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Mereoleona

Naruto | Les Femmes de l'Ombre [En cours]

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Il y a 7 heures, Mereoleona a dit :

Bonsoir @Davubuntu,

 

Je vais bien, merci. Et toi ?

 

Je te remercie en retour, d’avoir pris le temps de lire cette fiction.

 

Je dispose bien d’un fichier Word qui regroupe la totalité de mon travail (idées, et prochains chapitres inclus). Je pourrais peut-être t'envoyer les 18 chapitres en format PDF. Saches néanmoins, qu’actuellement, la totalité de ces chapitres fait 184 pages.

Est-ce bien l’objet de ta demande ?

 

Je trouve que le forum a un « effet illusion » des plus charmants ; il ne donne pas l’impression de chapitres tirant en longueur.

Bonjour @Mereoleona.

 

En fait je n'ai pas tout lu.

J'ai commencé et pour aller plus vite, j'ai parlé du fameux format ^^.

 

L'idée est géniale, la mise en forme via le forum... Est très jolie.

Cependant, moi j'utilise mon téléphone et donc la recherche peut être laborieuse et pour reprendre une lecture... assez difficile. 

 

On va dire, que je parle au nom des forumeurs utilisant un téléphone :).

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Bonsoir @Davubuntu,

 

Je suis désolée. En effet, je m’aperçois que sur téléphone portable, la navigation est laborieuse. J'avais pourtant mis des titres/liens en début de page pour accéder facilement à un chapitre de son choix.

 

Saches que je suis aussi présente sur WATTPAD.

Cette fiction est disponible à l’adresse ci-dessous :

https://www.wattpad.com/963739487-les-femmes-de-l'ombre-le-démon-du-temps-danse

Peut-être que tu auras plus de facilité en la lisant sur ce site.

Toutefois, je suis disponible si tu souhaites tout de même avoir une copie informatique.

 

Je te remercie de l’intérêt et du temps que tu portes à cette fiction.

Je remercie également les contributeurs et anonymes qui prennent le temps de lire cette histoire.

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il y a 7 minutes, Mereoleona a dit :

Bonsoir @Davubuntu,

 

Je suis désolée. En effet, je m’aperçois que sur téléphone portable, la navigation est laborieuse. J'avais pourtant mis des titres/liens en début de page pour accéder facilement à un chapitre de son choix.

 

Saches que je suis aussi présente sur WATTPAD.

Cette fiction est disponible à l’adresse ci-dessous :

https://www.wattpad.com/963739487-les-femmes-de-l'ombre-le-démon-du-temps-danse

Peut-être que tu auras plus de facilité en la lisant sur ce site.

Toutefois, je suis disponible si tu souhaites tout de même avoir une copie informatique.

 

Je te remercie de l’intérêt et du temps que tu portes à cette fiction.

Je remercie également les contributeurs et anonymes qui prennent le temps de lire cette histoire.

Oui il y a les liens et cela est très utile. 

C'est une bonne idée, merci à toi ;).

Sinon j'avoue avoir passé un agréable moment à lire les premiers chapitres. 

J'étais littéralement plongé dedans :).

j'avais rapidement parcouru le topic sans avoir le temps de lire convenablement...

je vais donc poursuivre de avec le chapitre 9! 

 

Je vais continuer de lire sur le forum, je m'y suis habitué ^^.

 

Concernant l'intérêt, je dirais tout simplement MERCI À TOI.

C'est vraiment prenant, c'est bien fait, les mots sont bien choisis...

J'adore le petit résumé, tu as rajouté le lien des clans, chapitres... vraiment je te félicite ;)

 

bonne soirée. 

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CHAPITRE XIX

LE VENT DE LA RENAISSANCE, LE COURAGE DU DÉSESPOIR.

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Dans le chapitre précédent

Le village à l’épreuve du feu, 

Le trio Ino-Shika-Chō rallume une lueur d’espoir.

 

🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂

 

Kyūshū la flamboyante. La capitale du Feu surplombait aussi bien ses provinces que ses ennemis. Les chaînes montagneuses et son volcan actif faisaient office de boucliers naturels. De tout temps, il se murmurait que l’ardente montagne recrachait hargneusement les contrariétés de ses shōguns, tel un cerbère.

La Famille shōgunale y siégeait depuis des siècles, façonnant la cité à son image. Son architecture unique, son environnement, ses habitants ; tout n’était que luxure et beauté. Ce fief d’or cachait pourtant ses difformités avec de belles structures, et congédiait régulièrement ses nécessiteux.

 

Près de deux semaines s’étaient écoulées. Hashirama, Madara et Shikaku s’étaient faits discrets. Les hommes avaient traversé la moitié du pays, découvrant sur leur passage les conséquences de la guerre ; des villages incendiés, des cadavres jonchant les rues et forêts à la merci des prédateurs, et des survivants en fuite. Aucun d’entre eux ne put se détourner de cette misère. Leur voyage initial se rallongea de quelques jours ; ils enterrèrent dignement les corps d’inconnus et guidèrent des villageois vers des provinces sûres.

 

Lorsque enfin les hommes reprirent leur route, ils n’avaient déjà plus l’apparence de guerriers. Dissimulant leurs armures et armes dans des parchemins d’invocation, ils optèrent pour un aspect passe-partout ; les shinobi n’étaient plus que de simples voyageurs.

Le grand axe menant vers la capitale était bondé. Plus ils s’approchaient, plus leur cadence ralentissait, jusqu’à ce qu’ils soient bloqués dans une longue file d’attente. Même depuis l’extérieur de la ville fortifiée, le château trônait comme une figure de proue ; ses toitures d’un vert éclatant et sa façade immaculée, rendait cette forteresse presque intimidante.

 

  • Déclinez vot…

 

Avant même de finir sa phrase, l’officier s’immobilisa un bref instant. L’empreinte du sharingan imprimée sur ses rétines l’avait rendu plus aimable.

  • Soyez les bienvenus à Kyūshū ! 

Le trio passa enfin ses portes. Shikaku guidait ses amis à travers les voies noires de monde. Les shinobi n’étaient que des provinciaux, nullement accoutumés à voir autant de monde déambuler. Pourtant, leur village si atypique, avait l’ambition de devenir aussi gigantesque que cette ville d’or.

Après plusieurs minutes de marche, Shikaku ralentit et se positionna face à une échoppe, faisant semblant d’admirer ses articles.

  • Est-ce vous voyez cette maison derrière nous ?
  • Est-ce que vous connaissez cet endroit ? Interrogea Hashirama, tout aussi intéressé par la devanture de la boutique.
  • Oui. C’est une ochaya*. Nos clans commercent avec cet établissement depuis longtemps. Retenez bien ce lieu.  
  • Parfait. Séparons-nous, puis rejoignons-nous ici dans une heure ! Ordonna Madara.

 

🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂

 

Hashirama avait troqué son armure contre un simple kimono vert forêt. Sa longue chevelure brune était attachée en une haute queue-de cheval, laissant quelques mèches encadrer son visage. Un sabre à la ceinture, et un baluchon autour du cou ; l’homme avait tout d’un voyageur.

Après un temps, il fit une halte dans un magasin qui vendait des friandises. Prenant place sur un banc, il dégustait sa confiserie accompagnée d’une chaude tasse de thé, tout en restant aux aguets. Il lui sembla que le village lui manquait. Plus encore, sa fiancée.

 

Il se remémora malgré lui les derniers mots de sa compagne, juste avant de quitter le village.

 

📽🎬🎞 🎞 🎞 🎞 🎞

 

  • Alors vous partez demain…
  • Oui. L’heure est grave. Nous devons absolument devancer les plans du shōgun.
  • Je le sais bien. Tu travailles si dur pour que ce village subsiste. Je suis si fière de toi, Hashirama. Mais… Je dois être honnête.
  • Hum ?
  • … Je… Je n’aime pas te savoir loin de moi, maintenant que je te côtoie chaque jour.
  • Mito, tout ira bien. Ce n’est qu’une affaire de quelques jours ! Puis, l’hiver arrivera bien assez tôt. Nous conclurons l’année par notre union !
  • Tu as raison ! Je vais tâcher de travailler dur moi aussi !
  • C’est la Mito que j’aime !
  • Je vais préparer notre mariage… Il y a tant de choses à faire.

Ils s’étreignirent tendrement.

 

Hashirama quitta les quartiers privés de sa dulcinée, revigoré par ses encouragements, ses félicitations et ses promesses.

  • Je ne te décevrai pas ! Pensa-t-il.

 

Au lieu de rejoindre ses appartements, l’homme prit le chemin de son bureau. L’idée de rencontrer à nouveau le shōgun l’empêchait de dormir. Alors plutôt qu’une nuit d’un sommeil agité, il préféra peaufiner les derniers détails de son voyage.

  • Tobi ?! Tu ne dors pas ?

Hashirama entra dans son bureau pour y trouver son frère concentré sur un parchemin, éclairé par la faible lueur d’une bougie chancelante.  

  • Anija !!
  • Est-ce que je dois vérifier ton travail ?

Leur relation s’était refroidie. Depuis que l’ainé avait découvert les travaux officieux de son cadet, Hashirama avait durci le ton. Il n’était plus question de le surprotéger ; Tobirama s’était adonné à d’étranges pratiques, qui auraient pu coûter cher au clan et au village.

  • Je travaille sur un jutsu.
  • Montre-moi ça !

Le brun arracha le parchemin des mains de son frère. Des postures et des mudrās.

  • Anija ! Je t’ai fait la promesse de ne plus enquêter sur les Uchiha ! Que veux-tu de plus ?!
  • Pas seulement les Uchiha ! Tes travaux sont dangereux !
  • J’essaye de créer de nouveaux jutsus qui seraient utiles au village !!
  • En faisant dans la nécromancie ?!
  • Tu n’y comprends rien…
  • Peu importe. Si ces documents étaient tombés entre les mains du shōgun…
  • Ça n’arrivera plus.
  • Bien. Et ce rouleau… De quoi parle-t-il ?
  • C’est une technique d’eau. J’essaye d’en améliorer la précision.

 

🎞 🎞 🎞 🎞 🎞🎬 📽

 

Hashirama fut tiré de ses rêveries par la conversation d’un groupe d’hommes.

  • Bonjin-Sama va écraser ce village, c’est sûr !
  • C’est évident ! Maintenant qu’il a ce clan de son côté !
  • J’avais quelques réticences… Mais après tout, pour faire face au sharingan, ce dōjutsu est parfait !

 

🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂

 

Les rues de la ville étaient toujours bondées. De jour comme de nuit. La capitale du Feu ne dormait jamais.

 

Parmi le brouhaha et l’engorgement des passages, une jeune femme déambulait lentement, faisant tournoyer son ombrelle au-dessus de sa tête. Sa démarche presque dansante, faisait tinter ses hautes okobo blanches. À chaque pas, le bruit des passants semblait s’estomper momentanément. Homme ou femme, vieillard ou enfant, elle ne laissait personne indifférent. L’air hagard, ils l’observaient comme si le monde s’était arrêté, juste le temps de son passage.

Son hanfu immaculé, aux longues manches échancrées et transparentes. Sa longue et large jupe bleue céleste ceinturait sa tenue, juste sous sa poitrine. Ses grands yeux bleus, comme les océans, fixaient un point à l’horizon. Elle semblait déconnectée de son monde, ne se souciant guère des chuchotis, même si elle les entendait. L’inconnue sourit fièrement.

  • Quelle beauté ! Murmuraient les badauds.

 

Au loin, Madara observait la mascarade. Son regard oscillait entre la surprise et la curiosité. Tout comme son compère Senju, le shinobi avait troqué son attirail d’acier pour une tenue plus légère. Il avait fait taire sa longue chevelure de jais, sauvage, en la coiffant en un demi-chignon sur le haut de la tête, avant de la recouvrir d’un imposant chapeau conique en bambou. Son long kimono sombre, aux larges manches, se refermait à l’aide d’un fin obi écarlate. Une paire de katana, aux fourreaux laqués noir et or, agrémentait sa tenue. L’Uchiha semblait être devenu un samurai en quête d’un nouveau seigneur.

 

Ainsi masqué, l’homme surveillait les allées et venues sur la route qui menait au château. Il énuméra les groupes portant dignement l’emblème de leurs clans, qu’ils soient shinobi ou samurai. Il mémorisa les rondes, les causes des arrêts, les changements, et les pauses des gardes royaux.

Lorsqu’il s’aperçut que des marcheurs se pressaient vers une ruelle parallèle, il s’éclipsa rapidement, sautant de toit en toit. Cette mystérieuse femme était une aubaine. Alors, Madara descendit de son perchoir.

  • Voyons où tu me mèneras…

 

🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂

 

À l’intérieur, sa venue avait fait s’activer les servantes autour d’elle. Une multitude de mains travailleuses lui tournaient autour, la maquillant et la coiffant. Sa tenue initiale avait été enjolivée de deux cloches d’or, refermant ses longues manches échancrées. Ses hautes okobo avaient été remplacées par des oiran-getas*. Sa chevelure noire aux reflets bleutés dévalait ses épaules, cascadant jusqu’au bas de son dos. Exception faite à son chignon complexe et fendu, lui donnant l’air d’avoir deux oreilles de félin sur le qui-vive, dressé sur le haut de sa tête. Enfin, un masque de chat cachait la partie supérieure de son visage, mettant un peu plus en évidence son regard céruléen.

  • Êtes-vous prête ?
  • Donnez-moi un instant.

Le salon de thé était organisé autour d’une large plateforme circulaire. Elle représentait la scène centrale. Des taiko* disposés tout autour, n’attendaient plus que ses joueurs pour donner vie à cet ensemble.

 

🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂

 

  • Alors, comment était ta promenade ? Interrogea le Senju.
  • Productive.
  • As-tu des nouvelles de Shikaku-Sama ?
  • Non. Nous n’avons pas d’autres choix que de l’attendre pour entrer dans cette ochaya.
  • Ah, justement, le voilà !

Shikaku, Madara et Hashirama entrèrent discrètement guidés par une servante. Elle les mena vers un coin de l’établissement sans ouverture et sans voisins.

  • Personne ne viendra vous déranger ici, promit-elle.
  • Je vous remercie. Transmettez mes hommages au maître ! Répondit Shikaku.
  • Entendu.

Lorsque la dame se retira, les hommes se mirent à l’aise.

  • Avez-vous trouvé des choses intéressantes, Shikaku-Sama ?
  • Quelques-unes, oui.
  • De mon côté, j’ai entendu une rumeur disant que Bonjin s’était octroyé les services d’un clan au puissant dōjutsu
  • ?! Comment est-ce possible ? Le clan au byakugan ne se rangera jamais du côté de ce shōgun ! Madara-Sama, qu’en pensez-vous ?
  • Le shōgun n’a que de l’argent à offrir. Les Hyūga sont riches, ils ne peuvent pas être corrompus avec cela. De plus, leur loyauté va au daimyō de leur province.
  • C’est exact. Cela signifie qu’il s’agit d’un autre dōjutsu.
  • Hm… J’ai une petite idée là-dessus. Si c’est vraiment ce clan, alors ce shōgun est plus fou que ce que je pensais.

On revint leur servir du saké et quelques gourmandises. Les hommes échangeaient leurs informations. Leur enquête avançait à mesure que leurs craintes grandissaient.

Soudain les tambours résonnèrent, les chuchotis s’estompèrent. Tout le monde braquait son regard vers la scène.

 

Tap… Tap… Tap… Tap

 

La courtisane entra et se plaça au centre. Les joueurs de taiko en position autour d’elle, pendant que d’autres musiciens s’installaient à l’arrière de la scène. Madara n’en loupait pas une miette.

  • Cette femme me dit quelque chose ! Murmura Hashirama.

L’Uchiha roula des yeux à cette remarque.

 

Plan Plan Plan Rantanplan Plan Plan Plan

🥁🎶🥁🎶🥁🎶

 

L’artiste s’élança au rythme de la musique. Ses pas, précis et sans fioritures, malgré ses lourdes oiran-getas, faisaient virevolter les pans de sa tenue et sa crinière. Ses bras dessinaient des vagues pendant qu’ils entrechoquaient violemment les cloches. C’était une danse martiale.

Parfois, elle s’arrêtait brusquement. Elle marquait ses pauses par un jeu de jambes souples, et un port de tête droit et noble. L’artiste avait subjugué son public, prenant en otage son cœur, en le faisant s’arrêter ou battre au rythme de ses pas. Puis, lorsque le public reprenait son souffle, elle se remettait à danser, tout aussi frénétiquement.

 

Après plusieurs minutes, qui semblaient des heures, la jeune femme s’inclina respectueusement avant de se retirer.

On l’applaudissait. On murmurait. On voulait en voir plus.

  • Belle et douée ! Murmuraient certains hôtes.
  • Qui est-elle ? S’interrogeaient d’autres.
  • Servante ! Est-il possible de louer les services de cette courtisane ? Ordonnaient des nobles.

 

Au fond de la pièce, le trio avait admiré la représentation. Tout comme le reste du salon, il était impressionné.

  • Elle est vraiment douée ! Balbutia Hashirama.
  • C’est son métier… Et vu sa souplesse et son agilité, elle doit s’entraîner depuis son enfance !
  • C’est la kunoichi que j’avais capturé…

Malgré les coupes de saké ingurgitées, Madara semblait être le seul sain d’esprit. Shikaku s’était abandonné à la boisson, balayant les menaces de son épouse. Quant à Hashirama… Il était déjà enivré.

  • Une kunoichi ? Questionna Shikaku.
  • La mercenaire à la solde du shōgun.
  • ?! Ne lui aviez-vous pas ordonné de quitter le pays ?
  • Si.
  • Alors que fait-elle ici ?!

 

Dès l’arrivée des trois clans au village, les fondateurs leur avaient conté leurs péripéties. Alors le Nara n’était pas étranger à l’histoire de cette kunoichi. Il ne pouvait s’empêcher d’être suspicieux. Qui ne le serait pas ?

 

Brusquement, Hashirama héla une servante, qui accourut :

  • Excusez-moi, est-il possible de s’entretenir avec la danseuse ?
  • Hashirama !!
  • Je vais lui demander, répondit-elle.
  • Si elle est encore avec le shōgun, elle risque de l’avertir ! Vous mettez en péril notre plan initial ! Sermonna le Nara.
  • Mais non ! Elle nous a aidé en nous donnant des informations sur lui !
  • Étonnement, l’alcool te rend lucide…

 

Les hommes continuaient de discuter. Après plusieurs minutes la servante les mena à l’étage, l’endroit où se préparaient les artistes. Ils entrèrent dans une petite pièce pourvue d’une table basse et de quelques zabuton.

  • Que me vaut ce plaisir ?

Asatsuyu, car c’était elle, entra sans les saluer. Elle portait encore sa tenue, n’ayant eu le temps que de retirer les cloches, le masque et les oiran-getas.

  • Asatsuyu… Ça faisait longtemps.
  • Je ne suis pourtant pas ravie de vous revoir ! Que voulez-vous ?
  • Que fais-tu ici ? Interrogea Madara, ses sharingan en évidence.
  • J’ai quitté votre territoire. Je ne vous dois rien.
  • Vous travaillez encore pour le shōgun ? Questionna Shikaku, sans se présenter.

La jeune femme quitta la pièce.

  • Tu t’es reconvertie dans la danse. Ou alors tu espionnes pour le compte de ce renard…

Piquée au vif par la remarque de Madara, elle se retourna, furieuse :

  • Le monde ne tourne pas autour de vous ! Vous rencontrer a été l’expérience de trop ! Ma réputation de mercenaire en a pris un coup !
  • Tu ne peux t’en vouloir qu’à toi-même. Tu as accepté la mission d’un homme peu scrupuleux. Ta réputation est entachée à cause de Bonjin.

Ses yeux bleus comme les océans, semblaient s’assombrirent. L’orage grondait dans ses prunelles. Madara connaissait bien ce regard, alors il enfonça le clou. C’était leur petit jeu.

  • Des informations.
  • Tsk…
  • Qu’as-tu à perdre ?

Après un temps, elle revint s’asseoir.

  • Il m’a été difficile de quitter le pays depuis ma déroute. Bien que je me sois expliquée, le shōgun est persuadé de ma trahison et il a envoyé des hommes à mes trousses…
  • Tu as pris la fuite ?
  • Madara ! Gronda Hashirama.

Elle ricana.

  • Je les ai tué bien sûr ! Mais je savais aussi que ça ne s’arrêterait pas. Alors j’ai eu l’idée de rassembler des informations sur ce shōgun pour les échanger contre ma liberté. Tout ce que je veux, c’est quitter ce pays de malheur.
  • Comment es-tu entrée dans la capitale ?
  • Par un jour de pluie.
  • Hm… Et personne ne t’a reconnu ?
  • Je me suis conformée aux coutumes de ce pays. Regardez-moi, ai-je l’air d’une étrangère ?
  • En effet.
  • Pouvons-nous vous engager ? Proposa Shikaku.

Cette question surprit aussi bien les fondateurs que la jeune femme. Ils s’exclamèrent. Mais le Nara les coupa.

  • Réfléchissez. C’est une combattante exceptionnelle qui s’est rendue ennemie de Bonjin. Nous sommes dans le même bateau.
  • Sans façon… J’en ai fini avec les magouilles de ce pays !
  • Si tu nous aides, notre village pourra t’accueillir ! Lâcha le Senju tout sourire.
  • As-tu perdu la tête, Hashirama ?!

Pour la première fois, Asatsuyu semblait intéressée.

  • Vous… Vous me proposez… Un foyer ?
  • Il est alcoolisé ! Tu es l’assassin de nos familles et d’innombrables innocents ! Rugit Madara.

La pièce devint silencieuse. Hashirama avait baissé la tête, honteux. Il se maudissait d’avoir parlé trop vite. Quant à la kunoichi, elle se releva, fustigeant les hommes.

  • Ha ! Vous croyez être des anges ?! Vous êtes des meurtriers, tout autant que moi ! Hashirama Senju et Madara Uchiha, les deux plus puissants shinobi du pays du Feu ! Hahaha ! À mes yeux, cela signifie, ni plus ni moins, que vous êtes ses plus grands assassins ! Votre prestige est égal à la montagne de cadavres que vous avez semés !
  • Allons, calmez-vous !

Shikaku tentait d’apaiser la joute verbale entre l’Uchiha et la jeune femme ; ils étaient comme chien et chat, voulant avoir le dernier mot.

  • Dame Asatsuyu, laissez-moi réitérer ma propo…
  • Je ne suis pas intéressée.

Elle se releva et quitta la pièce.

  • J’ai tout mon temps.

Décidément, l’Uchiha n’en démordait pas.

  • J’en doute fort. Une centaine de clans et de mercenaires contre un minuscule petit village amputé de ses deux emblématiques chefs… Je me demande bien quel sera l’issu du combat, hum ?
  • Asatsuyu.

Madara la sommait silencieusement de réfléchir. La brune resta interdite un court instant avant de revenir s’asseoir.

  • Je suis orpheline. Je n’ai jamais aimé me battre. Tout ce que j’ai fait, c’était pour survivre. Mais vous ne pouvez pas le comprendre, vous avez des clans ! Qu’avez-vous à dire pour les fois où vous avez tué durant vos stupides guerres ?! Vous avez ruiné d’innombrables vies aussi !

Cette fois, elle lui avait cloué le bec.

  • N’es-tu pas originaire du clan Hōzuki ? Demanda Hashirama.
  • Je suis née au pays de la Pluie.
  • Mais ta capacité à te liquéf…
  • Il est possible que j’aie eu un ancêtre Hōzuki. Le pays de la Pluie est différent ; il est pauvre, et est une terre d’accueil pour tous les fuyards.

Devant le silence de ses compères, le Nara reprit la parole.

  • Dans ce cas, nous vous laisserons vivre au village. Mais ne vous attendez pas à être accueillie les bras ouverts. Vous serez surveillée, et devrez montrer patte blanche.
  • Ça me va ! Sourit, pour la première fois, la kunoichi.
  • Marché conclut ! Maintenant, parlez ! Ordonna le tacticien.
  • Le shōgun s’est entretenu avec le maître du pays de la Terre. Il lui aurait confié sa stratégie pour anéantir tous les clans. 
  • ?!
  • To… Tobirama l’avait prédit ! Marmonna le Senju.
  • Les petits clans de ce pays ont presque tous été anéantis. Petit à petit, il ne restera que ceux qui auront une utilité à ses yeux.
  • Je vois. Il a semé le chaos, envoyé des clans à notre porte pour être exterminés, pendant que d’autres sont tués ailleurs.
  • Ce shōgun est fou…

Les shinobi n’en croyait pas leurs oreilles.

  • En plus, vous êtes attendus ! Continua la jeune femme.
  • Que voulez-vous dire ?
  • Seriez-vous aveugle ? La ville est encerclée par des clans de shinobi et de samurai.
  • Nous le savons déjà. C’était prévu, révéla Madara.
  • Je vois. Alors qu’êtes-vous venus faire ici ?
  • Négocier ! Dit Hashirama.

Asatsuyu éclata de rire.

  • Personne ne peut négocier avec cet homme.
  • Des clans étrangers ne tarderont pas à piétiner le pays du Feu. D’abord, ils ne seront là qu’au service du shōgun, puis, ils feront comme les mercenaires étrangers ; ils profiteront de la population et des richesses de ce pays.
  • Nous devons tout de même le rencontrer.
  • Le sharingan est un « passe » assez pratique. Je connais le château… Je serais votre guide.
  • J’ai examiné les tours des gardes. Nous entrerons discrètement pour éviter d’ameuter toute la ville. Faisons ça proprement ! Dit l’Uchiha.

 

🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂

 

Un moment de répit. Le village avait refermé ses portes depuis le départ de ses fondateurs. Quelques jours de bonheur avant de revoir arriver les vagues destructrices.

 

Sasuke Sarutobi avait pris la tête du village et menait les opérations d’une main de fer, épaulé par Shikamaru Nara, le second et fils de Shikaku. Ce dernier était réputé aussi intelligent que son père. Sur le terrain, les clans du village faisaient des merveilles. La force titanesque des Akimichi, les techniques rapides et efficaces des Hatake, les flammes enragées des Uchiha. Les geôles remplissaient leur rôle, pendant que les Yamanaka vidaient les esprits en quête d’informations croustillantes.

 

Tōka profitait de sa soirée au calme après des jours de combat. Voilà plus d’une semaine qu’elle accourait sur tous les fronts, jouant de son instrument, paralysant toute tentative d’approche.

Elle avait retiré son masque de glace. Pour une fois, elle s’était mise aux fourneaux, tentant, tant bien que mal, de cuisiner quelque chose de correct. Izuna à ses côtés, l’admirait. Il avait mis du temps avant de percer sa carapace. Elle qui se refusait de se montrer sous un autre jour, avait finalement baissé sa garde. Il aimait autant la femme que la kunoichi.

  • Pourquoi me fixes-tu ainsi ?
  • As-tu déjà pensé à la vie que tu aurais pu avoir, si tu n’avais pas été kunoichi ?

Il s’approcha d’elle, l’enlaçant gentiment.

  • Pourquoi le ferais-je ? Je suis devenue kunoichi. Je ne vais pas m’infliger ce genre de pensées.
  • Mais ce n’est pas trop tard.
  • Que veux-tu dire ?
  • Tu pourrais abandonner ta carrière…
  • C’est ce que tu veux ?
  • Je veux te protéger.
  • Ma condition est une ombre au tableau…
  • Non ! Je veux que tu cesses d’aller sur le terrain. Aniki ne t’a-t-il pas donné un poste d’assistante ?
  • Officialisons notre relation, Tōka.
  • Non ! Es-tu sourd ? N’entends-tu pas les rumeurs qui courent sur moi ?
  • Et moi alors ?! Je suis celui qu’on traite de fou à cause de mes sharingan !
  • Nous ne devrions pas écouter ces racontars. La seule chose qui devrait nous importer est le regard et l’avis de nos proches. J’en parlerais à mon frère, dès son retour.

La Senju s’était immobilisée, oubliant un instant sa cuisine. Elle avait menti. Bien sûr, qu’elle avait pensé à sa vie en tant que simple femme ; lorsqu’elle voyait la mort s’approcher ou lorsqu’elle devait remplir des missions peu élégantes. Izuna voulait lui donner la chance de redevenir une femme, celle qu’elle aurait dû être. Alors, elle s’approcha de lui, caressant les mèches de ses cheveux, puis son visage et ses lèvres. Elle l’embrassa.

  • Qu’est-ce …?!

Tobirama qui s’apprêtait à toquer, les aperçut par la grille rectangulaire ornant la porte de la maison. Il les regarda s’enlacer, avant de renoncer. Il enrageait.

 

🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂

 

Izuna avait passé une belle soirée. Songueur, il ne distingua pas Tobirama adossé contre l’arbre sacré du district Senju. Ce dernier, se redressa furieux. Pensant avoir été ignoré, il le héla, laissant délibérément son chakra fluctuer, comme une provocation.

  • Uchiha !
  • ?!
  • Oh, le teigneux ! Je ne t’avais pas vu.
  • Tsk… Que faisais-tu chez Tōka ?
  • Tu nous espionnais ?

Ils étaient comme le jour et la nuit. Si on s’attendait à ce que le Senju incarne la lumière, et l’Uchiha les ombres, c’était l’inverse. Izuna souriait, dissimulant superbement sa colère, pendant que le Senju, colérique, le défiait ouvertement.

  • Je t’ai posé une question !
  • Les rumeurs sont vraies, Senju.
  • Et elles n’ont pas l’air de te déranger. Tu t’amuses aux dépens de Tōka !
  • Arrête ça. Je n’ai pas le temps de me préoccuper de toi et de tes contrariétés.
  • Tout ce que tu fais, c’est salir sa réputation ! C’est une kunoichi d’exception qui n’a nul besoin de se lier à un dégénéré !

Et Izuna lui bondit dessus. Tout sharingan dehors, il l’attaqua de front, laissant cette fois son exaspération miroiter à travers ses pupilles. Ils s’échangeaient des coups de plus en plus rapides. Tobirama tenta de composer ses mudrās, mais fut arrêté à temps par l’Uchiha.

  • Qu’est-ce que ça veut dire ?!

Ils étaient si absorbés qu’ils en oublièrent leur environnement. Ils se séparèrent aussitôt. Mito et quelques femmes Senju se tenaient là ; elles revenaient du quartier Yamanaka.

  • Tobirama-Sama. Izuna-Sama. Que se passe-t-il ?
  • Mesdames, ne craignez rien ! Tobirama et moi… On s’entraînait !

Mito n’en crut pas un mot. Mais elle se conforma au sourire de surface qu’affichait le cadet Uchiha.

  • Vous devriez le faire sur le terrain d’entraînement, dans ce cas. Ce district n’est pas adapté.
  • As-tu entendu cela, Tobi ?

Le Senju aux cheveux blancs tourna les talons, sans un mot.

 

🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂

 

Elle marchait devant eux. Comme à son habitude, elle faisait tournoyer son ombrelle, tout en fredonnant un air mélodieux. Elle était la courtisane escortée par ses gardes pour donner une représentation au palais.

 

Asatsuyu avait passé sa soirée à fixer les prunelles rougeâtres de Madara. Elle lui avait permis d’explorer ses souvenirs dans la capitale ; c’était l’unique condition, si elle souhaitait les suivre. La nuit a été réparatrice. Au petit matin, elle déjeuna en leur compagnie avant de se préparer, conformément à la stratégie des leaders.

En cette matinée agitée, le groupe évoluait tranquillement, grimpant les pentes menant au château, tout en évitant habilement les gardes. Malgré cela, ils étaient si nombreux, et leurs passages si fréquents, que Madara n’eut d’autre choix que d’avoir recours à son sharingan.

 

Ils entrèrent dans la cour menant au palais principal ; celui où se trouvait le trône.

  • Halte !

Un homme gigantesque. Une armure dorée, une cape rouge, un casque orné d’intimidantes cornes de démon, et un masque couvrant la partie inférieure du visage, lui aussi rehaussé de terrifiantes dents proéminentes. Il était en posture de combat, sa naginata pointant en direction du groupe. Il les avait percés à jour.

  • Une « lance enflammée », reconnu Madara.
  • La garde rapprochée du seigneur est réputée invincible. Ce sont de très puissants samurai.
  • Hm… Que sont-ils face aux shinobis ? Lança l’Uchiha, arrogant.
  • Je m’en occupe. Votre priorité est de rencontrer Bonjin.

Les hommes abandonnèrent la kunoichi sans se retourner. Ils la savaient compétente.

  • À nous deux !

Elle referma son ombrelle.

 

🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂

 

Il prit une gorgée de son thé favori, avant de lancer la tasse à travers la pièce.

  • Quel est ce breuvage ? Cherchez-vous à m’assassiner ?!
  • Mon seigneur… Il a été préparé avec attention… Comme à notre habitude…S’il… S’il v…
  • Emmenez-là au cachot !

 

Bonjin ne dormait plus. Son humeur était exécrable. Chaque jour, il faisait exécuter ou jeter en prison ses sujets. Il voyait le mal partout. La crainte de se retrouver face aux deux leaders le rendait instable. À l’instant même où des clans ninja lui avaient rapporté la nouvelle, il se composa une garde rapprochée ; ses fidèles lances à ses côtés quadrillaient le château, pendant que les shinobi et samurai surveillaient la ville. Tout homme en bonne santé était prié de prendre les armes et de rejoindre son armée. Malgré ce dispositif exceptionnel, le souverain demeurait craintif, se laissant guider par sa paranoïa.

  • Maître ! Ils sont là !
  • Comment est-ce possible ?! Que font les autres ? Comment avez-vous pu les laisser entrer ?!
  • Ils ont forcé l’entrée, maître !
  • C’est ce maudit sharingan !!

Deux « lances enflammées » installées de part et d’autre du trône s’élancèrent en direction des portes. À peine eurent-elles franchi ces dernières, qu’elles revinrent aux pieds de leur maître ; vaincues et étendues au sol.

 

Silence

 

  • Qu’attendez-vous ?! Protégez-moi !! Hurla le suzerain désemparé.

Il se leva et attrapa une servante qu’il positionna devant lui. Elle sera son bouclier. Les gardes se positionnaient devant lui, épées et lances en avant.

  • Seigne…
  • Tais-toi !

 

Silence

 

On ne pouvait entendre leur pas. Les ninjas étaient connus pour leur discrétion, après tout. Bonjin le savait bien. Alors il scrutait les portes, le plafond, s’attendant même à les voir surgir derrière lui.

  • Vous semblez nerveux, Bonjin-Sama.

Madara entra le premier, suivit par ses compères. Son sourire narquois enrageait le Roi.

  • Vous avez fait tout ce chemin pour me tuer ?! Imbéciles ! Votre village est sous le coup d’un…
  • Nous ne sommes pas là pour ça.

Shikaku s’avança à son tour, tentant de calmer le jeu. Bien qu’il ne s’attendît à rien venant de lui, il devait tout de même essayer de le convaincre.

  • Relâchez cette femme. Nous ne sommes pas ici pour nous battre… Seulement discuter.
  • Le clan Nara. Vous avez tourné le dos à votre seigneur. Pourquoi devrais-je vous écouter ?
  • Bonjin-Sama !

Hashirama le fixait. Il était loin, le leader qui l’implorait piteusement de visiter son village. Cet Hashirama-là avait une aura menaçante. Le shōgun se rappela alors de la force titanesque qu’il possédait. Il jeta un coup d’œil à ses valeureux guerriers ; leurs armures avaient volé en éclats. Ils avaient été mis hors combat en un coup.

  • Je peux vous assurer que nous ne sommes pas là pour vous tuer ! Réitéra Shikaku.

 

Silence

 

Bonjin libéra son otage. Il se rassit sur son trône. Les gardes étaient toujours placés devant lui.

  • Je vous écoute.

Il n’avait pas l’intention de les laisser s’approcher davantage.

  • Ce village n’a pas été créé dans le but de vous nuire. Au contraire, il représente votre bras armé.
  • Foutaise ! Ai-je l’air si sot ? Me croyez-vous né de la dernière pluie ?! Laissez des clans se réunir ?! Votre rôle n’est pas de penser, mais d’obéir !
  • Ne tenez-vous pas à la paix ? Ne croyez-vous pas que le moment est venu de faire front ensemble ?
  • Contre qui ?! Moi ??
  • Bonjin-Sama, nous savons que vous avez l’intention de détruire les clans du pays, en vous basant sur la stratégie du pays de la Terre. Faisant ainsi, vous affaiblissez notre nation.
  • À l’instant même où vous avez créé ce village, j’ai compris que vous cherchiez à prendre le pouvoir.
  • Ne vous fatiguez pas, il campera sur sa position quoi que vous disiez, Shikaku-Sama.

Madara fit demi-tour, marchant vers la sortie.

  • Conformez-vous à mes règles, et l’attaque sur votre village cessera ! Menaça le monarque.
  • Bonjin-Sama, après avoir anéanti tous les clans, que pensez-vous qu’il se passera ?
  • L’ère des shinobi prend fin. Je ne suis pas responsable de la guerre. Vous l’avez engendré vous-même ! Vous n’avez aucun honneur. Pour preuve, vous désobéissez à votre maître. Les samurai n’oseraient jamais remettre en question mes actions, eux !

Shikaku eut un regard entendu avec Hashirama. Ce dernier s’avança légèrement, faisant frémir les troupes.

  • Bonjin-Sama, au vu de notre incapacité à nous entendre, nous vous informons officiellement que notre village ne se rendra pas. Nous nous battrons pour la paix du pays !

Le Senju lança un parchemin aux pieds des troupes. Un soldat le ramassa et le déroula, avant de l’apporter au monarque. Ce dernier parcourait les lignes, il rageait sévèrement. Mais sa peur avait disparu. Il comprit que ses adversaires n’avaient pas suffisamment de courage pour l’attaquer.

  • Hahahaha ! Je suis devant vous ! Qu’attendez-vous pour m’assassiner ?
  • Cela ne résoudra rien ! Répondit Hashirama.

Le duo conclut cette conversation en repartant comme il était venu.

 

🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂

 

Les terrains d’entraînement étaient plus que jamais bondés. Des groupes de shinobi répétaient des mouvements, apprenaient des stratégies ou de nouvelles techniques.

Kurenaī faisait partie du groupe de Kakashi. Elle s’était grandement améliorée en taïjutsu et genjutsu. Grâce à ses conseils, elle avait même réussi à créer de nouveaux sorts d’illusion. Elle pouvait désormais feindre son intangibilité tout en se déplaçant à grande vitesse, ou encore allonger sa chevelure au point de la rendre menaçante ou protectrice. Les genjutsu se basaient essentiellement sur le temps de réaction des adversaires, alors la kunoichi combinait intelligemment ces deux disciplines.

 

Lorsque sonnait la fin de l’entraînement, Kurenaī rentrait chez elle. Elle avait toujours du temps avant ses missions. Alors que le village demeurait en guerre, les demandes de protection, d’escorte, ou spéciale affluaient. Elles étaient à la fois bienvenues pour l’argent qu’elles engrangeaient, et difficiles pour le vivier qu’elles réclamaient. Ainsi, la jeune Yuhi était autant demandée au front qu’en mission.

Depuis l’été, la jeune femme vivait une idylle secrète avec Asuma Sarutobi. Contrairement à sa collègue Senju, il n’y avait aucune rumeur. Kurenaī connaissait sa condition, et avait pris l’habitude de ne jamais croire les paroles d’un homme ; spécialement ceux d’Asuma qui s’avérait être beau parleur. Pourtant, leur relation était autant passionnée qu’affectueuse. Ils s’aimaient sans jamais se l’avouer.

 

Après s’être préparée, Kurenaī se glissait discrètement de toit en toit, jusqu’à atteindre la fenêtre de la maison de son amant. Elle s’y faufilait pour le trouver déjà réveillé, en train de préparer son repas.

Asuma vivait seul. Il était l’un des héritiers du clan. Sa place aurait dû être dans la maison principale du district. Malgré cela, le shinobi aimait particulièrement sa vie de célibataire ; il pouvait vivre librement, enfumant sa maison, mangeant à toute heure, et s’assoupissant durant ses heures de repos. Depuis le début de sa relation, ses habitudes avaient légèrement changé. Pour Kurenaī, il ne fumait plus à l’intérieur, il partageait ses repas à des heures précises, et s’obligeait à garder une maison propre.

  • Comment était ton entraînement ?

Kurenaī s’était silencieusement déplacée derrière lui. Elle l’étreignit, passant ses mains contre son torse et posant sa tête contre son dos.

  • Plutôt bien.
  • Tu ne pouvais pas tomber sur un meilleur instructeur que Kakashi !
  • Tu as presque fini ? As-tu besoin d’aide ?

La Yuhi n’aimait pas parler travail.

  • J’ai fini.

Ils disposèrent les plats sur la table basse, avant de s’installer face à face. Ils mangèrent en discutant de tout et de rien. C’était leur routine. Ils étaient comme un vieux couple marié. Pourtant, en ce jour, Asuma semblait plus bavard.

  • J’ai envie de parler de toi à mes grands-parents.

Kurenaī s’arrêta de manger.

  • Que veux-tu leur dire ?
  • Ahaha ! Euh… Bah, tu sais !
  • Oui, je sais. Nous nous fréquentons, et notre relation n’est pas sérieuse.

Elle n’avait décidément aucun tact. Mais cela faisait partie de son charme. Asuma était désarmé lorsqu’elle lui répondait sans détour.

  • N’as-tu pas envie que cela devienne plus sérieux ?
  • C’est impossible.
  • Dit celle qui cherche à changer les conditions des femmes…
  • ?!

Cette fois, c’est lui qui l’avait désarmé. Elle rit.

  • Tu aimerais changer ma condition, alors ?
  • Pourquoi pas. Je n’ai pas une bonne vision de la vie en couple. Les femmes de mon clan sont assez… Comment dire…
  • Autoritaires et franches ?
  • Haha !
  • Et tu crois que je ne le suis pas ? Rit-elle, encore.
  • Tu es inhabituelle.

Elle se releva et s’installa à ses côtés. D’abord un baiser, avant de tout enflammer. Il était certain qu’ils s’aimaient. Mais arriveraient-ils à briser ce mur ? Kurenaī se battait déjà pour améliorer la condition des femmes. Avait-elle suffisamment de courage pour se battre pour la condition des kunoichi, lorsqu’elles n’étaient que deux.

  • Asuma… C’est à double tranchant. Alors choisis bien tes mots, et sois convaincant.

 

🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂

 

Les enfants sont des trésors. Aux yeux d’Ino Yamanaka, ils étaient comme des fleurs qui s’ouvraient pour absorber la lumière et s’épanouir. Voilà une semaine qu’elle donnait des cours aux enfants, sans regard pour leurs clans d’appartenance. Ses enseignements avaient tant de succès, qu’elle réquisitionna quelques jeunes shinobi de son clan. Le champ de fleurs s’était alors transformé en une vaste classe pleine air. Les enfants apprenaient à se familiariser avec les différents bourgeons en les reconnaissant par leurs couleurs, formes et senteurs. Puis, ils s’amusaient à composer des bouquets suivant la signification qu’ils voulaient leur donner. La jeune femme se complaisait dans son rôle d’institutrice. En parallèle, elle épaulait aussi son père et allait sur le champ de bataille. Pour autant, elle n’avait pas délaissé ses engagements.

 

En cette matinée, elle finissait tout juste son séminaire. Après avoir félicité les enfants, elle se retira en direction de sa boutique.

  • Aïe, ça fait mal ! Entendit-elle.

Aussitôt, Ino accourut vers sa pépinière. Elle découvrit une petite fille accroupie devant un parterre de rosiers. Elle se mit à sa hauteur :

  • Aurais-tu touché à ces fleurs ?

L’enfant la regarda inquiète, les larmes aux yeux.

  • Je… Je voulais en prendre une !

Ino prit sa main et l’examina. Repérant les piqûres au bout de ses doigts, une faible lueur verte illumina sa paume.

  • Alors tu es une petite voleuse ? La taquina-t-elle.

Elle rit devant la moue coupable de l’enfant.

  • Tu as un prénom ?
  • Bo… Botan !
  • Comme c’est joli. Tu es la fleur du courage !
  • C’est papa qui m’a donné mon nom !! Dit-elle fièrement, ravalant ses larmes.
  • Et voilà, ce n’est plus qu’un vilain souvenir !

La jeune femme se tourna ensuite vers ses rosiers et sortit son sécateur. Choisissant la plus belle des roses, elle la sectionna, retira ses épines, et l’offrit à l’enfant.

  • C’est pour toi ! Tu dois en prendre soin. Tu sais comment faire ?
  • Non…
  • Tu remplis la moitié d’un vase d’eau propre, et tu la mets dedans. N’oublie pas de changer l’eau tous les jours !
  • Je veillerais à ce qu’elle le fasse correctement !
  • ?!

Ino se tourna subitement. Malgré elle, son esprit cessa de fonctionner. Un homme souriant mais légèrement gêné, lui faisait face. Elle se releva à la hâte.

  • Oh, c’est votre fille ?!

L’enfant rejoignit son père, lui montrant sa fleur.

  • Je suis désolé. Vous a-t-elle importunée ?
  • Bien sûr que non !

Ino était envoûtée ; son regard noir comme la nuit s’était illuminé lorsque Botan l’avait rejoint. Ses courts cheveux ébouriffés, tout aussi sombres, lui donnaient un charme des plus sauvage.

  • Je suis Shingetsu Uchiha !
  • Je suis Ino…
  • Je sais qui vous êtes, princesse Yamanaka. Je voulais amener Botan à vos leçons, mais j’ai eu un empêchement.
  • Dans ce cas, revenez à la fin de la semaine. Avec la guerre, et mon père occupé, je suis noyée sous une montagne d’obligations.
  • Je comprends. Je suis moi-même shinobi.

La petite famille s’éloigna après l’avoir salué respectueusement. Ino resta planté là, songeuse. Elle ne pouvait s’empêcher d’être déçue.

  • C’est un homme marié ! Se sermonna-t-elle.

 

🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂

 

Madara traversa la cour admirant le désordre qui y régnait. Les murs fissurés, les portes déformées menaçant de s’affaisser. Le démon en cape avait mordu la poussière ; sa naginata brisée, dont la lame était plantée en plein visage, juste entre de ses deux yeux. Au loin, une geisha. Il regrettait d’avoir loupé sa représentation. Au centre de la cour, debout, elle admirait le ciel, faisant tournoyer son ombrelle. Asatsuyu était indifférente à son nouveau décor ; le sol tapissé de cadavres de soldats, de sang et d’armes brisées.

  • Alors ?
  • Alors quoi ?
  • Avez-vous obtenu une réponse positive ?

L’Uchiha rit, imitée par sa compagne d’armes. Il prit appui contre un mur en attendant ses compères. Asatsuyu le rejoignit.

  • Vos compagnons ne l’ont peut-être pas vu, mais moi oui.
  • Hum ?
  • J’ai passé beaucoup de temps en tête à tête avec vous…
  • Où veux-tu en venir, Asatsuyu ?
  • Vous avez des problèmes de vue.

Peut-être aurait-elle dû mieux choisir ses mots, être moins abrupte, ou ne pas en parler du tout. L’Uchiha se mit en colère, ses yeux rougeoyants dangereusement.

  • Ce n’est pas la peine de montrer les dents.
  • Je n’ai aucun problème de vue.
  • Nous les shinobi, nous voyons ce genre de chose. Lorsque vous changez vos habitudes, utilisez moins vos techniques, devenez moins précis, etc. Je dis ça pour vous. Après tout, vous êtes en guerre, et ça finira certainement par vous atteindre.

Madara ignora sa tirade. Plongé dans ses pensées, il s’interrogeait sur le devenir de ses pupilles.

  • Elle a raison. J’irai consulter le vieux Toshinokō.
  • Ce ne sont pas tes affaires, femme ! Répondit finalement l’homme, sur un ton hautain.

 

🍃🍂 🍃🍂 🍃🍂

 

  • Ils ont quitté la ville, maître.

Bonjin, au milieu de la cour principale regardait l’étendue des dégâts. Il enrageait. Les shinobi venaient de lui infliger une sévère humiliation. Dans son propre fief, réputé inatteignable.

  • Ils ont montré au pays qu’ils pouvaient entrer dans mon territoire, le saccager et en sortir vivant et sans égratignures. Ils me le paieront !

 

L’un des ministres l’observait. Il savait les doutes et la colère qui l’assaillaient. Le vieil homme l’avait vu grandir. Intelligent, impavide, rigoureux et calculateur. Mais ces qualités étaient vite balayées par son humeur violente et provocante. Bonjin dominait par la peur ; celle qu’il inflige aux autres, et celle qui naît en lui. Aujourd’hui, sa dynastie prenait un nouveau tournant.

  • Convoquez-les ! Hurla-t-il à l’adresse de ses lances enflammées.
  • Bonjin-Sama ? Se risqua le vieux ministre.
  • Je t’écoute.
  • Allez-vous les laisser rentrer chez eux sans rien faire ?
  • Me crois-tu sot, toi aussi ?!
  • Je ne penserais jamais cela de sa majesté ! Je devine que vous allez envoyer ce clan à leur trousse. Mais il sera peut-être trop tard. Le village n’en a plus pour longtemps. Ils ne doivent pas atteindre leur destination.
  • Oui. Et aujourd’hui, ils m’ont montré un aspect que je n’aurais jamais deviné venant d’eux ! Hahaha ! Je vais les torturer, avant de leur asséner le coup de grâce !
  • Ne reste pas là ! Nous avons perdu des hommes ! Recrutes-en d’autres ! Peu importe leurs états, ils serviront d’une manière ou d’une autre !

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