas* hautes à trois dents, et tenait au-dessus d’elle une ombrelle vert émeraude. Elle fit tournoyer innocemment son ombrelle et s’inclina. Son comportement et sa beauté firent rougir les braves agriculteurs. Salutation, chers messieurs. Bonjour, ma p’tite dame. Z’êtes perdue ? Allez-vous en direction du village shinobi, mes aïeux ? Oui, faut bien qu’ils mangent, haha ! Alors ceci est un adieu… Une nouvelle fois, son ombrelle tournoya. Des aiguilles mortelles filèrent dans la direction des pauvres malheureux. Les hommes encapuchonnés se jetèrent sur leurs victimes, brûlant les vivres, et tuant les bêtes. Ceci fait, le groupe disparut laissant à la vue de tous, le carnage. Les loups ne font pas la paix avec les brebis, ils restent friands de tueries.
  12. Dans le chapitre précédent Le Shōgun entre dans la danse. Le gouffre des différences, empêche l’expression des sentiments. CHAPITRE X LES SOUVENIRS DU VENT ASSOMBRISSENT LES NUAGES. Un petit matin peu commun. Le village s’affairait ; sa rue principale était en effervescence. Les habitants affluaient et s’entassaient derrière une longue barrière de bois, placée tout le long de la route jusqu’au palais. Des lampions et des origamis suspendus, à l’effigie des clans décoraient la rue. Quelques yatai s’étaient discrètement stationnés entre les ruelles, fournissant boissons chaudes et gourmandises. Les immenses portes du village, majestueuses, avaient été peintes en vert, et le kanji du « feu » tracé en rouge, pour l’occasion. Les shinobis exceptionnellement inflexibles, hurlaient des ordres, interdisaient certains accès aux habitants, et guettaient nerveusement les alentours. Ils étaient à l’image de leurs dirigeants. Ces derniers, élégamment vêtus, attendaient à l’entrée du palais. Mais quelle était la cause de toute cette agitation ? En cette si belle matinée, déjà bien avancée, le village attendait l’arrivée imminente du shōgun. Et parce que le Seigneur du Pays ne se montrait que rarement au public, ses sorties étaient contrôlées au millimètre près. Pour les chefs de clans, il s’agissait de protéger, à la fois, le monarque et les habitants d’une énième tentative d’attentat. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Un long cortège avançait péniblement à travers des chemins de terre, à peine tracés, au beau milieu d’une végétation abondante. Il était composé de trois palanquins en bambou, décorés d’or et de rideaux de soies, conduit par des serviteurs robustes. De nombreux gardes entouraient ces véhicules, afin de contrer toutes attaques inopinées. Des servantes portaient, quant à elles, de longs éventails à plumes et des meubles légers dans lesquels se trouvaient des victuailles. Enfin, sept hommes se distinguaient du reste du groupe par leurs armures dorées et capes rougeoyantes : deux marchaient de part et d’autre du palanquin situé au milieu, trois ouvraient la route, et les deux derniers la fermaient. Il s’agissait des « sept lances enflammées », la puissante garde rapprochée au service exclusif du shōgun. Alors que le groupe approchait le nouveau territoire du village caché, un groupe de sentinelle se présenta, perché en hauteur : Qui va là !! Hurla l’une des « sept lances ». Nous appartenons au village. Nous avons ordre de vous guider ! … Nous vous suivons ! Au même moment, la nouvelle arriva au village. Maîtres ! Le shōgun vient de franchir notre territoire. Son arrivée est imminente. Parfait ! Ouvrez les portes du village et tenez-vous prêts ! Après de longues minutes d’attentes, un son se fit entendre ; une corne soufflée par l’un des gardes du suzerain pour signifier leur entrée dans le village. Les chefs de clans, se tenaient devant le palais principal, alignés, visages sérieux et droits. ~Un long silence entrecoupé par les bruits de pas lourds des serviteurs portants les palanquins. ~ Le cortège fit finalement son entrée. Les shinobis se mêlaient à l’escorte afin de former une ligne de part et d’autre de la rue principale, créant une barrière supplémentaire entre les habitants et les invités. La population civile s’inclinait respectueusement au passage du shōgun et de ses suivants. Ce fut un moment agréable. Les habitants dévoraient du regard les véhicules magnifiquement ornés, s’étourdissaient devant les beautés, et s’impressionnaient devant les guerriers renommés de Son Altesse Royale. Pourtant, les rideaux de soies du palanquin étaient restés obstinément fermés. Le cortège s’arrêta devant le palais, au pied des marches. Les leaders du village, s’inclinèrent poliment, tandis que Bonjin sortait enfin. Étant l’aîné, le plus expérimenté et le plus sage du groupe, Sasuke Sarutobi fut choisi pour représenter le village durant cette rencontre. Il s’avança : Seigneur Bonjin, j’espère que vous avez fait bon voyage ! C’est un véritable honneur de vous rencontrer. Le souverain ne répondit pas. Il regardait autour de lui, quelque peu dégoûté par les lieux. Le vieux singe n’en fit peu cas, et guida le groupe à l’intérieur du palais jusqu’à la salle de réunion. Tout avait été mis en place pour son accueil. Encore une fois, le suzerain s’installa nonchalamment, toujours indifférent à ses hôtes. Autour de lui, les « lances enflammées » bouclaient la salle, ses ministres à sa droite et à sa gauche, et ses serviteurs à ses pieds et derrière lui. Pendant que la cour finissait de s’établir, les chefs de clans s’asseyaient devant le Maître du Pays. Ce dernier ne les lâchait pas du regard. Il entama la conversation : Ce n’était donc pas qu’une rumeur. Vous vous êtes bel et bien alliés et avez construit un village. Quelle est la raison de votre regroupement ? Une nouvelle fois, Sasuke prit la parole, en sa qualité de représentant : Mon seigneur, permettez-moi de réitérer mes déclarations. Nous sommes honorés de votre présence. Le vieil homme savait qu’ils marchaient sur des œufs. Il fallait éviter de le froisser. Nous avons pensé vous parler de ce projet, mais avons fini par nous dire qu’il fallait que vous puissiez voir cela de vos propres yeux. Le village n’est pas tout à fait fini, c’est la raison pour laquelle nous avons gardé cela secret. … Pour répondre à votre question, la raison de notre regroupement est un désir de paix mutuelle. Tiens donc ! Vous avez cessé de vous entretuer, et avez décidé de vivre en osmose ? Le seigneur ricana. Ses ministres sourirent à sa plaisanterie. Nous ne pouvions plus continuer à nous déchirer. Mettre ses à priori de côté est un signe de sagesse, mon seigneur. Furibond, le monarque hurla : Je n’y crois pas ! Mes sources m’indiquent que votre coalition vise uniquement à me détruire ! Jamais ! Madara sourit discrètement, s’attendant à ce comportement de la part d’Hashirama. Ce dernier, s’apprêtait à se lever, lorsqu’il fut saisi par le bras. Le vieux chef Sarutobi le sommait silencieusement de se rasseoir, et de ne pas faire d’esclandre. Il poursuivit rapidement, espérant faire oublier ce moment : Je peux vous assurer que nous n’avons en tête que de ramener la paix au pays, offrir un avenir meilleur à nos enfants ! Remettriez-vous en doute mes informations ? Mon seigneur… C’est là le rôle de Bonjin-Sama, d’apporter la paix au pays ! Certainement pas le vôtre ! Lança le ministre de gauche. En effet, votre mission est d’obéir en silence ! Ajouta le ministre de droite. Après quelques secondes d’un silence pesant, Madara prit la parole : Quelle réponse attendez-vous ? Cette question fit sourire le suzerain. Vous saisirez la moindre occasion pour nous faire la guerre. Comment osez-vous ?! S’insurgea le ministre de droite. Bonjin aimait les impertinents, et l’Uchiha en était définitivement un. Ceux qui mirent votre parole en doute se sont fait exterminer ! Accusa le ministre de gauche. Ou peut-être ont-ils refusé de vous rejoindre ? Provoqua le ministre de droite. Tout ce que je vois, c’est un regroupement de six clans, dont deux sont monstrueusement puissants, les quatre autres excellent dans des domaines qui peuvent se compléter. Ce que je distingue, c’est un groupe dangereux, capable de renverser un pays, qui a construit sa base sur un territoire naturellement fortifié. Le shōgun était fin observateur. Personne ne pouvait en douter, désormais. Votre paix ne m’intéresse pas. Je vous demande de vous séparer. Pour les Yuhi, Kurama, Sarutobi et Hatake, je vous autorise à regagner vos anciens territoires. Le seigneur avait fini de rire. Attendez, Bonjin-Sama, restez au village, visitez-le et vous verrez que nous ne sommes pas en train de préparer la guerre ! Je vous en prie ! Quémanda Hashirama. Séparez-vous, je donnerai un coffre d’argent aux clans qui se montreraient disciplinés. N’oubliez pas, je suis votre supérieur, et vous me devez obéissance. Je saurais me montrer clément et extrêmement généreux. En cas d’insubordination, attendez-vous à une pluie de sang ! Je vous en prie, restez au village et voyez par vous-même ! Récidiva Hashirama. Je ne resterais pas une seconde de plus dans ce taudis ! Le seigneur se leva. Il se tourna une dernière fois vers le groupe, menaçant : Vous avez une semaine ! J’attends votre réponse. Sur ces mots, le souverain et sa cour quittèrent le palais et bientôt, sa présence au village ne fut plus qu’un lointain souvenir. Le chef Sarutobi fut le seul à raccompagner Bonjin jusqu’aux portes du village, tandis que le reste du groupe resta dans la pièce, sonné par la rencontre. On s’est fait avoir… Encore une fois ! Lança Madara. Comment ça ? Questionna Hashirama. On dit que le shōgun est un imbécile. Il est désormais clair, que cet homme est entré dans ce village pour voir notre installation. Sa décision était déjà prise depuis longtemps. Il n’a jamais eu l’intention de nous écouter ! Vous aviez visé juste Shinku-Sama ! Répondit Chūshin. Oui, Bonjin est le seigneur du pays du Feu, et un Général de guerre. En ces qualités, il avait bénéficié des meilleurs enseignements aux arts de la guerre. L’homme royal était un être perverti par le pouvoir et enivré par les plaisirs les plus cruels. Comme un enfant aime à explorer et découvrir, en arrachant les ailes d’une libellule, le vil seigneur jouait avec la vie de son peuple et observait son comportement. Face aux six clans rebelles, il avait intelligemment semé les graines de la discorde en promettant des morts et de l’argent. Les plus cupides viendront à lui, et les plus inquiets se soumettront en retournant à leurs terres d’antan. Voilà pourquoi après cette désastreuse rencontre, les clans se retirèrent dans leurs quartiers afin d’examiner les arguments du souverain. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Le quartier Kurama se situait au centre du village. Il était beaucoup plus petit que les autres districts. Ainsi, il s’ouvrait sur un haut portillon à deux battants, distingués par les emblèmes du clan. À l’intérieur, un jardin fleuri, dans lequel poussaient des plantes parfumées, destinées à l’utilisation des techniques d’illusions. Au fond de cet espace, une discrète entrée donnant sur deux couloirs couverts menant aux habitations. Les maisons à deux étages, richement décorées se suivaient les unes juxtaposées aux autres, fracturées par quelques passages étroits et formant un carré parfait. Devant chacune de ces maisons se trouvaient un brûle-parfum en céramique finement garni de dessins à la peinture, et un lampion sur pied en pierre enjolivé d’un oni*. Au centre du quartier, une place offrait une vue sur la totalité du clan, et personne ne pouvait affirmer où se trouvait la maison-mère. De même, c’est au centre de cette agora que se déroulaient les entraînements et les réunions à l’abri des regards indiscrets. Au sein même de la communauté du village, les Kurama continuaient à vivre reclus. Les habitants ne s’aventuraient jamais près de ce quartier. Suite au passage du shōgun, Shèn avait réuni l’ensemble de son clan. La noble dame utilisait la totalité de ses ressources, incluant femmes et enfants. Tout n’était qu’une question de profits. Depuis sa prise de pouvoir, elle avait changé les règles et conduit son clan à la richesse absolue, et cela, malgré leur manque de puissance. Nous changeons nos plans, le shōgun propose de l’argent en échange de notre séparation d’avec ce village. Il est parti il y a une heure. Qui est de garde ? Je suis de garde ! Bien, assure-toi de te séparer du reste de ton groupe de surveillance et passe un message aux hommes du seigneur. Je veux négocier un accord, qui sera profitable à nos deux camps. Oui Madame ! Exécution ! Sur ces mots, la place se vida ne laissant plus que la matriarche corrompue. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Durant une patrouille dans un village voisin, un groupe de cinq shinobis se séparait et se faufilait sur les toits afin d’avoir une vue d’ensemble sur toute la commune. Les habitants avaient pris l’habitude de les voir. Cela était rassurant, car ils éloignaient toute tentative de pillage ou de massacre. Parmi ce groupe, un Kurama se détachait discrètement en créant judicieusement une illusion de lui-même, pendant qu’il retraçait la route empruntée quelque temps plus tôt par le cortège royal. Aussitôt, s’est-il assuré d’avoir réussi son illusion, l’homme filait à toute vitesse. Il devait faire vite. Sa technique risquait encore d’être transpercée par les sharingans du seul Uchiha de son équipe. Après plusieurs minutes d’une course effrénée, il aperçut enfin l’escorte régalienne. Il augmenta encore sa cadence et laissa son chakra fluctuer afin d’être rapidement repéré. Stop !! Un garde royal, alerta tout le groupement, qui s’arrêta, se retrancha autour des trois palanquins, en position de défense. Il avait aperçu une silhouette s’approchant de leur cortège à vive allure, sans chercher à se cacher. L’une des lances enflammées, s’éloigna de l’escorte en direction du ninja. A quelques pieds de lui, il brandit sa naginata*, prêt à débuter le combat. Arrête-toi ! Je ne suis pas là pour me battre, je suis… Décline ton identité ! Je suis membre du clan Kurama ! Je dois m’entretenir avec Bonjin-Sama ! … J’ai peu de temps… Je risque d’être repéré ! Le guerrier royal s’approcha, toujours aux aguets. Il fouilla le shinobi et le désarma rapidement. Enfin, il fut autorisé à s’approcher du Seigneur. Maître Bonjin ! Je suis un Kurama et je viens vous porter un message de la part de Dame Shèn. Le clan Kurama, hum ? Parle ! Shèn-Sama m’a demandé de transmettre un message, à l’insu du village. Elle souhaite des négociations qui seraient bénéfiques pour nos deux parties. … Secrètement. Vous êtes un clan d’espions… Oui. Pourriez-vous agir en tant que mes yeux et mes oreilles au sein de ce village miteux ? Je transmettrais cette demande. Pourrions-nous convenir d’une rencontre officieuse ? … Hum… Nous ferons une halte à l’ouest. Nous y resterons jusqu’à demain matin. Soyez à l’heure. Le monarque sourit diaboliquement. Il était satisfait de voir ces pantins danser dans le creux de ses mains. Après ces mots, le ninja fut repoussé sans ménagement et ses armes jetés au sol, permettant au cortège de reprendre sa route. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Le terrain d’entraînement était juché d’armes de jet, de crevasses et de quelques jeunes arbres déracinés, témoins du travail acharné de Toka. Depuis sa sortie de l’hôpital, elle avait repris ses vieilles habitudes. Bien sûr, elle avait ignoré les recommandations médicales, et manifestement, ni sa cheville, ni son abdomen ne semblaient s’en plaindre. Toka était dure envers elle-même, car sa condition de femme l’empêchait naturellement de rattraper celle d’un homme. Alors, elle compensait par un travail intensif, une rigueur inébranlable, et une concentration parfaite. Ses blessures, au contraire de l’handicaper, lui permettaient de mettre en exergue ses faiblesses et de se concocter un entraînement sur-mesure. Elle perçut le chakra familier du cadet Uchiha, mais continua son entraînement, malgré tout. J’étais sûr de te trouver ici ! Izuna marchait tranquillement vers elle, contemplant le terrain. Waouh ! Mais quelle mouche l’a piqué ?! J’avais besoin de me défouler… Je vois ça ! Mais tu devrais y aller doucement. Tu n’es pas tout à fait guérie. Je sais ce que j’ai à faire et où se trouvent mes limites ! Le jeune homme avait l’habitude de ses réponses froides et agressives. Et si tu arrêtais de te défouler ? Allons-nous promener ! Pour quoi faire ? … Hum… Prendre un bain de soleil ! … Ça te fera le plus grand bien ! La jeune femme s’arrêta. Elle observa Izuna. Il lui sourit, légèrement gêné. Il n’avait pas l’habitude de la voir le regarder ainsi. Il porte une queue-de-cheval haute aujourd’hui… Il est plus séduisant ainsi. Toka ? Euh… Hum… Très bien ! Laisse-moi ramasser mes affaires et me laver. Je te rejoindrais d’ici vingt minutes. Parfait ! Au lac Naka, juste derrière mon quartier. L’homme la quitta sur ces mots. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Izuna attendait sur le pont faisant la connexion entre les deux rives du lac Naka. Il contemplait paresseusement les poissons sortir hors-de l’eau, et nager à contre-courant. Ses pensées divaguaient vers Toka. Il la connaissait en tant que kunoichi implacable, mais pas encore en tant que femme. Alors il l’imaginait agir comme les jeunes femmes de son clan. Il en riait intérieurement. Non, ce n’est pas son genre… Quoi donc ? Ahh ! To… Toka ! Je ne t’ai pas entendu arriver ! … L’homme se redressa, et contempla la jeune femme face à lui. Elle portait un joli kimono rouge à motif floral noir, de hautes okobo noires, et ses cheveux étaient lâchés, coiffés en taregami. Toka était méconnaissable. Tu es ravissante ! C’est pour moi ? Pour toute réponse, il se prit un coup de pochette. Néanmoins, ses joues rosis n’échappèrent pas à son regard. Merci… Qu’est-ce que c’est ? Toka désigna un large paquet aux pieds du jeune homme. Un cadeau… Pour toi ! Mais marchons, je voudrais te montrer un endroit. Izuna la guida le long du lac Naka. Bientôt, ils s’enfoncèrent dans un minuscule petit bois. L’atmosphère avait changé, le son des poissons nageant, des batraciens croassant, les oiseaux chantants, les lapins et écureuils se déplaçant à vive allure se firent entendre. Le chant de la nature. Toka ne connaissait pas ce lieu. Il était situé juste derrière les quartiers Uchiha et Yuhi. C’était un petit pan de nature sur cinq cents mètres, avant de revenir à la vie citadine. C’est sublime ! Toka était fascinée par le spectacle. J’étais sûr que ça te plairait ! Izuna prit la jeune femme par la main et la guida jusqu’aux bords du ruisseau. Il l’aida à s’installer au sol après avoir retiré et étendu son haori. Il déballa alors le paquet révélant un shamisen en bois et recouvert d’une peau de serpent. L’instrument était peint en bordeaux et décoré d’une fleur de pêcher sur sa caisse de résonnance. Toka, sans voix pendant un moment, admirait la finition de l’instrument. Elle ne put s’empêcher de le toucher. Les larmes aux yeux, elle déclara : Il est magnifique ! Toka sortit de sa manche de kimono, le bashō en ivoire que le jeune homme lui avait offert une semaine plus tôt. J’ai vu les restes de ton shamisen sur le champ de bataille. Je ne te savais pas musicienne. J’ai toujours aimé la musique… Alors tu as fait de ta passion, une arme ? On peut dire ça. Lorsque j’ai effectué ma première mission en tant que kunoichi, j’étais une petite fille de huit ans. À mon retour, je ne voulais plus entendre les cris, les larmes, et les cliquetis des armes. Je voulais aussi faire taire mes peurs et mes angoisses. Alors, je jouais de la musique avec mon ocarina*. Izuna l’écoutait sans l’interrompre. Plus tard, de retour d’une autre mission, nous avons fait une halte dans une maison de thé. Il y avait une geisha qui jouait du shamisen. Elle était si belle, et sa mélodie m’apaisait. Alors, j’ai économisé et j’en ai acheté un. Celui qui a été détruit ? Oui, j’allais souvent au village d’Ensousha. C’est là que j’ai appris à en jouer. Je te remercie, ce cadeau me va droit au cœur. Toka se releva légèrement et lui donna un baiser sur la joue. Se mêlant au chant de la nature, Toka entonna un air mélodieux, faisant danser son bashō sur les fils de soie tendues de son instrument. C’était un moment de quiétude rare, alors que le village, se préparait à jouer une nouvelle partie de shōgi* macabre face à un adversaire redoutable.
  13. Fena, Princesse Pirate Titre original : 海賊王女 [Kaizoku Oujo] Origine : Œuvre originale Genre : Action / Aventure / Drame / Mystère Thème : Piraterie Réalisateur : Nakazawa Kazuto Musique : Kaijura Yuki Saison : 1 [12 épisodes] Diffusion : 15/08/2021 – En cours. Studio : Production I.G Simulcast / Streaming : Crunchyroll / Adult Swim Synopsis Fena Houtman dite « la Marginale Blanche » vit dans une maison-close sur l’île de Shangri-La. Elle imagine toutes sortes de stratagèmes pour fuir, et échapper à son destin. Un soir, elle est sauvée par deux étranges hommes qui semblent la connaître, et un homme masqué. Une aventure palpitante débute dès lors, menant l’héroïne sur le chemin de l’amour, de l’amitié et de la piraterie, avec pour seul mot d’ordre, découvrir le mystère de « l’Eden ». Avis L’animé est une réussite visuelle et sonore. J’ai été emportée dès les premières secondes de visionnage, puis je l'ai dévoré en peu de temps. Les paysages des îles et endroits visités sont très beaux. Les chara-designs des personnages sont soignés, et les scènes d’affrontements et de combats, très épurés et esthétiques. Le but de l’histoire se déroule au fil des épisodes, révélant ses bribes d’indices et de mystères. J’ai été agréablement surprise de découvrir une partie de la France et de son histoire. L’héroïne est attachante, parfois drôle, et son histoire d’amour attendrissante. Je trouve que c’est une histoire bien dosée, entre l’aventure (et le thème de la piraterie), l’humour, l’amour et l’amitié. Il n’y a pas de magie récurrente, mais il y a bien une forme d’enchantement, qui fait partie de l’intrigue. L’animé est rendu au 10ème épisode. La saison arrive presque à son terme, avec lui le dénouement. Je vous recommande le visionnage de cette fiction. C’est une agréable découverte, et coup de cœur, parmi les œuvres originales. Cette fiction a majoritairement reçue des commentaires positifs (Youtube, Crunchyroll).
  14. Dans le chapitre précédent Les Hagoromo s’illuminent une dernière fois. Les Uchiha tentent d’échapper à leur destin funeste. CHAPITRE IX FLEURIR L'AMITIÉ, CONQUÉRIR L'AMOUR. Le village semblait vivre ses instants les plus paisibles depuis le trépas des derniers Hagoromo. L’attentat, perpétré quelques heures plus tôt, avait emporté de nombreux guerriers Uchiha, et abîmé quelques structures. Aussitôt les corps et débris évacués, Hashirama faisait étalage de son ninjutsu de bois, reconstruisant les bâtiments et rétablissant la végétation, sous les yeux admirateurs des habitants. Cet épisode n’était plus qu’un mauvais souvenir. Dans les rues, femmes et enfants, vieillard et jeunes hommes retournaient à leurs occupations. Les discussions prenaient des airs de commérages malsains, s’accentuant parfois autour des porteurs du sharingan. Oui, les rumeurs allaient bon train. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Au quartier Uchiha, il n’y avait pas âme dans ses ruelles. Le clan s’était cloîtré, pleurant, préparant et veillant ses défunts. Il priait aussi pour le bon rétablissement de ses blessés. Attablée devant son thé, devenu froid, Kiku méditait. Elle repensait inlassablement aux paroles de son amie Mito, dont la sollicitude et les inquiétudes l’avaient touché. La jeune femme s’était montrée optimiste et sûre d’elle, malgré cela, un mauvais pressentiment persistait. Elle ne pouvait contester l’ambiance rendue tendue par ces événements tragiques. La colère des shinobis se muait en haine, affectant peu à peu, les civils. Ma fille, ton thé est froid… Oups ! Pardon maman ! Je dois y aller ! Mais… Peux-tu préparer encore du thé ? Euh… Mais… Mais où vas-tu ?! Oh ! Et s’il te reste quelques encas, prépare-les aussi ! Mais attends… Je reviens ! À la hâte, Kiku réajusta son kimono, se chaussa et sortie de la maisonnée. Elle frappa à toutes les portes du quartier et invita les femmes à venir chez elle. Une idée avait germé. Après presque une demi-heure à faire le tour du secteur, tentant, tant bien que mal, de convaincre les ménagères de délaisser leurs affaires en cours, tout le monde était enfin réuni dans son salon. Bien mesdames ! Tout d’abord merci d’être venues ! J’espère que tu as une bonne raison de nous déranger ! Lança une mère, un brin irritée. Viens-en aux faits ! Ordonna, une autre. Oui ! Bon… J’ai croisé la princesse Uzumaki en début d’après-midi. Beaucoup d’entre vous la connaissent déjà et… Qu’est-ce qu’elle voulait ?! … Euh… Elle… Elle voulait nous apporter son aide pour redorer notre blason ! Silence. Le groupe était tout ouïe. Vous savez qu’il y a de nombreuses rumeurs sur nous… Dont de graves accusations ! Et quoi ? Cette femme a l’intention de faire taire ces rumeurs ? Non ! J’estime que ce n’est pas à elle de le faire ! Répondit fièrement la jeune femme. Hmm… J’ai toujours pensé que cette idée de village commun était une mauvaise idée ! Mon mari m’a dit que les Senju avaient fait tout ça pour nous prendre notre territoire… On s’est fait avoir ! Oui ! Et cette Uzumaki cherche simplement à avoir sa part du gâteau ! Une intrigante… Et le brouhaha reprit de plus belle. Les femmes Uchiha faisaient écho à la colère de leurs hommes. Elles ressentaient si peu d’empathie de la part du village, qu’elles se sentaient, elles aussi, acculées. Kiku tentait de rétablir le calme. Peine perdue, elle n’avait plus le contrôle de la situation. Ça suffit ! Tonna Ritsuko, jusqu’ici silencieuse. …. Écoutez ! Mito est probablement la seule à essayer de nous aider ! Avons-nous reçu des condoléances de la part des autres clans ? Seule elle, s’est déplacée… Alors, je ne peux pas croire que vous pensez ce que vous dites ! Le silence se fit, à nouveau. Cette fois, la honte s’était invitée. Kiku, remercia Ritsuko d’un regard entendu, avant de reprendre la parole. Ce n’est pas le moment de nous soulever contre le village ! C’est trop tard pour faire machine arrière. Nos hommes ont mauvaise réputation et notre fierté, le sharingan, est considéré comme une menace pour beaucoup de shinobis !! Que proposes-tu, alors ? Je n’ai pas beaucoup de temps, mon fils est blessé ! Et moi, mon époux est mort !! Très bien, très bien ! Pour… Pour celles qui le peuvent uniquement, j’ai pensé qu’après les enterrements de demain, nous pourrions organiser un grand repas en leurs honneurs. Un grand buffet avec toutes les spécialités culinaires de notre clan et inviter tout le village !! Ils ne viendront pas, dit une jeune femme, septique. Qu’est-ce que ça nous apportera ? Je ne comprends pas la finalité de ton plan… Du calme, laissez-moi vous expliquer ! Tout d’abord, la plupart des villageois n’ont jamais mis les pieds ici. C’est l’occasion de briser la glace. Ensuite, la nourriture apaise les esprits échaudés. Ce sera à nous de nous montrer accueillantes et courtoises ! Notre comportement influera sur celui de nos hommes, et ils seront perçus moins menaçants ! Rétorqua Kiku, convaincue. … J’adhère, même si je pense que ce village ne mérite pas nos efforts… Je suis de la partie ! J’en profiterai pour cuisiner quelque chose à mes garçons ! La proposition, bien qu’ayant reçu un accueil mitigé, avait eu le mérite de calmer et de faire réfléchir la communauté. Kiku était décidée à sauver son clan. Aussitôt le meeting finit, la jeune femme se retroussait déjà les manches. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 À mille lieux du village shinobi et de ses préoccupations, se trouvait la flamboyante capitale du pays du Feu ; Kyūshū*. Au cœur de ce chef-lieu, sur sa plus haute falaise, trônait l’imposant château où résidait son shōgun, Bonjin. Âgé d’une trentaine d’années, le souverain prospérait. Entouré de ses richesses, de sa cour et de ses concubines, il vivait dans l’opulence, tout en prenant soin de rester sourd aux cris de son peuple. Affalé sur un large zabuton*, éventé et nourrit par des servantes, il écoutait paresseusement ses conseillers lire les dernières doléances. Après un temps, il bailla bruyamment, et d’un simple geste, fit taire son vis-à-vis. Parions, ordonna-t-il. Les paris étaient l’une de ses activités favorites. En compagnie de ses ministres, de quelques daimyō* et nobles de la cour, le monarque misait sur les victoires et pertes des clans de son pays. Ils étaient tels des marionnettistes jouant avec la chance des hommes, ou alors un écrivain décidant du destin de son héros. Ces riches hommes fleurissaient d’idées, et allongeaient de plus en plus d’argent. Ils furent pourtant dérangés par un garde du château. Après moult révérences, ce dernier reçu finalement le droit de s’exprimer : Mon seigneur, il y a un homme aux portes du château. Il dit avoir des informations importantes concernant un coup d’état à votre encontre. Un coup d’état ? Rit le seigneur. De concert, la cour s’esclaffa. Était-ce si désopilant ? Bien, amenez-le-moi ! Un homme habillé de guenilles, sale et blessé fit son apparition. Il était escorté par des soldats le maintenant fermement par les épaules. Lorsqu’il fut à quelques mètres du monarque, ils le frappèrent à l’arrière des genoux afin de le faire s’incliner. Cette immondice à quelque chose à m’apprendre ? C’est les Senj… Le pouilleux fut brutalement frappé au visage. Le seigneur ne t’a pas donné la parole ! Hurla le serviteur en cuirassé. Non ! Laissez-le parler ! Le shōgun se releva brusquement, arrachant au passage, l’éventail des mains de sa servante. Il avait fini de rire. Tu voulais dire Senju, n’est-ce pas ?! Oui… Les… Les Senju et les Uchiha se sont alliés !! Foutaise !! Hurla un conseiller. … Et comment le sais-tu ? Demanda un ministre. Je suis un mercenaire, ou plutôt j’en étais un… Au service des Hagoromo… Silence. La cour était pendue aux lèvres du misérable. Ce dernier poursuivit : Habu-Sama s’en était rendu compte et nous avons attaqué il y a quelques jours… Ils nous ont exterminé !! Continue ! Bonjin devenait pâle à l’entente de l’information. Il s’éventait nerveusement, à mesure qu’il transpirait. Non, je ne dirais rien de plus… Je vois, tu veux négocier, hum ? … Tuez-le ! Ordonna un conseiller. Non ! Allons, messieurs, nous ne sommes pas inhumains ! Sourit le chef d’état, tentant de se calmer. … Que veux-tu en échanges ? Je suis un fugitif, le pays de la Terre me recherche. Alors, je veux une protection, une maison, et de l’argent bien sûr ! Tu auras tout ce que tu veux si tes informations sont de qualités. Maintenant parle ! … Ils… Ils ont construit un village et ils ne sont pas seuls. D’autres clans les ont rejoints, les Sarutobi, les Yuhi, les Kurama et les Hatake. Ils ont l’intention de vous renverser et de prendre le contrôle du pays… Habu-Sama… Habu-Sama l’avait compris, et il est mort pour avoir essayé de vous protéger ! Ces informations, qu’elles furent vraies ou fausses, eurent l’effet escompté. Dans la salle du trône, tout le monde était silencieux ; c’était l’effroi. Le shōgun était devenu si blanc que les servantes à ses côtés prirent rapidement leurs distances. Après quelques minutes, le monarque reprit contenance. Il se leva et s’approcha du gueux, l’examinant. Il finit par hurler des ordres : Enfermez-le ! Non, attendez ! Attendez !!! Je vais vérifier tes informations et si elles s’avèrent fausses, je planterais ta tête au bout d’une pique ! Lorsque les gardes eurent emporté le prisonnier, Bonjin se tourna vers ses collaborateurs : Préparez mes meilleurs guerriers, ma cour et le palanquin royal, je veux voir cela de mes propres yeux ! Mon seigneur, si vous me le permettez ! Commença un ministre. Il prit son silence comme une invitation à continuer. Nous parlons des deux plus puissants clans du pays ! Ils ont défait les Hagoromo ! Nous devons être sûrs qu’ils ne vous attaqueront pas. Laissez-moi prendre contact avec eux et annoncer votre arrivée, Bonjin-Sama. … Je vous en conjure, mon seigneur ! Soit, fait comme il te plaira ! Conclut le suzerain, finalement calmé. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Timide matinée. Le ciel peinait à se revêtir de ses plus belles couleurs. Le soleil boudait. Les nuages grisonnants annonçaient l’arrivée du Dieu du Tonnerre. Les Uchiha s’étaient donnés rendez-vous au cimetière ; la seconde fois en quelques jours. Planté devant d’innombrables cercueils, fraîchement mis en terre, le clan, tout de noir vêtu, faisait ses adieux à ses vaillants guerriers. La tristesse, mélangée à la colère et à l’incompréhension étaient de mise, mais les Uchiha restaient obstinément impassibles. Sasuke, Hashirama et Chūshin s’étaient joints à leur peine, silencieux et en retrait. Après presque une heure de cérémonie, Madara et Izuna, en tête d’escorte, guidèrent les femmes et les enfants vers la sortie du cimetière, laissant les hommes achever les sépulcres. Les leaders des autres clans en profitèrent pour présenter leurs condoléances. De retour au quartier Uchiha, le cœur n’était pas à la fête. Le ciel zébrait parfois, obligeant les femmes et les enfants à se réfugier chez eux, accentuant leurs solitudes. Kiku elle, plus téméraire, resta plantée dehors, fixant le ciel… Celui-ci mettait son plan en échec. Elle décida de le défier. La veille, la jeune femme avait mis les hommes à contribution en leurs faisant porter et dresser, tables et bancs, dans les ruelles du quartier. Elle avait également missionné les enfants pour porter ses lettres d’invitation aux autres clans. Tout avait été organisé selon ses ordres. Malgré cela, les éclairs et la pluie étaient au programme. Si le village semblait rester de marbre, le ciel se chargeait de pleurer et de rager pour les Uchiha. Cette réception aura lieu quoiqu’il m’en coûte ! Se jura Kiku. Et comme la veille, la jeune Uchiha fit le tour du quartier. Une idée avait germé. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Lorsque les hommes rentrèrent aux quartiers, qu’elle ne fut pas leurs surprises de voir du monde dehors. Pourtant, l’ambiance et le temps ne s’y prêtaient pas. Messieurs, merci pour votre travail ! Kiku, réfugiée sous son ombrelle, les accueillit poliment à l’entrée du quartier. Nous avons disposé des plats et des boissons. S’il vous plaît, prenez le temps de visiter les stands ! Les femmes avaient déposé leurs préparations sur les tables, préalablement protégés par de larges ombrelles, et tentes improvisées. Les enfants, chaudement habillés, tournaient autour des stands, piochant, ici et là, quelques gourmandises. Madara, devant ce spectacle, eu un sourire sincère… Une rareté. Il comprenait que les femmes avaient besoin de se sentir utiles, et les enfants d’oublier leurs calvaires. Madara-Sama, Izuna-Sama, voici du thé pour vous réchauffer ! Proposa Ritsuko. C’est une bonne initiative ! Complimenta Izuna. C’est une idée de Kiku… Sans elle, rien de tout cela n’aurait été possible ! Après quelque temps, la pluie s’affinait et quelques rayons de soleil perçaient enfin à travers les nuages. Le clan semblait aussi plus apaisé ; les hommes discutaient entre eux et les femmes s’affairaient tout en surveillant les enfants. C’est ce moment que choisit Mito pour faire son entrée. Elle était accompagnée de Ran et Hiyori Sarutobi. Silence Le regard dur des hommes en disait long sur leur ressentiment. Bien malgré cela, les femmes se dépêchèrent de les accueillir, ravies. Petit à petit, d’autres personnes se présentèrent, si bien, que le quartier fût bondé à la grande surprise des frères leaders. Les festivités avaient permis de renouer les liens, de baisser la garde et d’apprendre à se connaître. La réception se prolongea jusqu’à l’heure du déjeuner. Madara prit congé et regagna son bureau. Malgré les événements, il avait un clan à administrer. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Seul dans la pénombre, éclairé par une lampe sur pied en bambou, Madara était plongé dans la lecture de ses parchemins. De temps à autre, ses sharingans s’animaient, déchiffrant des caractères illisibles pour le commun des mortels. Ainsi, l’après-midi fila sans même qu’il ne s’en rende compte, absorbé par les affaires internes du clan. Madara-Sama, puis-je entrer ? Le leader fut interrompu par un coup à la porte. Entre, Nadeshiko. Faisant coulisser les shojis, la brune fit son apparition dans un kimono traditionnel bleu nuit. Elle portait une bouteille de saké* et ses deux coupes. Ravissante et féline, Madara la contemplait, pendant qu’elle s’approchait, faisant le tour de son bureau. Nadeshiko les servit, puis s’appuya sur le meuble. Comme d’habitude, tout n’était que silence entre eux. Jamais gênant, toujours empreint de quiétude et de sérénité. L’homme et la femme, qui aux premiers abords n’avaient rien à faire ensemble, semblaient se rejoindre sur ce point. Ainsi, lorsqu’ils finirent le breuvage, la jeune femme se leva, commençant à retirer son obi. Faisant ainsi, elle attira l’attention de l’homme. Trop lent… Elle se trouva soudainement interrompue par son compagnon, qui la retourna face contre le pupitre. Il arracha d’un coup sec sa ceinture, l’envoyant valdinguer à l’autre bout de la pièce, puis releva abruptement le bas de son kimono, libérant ses longues jambes d’albâtre. Dans cette quasi-obscurité, éclairés par l’unique flamme vacillante de la lanterne, les amants exaltaient, soupiraient et gémissaient. Ils faisaient monter la température, pendant que leurs ombres, projetées contre les fines parois de la pièce, dépeignaient leurs ébats, sans se soucier du monde extérieur. Ce fut un instant de plaisir et de perdition total pour le couple, relâchant finalement la pression des derniers jours. Madara avait baissé sa garde. C’est pourquoi, il fut magistralement interrompu par l’ouverture fracassante des portes. Le couple s’immobilisa. … Ne vous arrêtez pas pour moi, Madara-Sama ! Kiku, se dressait fièrement devant le couple. Seule Nadeshiko semblait surprise et honteuse, tentant de cacher sa nudité. Kiku, quant à elle, entra sans y être invitée, un plateau entre les mains. Elle se dirigea vers la table basse, l’air de rien : Lorsque vous aurez fini, ayez au moins la politesse de goûter le travail des femmes de votre clan ! Sur ces mots, elle leur adressa un dernier regard éclatant de mépris et de déception, avant de tourner les talons. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Sur le chemin de sa maison, Kiku menaçait de s’effondrer, retenant ses larmes. Elle devait rester brave. Depuis toute petite, l’Uchiha faisait de nombreux efforts afin d’avoir la chance de marcher aux côtés de son chef. Bien qu’elle fût intéressée par son titre et sa gloire, Kiku s’éprit de lui au fil du temps faisant de son mieux pour être digne de lui. Malgré cela, Madara ne la regardait jamais. Maintenant, elle comprenait pourquoi. Je faisais fausse route… Kiku marmonnait. Je me demande bien ce qu’il m’a pris de m’intéresser à lui ! Kiku bougonnait. Il ne me mérite pas, oui, c’est ça, il…. Kiku ? Te voilà, je te cherchais partout ! Mito lui faisait face. Elle avait une brochette de viande entre ses doigts et la cherchait pour la féliciter. Mais la mine, à la fois triste et colérique de la jeune fille, lui effaça tout sourire. Kiku, est-ce que tout va bien ? Silence La jeune fille avait filé, laissant la future Senju en plan. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Les jours passèrent depuis le banquet proposé par les Uchiha. Nul doute que la vision de la plupart des habitants avait changé. En cette journée printanière, alors que la rosée du matin s’évaporait délicatement, Hashirama se trouvait seul au QG. Il s’était installé dans la pièce prévue pour les réunions, attendant patiemment l’arrivée de ses collaborateurs, tout en appréhendant grandement la rencontre. L’attentat l’avait bouleversé plus que de mesure. Il se sentait responsable. Cette mésaventure semblait avoir installé un climat si malsain au sein de la communauté, qu’il lui a semblé perdre tout contrôle. Comme si son rêve lui échappait à nouveau. Faisant les cent pas et marmonnant dans sa barbe, Hashirama ne remarqua pas l’arrivée du vieux chef Sarutobi. Ce dernier le salua : Tu as une tête à faire peur ! Mauvaise nuit ? Ohh ! Bonjour Maître Sarutobi ! Je ne vous avais pas entendu arriver ! Hum… Disons simplement que je redoute un peu ce rassemblement… Il ne faut pas ! Cette réunion est là pour poser tous les problèmes à plat ! Le jeune homme était reconnaissant envers le doyen. Il était toujours de bon conseil. Poliment, le Senju invita Sasuke à s’asseoir, avant de lui servir une tasse de thé. Alors que le duo conversait, le reste des leaders arrivait progressivement : Bonjour Messieurs ! Eh bien, il semblerait que vous soyez les plus matinaux ! Oh Dame Shèn ! Bienvenue ! Je vous en prie, prenez place ! Incita Hashirama. Cette matinée commençait donc sur des notes légères. D’ailleurs, dès lors que tout le monde fut réuni, ils ne tardèrent pas à plonger leurs mains dans les sujets les plus épineux. La dernière fois notre réunion a été écourtée, et depuis, nous n’avons pas eu l’occasion de nous retrouver. Cela pourrait durer un moment ! Annonça Hashirama. Dans ce cas, n’attendons pas ! Commençons ! Invita Shèn. Sans détour, Madara fut le premier à lancer le débat. Le clan Hagoromo… Il fallait battre le fer pendant qu’il était encore chaud. Ce nom seul, suffit à refroidir l’atmosphère. … Parlons donc de la gestion de cette attaque. Madara, permet moi de te renouveler, encore une fois, mes excuses ! Hashirama se leva et s’inclina devant son vieil ami. Il me semble t’avoir répondu que les excuses ne ramèneront pas les membres de mon clan ! Au moins, il s’est excusé ! Tempéra Sasuke sans se départir de son sourire bienveillant. Ce qui est fait, est fait ! Maintenant, nous devons apprendre de nos erreurs et voir ce qui a pu pêcher ! Coupa Shinku Yuhi, passablement embarrassé. Notre unité ! Tous les regards se tournèrent vers l’unique femme du groupe, dubitatifs. Je vous demande pardon ? Questionna Hashirama. J’ai mené le groupe qui protégeait les portes du village, et laissez-moi vous dire qu’aucun clan ne s’intéresse à l’autre. Alors forcément, en ne connaissant pas les habilités des uns et des autres, on ne peut combattre ensemble. Et il me semble que vous m’avez vendu le village comme une unité. Je n’ai rien vu de tel jusque-là… Je suis assez d’accord ! Renchérit Chūshin. Vous avez parfaitement raison, Dame Shèn. Nous devons travailler notre unité. Actuellement, nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle attaque. Nous devons nous connaître suffisamment pour pouvoir attaquer et défendre, augmenter notre efficacité, notre organisation et surtout… Nous faire confiance, expliqua Madara. Je ne vois qu’une façon de mettre cela en pratique. L’entraînement ! Dit Sasuke. De fil en aiguille, chacun racontait son expérience au combat. Grâce à cela, de nombreuses mesures ont été prises ; le renforcement des tours de garde sur tout le territoire, l’utilisation exclusifs des bambous de foudres, la construction de tours de guets autour du village, des ajouts de postes d’avant-garde, des patrouilles dans les villages voisins, des entraînements communs à tous les clans, des équipements standardisés, et enfin l’identification de capitaines. L’après-midi fut consacré aux problématiques liées au village et au vivre-ensemble. Madara, à nouveau, ouvrit les festivités et avait bien l’intention de rétablir l’honneur de son clan. Suite à certains dérapages, j’ai eu une réunion avec mes hommes… Nous en avons retiré que quoiqu’il puisse se passer, notre clan est toujours montré du doigt. C’est… Ce n’est pas vrai ! Je fais de mon mieux pour que la cohabitation se passe du mieux que possible ! Coupa maladroitement, Hashirama. Alors dis-moi, pourquoi ne pas avoir rétabli la vérité lorsqu’une bagarre a éclaté ? Ou lorsque les Hagoromo se sont fait exploser ? À moins que cela soit ton clan qui s’amuse à répandre ces viles rumeurs ! Madara fixait son ami d’enfance, ses yeux rougeoyants de colère. Aussitôt, les autres maîtres se levèrent, toutes armes dehors, en position de combat. Seul Sasuke Sarutobi, demeurait imperturbable. Rasseyez-vous. Le doyen avait murmuré cet ordre, pourtant, il fut clairement entendu. Sa voix d’ordinaire douce et chaleureuse devint dure et sèche, ne laissant place à aucune contestation. Madara resta debout, défiant son autorité. Madara-Sama, rasseyez-vous ! … Le vieil homme n’en démordait pas. Le plus jeune non plus. Ils se dévisageaient, sans ciller. Après plusieurs secondes d’un combat mental intense, Madara céda. Il se rassit. Vos sharingans… Tsk… Merci. Vous êtes adultes et à la tête de vos clans respectifs… Avez-vous besoin de vous comporter ainsi ? Les remontrances terminées, Sasuke reprit la discussion comme si de rien n’était. Sa voix retrouva sa douceur coutumière. Hashirama-Sama, vous devez tenir vos hommes. J’ai déjà entendu Tobirama une fois, je ne doute pas que beaucoup pensent comme lui. … Nous avons tous une histoire, nous avons tous été ennemis au moins une fois en mille ans. Mais nous devons apprendre à vivre ensemble, et cela ne se limite pas qu’à la sphère dirigeante. Nous devons l’inculquer à nos familles, c’est notre devoir. Hashirama gardait la tête baissée comme un enfant pris en faute. Il dit : Vous avez ma parole que je parlerais à mon clan ! Pendant qu’on y est, Hashirama-Sama, Madara-Sama, vous êtes les clans fondateurs, mais ça ne veut pas dire que nous sommes à votre service ou avez le monopole, dit Chūshin. En effet, certains de vos membres nous méprisent… Ajouta Shinku. Soyez assuré que je sanctionnerais quiconque s’amuserait à cela, assura Madara. J’en ferais de même de mon côté, promis à nouveau Hashirama. Nos femmes se débrouillent bien mieux que nous, on dirait ! Lança Sasuke, souriant. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Alors que les chefs sortaient enfin de la longue et pénible réunion, Tobirama vint à leur rencontre : Pardonnez-moi, mais il va falloir rallonger la réunion ! Face aux visages curieux, le cadet Senju montra un parchemin. Qu’est-ce donc ? Interrogea Madara. Le shōgun. Cela suffit à jeter un froid sur l’assemblée. Ils retournèrent tous dans la pièce. Le shōgun a eu vent de la création du village et de notre guerre contre les Hagoromo. Il souhaite nous rencontrer dans une semaine. Nous avons un délai de deux jours pour lui envoyer une réponse, auquel cas, il considéra cela comme une déclaration de guerre. Que veut-il exactement ? Demanda Shèn. Probablement évaluer notre force, tenter de mettre fin à notre alliance, connaître notre position et notre organisation et que sais-je d’autres encore ! Lança Shinku septique. Hum, acceptons de le recevoir, voyons ce qu’il veut, proposa spontanément Hashirama. Tu n’apprendras jamais !!! Madara tapa du poing sur la table. Il était sidéré par le comportement presque inconscient de son vieil ami. Il éclata : Le coup des enfants kamikazes ne t’a pas suffi ?! Allons, allons ! Cette fois, nous prendrons des précautions ! Intervint le vieux singe. De toute façon, si nous refusons, nous serons exterminés. Il y a encore une multitude de clans dans le pays ! Dit Chūshin. Sasuke demanda le silence d’un simple geste de la main. Tobirama, répondez que nous acceptons ! Quoi ?! Sarutobi-Sama, ne prenez pas des décisions sans… Du calme ! Nous allons nous préparer ! Je vois, vous voulez espionner le camp du seigneur ? Sourit Shèn. En effet ! Bien ! Vous avez dans ce village les meilleurs espions du pays ! Dans ce cas, ne nous privons pas ! 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Mito avait pris la route du quartier Sarutobi afin de passer son après-midi avec Hiyori. En entrant dans le district, elle fut saluée par les singes à grands coups de piaillements et autres cris, ce qui fit rire ses nombreux habitants. Rouge de honte, elle pressa le pas. Arrivant à proximité de la maison, elle rencontra Samura, l’époux de son amie : Oh bonjour, Princesse Uzumaki ! Bonjour ! Est-ce qu’Hiyori est à la maison ? Oui ! Désolé, elle est en train de finir le dessert… Les enfants lui réclament des dorayaki* depuis ce matin ! Je vois, je peux passer un petit peu plus tard, vous semblez occupés ! Certainement pas ! Du fond de sa cuisine, Hiyori l’avait entendu. Les enfants s’étaient accrochés à leur mère, rôdant autour d’elle, pendant qu’elle s’affairait. Cette dernière, les envoya saluer Mito. Miza et Kika, les jumelles de cinq ans s’amusaient à rendre folle la rouquine. Quant à Iwamaru, le petit garçon de trois ans, essayait tant bien que mal de suivre ses sœurs dans leurs escapades. Quand ce n’étaient pas les invités, les enfants grimpaient sur leur père, semblant l’assimiler à un toboggan humain. Voici votre thé ! Merci ! Mito, installée dans le salon devant un thé chaud, conversa avec Samura jusqu’à l’arrivée d’Hiyori. L’homme était un blagueur invétéré. Sa paternité avait éveillé en lui le devoir impératif de faire rire ses trois petits monstres quoi qu’il puisse se passer. Au sein du clan, il avait le rôle de dresser les primates les plus récalcitrants, et force est de constater qu’il était doué. Lorsqu’enfin la jeune femme fit son apparition, celui-ci s’éclipsa emportant avec lui, les enfants et leurs desserts. Il les emmenait jouer avec les singes afin de laisser un peu d’intimité aux deux amies. Tu sembles tendue, tout va bien ? Questionna Hiyori. Je suis un peu stressée, je me suis rendue compte que j’avais plus de facilité à discuter avec les femmes du village qu’avec celle de mon clan… Y a-t-il un problème avec les Senju ? Je crois oui. Elles ne m’apprécient pas. Depuis mon arrivée, elles m’ignorent. À chaque fois que je fais un pas vers elles, je récolte leur dédain. Mito était dépitée. C’est pourquoi elle cherchait réconfort et conseils auprès d’Hiyori. Cette dernière n’était pas langue de bois. Et puisqu’elles étaient amies, la jeune mère ne prenait pas de pincettes : Hum, tu as sûrement dû faire quelques choses qui les a mis sur leurs gardes. Je suis sûre que tu as une petite idée ! Je ne suis toujours pas mariée. Elles pensent que je me joue d’Hashirama-Sama… Voilà un problème ardu. … Traditionnellement, tu es censée te marier à ta majorité et je comprends qu’elles nourrissent du ressentiment à ton égard. … Si Hashirama-Sama décède et qu’il ne laisse pas d’enfants derrière lui, tu ne seras pas uniquement pointée du doigt, on te tiendra pour responsable. Il a une particularité extrêmement rare, et bien sûr, le clan attend de voir cette faculté se transmettre à sa descendance ! Je suis au courant de tout cela ! Hashirama-Sama et moi avions convenu d’attendre que les temps soient moins durs… Alors tu as ta réponse pour les aborder ! Comment ça ? Le village a été créé pour calmer les guerres. Explique-leur que tu as l’attention de te marier maintenant qu’il y a moins de danger ! Oui, ça pourrait fonctionner. Mito, je ne te juge pas. Je suis moi aussi passée par là. Lorsque j’ai épousé Samura, nous avons choisi d’attendre un an avant d’avoir des enfants. Et j’ai été soulagée lorsque j’ai donné naissance à des filles. Je ne me voyais pas vivre en perdant mes petits sur un champ de bataille. Je te remercie Hiyori, tu es vraiment de bon conseil ! Tu ressembles à ton grand-père ! C’est sur cette conversation que les deux amies se quittèrent. Mito armée d’un dorayaki, fila vers le quartier Senju prête à faire le premier pas. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Le district Senju n’avait rien à envier aux autres quartiers. Il était situé au sud-est du village. L’entrée s’ouvrait sur une large route pavée, coiffée en son long, d’arbustes magnifiquement taillés, agrémentés par des lanternes en pierre représentants des dragons enroulés. Les maisons étaient toutes des plains-pieds en bois, collées les unes autres. En avançant le long de la rue, il y avait une petite place où se dressait fièrement un vieux chêne. Cet arbre décoré d’un épais shimenawa*, portait juste sous la naissance de ses premières branches, les kanjis du clan. Enfin, au fond du village, se trouvait la maison principale et accessoirement l’endroit où elle avait élu domicile. La rouquine se dirigea vers la petite place où elle aperçut des femmes surveillants leurs enfants jouer. Elle s’avança vers elles : Bonjour, pourrais-je avoir votre attention ? Les femmes prirent leurs enfants et s’éloignèrent d’elle, sans plus de cérémonie. Non, attendez ! S’il vous plaît ! Parlons, je suis prête à vous écouter ! Et si nous, nous ne voulons pas vous écouter, hum ? Questionna abruptement une mère. Je sais qu’il y a des différends entre nous, mais j’aimerais les régler, donnez-moi la chance de m’expliquer, s’il vous plaît ! Mito s’inclina respectueusement devant elles. Faisant face à un silence lourd, elle réitéra. Pourrais-je vous inviter à boire un thé ? Ici, vous êtes l’invitée, Princesse Uzumaki ! Corrigea une dame. Parlez ici, ou regagnez vos quartiers ! Mito se sentait humiliée. Bien ! Hashirama-Sama et moi avons décidé d’attendre de nous marier. Je sais que cela vous a posé problème par le passé, et je m’en excuse ! Aujourd’hui, je suis prête à franchir le pas ! Vous avez été égoïste ! Je ne comprends pas pourquoi Ashina-Sama vous a laissé faire ! Nous, nous n’avons pas eu le choix ! Comme toutes les femmes de ce village, nous avons été mariées, dès nos dix-huit ans ! À cet âge-là, Hashirama-Sama aurait déjà un héritier avec les capacités de manipulation et création du bois ! Oui, c’est bien vrai ! Nous sommes forts, et par vos choix stupides, vous avez affaibli notre clan ! Alors que les Senju s’acharnaient, une autre, plus jeune, venait ajouter son grain de sel : Mesdames, elle n’est peut-être pas une Senju, mais elle reste la princesse des Uzumaki. Il faut la traiter avec plus de respect ! Sazanka, la plus belle femme parmi son clan, faisait une entrée théâtrale. Les autres femmes s’effacèrent aussitôt. Ayant vu l’attroupement depuis sa maison, la jeune fille décida de faire de cette humiliation, un véritable lynchage public. Mito, quant à elle, tenait bon, paupière close, mais tête parfaitement droite, elle prenait les remarques de pleins fouets, comme si on lui administrait des claques à répétitions. Princesse Uzumaki… Si votre père est si concilient, pourquoi ne pas avoir annulé vos fiançailles ? J’aime Hashirama-Sama. Sazanka tournait autour de Mito, tel un vautour. Elle allait et venait sans cesse, faisant virevolter sa longue jupe rose pâle composant son hanbok*. Elle continua son interrogatoire : Alors si vous l’aimez, pourquoi ne pas avoir annulé vos fiançailles ? Pourquoi devrais-je annuler mes fiançailles ? Pourquoi, demande-t-elle, hahaha ! Un rire contagieux. Votre caractère égoïste ne vous laisse pas voir le problème tel qu’il est. … Hashirama-Sama était l’héritier à l’époque où vous l’avez rencontré. Puis, il est devenu notre chef. Son devoir avant tout, mais il a fait le choix de vous écouter et d’attendre. Savez-vous combien d’ennemis, il a ? … Savez-vous qu’il n’est pas éternel ?! L’effrontée laissa exploser sa colère, approchant son visage de la rouquine, elle hurla : Si vous l’aimiez vraiment, vous auriez renoncé à lui ! Peut-être, mais les choses ne se sont pas passées ainsi. Mito ne se dérobait pas à son regard. Au contraire, de ses yeux bleu nuit jaillissaient des éclairs. Elle reprit contenance et se tourna vers l’assemblée : Aujourd’hui, nous sommes proches de la paix. Je… Aucune femme de ce clan ne vous soutiendra, vous n’êtes pas la bienvenue ! Sazanka venait de lui couper l’herbe sous le pied. Oh et puis, histoire que ça soit claire, je n’ai pas l’intention de vous laisser avec le maître. Je lui montrerais qu’il se trompe et que vous n’êtes que de la poudre aux yeux ! Sur ces mots, la brunette quitta le regroupement, fière d’elle. Les femmes retournèrent à leurs occupations toutes aussi fières, ignorant de nouveau « l’invitée ». Mito, se recomposa un visage neutre et reprit son chemin jusqu’à ses quartiers comme si de rien n’était. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 À l’hôpital, Toka émergeait enfin après une semaine de coma léger. Sa blessure à l’abdomen avait nécessité des soins plus poussés, mais la douleur avait eu raison d’elle. Les aides-soignantes, très attentionnées, lui avaient donné les dernières nouvelles. Alors qu’elle réfléchissait aux derniers événements, Izuna vint toquer à sa porte. La princesse endormie est de retour parmi nous ! Que viens-tu faire ici ? C’est marrant, il fait subitement froid, tu ne trouves pas ? … Tobirama est venu te voir plusieurs fois. Cette chambre était à deux doigts de devenir un igloo ! Alors qu’Izuna riait à ses propres blagues, la jeune femme sourit légèrement. Plus sérieusement, j’étais inquiet pour toi ! Arrête ça, je ne suis pas faible ! Ce genre de blessures ne peut me tuer ! Je n’ai jamais dit que tu étais faible… Toka rougit. Elle changea de sujet. Mes condoléances pour vos pertes. Merci. Vous aussi, avez eu des morts… Alors mes condoléances. Hum. Les aides-soignantes m’ont dit que tu pourras sortir d’ici peu, je me porte volontaire pour t’aider à rentrer chez toi ! Je n’ai pas besoin d’aide ! Du calme, accepter de l’aide n’est pas un signe de faiblesse. Je demanderais à Tobirama, ne t’en fais pas. Izuna fit la moue. Décidément, Tobirama prenait trop de place dans cette conversation. J’insiste ! … J’aimerais vraiment te raccompagner. Toka rougit à nouveau. Elle détourna le regard vers la fenêtre, cherchant une réponse. Manque de bol, le jeune homme mit fin à la conversation. Je repasserais te voir demain ! Oh, très bien, merci d’être passé… Oups, j’allais oublier ! L’Uchiha sortit de sa manche une petite boite, qu’il déposa dans le creux de sa main et disparut. Toka l’ouvrit et découvrit un bashō* en ivoire enroulé, formant un cône, décoré d’une fleur de pêcher de couleur bordeaux. Elle fut émue, mais tenta de retenir ses larmes. Elle repensa à son shamisen détruit durant l’attaque. 🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂 Le soleil déclinait doucement mais sûrement, offrant aux habitants du village, un spectacle de toute beauté. Les chaudes couleurs des soirs de fin de printemps étaient comme une promesse d’un été où la vie serait plus facile. Hashirama rentrait enfin chez lui, exténué par cette journée, mais satisfait d’avoir enfin pu avancer. Il avait le sentiment que toute cette rancœur, jetée sur la table, avait finalement permis à Madara de faire un pas vers lui. Leur dispute d’aujourd’hui l’avait ramené à leur enfance, où l’Uchiha le grondait sans cesse. Le Senju avait le sentiment d’avoir retrouvé son ami. Il fut salué par son clan, et Sazanka lui offrit même une petite boite pleine de sucreries. Hashirama la trouvait toujours resplendissante, elle était à ses yeux, la plus belle fleur du clan. Il reconnut qu’elle aurait fait une parfaite épouse pour lui, s’il n’avait pas eu Mito. Pensant à cette dernière, il la rejoignit. La rouquine était assise dans le jardin, semblant pensive. Il s’asseyait près d’elle et la regarda amoureusement, mais fut pris de court. Mito !! Que… Qu’es… Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi pleures-tu ? Perdant contenance, il se releva, ne sachant que faire face à une femme en pleurs. Laisse-moi seule, s’il te plaît… Non ! Non, je ne vais pas te laisser seule alors que tu souffres ! Il se rassit près d’elle, et la saisit par les épaules. Ma douce, que se passe-t-il ? J’ai tout essayé pour me faire accepter dans ton clan… Mais elles ne veulent pas de moi… Dans mon clan ? C’est aussi le tien ! Non, je suis l’invitée des Senju. Je l’ai appris aujourd’hui, à mes dépens… Le shinobi se renfrogna. Qui ? Je ne te donnerais aucun nom. Des membres de mon clan ont manqué de respect à ma fiancée, ça ne restera pas impuni ! Et puis quoi ? Elles obéiront à tes ordres, mais je ne gagnerais jamais ma place parmi elles ! Hum, peut-être devrais-tu rentrer aux Pays des Tourbillons quelque temps, retrouver tes sœurs et tes cousins, ça te fera du bien. Puis une fois ressourcée, tu reviendras ici pour leur montrer qui est Mito Uzumaki ! Il avait réussi à mettre un sourire sur son visage. Tu es si gentil. Mito caressa la joue de son compagnon. Ce dernier s’empourpra. Mais non, je vais rester ici et m’imposer ! Je vais leur montrer que j’y ai ma place ! Mito était ce genre de femme, toujours stoïque, semblant froide et inaccessible. Cependant, son séjour dans ce village et ses nouveaux liens crées l’avaient déridé. Elle souriait plus facilement, montrait ses sentiments en public et à l'avenir, elle n’hésitera plus à montrer les crocs. Oui, les Uzumaki provoquent des tourbillons partout où ils passent, et il est temps qu’elle fasse honneur à son nom.
  15. Oui, je suis seulement une spectatrice de One Piece. J’avais, autrefois, tenté de lire le manga mais je ne l’ai pas trouvé à mon goût. One Piece est une œuvre difficile à lire tant elle est abondante en détails, personnages, trames et informations. L’auteur a tendance à aller dans différentes directions, donnant une impression de chaos. Je me suis dit que ce manga serait certainement plus adapté à un ouvrage comme un roman ou une version animée. Cette dernière m’a semblé plus digeste que l’originale. Cependant, tu n’es pas le premier à me le suggérer. Je ferais l’effort de lire l’arc du Pays des Wa, lorsqu’il sera achevé. Je n’en suis pas si sûre. À mes yeux, One Piece est une caricature. Néanmoins, je comprends ce que tu souhaites me dire. Je vois une différence entre les débuts de l’animé, et cette nouvelle version très « dragonballesque ». D’après moi, la base du manga est le combat. Cela l’est encore plus depuis la rencontre de l’équipage du Chapeau de Paille avec Law. J’avais la sensation de suivre une histoire d’aventure durant la 1ère partie du manga. Depuis l’île de Punk Hazard, tout n’est qu’une question de combat. J’ai, toutefois, retrouvé cette partie aventure avec le flashback d’Oden Kozuki. En ce qui concerne les combats, je ne fais plus attentions aux échelles de puissances parce que j’ai beaucoup de mal à comprendre les différents pouvoirs de l’univers « One Piecien ». Tu es une personne très passionnée… C’est beau. 😊 Je suis heureuse de savoir que le manga t’émerveille autant. Malheureusement, il ne m’a transporté qu’à moitié, et en version animée.
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