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Issho Fujitora

Labyrinth (Public avertit)

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Bonjour à tous :)

 

Après pas mal de réflexion je viens proposer le premier chapitre d'une fiction que j'ai commencé il y a quelques temps déjà ^^ je posterais d'autres chapitres au fur et à mesure. (en fonction du temps, je suis pas forcément hyper régulier dans mes publications)

 

Pour toutes questions/remarques/commentaires, n'hésitez surtout pas au contraire o/.

 

C'est pas forcément tendre donc vous-êtes prévenus ^_^

 

Bonne lecture :)

 

Synopsis :

 

Un groupe de personne se retrouve enfermée dans un labyrinthe de ronce et de haies. Ils n’ont aucune idée de comment ils sont arrivés là, mais une voix leur apprends une chose : l’unique moyen de survivre. Il faut être le dernier debout et rejoindre le milieu du labyrinthe. Pour y parvenir ils devront donc s’entretuer, mais pour survivre dans ce lieu ils devront malgré eux, s’allier pour lutter face à des forces obscures qui ne devraient pas exister. Dans l’ombre, quelqu’un observe, il compte se divertir. Pensez-vous réellement sortir vivant du labyrinthe ?

 

Le jeu du Labyrinthe

 

J’ai du mal à ouvrir les yeux, j’ai mal à la tête et j’ai l’impression d’être à un endroit où je ne devrais pas être. J’ai les souvenirs en vrac, j’ai vraiment mal au crâne, mais pas que. J’ai mal à la jambe aussi, bon dieu. Et je suis ou là que je me souvienne ce que je faisais avant. J’entrouvre les yeux lentement, j’ai vraiment du mal, je vois un peu flou. J’ai comme l’impression d’avoir la gueule de bois, d’avoir vraiment trop bu. Mon crâne me fait mal, j’ai l’impression qu’il va exploser, j’y vois à peine devant moi, mais je distingue déjà que je suis par terre, dans l’herbe. Je frotte ma tête, j’ai l’impression d’avoir une bosse sur le front, je regarde ma main, du sang séché. Ma jambe me fait mal aussi, on dirait que j’ai eu un sacré choc. J’arrive de plus en plus à distinguer ce qu’il y a autour de moi, je vois des haies, des ronces. Rien d’autre, il fait trop sombre pour distinguer quelque chose. Je ne comprends pas vraiment comment je suis arrivé là.

 

Quoique… Si, je me souviens. Je conduisais, je rentrais d’une soirée un peu alcoolisée mais j’étais resté raisonnable hein. J’étais passé par une départementale assez vide sur le retour pour éviter d’éventuels contrôles de police. Et après ?

Ah, oui, une silhouette. J’ai vu une silhouette sur la route, j’ai braqué et je me suis envoyé dans le fossé le plus proche. J’avais dû me blesser pendant l’accident. Mais ça ne me disait pas ou j’étais, j’aurais dû rester dans la voiture en principe, j’étais correctement attaché, j’allais un peu vite mais je sais que j’étais attaché correctement, et que ma voiture à de bons airbags. Que se passait-il à la fin ? J’avais les jambes encore engourdies mais j’essayais de me lever malgré la douleur. Il fallait que je trouve une voiture ou je ne sais quoi pour rentrer. Je passai mes mains sur mes poches à la recherche de mon Smartphone, il y était encore, ouf ! On ne me l’avait pas volé, mon portefeuille était aussi à sa place. Il fallait que j’essaye d’appeler ou d’envoyer un sms, mais bon en pleine cambrousse, rien à faire, pas de réseau. Je range donc mon portable, me relevant avec difficulté, regardant aux alentours. Il faisait vraiment trop sombre, j’avais l’impression d’être entouré de haies et de ronces, vraiment pas commode et plutôt glauque dans un sens. Je ne saurais même dire s’il y avait un chemin.

 

Aucune lumière autour de moi, je pouvais toujours essayer de jouer avec le flash de mon téléphone, mais au vu de la batterie, m’étonnerait qu’il m’aide longtemps. Il ne fallait pourtant pas que je reste ici, j’allais mourir de faim ou d’autre chose sinon à rester dans un endroit pareil. Mais je n’eus pas le temps de bouger. Une voix se fit entendre, un haut-parleur était situé derrière moi et une flamme s’alluma au niveau de celui-ci, me laissant voir une vaste étendue de haies et de ronces à perte de vues. J’écoutais alors la voix, masculine, parler.

 

« - Bonjour, et tout d’abord, bienvenue à tous. Je vous remercie de vous prêter si nombreux à notre jeu et je vais vous en expliquer les règles, soyez sans craintes, ou presque… Vous êtes tous dans mon labyrinthe, en ces lieux, il y a 6 points de départ différents mais un seul point d’arrivée situé au milieu du labyrinthe.

 

Pour sortir d’ici vivant, il faut arriver au point d’arrivée, mais il y a quelques conditions. Un seul d’entre vous peut arriver au point final, et seulement si tous les autres sont morts. Oui, vous avez compris. Un seul d’entre vous peut survivre. Et tant qu’il restera deux personnes en vie, la porte d’accès à la sortie restera bloquée.

 

Cependant, réfléchissez-y à deux fois avant d’éliminer chaque personne que vous croiserez, il y a dans ce labyrinthe, des forces et choses qui vous sont inconnues. Vous aurez surement besoin de vos chers camarades pour lutter face à leur appétit vorace.

 

Vous êtes désormais en guerre stratégique contre tout le monde, alliance, trahison tout est possible, mais seule une personne pourra vivre. Évitez de tous vous laissez mourir pitoyablement, cela ne serait pas très divertissant au fond… Je tiens à préciser que vous trouverez assez vite en chemin, du moins, si vous prenez le bon, un sac contenant des vivres et un couteau. Il y en a un par personne présente. Vos vivres vous permettent de tenir un jour, je n’ai pas envie que ça s’éternise. Et de toute façon, mes créatures vous auront déjà tous dévorés avant demain matin.

 

Oh, une précision. Il est actuellement 3h du matin, vous devriez commencez dès maintenant, il paraît que le soleil se lève assez tôt en ce moment.

 

Bonne chance à tous, que le meilleur gagne. »

 

Je tremble, j’ai peur, j’ai vraiment peur. Ce mec est sérieux… Il va vraiment laisser 6 personnes s’entretuer. Il va vraiment nous sacrifier comme de vulgaires porcs à l’abattoir. On ne vaut donc guère plus que de la viande de boucherie ? Pourquoi fait-il cela ? Et pourquoi moi ? Étais-je prédestiné à mourir aussi pathétiquement ? Un labyrinthe… Cela semblait logique… Mais comme pour tout labyrinthe, s’il y a une sortie, il y a forcément une entrée.

 

Par ou est-on entré ? Autour de moi, que des ronces et des haies, serait-il possible de les traverser ? Les épines des ronces ont l’air bien affutées et prêtes à me charcuter mais si je traverse, je resterais en vie non ? Au final rien n’était sûr. Ce genre de cas avait surement été pensé par notre ravisseur, je pouvais être sûr qu’il y aurait un piège. Il ne me restait au fond qu’une unique solution, partir d’ici, trouver le sac de provision et survivre, coute que coute.

Je profitais encore un peu du halo de lumière provoqué par la flamme au niveau du haut-parleur avant de partir m’engouffrer dans les ténèbres du labyrinthe dans l’espoir de prendre un bon chemin. Les possibilités étaient nombreuses dès le début, je ne savais pas vraiment quelle direction prendre alors j’allais « à gauche ». On dit que c’est la méthode la plus efficace pour sortir d’un labyrinthe. Mais pour le moment, personne ne sortirait, pas avant que 5 personnes soient mortes. Je suis en jean et ce n’est pas forcément confortable si je dois courir mais au moins, je ne risque pas d’attraper froid.

 

Il fallait que je surveille chaque chemin, je m’attendais à chaque fois à voir quelqu’un ou quelque chose surgir et m’enfoncer un couteau dans la gorge. J’avais peur pour ma vie, et une question venait me trotter dans la tête. Que ferais-je, oui, que ferais-je si j’étais confronté à un des « joueurs », aurais-je le cran de le tuer ? Nous parlons de tuer un homme définitivement, toute sa vie prendra fin, sa famille n’aura plus jamais de nouvelles de lui. Un homme, ou une femme d’ailleurs, rien n’avait dit qu’il n’y avait que des hommes. Mais moi, si je devais être confronté au choix de prendre la vie de quelqu’un ou risquer de mourir, arriverais-je réellement à faire le choix d’ôter la vie ? Cela n’avait aucun sens, on parlait ici de tuer quelqu’un de sang-froid. J’étais vraiment stressé, je ne voulais pas mourir, mais je ne voulais pas tuer non plus. Comment réussir à faire un choix aussi stupide ? Sauver sa vie où devenir un meurtrier…

 

A penser au pire tout en marchant dans ce labyrinthe, j’avais l’impression de tourner en rond et de devenir fou. Chaque chemin semblait s’entrecroiser, chaque chemin semblait me ramener à la case départ. La peur au ventre, oui j’avais cette sensation désagréable de nœud dans l’estomac. Cette sensation qui te rappelle que tu n’es qu’un homme, que tu peux mourir à tout instant ici même et que tu ne dois pas l’oublier. Ce genre de sentiment qui te donne la nausée, qui te fait tourner la tête, qui te fait t’arrêter au milieu d’un carrefour de chemin alors que c’est un des endroits les plus dangereux parce que c’est exposé. Le genre qui te fait poser tes mains sur tes genoux et te cambrer pour vomir tellement tu es dégouté. Dégouté de devoir choisir entre ta vie ou celle d’un autre, dégouté d’être forcé à « jouer » à quelque chose d’aussi insensé. Le sentiment qui te fait respirer fort, qui te fait frissonner, qui te fait trembler. Que d’un coup tu commences à avoir froid alors que juste avant tu avais plutôt chaud. Le genre de boule qui lorsqu’elle se place en toi, ne veut plus partir ensuite. Elle reste, elle te torture, elle te crie ce que tu ne veux pas entendre « Tu vas mourir ici même. ». Cette sensation nauséabonde qui te fait paniquer, te fait perdre pied. Oui, la peur, la peur m’envahissait en cet instant.

 

Mais peur ou pas, je ne devais pas rester plus longtemps au milieu de ce carrefour, autant me suicider directement. L’ambiance du labyrinthe n’était pas faite pour me rassurer. On entendait des bruits d’animaux, des grognements, des branches qui craquent, j’avais même cru entendre un cri un peu plus tôt. Ce jeu est fou, ce labyrinthe est fou, le ravisseur est fou, et moi, je suis perdu dans les méandres de cette folie a essayé de trouver un chemin à me frayer.

 

Heureusement les bruits alentours m’encourageaient à ne pas rester sur place, je ne voulais pas faire une quelconque mauvaise rencontre. Je continuais donc mes allez et venues, me retrouvant régulièrement au point de départ. Il fallait vraiment que je trouve un sac, on aurait peut-être une carte. Je pris donc un chemin différent, arrivant dans des lieux encore inconnus dans l’espoir de trouver le sac de vivre. Et oui, je le trouvais, il était là, en face de moi. J’allais pouvoir me nourrir et m’armer enfin ! Je m’approchais dans le but de le saisir et me penchait. Je vis alors une ombre pas loin de moi. Bon sang, fallait que je prenne ce fichu sac et que je parte d’ici en vitesse. L’ombre couru vers moi, c’était un homme, environ 25 ans. Brun, assez musclé et semblant déterminé à récupérer le sac, il avait déjà tout ce qu’il lui fallait pourtant... Je pris le sac et commença à courir dans le sens inverse, espérant pouvoir le semer dans le labyrinthe, vu le nombre de fois où je me suis perdu.

 

Je tenais à garder mes affaires, mais je trébuchais me rétamant par terre, me cognant à nouveau la tête, qui était déjà pas mal amochée à cause de l’accident. Je mis le sac devant moi pour me protéger, cherchant le couteau à l’intérieur, reculant, la peur au ventre tandis que l’inconnu se rapprochait. Trop tard, il était devant moi, il me regardait avec dédain, m’arrachant le sac des mains en me donnant un coup de pied au visage, me cassant le nez sur le coup. Il s’accroupit en suite, il allait me tuer. J’allais mourir maintenant, son couteau, il comptait me poignarder, ou me trancher la gorge, mais il allait me tuer maintenant. Je le regardais avec un air suppliant, je ne voulais pas mourir. Pas comme ça. Je me débattu, le frappa, il semblait d’autant plus déterminé. Pourtant, il se leva et prit la fuite. Un bruit peu rassurant se faisait entendre dans notre direction. Un bruit de flaque, ce n’était pas humain. Il fallait que je fuis, je n’étais pas en position de faire quoi que ce soit dans ces conditions. Je me forçai à me relever, partant dans la direction inverse de mon voleur pour retourner à mon point de départ. Là-bas avec les flammes, j’y serais en sécurité. Je couru, couru comme un forcené pour espérer rejoindre en vie mon « campement ».

 

Étrangement, je n’aurais jamais pensé que revenir sur mes pas serait si compliqué, pourtant je connaissais le chemin par cœur. Gauche, gauche, droite, tout droit, gauche, tout droit, tout droit, droite. Mais je ne retrouvais pas ce que je voulais. J’étais perdu, perdu et sans feu…

 

Je n’avais aucun sac, je n’avais aucun repère, je n’avais plus de campement, mais j’avais semé le bruit de flaque. Je reprenais mon souffle, j’en avais besoin, j’étais dans une impasse pour ça. Je trouvais ça plus sûr. Je n’aurais jamais imaginé autant me tromper. J’entendais un bruit de souffrance, douleur venant de derrière mon dos, je distinguais une main, puis un homme entier, recouvert d’éraflure, le visage ensanglanté. C’était un homme blond, 20 ans environ, le corps assez svelte. Il tenait son couteau à la main, pointé dans ma direction, il peinait à tenir debout, les ronces avaient dû salement l’amocher. Mais là, c’est ma vie qu’il menaçait de son couteau, ce n’était pas le moment de penser à lui. Il allait me tuer si je ne faisais rien, il donna un coup de couteau dans ma direction, visant la carotide. Je le voyais déjà en train de me la trancher, mon sang se rependre et se vider. Mais non, j’esquivais, j’essayais de stopper son bras, il tomba en avant, sur le sol, agonisant. Il avait une plaie dans le dos. Manifestement un coup de couteau. Il s’était fait poignardé et avait cherché à fuir. Il devait-être dans une impasse lui aussi… Cependant il n’était pas encore mort. Je le désarmais, lui prenant son couteau et le retournait pour le regardait.

 

Il avait le même regard suppliant que j’avais pu avoir y a peu face à l’homme qui m’avait volé. Si je le tuais ici et maintenant j’aurais un sac et une arme. Mais avais-je droit de prendre la vie d’un homme souffrant déjà, et qui si je lui accordais des soins, pourrait vivre ? Je le regardais, ouvrant son sac, regardant ce qu’il y avait. Quelques morceaux de pains, une bouteille d’eau, une boussole mais pas de carte, et de quoi faire un bandage. Si je lui en faisais un, si je compressais sa plaie, il s’en sortirait peut-être. Si je ne faisais rien, il mourrait en agonisant. Si je le tuais, j’abrégerais ses souffrances, mais je deviendrais un meurtrier.

 

J’avais l’épée de Damoclès du jeune blond entre mes mains, ce gamin dépendait désormais de moi. Et je ne pouvais juste pas le laisser mourir, je pris le bandage et commença à panser la plaie et à l’enrouler afin de la recouvrir. Je restais à ces côtés une fois le « rafistolage » terminé, il n’aurait pas été juste de le laisser ainsi sans rien après lui avoir sauvé la vie comme ça. Le choix que je venais de faire me couterais peut-être la vie, mais je refusais de participer à un jeu sanglant. Je refusais de devenir un criminel. Je voulais rester humain. J’avais pris un morceau de pain dans le sac pour manger un peu, buvant un peu d’eau aussi. L’homme que j’avais sauvé se réveilla et me regarda avec un regard inquisiteur.

 

« -Tu reviens de loin. Tu aurais pu mourir mais je t’ai sauvé. Penses-y bien, rappelle-toi que tu me dois la vie si un jour tu dois tenter de me poignarder. Je ne sais pas comment tu t’appelles, je ne veux de toute façon pas le savoir. Je suis resté ici parce que je me sens responsable, s’il t’était arrivé quoique ce soit pendant que tu récupérais je m’en serais voulu. Mais maintenant, c’est ici qu’on va se laisser. Je t’ai laissé un morceau de pain, tu en auras besoin. Moi, j’ai ma vie à sauver, et ce n’est pas en restant dans cette impasse que je vais y arriver. »

 

Je commençais donc à me lever, prendre le sac, l’arme à la main et partir, cependant le blond m’interpella, je me retournais, le regardant.

 

« -Merci de m’avoir sauvé. Mais, s’il te plaît, ne me laisse pas ici, je m’en sortirais pas seul. Je ne suis même pas sûr de pouvoir marcher correctement. Laisses-moi venir avec toi, je te protégerais et m’acquitterais de ma dette. Une fois cela fait, nous serons quittes.

-Tu me demande d’emmener un mec qui se dit incapable de marcher seul, et qui va donc me ralentir, avec moi ? Tu te moque pas un peu de moi la ? Si je t’emmène on va mourir tous les deux. Tu m’excuseras, mais entre te laisser mourir seul, et mourir avec toi, mon choix est déjà fait !

-J’ai vraiment pas envie de mourir… Aide moi je t’en prie… Aide moi au moins à me relever déjà !

-Tss. Je te relève, mais après tu te débrouille c’est clair. »

 

Je me rapprochais donc de lui, lui tendant la main, il la prit et se leva, souriant, avant de se jeter sur moi, m’arrachant le couteau des mains avant de me pousser au sol. Il ne s’attarda pas sur moi cependant, mais sur ce qui se tenait derrière moi depuis peu. C’était un monstre, on aurait dit un lézard humain, il avait une langue énorme et des griffes affutées. Le blond lui s’était jeté sur la créature afin de le trancher net. Le monstre lui griffa le torse, lui arrachant la moitié du bandage, le jeune homme riposta, lui tranchant net la gorge puis lui transperçant le cœur quasi aussitôt, tandis que le monstre venait de pénétrer une griffe dans le torse de son tueur. Le monstre agonisa un peu, s’effondra, puis partit en cendre aussitôt. Le jeune rescapé lui, tomba à genoux au sol. Il avait une marque de griffe sur le torse et un trou au niveau du nombril, causé par la griffe. Il m’avait sauvé… Il m’avait protégé… Je sortais les bandages pour essayer de lui panser les plaies à nouveau. Il me regardait, crachant un peu de sang.

 

« -Je t’avais dit que je te protégerais et que je m’acquitterais de ma dette. C’est chose faite.

-Crétin, tu t’es blessé à nouveau, je vais encore devoir t’épauler le temps que tu guérisses assez.

-Ça sert à rien… trop profond, trop de sang… Puis tu as raison… Je vais te ralentir plus qu’autre chose.

-Cesses de dire des bêtises, je vais te soigner, et tu vas m’accompagner. On pourra s’épauler comme ça.

-C’est toi qui dit des bêtises là, je vais mourir, et quand bien même je survivrais, on devrait s’entretuer tôt ou tard. Autant que je meurs ici et maintenant… »

 

Des bruits de flaques et de frappement de queue se faisaient entendre. Visiblement, avoir tué l’un deux semblaient en avoir rameuté d’autre. Je mis le sac sur le dos, prenant le couteau et pris le jeune homme par l’épaule pour le relever de force. Je le regardais, commençant à marcher avec lui, bien que ce soit difficile d’avancer, il le faudrait pour survivre.

 

« -Lâche moi, on va mourir tous les deux si tu ne me laisse pas ici. Toi cours, tu peux le faire, moi je peux à peine marcher.

- Je ne vais pas te laisser à la portée de ses monstres, surtout dans des circonstances pareilles.

- Tss, tu ne me laisses vraiment pas le choix… »

 

Il me mordit l’oreille, me frappa dans les hanches et partit dans la direction des monstres que je distinguais au loin, un lezard et l’autre était caché dans la brume. Le blond était face au lézard. Sauf que cette fois il était désarmé. Je pouvais partir et courir, mais le laisser mourir ? Je devais vraiment en arriver là ? Il me cria dessus alors que le lézard était maintenant à son niveau.

 

« - Tu attends quoi pour te barrer abrutit ? T’es tombé amoureux ou quoi ? Dégage tant qu’il est temps !

- … Tu m’auras sauvé vraiment jusqu’au bout gamin… Merci.

- Ce n’est que partie remise.

- …

- Au fait, je m’appelle Valentin. »

 

Il me souriait, une larme sur la joue, qui coulait lentement, une larme coulait sur la mienne aussi alors que le lézard le transperça d’un coup de ses griffes puissantes avant de le soulever pour lui découper la tête avec les dents, l’arrachant de son corps. La vision était terriblement horrible, lourde, mais il avait gagné du temps pour moi, je me devrais de m’assurer que ce ne soit pas vain. Valentin, je ne te remercierais jamais assez, aujourd’hui tu m’as sauvé. Je ne sais pas ce que sont ces monstres, mais je sais une chose, la partie ne fait que commencer, et il reste 5 participants maximum…

 

[un peu plus tôt à une autre porte]

 

Une fille est agrippée à ce qui semble être son copain, face à un inconnu armé d’un couteau, se léchant les lèvres. L’inconnu les regarde tandis que le copain vient se mettre en position défensive, prêt à frapper du poing.

 

« -Pourquoi t’en prends-tu à nous ?

-Parce que ce sont les règles du jeu bien sûr. J’avais un doute quand l’organisateur a parlé de 6 portes, mais j’aurais dû m’en douter. Qui a dit qu’il n’y aurait que 6 joueurs ? Vous n’auriez pas dû rester à camper ici… »

 

L’inconnu pointa le couteau vers le copain qui donna un coup de poing dans sa direction, l’homme armé esquiva et vint trancher l’une des veines du bras du jeune homme avant de lui ouvrir le ventre de gauche à droite. Le copain tomba à genoux, l’inconnu vint saisir sa tête et lui trancha net la gorge. S’éclaboussant au passage, lui lâchant la tête, le poussant pour l’aider à tomber et à heurter le sol, se tournant ensuite vers sa copine. L’inconnu avait un regard sadique, pervers, déterminé et surtout, meurtrier.

 

« -Et de un. Maintenant la suivante. »

 

Un cri retenti dans le labyrinthe, l’inconnu avait fait une autre victime et au loin un jeune homme solitaire entendu ce cri. Il n’était surement pas le seul à l’avoir entendu, combien étaient-ils dans ce labyrinthe ? Combien de personnes y aurait-il à affronter ? Quels autres monstres les attendraient ? La partie commence et ne présage rien de bon pour chacun des joueurs, un tueur parmi eux, des monstres inquiétants et un labyrinthe plein de surprises, voici comment débute le jeu du Labyrinthe.

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J'avoue que c'est trash...

Je vais parler de l'écriture avant tout. C'est vraiment bon, des descriptions succinctes, tu nous captives tout de suite dans le récit. le système de plusieurs petits paragraphes nous permet de bien suivre, même quand c'est assez long. Vers la fin, tu accentues le côté violent de la mort du blond, par "terriblement horrible", je n'ai trouvé ça nécessaire. Les descriptions sanglantes étaient suffisantes avec juste "horrible" ou "terrible" pour nous faire ressentir l'horreur chez Valentin. L'utilisation du "je" m'embrouille toujours, mais c'est adéquat. Le stress se fait plus ressentir comme dans une vidéo d'épouvante filmée à la première personne.

 

Le fond de l'histoire avec le labyrinthe de ronces est bon, après ça se rapproche de hunger games avec le sac de survie et saw pour la violence gratuite.

Il ne faut pas se fier à mon pseudo, je ne suis pas fan du genre violent proche du sadisme. C'est percutant de mettre des passages gores, mais je suis moins fan quand toute une histoire repose sur ça.  Ça en devient malsain enfin ce n'est qu'un avis.

 

Voilà, je t'encourage à continuer d'écrire, et bien sûr dans ce qu'il te plait. 

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J'ai trouvé ça pas mal même vraiment bien.

 

Je trouve que tu retranscris bien dans l'écriture les sentiments de celui qui semble être le héros, on peut voir qu'il n'est pas prêt à tout pour survivre et se laisse même prendre d'amitié avec un homme qu'il vient tout juste de rencontrer.

Je regrette juste que le héros ne semble pas plus se poser de questions sur le labyrinthe. Je veux dire, à sa place beaucoup se poserait d'énormes questions, tenteraient de parler et comprendre. Peut être que c'est une blague. Là il croit immédiatement la personne qui donne les règles du jeu. Mais pour le reste c'est pas mal.

 

Je rejoins Bloody sur les références mais moi je pense que ça se rapproche plus de Btooom mais ça reste pas moins très original comme fiction.

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Je vous remercie tous deux de vos retours,

 

En ce qui concerne les références, notons tous de même que les survivals viennent tous de Battle Royal ou de Marche ou Crève à la base, il est normal d'y retrouver des références, c'est pas nécessairement quelque chose qui se "renouvelle", on peut changer un décors, mais le principe sera toujours le même.

 

Pour ce qui est du trash, c'est vrai que c'est un peu poussé dans celle la, je ne voulais pas vraiment faire dans la tendresse et je voulais mettre les points sur les i dès le début.

 

Pour les questions du personnage principal, il s'en pose au fur et à mesure, j'essaie de ne pas lui laisser le temps de se poser et de réfléchir à ce genre de chose, le lecteur y arrive très bien à sa place. Dans le feu de l'action comme ça tu n'as souvent pas beaucoup d'options, et au vue de la façon dont j'agence le labyrinthe si à un seul moment le héros se met à douter de la véracité des propos du maître du jeu il y passera, ce n'est pas un jeu qui tolère l'erreur et l'attente (comme l'indique la fin de ce chapitre).

 

Ceci dit je tache au fur et à mesure d'élargir ce labyrinthe car il y a des choses à en tirer ^_^. Je posterais peut-être le chapitre 2 à la fin de la semaine, dépends comment j'ai avancé celui que j'écris actuellement (le 5).

 

Voici le deuxième chapitre, d'autres références arrivent, certains apprécieront, d'autres moins. En tout cas le choix est calculé et voulu ;). Tout commentaire/avis est bien évidemment bienvenu :D

 

Chapitre II : Les règles absolues

 

Sur les 6 participants que j'avais présumé participer au jeu, j'en avais pour le moment rencontré deux. Un homme qui m'avait piqué mon sac et peu de temps après Valentin qui m'avait sauvé d'une attaque de monstres. Il restait donc trois inconnus que je n'étais pas spécialement pressé de croiser. La différence c'est que maintenant j'étais armé, j'avais un sac avec moi et le couteau de Valentin. Je n'avais cependant pas cessé de courir depuis presque vingt minutes, la vision d'horreur de mon ami en train de se faire décapiter à pleine dent me revenait, encore et encore. Je distinguais encore les yeux rouge sang avide de chair du reptile, je me rappelais ses dents acérées, ses griffes prêtes à dépecer. Il était grand, plus grand qu'un humain et sa peau en écailles semblait épaisse et solide. Seule au niveau du cou et du ventre semblait se présenter une faiblesse pour éliminer la bête. La longue queue du carnivore me restait aussi en mémoire, j'avais la sensation qu'elle pouvait sans problème assommer quelqu'un, au final, ce monstre me rappelait quelque chose. Oui, Lizardman, de Soul Calibur, je trouvais des références ou je pouvais, espérant que mettre un nom sur une telle créature m'aiderait à la regarder en face, mais cela ne me rassurait pas réellement. Après tout une seule chose était sure au final : cette créature ne devrait même pas exister.

 

Je devais cependant me focaliser sur le moyen d'arriver vivant à la fin de ce jeu, au détour d'un chemin, j’aperçus une ombre familière. Oui, c'était l'homme qui m'avait volé, je l'avais retrouvé sans le chercher. J'allais maintenant pouvoir me venger et récupérer ses affaires. Je m'approchais lentement afin d'avoir une vue sur lui, il était au milieu d'une impasse, regardant vers le mur avec un air apeuré.

 

Qu'est-ce qui l'effrayait autant ? Il n'y avait rien en face de lui, alors qu'est-ce qui pouvait bien lui faire aussi peur ? Il lâcha les deux sacs, semblant trop faible ou effrayé pour faire quoi que ce soit. Je refusais d'avancer, s'il avait peur, ce n'était pas pour rien. J'entendis alors un bruit étrangement familier. Vous savez le bruit que fait un robinet mal fermé : « floc, floc, floc ». Un bruit que j'avais déjà entendu auparavant. Un monstre que je n'avais jamais vu mais déjà entendu. Je remarquais que de la brume se formait faisant entrevoir un humanoïde transparent, sans expression, semblant composé d'eau avec des tentacules à la place des bras. L'un de ses deux tentacules était sur la joue de l'homme, le contact devait-être terriblement perturbant. Il y eu alors un mouvement non-distinguable du tentacule qui était revenu contre le corps de son possesseur. L'homme qui était prêt de moi commença à s'ouvrir en deux, il avait été tranché.

 

Si je restais ici ce serait mon tour. Si je restais dans les parages je finirais moi aussi tranché net. Je me mis à reculer en étant toujours accroupi. Je ne voulais surtout pas faire de bruit. C'est sans compter les brindilles sous mes mains qui se brisaient. Il fallait se lever. Il fallait que je me lève et que je m'enfuie, encore. Je ne devais surtout pas rester là, je ne devais pas me laisser mourir. Je me retournais alors que j'entendis l'être aqueux recommencer à bouger. Je me levais et commença à partir dans la direction inverse, le monstre émit alors un cri. Au moment où je me retournais je les avais vus. Oui, le blanc de ses yeux, un air effrayant et monstrueux. Il faisait plus fantôme comme ça. Mais pourquoi je le voyais autant ? Étais-ce parce que j'étais devenu sa cible ? J'entendis un cri strident, je ne sais pas s'il provenait du monstre et je n'avais pas envie de me retourner pour vérifier.

 

Alors que je courais, un coup de fouet frappa l'air, je tombais en avant. Une chose s'était entourée autour de mes mollets, une chose visqueuse que je n'avais pas envie de garder. Le tentacule de l'humanoïde s'était accroché, je donnais un coup de couteau dedans afin de la couper. J'avais de nouveau la jambe libre mais visiblement mon attaque n'aurait aucun effet sur ce monstre. J'haletais, je savais qu'il était derrière moi, tant qu'il y aurait de la brume, je ne serais en aucun cas en sécurité. C'est ce moment précis que sembla choisir l'organisateur du jeu pour passer une annonce. Sa voix s'éleva et j’eus l'impression que l'humanoïde s'était arrêté, comme pour l'écouter. En réalité, il diffusait la voix, les monstres semblaient fonctionner comme des hauts parleurs ou des amplificateurs de son. Cela sous-entendait que si je m'éloignais le plus possible de sa voix, je serais à l'abri. Je devais néanmoins écouter l'annonce qui semblait importante.

 

« -Je reviens vers vous afin de vous rappeler une chose, mon jeu est soumis à quelques règles, dont certaines que je vous ai cité, d'autres que vous découvrirez. Il faut bien noter que comme dans tous jeux, les règles sont absolues, certains d'entre vous l'ont appris à leur dépend. 4 personnes sont mortes actuellement, 3 d'entre elles n'avaient pas suivies les règles. Restez aux aguets chers joueurs, car les règles absolues vous guète. »

 

Règles absolues ? Des mots que j'avais déjà entendus par le passé. J'avais bien fait de ne pas essayer de sortir du labyrinthe en traversant les ronces alors, mais quelles règles avaient bien pu être enfreintes ? J'essayais de me remémorer les paroles du maître du jeu. Il nous avait parlé de nous entretuer, de chercher le milieu du labyrinthe. Il avait parlé de sacs à disposition. Oui, les sacs, un par personne, je me souvenais maintenant. L'une des règles était très certainement de ne pas en prendre plus, ce serait logique après tout. Collectionner les sacs serait le meilleur moyen de gagner vu que les autres joueurs seraient privés de tout moyen de défense ou de survie. L'homme qui m'avait volé mon sac avait donc commit une erreur et avait été puni en conséquence. Dire que je souhaitais faire comme lui après l'avoir éliminé. Cela signifierait-il que les humanoïdes aqueux étaient en charge de faire appliquer les règles ? Non, ce n'était pas possible, il avait tenté de m'attaquer, ou alors j'avais moi-même enfreint une règle. Mais laquelle ? Bien sûr… La plus évidente de toute en vérité, lorsqu'on nous a conseillé de ne pas rester au point de départ à attendre on nous l'interdisait en réalité. Ça sous-entendrait que les monstres en général sont mis dans le labyrinthe pour éliminer chaque tricheur. Voilà pourquoi j'aurais autant été attaqué depuis le début, mais cela signifiait aussi que désormais j'avais ses monstres sur le dos jusqu'à que je gagne la partie.

 

Néanmoins, grâce à l'intervention du MDJ, j'étais vivant, j'avais l'impression d'être dans un foutu rpg, dépendant uniquement du hasard. Tout ça était irréaliste, un lézard géant inspiré de Lizardman, un humanoïde aqueux et terriblement effrayant, un labyrinthe qui ne semble pas fixe. Oui, j'ai vraiment l'impression que le labyrinthe bouge, je ne compte pas le nombre de fois que j'ai voulu revenir sur mes pas mais où j'en ai été incapable. Je sais qu'il fait sombre, que j'y vois à peine à 5 mètres devant moi et qu'il est difficile de s'y retrouver dans un pareil lieu, mais je sais ce que j'avance. Ce jeu était un véritable enfer et j'avais du mal à penser correctement avec toutes ces données qui venaient se greffer.

 

Il y avait néanmoins une chose qui me réconfortait. Oui, le maître avait dit « 4 joueurs sont morts », et par conséquent, il ne restait que moi et un autre joueur. 4 personnes étaient mortes et il en faudrait encore une autre, j'avais beau ne pas vouloir tuer qui que ce soit, je me retrouvais avec une absence de choix totale. La personne restante, elle était surement en train de me traquer, elle m'éliminerait dès la moindre occasion. Sans comptez l'humanoïde et le Lizardman qui me courait après.

 

Il fallait d'ores et déjà que je me trouve une stratégie, il fallait que je réfléchisse à comment me débarrasser de la personne restante en évitant d'y laisser des plumes. Il fallait que je la trouve et que je joue sur l'effet de surprise pour l'éliminer sur le coup. Je n'aurais qu'un essai mais c'était ma meilleure chance de réussir. Si je ratais ce coup, je ne sais pas ce qu'il se passerait, je ne peux pas prévoir les capacités du futur adversaire, celui ou celle avec qui je luttais pour la survie. On était dans ce labyrinthe depuis pas loin d'une heure voir même une heure et demie, je n'avais aucun repère. Mon téléphone m'avait lâché depuis quelques temps déjà, je ne pouvais pas avoir de réponses.

 

Pendant ce temps dans un autre coin.

 

Deux adolescents marchent ensemble, un garçon et une fille. Le garçon est châtain avec des cheveux cours, taille moyenne, un visage angélique mais un sourire pas si radieux. En fait il n'a pas le sourire, il est écorché de partout, la fille qui l'accompagne, rousse cheveux longs avec un chignon n'est guère épargnée pour autant. Sa robe est déchirée en partie, elle l'a fait elle-même pour éviter de se prendre les pieds dedans et de tomber. Les deux ne se connaissaient pas avant le début du jeu, ils ont fini ensemble par le hasard des choses. Il faut dire que les filles sont douées lorsqu'il s'agit de manipuler les hommes, et tous jouent les chevaliers servants. Will et Emma étaient donc réunis dans ce jeu du labyrinthe, chacun son sac sur le dos, s'épaulant pour avancer dans les ténèbres.

 

Naturellement, comme la plus part des participants, ils étaient tous deux apeurés de ce qui se passait, à chaque coin ils s'attendaient à croiser d'autres personnes ou même pire encore. Ils avaient entendu comme tout le monde les multiples cris, entendu parler des monstres bien qu'ils n'en ont encore jamais vus. Une fois ils ont entendu des bruits de gouttes qui tombent mais ils ont fui aussitôt. Pour l'instant en vérité, ils ne s'en sortent pas trop mal pour éviter tout ça. Mais certaines choses ne sont pas faites pour durer, et au détour d'une ruelle, Emma poussa un cri strident en pointant un individu du doigt. Elle le connaissait, elle le reconnaissait plutôt, qui ne reconnaîtrait pas une telle chose ? Une taille supérieure à deux mètres, un smoking et une cagoule blanche. Il était fixé au milieu du passage, semblant les observer. Emma couinait, pleurait et finalement bafouilla le nom de ce sinistre personnage.

 

« -S…Slender…Slenderman… Will pitié… »

 

Slenderman, encore un monstre issu d'un jeu vidéo, mais lui il avait été créé pour l'horreur. Il était né pour faire peur. Will tout comme Emma connaissait aussi ce sinistre personnage, mais il était néanmoins étonné qu'il n'ait toujours pas bougé. Après tout, Slender, lorsqu'il fixe une proie, il se téléporte auprès d'elle et… Mais il n'en était rien actuellement, comme s'il ne les avait pas vu, ou alors était-il comme les Enderman de Minecraft et ne disparaissait-il que s'il l'on le regardait dans les yeux. Will se décida alors à tenter le tout pour le tout, s'il ne bougeait pas s'était le moment idéal pour agir, il approcha du monstre, plantant directement son couteau en lui. Le couteau se plia en deux, il n'avait eu aucun effet. Pire encore, derrière le voile blanc du visage de Slender commençait à apparaître deux yeux, fixant Will, des yeux violets. Un bruit strident fit son apparition, oui, vous le connaissez ce bruit, le bruit qui annonce que Slender va vous sauter dessus.

 

Will jeta le couteau et partit dans la direction opposée. Il venait de remarquer qu'Emma l'avait déjà abandonné, l'avait laissé entre les mains du monstre, sans lui laisser la moindre occasion de s'en tirer. Will cherchait à fuir un être capable de se téléporter, et il se retrouva bien vite en face de lui. Slender ouvrit la bouche, il avait des dents aiguisés, on ne distinguait pas sa bouche en général, mais il venait de l'ouvrir, les yeux étaient de plus en plus visibles. La dernière vision de Will, serait, une atroce vision d'horreur, il voyait clairement sa propre mort arriver. Sa vision se brouilla, le bruit strident continuait à lui percer les tympans, Slender se jeta sur lui…

 

Autre part dans le labyrinthe.

 

J'avais finalement décidé de me mettre en chasse du dernier participant, quoiqu'il arrive je devais en finir maintenant. Seulement chercher une personne dans un labyrinthe n'est pas des plus évidents, généralement, soit elle nous tombe dessus au moment où on s'y attend le moins, soit on la trouve par hasard et on n'est pas nécessairement plus rassuré. Seulement à force de marcher, de continuer à tomber dans des impasses, de tourner en rond et de se perdre sans cesse j'avais fini par apercevoir une ombre que je m'étais décidé à suivre. Après tout, il s'agissait peut-être de celui que je cherchais, tout comme il pouvait s'agir d'un affreux monstre que je n'avais vraiment, mais vraiment pas envie de croiser. Ceux que j'avais déjà pu voir étaient suffisamment traumatisants comme ça. Ce n'est pas comme s'ils étaient mignons et doux, ils étaient laids, ils étaient violents, ils étaient nés pour tuer les gens comme moi.

 

J'avançais avec la plus grande discrétion pour suivre l'ombre, je m'avançais toujours plus jusqu'à que l'on soit tous les deux dans le même chemin. Je la voyais de dos, il avait une carrure humaine, c'était donc bien ma proie. Je sortis mon couteau, il fallait que j'agisse vite et sans me faire repérer. C'était cependant déjà trop tard, ma cible venait de se retourner, c'était un jeune homme d'une vingtaine d'année, plus vieux que Valentin c'était certain, j'aurais dit 23 ans surement. Il avait des cheveux noirs plutôt longs et semblait me sourire. Il n'avait pas sorti son arme lui, je me demandais ce qu'il attendait. N'avait-il pas comprit qu'il ne restait que nous et que ça serait fini en suite ? Je m'avançais avec prudence en le regardant fixement alors qu'il entama une conversation.

 

« -Je ne pensais pas trouver quelqu'un comme toi par ici, c'est une aubaine pour moi, j'ai besoin d'aide, je crois qu'on est à mes trousses. Dit-il d'un ton apeuré.

 

-Bien sûr qu'on l'est, je suis là pour en finir. Bien que je n'ai aucune envie de tuer, je ne peux pas me laisser mourir. Il ne reste que nous deux pour que la sortie se libère enfin il faut un mort de plus... Je peux pas finir si vite.

 

-Plus que nous deux ? Je pense que tu n'as pas du bien compté toi…

 

-4 morts, 6 participants, c'est évident non ?

 

-6 participants ? Qui diable t'as mis dans la tête qu'on était que 6 ? »

 

Mon cœur ne fit qu'un tour, me serais-je trompé ? Aurais-je mal interprété les propos du MDJ ? Après tout, 6 portes voulait-il dire réellement 6 personnes ? Non… Je venais de me faire avoir bêtement sur ce point. Mais comment savait-il cela ? La réponse ne tarda pas à venir.

 

« -Quand je suis entré en jeu, j'étais dans un groupe, je ne connaissais personne. Nous nous sommes vites séparés, je ne voulais pas rester avec eux. Ils n'étaient pas vraiment le genre de personne avec qui j'aurais voulu rester.

 

-…Cela ne change pas grand-chose à la situation au final je crois, pour survivre je dois en finir avec toi avant que tu ne le fasses.

 

-Oh, je ne veux pas te tuer, je n'ai aucun intérêt à tuer un garçon si mignon.

 

-…

 

-J'ai vraiment besoin d'un coéquipier par contre, je ne m'en sortirais pas sinon. Je peux être très utile tu sais ? J'ai déjà assimilé toutes les règles du jeu. Les monstres du jeu sont des sentinelles chargées d'éliminer les tricheurs et ne s'en prennent pas aux autres joueurs.

 

J'ai pu relever actuellement deux types de sentinelles, les Lézard à taille humaine et ceux se cachant dans la brume. Toute personne restant à son campement sera éliminée, toute personne sortant du jeu sera éliminée, toute personne avec deux sacs sera éliminée.

 

Je tiens à rajouter une chose, le malade qui nous retient a précisé qu'il fallait réfléchir avant d'éliminer tout le monde. Je pense que par là il nous a sous-entendus qu'il est impossible de gagner seul. Alors, que penses-tu de mon idée d'alliance ?

 

Je m'appelle Aymeric, et tu es tout à fait le genre de personne avec qui je pourrais faire équipe. Ça se voit que tu n'es pas un tueur, tu trembles.

 

-Tu es un peu trop malin pour ton âge toi…»

 

Il m'avait cerné bien vite, il avait aussi fait les mêmes déductions que moi concernant les règles, devais-je pour autant lui faire confiance ? Il venait de renverser la donne, de prendre le dessus et j'étais clairement en position d'infériorité. Me laissait-il vraiment le choix en cet instant ? J'avais un léger doute sur ce point et je ne voulais surtout pas réduire mes minces chances de rester en vie, je décidais par conséquent d'aller dans son sens.

 

« -Je veux bien accepter ta proposition, mais je vois pas pourquoi je te ferais confiance par contre. Dès lors que nous serons plus que deux, tu m'élimineras, je le sais.

 

-Tu as tort, en fait, je n'en ai pas besoin, t'éliminer m'est inutile. Tu mourras sans que j'aie besoin d'interférer car tu es un des tricheurs. Regarde derrière toi, au loin, j'aperçois au moins deux monstres. On dirait même qu'il y a… un Slenderman ? Et il me regarde un peu trop à mon goût d'ailleurs, je ne devrais pas risquer quoi que ce soit pourtant, j'ai suivi les règles à la lettre.

 

-…Reste ici si tu veux, je ne sais pas ce qu'est ce Slenderman mais je ne vais pas m'éterniser si ce que tu dis est vrai... »

 

Aymeric semblait cependant figé, il y eu un flash, un bruit strident, ce bruit qui indique que Slender va s'en prendre à sa proie. Il apparut juste devant le jeune homme qui me faisait face. Il tremblait d'autant plus, je ne comprenais pas ce qu'il se passait, pourquoi l'attaquait-il lui et pas moi ? Je ne pouvais cependant pas le laisser se faire dévorer devant mes yeux, je couru vers lui et prit sa main pour le forcer à me suivre et à s'éloigner. Fuir une telle créature semblait impossible mais nous n'avions guère le choix, c'était fuir ou mourir. Je le trainais, le forçant à me suivre, il avait raison, je n'étais pas un tueur, et jamais je ne pourrais laisser quelqu'un que je peux sauver mourir devant mes yeux. Je lui tenais fermement la main et nous courrions pour semer le Slender, nos cœurs battaient comme jamais, nous ne savions pas réellement comment réussir à s'en débarrasser. Je n'avais guère envie d'essayer de m'amuser à lui planter des couteaux ou à le combattre. Mais finalement, je n'en aurais pas besoin, plus aucun bruit. Nous l'avions semé. Nous étions au milieu d'une ruelle, haletants, regardant des deux côtés, il n'y avait rien ni personne. On l'avait fait. On avait survécu.

 

« -Tu as raison à propos de moi, je ne veux tuer personne, aussi je suis content de t'avoir sauvé. Je suis enchanté de te rencontrer Aymeric. »

 

Je lui faisais un sourire en lui tendant la main pour dire bonjour, comme tout être civilisé, il me regarda en fermant les yeux et en répondant à mon sourire. Il semblait sous le charme, c'était mignon comme tout, mais ce n'était pas le moment pour penser à ce genre de choses. Je voulais continuer le chemin mais pendant la poignée de main, le jeune brun m'interpella.

 

« -Et toi, comment tu t'appelles ?

 

-Oh, j'oubliais. Je m'appelle… »

 

Je n'eus pas le temps de finir ma phrase, des fourrés surgit soudainement une créature de la taille d'un taureau, je ne sais pas quel type de créature il s'agissait, je ne saurais la décrire. Je pouvais dire juste une chose, elle avait une bouche énorme qui déchiqueta sur le coup Aymeric, me laissant sa main dans la mienne rattachée à une maigre partie de son corps. On distinguait encore un peu le sourire de ce dernier. Il était mort comme ça, le sourire aux lèvres, soudainement dévoré par une créature ressemblant à un loup croisé avec un sanglier. On aurait dit une chimère, vous savez ces créatures mêlant plusieurs animaux. La chimère était en train de dévorer son repas, moi j'avais failli tomber dans les pommes. Je lâchais la main d'Aymeric, mais cette fois, je ne pouvais pas fuir. J'étais dans une impasse. Je n'avais nul autre choix que de combattre ce monstre à la mâchoire phénoménale.

 

Je n'avais pas de chance, les deux personnes m'ayant tendu la main sont mortes bien trop prématurément, et ça pourrait bientôt être mon tour si je ne faisais pas ce que j'avais à faire. Le monstre avait une fourrure noire assez épaisse, je sortis mon couteau prêt à bondir dessus pour l'éliminer. Je me heurtais cependant à un mur invisible. J'étais coincé dans un carré et une impasse par un foutu mur invisible ? Qu'est-ce que c'était que ça encore ? Qu'est-ce qu'il se passait ? J'étais réellement condamné à mourir comme cela ? Ce fut une voix bien différente de l'habitude qui sortit de la chimère. Elle s'adressait à moi, moi et moi seul.

 

« -Bienvenu, sujet n°117. Nous allons faire quelques tests. Sachez avant tout que vous avez enclenché un piège, un piège est un endroit où je m'amuserais avec vous jusqu'à que je décide de vous laisser partir. Autant dire jamais. »

 

Je reconnaissais cette voix, cette voix féminine et robotisée, ce ton nonchalant qui vous prend de haut. C'était comme la voix de GlaDOS, l'intelligence artificielle du jeu Portal. Encore une chose qui ne devrait pas exister, je tremblais de plus en plus alors que la chimère regardait vers moi, je frappais contre le mur invisible, je voulais partir de ce piège, je voulais m'enfuir le plus loin possible. Mais entre le mur et les ronces, j'étais coincé.

 

« -Si vous êtes aptes à m'écouter, malgré votre intelligence inférieure, je vais vous parler du premier test, sujet n°117. J'espère qu'on va s'amuser longtemps, moi je m'amuse déjà, je me délecte de votre douleur, de votre peur, de votre souffrance. J'espère que vous n'allez pas mourir trop vite. Je veux un sujet qui dure longtemps cette fois… »

 

J'étais coincé avec GlaDOS, et dans le labyrinthe, d'autres avaient surement fait la même rencontre. Les monstres, les tueurs, les pièges. Ce jeu tourne autour d'une chose que personne n'oubliera jamais.

 

Les règles, sont absolues.

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On est toujours dans la continuité du premier chapitre, avec davantages de détails concernant ce jeu de labyrinthe où on comprend dorénavant qu'elles sont les raisons de certaines attaques de créatures.

Ainsi donc elles attaquent ceux que le "fou" considèrent comme des tricheurs et qui cherchent par tous les moyens de fausser les règles.

On comprend aussi à travers sa déclaration au sujet de celle-ci et du piège qu'il a mis en place que ce n'est pas la première fois que se joue la vie de plusieurs personnes dans ce labyrinthe. Il dit même que c'était pas génial avant. On a bien là un fou qui prend plaisir à voir les autres souffrir.

 

Bon sinon le héros prend conscience qu'ils ne sont pas que 6 et qu'il va falloir qu'il s'associe s'il veut rester en vie même si justement il craint pour celle-ci du fait de la trahision. Légitime.

 

 

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Ravi de voir que le 2ème chapitre t'ai plus aussi, tu as bien compris l'essentiel, attention cependant à ne pas tomber dans le piège, le "héros", pense que les monstres attaquent les tricheurs, ça ne veut pas dire que c'est la vérité.

 

Sinon celui que tu appelle "fou" c'est GlaDOS ? car ce n'est pas le "maitre du jeu" ^^ juste "un monstre" de plus, elle est celle qui est chargée des pièges du labyrinthe.

 

La suite arrivera bientôt :-) le temps que je me remette des fêtes ^_^

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Non, c'est le maitre du dessus que j'appelle le fou  ;)

Car même si c'est Glados qui met en place ses pièges, je suppose que c'est avec l'aval voir même les ordres d'en haut. Tout ça pour satisfaire celui ou ceux derrière tout cela.

Je me demande en fait si depuis le début, il n'y a pas des gens qui suivent le massacre en direct tout en pariant et profitant des juteuses boissons ofertes dans un bar  9_9

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Et voici venu le troisième chapitre (retours de vacance et déménagement en approche ça ralentit xD) bonne lecture et n'hésitez pas à donner vos avis !

 

Chapitre III : Terrain piégé

 

Tous les cobayes avançaient en terrain piégé, actuellement 5 personnes avaient été prises au piège, 5 participants avaient été enfermés. Le maître était assis sur un fauteuil avec en face de lui une multitude d'écran plat retransmettant en direct différents lieux du labyrinthe. De cette manière, le créateur pouvait s'assurer du bon fonctionnement de son jeu et interférer si besoin. En face de lui se trouvait un micro et un bouton pour faire des annonces, il avait également tout un clavier de boutons lui servant à activer des pièges, libérer des monstres. Il contrôlait tout, c'était lui qui avait décidé à quel moment les joueurs devaient être emprisonnés, lui qui avait modelé le labyrinthe pour favoriser les rencontres. Lui encore qui avait modifié sa structure pour empêcher les joueurs de revenir trop souvent sur leur pas. Il déplaçait tout à l'aide d'un plan et d'un stylet. Il utilisait les boutons pour sélectionner l'action à effectuer, il avait tout planifié dans les moindres détails, comme dans un jeu de stratégie.

 

Le maitre mettait ainsi à l'épreuve les joueurs qu'il voulait, testant leur nerf et leur résistance. Il était agréablement surpris par certains, d'autre le laissait indifférent, c'est ce qui le poussait à modifier des trajectoires et à rajouter du punch. C'est ainsi qu'il a décidé que Valentin rencontrerait un autre joueur, l'amitié qui les a lié avait plu au créateur, mais plus que l'amitié il aimait le désespoir. Ce même désespoir connu lorsque la chimère déchiqueta Aymeric, le même désespoir qui avait touché Will lors de sa rencontre avec Slenderman.

 

L'individu était assis dans un fauteuil en cuir, la pièce dans laquelle il était actuellement était assez sombre et peu de choses pouvaient être distinguées. Dans sa main il tenait une tasse, devant lui sur une table en dessous des écrans se trouvait une théière. L'homme était de toute évidence un amateur de thé, il but un peu dans sa tasse avant de venir de son autre main réajuster le long chapeau qu'il avait sur la tête. Il s'agissait d'un haut de forme noir particulièrement imposant et c'était le seul détail réellement distinguable dans toute cette noirceur. Non loin du mur, un écran éclairait ce qui semblait être des écritures gravées dessus. Le mur en était recouvert en vérité, sur la partie illuminée on pouvait distinguer « All the world is mad. » ou encore « We are mad. ». Les phrases semblaient centrées sur la folie, et au vu du regard plein d'envie que pouvait avoir le maître en regardant les écrans on pouvait comprendre pourquoi. La folie et la démence se lisait dans son regard, il était excité par la situation, l'homme était en train de prendre son pieds tandis que 5 personnes se débattaient entre ses pièges.

 

L'homme prit une télécommande posée sur son fauteuil et la pointa vers la droite, allumant ainsi une radio. Le requiem de Mozart commençait, quel symphonie idéale pour un tel moment de délectation. Il se rappelait qui avait été la première personne à entrer dans un piège. Emma, une rousse, qui traînait avec un certain Will qu'elle avait abandonné à son sort. Ce n'était pas vraiment sympathique de sa part, aussi le maître avait décidé de punir cette garce grâce à l'activation de l'un de ses pièges.

 

Emma avait couru un moment pour échapper au Slenderman qui s'en prenait à Will, elle avait compris qu'elle n'aurait aucune chance. Elle avait compris qu'il fallait faire des sacrifices pour survivre. Et des sacrifices elle était prête à en faire autant que nécessaire si ça lui permettait de survivre à ce jeu démentiel. Seulement à force de courir elle avait finie dans une impasse totalement coincée entre les ronces et un mur invisible. Le sol en dessous d'elle venait de s'ouvrir, elle était dans un trou qui faisait le double de sa taille. Les deux murs autour d'elle avaient de gros pics près à la transpercer sans hésiter. Emma entendit alors une voix provenir de l'extérieur. La voix de GlaDOS qui était en charge des pièges dans le labyrinthe.

 

« -Bienvenue sujet 125, afin de tester vos compétences et de vérifier si vous êtes dignes de la victoire, vous allez passer un test. Commencez par remonter à la surface, avant que les deux murs ne se rejoignent. »

 

Emma regardait les deux murs qui commencèrent à bouger et se rapprocher, elle s'approcha de l'un d'entre eux et commença à se servir des pics pour escalader le mur et en sortir. Emma était la fille d'une monitrice d'escalade et elles pratiquaient beaucoup ensemble, ce n'était pas une telle chose qui l'effrayerait. Elle grimpa grâce aux appuis et ce hissa hors du trou sans réellement de difficulté. S'en était presque trop simple en vérité. Une fois à la surface, les parois des murs se heurtèrent comblant ainsi le trou formé. Au-dessus de la rousse se trouvait un minirobot, c'était lui qui diffusait la voix de GlaDOS. La jeune femme chercha à le frapper ou l'attraper, mais il volait un peu haut. GlaDOS reprit la parole.

 

« -Félicitation sujet 125, vous avez réussi ce test, je vous en prie, cessez de vous agiter comme ça et de sauter comme un obèse. Vous ne voudriez pas faire tomber le sol sous vos pieds.

 

Cependant sujet 125, les ordres que j'ai à votre égard ne me permette pas de vous laisser partir. A noter aussi que même si j'en avais eu le droit je ne l'aurais pas fait, je préfère tant avoir un cobaye pour mes expériences. Malheureusement, je ne vais pouvoir vous gardez non plus. Ce n'était pas très gentil de votre part de laisser tomber un pauvre homme sans défense qui était venu à votre rescousse. De le laisser mourir dans d'atroces souffrances.

-Le jeu est ainsi fait, on est sensé éliminer les autres, peu importe la méthode.

-Que de belles paroles, mais je doute qu'il y ai eu une quelconque envie de votre part d'éliminer votre partenaire numéro 126. Juste une action lâche qui vous a poussée à l'abandonner. Et vous en conviendrez, ce n'est pas tout à fait pareil que de s'arranger pour que l'autre soit éliminé. Non, vous l'avez juste laissé se faire charcuter à votre place en pensant à votre survit pas à sa mort.

Ceci étant dit, je crains que le sol sous vos pieds ne soit pas des plus stables. Adieu, sujet 125. »

 

Les murs qui s'étaient rapprochés s'écartèrent brusquement faisant tomber Emma sur le dos. Elle était un peu abasourdie, elle n'eut pas le temps de se relever en vérité. Les deux murs aux pics acérés se rapprochèrent aussi brusquement qu'ils s'étaient séparés, écrasant et transperçant la jeune rousse sur le champ, la tuant sur le coup. Le premier piège avait eu raison de sa première victime. Le maître avait particulièrement apprécié cet instant, c'était lui qui avait décidé que cette garce n'en repartirait pas vivante. Il avait pu ainsi se divertir un peu, mais les autres pièges étaient beaucoup plus intéressants.

 

Dans un coin du labyrinthe.

 

Un homme noir, la trentaine, est enfermé en plein milieu de chemin par un carré de murs invisibles. En face de lui ce tient un Lézard humanoïde et au-dessus d'eux vole une sonde robot diffusant la voix de GlaDOS. L'homme avait une carrure assez imposante, plutôt musclé, il était cependant lacéré et essoufflé. Il lui manquait un bras et du sang s'en écoulait. Il avait un couteau dans la main et le Lézard restait sans bouger. Le défi du piège n'avait pas encore commencé, si l'homme était dans cet état c'est parce qu'il avait été poursuivi et attaqué par l'humanoïde jusqu'à se faire finalement piéger. Encore une fois cela faisait partit du plan de l'homme au chapeau, il en avait marre de voir certaines personne fuir sans cesse. Il voulait un combat, un vrai combat à mort, sanglant. L'homme pris au piège soufflait plus fort, il s'appelait Gaël, il était videur à l'entrée d'une boite de nuit, il s'occupait de virer ceux qui buvait trop. Il avait cependant lui-même de gros penchants pour l'alcool. Il s'était fait soulé par un inconnu dans un bar, il s'était réveillé dans ce labyrinthe et faisait partit des participants choisis. Gaël n'avait cependant aucun souvenir de celui qui l'avait soulé voir drogué vu l'état dans lequel il était au début.

 

« -Bienvenue sujet 131, et à notre invité surprise aussi. Je suis toute excitée pardonnez-moi, habituellement les pièges ne retiennent que les êtres comme vous. Mais exceptionnellement notre ami lézard a été convié à nous rejoindre.

 

Sans trop tardez cependant, passons à l'explication du test. Vous allez chacun obtenir un sabre, celui qui gagne pourra partir. J'espère que vous nous ferez un beau combat. »

 

Comme l'avait expliquée GlaDOS un sabre apparu par terre, l'autre apparu directement dans la main du lézard. Gaël du se dépêcher pour récupérer son moyen de défense et d'attaque, le reptile n'était pas des plus patients et comptait décapiter au plus vite son adversaire. Gaël eu juste le temps de prendre son arme en main pour contrer le monstre qui cherchait à asséner un coup fatal. Le trentenaire n'avait pas beaucoup de choix dans la main à utiliser, n'ayant plus qu'un bras il devrait compter sur sa main gauche bien qu'il soit droitier à la base.

 

L'homme avait une certaine fureur dans le regard vis-à-vis du monstre, il comptait l'éliminer sans pitié pour se venger du bras qu'il lui avait pris et ce même s'il était pour le moment désavantagé. Il pointa le sabre dans la direction du lézard et commença à l'attaquer à multiples reprises. Il n'avait jamais utilisé un sabre de sa vie, tout ce qu'il connaissait de l'utilisation des sabres venait des films de capes et d'épées et là il n'était pas vraiment dans un film. Les coups qu'il cherchait à placer furent tous parés mais l'homme ne se décourageait pas pour autant, il attaquait avec hargne et férocité, le reptile répondait aussi férocement quand il attaquait. Il était cependant plus lent mais plus brutal dans les coups, à plusieurs reprises Gaël s'était retrouvé au sol en roulant pour éviter de se faire trancher net. Il savait qu'il ne devait pas forcément parer le lézard qui était bien trop fort pour lui. Dans un combat de force pure, il était clair que malgré son corps musclé, Gaël ne ferait pas long feu.

 

Heureusement pour lui qu'il avait suffisamment compressé la plaie de son bras grâce à un bandage pour éviter qu'il ne se vide de son sang, l'homme aurait déjà trépassé sinon. Mais malgré ses « soins », le trentenaire était épuisé, il n'était pas évident de tenir contre une telle créature, surtout après avoir perdu un bras et avoir été lacéré. Cependant il était solide et ne comptait pas se laisser tuer si facilement. Il cria de rage, venant donner un coup vertical par le bas, tranchant net le bras du Lézard qui poussa un hurlement. Le bras et le sabre du reptile se retrouvèrent par terre.

 

L'humanoïde regardait l'humain de ses yeux jaunes reptiliens, il avait d'autant plus envie de le tuer, et en quelques secondes, un nouveau bras repoussa, laissant sans voix Gaël qui l'affrontait. Les lézards pouvaient régénérer leur queue, c'était un fait avéré et reconnu, mais ce reptile la avait pu se régénérer un bras et de manière quasi immédiate. Gaël ne pouvait pas le laisser reprendre son arme, il redonna un coup vertical qui fut paré. Le lézard attrapa le sabre de sa main fraichement repoussée, donnant alors un coup de queue dans les jambes de l'humain, le faisant tomber au sol et récupérant son arme. Il asséna un coup vertical pour le trancher mais Gaële roula pour esquiver, allant jusqu'au bras du lézard pour récupérer l'autre sabre. Le reptile tourna sur lui-même avec le sabre à l'horizontal dans le but de décapiter Gaël qui se jeta allongé sur le sol pour éviter ça. Il se releva dans la foulée, recommençant un coup en diagonale cette fois, de bas en haut tranchant le torse du reptile dans le découper et séparant la main du lézard de son bras, le rendant à nouveau sans arme.

 

Le trentenaire ne lui laissa cependant pas l'effet de surprise cette fois-ci, il effectua un demi-tour en plaçant la garde de son épée à l'horizontale, tranchant la gorge du lézard avant de finalement transpercer son cou et de planter l'épée dans le sol avec un air victorieux. Il retira l'épée du cou du monstre qui agonisait et le décapita, il avait vaincu finalement, son laborieux combat avait fini par lui donner raison. Le maître eu un sourire, l'homme s'était montré beaucoup plus performant que prévu aussi il actionna un bouton pour le libérer du piège et le laisser avancer.

 

Dans une autre partie du labyrinthe.

 

Un des joueurs qui avait le plus l'intérêt du MDJ avançait, se léchant les lèvres à la poursuite d'une jeune femme qui courait et criait au secours. Une femme qu'il poursuivait depuis un moment déjà, pour être exact depuis le début, il avait déjà éliminé son petit ami, le tranchant et l'éviscérant. Il tenait à faire pire à cette femme, il voulait la tuer, mais il voulait aussi la violer, et bien d'autres idées circulaient dans son esprit de psychopathe. La femme avait ramassé sur la route un couteau et s'en était servi à deux reprises sur le tueur, l'empêchant ainsi de la violer. L'homme qui la poursuivait avait maintenant une balafre sur la joue. L'homme était blanc, il avait 22 ans se nommait Damien et était brun. Il avait des cheveux très courts et une carrure plutôt normale. Il était surtout très endurant et un peu musclé quand même. La femme poursuivie se nommait Emilie, elle avait 24 ans, c'est une belle femme brune de taille moyenne, environ 1m70. Elle avait quelques formes mais pas trop non plus, l'homme qui la poursuivait était en tout cas plus grand qu'elle mesurant au moins 1m85. Emilie avait vu son fiancé Clément se faire tuer sous ses yeux, lui qui l'avait demandé en mariage au cours d'une soirée romantique, ils finissaient dans un labyrinthe à suivre des règles sans aucun sens à cause d'un malade qui veut leur peau.

 

Clément était un bel homme, il avait 26 ans, la peau mat des cheveux bruns un peu plus long que Damien mais il était surtout un grand romantique, Emilie était encore sous le choc de sa disparition si précoce. Le maître comptait encore une fois provoquer le destin, c'est ainsi que la jeune femme et son poursuivant se retrouvèrent tous deux enfermés dans le même piège, une sonde volant au-dessus d'eux. Une fois de plus, GlaDOS se fit entendre.

 

« -Sujet 119 et sujet 120 quel joie de vous rencontrer. Vous me faites un honneur en venant tous deux dans un piège. Non, je rigole évidemment, je n'ai aucun honneur à rencontrer des gens sous évoluer, c'est plutôt vous qui devriez être honorés.

 

Je vais maintenant vous expliquer votre test, j'espère que vous serez être à la hauteur. Il s'agit d'un simple combat à mort avec vos couteaux. Mais plus qu'un combat à mort entre vous il s'agit pour vous de régler d'une part vos différents et d'obtenir d'autre part un précieux cadeau pour la suite. Ainsi le sujet 120 pourra venger son défunt sujet 121, et le sujet 119 pourra accomplir ce qu'il souhaitait faire du sujet 120. Seul un des deux peut y trouver son compte, j'espère que vous saurez montrer le meilleur de vous-même mes chers sujets.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas été aussi excitée par un test, que le meilleur gagne. Je suis sure que vous saurez faire preuve de beaucoup d'imagination lorsque viendra le moment d'achever l'autre. »

 

Emilie faisait face à Damien qui semblait tout excité suite à ce que venait de raconter GlaDOS, il ne pouvait pas rêver meilleur cadeau. Dans son fauteuil l'homme au chapeau regardait toujours avec autant d'attention toujours en écoutant le merveilleux requiem de Mozart qui semblait le captiver. Il leva la tasse de thé jusqu'à ses lèvres pour en déguster à nouveau, sur la tasse on pouvait lire des initiales « M.H ». Il prit un biscuit pour le tremper dans son thé et le mangea alors que le combat entre la jeune femme et le tueur débutait.

 

Dans un autre piège du labyrinthe.

 

La chimère me faisait toujours face, GlaDOS venait de me saluer et je ne connaissais toujours pas les règles de son test, que devrais-je faire ? Je vis une petite sonde survoler le labyrinthe, c'était suspect, était-ce une sorte d'engeance de GlaDOS qui assurait les retransmissions et donnait les ordres ? Toujours était-il que la chimère reprit son rôle de monstre et que la voix fut dorénavant diffusée par la sonde qui me survolait.

 

« -Cher sujet 117, le test est simple et consiste en un seul point, vous devez éliminer cette chimère. Je vais déplacer le mur de protection de quelques mètres afin de vous laisser de la place. Aussi, ne chercher pas à fuir, le mur n'est plus juste devant vous mais il est encore présent. Avec des êtres aussi inférieurs que vous je préfère préciser, on ne sait jamais, au cas où que vous ne soyez encore plus stupide que la façon dont vous avez été conçu.

Je ne vous souhaite pas bonne chance, cela ne servirait à rien. Contentez-vous d'offrir un bon spectacle. »

 

J'étais enragé, non seulement à cause de GlaDOS mais aussi à cause de la mort d'Aymeric que je comptais venger au plus vite, je serais le couteau entre mes mains tandis que la chimère prenait appuis sur ses pattes, prête à me bondir dessus pour me dévorer à mon tour. Je ne reculerais plus, je ne m'arrêterais pas et j'irais jusqu'au bout. Dans un cri de colère je fonçais vers la chimère dans le but d'en finir avec elle, il fallait que je l'élimine avant de finir déchiqueté.

 

Du côté d'Emilie et Damien

 

Les deux humains combattaient avec hargne et détermination, les couteaux qu'ils possédaient s'étaient vite retrouvés par terre sans avoir le temps d'être ramassés. Damien avait malgré tout un net avantage sur sa proie, lui tirant les cheveux, lui donnant un coup de genoux dans le ventre et lui faisant cracher du sang. Il comptait la battre, encore et encore jusqu'à qu'elle rampe. Il la vis se plier en deux au moment du coup de genoux, lui assénant aussitôt un uppercut dans le menton pour la propulser plus loin. La femme était un peu sonnée mais elle se releva vite, elle était déterminée elle aussi. Elle frappait à plusieurs reprises de ses talons dans les bourses du tueur, sachant pertinemment que cet endroit sensible avait tendance à couper le souffle de toute personne normalement constituée.

 

Damien mit un genou à terre et en profita pour ramasser le couteau à ses pieds, Emilie aussi avait ramassé un couteau à terre. Ils étaient tous les deux de nouveau armés. Emilie couru avec hargne vers l'homme, donnant un coup fluide de la lame dans le but de lui trancher directement la carotide. Damien lui fit une clé avec ses jambes, la prenant en ciseau et la faisant tomber. Il lui sauta dessus le couteau fermement tenu dans sa main le plantant directement entre ses deux yeux en se léchant les lèvres avec délectation. Seul bémol, Emilie avait réussi à planter son couteau en plein ventre de Damien qui hurlait de douleur. La jeune femme avait mis son bras au niveau de son torse si bien que quand Damien lui avait sauté dessus elle avait pu lui mettre le couteau en plein ventre. Heureusement, les organes avaient été évités et Damien s'il compressait ça et se mettait un bandage pourrait survivre. La sentinelle au-dessus d'eux reprit la parole alors que M.H faisait un nouveau sourire satisfait de la situation. Pour l'instant tout se passait tel qu'il l'avait prévu, tout se déroulait à merveille, ces jeux-là étaient une perfection, les autres éditions n'avaient pas toujours été aussi satisfaisantes.

 

« -Bravo sujet 119, je vous félicite, vous avez gagné un cadeau inestimable. Faites-en bon usage, car il sera limité. »

 

La sentinelle partit plus loin alors que sur le sol apparu un sac, Damien qui venait de se mettre un bandage le temps que GlaDOS contemple le résultat pu s'avancer pour ouvrir le sac. Il contenait un revolver et six balles. Damien prenait dès lors le meilleur des avantages pour ce jeu, il avait une arme à feu face à tout un tas de personne armé d'un simple couteau. Tout était clair dans son esprit, il ne pouvait pas perdre, il avait même l'impression de se faire aider, et si le MDJ voulait sa victoire ? M.H écoutait la symphonie de Mozart se jouer tandis que le jeune tueur mit les balles dans le revolver et se releva. Il était prêt à repartir en chasse.

 

Gaël qui en avait fini avec son combat contre le lézard avait de plus en plus mal au bras, il avait vraiment perdu trop de sang et de forces dans son affrontement, il arriva au niveau de la ou se trouvait Damien et le corps étendu d'Emilie. En apercevant Damien il prit son sabre fraichement gagné fermement dans sa main et couru pour l'éliminer, dans ce jeu celui qui avait la plus grande portée gagnerait, il était sûr de son coup.

Damien eu un rictus, il vit Gaël arriver, se relevant, enlevant son genoux qui était encore à terre et pointant son cadeau vers Gaël. Le trentenaire comprit alors son erreur. Une balle fut tirée du barillet, il fut éliminé sur le coup, s'effondrant sur le sol. Damien était désormais le nouveau maître d'un terrain piégé.

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Et bien c'est une belle suite. On dispose de pas mal de personnages aux caractères bien différents et celui qui semble être le favori emporte maintenant avec lui une arme que personne d'autre ne possède.

Je dois t'avoué que j'ai eu peur un moment que tu écrives une scène de viole et puis voilà que tu termines sur ce cadeau.

 

On aperçoit aussi Gaël qui se débrouillait bien jusqu'à sa rencontre malheureuse avec Damien. Dire qu'il a souffert avec un bras en moins et se faire tirer dessus par surprise ... Au moins grâce à lui une créature de moins n'est plus présente dans le labyrinthe.

 

Et bien sur on a eu la mort de Emma. Elle s'est faite écraser sévèrement quand même  :o Faut dire que ses coups en douces étaient pas très loyal non plus.

 

Mais le plus intéressant peut être c'est de voir que tu donnes des indices plus explicites sur les organisateurs. Ce fameux C.F qui se révèle être un humain apparemment qui aime beaucoup le thé. Comme je le pensais il n'est pas à son coup d'essai. Les sujets allant jusqu'à 122 confirment bien que plusieurs fois ce "jeu" a eu lieu. Par contre on avance pas vraiment. Même si on connaissait son nom ça permettrait pas de connaître l'histoire entier.

 

Le chapitre était bien écrit excepté peut être la partie action de Gaël où j'ai trouvé beaucoup de répétitions mais c'est normal dans des scènes de combat au départ. Et puis ça semble pas être le point important de ta fic aussi donc bon.

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Content de voir que tu es toujours au rendez-vous ! Ca fait plaisir de savoir que j'ai au moins une personne qui suit xD. Sinon rassures toi, même si cette fic est assez violente dans certaines scènes je n'irais pas jusque la, y a des limites au trash comme l'a dit Bloody.

 

Pour ce qui est du cadeau c'est en effet le genre d'atout qui fait la différence dans un "jeu" pareil. Concernant Emma, je ne dirais pas qu'elle n'était pas loyale, je dirais plutôt qu'elle est humaine. Tout humain qui se respecte à ce qu'on appelle un instinct de survie, à un moment ou un autre, tu sais que tu n'as pas le choix, c'est toi ou l'autre. L'être humain se raccroche toujours à ce qu'il peut pour survivre et fera toujours ses choix en conséquence. Ça ce voit peu chez le héros ou "sujet 117" mais les raisons de sa façon d'être seront expliquées plus tard.

 

Sinon tu as raison, ils en sont loin d'être à leur coup d'essai, actuellement il y a le 117 qui est le plus petit numéro et le 131 (Gaël) qui est le plus grand. Y en a peut-être d'autres à venir.

 

L'histoire avance assez peu car je voulais expliciter le principe des pièges et surtout des autres personnages, ils ont une importance capitale après tout. Il est aussi intéressant d'apprendre que les pièges ne sont pas de simples copies mais sont assez variés et qu'ils peuvent apporter des récompenses.

 

Pour C.F, je ne dirais rien à son sujet, son identité sera dévoilée d'ici quelques chapitres et tout va s'accélérer alors.

 

Concernant les répétitions, il est vrai qu'il y en a dans mes scènes d'actions, mais je fais au mieux pour améliorer ça pour la suite ! merci de tes retours !

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Par curiosité, je suis tombé sur tes chapitres. J'apprécie l'histoire et le concept, bien que certaines tournures de phrases dans ton écriture me laissent perplexe. Je suis certain qu'à force d'écrire, tu vas améliorer ta finesse, mais pour le moment, le style d'écriture ne me paraît pas assez fluide (notamment dans les moments d'actions). Ce n'est que mon avis, cependant ^^

 

J'ai déjà deviné plus ou moins l'identité du Maître du jeu (les indices que tu as laissé dans ce dernier chapitre sont juste impossibles à manquer, je regrette seulement que tu n'ais pas utilisé les initiales anglaises, cela aurait été beaucoup plus classe ^^), et si j'ai vu juste, tu peux explorer une piste très intéressante.

 

J'attends tes prochains chapitres patiemment, j'aimerais bien voir ce que tu vas faire de tes personnages, et ceux à venir. Tu verse beaucoup dans l'élimination, mais j'espère que tu vas garder trois/quatre "surdoués/survivants/prodiges", chacun dans son domaine (tu as déjà le héros typique et le taré psychopathe).

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J'ai encore quelques lacunes avec les tournures dans certains styles, en temps normal je ne m'attaque pas à du survival, et encore moins à la première personne. C'est un auto défis que je me suis lancé pour progresser, je prends ton avis en compte car je pense pareil et je ne cesse de chercher à améliorer à chaque chapitre ! (Bien que j'avoue que j'écris souvent comme ça me vient).

 

Pour ce qui est du Maître, je ne doute pas que tu ai noté le lien que j'ai effectué. J'ai hésité avec les initiales anglaises justement mais je me suis dis que ça serait peut-être moins évident (on connait en général plus la version française). Il y a pleins de pistes que je peux explorer mais c'est pas sur qu'on pense nécessairement au même ! Ceci dit j'ai déjà un schéma logique et bien défini en tête que j'essaie de suivre le plus possible ^^.

 

Pour l'instant je fais beaucoup d'élimination il est vrai, c'est les premiers chapitres, je ne veux pas démarquer trop vite ceux qui resteront de ceux qui ne resteront pas. Mais tu as vu juste, je vais introduire peu à peu les autres personnages durables.

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Bonjour à tous. Après plus de 6 mois à travailler à fond tout en jonglant avec l'association j'ai finalement réussi à avancer l'histoire. Je vous présente donc le chapitre 4. Nous approchons du premier quart de l'histoire et le suspense est à son comble. Le chapitre 5 vous réservera d'ailleurs quelques surprises. J'essayerais d'écrire le chapitre 6 ce mois que je puisse vous partager la suite plus rapidement que précédemment. En attendant bonne lecture :).

 

Chapitre 4 : D'erreurs en horreur

 

Gaël venait de s'effondrer, il l'était l'une des victimes de plus de ce labyrinthe infernal. Il n'avait pas eu le temps de se retourner, juste le temps de voir son erreur et de se mettre à connaître le désespoir absolu. Celui que l'on connaît lorsque l'on sait que l'on n'a plus aucune chance. Dès l'instant où Damien avait pointé un revolver sur lui Gaël avait compris. Son raisonnement d'avant n'était pas faussé pourtant, celui qui a la plus grande portée est sûr de gagner dans un duel, mais le trentenaire avait commis l'erreur de penser qu'il surpasserait Damien avec son sabre. Personne ne se doutait en cet instant qu'une arme à feu avait été introduite dans le jeu, Gaël avait emporté l'information avec lui dans la tombe. Damien riait aux éclats en regardant l'homme, venant lécher le canon du revolver avant de s'avancer pour donner un coup de pied dans son nez et lui casser. Il le trouvait pathétique, comme tous les autres d'ailleurs, ils n'étaient rien pour lui. Dans ce jeu lui seul pouvait vaincre, lui seul pouvait vivre et il se moquait de devoir enfreindre toutes les lois connues. Il comptait gagner et garderait la dernière balle de son revolver pour l'homme qui a osé l'enfermé ici. Cet homme qui pensait pouvoir jouer aussi impunément avec sa vie, cet homme qui pensait s'en sortir indemne en lui donnant la capacité de devenir un véritable monstre et de se défendre. Il donnerait à ce « maître » une leçon qu'il ne serait pas prête d'oublier mais Damien devait d'abord trouver une nouvelle cible à abattre, il repartir dans le labyrinthe laissant les corps sans vie de Gaël et Emilie derrière lui.

 

Du côté du sujet 117

 

Foncer vers la chimère, en voilà une idée stupide, je m'étais juste cogné à nouveau à ce foutu mur invisible. Je me retrouvais étalé par terre avec GlaDOS qui riait aux éclats, fière du tour qu'elle m'avait joué. Elle était bien maligne à me dire que le mur qui m'empêchait d'avancé avait été déplacé. Maintenant je me retrouvais étalé sur le sol avec une chimère qui ne meurt que d'envie de me dévorer sans attendre. Elle semble cependant ne pas pouvoir, le mur qui m'empêchait d'avancé l'empêchait aussi de venir me manger. Je pouvais au moins remercier GlaDOS sur ce point. Jusqu'au moment où je vis la chimère baver, laissant tomber un acide dissolvant le sol à ses pieds et ébréchant le mur au passage aussi. En effet la bestiole était juste collée au mur, aussi lorsque la salive tomba, elle se heurta également au mur qui ne put que céder. J'étais donc officiellement bloqué. Je profitais du peu de temps que j'avais pour me relever, je savais que je n'aurais pas d'autre occasion si je ne la prenais pas maintenant. Je regardais la créature toujours aussi déterminé à venger la mort d'Aymeric mais toujours plus apeuré. Ce monstre semblait avoir des réserves biens pires que ces crocs saillants et ses griffes perforantes, il pouvait cracher de l'acide et je ne sais quoi d'autre. Un seul faux pas et s'en serait fini de moi, il fallait que je travaille intelligemment sur ce point. Il fallait que je trouve le point faible de cette créature. Et pour ça il fallait d'abord déterminer ces points forts, et selon moi il y en avait beaucoup. Le fait qu'il s'agisse d'une chimère compliquait la tâche, tant que je ne saurais de quels animaux elle est constituée je serais définitivement bloqué.

 

La chimère cracha une bonne dose d'acide sur le mur invisible, la partie touchée devint visible puis s'effondra en poussière. On pouvait distinguer la forme du trou, le mur invisible avait maintenant des bords rongés par l'acide qui s'émiettaient. Cela me permettrait au moins de distinguer le trou. Trou qui était relativement grand, la créature n'avait pas fait les choses à moitié. Elle était bien plus intelligente que l'on ne pourrait penser au premier abord. Un autre de ces points forts donc, en plus de son odorat surement surdéveloppé, je doute qu'elle nous a trouvé à la vue. Il fallait que je sache si cette créature était pourvue ou non d'une vision nocturne. Je ramassais une pierre par terre et la lançait sur cette dernière. Elle donna un violent coup de patte réduisant en miette le caillou. Elle y voyait donc, à moins qu'elle n'ait entendu la pierre glisser dans le vent… En fait je réalisais que je n'étais guère plus avancé qu'avant. Mon cœur battait fort, alors que je me demandais ce que le monstre attendait pour attaquer. Depuis qu'il avait creusé un trou dans le mur, il restait immobile et à part détruire un caillou il n'avait pas fait grand-chose. Attendait-il les ordres de GlaDOS ? Etait-ce là encore une de ses ruses ? Dans tous les cas j'étais bloqué, je ne pourrais sortir d'ici que si je l'élimine. Je tremblais tout en tenant mon couteau et essayait d'analyser l'environnement dans lequel je me trouvais. Il fallait que je comprenne pourquoi la chimère n'agissait pas. Alors que je réfléchissais tout en restant en garde pour parer toute attaque, GlaDOS m'interpella une nouvelle fois.

 

« -Tous cela est d'un ennui, n'allez-vous donc pas attaquer sujet 117 ? Ou attendez-vous juste que notre merveilleux compagnon ici présent vienne à vous en premier ? Ou alors peut-être vous demandez-vous juste pourquoi il reste dans son coin. J'ai envie de jouer sujet 117. Aussi je vous propose un marché que je juge des plus équitables. Je vous autorise à me poser trois questions sur notre ami et je vous répondrais. En échange, pour chaque réponse que je vous donnerez, vous devrez tenter une attaque sur votre ennemi. Et si vous désobéissez, je m'assurerais que vous le regrettiez d'une façon. Le maître de ce jeu n'aime guère que l'on reste aussi attentiste que vous. Soyez donc sûr que cela va changer assez vite. Je vous écoute donc. Posez-moi votre première question rapidement. »

 

Un échange ? GlaDOS semblait pressée de faire avancer les choses, et dans l'immédiat je n'avais pas le choix, c'était bien ma seule et unique option pour déterminer les points faibles de ce monstre. Je devais donc m'en remettre à ma geôlière bien que je n'aime pas du tout ça.

 

« -Alors voici ma première question, pourquoi ne m'attaque-t-il pas ?

 

-Pourquoi ? Ca me semble évident pourtant. Mais encore une fois un être comme vous est vraiment trop inférieur pour deviner. Cette créature que vous voyez là à horreur de la lumière, elle en reste donc suffisamment éloignée. Maintenant attaquez la, comme convenu.

 

-J'ai encore deux questions à poser !

 

-Nous avons un accord, une réponse, une attaque.

 

-Rien n'indique que l'attaque doit avoir lieu aussitôt après que la réponse ait été donnée.

 

-Vous voulez donc jouer au plus malin sujet 117. Très bien, posez vos autres questions. J'ai hâte de vous voir réduit en charpie.

 

-Il n'en sera rien, vous allez me dire comment tuer ce monstre.

 

-Ca me semble évident au vu de ma réponse précédente, si une telle créature craint la lumière, ne pensez-vous pas pouvoir l'utiliser pour la contrer ?

 

-Et maintenant ma dernière question…

 

-Abrégez, c'est terriblement ennuyant de parler avec vous, je veux vous voir combattre. »

 

Je prenais un instant afin de déterminer quelle question poser. Mais au bout de quelques secondes de réflexion mon choix me parût évident.

 

Sujet 127 et 128.

 

« -Avance plus vite gros lard. »

 

Encore une insulte de plus, décidément cette fille ne savait dire que ça. Certes Mickaël était obèse mais elle n'était pas obligée de lui rappeler chaque seconde. Déjà qu'elle le forçait à porter leur deux sacs. Patricia était une jeune femme autoritaire loin d'être belle pourtant, mais le jeune homme était bien trop docile et elle savait en tirer avantage. Cette dernière était rousse et possédait de nombreuses tâches de rousseur sur le visage, visage qui n'était pas très gracieux d'ailleurs. Bien qu'elle ait 22 ans, Patricia ressemblait à une adolescente en pleine puberté. Elle avait aussi un nez volumineux et des lèvres peu féminines, elle n'avait vraiment rien pour elle en vérité. Elle n'était pas particulièrement grande et n'avait que peu de formes. De son côté Mickaël était blond et gras comme un cochon, il était de la même taille que son « amie » mais bien plus imposant, il était plus vieux aussi, 25 ans qu'il avait, mais toujours chez sa mère. Il suait à grosse goutte et avait des lunettes, c'était le genre de mec à passer son temps sur un PC à jouer à World of Warcraft ou League of Legends ou encore à regarder des hentai à la chaine. Aussi forcément, quand il est tombé sur Patricia, bien qu'elle ne soit pas jolie, elle reste toujours plus que ce qu'il n'aura jamais.

 

C'est par la force des choses qu'ils s'étaient tous deux alliés, ils faisaient partit d'un groupe dans une certaine porte. En vérité, ils faisaient partit du même groupe qu'Aymeric à la différence que lui était partit seul. Eux avaient choisi d'avancer ensemble, estimant que ça serait plus prudent. Ils savaient pourtant qu'à un moment ou un autre, l'un des deux devrait tuer son associé temporaire. Patricia n'avait cependant pas de problème à ce sujet, et c'est bien pour ça qu'elle avait choisi Mickaël. Il était gros et lent, il serait aisé de le tuer le moment venu. Pour le moment ce dernier les ralentissait quand même pas mal. Ils avançaient à l'aveuglette dans le labyrinthe, suivant l'intuition de la jeune femme. Cependant à un moment ou un autre, tout le monde croise quelque chose qu'il ne voudrait pas croiser. Et à cet instant, la réaction basique est de courir. C'est précisément ce qu'ils ont du faire lorsqu'en tournant à gauche à une intersection ils se sont retrouvés nez à nez avec un Lizardman. Les deux acolytes ont alors détalés au plus vite, tournant là où ils pouvaient, faisant moins attention ou ils mettaient les pieds. Patricia trébucha alors sur une racine qui sortait du sol, son os se fractura et sortit de sa peau. Mickaël lui soufflait comme un bœuf en la suivant tant bien que mal, la rattrapant finalement alors qu'elle était à terre. Un piège s'activa alors, coinçant les deux sujets entre quatre murs.

 

« -Bonjour sujet 127 et sujet 128, je suis votre hôte pour cette petite partie. Je vais vous regardez résoudre mon énigme, mais seul celui ou celle qui la résoudra pourra repartir vivant. Voici votre énigme : Toute soif doit-être étanchée, la connaissance il faut ingérer, alors seulement vous serez libéré, d'un poids bien trop lourd qui vous entravait. »

 

En même temps que GlaDOS contait son énigme, Patricia criait sa douleur en se tenant la cheville, insultant de bon nombre de noms d'oiseau la racine dans laquelle elle s'était prise. Tandis que pendant ce temps, Mickaël qui était asthmatique reprenait son souffle tant bien que mal. On aurait dit qu'il allait mourir sur place tellement il respirait fort, de telles sensations fortes n'étaient pas vraiment conseillées pour lui. Mais il se fichait en cet instant de ce qui était conseillé ou non, seul sa vie comptait. Et en cet instant sa vie était menacée plus que jamais, le défi que leur avait lancé GlaDOS impliquait que l'un des deux meurent. Mickaël, bien qu'essoufflé se mis cependant à sourire. Cette énigme était facile à ses yeux, lui qui avait passé des heures sur bon nombre de jeux vidéo, il savait ce que ça voulait dire. Il regarda GlaDOS prêt à donner la réponse mais celle-ci le coupa avant même qu'il ouvre la bouche.

 

« -Je tiens à préciser que pour cette énigme, je ne veux rien entendre sortir de votre bouche, je veux le voir. Alors montrez-moi ! »

 

Lui montrer ? La de suite ça se compliquait. Patricia était bien trop occupée avec sa cheville pour s'intéresser à l'énigme mais Mickaël lui, la regarda, puis tourna les yeux vers GlaDOS et à nouveau vers la jeune femme. Ce que GlaDOS leur demandait, c'était terrible, il s'agissait de manger la cervelle de l'autre, le jeune homme avait bien compris qu'il s'agissait de cannibalisme. Il fixait la femme à terre qui se maintenait toujours la cheville, cette dernière fut parcourue d'un frisson. Elle avait compris que son « ami » avait une information qu'elle ne possédait pas.

 

« -Qu'est-ce qu'il y a bordel ? Pourquoi tu me regarde comme ça, tu ne vois pas que je suis à l'agonie ? Tu comptes me donner un coup de main ou tu vas rester ici à me regarder. Et aussi donnes moi la réponse à cette fichue énigme, il n'y a pas de raison pour qu'un gros porc comme toi puisse continuer. Je suis la seule à mériter de vivre ici, alors aides moi et peut-être que je daignerais t'aider à vivre. »

 

Cette femme l'insultait et espérait qu'il la sauve ? L'homme sentait la rage bouillir en lui, pourquoi elle devait plus vivre que lui ? En quoi méritait-elle qu'on la sauve plus que lui ? Mickaël n'était pas déterminé à mourir, il était prêt à faire ce qu'il fallait pour vivre. Et pour cela il allait abandonner son humanité et se réduire à l'état de simple créature sauvage. Il prit une pierre dans sa main tout en fixant la femme qui agonisait. Il serait fort la pierre s'apprêtant à l'utiliser pour briser le crâne de Patricia.

 

« -Je vais t'aider, je vais abréger tes souffrances et je vais vivre.

 

-Que ? Comment ? Non ! Que … Que fais-tu ? Aidez-moi à vivre je t'en prie… NON ! »

 

Il leva la pierre et l'abattu d'un coup, il dû s'y prendre à plusieurs fois avant de finalement réussir à perforer le crâne et ainsi de pouvoir accéder au cerveau. Il était vainqueur, ses mains dégoulinaient du sang de sa victime, sa bouche était recouverte de restant de « repas », GlaDOS elle semblait satisfaite du résultat.

 

« -Je vous félicite sujet 127, vous avez réussi cette épreuve, veuillez accepter ce présent en guise de récompense. »

 

Une cote de maile apparue à terre, Mickaël avait une protection, quelque chose qui lui éviterait de mourir prématurément. Il enfila son gain et se releva. Il était devenu un autre homme, ses yeux n'étaient plus humains. Il n'était plus qu'une bête sauvage de plus dans ce labyrinthe. Du sang plein les mains et sur les lèvres, et il en voulait plus, il voulait davantage de chair. Il déchiqueta ce qu'il restait du corps de celle qu'il avait tué. Il se nourrit de celle qui avait passé son temps à le rabaisser et l'insulter comme vengeance, et après quand il eut fini, il se mit en route de son prochain repas.

 

Retour sur le sujet 117.

 

GlaDOS était un personnage manipulateur qui prenait plaisir à se moquer de ses cobayes, j'avais donc émis une hypothèse. Je tenais à la vérifier grâce à ma dernière question.

 

« -Ma dernière question GlaDOS, tout ce que tu m'as affirmé est-il un mensonge ?

 

-Bien sûr. »

 

La chimère pénétra dans mon aire, bavant toujours plus donnant un coup de patte dans ma direction que je réussi à esquiver. GlaDOS était encore plus mesquine que je l'aurais pensée, si le monstre ne m'attaquait pas c'était uniquement parce qu'il n'en avait pas reçu l'ordre. Elle se contentait comme toujours de jouer avec moi. Cependant grâce à l'esquive que j'avais fait de la créature je pu passer derrière elle et entrer par le trou qu'elle avait fait. J'étais libéré mais pas sain et sauf, si je voulais m'en tirer pour de bon je devais tuer cette créature. Je la laissais donc approcher alors que la chimère couru vers moi, plus enragée, me sautant dessus, je pu encore une fois esquiver, non sans mal vu que ses griffes avaient laissées de belles marques sur mes côtes. Mais pendant mon esquive j'avais réussi à trancher sa peau jusqu'au sang, la blessant. La créature était gravement blessée, elle disparut alors. Totalement, il n'y avait plus rien en face de moi. Mais j'entendais des bruits de pas à côté, je vis des dents réapparaître dans la pénombre. Cela me faisait penser au chat de Cheshire d'Alice au pays des merveilles, je vis alors la gueule de la créature s'ouvrir, de la bave acide coulant sur les dents massives de ce monstre. Je le regardais avec toujours plus de détermination au moment où la chimère sauta sur moi. J'avais mon poignard dans sa direction, je réussi à lacérer sa mâchoire jusqu'à l'oreille, sans le tuer pour autant. Je n'avais pas été blessé cependant cette fois, je m'étais baissé au bon moment. Cette créature semblait cependant increvable avec une arme aussi courte, mais il fallait que je fasse avec.

 

Ce combat traînait en longueur depuis bien trop longtemps à mes yeux et il était certain que plus ça durerait, moins ça tournerait en mon avantage. Je devais réussir à porter à la chimère un coup décisif et je n'avais pas vraiment de solution miracle. Je devais juste avoir le coup de poignet suffisamment délicat pour trancher la carotide de ce monstre. Mais vu que je ne pouvais m'approcher, une autre idée folle me vint en tête. La chimère avait disparue de nouveau, je cherchais ses dents, étant les seules choses qui restaient visibles. Une fois que j'eus réussi à les repérer je pris le poignard par la pointe et la lança en direction du monstre, celui-ci venant se planter directement dans son œil. J'avais touché un bon poing, je pris la première pierre qui me vint et lui lança dans son angle mort. Mais ça c'était bien trop petit pour le blesser. Il fallait que je récupère mon arme avant tout. Je pris une impulsion, tendant le bras pour saisir le manche du couteau et l'arracha, emportant l'œil avec. Je ne m'en tirai cependant pas indemne, la patte du monstre étant venu faire une belle entaille dans mes côtes.

 

J'étais de plus en plus affaibli et le monstre aussi, notre duel touchait à sa fin, la créature avait abandonnée l'invisibilité. La chimère avançait lentement vers moi en grognant, je l'amenais dans un recoin puis lui tournais autour pour lui planter mon couteau dans le crâne, l'achevant enfin, avec beaucoup de mal. J'avais réussi ce défi et je m'en sortais avec des blessures qui auraient raisons de moi dans les prochains jours si je ne passais pas à l'hôpital. Je soufflais fort et tourna la tête vers la sonde de GlaDOS.

 

« -Vous avez finalement réussi cette épreuve, vous pouvez donc y allez, jusqu'à notre prochaine rencontre sujet 117. »

 

J'étais enfin libre mais loin de me douter que l'horreur ne faisait que commencer pour moi.

 

Pendant ce temps avec les sujets 127 et 130.

 

Une jeune femme de 25 ans environ, brune, les yeux bleus et un physique agréable courait apeurée dans le labyrinthe. Elle était poursuivie, une sorte de monstre humain la poursuivait. Un monde qui avait répondu au nom de Mickaël il y a peu. Le sujet 127 avait finalement trouvé sa proie, une autre femme, et une jolie femme cette fois. Il voulait la violer avant de la tuer, qu'il découvre ce que c'était de faire ça avec une femme. L'homme n'avait pas prononcé un seul mot, il la chassait comme du gibier, courant et suant à grosse goutte. Son aspect était des plus repoussants. Claire faisait à l'origine parti du même groupe que lui mais elle avait choisi, comme Aymeric, de faire bande à part, estimant qu'il serait plus sûr de ne faire confiance à personne. A force de courir dans le labyrinthe, la jeune femme finie par tomber dans une impasse. Le cannibale lui faisait face, il était encore plus hideux ainsi avec du sang partout, cet homme lui faisait peur, elle reculait mais était coincée par les ronces. Il s'avançait vers elle, se léchait les babines tout en défaisant son pantalon, il ne voulait pas perdre de temps. Il courut vers la jeune femme pour la plaquer au sol. Cette dernière cria et sorti son couteau pour le pointer dans sa poitrine. Cependant le couteau était inefficace, la côte de maille qu'il avait enfilée rendait toute attaque vaine.

 

Mickaël lui bloqua la main au sol pour qu'elle ne recommence pas, il regardait cette femme qui se débattait comme une vierge effarouchée, pour lui ce sort elle le méritait. Il posa ses mains sur son corps, il voulait le tâter, le découvrir, bien qu'il n'ait que peu de temps. Un bruit de pas arriva alors derrière, Mickaël ne faisait pas attention à ça, Claire elle criait à l'aide.

 

J'avais entendu son appel, j'étais juste à côté, je les avais rejoint rapidement en partant du piège de GlaDOS. J'avançais en direction du violeur, il me dégoutait, comment osait-il faire une chose pareille ? Je lui mis le couteau sur la gorge et lui trancha net la carotide, Claire reçue le sang sur elle mais fut néanmoins sauvée. Elle était innocente, et ravissante, je ne pouvais pas l'éliminer, mais je ne pouvais pas la laisser me tuer si elle en décidait ainsi. Je choisi cependant de reproduire la même erreur qu'avant. Je lui tendis la main.

 

« -Relève toi, nous ne pouvons pas rester ici, il faut bouger. Ce n'est pas sûr dans des conditions pareilles. »

 

Elle hocha la tête et prit ma main, sans dire un seul mot, encore sous le choc. On repartit ensemble dans ce labyrinthe, et je venais de commettre la une troisième erreur. Au fur et à mesure du temps passé dans ce labyrinthe j'allais d'erreur en erreur et d'horreur en horreur. Et je n'étais pas au bout de mes surprises, car dans la pénombre, je pouvais distinguer une chose. Une ombre avec de gros yeux rouges, une ombre qui n'était pas seule. Elle tenait entre ses « mains » un homme, il était encore vivant, du moins jusqu'à qu'elle arrache son âme de son corps pour s'en nourrir, le laissant retomber au sol, inerte. Cette ombre avait avec elle des cadavres, marchant vers nous. Je reconnaissais ce bruit… « Flic, floc »… Les morts se levaient, ils étaient 5 ou 6. Un humanoïde vint couper en deux le corps de l'homme juste décéder, puis revêtir devant nous sa peau. Claire et moi étions en proies à de sérieux ennuis face à autant de créature et aussi peu de possibilité de fuite.

 

Nous nous sommes regardé et avons pris tous deux le premier chemin qui venait à nous. Nous ne nous étions pas parlé mais nous savions une chose. Quand l'armée des morts se lèvent et marchent vers vous, la fuite, est souvent la seule option.

 

Commentaire de l'auteur : J'espère que ça vous aura plus, pensez à me laisser un commentaire. Et à bientôt :).

 

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C'était un bon chapitre dans la même veine que les précédents. On en apprend pas plus au sujet de l'auteur de ce jeu sordide qui rend heureux que lui mais on découvre de nouvelles personnes décrites plus en profondeur. Je retiens le geek cliché mais vraiment cliché quoi qui passe du gars très naïf et docile au psychopathe qui n'hésite plus à manger tous les membres de celle qui le martyrisait jusque là. Finalement il finit par trouver la mort face au héros qui s'était débrouillé pour survivre face aux créatures emmenant avec lui une jolie jeune femme apparemment. Tu dis qu'il faisait là une erreur donc je suppose qu'elle va prochainement le trahir ?

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Actuellement chacun de ses alliés est mort tragiquement.  Je ne puis révéler ce qu'elle fera ou deviendra mais elle jouera un rôle important. D'ailleurs le chapitre 5 avance beaucoup de choses. Les protagonistes sont à venir et le final va se préparer peu à peu. J'ai pour objectif de faire tous les 5 chapitres un chapitre qui avance la trame et qui est relativement violent. Je le posterais d'ici la fin de semaine prochaine :).

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Hello o/. Chose promise, chose due. Voici le 5 ème chapitre de Labyrinth et avec lui arrive les nouveaux protagonistes. J'ai écris le chapitre 6 comme prévu et je suis assez satisfait du résultat. La prochaine fois vous aurez un chapitre de pur combat entre 5 protagonistes. Je me suis appliqué pour détailler le combat afin qu'il soit intéressant. J'espère donc qu'il vous plaira :3. En attendant le chapitre 5 est un gros tournant dans l'histoire, n'en ratez pas une miette :). J'ai aussi procédé à un changement sur les initiales du Maître du jeu, car la c'est son chapitre :). Bonne lecture à tous.

 

Le maître du jeu M.H

 

Dans la salle de contrôle.

 

M.H se prélassait dans son fauteuil confortable sa tasse de thé dans une main, un biscuit dans l'autre, son chapeau toujours bien sur sa tête tandis que le requiem de Mozart s'intensifiait un peu plus. L'homme remarqua cependant que sa tasse était finie et qu'il n'y avait plus de thé dans sa théière. Rien ne saurait l'attrister davantage, sans thé il était comme sans chapeau, rien. Il posa la tasse sur le bureau et fit tourner sa chaise pour se retrouver face à la porte, il se leva alors et s'avança. L'homme était relativement grand, il faisait facilement 1m95. La porte s'ouvrit devant lui et une lumière inonda la pièce, dévoilant enfin le visage de l'homme. C'était un visage plutôt hideux qui semblait inhumain, il avait des rides, un nez énorme la peau verdâtre. Son haut de forme qui paraissait juste noir au début montrait maintenant toutes ses couleurs laissant apparaître des carreaux noirs et blancs comme un damier. Il avait également une sorte de ceinture blanche au niveau de la base recouvrant quelques carreaux. Sur certains carreaux noirs et blancs on pouvait lire en blanc ou rouge M ou H. Les yeux bleus de l'homme reflétaient davantage la folie. Son visage était carrément disproportionné, entre ses oreilles et son nez qui étaient énorme par rapport au reste qui était juste ridé et rabougri. Ses dents étaient surement les seules à être normales dans son visage. Son cou était entièrement camouflé par un t-shirt à col roulé et il avait une veste blanche en guise de haut pour cacher son dos vouté et la bosse qu'il avait. Il portait également des gants blancs en velours sur les mains quant à son pantalon il s'agissait d'un jean verdâtre en damier composé de carreaux verts et blancs. Il attrapa sa canne à côté de la porte, il s'agissait d'une théière sur un manche noir. Il sortit alors de la pièce, entrant dans un couloir avec des aquariums contenant de nombreux poissons morts et se dirigea vers une pièce circulaire. On pouvait la comparer à un grand globe en vérité, au milieu se trouvait un immense ordinateur de contrôle, un homme en blouse blanche se tenait devant. Les murs quant à eux restaient impossibles à distinguer tant que la lumière ne serait pas allumée.

 

M.H vint se placer à côté de l'inconnu, il portait des lunettes, avait des cheveux longs et frisés mais le reste était plutôt banal. Un simple scientifique d'un âge moyen dirons-nous. Cet homme se tourna vers son acolyte en lui souriant, il se doutait que s'il était venu par ici, c'était à cause de l'absence de thé dans sa théière. L'inconnu se saisit d'un thermos plein d'eau bouillante et le versa dans la théière sur la canne de son ami, saisissant ensuite une poignée de feuilles de thé pour les laisser infuser dedans.

 

« - Comment cela se présente-t-il pour le moment ?

 

- Très divertissant, toute cette folie me ravie et ils sont plus coriaces que les précédents. Un d'entre eux me plait particulièrement. Vous devriez venir prendre un thé et regardez avec moi très cher.

 

- Je me dois de préparer l'arrivée du gagnant, et je leur prépare une surprise aussi. Combien en reste-t-il ?

 

- Je n'ai pas vraiment compté, une dizaine, une vingtaine, je ne suis plus sûr. Et il est terriblement ennuyant que de boire du thé tout seul, mais si vous n'avez besoin de moi ici je m'en vais retourner surveiller tout cela.

 

- Faites-donc et aussi, libérez-les.

 

- Déjà ? Je veux dire, il est trop tôt non ?

 

- Nous entrons dans la phase finale. Il est temps de faire bouger les choses qui sont trop monotones à mon goût. Contentez-vous d'obéir à mes ordres, rappelez-vous que vous devez votre présence ici qu'à mon génie. Précisa-t-il en montrant du doigt une boite mystérieuse avec un joyau noir brillant au centre enfermée dans une armoire de verre.

 

- Comme il vous plaira. »

 

Le maître du jeu se dirigea vers sa salle de contrôle, s'appuyant sur sa canne pour marcher. Son maître lui avait demandé d'agir et il devait le faire. Même s'il serait moins amusant que de libérer « ça » maintenant. L'homme au chapeau boitait un peu en avançant dans sa salle, retrouvant alors tous ses boutons, ses écrans, ses commandes, son contrôle suprême sur les pauvres être enfermés ici. Il vint s'assoir de nouveau dans son fauteuil, se servant une nouvelle tasse de thé avec la théière sur sa canne tout en regardant les écrans. Il s'était passé des choses pendant qu'il discutait, il y avait apparemment eu de nouvelles victimes. Celles-ci n'étaient cependant dues ni à Damien, ni à des monstres. De nouvelles têtes de liste s'étaient démarquées. Sur un de ses écrans, le maitre lança un replay de ce qu'il avait manqué durant la dernière demi-heure passée à parler avec son allié. Il ne manquerait pour rien au monde un tel divertissement.

 

Il y a peu près de la porte D.

 

Le groupe qui était formé au départ s'est vite séparé, et un homme marche seul dans la nuit. Un taser dans la poche, il était armé contre toute attaque. Et même s'il aurait préféré avoir son arme à feu, Oliver n'en restait pas moins capable de se défendre. Ses années dans la police lui avait fourni de l'expérience dans des crimes sordides. Et bien qu'il ait fini par être renvoyer après avoir perdu toute son équipe dans une enquête aillant failli lui couter la vie, bien qu'il ait sombré dans l'alcoolisme, Oliver gardait ses réflexes et son instinct de survie. Il avait un objectif et un seul, sortir du labyrinthe et tuer l'organisateur de ce meurtre de masse. Depuis qu'il avait tout perdu, l'ancien commissaire n'en avait plus rien à faire des lois. Aucune loi ne pourrait le lui rendre. Ses coéquipiers, morts, cherchant juste à stopper la folie des grandeurs d'un malade qui n'avait même pas appréhendé au final. Toutes ces peines en vain mais l'ex commissaire s'était promit de retrouver le fautif et de s'accorder sa vengeance, quoiqu'il en coute. Il ne pouvait donc pas mourir ici. Il n'avait pas hésité à électriser un vieil homme de la cinquantaine et à prendre son arme, un tonfa. L'homme brun, la cinquantaine, mal rasé aux yeux verts/gris avait une belle musculature sans être pour autant trop musclé. Il avançait avec prudence dans le labyrinthe. Après l'homme âgé il rencontra deux autres personnes. Un homme ayant la trentaine, semblant chercher son aide. L'ancien policier l'avait frappé au torse avec son tonfa pour lui couper le souffle, enchainant avec un cou dans la nuque pour lui faire un coup du lapin et qu'il ne souffre pas trop. Même s'il devait tuer, Oliver avait un code d'honneur, il n'y prendrait aucun plaisir et s'assurait de ne jamais le faire sadiquement. Sauf pour celui qui était responsable de son malheur surement. Avec la mort de ce deuxième homme il avait acquis une troisième arme, un couteau de chasse long et crocheté. Il lui avait apparemment servi vu que ce dernier était recouvert de sang. Le brun essuya le sang d'un revers de la manche, salissant son t-shirt blanc. Une lame doit s'entretenir pour rester utile. La troisième personne que le « justicier » rencontra fut une femme de 28 ans possédant une sarbacane. Elle ne savait cependant apparemment pas s'en servir puisqu'elle se planta elle-même une aiguille dans la gorge en voulant tuer celui qui lui faisait face. Oliver n'aurait pas eu à la tuer au moins et ce n'était pas plus mal. Il avait acquis un certain nombre d'armes, avait su éviter les pièges, se défaire des monstres et à survivre sans être blessé. Il lui faudrait continuer sur sa lancée pour survivre.

 

Au même moment vers le milieu du Labyrinthe.

 

Antoine cours avec agilité entre les cadavres à ses pieds, certains d'entre eux se relèvent et il ne tient pas à finir comme eux. Son arme est une lame incurvée en arc de cercle, idéale pour trancher des têtes ou blesser profondément n'importe quelle personne à bout portant. Il avait eu l'occasion de s'en servir sur les 4 cadavres à ses pieds, deux jeunes femmes et deux hommes plus vieux. Ces derniers s'étaient fait revêtir dans la foulée par les monstres aqueux. Le jeune rouquin de 20 ans avait beau paraître frêle et faible il n'en était pas moins rapide. Il était de relativement petite taille mais c'était un effet indésirable de la pratique de la gymnastique en club et compétitions. Il était d'une grande souplesse et savait faire des esquives rapides. Il était encore en étude et souhaitait devenir professionnel en gymnastique. Il était d'ailleurs assez doué puisqu'il était dans le top dix national. On disait beaucoup de lui qu'il avait de l'avenir et du talent. Aujourd'hui il était cependant bien loin de chez lui, ses parents lui manquaient en cet instant et il voulait sortir d'ici pour les retrouver. Il n'était pas des plus à l'aise autour de tous ces monstres, il éprouvait des remords quant au fait d'avoir tué tant de ses semblables. Mais jamais il ne se laisserait mourir ici, si loin de tout, dans l'anonymat le plus total et sans que jamais sa famille n'ai l'espoir de le retrouver. Le jeune homme refusait que ses parents passent leur vie à chercher leur fils unique.

 

Aussi pour rester en vie et revenir auprès d'eux, il n'hésitait pas, il avançait en courant avec détermination, éliminant tous ceux qui croisaient son passage, fuyant lorsque cela devenait dangereux. Car s'il y avait bien un truc qu'il avait appris dans les règles du jeu, c'est que ce serait tuer ou être tuer. Il n'y avait ni de place pour la pitié, ni pour l'hésitation. Il avait fui rapidement la porte ou il se trouvait pour se diriger d'ors et déjà vers le milieu du labyrinthe. Quoiqu'il arrive il était sûr d'une chose, le combat final aurait lieu ici uniquement.

 

Pendant ce temps vers la porte A.

 

Deux personnes marchent côtes à côtes, un homme et une femme. Les deux ont la trentaine, la femme a une longue chevelure dorée tandis que l'homme est chauve et est barbu. Sa barbe noire et bouclée n'était pas particulièrement longue mais avait une certaine épaisseur. On distinguait les yeux bleus/jaunâtres de la femme et les yeux noirs de l'homme. Timothée et Mélissa étaient là l'un pour l'autre. Mais actuellement ils traquaient quelqu'un. Timothée tenait dans sa main une machette et Mélissa une hache. Ils avaient quelques éclaboussures de sang sur leurs vêtements et semblaient chercher quelqu'un tout en murmurant.

 

« - Attends qu'on t'attrape petit con. On te fera passer l'envie de nous avoir volés ainsi. C'était nos morceaux de pains, notre eau. Tu n'avais pas à y toucher. Si je t'attrape je te ferais passer l'envie de t'en prendre à nous. Disait l'homme.

 

- Ça sert à rien tu sais, il est déjà partit. On ne le retrouvera pas de sitôt. Ce sale petit… Comment il a dit qu'il s'appelait déjà avant de s'enfuir avec nos affaires ? Répondit la femme, cherchant à le calmer.

 

- Aymeric. Et je n'oublierais ni son prénom, ni son visage. Pas avant que je l'ai tranché comme il faut.

 

- Oui, il finira comme l'autre crétin de Valentin. Il a cru qu'il pourrait passer dans les ronces et nous a fuis alors qu'on commençait à peine à s'amuser un peu.

 

- Allons vers le milieu du labyrinthe, du monde doit y camper. C'est là-bas que nous aurons le plus de chance.

 

- J'allais justement te proposer la même chose mon cher. »

 

Du côté de la porte F.

 

Un groupe de sept personnes s'affrontent, un couple de femmes de 25 ans, un vieil homme de 65 ans, une femme de 45 ans, deux jumeaux de 19 ans et leur père de 39 ans. Chacun a sorti les armes depuis que la zizanie a été semée dans leur groupe de 8. Un des leurs gît au sol et ils cherchent à déterminer le responsable. Une dispute avait éclatée et ils avaient fini par sortir les armes et se menacer mutuellement de mort. Et apparemment ils comptaient bien allez jusqu'au bout. S'il y avait parmi eux un traître il devrait être éliminé. Leur accord était clair, ils s'entraideraient jusqu'au bout et il était interdit de s'entretuer. Chacun des membres du groupe tenait fermement son arme. Le couple de femmes Marjorie et Stéphanie tenaient respectivement un câble de métal et une broche à poulet. Le vétéran lui tenait un long sabre de Samurai. La femme de 45 ans possédait un éventail de lames. Les deux jumeaux avaient une massue et un gant avec des griffes perforantes tandis que leur père lui avait un fusil de chasse avec 4 munitions.

 

Chacun avait le souffle haletant et tous suaient. Ils savaient que si l'un d'entre eux faisait le premier pas cela engendrerait un carnage. Marjorie prit la main de sa femme pour qu'elle recule avec elle doucement tout en les regardant. Elle ne voulait pas rester ici. Le père de famille, Éric tandis alors son fusil vers elles, leur faisant signe de revenir. Il était prêt à tirer en dépit du nombre réduit de balles dans son arme. Les deux jumeaux se tournèrent alors vers leur père. David et Elias n'avaient jamais vu un tel regard dans les yeux de leur paternel. En un sens, en cet instant il les effrayait. Un craquement se fit alors entendre et la femme de 45 ans, Sonia se retourna. Des monstres approchaient d'eux et chacun était en joue. Le couple lesbien profita alors de la seconde accordée pour prendre la fuite de la zone. Éric se refusa à tirer un coup de fusil, les monstres se rapprochaient. Il indiqua à ses fils de le suivre se retournant vers une direction opposée. Les jumeaux approchèrent mais ne purent suivre leur père. Du sang gicla sur leur visage et une épaisse entaille venait d'être faite sur la nuque de l'homme. Sonia venait de profiter de cet instant pour éliminer sa deuxième victime. Son éventail n'avait pas laissé la moindre chance au père de famille qui ne s'était douté de rien. David se jeta alors vers la femme en donnant un coup de massue, lui déboitant l'épaule. Cette dernière riposta d'un coup d'éventail en pleine trachée. Le vétéran, choqué par la violence prit alors l'autre jumeau par le col pour l'amener avec lui. Pierre forçait le jeune homme à le suivre, il le savait, si ce dernier cherchait à tuer Sonia il ne ferait pas long feu. Il assomma l'imberbe du rêver de sa lame pour ne pas qu'il crie ou se débatte. Le sexagénaire n'était pas un tueur et encore moins avec un garçon de l'âge de son petit-fils. Il fuit donc dans la direction que voulait prendre Éric, tachant de semer la meurtrière malgré son asthme et ses problèmes cardiaques. Cette dernière quant à elle partit seul en poursuite du couple lesbien, son épaule déboîtée la faisant un peu souffrir cependant. Mais elle comptait malgré tout, comme chaque membre du groupe maintenant dissous, gagner et vivre un jour de plus.

 

Du côté de Damien.

 

Le jeune tueur avait pas mal tourné en rond à causes des changements du labyrinthe et il s'y retrouvait de moins en moins, il gardait cependant un air sadique et déterminé. Sa marche fini d'ailleurs par payer, il rencontra deux inconnus. Deux hommes d'âge moyen en train de se faire face avec un couteau. Le sadique eu un sourire allant jusqu'aux lèvres en voyant la scène. Il arrivait juste au moment le plus excitant. Il comptait bien participer au combat et en sortir victorieux sans effort. L'homme à droite possédait des grenades aveuglantes, tandis que l'homme à gauche avait un bâton de combat. Damien devait donc éliminer l'homme à sa droite en premier, avant qu'il n'aveugle tout le monde en tout cas. Il ne voulait cependant pas déjà user du peu de balles qu'il possédait. Il profita donc du temps que les deux hommes remarquent sa présence pour courir en direction du barbu à sa droite. Ce dernier dégoupilla sa grenade, la laissant tomber au moment où Damien vint lui donner un coup de cross violent sur la tempe. Il ferma aussitôt les yeux, donnant un second coup à l'aveuglette pendant qu'un bruit strident se fit entendre. Le flash venait d'avoir lieu, Damien avait une leur blanche qui cherchait à forcer ses yeux fermés alors qu'il avait donné un nouveau coup de cross à l'homme qui avait maintenant plié le genou. Il fallut quelques secondes pour que Damien rouvre les yeux, le deuxième homme était totalement aveuglé et celui à terre saignait de la tempe. Damien redonna un troisième coup brutal dans la nuque, achevant alors le pauvre homme avant de se tourner vers l'autre. Il prit une grenade, la dégoupilla et vint saisir la tête du deuxième homme pour lui fourrer cette dernière dans la bouche. Damien rit avec démence avant de prendre l'arme de l'homme, lui arrachant des mains pour la jeter plus loin. Il donna alors un violent coup de genoux dans le ventre de ce dernier, le plaquant au sol avant de l'empoigner au cou de ses mains pour l'étrangler. Il finit par relâcher les mains, se releva et la grenade tomba de la bouche de l'homme, tombant à côté de son oreille, perçant son tympan dans un cri de douleur. Damien se lécha les lèvres, se cri, cette souffrance, c'était une délectation absolue pour lui, il n'y avait nul pareil à cette scène, ce désespoir. Tout était parfait en ce moment. Il ne lui restait plus qu'une chose à faire, achever l'homme. Et il comptait le faire avec sa propre arme, utilisant le bâton pour le ruer de coup à mort tout en s'assurant qu'il souffre un moment. Et une fois qu'il en aurait fini, il se rendrait au seul endroit qui vaudrait la peine : le milieu du labyrinthe.

 

Dans la salle de contrôle.

 

M.H était assez surprit mais satisfait des retournements de situations de la dernière demi-heure. Il avait certes passé du temps à discuter avec son allié et à préparer la libération du « présent » mais ce temps avait été bien exploité par les sujets de tests. Le nombre de personnes avait bien réduit en cette demi-heure, mais d'ici quelques temps il allait descendre à une vitesse impressionnante. L'homme au chapeau tendit la main en direction d'un levier, semblant permettre la levée d'une herse. Un sourire vicieux se lisait sur ses lèvres, il savait que ces créatures ne leur laisseraient pas la moindre chance. Il était presque dessus que ça se finisse aussi vite en vérité. La dernière demi-heure avait prouvée qu'ils étaient tous prometteurs. Le maître abaissa la poignée, libérant de nouvelles créatures. Elles sortaient par dizaines. Certaines étaient lentes, ressemblant à des slimes, ces derniers commençaient à s'étendre, formant des membres, puis des êtres de chair. Au final les slimes étaient comme de vrais êtres humains, mais en quoi seraient-ils utiles ? Derrière eux se tenaient des créatures moins amicales encore, des prédateurs. Des aliens aux longs tentacules comme des dreadlocks et relativement rapides. Ce n'était cependant pas les seuls à sortir de l'ombre, d'autres arrivèrent, et pour fermer la marche une ombre les suivait. Au fur et à mesure qu'elle avançait on pouvait distinguer une petite taille et une apparence d'enfant. C'était une petite fille, et clairement le plus terrifiant des monstres présents. Son visage inexistant laissait présager de nombreux désastres à venir. Elle avançait derrière les autres, des cafards marchant alors dans ses manches et autours d'elles tandis qu'une bouche semblait s'ouvrir, des fils noirs la cousait et des nuisibles sortaient de sa cavité buccale.

 

De retour du côté de Pierre.

 

Le sexagénaire c'est rapproché malgré lui du milieu du labyrinthe, en cherchant à semer la meurtrière en série qui faisait partit de leur groupe. Il avait déjà remarqué plusieurs personnes aux alentours, il avait vu passer un jeune homme d'une vingtaine d'année, un homme avec une arme à feu, un autre avec plusieurs armes, le couple lesbien et surtout Sonia. Elias qui s'était réveillé entre temps avait la main du vieil homme sur la bouche. Ce dernier ne voulait surtout pas le moindre bruit. Un seul faux pas et s'en serait finit d'eux. Il cherchait un chemin ou s'enfuir pour s'éloigner de là, il savait que s'il restait par ici il finirait prit entre les feux. Il recula en douceur, tenant toujours le jeune homme entre ses mains, en faisant cependant attention de ne pas le blesser. Il arriva alors dans un endroit à priori plus calme, une impasse avec beaucoup de virages, suffisamment pour décourager quelqu'un de venir ici. Il posa le gosse à taire en lui faisant signe de ne pas crier. Le vieil homme était sourd muet, aussi il ne pouvait pas communiquer avec le jeune homme. Il s'assit en face de lui en le regardant. Ses rides creusées et les poches sous ses yeux soulignaient bien son âge et sa fatigue. En face, le jeune blond imberbe de 19 ans paraissait plus enfantin. Il fixait son « sauveur » avec attention, il se demandait pourquoi il avait agi ainsi alors qu'ils ne se connaissaient pas. Le vieil homme sortit de son sac un baume, il souleva alors une manche de pantalon, il s'était coupé avec des ronces pendant sa course. Il appliqua un peu de pommade sur ses genoux. Il soupira alors, se doutant qu'il n'en aurait surement pas pour longtemps au vu des circonstances. Il était vieux, faible, lent comment pouvait-il survivre dans un tel jeu ? Il ne comprenait même pas ce qu'il faisait ici. Hier encore il allait voir son petit-fils, il se souvient juste d'être rentré chez lui et ce fût le trou noir total.

 

Elias ne se souvenait pas plus de ce qu'il avait fait avant de se retrouver là, son père le ramenait lui et son frère d'un match de basket. Alors qu'ils restaient dans leur impasse, un liquide visqueux approcha, commençant alors à prendre forme humaine. Les deux alliés temporaires se levèrent, se doutant que cette chose était là pour les tuer. Le slime se transforma en un garçon de 19 ans. Le vieil homme parût choqué, c'était son petit-fils. Son petit Clément se tenait la devant lui. Elias tira l'homme pour chercher à le raisonner, le faire partir avec lui. Il était cependant déjà trop tard, l'homme se changeait en pierre, un air de stupeur sur le visage. Elias courru dans la direction du milieu du labyrinthe, peu importe qui il y aurait, il devrait réussir à survivre. D'autres personnes avaient dû être changées en pierres par ces monstres et il ne comptait pas être un de ceux-là. Il courut jusqu'à bousculer finalement quelqu'un, un visage familier, c'était celui de Sonia. Elle semblait bien satisfaite d'avoir finalement retrouvé le gamin qui lui avait survécu. Le jeune homme ne lui laissa cependant pas le temps de dégainer son éventail, se jetant sur elle pour planter ses griffes dans la gorge de la femme.

 

« - Ca c'est pour mon père. Il lui ouvrit alors la gorge de sa griffe. Et ça c'est pour mon frère. Meurt vieille sorcière. Dit-il, lachant finalement sa tête alors qu'elle se vidait de son sang, lâchant son éventail maculé. »

 

Il avait eu sa vengeance et pourtant tout ne faisait que commencer. Au milieu du labyrinthe se tenait maintenant quinze personnes. Et tout autour d'eux, à chaque « issue » se tenait des monstres divers prêts à se jeter sur eux. Cela ne faisait que deux heures qu'ils combattaient et ils en seraient déjà à la phase finale ? Tout allait trop vite dans ce jeu, mais surtout, tout était sous un contrôle absolu de la salle de contrôle. Le maître du jeu savourait ce jeu intense et mouvementé, il avait déjà ses chouchous, et n'attendait qu'une chose, une fin digne de ce nom pour chacun d'entre eux. La petite fille arriva au centre du labyrinthe, une nuée d'insecte sortit alors de ses mains pour voler autour d'elle. Tandis que dans le ciel un orage se préparait et plus aucun d'entre eux n'était à l'abri. Aujourd'hui tous apprendraient une chose, ils n'étaient dépendants que de la bonne volonté d'un homme rongé par la folie, un homme pour qui cette souffrance et ce désespoir valait tout l'or du monde. Un chapelier fou observant ses écrans avec avidité. Le Mad Hatter n'attendait qu'une chose : la dévastation et la mort.

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Tu n'as pas menti, tu révèles donc l'identité du maître du jeu. Mad Hatter. Si je ne me trompe pas, c'est un personnage de Batman ? Il a l'air un peu fou dans sa tête. Les poissons morts dans l'aquarium en sont un symbole, un symbole, une référénce à sa folie et au goût de la mort.

Bref, il fait équipe avec un scientifique qui dirige en réalité les opérations. Bizarre ce duo.

 

On découvre de nouveaux perso comme Olivier ou le gars qui fait de la gym. Sympa cette description qui est très juste. On peut imaginer chacun des personnages.

en attendant, de nouveaux monstres se libèrent et celle qui paraît la plus innocente des créature est sans doute la plus machiavélique !

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En vérité le Mad Hatter est un personnage d'Alice au pays des merveilles à la base. En l'occurrence pour son physique je me suis basé sur la version du jeu Alice Madness returns plus sombre :).

 

Et oui c'est un personnage perturbé assurément. L'autre est bien plus mystérieux mais je ne révélerait rien sur lui avant plusieurs chapitre.

 

Ravi en tout cas de voir que tu n'es pas déçu. Les prochains chapitres devraient aussi te ravir j'espère :).

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Bonsoir bonsoir.

 

Après quelques jours voici le chapitre 6 de Labyrinth, ouais déjà quand même. Pour ce coup c'est une véritable première pour moi, ce chapitre est entièrement concentré sur du combat. J'ai tâché de rendre le tout le plus fluide, agréable et clair possible. C'est forcément améliorable cependant donc je compte sur vos retours. (Surtout qu'il y a 3 autres scènes de combat prévu à arriver)

 

Je vous laisse profiter de la lecture sans vous en dire plus mais sachez qu'on se rapproche de la fin de ce Labyrinthe, mais pas de la fin de la fiction. Je compte bien vous surprendre en tout cas. Je pense que je vais voir pour ajouter un sondage sur les gagnants, que je vois vos avis. Enfin je verrais au prochain chapitre je pense (ou dans les jours à venir qui sait...)

 

Copie conforme

 

Chacun des sujets présent au milieu du labyrinthe fût parcouru de frisson alors qu'un éclair s'abattu et que quatre issues se libérèrent soudainement, les monstres les bloquant partant en fumée. Les nuées d'insectes se dirigeaient vers chacun d'eux, les poussant à les prendre. Le milieu du labyrinthe était la propriété de cette fillette et chacun avait de nouveau été dispersé dans le labyrinthe. Et ainsi, pouvait réellement débuter la partie. Sous un tonnerre grondant et une nuée d'insectes à la poursuite de chaque personne qui oserait ralentir le rythme. Le chapelier tenait le jeu d'une main de fer, et il comptait bien sur les monstres qu'il avait libérés pour faire la différence. Bientôt, très bientôt tout serait prêt pour le grand final.

 

Ce dernier avait mis en scène cette mascarade. Il avait rassemblé un bon nombre de personne au milieu pour les séparer en quatre groupes distincts et surtout placer à l'endroit le plus stratégique son atout majeur. Dans ses quatre groupes, seul un survivra, il n'y aurait d'autres choix. Quant aux autres disséminés dans le labyrinthe et qui n'était pas au milieu au moment opportun ? Il ne survivrait pas. Les slimes et les prédateurs auraient raison d'eux. Assurément, la fin était proche, jamais elle n'avait été aussi proche à vrai dire.

 

Groupe 1.

 

4 personnes avaient pris le chemin en haut à gauche, certains ce connaissaient d'autres moins. Pourtant au décompte du nombre de personne présent, on pouvait dénombrer 5 personnes. Un d'entre eux était assurément un imposteur et un monstre. Le groupe courrait pour échapper à la nuée derrière eux mais chacun des membres réfléchissait en même temps. Lequel pouvait bien être un imposteur ? Une chose était sûre il n'hésiterait pas à les éliminer durant la course vu qu'ils étaient tous au même niveau. De plus la nuée d'insecte qui les poursuivait avait pour objectif de les éloigner le plus possible du centre du labyrinthe, les enfermant alors dans une grande impasse, la ronce devant eux refermant le passage. Ils étaient désormais condamnés ici, 4 personnes et un imposteur se faisaient face, sortant leurs armes aussitôt alors qu'une voix robotisée familière se fit entendre.

 

« - Bonjour à tous mes chers petits sujets. Si l'on vous retrouve ici, c'est pour une seule et unique raison, vous avez approché de trop près les lieux interdits. Et maintenant, vous allez vous en rongez les ongles. Comme vous avez pu remarquer, un cadeau a été déposé au milieu du labyrinthe. Cette charmante fillette est chargée de le garder hors de votre portée, aussi ne vous attendez pas à gagner tant qu'elle vivra. Malheureusement pour vous, elle est coriace et puissante, il vous sera impossible de l'anéantir sans aide. Il y a cependant un point gênant, si vous avez été réuni ici c'est pour vous entretuer bien sûr. Un seul d'entre vous peut espérer sortir vainqueur de ce groupe. Et afin d'assurer un peu de spectacle, un slime c'est glissé dans ce petit troupeau de mouton. Et il va de soi qu'il participe à la bataille, en dépit du fait qu'il soit impossible à tuer. Je vous laisse donc vous amuser, que le meilleur gagne. Même si je pense déjà savoir qui sera le vainqueur, et je ne parie sur aucun de vous quatre. »

 

Les cinq ennemis se faisaient face en formant un cercle, chacun d'eux dévisageait les quatre autres. Antoine tenait sa lame incurvée, à sa droite se tenait Timothée avec sa machette puis Mélissa avec sa hache. Venait ensuite un homme d'âge mur avec une épée d'escrime, le dernier quant à lui était un jeune homme un peu plus vieux qu'Antoine armé de deux sabres. C'est par ailleurs ce dernier qui ouvrit le bal, fonçant sur Antoine, cherchant à lui asséner un coup mortel que ce dernier para de sa lame. Il lui donna alors un coup de pied dans les côtes. L'assaillant sauta alors sur la gauche pour esquiver le coup qui arrivait depuis la droite. Mélissa sourit, c'était l'occasion idéale pour elle de le décapiter, elle donna un coup de hache dans la direction de l'ennemi. Ce dernier para cependant la hache avec son épée, se retournant d'un coup sans bouger ses jambes. Il était clair que c'était lui le monstre désormais. Après avoir bloqué l'attaque, le slime recula, remettant son corps dans le bon sens. La peau du jeune homme dont il avait pris l'apparence était parcourue de spasmes et il se lécha les lèvres. Une langue de serpent sortit de ses lèvres tandis qu'il observait avec envie chacun des membres présents. Une légère déformation, produire par l'excitation avait tendance à se produire sur sa peau, donnant des bulles qui se dissipaient aussitôt.

 

Le slime prit de nouveau appui sur son pied gauche, fusant avec rapidité en direction de l'homme à l'épée d'escrime. Ce dernier, tourna autour de l'attaquant tandis qu'une lame venait s'approcher dangereusement de sa côte gauche, lui infligeant ainsi une coupure. Le vieil homme ne se laissa pas pour autant intimider et se retourna dans la foulée, plantant son épée d'escrime dans le crâne du slime. Le monstre tenait fermement ses deux épées et son corps tournoya de nouveau, les deux lames se rapprochèrent dangereusement de la carotide de l'escrimeur qui se recula juste à temps. Derrière lui, Timothée l'attendait, lançant son coup de machette pour l'avoir dans le dos. Antoine vint cependant arrêter ce coup avec sa lame incurvée, donnant un coup de pied dans les jambes de Timothée pour le faire tomber. Mélissa vint alors le rattraper pour l'empêcher de tomber, regardant avec noirceur le jeune gymnaste.

 

« - Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi tu nous as empêchés de tuer ce vieux ? Le but est de survivre, qu'importe le prix. Il devra mourir aussi de toute façon. Dit cette dernière.

 

- Parce que l'ennemi n'est pas ce vieux, mais bien le slime. S'entretuer ne réglera pas le problème. Le dernier se retrouvera en un contre un face à lui et il sera incapable de le vaincre. Il vaut mieux trouver d'abord la solution de vaincre ce foutu monstre. D'autant qu'on ne connait rien de ses talents. Répondit le jeune homme sans pour autant perdre sa concentration.

 

Vous pouvez vous entretuer si ça vous chante, mais réfléchissez bien avant. Comment allez-vous tuer cette chose ? »

 

Mélissa comprenait parfaitement la situation, et malgré que ça la mette en rogne, elle n'avait d'autres choix que d'approuver les faits avancés par le gamin. Le slime quant à lui avait profité de la situation pour reculer à nouveau, commençant à jongler avec ses deux épées tout en regardant les ennemis. Le cœur de la créature palpitait, elle était des plus excitées, elle sentait leur peur, elle sentait cette divine sensation. Il n'y avait rien de plus sublime que ce doux parfum à ses yeux. Les déformations du corps se faisaient de plus en plus nombreuses et réagissaient apparemment avec son taux d'excitation. Une importante soif de sang se faisait sentir dans l'arène, et personne n'était à l'abri. Le monstre reprit appui pour partir en direction de Timothée qui se relevait à peine, il donna un coup vertical de l'épée provenant de sa main droite en direction de l'homme. Ce dernier la bloqua avec sa machette, le deuxième coup fusa alors, venant de sa main gauche de façon verticale. Ce fût Mélissa qui le bloqua avec sa hache. Décidément, ces deux-là s'entraidaient beaucoup en dépit du fait qu'ils auraient à s'affronter s'ils survivaient. L'assaillant ne se décourageant pas pour autant, son excitation atteignant son paroxysme. Une troisième main sortit du ventre de l'ennemi pour aller frapper en plein ventre Timothée, faisant cracher du sang à ce dernier. Le monstre pouvait se déformer à volonté et cela n'allait clairement pas faciliter les choses. Antoine arriva par derrière, donnant un coup de sa lame incurvée sur la nuque du monstre. Ce dernier s'abaissa alors pour l'esquiver. Le gymnaste réussi à stopper son coup de justesse avant qu'il ne décapite Timothée. L'escrimeur arriva ensuite pendant que le monstre s'abaissait et donna un nouveau coup de sa lame en direction de la nuque de l'assaillant acculé. Le slime qui venait de s'abaisser n'avait pas le temps d'esquiver encore, il déplaça son centre de gravité afin de faire tomber son corps plus proche du sol et que l'épée lui traverse le menton. Il se tourna alors en direction de l'homme lançant son épée dans sa direction, le perforant d'un coup. Le vieil homme cracha du sang par terre alors que l'épée s'était plantée dans son ventre, il tituba tombant à genoux. Il refusait cependant de mourir aussi vite, il retira son épée du menton de la créature, avançant à genoux vers lui pour chercher à le replanter. Le slime modifia alors la structure de la main qui avait lancée l'épée pour transpercer de part en part le cœur de l'homme. La première victime du groupe était faite. L'homme tomba à terre tandis qu'Antoine, Mélissa et Timothée reprenaient leurs positions, côte à côte, face à l'ennemi.

 

« - Et merde… Il n'aura pas fait long feu ce vieux… On fait quoi la ? Il est carrément immortel ce truc ou quoi ? S'énerva Timothée qui l'avait échappée belle.

 

- Je me demande si c'est vraiment possible, il se tord comme il veut, peut modifier son corps et sa structure à sa guise et en plus même si on le transperce ça ne lui fait rien. Ajouta Mélissa.

 

- Je suis le seul à avoir réfléchi ici ? Tout à l'heure, il a esquivé mon coup. Pourquoi ? Il pouvait très bien l'encaisser s'il était vraiment immortel. Lorsque l'autre l'a attaqué à la nuque comme moi, encore une fois il a esquivé. Ce n'est pas pour mieux l'attaquer, il peut dans tous les cas se tordre. S'il esquive des attaques c'est qu'il a un point faible. Et vue l'endroit où l'on a visé, je dirais que le cou est son point faible. Donc une fois décapité il posera moins de problèmes je pense. Expliqua Antoine qui avait prêté attention aux réactions du monstre. »

 

Le slime se releva et se retourna vers Antoine, ce gamin était décidément intelligent et vif. Il avait réussi à analyser la situation tout en étant sur le guet et prêt à attaquer. Il avait su lancer son attaque au moment propice, attaquant dans l'angle mort de la créature. Il avait détecté en l'espace de peu de temps les actes et les esquives du monstre. Cet homme était clairement aussi dangereux que le vieil homme. La victime avait aussi clairement compris ce qu'il en était. Le monstre s'était stoppé un peu le temps de réfléchir. Antoine était le plus fort des sujets restants. Il ne fallait pas le laisser vivre, cependant il serait plus simple de l'éliminer après les deux autres. Mélissa couru en direction du slime suivi des deux autres. Elle arrivait en face les autres sur le côté, ils comptaient le prendre en tenaille. Il était donc temps pour lui de se montrer sérieux pour se défendre. Il n'avait qu'une épée il transforma donc sa main en une lame. Elle serait certes moins résistante mais toute aussi efficace. Le monstre sauta en arrière avant de partir sur le côté pour attaquer Timothée de front. Le but était de les déstabiliser dans leur stratégie, aussitôt Timothée bloqua l'attaque du slime avec sa machette, il sortit alors un couteau de son pantalon. Il avait gardé un couteau en arme secondaire en cas de nécessité. Il asséna alors un coup sur le bras transformé, le couteau s'enfonçant légèrement dans sa chair. Mélissa arriva dans la foulée pour donner un coup de hache dans sa nuque. Une troisième main sortit de la tête du slime pour arrêter le coup, la lame lui tranchant la moitié du bras. C'était maintenant le tour d'Antoine d'attaquer, il devait porter un coup décisif. Il sortit lui aussi un couteau de son pantalon, Timothée lui en avait donné deux sur les trois qu'il possédait, et le lança en direction de la nuque du monstre. Sa main tranchée bifurqua pour attraper la lame avant qu'elle ne se plante. Derrière il sortit le couteau restant afin de le lancer aussi sur sa nuque. Cette fois il ne pourrait pas l'arrêter, le monstre agit instinctivement cependant lançant le couteau qu'il avait stoppé sur celui qui arrivait dans sa direction. Il avait ainsi libéré sa main et s' était assuré une protection contre le projectile. Le gymnaste se stoppa net, ce monstre était vraiment très intelligent. Il vit alors des pointes sortir de son ventre.

 

« - Retrait ! Vite ! Hurla-t-il. »

 

Timothée se recula juste à temps tandis que le ventre de la créature se mit à tourner et déchirer ses vêtements. Mélissa avait été un peu tranchée mais avait évitée aussi de gros dégâts. Cet adversaire était décidément exceptionnel et imprévisible. Il avait une multitude d'attaque défensives qui auraient pu être fatales à de nombreuses reprises si Antoine n'avait pas été la pour aider. Il ne fallait cependant pas lui laisser de répit et appliquer le plan à la lettre. Chacun d'entre eux devait l'attaquer à tour de rôle. Le troisième ramassait lez couteaux et cherchait à viser la nuque de la créature. L'ordre de passage et l'angle d'attaque n'était jamais le même ainsi ils pouvaient espérer finir par trouver une faille dans sa défense.

 

Du côté du sujet 117 et de Claire.

 

Un éclair. C'est ce qui nous avait sauvé, j'ai vu un éclair s'abattre plus loin dans le labyrinthe. Pas mal de nos poursuivants sont alors partit en fumée et nous avions pu nous en sortir. Encore quelques monstres nous poursuivait cependant. Trois cadavres et deux lézards étaient à nos trousses. Je tenais toujours fermement la main de Claire, je n'avais pas eu le temps de réfléchir ou d'évaluer la situation et instinctivement je l'avais sauvée. Tout comme j'avais cherché à protéger auparavant Aymeric ou Valentin. Je n'avais pas tenu compte de mes précédentes erreurs, à chaque fois que j'avais fait une alliance j'avais fini par causer la mort de celui qui m'accompagnait. Mais cette fois je voulais qu'elle vive autant que moi, je voulais impérativement que l'on s'en sorte.

 

Une sorte de gelée tomba alors sur l'épaule de Claire. Cette dernière cria et s'en débarrassa d'un revers de la main. La gelée était froide et assez désagréable au contact. Je ne voulais pourtant pas me retourner. Je voyais la gelée commencer à changer de forme et à s' humaniser. Décidément ses créatures étaient vraiment monstrueuses. Je ne voulais pas savoir ce qu'elles nous réservaient mais je ne pouvais pas fuir éternellement. Je finis d'ailleurs par tomber dans une impasse avec quelques armes par terre. Tout cela sentait encore une fois le piège à plein nez et une voix agaçante et familière vint vite me le confirmer.

 

« - Oh, sujet 117, comme nous nous retrouvons. Je vois que vous êtes bien mieux accompagné que la dernière fois. Au moins elle elle est entière. Même si elle me semble aussi utile que votre précédent compagnon. Je suis navré pour vous mais c'est ici que s'arrête votre périple. Si vous souhaitez vous en sortir vous et votre charmante amie vous devrez éliminer chacun des monstres présents. Je suis sur que ça sera divertissant encore une fois. Alors montrez-moi. C'est tellement délicieux lorsque vous combattez.

 

Vous pouvez bien entendu vous servir des armes ici présentes et vous pourrez repartir avec celles que vous désirez. Je ne vais pas vous obliger à tuer votre amie, mais je ne vais pas vous aidez à la protéger. Éveillez vos sens sujet 117 vous allez en avoir besoin pour déceler le vrai du faux et sortir d'ici vivant. »

 

De la brume apparu autour de nous juste après les explications de GlaDOS et très vite je me senti encerclé par les monstres. J'avais lâche la main de Claire qui s'était finalement relevée. La brume ne mit pas longtemps à se dissiper et ce que je vis me surpris au plus haut point. Il y avait les deux lézards et les trois cadavres de tout à l'heure mais en plus de ça il y avait quatre Claire. Elles étaient plus nombreuses, comment était-ce possible ? C'était sûrement du à la gelée qui lui était tombée dessus juste avant. Laquelle était la vrai ? Laquelle fallait-il protéger ? Lesquelles fallait-il attaquer ? Je me retrouvais dans une position épineuse avec des armes à mes pieds. Et j'allais devoir me défendre.

 

Je comprenais mieux pourquoi GlaDOS avait parlé de déceler le vrai du faux. Il fallait que je détermine la véritable Claire sans rien connaître d'elle. Je me baissait pour ramasser une longue faux. Cela m'accorder ait une certaine puissance et surtout un bon rayon de défense. Je me tournais vers les Claire et les appelait.

 

« - Laquelle d'entre vous est la vrai ? Demandais-je.

 

- C'est moi. Répondirent les quatre Claire en cœur.

 

- Tsss... Ça va être plus compliqué que prévu finalement. Comment déterminer la vérité.

 

- Fais moi confiance, s'il te plaît... Dirent deux Claire alors que les lézards approchaient de moi.

 

- Restez loin vous... Je n'aurais pas la moindre hésitation avec vous. »

 

J'étais coincé, les lézards et les cadavres allaient m'attaquer librement tandis que chacune des Claire allait chercher à me convaincre. Comment allais-je bien pouvoir me sortir de cette impasse ?

 

Retour dans le groupe 1.

 

Cela faisait un moment maintenant que les trois sujets tournaient pour attaquer le monstre. Ils donnaient à chaque fois le meilleur d'eux même. Ils avaient chacun de nombreuses coupures légères sur la peau et le monstre lui était un peu essoufflé. Sa peau semblait en ébullition tellement il était excité par la situation. Jamais auparavant dans une autre édition de ce jeu il n'avait été autant mis à mal. Cette fois les sujets étaient performants. A trop s'exciter sa peau se perça par endroit montrant une sorte de gelée bleu en dessous. Ce devait être sa véritable forme. Peut-être était-il d'ailleurs plus vulnérable sans sa peau humaine ? L'excitation du combat et son prolongement avait tendance à défaire totalement son manteau de chair. De plus en plus d'endroits de son corps se retrouvaient exposés et le monstre se protégeait de plus en plus tout en attaquant avec hargne.

 

La créature commençait à comprendre que si les événements se poursuivaient comme ça il perdrait. Il ne pourrait pas résister à leurs assauts éternellement. Il lui fallait faire plus que contrer et pour cela il était prêt à risquer gros. Mélissa se chargeait de l'assaut par devant cette fois donnant un coup vertical avec sa hache, cherchant à trancher le torse du slime. Cependant cette fois il ne le para pas, laissant sa chair être déchirée par la hache qui s' enfonçait dedans, lui ouvrant totalement le torse. Le slime se débarrassa alors de sa protection, la projetant sur Antoine qui arrivait derrière lui. Ce dernier esquiva tandis que la créature créa une lame, assénant un coup en direction du cœur de Mélissa, se rapprochant d'elle tout en encaissant le coup de machette de Timothée en plein visage. La jeune femme ne pu reculer et se prit la lame, perdant la vie ici même. Tombant alors sur le slime. Ce dernier la projeta sur Antoine tout en se retournant vers Timothée. Ses yeux étaient rouges et sa langue de serpent sortait pour se lécher les lèvres.

 

L'homme à la machette était énervé, il venait de perdre Mélissa et n'avait rien pu faire pour l'en empêcher. Il courut l'arme levée vers la créature pour l'éliminer. Il modifia alors sa structure pour recréer le visage de Mélissa pleurant. Timothée s' arrêta aussitôt une larme coulant sur sa joue, avançant toujours vers le monstre, tachant de se convaincre que ce n'était pas Mélissa. Il allait lui porter un coup vertical à la nuque et le décapiter. Timothée ferma les yeux en lançant son coup.

 

« - Aides moi... Je t'en supplie... Timothée. »

 

La voix provenait de la créature. Il avait reproduit cette dernière après contact avec Mélissa et l'homme arrêta son coup, ouvrant les yeux, voyant alors les yeux rouges sang du slime. Timothée chercha à se reprendre mais il était trop tard pour lui, il se changeait en pierre pour avoir hésité face à lui. Tel était le châtiment réservé aux faibles. Il ne restait donc plus qu'une personne Antoine. La peau du slime fut jeté dans la direction de la créature puis suivi Mélissa. Le gymnaste couru derrière le corps qui le camouflant pour arriver à son niveau. Il tourna alors autour de lui afin de pouvoir lui trancher la tête. La créature tourna son corps d'un demi tour, modifiant aussitôt sa structure pour prendre l'apparence de la mère du sportif.

 

« - Pas de ça avec moi. »

 

Antoine eu un regard noir et trancha net la tête de la créature sans hésitation. Serrant le poing à s'en faire saigner. S' il combattait c'était pour elle, pour la retrouver. Et il ne laisserait pas un vulgaire monstre s' approprier son physique ou sa personnalité. Le gymnaste ramassa chaque arme et se dirigea vers la haie qui s'ouvrait devant lui. La prochaine étape serait d'éliminer la fillette et de retrouver les 4 autres vainqueurs. Antoine n'allait laisser personne l'empêcher de survivre. Et peu importe le nombre de monstre et les épreuves qu'il aurait à affronter il reviendrait en vie. Il partit en direction du labyrinthe en restant sur ses gardes, les autres groupes avaient du finir aussi. Il était resté pas mal de temps à combattre dans cette arène. Lorsqu'il arriverait au milieu du labyrinthe il pouvait être sur qu'il aurait à livrer la bataille finale pour la survie.

 

Antoine était le vainqueur du premier groupe, les autres ne seraient pas moins forts. Le sujet 117 était tiraillé et ses nerfs étaient mis à rude épreuve par les monstres et les quatre Claire. Enfin tandis que les slime semaient la terreur grâce à leur copies conformes, le prédateur s'apprêtait à passer à l'action sans laisser la moindre chance aux survivants encore en lice...

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Comme tu l'as si bien dit, on se rapproche de la fin semble t-il avec de moins en moins de joueurs si je puis les appeler ainsi, séparés très bientôt en 4 groupes. Destin cruel puisque ils devront s'entretuer comme pour le groupe 1. D'ailleurs ce groupe était redoutable quand même, on dirait pas de simples citoyens, ils avaient comme une habitude du combat ! Cette créature qui se faisait passer pour l'un des leurs leur a fait beaucoup de mal et se révélait être très intelligente, plus que ce que je pensais mais finalement c'est le gymnaste qui triomphe. Je pensais davantage à Melissa au départ. Bref le survivant a montré des aptitudes qui sont intéressantes et surtout essentielles à la prochaine étape.

 

Tu t'es exercé sur le combat et globalement c'est pas mal même si y'a des passages difficiles à lire, notamment au début. En effet, tu utilises par exemple le pronom "il" alors que les deux personnages qui s'affrontent sont des hommes. Du coup on sait pas lequel tu mets en évidence. C'est pareil quand tu utilises "ennemis", on sait pas de qui il s'agit puisque tous sont des ennemis entre eux.

 

Pour notre fameux sujet 117 ça va être très compliqué de se défaire des lézards mais aussi des copies de sa nouvelle copine, de plus je ne fais absolument pas confiance en Claire !

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Je réponds très tardivement mais j'ai profité des vacances scolaires pour avancer mon projet roman plutôt que celui-ci. Le prochain chapitre arrivera donc prochainement.

 

Sinon plus on approche de la fin, plus ceux qui survivent ont des prédestinations pour le combat ou le meurtre de sang froid, il est donc logique que dans des groupes comme celui-ci on ai des combats pareils. je suis content que tu ai apprécié ma mise en scène et j'ai noté tes commentaires pour les prochains.

 

Quant à Claire, il faudra être patient, je lui ai réservé un chapitre particulier, mais ce n'est pas le prochain.

 

Merci en tout cas d'être toujours au rendez-vous :)

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Voilà finalement le chapitre 7, je voulais attendre d'avoir fini le chapitre 8 mais l'inspiration a un peu de mal à venir en ce moment. C'est dommage car les chapitres 11, 12, 13 sont déjà prêt ! mais il manque ceux entre les deux ><. Mais ça viendra je me fais pas de soucis ! Mine de rien en cumulé j'arrive à quasi 90 pages sur word, ça devient impressionnant à force !

 

J'espère que ce chapitre plaira autant que le précédent, on avance beaucoup dans les groupes.

 

Chapitre 7 : Le Prédateur

 

L'être humain persiste à penser qu'il est un prédateur et que les autres sont des proies. Mais l'humain se trompe, il n'est pas un prédateur, il n'est qu'un opportuniste. Il attends le moment idéal pour foncer sur sa proie, éliminer ses concurrents, obtenir ce dont il a toujours rêvé. Oui, l'humain se place au dessus de tout mais n'a rien d'un vrai chasseur. Aujourd'hui, dans ce labyrinthe, ce sont les humains qui sont les proies. Ils doivent agir comme des prédateurs pour leur survie mais ils n'en seront jamais. Car après tout, le vrai Prédateur n'a pas besoin d'avancer dans l'ombre. Il fait face à sa proie et n'a pas besoin d'attendre qu'elle faiblisse pour l'attaquer. Oui, le vrai Prédateur est la, en chasse et il se montre à découvert pour éliminer ses cibles. Cinq Prédateurs font face à cinq âmes esseulés dans une arène refermée. Nul ne sortirait d'ici sans avoir éliminé les autres.

 

Les Prédateurs n'étaient pas les créatures les plus agréables physiquement que l'on puisse croiser en ces lieux. Il s'agissait d'entités avec une carrure imposante. Leur tentacules en dreadlocks, leurs armes multiples intégrées à leur avant-bras, leur bouche souvent cachée par un masque ou qui laissait entrevoir des crocs peu amicaux. Ils avait une armure fine et des têtes de morts en guise de collier, un téléporteur sur le bras gauche et une arme blanche sur le bras droit. Mais surtout le Prédateur n'avait pas peur, il était un soldat, entraîné pour tuer, entraîné pour mourir, et il lutterait jusqu'au bout pour éliminer ceux qui se dressaient maintenant devant lui.

 

Parmi ceux qui faisaient face à l'incarnation même de la mort, on pouvait retrouver Elias, qui avait perdu son jumeau et son père il y a peu, à ses côtés se trouvait Marjorie qui tenait son câble en métal. Cette dernière avait été séparée de sa femme au cours de la fuite et devait se trouver dans un autre groupe. Les autres personnes présentes ne leur disaient rien. Il y avait Maxime, un homme de 25 ans de taille moyenne et un peu fort avec des cheveux longs. Il ne comprenait pas comment il avait pu se retrouver dans un jeu pareil, il s'agissait d'un français en vacance par ici, comment avait-il pu arriver dans ce jeu stupide ? Il était accompagné de deux amis qui étaient en vacance avec lui, un nommé Nicolas qui avait trois an de moins, les cheveux châtains courts et un peu plus petit de taille que Maxime. L'autre se nommait Romain, il avait 23 ans, les cheveux mi-long avec un style « décoiffé » comme il aimait l'appeler et était le plus grand des trois. Nicolas avait une arme de distance puisqu'il possédait un arc, il n'avait jamais tiré une flèche de sa vie mais il avait du apprendre rapidement. Romain lui possédait une paire de cisailles à bois tandis que Maxime avait deux longues aiguilles à tricot.

 

GlaDOS venait de leur expliquer les règles de l'arène, chacun devait affronter un Prédateur en un contre un, ceux qui gagneraient leur duels affronteraient les autres et ainsi de suite jusqu'à qu'il ne reste qu'une personne. Afin de s'assurer du respect de cette règle absolue la sonde de GlaDOS descendu plus que d'habitude, sortant un petit taser pour donner une décharge à quiconque désobéirait. Les combats du second groupe étaient fin prêt pour le commencement.

 

Dans le Groupe C

 

Dans cette arène il n'y avait pas de monstre à terrasser, étaient présents Stéphanie, qui tenait d'une main tremblotante sa broche à poulet. Oliver lui s'était allumé une clope, il avait réussi à conserver son paquet et comptait bien en profiter. Il regardait chaque personne autour de lui, son tonfa dans une main, son taser de l'autre et son couteau de chasse à la ceinture. Il soupirait assez gêné, parmi les cinq personnes présentes, trois étaient des femmes, il n'aimait pas avoir à tuer des femmes mais il n'avait hélas pas le choix. En plus de Stéphanie il y avait Alexandra qui avait une mallette d'infirmière et des seringues pleines de divers produits à la ceinture. Était également présente Jessica, armée d'un long trident un poil rouillé. Enfin la dernière personne présente avait une carrure phénoménale, c'était de toute évidence un ex-prisonnier. Peter était relativement musclé et tatoué. Il n'avait pas d'autres armes que des gants en métal et ensanglantés recouvrant ses poings. C'était un homme chauve de la trentaine et il dépassait d'une tête chaque personne présente.

 

Très vite GlaDOS apparu pour donner les règles de l'arène, ce serait un combat en cinq contre cinq, tous les coups étaient permis. Peter avait bien compris ça et s'empressa de donner le premier coup en direction de Jessica, frappant sa mâchoire avec force, l'envoyant valser un peu plus loin avec un certain sourire. Sa façon d'agir provoqua un rictus d'énervement chez Oliver, il profita de l'attaque du mastodonte pour s'approcher avec son taser et le plaquer sur son cou. Il donna alors une décharge sur ce dernier tout en tapant de son tonfa dans le ventre de ce dernier.

 

« - Les criminels sont-ils tous lâches à ce point ? Commencer par une faible femme, c'est réellement pitoyable. Soupira Oliver.

- Je préfère garder le plus excitant pour la fin. Sourit l'homme qui semblait excité.

- Comment ? Demanda Oliver surprit évitant de justesse un coup dans la nuque. »

 

Cet homme était encore debout après une décharge et un coup en plein ventre. Il était décidément bien plus résistant que prévu mais quelque chose dérangeait l'ex commissaire. Un coup de taser dans le cou, soit sur la partie la moins épaisse aurait du l’assommer immédiatement. De plus Oliver n'avait pas l'impression qu'il avait contracté ses muscles au moment de se faire frapper par le tonfa, pourtant il était étonnamment dur. Ils n'étaient décidément pas au bout de leurs surprises, Jessica venait de se relever et de donner un coup avec son trident en direction du ventre de celui qui l'avait frappée. Le trident ne perfora cependant pas le torse de Peter mais se brisa, il vint alors attraper le cou de celle qui avait ripostée et commença à l'enserrer avec force.

 

Stéphanie quant à elle attaquait Alexandra avec sa broche, cette dernière tenait fermement une seringue en esquivant ses coups. Oliver lui prit son couteau de chasse et vint attaquer la carotide du mastodonte qui était en train d'étrangler avec puissance Jessica. Cependant aucun sang ne coula de la blessure, Oliver venait de couper la chair et derrière se trouvait des câbles. Il luttait contre un androïde ? Une sorte de Terminator ? Décidément, celui qui avait fait ça était un vrai taré.

 

Alexandra frappa Stéphanie pour l'envoyer valser plus loin et couru pour approcher Jessica qui semblait avoir déjà perdu connaissance, elle la piqua avec une de ses seringues avant de se reculer très vite. Le corps de Jessica commença aussitôt à gonfler, du sang coulait de ses orbites et elle implosa contre Peter. Sa vue était coupée mais la vision qu'il offrait était immonde, le contenu des seringues d'Alexandra était décidément très dangereux. Elle en prit une autre en regardant les trois combattants lui faisant face et se planta elle même la seringue. Ses muscles prirent du volume et sa rapidité en fut augmentée, elle avait une multitude de produits chimiques pour améliorer ses capacités ou empoisonner les autres à sa ceinture. La jeune femme vint donner un violent coup de poing  dans le cou de Peter qui recula un peu, sa tête se décrochant légèrement grâce à l'entaille faite par Oliver. Ce dernier vint passer derrière lui, tranchant d'un coup net les nerfs au niveau de ses genoux afin de le faire tomber. Le géant bascula alors en avant, faiblissant mais gardant suffisamment de force pour donner un coup devant lui. Stéphanie se prit ce coup en pleine poitrine, crachant du sang, se retrouvant projetée au bout de l'arène, assommée sur le coup. Le combat allait maintenant opposer Oliver et Alexandra.

 

Dans le Groupe B.

 

Le combat avait commencé entre les prédateurs et les sujets, chaque individu avait son adversaire et chacun savait que ce ne serait pas de tout repos. Les aliens étaient plus puissants et ils avaient de l'expérience, ils étaient la pour chasser après tout. Ils attaquaient de front contre ceux qui luttaient désespéramment, donnaient des coups violent pour les faire reculer. Mais les êtres humains avaient malgré tout une grande qualité dans ce duel, ils n'abandonnaient jamais dès lors que leur vie était en jeu. S'ils n'étaient pas des prédateurs ils suffisaient pour eux d'en devenir. Marjorie l'avait bien comprit, elle et Elias semblaient plus déterminés que les autres. La jeune femme tenait à retrouver celle qui partageait ses jours et ses nuits et pour cela elle devait survivre, coûte que coûte. Elle tendit son câble en métal, il était robuste et lui coupait un peu les mains. Marjorie devait agir avec prudence mais surtout avec intelligence pour se servir correctement de cette arme. Elle décida de laisser du mou sur le câble afin de former un arc qui descendait jusqu'à ses pieds. Le prédateur qu'elle combattait possédait des griffes au niveau du poignet, il donnait des coups sauvages envers elle, cherchant à planter sa proie. Marjorie ne comptait cependant pas se laisser faire, alors que les lames vinrent couper sa peau à l'extrémité gauche de son torse, ayant esquivé de peu, elle trouva une façon de riposter. Elle enroula son câble autour du bras de sa victime, le serrant d'un coup, espérant lui couper. Les muscles du prédateur empêchèrent cependant la femme d'agir ainsi, le monstre ouvrit sa grande bouche, criant fortement sur celle qui lui faisait face. Il disparu alors puis réapparu derrière elle, le bras toujours pris dans le câble et bloquant ainsi sa capacité à embrocher la proie. Le câble de Marjorie permettait donc d'empêcher cette téléportation gênante. La jeune femme eu un soupir soulagé en regardant le monstre qui était bloqué, elle prit le câble qu'il lui restait, venant le passer autour du cou du monstre, puis autour de l'autre bras, le saucissonnant ainsi. Elle pouvait espérer s'en sortir alors ? Elle avait immobilisé le monstre, il fallait maintenant l'éliminer.

 

Elias aussi était en affrontement contre un prédateur, il avait néanmoins pu observé un peu la jeune femme et fut assez surpris de la technique utilisé et surtout de la facilité déconcertante avec laquelle elle avait pu arrêter l'alien. Mais il ne pouvait pas trop se focaliser sur elle, il avait lui aussi un combat à mener après tout. Il avait d'un côté ses doigts crochetés et de l'autre l'éventail récupéré sur celle qui avait tué son frère pour se défendre. Son ennemi quant à lui utilisait une arme assez particulière, elle était en zizag et se séparait sur plusieurs centimètres pour former deux lames. Elias vint attaquer de toute ses forces contre le monstre qui parra son éventail facilement de sa deuxième main, laissant le tranchant de son arme venir lui couper un peu la main. Le prédateur allait contre-attaquer et Elias se recula aussitôt, laissant son éventail entré dans la main du chasseur. Le jeune homme avait des sueurs froides et tremblait comme jamais, son arme était à ce point innefficace ? Comment Marjorie avait elle réussi à arrêter un monstre pareil ? Elias se retourna vers la jeune femme et eu un air encore plus mortué. Le prédateur avait brisé ses liens de câble et venait de transpercer le torse de la jeune femme qui vacilla. Le jeune homme avait donc bel et bien raison, ces créatures ne pouvaient pas être arrêtées aussi facilement.

 

Romain, Maxime et Nicolas eux agissaient de paires pour combattre leurs ennemis. L'archer bandait son arc pendant que Romain et Maxime les tenaient à distance, cependant ces actes étaient contraires aux règles de GlaDOS, la petite sonde vint alors mettre un coup de taser à l'archer pour le punir. Puis elle se dirigea vers les deux autres, Elias aperçu cette scène en fond tandis que Marjorie agonisait, son ventre percé par les griffes. Elias couru alors en direction de la sonde, l'attrapant au vol pour prendre le taser si gentillement offert. C'était sa seule solution pour espérer vaincre, il se tourna vers le prédateur qui éliminait la jeune femme. Il ne s'était pas entièrement débarrassé du câble de métal, il lui en restait autour du cou et du bras, le jeune homme partit aussitôt vers lui, plaquant le taser contre le câble de métal et l'activant à la puissance maximale. L’électricité parcourue entièrement le corps de l'alien ainsi que celui de la jeune femme qui perdu finalement connaissance. Le jeune garçon avait trouvé une façon d'éliminer un prédateur, mais qu'en serait-il des autres ? Il se dirigea vers le monstre qu'il devait éliminer à la base, ce dernier avait jeté l’éventail au sol, l'écrasant ensuite et le cassant sans soucis du pied. Il avançait vers le jeune arrogant qui avait éliminé l'un des chasseurs. Elias se mit en position défensive, mais poussa un cri de surprise et de douleur dans la seconde qui suivit. Sa jambe venait d'être transpercée par une flèche, il tourna la tête en direction de l'archer mais ce dernier était mort, c'était l'un des trois prédateurs restant qui avait tiré cette flèche. Le jeune homme avait enfreint les règles en prenant ce taser et avait ouvert la porte à un combat autrement plus difficile.

 

Maxime et Romain luttaient eux aussi, ensemble mais avec difficulté, chacun d'eux faisait face à un prédateur acharné combattant avec une arme équivalente à celle de l’ennemi originel d'Elias. Le prédateur en retrait préparait une autre flèche et chacun d'entre eux devait prendre en compte ces données. Cependant dans un duel aussi difficile il n'est pas évident de faire attention à ce détail. La seconde flèche fusa et ce fût Maxime qui la reçut dans les côtes, tombant à genoux le souffle coupé, levant les yeux vers le prédateur qui avait un regard malsain. L'alien fit alors voler la tête de celui qui avait été mit à terre. Telle était la dure loi de cette bataille, les faibles ne pouvaient survivre.

 

Dans le Groupe C.

 

Oliver devait faire face à une femme déterminée qui n'avait de femme plus que le sexe, les seringues qu'elle s'était injectée l'avait rendu monstrueusement forte et imposante. Si l'ex-commissaire devait se faire frapper par cette femme, il y passerait certainement. Cependant un si grand pouvoir devait forcément avoir des effets secondaires plus que néfaste, la question était de savoir s'il vivrait assez longtemps pour les constater. Il passa derrière la femme qui était devenue plus lente pour lui donner un coup de tonfa, mais rien n'y faisait, elle était bien trop musclée. Il essaya également le taser, mais la encore les muscles empêchaient le courant de passer. Avec trois seringues pour augmenter sa force, il était normal qu'elle soit aussi résistante. De plus les produits utilisés avaient semblaient-ils une bonne durée de vie et une efficacité hors pair. Oliver devait donc trouver une autre solution pour l'éliminer, et à vrai dire, il avait déjà trouvé. Il ne savait juste pas comment le faire et surtout si ça marcherait. Il lui fallait voler les seringues restantes et les utiliser sur son ennemi jusqu'à que ça marche. Ce serait un plan à double tranchant car il pourrait aussi juste augmenter sa puissance. Il fallait cependant en premier lieu réussir à prendre ses seringues et surtout à les planter. Alexandra donnait des coups aussi puissants qu'un missile, ils ne frappaient pas l'homme mais l'air autour de lui était déplacé.

 

Oliver esquivait les attaques de son assaillante mais chacune d'entre elles le faisait reculer. Il n'arrivait pas à se rapprocher suffisamment de cette dernière et il approchait dangereusement des ronces derrière lui. L'ex-commissaire était surpassé en tous points et aucune solution ne s'offrait à lui. Entre chaque coup de son adversaire se passait environ huit secondes. Pendant ce cours labs de temps il arrivait à ré avancer et approcher, mais le temps qu'il arrive à son niveau un autre coup suivait. Se baisser ne suffisait pas pour l'esquiver au vu du monstre qui l'attaquait. Oliver tourna afin d'éviter de se prendre les ronces, recommençant à reculer tout en allant sur le côté. La rapidité d'Alexandra était cependant trop importante pour pouvoir arriver dans son dos. A force de reculer Oliver fini par se prendre les pieds dans Stéphanie qui était toujours à terre, tombant au sol, la broche à poulet dans la main de cette dernière pénétrant le bras de l'ancien policier. C'était bien sa veine, il était à terre, son bras était endommagé et surtout Alexandra arrivait à proximité de lui. Ça sentait la fin pour le pauvre homme et il commençait à s'y résigner. La femme amorça son coup du droit quand un laser d'un rayon de plusieurs centimètres vint transpercer son torse. Elle tomba alors à la renverse laissant apercevoir Peter qui s'était relevé. Il n'était pas encore mort et sa main droite avait laissée place à un canon. L'ex-commissaire profita de cette occasion pour retirer la broche de la main de Stéphanie et se relever, l'enlevant de son bras avec un rictus de douleur.

 

Entre combattre contre Alexandra ou combattre contre l'androïde Oliver ne savait pas vraiment ce qui valait le mieux. Cela était d'autant plus vrai qu'il n'avait aucune idée de comment éliminer ce robot. Peter ouvrit sa main gauche pour laisser place à un autre canon, s'il ne trouvait pas vite une solution il allait finir de la même façon que son précédent adversaire. Il courru dans sa direction au moment ou le robot tirait, cette fois ce n'était pas un rayon mais un missile qui allait dans sa direction. Un tête chercheuse, voila qui ne l'aiderait pas. Il pu l'esquiver en premier lieu et passer entre les jambes du robot, le missile heurtant alors son estomac. Oliver se releva alors et mit un coup de taser au niveau des câbles électriques dénudés dans son cou. Peter se mit alors à surcharger et tomber à terre, faisant exploser au passage le taser qui avait été soumis à une rude utilisation. L'ex-commissaire sortait malgré tout vainqueur de ce round, épuisé, blessé mais en vie. Il se dirigea alors vers la sortie qui s'offrait à lui.

 

Dans le Groupe B.

 

Elias et Romain étaient les derniers humains debout et faisaient face à quatre Prédateurs, un seul avait été mis à terre grâce au taser qu'Elias avait volé. Romain n'avait pas pu supprimer le sien, ses deux acolytes étant morts avant même de lui laisser l’opportunité de découper son ennemi. Il décida cependant d'aller aider Elias qui avait une flèche dans la jambe, son meilleur espoir de survie c'était lui. Elias brisa la flèche dans sa cuisse et se releva tant bien que mal grâce à l'aide inattendue de cet homme. L'archer allait décocher une nouvelle flèche contre eux décidément ils n'en finiraient donc jamais ? Elias aperçu alors la bobine de cable que possédait Marjorie et eu une idée.

 

« -Toi, peu importe qui tu es, prends la bobine sur le corps de Marjorie et déroule la sur le sol en prenant soin de passer le plus prêt possible d'eux, je vais tenir la bobine, toi tu t'occupe du fil. Je vais également essayer d'empêcher ses foutus prédateurs de nous abattre. »

 

Elias vit alors la flèche fuser dans sa direction, il prit la paire de cisailles des mains de Romain et réussit à bloquer la flèche ainsi avec beaucoup de chance. Aussitôt son complice couru pour récupérer la bobine, prenant le fil et la lançant au jeune garçon. Romain se mit à courir et slalommer entre les prédateurs, tachant de les entourer tandis qu'Elias lui venait les attaquer au corps à corps, la bobine dans une main, les cisailles dans l'autre. Son teaser était resté dans sa poche, c'est lui qui servirait à achever les ennemis présents. Romain finit de tirer le fil jusqu'à qu'il n'y ai plus rien dans la bobine, attachant alors le dernier fil en tournant autour de l'archer, l'étranglant un peu au passage. Il lâcha alors le fil et Elias donna un coup de taser sur le fil, espérant que cela suffirait à électriser chacun des prédateurs. Les aliens prirent une décharge impressionnante qui les sonnèrent et les firent tomber à terre. Elias sourit, il avait réussi un coup de maître pour le coup, il vit cependant Romain pousser un cri d'agonie, l'archer n'était pas partit seul. Il avait prit la gorge de celui qui l'avait entouré dans la main et la décharge l'avait également atteint. Elias comprit alors qu'il avait survécu, oui, malgré sa position il avait réussi à survivre. Il haletait et se dirigea en direction des ronces qui ne s'ouvrait pas encore. Le passage se libéra alors et Elias fit face à la dernière chose qu'il verrait en ce monde : la mort incarnée. Il tomba à terre sans pouvoir lutter face à cet ennemi car tel était la sentence de ceux qui désobéissaient aux règles.

 

Dans le Groupe D.

 

Damien se retrouvait face à quatre autres personnes, les règles étaient sensées être de faire du cinq contre cinq, mais quel intérêt pour lui ? Les choses seraient bien plus excitantes en quatre contre un. Et le jeune homme ne perdit pas de temps pour attaquer ses proies, GlaDOS venait à peine de commencer son speach que ce dernier frappait l'une des personnes proche de lui avec le dos de son arme, donnant un coup de genoux au passage avant de sortir l'une des grenades qu'il avait récupéré précédemment. C'était encore une grenade flashbang, mais ça suffirait pour ce qu'il avait à faire, il ferma les yeux, la dégoupilla puis la jeta au sol pendant que les autres se faisaient étourdir par le flash. Il attaqua alors avec l'agilité d'un véritable assassin, frappant la première personne à sa portée d'un coup de crosse avant de se retourner pour donner un coup de pied dans les hanches d'une personne derrière lui, puis de pointer le canon de son fusil en plein dans la mâchoire d'un homme à sa droite et de tirer. Damien avait un sourire carnassier et GlaDOS restait bouche bée devant ce massacre public. Ils étaient quatres contre lui et à aucun moment ils n'avaient pu lever le petit doigt contre lui. Très vite les corps tombaient à terre et seul le meurtrier resta debout, regardant avec haine la sonde envoyée par GlaDOS, pointant le canon de son arme contre l'oeil qui l'observait, tirant dedans et l'abbatant sur le coup.

 

Dans le labyrinthe il y a un prédateur. Il avance à la lumière et sans peur, affronte ses proies sans aucune once de pitié et sème la mort et la désolation sur son passage. Et tandis que les corps tombent, le vrai prédateur est déterminé à en finir et à survivre coûte que coûte, seul cinq personnes restent maintenant et il est grand temps d'en finir pour lui.

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TU AS OSER TUER ELIAS ?!

 

Je me fais enfin à ta fic depuis le temps et bien entendu, je débute par le dernier chapitre sinon ça ne serait pas drole.

En tout cas, 'jadore vraiment pas mal l'univers sombre et ce type d'arène, c'est vraiment pas mal du tout comme texte

et vu que tu écris assez bien ça donne envie de pouvoir lire la suite (et le début aussi remarque :D)

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Navré. A la base il devait survivre. Mais plus j'écrivais plus je le disais que je devais changer mes plans.

 

Sinon ravi que ça te plaise :P et en effet ça serait pas mal de commencer par le début sinon.

 

Le chapitre 8 est disponible, je me suis débloqué plus rapidement que prévu. Ce chapitre est plus creepy que les précédents et centré sur Claire !

 

J'espère qu'il vous plaira. Sinon petit sondage pour ceux qui lisent :D :

 

Selon vous, qui va gagner ?

Quel personnage êtes-vous sur de voir perdre ?

Quel personnage préférez vous et pourquoi ?

 

Bonne lecture à tous :D.

 

Chapitre 8 : Claire

« -Maman… Ou est ma maman ? Je veux ma maman... »

 

Les geignements et complaintes de la fillette étaient à peine audible en dehors de la pièce dans laquelle elle était enfermée. Recroquevillée dans un coin, dans le noir complet, ayant prit la seule chose qu'elle trouvait à peu prêt réconfortante entre ses bras. C'était doux, une peluche peut-être, ou une fourrure et ça sentait pas trop mauvais comparé au reste de la pièce. Elle ne pouvait rien distinguer dans une telle pénombre pas même ce qui lui servait de doudou. Le petite fille de sept ans maximum serrait les genoux en direction de sa poitrine, elle ne savait pas depuis combien de temps elle attendait dans cette pièce sombre. Elle entendait parfois des craquements, des bruits de pas qui s'éloignaient. Elle sentait le vent passer dans le trou de la fenêtre cassée et venir lui caresser ses longs cheveux sales. Le bruit de ce visiteur venu de l'extérieur sonnait comme un cauchemar pour la fillette. Toute cette ambiance rendait cette maison très effrayante. Elle avait bien essayée d'ouvrir la porte, mais elle était fermée à clef. Quant à la fenêtre, des barreaux empêchaient la pauvre petite d'espérer mettre le nez dehors. Aucun rayon de lune ne venait éclairer le coin ou était recroquevillée la jeune fille, des feuillages et des arbres aux formes horrifiques venaient barrer la route au moindre espoir de lumière. Alors, en dernier espoir elle demandait encore et toujours la même chose : voir sa mère.

Avec le vent qui sifflait et le bois qui craquait, les lamentations de la jeune fille semblaient ressembler à une berceuse. Cependant personne ne l'entendrait et personne ne viendrait. Derrière la porte se trouvait un escalier menant au sous-sol d'une bâtisse en ruine. La maison était dans un piteux état, les escaliers craquelaient et menaçaient de se briser si le poids se faisait trop lourd dessus. Le parquet était jonché de trou, quant aux murs ils étaient noircis. Le feu avait prit ici un jour, depuis cette demeure restait abandonnée. Pourtant cette fillette logeait ici, sans moyen de sortir. Quelqu'un avait bien du l'y enfermer, quelqu'un qui entrait et sortait de façon périodique dans cette propriété. Cette personne se cachait sous un grand châle noir, passant par l'arrière au moment ou il faisait nuit pour ne pas éveiller les soupçons. Elle prenait toujours un plat à moitié froid avec elle puis l'amenait et descendait les escaliers doucement. Prenant garde de ne pas tomber, la moindre chute serait brutale si l'escalier venait à s'effondrer ensuite. Puis elle venait ouvrir doucement la porte, déposer le plat et la refermer ensuite. La fillette geignait généralement beaucoup plus fort que d'habitude lorsque cette personne venait la nourrir. Mais pourtant jamais elle ne lui adressait le moindre regard ou la moindre parole réconfortante.

 

La petite fille dépérissait en ces lieux sinistres mais aujourd'hui était un jour différent. Ce serait la première fois que la jeune fille découvrirait l'espoir depuis qu'elle était ici. Alors que cette personne sous le châle venait d'ouvrir la porte, la fillette qui l'attendait à la fenêtre lui posa une question qui changeait des habitudes.

 

« -Qui êtes-vous ? Est-ce que c'est vous ma maman ? »

 

La personne sous le châle baissa la tête, avançant dans la pièce avant de poser le plat puis de se retourner vers la sortie. La fillette était à peine visible, mais on pouvait distinguer ses yeux pleins de pitié. Une voix féminine vint alors la réconforter, la femme sous le châle tourna la tête et lui dit quelques mots qui la firent se calmer.

 

« -Ne t'en fais pas Claire, maman viendra bientôt te chercher. »

 

La jeune femme tira alors la porte pour la refermer, remontant les escaliers et laissant l'enfant dans la pénombre à laquelle elle était confrontée depuis plusieurs semaines. La femme sous le châle sortit par l'arrière, jetant un dernier regard à la maison calcinée avant de retourner vers la sienne. Elle habitait à quelques pas d'ici, c'était une maison modeste mais c'était mieux que rien du tout. Elle grimpa les trois petites marches pour arriver sur le palier de la porte et ouvrir celle-ci. Derrière un homme bourru l'attendait avec un regard mauvais. La quarantaine, un regard fâché, une petite moustache digne des tyrans, des sourcils épais et des cheveux bruns coupés très cours. L'homme qui avait une carrure impressionnante regardait de haut la femme sous le châle. Cette dernière retira ce qui la cachait pour dévoiler une jeune fille de 19 ans avec de longs cheveux bruns. Elle savait qu'elle avait désobéit à cet homme mais elle s'en moquait, elle ne pouvait laisser cette fillette dépérir de la sorte.

 

« - Il me semblait avoir interdit qu'on aille nourrir cette petite tant qu'elle ne cesserait pas de geindre sans cesse.

Tu es décidément bien comme ta mère, incapable de suivre des ordres pourtant clairs. Tu ferais mieux de prendre exemple sur ta sœur aînée, elle au moins elle a arrêtée de me mettre des bâtons dans les roues. Je vais lui demander de s'occuper de ta punition, tu l'as bien méritée. Va dans ta chambre en attendant qu'elle vienne te chercher. Et dis à ta petite sœur que je veux la voir. »

 

La jeune adulte eu un rictus de colère, elle n'aimait pas l'expression qu'avait son « père » sur le visage, elle avait passée tant qu'assez de temps pour savoir comment se déroulait les choses ici. Elle partie en direction de l'étage, croisant sa petite sœur de 14 ans au passage, passant sa main sur son épaule avec un air triste. Cette dernière comprit alors, descendant en bas pour rejoindre son père dans la salle à manger. Une larme coula sur la joue de la jeune adulte, malgré le temps passé ici, jamais elle ne se ferait à une telle horreur. Elle entra dans sa chambre, mettant son casque sur ses oreilles pour ne pas entendre. L'aînée de 23 ans vint finalement ouvrir la porte et s'approcher de sa sœur, la tirant dans une autre salle, lui retirant ses écouteurs pour la forcer à entendre ce qui se passait. Elle avait pour but de lui faire comprendre une chose simple : on ne pouvait pas nier les faits, on ne pouvait pas les renier, ni les oublier ou juste ne pas les voir. Elle devait vivre avec, tout le temps, en permanence, sans aucun espoir d’échappatoire. La plus vieille des sœurs sortie alors un fouet après avoir dénudée le dos de la cadette, dévoilant de nombreuses meurtrissures dues à ce genre de traitement. Elle devrait maintenant souffrir en silence, tandis que la benjamine elle, n'aurait pas autant de chance...

 

Dans le groupe du sujet 117.

 

Les lézards semblaient avoir envie de venir se faire tuer, ils approchaient de moi tandis que j'usais de ma faux pour les trancher. Cette arme était décidément d'une grande utilité de part sa portée. A chaque fois qu'un ennemi approchait j'usais de cette dernière pour l'atteindre sans qu'il ne puisse m'approcher. J'avais réussi à les blesser et les tenir à distance, j'étais cependant plus inquiété par les cadavres et les fausses Claire que par ces foutus reptiles.

 

Les quatre filles avaient par ailleurs elles aussi commencée un combat un main nu entre elles, leur façon de se battre était d'ailleurs assez comique. Elles peinaient à toucher leur adversaire et lorsque c'était le cas elles ne faisaient que peu de dégât. Je ne pouvais cependant pas les laisser s’entre-tuer ou tuer la vrai Claire. J'avançais vers ses dernières et au moment ou je tournais le dos aux cadavres ces derniers fusèrent vers moi en chœur avec la ferme intention de m'anéantir. Eux avaient les capacités de me blesser et me faire du mal contrairement à Claire au vu de ses capacités physiques personnelle. J'étais par ailleurs étonné qu'elle ai réussi à survivre aussi longtemps en étant à ce point dénuée de capacité de défense. Avait-elle eu une chance monstre jusqu'ici ?

 

Les cadavres arrivaient sur trois fronts distincts, ils espéraient sûrement pouvoir plus facilement m'atteindre en agissant de cette manière. C'est en cet instant précis que je ne regrettais vraiment pas d'avoir choisit une longue faux comme arme de défense. Je l'agitais en rond de façon à trancher la peau de ces cadavres, contrairement aux lézards ils n'étaient pas très solides. J'avais cependant oublié un détail important, si ces cadavres se mouvaient c'était grâce à ce qui était à l'intérieur. Oui, ces créatures humanoïdes aqueuses, la peau se sépara finalement laissant place à ces monstres et à leur tentacules. Au moment ou ils se séparèrent de leur faux corps de la brume se dissipa tout autour dans l'arène, j'étais déjà bien embêté avec autant d'ennemi, mais si en plus je ne pouvais les distinguer…

 

J'arrivais cependant encore vaguement à les voir, la brume n'était pas encore assez épaisse, mais les quatre têtes brunes disparaissaient peu à peu derrière moi. Je pris fermement la faux à deux mains et avança en direction des monstres aqueux pour les attaquer. Je donnais un coup en diagonale, tranchant le plus proche de moi en deux morceaux. Je ne fus cependant pas très surpris de voir des filaments d'eau s'étirer entre les deux parties découpées et commencer à les ressouder entre elles. Ces monstres étaient immatériels mais ils seraient plus difficile à défaire que les slimes. Je reculais en essayant de prendre le temps de réfléchir à ma situation et à une façon d'agir. J'entendis alors un craquement derrière moi et j'eu comme un sentiment étrange. Je me baissais, une hache venait de passer au dessus de ma tête. C'était une des Claire qui venait de m'attaquer, je ripostais en donnant un coup avec le bout de la faux que je tenais entre mes mains. Je n'avais pas la possibilité de me défendre autrement. Celle qui venait de m'attaquer retourna cependant se camoufler dans la brume. J'aurais du me douter que ce serait plus complexe que prévu et que je devrais faire face à pleins d'ennemi, mais je ne m'attendait pas à être autant mis à mal. Moi qui me refusait à faire du mal à quelqu'un et à me servir d'une arme il y a de ça quelques heures je me retrouvais à devoir me défendre contre une horde de créatures.

 

A force de me déplacer dans tous les sens pour éviter les différents assauts, je finirais par commettre une erreur. D'autant que je m'étais fait attaqué plusieurs fois par une Claire armée d'une hache, était-ce à chaque fois la même ou à chaque fois une différente ? J'avais réussi à en blesser une au niveau de la main quant aux autres elles avaient échappée à mes ripostes. Je devais cependant trouver rapidement un moyen d'en finir avec ces monstres aqueux et m'assurer qu'ils ne puissent se régénérer. Je n'avais que peu de possibilité pour cela, les transformer en vapeur ou les congeler. Il fallait donc que j'use au maximum du terrain et des armes offertes pour retourner la situation à mon avantage. Le côté positif c'est que je savais que c'était possible, j'avais suffisamment étudié en chimie pour déterminer que ce que j'avais à disposition sur l'arène serait suffisant. Il fallait maintenant réussir à mettre en place ce plan avant que je ne finisse une bonne fois pour toute décapité.

 

Dans le passé de Claire.

 

Plusieurs semaines avaient passées depuis la dernière fois que la petite fille avait pu parler à la femme au châle. Elle ne l'avait plus revu pendant quelques temps, une autre personne venait à sa place lui donner du pain rassi. La fillette avait cependant presque cessée de geindre maintenant, elle ne réclamait quasiment plus sa mère, elle demandait la jeune femme qu'elle avait vu. La cadette n'était pas encore totalement rétablie de sa punition, elle avait durée un moment. Elle avait été punie plusieurs jours de suite et avait été obligé de rester dans cette pièce de punition à devoir supplier encore et encore. Son seul salut fut finalement de capituler, de promettre obéissance.

 

Lorsque l'aînée rentra c'était la fin de la punition de sa sœur, elle monta à l'étage pour libérer cette dernière dont les marques sur le dos étaient rouges. Elle avait eu droit à d'autres coups de fouets aujourd'hui pour faire entrer le message en profondeur. L'aînée sortie son couteau et découpa les liens au niveau des mains de sa sœur en prenant son temps, lui donnant à nouveau quelques remontrances.

 

« - Tu ne dois plus t'opposer à lui, sois une gentille fille. Tu es notre sœur. »

 

La cadette eu un rictus et aussitôt que son deuxième lien fût libéré elle attrapa le couteau en saisissant les doigts de son aîné. Elle lui tordit les doigts avant de la pousser contre la porte et de retourner le couteau contre elle dans sa gorge. Les personnes comme elles ne méritaient pas de survivre. La sœur agonisa quelques secondes, regardant sa cadette avec un air d'effroi, la jeune meurtrière avait un regard effrayant en cet instant. Elle prenait du plaisir alors que les doigts de l'aînée tombèrent contre la porte après une dernière palpitation.

 

Elle sortit de la salle de torture, une mare de sang commençant à se former au niveau du sol de la porte. La jeune femme descendit alors dans l'espoir de trouver son père, elle savait ou il serait. A la cave, comme d'habitude, occupé avec sa jeune sœur. Mais cette fois ce serait la dernière pour lui, jamais plus il ne leur ferait du mal, oui, elle allait mettre fin à cette tragédie de façon sanglante.

 

Elle passa par la cuisine, prenant un pic à glace avant d'ouvrir la porte de la cave, étonnement sa sœur ne faisait pas le moindre bruit. Avait-elle finalement abandonné toute résistance elle aussi ? La cadette descendit pas à pas les marches en prenant garde de ne pas faire de bruit, il y avait une petite musique d'ambiance dans la cave ce qui signifiait bien que son père était encore la. Elle arriva en bas et tourna en direction de la pièce au fond, la porte était entre ouverte. Elle avança avec discrétion, il fallait absolument ne pas attirer l'attention de son père. Elle arriva à quelques mètres de la porte quand elle s'ouvrit soudainement en grand. Elle fit alors face à son père et au loin derrière elle voyait une tache ensanglanté recouvrir le sol de la cave.

 

« - Tu finis à peine ta punition que tu viens déjà fouiner à nouveau ? Cela ne t'as pas suffit ? Ne t'avais-je pas dis de rester obéissante ? »

 

L'homme gifla la fille qui lui faisait face, elle ne recula cependant pas, criant et empoignant fermement le pic à glace pour venir l'entrer profondément dans la poitrine de cet homme immonde. Elle retira le pic et le ré-entra à nouveau à plusieurs reprises, coupant le souffle de l'homme qui agonisait alors, tombant à genoux puis au sol. Enfin elle était libérée de la tyrannie, enfin s'en était fini de ce monstre qui osait prétendre être leur père. Ce malade qui avait kidnappé des enfants et les avaient conditionnés pour en faire ses filles obéissantes. Plus jamais elle ne lui céderait, plus jamais.

 

Dans l'arène du sujet 117.

 

Je m'étais finalement armé pour lutter contre les humanoïdes aqueux, entre les attaques à coup de haches et le fait qu'ils tentent de me découper avec leur tentacules j'avais fort à faire. Je ne baissais cependant pas les bras, à terre se trouvait la solution à ce problème de taille. J'avais récupéré des flèches dont je n'avais gardé que le silex, il y avait également des balles de fusil à pompe dont j'ai pu extraire la poudre. Je parsemais cette dernière derrière moi pendant ma fuite, je devais être sur que la poudre serait suffisamment répandue au sol.

 

Tandis qu'ils me suivaient les trois monstres passaient sur cette poudre, la mouillant ou l'absorbant, elle devenait alors inutilisable tel quel. Ce n'était cependant pas gênant, j'avais tant qu'assez de poudre pour déclencher une belle explosion. Je devais cependant rester prudent pour ne pas me retrouver coincer dans cette dernière. Je reculais suffisamment en direction des ronces après avoir laissé tomber les balles utilisées. Je prenais alors une feuille morte que j'enroulais autour d'un caillou, je fis ensuite glisser rapidement les silex l'un contre l'autre en direction de cette feuille dans le but de l'enflammer. Je n'avais pas grand-chose pour faire partir un feu et je devrais me contenter de ça. Ca ne me laissait cependant qu'une ou deux secondes une fois la feuille embrassée. Je me lançais alors le caillou dont les flammes atteignaient ma main en direction du sol devant moi.

 

J’eus alors l'espoir que ça marcherait et que ça ne serait pas vain, cependant un des monstres aqueux c'était mit dans mon champ de visée recevant ainsi le projectile et empêchant l'explosion. Je déglutis, j'aurais du me douter que les choses ne seraient jamais aussi facile que ça. Je vis cependant passer juste à côté de ma tête ce qui ressemblait fort à une grenade, et s'en était une. Une grenade incendiaire venait d'être lancée de derrière moi, tombant à terre, enflammant la poudre et provoquant une explosion instantanée formant un cercle difforme. L'air fût embrassé en quelques secondes et on pouvait entendre les monstres agoniser dans la brume. Je regardais alors du côté ou venait la grenade et j’apercevais Claire, elle était la seule debout tandis que les trois autres slimes étaient à terre. Il avaient la nuque à demi tranchée et l'un d'entre eux avait une hache. La jeune brune s'était apparemment servi d'un poignard tranchant pour achever ses adversaires. Je n'avais pas pu voir son combat mais elle avait su s'en sortir finalement en dépit des difficultés et du terrain. Elle avait même comprit ce que je cherchais à faire.

 

Je n'avais pas vu de grenades incendiaires en entrant pourtant Claire en avait quelques unes à sa ceinture, les avait-elle ramassée quelque part dans cet arène ? Ou bien avait-elle déjà cet atout avec elle ? Cette femme m'intriguait énormément, elle semblait dénuée de capacité et pourtant elle dégageait quelque chose. Elle paraissait étrangement calme dans une telle situation, même quand je l'ai trouvé elle paraissait bien plus calme qu'à première vue. Si je n'étais pas intervenu, aurait-elle sortit un atout pour se défendre ? Ou était-elle réellement démunie ? Ce n'était en tout cas plus d’actualité et la jeune brune fragile que j'avais rencontrée laissait peu à peu sa place à un tout autre caractère. Je me demandais quelle genre d'épreuve elle avait pu affronter dans ce labyrinthe pour être aussi différente.

 

Dans le passé de Claire.

 

La jeune femme sortit de la cave très vite, la vision même de ce qu'elle venait de faire lui donna envie de vomir, elle ne voulait surtout pas rester avec eux. Elle voulait recommencer sa vie, ailleurs mais comment faire quand on a que 19 ans ? Elle ne pouvait acheter d'appartement, elle serait forcée de vivre ici. Il faudrait donc se débarrasser des corps, pour toujours. La jeune femme commença à préparer des sacs poubelles avec les trois corps puis à nettoyer les traces de ce qu'il s'était passé ici. À plusieurs reprises elle failli cracher ses tripes à cause de l'odeur et de la vision. A la nuit tombée elle prit les sacs un par un pour les déplacer dans la maison abandonnée, elle les déposa sous l'escalier, non loin de la porte ou se trouvait la fillette. Une fois son crime commit, elle vint ouvrir la porte ou se trouvait la gamine, cette fois elle ne portait pas de châle. Elle approcha la petite qui était toute maigre depuis qu'on ne lui donnait que du pain et de maigres repas. Elle s'approcha et la prit dans les bras, la serrant contre elle en lui caressant les cheveux.

 

« - Maman est la Claire… je vais te protéger… Je te laisserais plus jamais désormais… plus jamais... »

 

Et la fillette, trop contente de pouvoir sortir de la et de retrouver celle qui lui avait demander d'attendre, ne répondit rien à ses paroles, taisant à jamais le terrible secret de la famille qui l'avait séquestrée puis libérée…

 

Dans l'arène avec le sujet 117.

 

J'étais soulagé d'en avoir fini avec cette arène, les lézards et les slimes jonchaient le sol et les monstres aqueux étaient partit en fumée. J'haletais un peu épuisé par ce combat oppressant, Claire aussi était à bout de souffle. Je m'approchais de cette dernière pour voir si ça allait pour elle.

 

« - On a réussi à s'en sortir… Merci. Je te dois une fière chandelle… Sans ta grenade je pense que j'y passais.

- Ce n'est rien, tu m'as sauvée tout à l'heure, je te devais bien ça. répondit-elle.

- Les relations entre animaux sont décidément dégoûtantes. Je ne me souvenais pas avoir signée pour ça. J'espérais plus de divertissement, vous me faussez encore compagnie mes chers sujets de tests ? Pourquoi ne pouvez-vous pas juste restez avec moi ? Après tout… vous n'êtes pas obligé de partir non ? Je veux dire on peut encore en faire quelques uns… J'ai encore pleins d'épreuves à vous proposer. Je suis sûre qu'on passerait un très bon moment tous ensembles. Juste vous, moi et les tests. Je peux même vous donner des amis moins violents que ceux que vous avez dû affronté vous savez ? demanda une voix robotisée familière.

- Je pense que tu le sais GlaDOS, les règles de ce labyrinthe sont absolues et nous avons gagnés dans cette arène. Tu dois donc nous laisser sortir. répondis-je en menaçant le robot.

- Normalement ceux qui n'étaient pas aux centre du labyrinthe lorsque l'éclair s'est abattu n'étaient pas sensé s'en sortir vivant. Cependant vous avez survécu car je vous ai promis un gâteau mais désolé, le gâteau est un mensonge. Et vous ne pourrez pas sortir d'ici, je le refuse catégoriquement. Vous allez restez avec moi, dans cette arène, toujours.

Je suis navrée, je voulais la garder pour plus tard mais je vais devoir vous représenter une vieille amie. Elle a été très utile pour vous transporter ici, vous savez, la neurotoxine... »

 

Cette fois ce n'était pas une simple sonde qui sortait de derrière une haie, le corps était bien plus imposant et un gros tuyau l'accompagnait. C'était le corps originel de GlaDOS qui s'apprêtait à nous faire face et si nous restions dans cette arène nous pouvions être sûr de perdre connaissance. Une fumée verte s'échappait de ce dernier et je savais ce qu'elle signifiait, si Claire ou moi en respirions nous ne nous réveilleront pas avant un moment. Je pris alors sa main pour courir en direction de la haie la plus proche.

 

« - Je suis navré GlaDOS mais je ne compte pas me faire avoir avec ce piège. Claire, navré mais je vais devoir utilisé tes grenades... »

 

Je pris deux grenades à sa ceinture, en lançant une en direction de la neurotoxine qui était très inflammable puis lançant la deuxième en direction de la haie la plus proche. La combustion se fit rapidement et GlaDOS criait après nous, nous menaçant pour nous stopper. Je voulais survivre, je devais survivre et j'étais prêt à braver les flammes pour ça. Je pris le bras de Claire et fonçait à travers la haie qui s'enflammait, traversant cette dernière en sautant à travers les flammes, me brûlant le bras au passage. J'avais prit la jeune femme contre moi dans l'espoir de la protéger et de prendre les flammes à sa place. J'arrivais finalement de l'autre côté de l'arène tandis que la haie continuait de brûler. Je me roulais au sol pour éteindre les flammes qui avaient prises sur moi. J'avais réussi à éviter que Claire soit touchée par les flammes, je n'avais cependant pas eu autant de chance. Mon bras gauche était bien brûlé tout comme ma joue gauche. J'étais cependant en vie, blessé mais en vie. Je sortis une bouteille d'eau de mon sac et la vida sur mes plaies, poussant un hurlement de douleur au contact du liquide.

 

Une fois ma plaie un peu « soulagée » je repris ma course en compagnie de Claire dans le but de s'éloigner de cette malade des tests. Je ne voulais pas tomber dans un piège de plus, si les règles avaient décidé que je devais mourir alors j'irais à l'encontre de ces règles. Je ne mourrais pas dans cet endroit, j'allais vivre et sortir et pour cela il faudrait gagner le centre du labyrinthe.

 

Dans le centre du labyrinthe.

 

GlaDOS avait été semée par ses insectes qui rampaient dans le labyrinthe. Elle était finalement rentrée et retournée à sa cachette en attendant d'être à nouveau demandée pour orchestrer de nouveaux tests. Le créateur avait arrêté son système et l'avait mise en veille pour la suite. Il n'aurait plus besoin d'elle pour un moment, la suite était entre les mains d'une autre créature. Les acteurs de la scène finale étaient d'ors et déjà désignés et le Mad Hatter allait prendre un certain plaisir à les voir dépérir. Il déplaça les haies de façon à orienter les « vainqueurs » vers le centre du Labyrinthe.

 

A l'ouest se tenait Oliver, à l'est Antoine, au nord Damien, au sud Claire et le sujet 117 mais au milieu attendait le cauchemar de chacun d'entre eux. Au centre était assise cette fillette qui jouait avec les insectes sortant de sa bouche, elle s'apprêtait à accueillir chacun des participants, elle savaient qu'ils arriveraient bientôt. Et elle ne les attendrait pas seule, avec elle le combat final pour le centre du Labyrinthe allait finalement commencer et à la fin, il n'en resterait qu'un...

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Très longue attente pour ce chapitre, j'ai eu un gros blocage et j'ai préféré avancer sur d'autres projets. Au final le voici, prêt à lire :). J'espère ecrire plus vite le chapitre 10 qui clôturera la 1ère partie. N'hésitez pas à faire part de vos remarques en commentaires, de même pour vos pronostics sur le vainqueur :).

 

Chapitre 9 : Impossible à arrêter

 

Il y a des choses contre lesquelles on ne peut lutter, des faits qui quoi qu'il arrive finiront par arriver. On a beau tout mettre en œuvre et tout tenter. On a beau pactiser avec le diable ou s'entraîner. Faire des alliances ou ne jamais faire confiance. Certaines choses sont impossibles à arrêter. Elles avancent et arrivent toujours tôt ou tard, on peut les retarder mais jamais les stopper. Le temps, la mort sont des faits immuables. Ce sont des mots que comprennent de plus en plus les sujets prisonniers du labyrinthe sous l'œil intéressé du chapelier. Leur conviction, leur acharnement, leur capacité à se relever coûte que coûte, leur désir ardant de survivre rien de tout cela ne suffirait à arrêter ce qui ne peut être stoppé.

 

Au centre du labyrinthe la fillette qui attendait avait tout préparée. Contrôlée par les commandes du chapelier elle serait le clou du spectacle. Autour d'elle on pouvait apercevoir des dents qui apparaissaient et disparaissaient, quatre chimères l'accompagnaient. Avec elle se trouvait également deux ombres ténébreuses prêtes à arracher l'ombre et l'âme de ceux qui approcheraient trop prêt d'eux. Les cinq derniers combattants arrivèrent ensemble au milieu du labyrinthe par quatre voies d'accès différentes. Le centre du labyrinthe s'était agrandi pour laisser place à une arène bien plus grande que précédemment, il y avait du monde, il fallait une place digne de cet affrontement. Les ronces virent boucher les « entrées » du centre, ainsi chaque participant était maintenant dans l'obligation de rester. Une seule « sortie » restait « visible », il s'agissait de la porte qui permettrait au gagnant de s'échapper. Cette zone était actuellement fermée grâce à un grand portail en fer.

 

Toutes les pièces étaient en places pour la fin de cette longue partie d'échec, le chapelier changea donc la musique pour ce final, ce devait-être à son image, plein de folie et plein de rebondissement à l'image du combat qui allait approcher. Même si pour le chapelier le gagnant ne faisait aucun doute, il fallait laisser la place au piment. D'autant que lui et l'homme qui restait dans l'ombre avait un avis divergent concernant le vainqueur. Le Mad Hatter ne comprenait pas son avis, ce pendant il appréciait le pari fou que faisait son maître. Il était toutefois temps de lancer les hostilités, appuyant sur un bouton pour indiquer à la fillette qu'elle pouvait commencer. Il lança de son côté son nouveau choix musical tout en tournant sur sa chaise roulante, regardant chacun des écrans avec désir.

 

Au signal du chapelier la fillette se leva doucement du sol, levant la tête brutalement alors qu'elle regardait le sol. Son visage effrayant regarda droit en face d'elle alors que les combattants avançaient avec prudence. Elle se mit alors à rire comme une démente, tournant la tête à 360 degrés pour observer chacun de ceux qui se trouvaient autour d'elle. Tous autant qu'ils étaient n'étaient pas spécialement rassurés en voyant un démon pareil, tous sauf un, Damien. Ce démon restait impassible comme à son habitude, se contentant de tendre son arme en direction de la petite fille pour lui tirer une balle dans la tête.

 

Cette dernière ouvrit alors la bouche, laissant des insectes sortir avant de laisser apparaître ses yeux effrayant avant de stopper la balle avec ses dents sans sourciller. Elle leva alors les mains et les chimères firent un bond en avant en direction des adversaires.

 

Les insectes partirent à la poursuite de Claire et son partenaire, les trois chimères quant à elles s'attaquèrent aux autres. Oliver, Damien et Antoine devait désormais faire face à ses créatures à la mâchoire puissante capable de se camoufler. Les dents blanches firent volte-face derrière les trois proies, se dévoilant avec perfidie. Chacun sortit une arme blanche de proximité pour faire face à l'adversaire. Antoine avait repris l'éventail et avait une autre arme à sa ceinture, c'était un grappin faucheur. Damien lui avait un couteau de chasse dans la main droite et un tanto - une dague japonaise - dans la main gauche et bien entendu son arme à feu à sa ceinture. Il lui restait encore 3 balles et il comptait bien les utiliser avec parcimonie. Quant à Oliver en plus de son taser, il avait gardé la broche de Stéphanie et deux seringues restantes d'Alexandra. Il ignorait totalement leur effet et se refusait catégoriquement à les utiliser sur lui-même, il espérait donc qu'elles aient un effet néfaste et non bénéfique. Au vu des couleurs elles n'avaient pas les mêmes effets que les seringues dopantes. Elles se rapprochaient peut-être de celle qui avait éliminé Jessica en la faisant imploser.

 

Claire et son partenaire approchèrent un peu plus prêt, observant les chimères avec attention, quatre chimères pour cinq participants ne serait pas une chose simple à gérer. Le sujet 117 était bien placé pour le savoir, mais qu'en était-il des autres ? Avaient-ils déjà affrontés ces créatures ? Au vu de leur regard surpris et attentif le sujet 117 pu en déduire que non. Il se mit à penser que ça lui laissait un avantage certain dans cette bataille. Il sortit son arme pour faire face aux chimères qui avançaient, chacune bondit en direction de quelqu'un. Cependant aucune ne lui fit face, à la place la fillette tourna la tête vers lui, crachant un scarabée d'un mètre en face de lui.

 

Claire paraissait apeurée, tremblant, tenant maladroitement une de ses grenades. Elle avait les doigts au niveau de la goupille qui semblait prête à se retirer à tout moment sous les tremblements de la jeune femme. Elle reculait d'un pas, regardant les dents du monstre qui avançait dans sa direction, avant que la mâchoire ne disparaisse à nouveau. La jeune femme tourna sur elle-même, cherchant ou le monstre avait pu disparaître. Le sujet 117 lui tourna le regard vers elle, voulant aller l'aider mais le scarabée se mit en travers de sa route, l'empêchant de passer. Le Labyrinthe avait un sens bien ironique de la destinée et le chapelier cherchait clairement à faire affronter les chimères à ceux qui n'y avaient pas été confrontés. Il n'avait pas d'autres solution que de se charger lui-même de ces foutus insectes ainsi que de « l'invocatrice ». Chacun des finalistes aurait son combat personnel avant d'accéder à la bataille finale, ces combats seraient donc décisifs pour la « victoire ».

 

Combat décisif, la rage d'Antoine

 

Antoine avait pris de la distance, éloignant sa chimère des autres, il voulait à tout prix éviter deux problèmes qu'impliqueraient de rester plus près. Tout d'abord, la raison la plus évidente était le risque d'être confronté aux autres « participants », après tout ils étaient en pleine battle royale et tous les coups étaient permis. Même si la situation était à l'avantage d'aucun candidat, le gymnaste n'était pas à l'abri d'un élément de surprise. Le deuxième problème était lié aux autres monstres présents ici, rester proche d'eux c'était tenter le diable et les inciter à se mettre à plusieurs sur une proie. Si pour le moment la fille aux insectes s'était contentée d'invoquer un simple scarabée, rien ne disait qu'elle n'en enverrait pas plus. Se tenir à l'écart était donc la meilleure stratégie dans l'immédiat.

 

Avec ses talents acrobatiques, il pourrait plus facilement profiter du terrain si personne ne le gêne et vu la capacité du monstre qu'il devrait affronter, ses talents ne seraient pas de trop. Après quelques sauts en arrière, le jeune homme étendit au maximum l'éventail tout en faisant face à la créature. Il suivait du regard les apparitions et disparitions du sourire carnassier tout en faisant attention à son jeu de jambe, se déplaçant sur le côté et en « rond » pour éviter de trop approcher des ronces ou des autres. Il fallait attendre patiemment le moment ou le monstre attaquerait tout en surveillant de prêt ce que faisaient les autres.

 

Finalement l'assaut fût lancé par Antoine, la chimère jouait avec ses nerfs et lui faisait perdre son temps à tourner autour de lui, cherchant la faille dans sa défense. Le gymnaste s'élança d'un coup en donnant un coup d'éventail rapide et violent en rond horizontal, il espérait ainsi couvrir une plus large portée. Le monstre qui « disparaissait » sur cet instant, se fit trancher légèrement au niveau du torse, du sang coulant de sa plaie. En un coup Antoine avait pu blesser cette créature et surtout comprendre un peu plus comment fonctionnait son pouvoir. La chimère ne disparaissait pas vraiment, elle devenait invisible mais son corps restait au même endroit. Elle pouvait donc être touchée qu'importe qu'elle soit visible ou non. Ce serait un point en moins à se soucier.

 

Avec ce nouvel élément en sa possession et la blessure sur la chimère indiquant la position de cette dernière malgré son invisibilité, Antoine reprenait un avantage sur la créature. Cette dernière ne perdit pas son temps cependant, comprenant que son camouflage était devenu inutile elle courra en direction du jeune homme pour tenter de le faucher avec sa grande mâchoire tranchante. Il se jeta sur le sol devant lui, laissant la créature passer juste au-dessus de lui, emportant avec elle le bout de son t-shirt et son sac ainsi qu'un trou dans la haie derrière lui. Les dégâts étaient impressionnants et clairement Antoine avait bien fait de se jeter à terre, s'il avait cherché à esquiver par un côté il se serait fait dévorer. Il roula sur le sol pour s'éloigner alors que la créature se retournait, prête à bondir de nouveau sur lui. Il commença à s'appuyer sur ses cuisses tandis que la chimère vint sauter sur ce dernier, une griffe en avant. Dans un élan de courage, puisant au fond de lui un cri de colère, Antoine donna un coup d'éventail tranchant net la patte du monstre et venant à nouveau saigner le ventre de ce dernier. Son éventail avait une large portée grâce à sa rage qui bouillait de plus en plus. A chaque fois qu'il repensait à sa maison, à sa famille, à ce qu'il rêvait encore de faire, il se disait « pas maintenant » et même si les griffes de la patte qu'il avait tranchée s'était plantée dans son bras gauche, il refusait d'abandonner. Il roula sur le côté et se mit sur un genou, donnant un nouveau coup en direction du ventre sanguinolant de la créature à terre. Il venait d'ouvrir les tripes de cette dernière et de s'assurer la victoire, du moins, face à cette créature.

 

Combat décisif, le démon

 

Damien lui avait opté pour un combat rapproché au plus proche des différents ennemis. Il voulait ainsi éliminer le maximum d'ennemis à proximité. Même si jusqu'à présent, le tueur avait affronté surtout des humains comme lui, il avait un don pour se confronter à diverses situations dangereuses comme celles-ci. Il savait comment s'en sortir et cherchait toujours la voix la plus dangereuse mais excitante. Bien qu'il n'ait jamais tué personne avant le début de ce jeu, l'envie lui était vite monté. Dès lors qu'il s'était retrouvé libéré par l'absence de « loi » lui interdisant de commettre ses actes atroces et lui permettant de succomber à ses plus basses pulsions. La bête féroce de ce Labyrinthe c'était lui, la chimère à côté n'était qu'un vulgaire matou en manque d'affection. Dans d'autres circonstances Damien aurait peut-être même cherché à l'apprivoiser, mais dans cette situation, seul le carnage importait. Il était armé des deux mains entre son tanto et son couteau de chasse, prêt à affronter toutes les situations et se battre de tous les côtés.

 

Tout en tenant à distance en attaquant de façon minutieuse en diagonale avec son tanto faisant ainsi reculer le monstre, Damien cherchait à approcher la fillette pour avoir le privilège de trancher la tête de celle qui avait arrêté la balle qu'il avait lancé plus tôt. Le simple fait qu'elle ait osé l'arrêté et qu'elle lui ai donc fait gâché une balle aussi précieuse l'énervait au plus haut point. Grâce à Antoine, il avait rapidement comprit le fonctionnement de la chimère et surtout comment éviter d'en avoir peur. Malgré les performances de cette dernière, il s'assurait toujours que la fillette ne soit pas dans la trajectoire lorsque le monstre bondissait. Il ne voulait pas que sa proie ne soit au final qu'un encas pour cette créature. Cependant ce chaton l'empêchait de faire ce qu'il voulait à cette gamine. A chaque fois qu'il approchait pour tenter de lui mettre un coup, la chimère venait l'attaquer pour la défendre et forcer Damien à reculer. Agacé par le gros chat, le tueur se motiva donc pour s'en débarrasser en premier tout en conservant son attention sur la fille aux insectes. Il approcha du monstre, les deux lames tendues dans le prolongement de son bras, il prit appuie sur ses deux pieds et bondit en avant en venant abattre ses deux armes pour planter la mâchoire de la créature contre le sol, il grimpa ensuite sur le dos de cette dernière afin d'esquiver le coup de patte qu'elle donnait et retira son couteau pour le planter à plusieurs reprises dans le crâne de la chimère. Il pût finalement se relever, un sourire démoniaque sur les lèvres, se tournant cette fois vers la gamine avec une soif de sang viscérale.

 

Combat décisif, la justice implacable

 

L'ex-commissaire commençait à être profondément lassé par tous les jeux de leur tortionnaire. Ajouter sans cesse des ennemis, des rebondissements, les forcer à s'entre-tuer et outre passer les lois allant de scènes macabres en scènes macabres. Il en avait vu des choses durant son service et avait perdu plus d'une fois foi en l'humanité en voyant les horreurs qui pouvaient y survenir. Il s'était toujours relevé, s'était toujours promis d'aller de l'avant et d'aider à forger un monde meilleur. Il avait tout fait pour y arriver jusqu'au jour où ce poids était devenu trop lourd et où il du léguer ce fardeau. Aujourd'hui la lourde peine revenait sur ses épaules et rien de tout ce qu'il vivait ici ne l'aidait réellement à se ressaisir. Quand cela allait-il enfin cesser ? Quand ces crimes allaient-ils être punis ?

 

Dans cette joute infernale, cinq personnes étaient faites de chairs et de sang, bien humaines et parmi ces personnes le goût du sang et du crime avait commencé son bout de chemin. Le tueur sanguinaire qui affronte ses ennemis inlassablement, le gymnaste qui laisse éclater la rage en lui, la jeune fille fragile et réservée qui laissait place à une guerrière ou encore ce combattant plein de bonne foi usant des stratagèmes et des armes en sa possession pour continuer à survivre et lutter. Chacun ici était devenu à la fois juge et bourreau, chacun ici avait succombé à une pulsion. Même lui avait du tuer « par nécessité » comme aimait bien se dire Oliver. Elle était où à présent la justice qu'il prônait tant ? Cette justice implacable, inflexible qui fait mettre les criminels en prison et non les abattre soit même et appeler ça « jugement ».

 

Les valeurs qu'Oliver défendait étaient bafouées à chaque instant dans ce Labyrinthe, à chaque goutte de sang versée, à chaque tentative de meurtre sur l'un ou l'autre. Et la chimère qui lui faisait face était là pour lui rappeler. Les deux faces de la créature apparaissaient et disparaissaient dans l'ombre puis la lumière, confrontant l'ancien policier à sa propre part d'ombre. Si un tel monde existe et que personne ne vient pour les arrêter, à quoi bon avoir servi ? Damien s'était rapproché du gymnaste, il avait laissé de côté la gamine pour se concentrer sur une autre faim et cette sensation, le regard de cet homme, de ce meurtrier mettait Oliver hors de lui.

 

Oh, bien sûr Damien était surement instable bien avant le début de ce jeu, mais c'était ce Labyrinthe qui l'avait transformé en véritable machine à tuer. Ce lieu qui savait comment faire ressortir la part d'ombre de chacun, la multiplier et transformer l'instinct de survie en animal sauvage. Oliver ne pouvait pas laisser ça se produire. Le gosse se ferait tuer s'il ne faisait rien, et il ne pouvait rien faire tant qu'il serait en prise avec la chimère. Elle allait le déranger s'il rejoignait Antoine pour attaquer Damien, mais le temps qu'il tue la chimère, le psychopathe en aurait surement déjà fini. L'ex-commissaire devait donc faire un choix. Choisir entre ses valeurs ou sa propre vie. Risquer de perdre ce gamin ou risquer bien plus encore.

 

Il empoigna fermement sa broche alors que Damien vint donner un coup de couteau en direction d'Antoine que ce dernier para, l'échange entre les deux était violent et Damien alternait avec ses deux armes jusqu'à effleurer le torse du gymnaste et faire couler un filet de sang au sol. Oliver prit appuie sur son pieds et vint donner un coup de broche pour parer l'attaque qui aurait dû être fatal à Antoine. Le tanto vint percuter de front la broche tandis que la créature se ruait sur eux pour s'en prendre à celui qui l'avait délaissé. Oliver était conscient que son choix était risqué, qu'il se ferait peut-être tuer avec cet acte mais il voulait croire jusqu'au bout en ses valeurs. Car certaines choses sont impossibles à arrêter, certains faits ne peuvent être changés. Mais aujourd'hui et maintenant, Oliver avait le pouvoir de prolonger au moins pour un temps la vie de ce gymnaste en s'en prenant au mal incarné, car lui, n'était qu'un simple humain au final.

 

Combat décisif, le courage d'agir

 

La peur avait envahi Claire, elle avait de plus en plus de mal à reculer et à agir. Sa main glissait sur la goupille de la grenade qu'elle tenait fermement, son instabilité en cet instant la rendait terriblement dangereuse. Je l'avais senti clairement, j'avais cette sensation au fond de moi qui me disait que si je ne faisais pas quelque chose pour l'aider, elle nous tuerait tous avec une grenade perdue. Il fallait pour cela venir à son secours et avant qu'elle ne dégoupille la grenade. J'avais déjà l'image en tête de cette situation, la goupille qui glisse entre les mains de la jeune fille apeurée. La grenade qui tombe à ses pieds tandis qu'elle observe le blanc des yeux de la chimère. L'explosion qui retenti au contact sur le sol, puis la chaîne d'explosion qui suit à cause des autres grenades. Personne ici présent ne survivrait à une telle explosion, ou alors avec des brulures tellement graves que la fille aux insectes n'aurait aucun mal à l'achever.

 

Il me restait une grenade que j'avais empruntée à Claire et ma grande faux pour la portée de mes attaques. Grâce à cette dernière me débarrasser du scarabée serait facile, il suffisait de réussir à choper cette bestiole qui venait de déployer ses ailes et qui commençait à voler autour de moi. J'empoignai fermement mon arme en donnant des coups dans l'air tandis que la bestiole avançait et reculait. Elle était bien trop rapide pour moi cependant et lutter comme ça semblait impossible. Je ne pouvais pas perdre plus de temps cependant car Claire approchait des ronces et du point ou elle ne pouvait plus reculer. Je pris la grenade au niveau de ma ceinture et dégoupilla cette dernière, la balançant au niveau de la gamine qui créa un mur de nuée d'insecte. Tandis que de la fumée et de la terre venait cacher le champ de vision de la fillette protégée par ses insectes, je pouvais me rapprocher de Claire pour venir la faire se ressaisir. L'explosion fit un bruit violent et la fille aux insectes sembla hurler fortement, comme si elle agonisait. Claire quant à elle fut happée par le bruit, baissant son attention quelques instants avant de revenir dans la « réalité » lorsque la chimère apparue à quelques pas d'elle.

 

« - Claire ! Derrière toi, des ronces, éloigne toi, ne finit pas coincée. Et je t'en prie, n'utilise pas ta grenade. Je viens t'aider. »

 

La jeune femme écouta mes paroles et se déplaça sur le côté pour éviter de finir dans le mur de ronce. Mon intervention lui avait surement sauvé la vie mais elle m'avait coûté une grenade et la gamine sembla bien plus énervée. D'autres insectes commencèrent à apparaître dans la nuée et foncer vers moi. Je donnais des coups avec ma faux pour abattre ces créatures, le scarabée aussi passa à l'attaque et ses ailes furent tranchées net tandis que j'agitais ma faux pour me protéger des attaques. Les piqûres et les morsures commençaient à se faire bien sentir et j'étais ralentit par toutes ses attaques. Comment pouvais-je aider Claire dans cette situation ? Malgré mon arme et ma capacité à survivre jusqu'à présent j'étais bloqué par ses créatures qui m'assaillaient de toutes parts et m'empêchaient d'aller vers elle. Et pour combler le tout, la gamine en personne vint m'attaquer avec des griffes en forme de dards et chercher à me transpercer tout en me regardant de son air glacial.

 

Claire était seule pour lutter, elle tournait, reculait, gardait sa grenade en main tandis que de part et d'autres se déroulaient deux champs de batailles dantesques. A sa gauche je luttais avec ces insectes qui me blessaient lentement et me faisaient saigner et me gêner. Dans le même temps je devais parer avec ma faux ou mes pieds la gamine qui cherchait à me transpercer. A sa droite, un autre combat phénoménal avait lieu. Damien attaquait Oliver d'une main, Antoine de l'autre et chacun esquivait la chimère qui les attaquaient tous les trois. Cette scène n'avait aucun sens, comment pouvait-il se battre entre eux dans de telles circonstances ?

 

Mon cœur battait de plus en plus fort alors que ma vue était de plus en plus bouchée par les insectes et je finis par perdre le contact visuel avec Claire ainsi que les autres combattants. Je ne pouvais plus suivre ce que faisaient les autres mais d'un autre côté j'avais encore beaucoup à faire pour me concentrer sur la gamine qui m'attaquait. A force de voir cette dernière disparaitre dans la nuée puis réapparaître d'un côté ou de l'autre je commençais à comprendre son fonctionnement. Ma faux semblait s'adapter plus facilement à ses mouvements et assez vite la lame vint glisser sur sa joue et lui ouvrir la bouche offrant une giclée sanglante à ses invocations.

 

Le cri de la gamine retenti assez fort et me redonna du courage pour l'attaquer avec plus de vaillance alors que derrière la nuée d'insecte, une explosion venait de retentir. Claire ! Qu'est-ce qui avait bien pu se passer ? Des hurlements se faisaient entendre à côté et dans les instants qui suivirent l'explosion, un coup de taser et un coup de feu se firent entendre également. Ma faux trembla un peu, mes mains semblaient avoir du mal à la retenir dans toute cette effusion sanglante. Les pires scénarios défilaient dans ma tête et je me demandais quelle pouvait être la situation. La nuée d'insecte se désépaissit au moment où ma faux vint s'enfoncer dans le cœur de la fillette. Le champ se dégagea alors pour laisser place à la vision d'horreur. La terreur du champ de bataille se ressentait dans les environs, et derrière la fumée, on pouvait distinguer deux corps étendus au sol et un homme se tenant debout. La silhouette de Claire avait quant à elle disparue. Il s'était passé tant de choses en aussi peu de temps ? Comment cela pouvait-il être possible ? La fumée se dégagea de plus en plus alors que je commençais à distinguer l'homme au loin et que je vis dans le coin à l'autre bout un corps avec des cheveux longs ressemblant à Claire. J'étais soulagé au fond de moi, elle avait l'air d'être debout et vivante. Il restait donc 3 personnes ? La dernière bataille allait commencer ici et maintenant contre ses deux formes dans l'ombre ? J'empoignai ma faux en me tenant droit prêt à me défendre lorsque je sentis une lame dans mon dos transpercer mon ventre. Je tournai la tête en direction de mon assaillant et un coup de feu retenti… Car certaines choses sont impossibles à arrêter, et que certaines personnes ne peuvent-être stoppées au cœur du Labyrinthe...

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