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Meles meles

Présentations de mangas terminés

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Franken Fran

 

Auteur : Kigitsu Katsuhisa

Parution : 8 volumes de 2006 à 2012

 

 

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Résumé : Le professeur Madaraki est connu pour être le meilleur spécialiste en biotechnologies. Pour ses recherches, il parcourt le monde, laissant sa maison japonaise sous la garde de Fran. Bien que certains la prennent pour sa fille, elle est en réalité sa création, son chef-d'œuvre. Ayant appris la biologie d'un tel maître, elle est un docteur de tout premier ordre, capable de prouesses impossibles pour toute personne normale. Avec ses camarades, d'autres réalisations du professeur, elle est prête à régler tout type de problèmes contre rémunération. Cependant, elle les règle à sa façon, aux risques et périls du client...

 

 

Commentaire : Un des mangas les plus délirants que j'ai lu.

Franken Fran se compose de chapitres presque indépendants, dont les seuls personnages récurrents sont Fran et sa bande de monstres, piochons au hasard Okita, la tête d'un homme sur un corps de chat, Adorea la femme banque d'organes ou un majordome à tête de chien. Le ton est très varié, tout comme l'issue de chaque chapitre, on se retrouve parfois avec des conclusions atroces qui prennent totalement au dépourvu, parfois des dénouements heureux, d'autres dont on peut tirer une sorte de morale, ou au contraire rester dans une indécision complète tant la situation peut s'avérer dérangeante.

 

Franken Fran combine à merveille une bonne dose d'horreur, composée de chimères, de monstres que ne renierait pas Berserk, des boyaux à ciel ouvert et de tumeurs géantes, avec une cruauté extrême, mêlée d'un humour noir ou absurde très prononcé, tournant essentiellement autour de l'attitude de Fran. Celle-ci est un personnage principal d'une grande complexité, tantôt naïve et tête en l'air, tantôt d'un sadisme effrayant, passant d'un matérialisme absolu à un idéalisme béat à propos de l'amour et de la vie.

 

Pour ajouter à cette ambiance surréaliste, parfois proche de l'univers d'un Theodore Sturgeon, on croise des individus inattendus, du Juif Errant au Monstre en Spaghettis Volant, plus quelques parodies d'Agatha Christie ou de Kamen Rider bien senties. Ajoutons que la partie scientifique est réellement bien documentée, on finirait presque par croire à la possibilité des opérations de Fran, tout en abordant un large panel de sujets, souvent objets de débats réels touchant à la bioéthique, cette dernière n'étant, bien entendu, pas dans les principales préoccupations de notre chère demoiselle.

 

Comme si ce n'était pas assez, ce manga bénéficie d'un dessin magnifique, plein de détails (sanglants, une véritable boucherie), et Fran est juste craquante, même avec ses six ou huit bras.

Avec Franken Fran, c'est un peu tout ou rien, soit on décroche après les premiers chapitres, qui sont parmi les plus atroces, ça se calmera nettement dans la seconde moitié de la série (est-ce un bien ? je ne sais pas trop), soit on se prend au jeu d'un manga drôle, horrifique, cinglé, et on finit par en redemander.

 

Une remarque : ne pas se fier aux couvertures sexy, il n'y a absolument rien de hentai ou de ecchi (à part un film atroce, mais qui n'est pas du tout, mais alors du tout X sauf pour les paroles ; vous comprendrez mieux en le lisant, c'est un des passages bien comiques du manga), mais ça reste peu recommandable aux âmes sensibles.

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Bakuman !

 

Auteur: Tsugumi Ohba (scénariste) & Takeshi Obata (dessinateur).

Parution:  20 tomes reliés de 2008 à 2012.

 

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Résumé: Nous suivons Moritaka Mashiro, un collégien ordinaire qui possède un don évident pour le dessin. Il est éperdument amoureux de la ravissante, Miho Azuki.

Un jour, Akito Takagi, le meilleur élève de sa classe et scénariste amateur, souhaite que Mashiro transpose en manga ses histoires. Pour motiver son partenaire, Takagi pousse le jeune dessinateur à avouer ses sentiments à Azuki. C’est ainsi qu’une promesse les lie : Si Mashiro devient mangaka professionnel, Azuki acceptera de devenir sa femme. Ainsi débute l’éprouvante ascension de ces deux mangaka amateurs pour devenir professionnels ! Mais le monde de l’édition est particulièrement compétitif et cruel…

 

Commentaire: Bakuman était un titre extrêmement attendu par beaucoup de monde pour la simple raison que nous retrouvons les deux auteurs de Death Note à la tête de cette série. L'attente valait-elle le coup? Et bien oui ! Bakuman est déjà connu comme un titre unique: Un guide d'apprentissage du Mangaka ! L'histoire en elle même n'est pas forcément originale puisque le but de notre héros est d'épouser la fille dont il est amoureux. Mais qu'importe, le plus intéressant réside dans l'évolution des deux protagonistes au sein du monde du "Jump", fameux hebdomadaire à l'origine de titres connus tels que Dragon Ball, One Piece, Reborn! et bien d'autres encore. Nos deux héros sont novices en la matière, et rentrer dans un univers si complexe que le manga n'est pas forcément évident, et ces deux associés tentent ici de trouver tant bien que mal leur repères. Le tout est donc extrêmement passionnant à suivre !

 

Notons aussi que les codes du shônen ont été travaillés par les auteurs pour être adaptés à cette œuvre "réaliste". Ainsi, nos deux héros sont guidés par l'héritage du défunt oncle de Mashiro, aussi Mangaka, et la mère de la fille dont Mashiro est amoureux, n'est autre qu'un ancien amour de l'oncle de ce dernier ! On retrouve donc beaucoup de relations entre personnages dignes de shônen, et le fait que nos héros partent à partir de rien pour tenter d'atteindre les plus hauts échelons fait là aussi penser à une ascension d'un manga d'action, mais adaptée au monde du manga!

 

Et quoi de mieux pour parfaire cette oeuvre qu'un dessin de bonne qualité ? Le trait d'Obata n'a cessé de s'améliorer depuis Hikaru no Go, et il est ici excellent, avec des lignes fines et agréables, ainsi que des décors soignés.

 

Bakuman n'est pas un vieux manga, mais on peut déjà et facilement dire qu'il fait partie des classic et des incontournable ! Notons que comme Death Note, les textes sont denses et occupent une place importante dans l'œuvre, car les explications sur le monde du manga sont nombreuses. L'œuvre est donc à déconseillé à ceux qui seraient avare en désir de lecture, mais il serait vraiment bête de passer à côté de cette magnifique oeuvre à cause de cela, cela pourrait même en devenir l'une des plus grosses erreurs de votre vie !

 

 

Information concernant l'adaptation en anime.

 

Staff Animation :

 

Mangaka : Tsugumi Obha (scénariste) & Takeshi Obata (dessinateur)

Studio : J.C. Staff (Otome Youkai Zakuro TV, Excel Saga, Nabari no Ô…)

Réalisateur : Kenichi Kasai (Nodame Cantabile TV, Honey and Clover Saison 1, Major TV) & Noriaki Akitaya

Scénariste : Reiko Yoshida (Romeo X Juliet, D.Gray-man, Tamayura OAV)

Character Designer : Tomoyuki Shitaya (Hatsukoi Limited TV, Kiss×sis TV, Night Wizard The Animation TV)

Responsable animation : Tomoyuki Shitaya (Night Wizard The Animation TV, Toaru Kagaku no Railgun)

Directeur Artistique : Chikako Shibata (Fruits Basket TV, Higurashi no Naku Koroni Kai TV/OAV)

Musiques : Audio Highs (Gintama TV/OAV)

 

Les Saisons 1 et 2 produites par J.C. Staff dénombrent 25 épisodes chacune (2010~2011). Une saison 3 est prévue pour cet Automne 2012, au Japon.

 

 

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Biomega

 

Auteur : Nihei Tsutomu

Parution : 6 volumes de 2004 à 2009

 

 

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Résumé : An 3005. Le corps d'un membre d'une expédition à destination de Mars se retrouve en orbite, répandant sur Terre un nouveau virus, le N5S. Les personnes atteintes deviennent des espèces de zombies, les Drones, privés de parole, difformes.

Zoichi Kanoe, un humain synthétique, est envoyé par la Toa Heavy Industries sur l'île 9J0, à la recherche d'humains résistants au N5S. Il découvre rapidement Ion Green, une jeune fille aux capacités de résistance et de régénération exceptionnelles, accompagnée de son protecteur Kozlov, un ours très humain. Malheureusement, il perd aussi vite leur trace.

 

 

Commentaire : Par le créateur de BLAME!, Biomega se situe dans le même esprit. On retrouve la Toa Heavy Industries, des humains artificiels, la quête d'une personne présentant une caractéristique unique. Cependant, les différences sont notables. Déjà, là où les dialogues quasi inexistants de BLAME! pouvaient rendre l'histoire obscure, ils sont bien plus présents ici, facilitant la compréhension, tout en gardant de nombreuses parts d'ombres. Ô surprise, on a même quelques blagues avec Kozlov, mais il ne faut non plus pas s'attendre à se rouler par terre toutes les cinq minutes. Ensuite, après le grand tournant du récit, on abandonne les décors urbains froids et métalliques pour des paysages plus "vivants", plus typés science-fiction, qui peuvent parfois évoquer certaines œuvres de Mœbius. Cependant, on garde cette propension aux espaces de dimensions presque infinies.

 

Une autre différence fondamentale est que là où Killy avait le GBE, Zoichi a la HDC-08B-3, sa moto. Et comme pour le GBE, un engin normal s'est vu transformer en concentré de pure badassitude. Une moto qui va partout, sous l'eau, à des vitesses dingues, avec une hache futuriste dans la boite à gants, qui sert de chargeur à un énorme flingue, presque un canon, et avec une intelligence artificielle incorporée, Fuyu Kanoe, la partenaire de Zoichi (je n'arrive pas à exprimer un centième de l'excellence réelle de la moto...).

 

Comme toujours avec Nihei, les villes et les paysages sont époustouflants (faut aimer les décors sombres). Et puis on a un ours qui parle, ce qui constitue un atout indiscutable.

Un excellent manga qui ravira les amateurs de SF.

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Midori no Hibi

 

Auteur : Inoue Kazurou

Parution : 8 volumes de 2003 à 2004

 

 

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Résumé : "Mad dog" Seiji est considéré par tous ses camarades comme un délinquant violent et asocial, célèbre pour sa droite foudroyante. Pourtant, son seul souhait est de mener une vie normale, et surtout de se trouver une copine. A son grand dam, il essuie refus sur refus, à cause de sa réputation. Tout cela va changer à partir du jour où sa main droite se retrouve remplacée par une jeune fille, Midori, secrètement amoureuse de lui.

 

 

Commentaire : Vu comme ça, le scénario de départ semble plutôt incongru et inspirera sûrement quelques réticences. Une fois celles-ci dépassées, on découvrira une comédie romantique originale (ça existe), basée sur le thème de "que ferais-je si ma main droite était ma copine ?", sans trop de sous-entendus graveleux. Tous les faits et gestes du quotidien s'en retrouvent chamboulés, toujours abordés avec légèreté et un humour omniprésent. Sur le plan graphique, le dessin est simple, suffisant pour bien soutenir l'histoire mais sans aller beaucoup plus loin. Si l'on y ajoute des seconds rôles complets, souvent à la limite de la parodie, on obtient une série aboutie, franchement drôle et inventive, pas trop répétitive au contraire de ce que l'on pouvait craindre, et qui devient de plus en plus touchante en se rapprochant de la fin.

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Kurozuka

 

Scénariste : Yumemakura Baku

Illustrateur : Noguchi Takashi

Parution : 10 volumes de 2003 à 2006

 

 

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Résumé : Durant le 12e siècle, Yoshitsune, aussi appelé Kurou, accompagné du prêtre Benkei, fuient le frère du premier, qui souhaite les éliminer. Au cœur d'une forêt, ils découvrent une maison où vit une jeune et belle femme, Kuromitsu. Celle-ci les accueille et leur offre de les abriter, à la condition de ne jamais essayer de voir ce que contient une certaine chambre. Commence une histoire d'amour, de vampirisme, d'amnésie et de vie éternelle.

 

Commentaire : Du bon et du moins bon dans Kurozuka. Des personnages allant du franchement laid (Kurou) à l'acceptable, contrastant avec des décors magnifiquement détaillés. Un scénario bien imaginé, complexe mais difficile à suivre, surtout dans les premiers tomes, une des causes en étant la gestion du temps, puisqu'on passe d'un coup du douzième siècle à un monde futur post-nuke, où des factions armées s'affrontent. Un saut depuis le combat au sabre dans les bois aux manipulations génétiques. Des idées souvent intéressantes (l'origine du vampirisme est délicieusement hérétique, elle fait un peu écho à un certain chapitre de Franken Fran) contre un abus de scènes de sexe racoleuses et de découpe au sabre avec des boyaux qui volent (rarement vu autant d'intestins, avec autant d'efforts pour les détailler, on croirait un précis d'anatomie).

 

L'histoire aurait mérité d'être mieux développée, peut-être sur un plus grand nombre d'époques (et de tomes), avec un approfondissement des personnages, qui restent traités de manière trop superficielle. La fin est précipitée et bâclée, gâchant un peu un final avec quelques révélations malgré tout sensationnelles.

 

À moins qu'un peu de sexe (censuré) et de violence vous suffisent, il y a de fortes chances que vous soyez déçus.

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Defense Devil

 

Scénariste : Youn In-Wan

Illustrateur : Yang Kyung-II

Parution : 10 volumes de 2009 à 2011

 

 

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Résumé : Kucabara est un démon déchu à cause de sa bonté d'âme. Banni des Enfers et privé de ses pouvoirs, il œuvre depuis comme avocat des damnés. Après avoir signé un pacte avec eux, il s'emploie à prouver leur innocence afin de leur éviter d'aller en Enfer. En guise de rétribution, il reçoit de la Matière noire qui s'échappe de leur corps une fois lavés de tout soupçon. Celle-ci est la source de tout pouvoir démoniaque, il la collecte donc dans le but de regagner son statut perdu.

 

 

Commentaire : Là encore, un manga à propos duquel mes sentiments sont mitigés. Si l'idée de départ est originale, les premiers chapitres suivent tous un schéma à peu de chose identique, devenant à force lassant. Une fois cette étape passée, la série s'engage dans une voie shōnenesque plus classique, à base d'affrontements et de combats, perdant au passage presque tout ce qui avait trait au métier d'avocat.

 

A la décharge des auteurs, cette partie-là, bien qu'assez conventionnelle, est réalisée d'une main sûre et ferme, avec les doses voulues et habituelles d'humour (un des points forts), de combats et de jolies filles, rendant l'ensemble prenant, notamment avec la découverte des Enfers et l'apparition de nouveaux protagonistes, cette fois-ci humains. On découvre aussi un certain nombre de délires bien sympatoches, une partie de tennis explosive, un match de football mortel et surtout Jody, une Mini très humaine et bourrée de gadgets, à rendre jalouse l'Aston Martin de James Bond. A bien y repenser, ces délires et la partie comique en général sont le gros bonus de Defense Devil, la partie "sérieuse" de l'histoire étant un peu trop classique, malgré les nuances apportées vers la conclusion.

 

Youn In-Wan et Yang Kyung-II sont surtout connus pour être les auteurs de Shin Angyo Onshi, avec lequel on retrouve quantité de points communs, du héros déchu et trahi par le principal antagoniste à la partenaire combattante (Idamaria ressemble comme deux gouttes d'eau à Chun Yang) en passant par le petit sidekick à vocation comique, bien que Bichura soit mieux développé que Bang Ja. Le dessin est évidemment dans le même style, toujours aussi beau, si l'on excepte peut-être les formes complètes de Kucabara et Bichura, ce qui est bête pour deux des principaux personnages. On reste cependant loin de l'excellence de Shin Angyo Onshi, un scénario moins fignolé, une histoire plus poussive et des personnages moins attachants.

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Nephilim John

 

Auteur : Ryu Geum Chel

Parution : 8 volumes de 2007 à 2010

 

 

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Résumé : John est un jeune esclave au service d'une grande famille du royaume de Bisque. Par pure coïncidence, le jour même où il est sur le point d'être assassiné, un ange, Michael, lui aussi dans un piteux état, s'écrase au milieu de sa chambre. Sa seule échappatoire à la mort est d'entrer dans le corps de John, avec lequel il cohabitera à partir de ce moment. Le gamin est alors projeté au centre de l'affrontement entre les anges et les démons, découvrant qu'il est lui-même un nephilim, descendant d'un ange et d'une humaine.

 

Commentaire : Une énorme déception. Les yeux encore brillants après la lecture d'Ares, je me jette sur cet autre manhwa du même auteur. À mon grand dam, loin de l'originalité du premier, il sombre dans la banalité.

 

Déjà, le héros est le typique mec-pas-doué-au-grand-coeur-amoureux-de-la-princesse avec lequel on est censé sympathiser en diable. Problématique quand la première réaction que l'on a est de vouloir lui arracher ses atroces boucles d'oreilles carrées, puis de lui mettre des baffes pour son caractère immature et son mauvais goût vestimentaire. Une tête à claques pas possible. Le seul point positif que je lui trouve serait sa relation avec Michael, mais c'est surtout grâce à ce dernier.

Passons aux personnages secondaires.

Sa chère et tendre tout d'abord, qui paraît avoir une légère sympathie envers lui mais qui s'en tamponne complètement du moment qu'elle rencontre un autre nephilim, Rocky. Là on tient un personnage cool, fort, indépendant, avec des idées bien tranchées. Sauf que ce n'est pas le héros. Rage.

Le triangle Micky-Severus-Maria est plus notable que le reste, bien que restant classique, l'amitié, l'amour, la trahison, la mort toussatoussa.

 

Le scénario quant à lui. Les démons veulent conquérir le monde, les anges les en empêcher. Mille fois vu et revu. La partie traitant des nephilims est la plus intéressante, apportant des nuances sur le bien supposé des anges, mais elle est traitée en vitesse.

 

L'autre chose qui me titille, c'est qu'on nous présente les démons comme une menace terrifiante, le combat s'annonce terrible, Armageddon, l'apocalypse, on s'attend à un truc grandiose, en technicolor, réalisé par Cecil B. DeMille avec Charlton Heston et Kirk Douglas. Au moins.

Et on se retrouve avec une vulgaire bataille urbaine, avec quelques anges et démons par-ci par-là, surtout des humains avec quelques pouvoirs et le must, quelques pauvres géants tendance automate XVIe siècle, avec un nom qui les dépasse, "Léviathan" et qui sont théoriquement une espèce d'arme ultime. Je ne vous dirais pas qu'ils se font déboiter en moins de deux. Le tout filmé en Super 8.

 

Pour couronner le tout, la fin est abrupte, sans aucune réponse aux innombrables questions que l'on se posait depuis le début. La seule consolation est que le héros insupportable se fait pigeonner comme le pauv'type qu'il est.

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Octave

 

Auteur : Akiyama Haru

Parution : 6 volumes de 2008 à 2010

 

 

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Résumé : Il fut un temps où Yukino Miyashita faisait partie d'un de ces nombreux groupes de musique composés par de jeunes "idoles". Face à un succès mitigé, le groupe s'est dissous, à la suite de quoi elle a bien tenté de reprendre les cours au lycée, pour finir par les laisser tomber, dans l'incapacité de se lier avec les autres élèves. Elle prend alors la décision de partir pour Tokyo, où elle trouve un travail d'assistante manager dans la même compagnie qui avait formé son ancien groupe. Toujours seule, elle rencontre une jeune femme, Setsuko Iwai, en allant à la laverie que celle-ci tient avec son frère. Elle découvre qu'elle aussi connaît le milieu de la musique, puisqu'elle a été la compositrice d'un groupe qui comme celui de Yukino, s'est séparé.

 

Commentaire : Commençons par préciser, si cela était besoin, qu'Octave est un Yuri. Mais pas un Yuri pervers, voyeur ou quoi que ce soit. Certes, il y a des scènes pour le moins explicites, mais elles s'intègrent parfaitement dans l'histoire, étant là pour la servir (après tout, la sexualité n'est-elle pas une des facettes fondamentales de nos vies, quoi de plus normal qu'elle soit présente dans ce style de récit ?).

En réalité, Octave est avant tout un pur "tranche de vie", couplé d'une romance presque ordinaire, avec toutes les étapes normales, depuis la rencontre jusqu'à la recherche d'un appart' où s'installer. Le tout avec en fond l'univers de l'industrie musicale japonaise, dont on s'aperçoit qu'elle est loin d'être un monde idyllique, ce que l'on voit à travers le regard de Yukino, ex-idole maintenant repassée de l'autre côté de la barrière, ainsi que de ses anciennes compagnes du groupe, qui ont chacune suivi des routes différentes, parfois peu orthodoxes.

 

Là où Octave marque des points, c'est sur les personnages. Le travail exécuté pour rendre leurs mentalités est assez remarquable. Le meilleur exemple en est Yukino, qui a un temps touché du doigt son rêve de petite fille, avant que celui-ci ne s'écroule, emportant ses illusions avec. Pourtant, dans son espèce de désenchantement, elle garde au fond d'elle ce désir d'être admirée, aimée par les autres. Setsuko, bien que son point de vue soit moins développé, bénéficie d'un traitement tout aussi soigné, avec un caractère plus pragmatique.

 

Les relations avec l'entourage son également bien dépeintes, qu'elles soient totalement compréhensives ou réticentes à l'idée d'un couple lesbien, notamment par les intermédiaires du frère de Setsuko et de Kamo.

 

Le tout est servi par un dessin simple et épuré qui transmet à merveille l'ambiance douce-amère et le rythme paisible du manga.

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Love & Collage

 

Auteur : Inoue Kazurou

Parution : 12 volumes de 2005 à 2008

 

 

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Résumé : Hachibei, en bon lycéen, aime les filles. Le hic, c'est qu'il n'aime pas les filles pour elles-mêmes, mais pour leurs "parties". Il a ainsi un idéal pour les yeux, les jambes, les seins, etc... Dans sa quête des parties de ses rêves, il part pour Tokyo, où, son dortoir ayant été incendié, il est obligé de s'installer dans une remise d'un dortoir de filles.

 

Commentaire : Love Hina était déjà très parodique. Love & Collage est pour ainsi dire une parodie de Love Hina. Il faut donc éviter d'y chercher une belle romance larmoyante, mais plutôt une avalanche de gags, entrecoupée d'instants romantiques, qui réussissent à être émouvants, pas jusqu'à faire fondre en larmes mais suffisamment pour apporter une touche de douceur. Niveau comique, c'est certainement le plus réussi des mangas d'Inoue Kazurou, le fétichisme d'Hachibe et les personnalités variées de ses interlocutrices permettant d'éviter une trop grande répétitivité (bon, vous n'échapperez pas a l'inévitable mais toujours efficace coup de poing outré de fin de chapitre).

Les personnages, si l'on exclut le héros qui est avant tout comique, sont attachants, même quand ils poussent très loin la caricature.

Une autre chose positive est que, dans tout ce délire, on garde un certain fil directeur, on ne part pas dans des schémas trop gros pour le manga (voir justement Love Hina, qui terminait par perdre de l'intérêt en partant dans les îles, les princesses et autres), on reste dans le (tout relatif) raisonnable.

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Helen ESP

 

Auteur : Kigitsu Katsuhisa

Parution : 2 volumes à partir de 2008

 

 

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Résumé : Il y a cinq ans, les parents d'Helen Takahara ont été tués dans un accident de la route. Bien qu'elle ait survécu, elle a perdu sa faculté de parole, son ouïe et sa vue. Elle vit maintenant en compagnie de son oncle et de son chien, Victor, avec lequel elle communique par la pensée.

 

 

Commentaire : Par l'auteur de Franken Fran (Fran fait d'ailleurs une petite apparition dans un bonus), Helen ESP est à la fois semblable et complètement différent, tout en confirmant, si besoin était, être un excellent mangaka, avec un monde bien particulier. Différent car on n'y trouve pas ce côté gore et cet humour plus que noir, mais semblable par un état d'esprit, une façon de faire intervenir le fantastique et l'étrange dans le quotidien, à travers un personnage principal qui l'observe sans vraiment y appartenir. Ainsi, il est difficile de parler de parler de réel handicap pour Helen, sauf pour quelques situations. En fait, c'est plutôt comme si elle vivait dans une réalité différente de la nôtre, avec ses inconvénients et ses avantages, dans laquelle elle a réussi à trouver la joie de vivre.

Pour parler de ses pouvoirs extrasensoriels, on ne peut pas les classifier de manière exacte. Ils sont variés, incluent des capacités sans réels liens, certains étant parfois difficiles à comprendre pour le lecteur.

 

Comme Fran, Helen essaie d'aider les autres grâce à ses dons hors du commun. De la même façon, les chapitres sont des récits presque indépendants. Ils contiennent pourtant tous une atmosphère commune, comprenant un peu d'un humour léger mais surtout une certaine tristesse qui fait que l'on termine chaque chapitre avec une pointe d'émotion.

 

Faut-il préciser que le dessin est toujours aussi bon ? Pour finir, j'ai trouvé que l'extra du dernier chapitre confine simplement au génie, utilisant comme conclusion une idée simple et qu'on a souvent vue ailleurs, mais de manière bouleversifiante (tant pis si je provoque des déceptions futures).

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Akumetsu

Scénariste : Tabata Yoshiaki

Illustrateur : Yūki Yugo

Parution : 18 volumes de 2002 à 2006

 

 

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Résumé : Nous sommes au début du XXIe siècle ; tout le peuple japonais est exploité par des puissants véreux et avides… Tout ? Non ! Car un héros résiste encore et toujours à l'oppresseur. Et la vie n'est pas facile pour les pourris d'en haut. Ce héros, c'est Akumetsu, qui se lève contre la corruption généralisée au profit d'une minorité. Il n'hésitera pas à se sacrifier lui-même pour les éliminer...

 

 

Commentaire : Il y a les magistrats vendus, (bis)

Il y a les financiers ventrus, (bis)

Il y a les argousins.

Mais pour tous ces coquins

Il y a d’la dynamite,

Vive le son, vive le son,

Il y a d’la dynamite,

Vive le son

D’l’explosion !

 

[...]

 

Il y a les sénateurs gâteux, (bis)

Il y a les députés véreux, (bis)

Il y a les généraux,

Assassins et bourreaux,

Bouchers en uniforme,

Vive le son, vive le son,

Bouchers en uniforme,

Vive le son

D’l’explosion !

 

Si un extrait de

paraît approprié pour débuter, il ne faut pas non plus la prendre au pied de la lettre. Il est vrai que le début d'Akumetsu peut flatter le vieux fond anarchiste qui sommeille chez certains d'entre nous, mais il ne faut pas s'y fier. Il s'agit bien d'une satyre de la société nippone, mais il est difficile d'y voir une orientation politique nette. Akumetsu (le héros) ne propose pas de réelle solution durable, il se contente de combattre le mal par le mal, éliminant tous ceux qu'il juge néfastes pour le bien commun. Par ailleurs, la description physique des dirigeants corrompus est bien trop dans la caricature pour être prise trop au sérieux, ce sont des spécimens de la plus vile espèce, avides, lubriques et baveux. Leurs actions et magouilles restent pour autant plausibles, même si je ne connais pas assez la situation politique japonaise pour juger jusqu'à quel point elle est véridique. Il en reste qu'il est plus que facile d'y croire et de faire des analogies avec des scandales réels (dommage que le manga date de l'avant Fukushima). Il est également assez amusant de constater que l'affaire qui donne naissance à Akumetsu rappellera des souvenirs à notre cher ministre des Affaires étrangères (parenthèse refermée).

 

Il est vrai que les longues descriptions de la corruption peuvent sembler ennuyeuses, mais elles sont présentées par l'adorable mascotte Aametsu-kun et par un Akumetsu charismatique et débordant d'un cynisme jouissif. Elles sont surtout compensées par une action frénétique et une tension permanente, maintenues par les opérations à grand spectacle et sang coulant à gros bouillons organisées par Akumetsu.

 

Même si je trouve qu'il est dommage de ne pas avoir tenté d'aller au-delà de la satyre et de s'engager plus concrètement, la série est au final drôle, grinçante, très recommandable, sans gros point noir, à l'inverse de Wolf Guy des mêmes auteurs (gâché par un viol interminable et franchement traumatisant pour le lecteur), comme quoi on ne s'améliore pas toujours avec le temps.

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Mahou no Iroha !

 

Auteur : Inoue Kazurou

Parution : 3 volumes de 2009 à 2011

 

 

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Résumé : Naoki est un jeune garçon inutile. Passant son temps entre son ordinateur et ses hentais, il n'est bon à rien. Jusqu'à ce qu'un jour, une jeune fille, présentant toutes les caractéristiques de la magical girl apparaisse, proclamant être sa fille, venue du futur en utilisant la magie. En effet, dans son avenir, Naoki, devenant de plus en plus asocial et s'enfonçant dans la réclusion, a fini par découvrir la magie, ce qui lui a permis de se couronner roi et de se marier avec 500 femmes. Il s'est cependant fait renverser et attend son exécution. Iroha est donc là pour empêcher ce sombre destin de s'accomplir.

 

 

Commentaire : Les deux mangas d'Inoue Kazurou ayant connu le plus grand succès, Love & Collage et Midori Days, sont des comédies romantiques où l'aspect comique l'emporte d'assez loin. Sur ce point, Mahou no Iroha ! est sur une longueur d'onde similaire. Le hic, c'est que si dans les deux autres il existait une certaine forme de harem, donc un doute sur le couple final (bien que cette question ne soit pas franchement difficile à résoudre), ici, il n'y a qu'une seule personne ayant une vraie chance de former un véritable couple avec le héros, puisque le reste du "harem" est composé de ses filles. Ce qui gâche quelque peu le suspens. Alors oui, pendant quelques pages, l'auteur essaie d'introduire un brin de tension en faisant remarquer qu'Iroha n'est pas désagréable à regarder et a l'âge de Naoki, mais il abandonne aussi vite que possible ces idées sordides, comprenant bien qu'il n'est ni dans un seinen psychologique, ni dans un hentai à base d'inceste. Bloqué par son propre scénario pour ainsi dire.

 

Pour le reste, fidèle à ses bonnes vieilles recettes, il garde le même style d'humour, avec une nette préférence pour la parodie de magical girl. Et le résultat, s'il n'est pas aussi réussi que les deux autres séries citées, reste tout à fait réjouissant.

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Binbō Shimai Monogatari

 

Auteur : Kazuto Izumi

Parution : 4 volumes de 2004 à 2006

 

 

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Résumé : Deux sœurs, Kyo et Asu, respectivement quinze et neuf ans, vivent seules, depuis que leur père, couvert de dettes de jeu, les a abandonnées, leur mère étant décédée peu de temps après la naissance de la cadette. Entre petits boulots et économies quotidiennes, elles arrivent à survivre, l'essentiel étant pour elles de rester ensemble et de profiter de menus plaisirs que leur offre la vie.

 

 

Commentaire : Commençons par noter que si l'on en croit ce manga, il est possible, dans le Japon moderne, de faire vivre dans une grande ville deux personnes avec les seuls revenus issus de jobs type distribution de journaux. Sans énorme confort, mais pas trop mal non plus (pas à la rue, et avec de quoi manger tous les jours quoi). Permettez-moi d'exprimer quelques doutes là-dessus, mais passons, là n'est pas le point.

 

La question que m'inspire ce manga est s'il est réalisable de faire une bonne histoire avec seulement des bons sentiments. Cela me parait presque impossible, ou alors réservé à des auteurs de très grand talent. Alors, il se peut aussi que je ne sois qu'un vieil aigri avant l'âge, cynique et incapable d'apprécier la joie et la douceur de vivre.

 

Quoi qu'il en soit, la première moitié de Binbō Shimai Monogatari n'est peut-être pas désagréable, mais en tout cas franchement insipide. Tout me donne l'impression que l'auteur souhaite faire fondre le petit cœur de ses lecteurs, afin qu'ils terminent chaque chapitre en se disant "Ooh, qu'est-ce qu'elles sont mimis...". Ce qui n'a produit chez votre serviteur qu'une sensation d'ennui, les deux héroïnes étant deux personnages sans grand relief, uniquement mues par l'amour sororal et une bonté d'âme sans limite. Les deux derniers tomes apportent quelques nuances, avec l'apparition de nouveaux personnages, mais elles resteront malheureusement à l'état d'ébauche.

 

Un bon point de départ, mais dont le traitement manque de causticité, ou du moins d'un peu plus d'humour, la seule idée que la vie est belle, même quand on est pauvre et abandonné par ses parents ne suffisant pas à créer un intérêt quelconque, faute de présence d'un autre point de vue.

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Eden: It's an Endless World !

 

Auteur : Endo Hiroki

Parution : 18 volumes de 1998 à 2008.

 

 

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Résumé : Dans un futur proche (fin XXIe, début XXIIe), l'apparition d'un virus d'une espèce nouvelle a éradiqué près de 15% de la population mondiale. Une organisation, Propater, a supplanté l'ONU, prenant le contrôle de la plupart des Etats.

Sur une île, dans une base à l'écart du reste du monde, Enoa et Hanna, deux adolescents, ont développé une résistance au virus. À la suite d'une dramatique attaque de Propater, ils décident de partir, en compagnie d'une IA de combat, Chérubin.

Vingt ans se sont écoulés. Au Pérou, le fils d'Enoa et Hanna, Elia, avec le fidèle Chérubin, mène une vie de vagabond, survivant de chasse et de fruits. Une vie somme toute tranquille, ce qui va changer du tout au tout avec la rencontre d'un groupe de mercenaires.

 

 

Commentaire : Voici ce que l'on pourrait qualifier de manga complet. Il contient absolument tout ce que l'on peut souhaiter dans une bonne histoire.

Un monde réaliste, où l'on retrouvera un étalage de toutes les calamités actuelles, trafic de drogue, prostitution, manipulation du vivant, conflits religieux, discriminations ethniques, catastrophes naturelles. Ce qui engendre évidemment un manga dur, violent, où, comme dans la réalité, le pire risque toujours de se produire, sans interventions miraculeuses. À plusieurs reprises, on se retrouvera sous le choc de carnages abominables, n'épargnant personne et qui nous remettrons en mémoire des situations semblables ayant eu lieu dans notre présent.

 

Des personnages complexes, loin de toute caricature. Si l'attention se focalise principalement sur Elia, dont on suivra le difficile passage à l'âge adulte, les personnages secondaires ne sont pas laissés en reste, avec des passés travaillés, mettant la plupart du temps en scène les problèmes cités plus tôt. Dès le départ, leurs vies ont été essentiellement une lutte de survie, et cela n'ira pas toujours en s'arrangeant, un certain nombre rencontrant une fin prématurée. Même pour ceux que l'on pourrait rapidement caractériser comme "méchants", on s'apercevra que ce n'est parfois qu'un mauvais choix, ou un environnement défavorable qui les a mis sur la mauvaise voie.

 

Les relations entre les personnages sont décrites d'excellente façon. Haine, admiration, camaraderie, amour, tout le panel des émotions y passe. On a même de petits passages humoristiques des plus bienvenus, sans lesquels l'ambiance serait trop pesante.

 

Le seul petit bémol que je pointerai est que sur les derniers tomes, la partie science-fiction devient un brin confuse, notamment sur l'origine, le but ou quoi que ce soit tournant autour du virus, se perdant quelquefois dans des considérations philosophiques légèrement hasardeuses.

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Orange Yane no Chiisana Ie

 

Auteur : Yamahana Noriyuki

Parution : 8 volumes de 2005 à 2008.

 

 

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Résumé : A la suite d'une arnaque, deux familles se retrouvent à vivre sous un même toit. Malgré des réticences initiales, la cohabitation s'organise.

 

 

Commentaire : Moi qui m'attendait à une comédie couplée de tranche de vie, avec des quiproquos, un humour léger saupoudré de romance, la désillusion fût cruelle. Les premières pages avaient pourtant un certain intérêt, la petite histoire avec l'ours était marrante, mais cela s'arrête malheureusement là.

 

Les deux principaux protagonistes ont profondeur frôlant le néant. On peut les résumer en peu de mots : ils sont gentils (ah ça, on ne peut pas faire plus gentils), naïfs, ils vont s'aimer, ils s'aiment.

 

L'opposante des premiers tomes est un reflet inversé. Imaginez un personnage qui vous ferait vous dire toutes les deux pages « Mais quelle s******, et idiote en plus ! », tant son but dans la vie semble être exclusivement de pourrir celle des héros, le tout à grand renfort de plans qu'un enfant de trois ans trouverait grossiers. Et le pire, c'est que les deux tourtereaux tombent à chaque fois dedans. On se dit que non, pas encore, ce sont des adultes, ils se doivent d'avoir une capacité de réflexion supérieure à celle d'une limace, gardons espoir, jusqu'au moment où ils sautent pieds joints dans le piège, confirmant qu'ils n'ont pas dépassé le stade intellectuel de l'amibe.

 

Une histoire dont on devine le dénouement après quelques chapitres, des personnages simplistes, se limitant au strict minimum imposé par leurs rôles, Orange Yane no Chiisana Ie est d'une niaiserie et d'une pauvreté scénaristique rares.

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Sayonara Football

 

Auteur : Naoshi ARAKAWA (Shigatsu wa Kimi no Uso)

Nombre de Volumes : 2. Terminé et édité en France chez Ki-oon.

 

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Résumé éditeur :

Nozomi a le foot dans la peau depuis qu’elle est toute petite. Elle dribble, passe et marque avec une agilité sans pareille ! À 14 ans, elle ne rêve que d’une chose : intégrer la sélection officielle de son collège. Le seul problème, c’est qu’elle fait partie d’une équipe... masculine ! Malgré ses exploits à l’entraînement, son coach ne veut rien entendre. Pour lui, la différence de force physique est une barrière insurmontable en match réel.

 

La jeune fille est bien décidée à lui prouver le contraire. Elle est d’autant plus motivée que l’équipe adverse a pour capitaine Yasuaki, le garçon à qui elle a tout appris étant enfant. Mais aujourd’hui, il se permet non seulement de la dépasser d’une bonne tête, mais aussi de prétendre la surpasser sur le terrain !

 

 

Commentaire :

C'est un manga tombé à point nommé en France : Juste avant l'Euro.

En deux tomes il n'a pas le temps de réellement rentrer dans le sujet du football féminin mais il n'en a pas la prétention.

C'est un petit manga des débuts d'Arakawa où l'auteur aborde un sujet qui lui tient à cœur, le football féminin.

 

Je le rappelle si ce manga est très court l'auteur a de nouveau commencer un manga sur le même thème qui au vu du premier chapitre ira probablement plus loin, voici le topic du manga concerné : http://forums.mangas-fr.com/index.php/topic,50803.0.html

 

Pour en revenir au manga, c'est un petit slice of life plaisant à suivre car remplit de bonne humeur et avec des personnages qui ne se prennent pas la tête comme ça peut être le cas dans ceux de Seo Koji par exemple.

De plus le sujet est assez intéressant et on ne tombe pas dans le cliché.

Si on ajoute les petites références à Vieiri, Cantona ou Cruyff par exemple , on à la une lecture plaisante pour tous les fans de foot et qui reste sympa pour ceux n'ayant pas les notions de ce sport.

 

 

 

 

 

Je viens de finir le manga aujourd'hui et c'est plus l'auteur que ce manga qui me tiens à cœur. En réalité j'en ai surtout profité pour remonter le topic de feu Meles² qui est très intéressant et pourrait bien aider quelques uns d'entre nous.

 

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