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Chimcha

Anarchie.

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« Légendaire », c’est ainsi que nous étions nommés. C’était notre titre, notre vertu.

 

Ce jour-là, quelque chose d’atroce mit le monde sans dessus-dessous.

 

Généraux belliqueux et respectés, l’Empereur nous ordonnait de le rejoindre afin de festoyer la prospérité. Celle-ci s'était étendue grâce à nos succès. Nous avions pour obligation de nous rendre au bastion des forces impériales. Une île cachée du reste du monde, n’apparaissant sur aucune carte. Un lieu interdit où seuls les plus grands pouvaient se rendre.

 

Impatients de revoir notre vieil ami, nous accostâmes sur l’île aux rives enneigées. Nous saluâmes les différentes divisions, qui comme nous, se rendaient à cette fête.  Puis nous décidâmes de ne plus faire patienter notre souverain.  Grimpant alors au sommet de la tour gelée, centre même de l’île. Vétérans, nous avançâmes dans un tumulte sympathique, ponctué de jurons, de ricanements assourdissants et de bousculades malgré le sol gelé. La prudence revint lorsque nous longèrent les murs en évitant de glisser et de ne pas chuter jusqu’au pied de la tour. L’un de nous, déjà à bout de souffle, se plaignit de la longueur des escaliers. Arrivant au sommet, contrairement à d’habitude, nous n’aperçûmes aucune sentinelle pour garder ce lieu. Un mauvais pressentiment se manifesta et l’ordre d’alerte se répandit dans notre groupe qui pénétra silencieusement dans l’enceinte.

 

Au nombre de sept, nous marchâmes en direction de la salle de réunion. Tout semblait désolation. Le plus sage d'entre nous, réputé pour sa qualité à ressentir les dangers nous signala un funeste présage qui le hantait. Il parlait d’une sombre présence qu’il n’arrivait pas à définir. Ainsi, le 《 Vaillant 》poussa violemment la porte de l’antre. Au premier pas franchi, nous sûmes que le monde ne serait plus comme avant.

 

Je cru d’abord à une illusion, un autre pensait rêver étant donné qu’il dormait la majeure partie de son temps. Malheureusement, la vision était réalité. L’Empereur, plus puissant souverain au monde, était avachi sur la table ronde. Son sang, encore frais, coulait sur sa chaise en or. Son corps inerte fut retourné sur le dos. Une épée, semble-t-il, l’avait transpercé en plein cœur.

 

N’ayant le temps de pleurer sur son sort, une division de mastodontes surgit des couloirs adjacents à la salle. Voyant leur charge, nous levâmes le fer. Une lutte éphémère mais sanglante s’en suivit. Tous furent terrassés par nos armes baignées de liquide rouge. Quelques rescapés avaient fui à notre regard et en profita pour courir. Avides de vengeance, nous les poursuivîmes pour faire justice comme nous avions coutumes. Ainsi, nous fûmes conduits dans un chemin escarpé et gelé pour atterrir au bas de la tour.

 

Nous restâmes figés. Dans la plaine blanche, les escouades autrefois alliées nous prirent pour cible. Des sorciers invoquant de la magie noire aux guerriers intrépides armés de leur estramaçon, toute la plage était barrée. Chacun de nous sept était excité à l’idée de combattre des centaines de guerriers tous aussi puissants les uns que les autres. Un cri de guerre sortit de la bouche du plus brutal de notre groupe. Ce dernier, se montrant insultant, les provoqua en les traitant de pécores et de gringalets. Les cors sonnèrent, les ennemis chargèrent. Bien que plus nombreux, nous étions plus puissants et prîmes l'avantage. La neige rougeoyeait du sang des feus guerriers. Des hordes de cavaliers tombèrent dans d’atroces souffrances. Les hurlements perçants des amputés, leur respiration saccadée créaient un désordre total. Bien que désorganisés, des nécromanciens ramenèrent leurs combattants d’entre les morts. L’armée ennemie semblait invincible, inépuisable.

 

Voyant notre inefficacité à en venir à bout, nous décidâmes de nous replier sur nos navires. Le gout amère de la défaite était présent chez chacun de nous. Ce qui eut l'effet de nous laisser sur notre soif de vengeance. Nous levâmes l’ancre et prîmes différentes directions pour ainsi disperser les forces ennemies.

 

Ce jour-là, l’Empire chuta et avec notre titre s’éteignit.

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