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Ala Alba Ministra

Escale à Yokohama (Yokohama Kaidashi Kikô) [Hitoshi ASHINANO]

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Escale à Yokohama

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Titre VO : ヨコハマ買い出し紀行, Yokohama Kaidashi Kikô

Dessin et scénario : Hitoshi Ashinano

Genres : Tranche de vie, Science-Fiction

Editeur au Japon : Kôdansha

Prépublication : Gekkan Afternoon

Date de prépublication : 1996 à 2006

Statut : Terminé (14 tomes)

Licencié en France : Meian Editions
Date de parution France : 29 mars 2021 à /

 

Voilà un manga qui me tient particulièrement à cœur et que j’aimerais faire découvrir au plus grand nombre, j’ai nommé Yokohama Kaidashi Kikou. C’est un manga contemplatif et tranche-de-vie dans un univers fantastique, un peu comme Aria de Kozue Amano ou comme les films d’Hayao Miyazaki. Voilà un article fait par mes soins, regroupant une présentation et une petite réflexion sur ce manga :

 

 

 

 

Yokohama Kaidashi Kikou : voyage dans la plus belle des fins du monde

 

 

 

 

 

Historique

 

Yokohama Kaidashi Kikou est un seinen, qui a été prépublié dans le magazine Afternoon de la Kodansha durant près de 12 ans, entre 1994 et 2006, puis compilé en 14 volumes au Japon. Il s’agit du manga principal de la carrière de son auteur Hitoshi Ashinano, et de loin. Au Japon, le manga n’a pas connu un grand succès, probablement la faute à la faible popularité du magazine dans lequel il a été prépublié et à son style qui est loin d’être le plus populaire et le plus accessible qui soit. Yokohama Kaidashi Kikou dont le titre pourrait être traduit par « La liste des courses à Yokohama » n’a pas non plus connu de publication hors du Japon et son adaptation en anime se résume à deux OAV nommés « Quiet Country Café ». Malgré tout, ce manga est sorti de l’ombre grâce aux critiques américaines qui l’ont rapidement encensé d’une manière impressionnante, l’évoquant sans sourciller comme l’un des plus grands mangas de tous les temps. Grâce à ça, le manga est devenu relativement populaire parmi les lecteurs de scans anglophones, parmi lesquels il est devenu une véritable référence.

 

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Présentation générale

 

Yokohama Kaidashi Kikou, c’est un manga qu’on peut définir comme « tranche-de-vie », même si ce terme est loin d’être la description la plus explicite qui soit. L’adjectif qui définit le mieux l’œuvre d’Hitoshi Ashinano est probablement « contemplatif ». Qu’on se le dise tout de suite : si c’est de l’action que vous cherchez, passez votre chemin, il n’y en a tout simplement pas. Si vous voulez de l’humour ou de la romance, vous ne serez probablement pas rassasiés non plus. Ici, l’histoire est rythmée par la vie quotidienne de son héroïne Alpha Hatsuseno, qui tient un café en un lieu désertique où il passe en moyenne 1 client tous les 3 jours. S’il y a si peu de clients, c’est parce que le monde a connu une grande et soudaine montée des eaux qui a diminué de manière radicale la population du monde et qui semble condamner le monde à une fin proche. Vous vous demandez peut-être comment peut-elle gérer un café avec si peu de clients ? Alpha est en réalité un robot, ce qui lui permet de survivre même avec de tous petits revenus. Rassurez-vous, elle ne passe pas seulement son temps à rester dans le café, elle n’hésite pas de temps à temps à monter sur son fidèle scooter Vespa pour visiter le monde qui l’entoure. Elle en profite également pour rendre visite à ses voisins Ojisan, un grand-père qui tient une station d’essence et Takahiro, un jeune garçon pour qui elle joue un rôle de grande sœur.

 

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I) La recette de l’émerveillement

 

 

Un univers post-apocalyptique magique

 

L’histoire se déroule dans un monde fantastique, qu’on peut également qualifier de post-apocalyptique. Ce dernier terme peut cependant prêter à confusion : on est loin du monde sombre et de l’atmosphère catastrophique qu’on peut imaginer en entendant ce terme. Ici, l’univers serait à rapprocher de celui de certains films d’Hayao Miyazaki, comme Mon Voisin Totoro ou Le Voyage de Chihiro où les créatures et les paysages fantastiques n’inspirent pas la peur malgré leur aspect, mais plutôt la contemplation. Cependant, si Yokohama Kaidashi Kikou a bel et bien des points communs avec l’œuvre du maître de l’animation japonaise, il présente également une différence majeure. Si dans les films d’Hayao Miyazaki, on peut aussi évoquer un aspect tranche-de-vie puisqu’il s’agit souvent de courts passages de la vie des héroïnes ou des héros de ces films, ici l’action est totalement mise de côté, et laisse place à une réflexion plus explicite de ses personnages, et une contemplation plus profonde de l’univers par ses habitants. L’aspect post-apocalyptique n’est pas le thème principal de l’histoire. Imaginer les raisons d’une future disparition du monde et imaginer la réaction des hommes dans une telle situation n’est pas du tout le centre d’intérêt de l’œuvre. Cependant, ce contexte permet de se placer dans un monde étrangement vide, où la nature a repris ses droits. Ne vous méprenez pas, le but n’est pas non plus de passer un message pro environnemental. L’intérêt de se placer dans un tel contexte ? C’est dans ce genre de situations où les contacts humains deviennent rares qu’on a le plus de facilité à admirer la beauté de notre monde !

 

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Un style graphique simple et attachant

 

Dans ce genre de mangas où les dialogues sont rares et où certaines pages sont des successions de paysages à contempler, le dessin est quelque chose d’encore plus important que dans n’importe quel autre style de bande dessinée. Si Yokohama Kaidashi Kikou est un chef d’œuvre, c’est aussi incontestablement grâce à son dessin. Pour autant, le trait d’Ashinano n’est pas le plus précis qui soit, et la quantité de détails des dessins n’est pas extraordinaire non plus. Le dessin est relativement simple et épuré. Mais ce qui fait que dans ce domaine aussi, Yokohama Kaidashi Kikou est inoubliable, c’est grâce au style de son auteur. Ashinano est un vrai génie pour créer des créatures fascinantes, comme la Misago ou les Kamas, qui à la manière d’un Totoro n’ont aucun souci à nous attendrir. La manière dont les paysages sont présentés relève également du génie. Il n’en faut pas beaucoup à Ashinano pour créer un paysage qui nous marquera à vie. Une allée d’arbres qui forment comme un tunnel, des herbes de 2 mètres de haut au milieu desquels se trouve les ruines d’une ancienne maison et nous voilà fascinés par l’image d’ensemble que cela génère. Le character design est également plutôt unique. Les visages sont très arrondis, les yeux aussi. Cela donne beaucoup de charme aux personnages, et leur donne une image sympathique et agréable qui colle bien avec l’ambiance de l’ensemble de l’œuvre. On notera aussi de nombreuses et superbes pages colorés au pastel dans chaque volume, avec souvent un chapitre entièrement en couleurs. Yokohama Kaidashi Kikou est un véritable chef d’œuvre artistique, simple et empli de poésie.

 

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Des personnages qui mûrissent, à défaut de vieillir

 

A première vue, Yokohama Kaidashi Kikou est une succession de petites aventures sans véritable lien, qu’on pourrait lire dans n’importe quel ordre. Cela n’est pas tout à fait vrai. Un élément permet de mettre un ordre chronologique à ces petites aventures et sert donc de véritable fil conducteur à l’histoire, il s’agit de l’évolution des personnages. Quand on lit le manga pour la première fois, on ne ressent pourtant pas cette évolution, tant elle est progressive. En revanche, quand on observe les personnages au début et à la fin de l’histoire, on se rend compte à quel point ils ont mûris. Cette évolution est évidemment physique, surtout pour les jeunes protagonistes comme Takahiro mais surtout psychologique. Le meilleur exemple est l’héroïne Alpha, qui ne vieillit pas puisqu’elle est un robot, mais qui évolue vraiment au fil de ses aventures. Son regard sur le monde change, sa personnalité aussi. Même le dessin semble mûrir avec ses personnages. Finalement, seule les créatures de ce monde ne changent pas, et servent de symboles du temps qui s’écoule.

 

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Des dialogues rares, un rythme paisible

 

Pour un manga contemplatif comme Yokohama Kaidashi Kikou, un aspect pour lequel il est souvent difficile de trouver un bon équilibre, c’est le rythme. Ici, il est tout simplement idéal : suffisamment lent pour donner le temps au lecteur d’apprécier chaque paysage et suffisamment rapide pour ne pas lui laisser le temps de voir l’ennui arriver. La quantité de dialogues elle aussi est idéale : il y en a peu, au bon moment, et ceux-ci évitent l’erreur de servir de commentaire à la contemplation, du genre « Que c’est beau ! ». Quand il s’agit d’un passage où le lecteur se retrouve devant un superbe paysage, le silence se fait. C’est un choix qui ne fait que rendre la lecture plus agréable, les mots ne pourraient être qu’inutiles et l’auteur le sait bien. Le paysage parle pour lui-même. Ce choix s’explique d’autant mieux que les personnages passent la majeure partie de leur temps seul avec la nature qui les entoure.

 

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Un style de vie proche de la nature

 

Une des caractéristiques principales de Yokohama Kaidashi Kikou est le style de vie des personnages. On doit cette façon de vivre à l’aspect post-apocalyptique de l’œuvre, qui permet de justifier un véritable retour aux sources. C’est peut-être ici que Yokohama Kaidashi Kikou s’éloigne le plus de l’excellent Aria de Kozue Amano qui se passe dans un univers où les gens vivent encore dans une vraie société. Yokohama Kaidashi Kikou est un retour à un style de vie plus ancien et plus rural, plus proche de la nature, quand Aria se veut plus moderne et plus proche de la manière de vivre de ses lecteurs. Là encore, ce choix d’Ashinano est au service de l’émerveillement total du lecteur. De plus, dans ce contexte, les rencontres deviennent tellement rares qu’elles prennent une dimension exceptionnelle et inoubliable.

 

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II) La relation entre la nature et l’Homme

 

 

L’émerveillement est le premier pas vers le respect

 

Cette première partie du message diffusé par Hitoshi Ashinano dans Yokohama Kaidashi Kikou est aussi la plus évidente : quand on prend le temps d’admirer le monde qui nous entoure, on devient également plus apte à le respecter. Cependant, cette fois, il ne s’agit pas d’un simple message écologique. Ici, Ashinano n’a pas pour intention de blâmer les hommes pour avoir abîmer la Terre. Cela est une des possibles interprétations de la catastrophe naturelle que le monde subit, mais ce n’est pas la seule. On peut aussi penser que la nature ne fait que mettre une limite à l’Homme sans avoir pour but de le punir. En effet, la nature ne commet pas l’erreur que beaucoup d’hommes commettent : si les hommes ne respectent pas toujours les merveilles de la nature, la nature vu par Ashinano respecte l’œuvre de l’Homme ! C’est bien là que réside l’originalité du message de l’auteur : la nature et les hommes ne sont pas des ennemis. Après tout, l’Homme n’est-il pas lui-même une œuvre de la nature ? Les signes de l’amour qu’éprouve la nature pour l’Homme sont nombreux : des plantes en forme de lampadaire apparaissent pour tracer le chemin des anciennes routes créées par les hommes puis recouvertes par les eaux. Des sortes de blocs de mousse apparaissent pour imiter d’anciennes constructions des hommes. La nature de Yokohama Kaidashi Kikou a détruit une partie de l’œuvre des hommes pour pouvoir assurer leur cohabitation, mais témoigne un grand respect envers celle-ci. Un message de tolérance, un message qui prône la paix entre la nature et les hommes.

 

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Tout ce qui appartient au monde est digne d’admiration

 

Tous ces hommages de la nature à l’Homme et à ce qu’il produit montre également que tout ce qui existe est digne d’admiration. Yokohama Kaidashi Kikou n’est pas seulement une ode à la nature, c’est une ode à la vie. C’est probablement sur ce point que le message de Yokohama Kaidashi Kikou se rapproche le plus de celui d’Aria. Tout être vivant, tout objet joue un rôle dans le monde. Voir les personnages de l’œuvre d’Ashinano fascinés par des créations de l’Homme pourra paraître étrange à certains. Admirer une simple maison parce qu’elle représente quelque chose pour les personnes qui ont participé à sa construction et pour les personnes qui ont vécu à l’intérieur n’est pas si différent d’admirer un coucher du soleil. Ce n’est pas moins beau parce que c’est une création artificielle et non une création naturelle. Pour Ashinano, une construction de l’Homme est aussi belle et importante qu’une construction de la nature.

 

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Le bonheur est un état d’esprit

 

Lorsqu’on lit Yokohama Kaidashi Kikou, on ne peut pas s’empêcher de se dire que les protagonistes, Alpha en tête, vivent une vie d’une monotonie certaine. Ce qui rend le personnage d’Alpha et même tous les personnages du manga vraiment admirable, c’est que malgré la vie difficile et sans but qu’ils vivent, ils restent d’une bonne humeur constante et impressionnante. Par cet aspect global des personnages, Ashinano nous montre que le bonheur est bien plus simple que beaucoup de gens semblent se l’imaginer, qu’en fait rien n’est nécessaire pour trouver le bonheur. Ce n’est ni l’argent, ni l’amour, ni les biens qui apportent le bonheur, ce dernier est avant tout un état d’esprit. Lorsqu’on y regarde de plus près, les hommes semblent avoir perdu cette capacité d’être heureux en ne possédant rien, et semble devenir de plus en plus dépendants de leurs biens. Finalement, la catastrophe naturelle qui a eu lieue dans le monde de Yokohama Kaidashi Kikou semble avoir eu deux effets bénéfiques majeurs : rapprocher l’Homme de la nature et du monde qui l’entoure et lui réapprendre à trouver le bonheur dans la simplicité. Voilà qui donnerait presque envie qu’une telle catastrophe se produise…

 

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Conclusion

 

Yokohama Kaidashi Kikou est une œuvre unique, d’une grande qualité artistique mais aussi intellectuelle. Hitoshi Ashinano nous réapprend ici à contempler le monde qui nous entoure dans sa totalité, que ce soit l’œuvre de la nature ou celle des hommes et nous donne ses clés pour faire de nous des personnes plus heureuses et plus respectueuses. Une lecture paisible et rafraîchissante dont on ne peut que ressortir avec le sourire. Yokohama Kaidashi Kikou est une œuvre artistique majeure qui mérite sa place parmi les plus grands chefs d’œuvres que les êtres humains ont produit. Mon manga préféré sans la moindre discussion possible, mais aussi l’œuvre qui m’a le plus marqué, tous domaines confondus. Laissez une chance à Yokohama Kaidashi Kikou, il vous le rendra bien. Vous n’en ressortirez pas tout à fait indemne… Vous en ressortirez plus grands.

 

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Vous souhaitez participer au voyage ?

 

Voilà le lien vers le site officiel de Meian https://www.meian-editions.fr/meian/blog-meian/article/nouvelle-licence-meian-escale-a-yokohama/297

 

 

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Voila le type de manga que j'ai très longtemps haï ^^

Néanmoins, après lecture de ton (gigantesque) post je n'ai eu qu'une envie : découvrir cette oeuvre :)

 

Elle me rappelle étrangement "Solanin" qui est un chef d'oeuvre :)

Ou encore un manga qui m'a profondément touché "L'homme qui marche" que je conseille absolument à tous les blasés de la vie :)

 

Bref, je vais lire ce manga et je te remercie d'avance de me l'avoir fait découvrir :)

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Content que ça ait pu donner envie à quelqu'un de lire le manga, c'était le but de ce petit dossier après tout ! :D

 

Par contre, j'ai lu Solanin (que j'ai beaucoup aimé, pas adoré non plus ^^) et je dois te dire que ça a vraiment pas grand chose à voir. D'abord, la principale différence c'est que Yokohama Kaidashi Kikou a un vrai aspect fantastique, alors que Solanin est réaliste. Les personnages n'ont pas du tout le même style de vie non plus, puisque l'un se déroule dans un paysage désertique où il est fréquent qu'il n'y ait pas une rencontre dans la journée, alors que l'autre se déroule dans Tokyo, et que le couple de personnages principaux rencontrent fréquemment et facilement leurs amis. Et puis Solanin n'a pas ce rapport intensif avec la Terre et la nature.

 

Après, il est vrai que les deux sont un petit peu des OVNI, des mangas totalement uniques qui ne ressemblent à aucun autre. En tout cas, merci d'avoir lu l'article, tu as bien mérité de pouvoir goûter au plaisir de cette lecture !  :)

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Waw, ca fait plaisir de voir qu'on parle de mangas aussi rares et exceptionnels que Yokohama Kaidashi Kikou ici, et en plus l'article est super bien écrit! Bravo!! Sinon je ne peux qu'approuver: YKK est une perle, superbe et touchant, une vraie expérience à vivre, qui n'a pas beaucoup d'équvalents, à part peut être les oeuvres de Kozue Amano (référence impec de ta part).

Du moment que vous n'êtes pas allergiques à ce type de manga, lent avec peu d'action, ce serait un crime de passer à côté. Vraiment.

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Je viens de lire le premier tome,et faut avouer que j'ai bien accroché.^^

Il est vrai que tout est prétexte à la contemplation dans ce manga. :)

Du simple objet comme un pistolet,au magnifique lever de soleil en passant par un pont,tout est admirablement bien retranscrit mais il y a un léger contraste avec les personnages,ils sont dessinés de façon "grossière" par rapport aux paysages je trouve mais ça n'a rien de péjoratif là dedans,c'est juste que c'est marquant je trouve.

Pour les personnages,j'aime bien leur caractère,tous très sympa,empli de bonté et je comprend les fans de Alpha,vu la beauté,la grâce et le caractère humble qu'elle a.^^

Les autres personnages ne sont pas en reste,j'aime bien,j'aime aussi la petite leçon de tolérance par rapport à Misago,ne pas se fier aux apparences,quelles qu'elles soient. :)

Enfin bref,très bon manga,plein d'optimisme et de beauté et malgré un rythme lent on ne s'ennuie pas,ça change des mangas de bourrin merci de m'avoir fait découvrir cette œuvre. ;)

Je vais m'empresser de lire la suite. 8)

 

Edit:

Au fait très belle présentation. ;)

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Merci pour vos compliments pour la présentation. J'ai fais au mieux, après tout il fallait quelque chose de bien pour rendre honneur à Yokohama Kaidashi Kikou !

 

@ tonton kaka : Pour le dessin un peu "grossier" des personnages, c'est ce que j'ai appelé des "visages très arrondis", mais au-delà d'être grossier, je dirais plutôt que c'est un character design qui a vraiment beaucoup de style. D'ailleurs, quand tu utilises le mot "marquant", je suis bien d'accord avec toi. La dernière fois en regardant le sommaire de l'Afternoon de la semaine dernière, il y avait des toutes petites cases avec la tête du personnage principal, et en voyant une d'elle, je me suis tout de suite dis "Ah ! Ça ressemble au style de l'auteur de Yokohama Kaidashi Kikou !" et c'était bien un manga du même auteur. J'adore vraiment le style de cet auteur, c'est pas tous les auteurs qui ont un dessin avec autant de singularité.

 

Et la Misago, c'est vraiment un personnage fantastique. La scène où elle arrive derrière et enlace Takahiro me restera dans la tête à tout jamais, ça c'est certain.

 

J'espère que d'autres encore vont vivre cette "expérience", comme le disait si bien Trollkastel. Pour faire vivre le topic, n'hésitez pas à parler des scènes qui vous ont le plus marqué, des personnages que vous préférez, des paysages qui vous ont le plus émerveillé... J'ai pas souvent l'occasion de discuter de mon manga préféré (celui-ci) avec des francophones, ce serait donc un plaisir pour moi de le faire ici.

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Bon, du coup, j'ai pas lu les mesages précédents vu que je ne savais pas qu'il y avait un topic dessus. ^^

Merci Ala Alba Ministra pour le topic d'ailleurs !

 

Aucun éditeur FR sur ce manga à mon grand regret... La collection Sakka de Casterman ou Made In de Kana seraient pourtant très très très sympathiques vu comment les scans grands formats m'immergent dedans. J'achète direct en format papier si ça sort un jour en tout cas. ^^

 

Chapitres : http://www.batoto.net/read/_/31607/yokohama-kaidashi-kikou_v1_by_mangaproject

 

C'est un manga particulièrement fluide. Il se passe énormément de choses et en même temps, c'est 95% du temps de la tranche de vie de tous les jours très contemplative et 5% du reste, de la science fiction éparse et contée aux bons moments dans le manga. Je vous avoue que ça me rend difficile de décrire le manga sans vous dire de le lire par vous même, surtout que je ne l'ai pas fini. J'en suis rendu au volume 7 où Alpha va partir en voyage et explorer le monde pour gagner de l'argent et pouvoir reconstruire son café après qu'un typhon soit passé par là.

 

Alpha est aussi un Robot. Il semble qu'il y ait pas mal de mystère. Quelques fois, on voit Alpha voler lorsqu'elle rêve. Et quelque fois, on la voit aussi rêver ce qui semble être un flashback de cet espèce de grand avion mi-oiseau. Elle regarde le monde d'en haut (mais ne le prend pas de haut). Et à chaque fois, je me demande si c'est bien elle ou pas. Je pense que derrière le mystère, il s'agit moins d'un mystère à résoudre que d'un message de la part de l'auteur.

 

L'auteur a l'air d'apprécier énormément ce genre de moments dans les airs et son dessin particulièrement expressif et les pages couleurs pastel les rendent magnifiques. Sans parler de l'émotion qui se dégage plus généralement de l’œuvre et des personnages.

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Le jour où l'on aura une édition française, j'ouvre le champagne. Même une édition US, je pourrais être tenté de faire l'effort. :-\

 

Je serais déjà heureux rien que d'avoir des scans avec une meilleure résolution que celle des derniers tomes.

 

Tout le thème du passage du temps, et de la différence entre Alpha et son entourage humain dans leur perspective à celui-ci est simplement magnifique. Les derniers chapitres ont d'ailleurs petit goût doux-amer. Par bonheur elle n'est pas la seule androïde, l'imaginer finir seule m'aurait laissé dans un état moral pas glop du tout.

 

Je l'exprime sans doute très mal, mais ce manga a une place à part dans mes lectures.

 

A propos d'expression, la comparaison entre YKK et Aria est souvent faite (dans un autre sujet pour ma part), mais, si les thèmes et l'ambiance peuvent les rapprocher, il y a pour moi une différence essentielle, c'est que là où Amano fait s'exprimer clairement les sentiments et émotions de ses personnages, Ashinano est la plupart du temps dans la suggestion. Tout s'exprime par un regard, un geste, et comme tu le dis, Mµû, cela donne une impression de fluidité, tant dans le récit que dans le dessin.

 

Après, ce n'est pas un défaut que d'afficher clairement les sentiments, Amano Kozue reste une auteure que j'adore.

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@ Meles meles

 

J'ai cherché des scans des chapitres 101 à 140 et j'ai trouvé sur le site http://www.iscariote.org/serie.php?idmng=33. D'ailleurs, il y a toute la série à manger en VF dans une qualité très largement supérieure au clean de la team VUS. La traduction a l'air d'avoir été faite sérieusement aussi. La team semble sérieuse.

 

Bon, je vais me replonger dans ce manga maintenant.

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Mon rêve s'est réalisé aujourd'hui quand ma librairie m'a appelé aujourd'hui

Révélation

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Je viens de finir le t1. Le manga peut se fixer dans n'importe quelle époque d'une facilité déconcertante.  Une œuvre crépusculaire d'une sérénité incroyable.

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