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"Tout s'efface..." Sans blague >___>


je sais pas
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J'ai tenté de fiche ça en un message mais le seuil des 20 000 caractères était...

 

Bien...

 

C'est une ébauche de "quelque chose"...

Quoi exactement? Je n'en ai aucune idée alors on dira "quelque chose"...

Ce que j'attends : des critiques.

Beaucoup de critiques, j'encaisse dur, je pars du principe que les critiques aident à progresser.

J'avais déjà posté ce texte sur un autre forum mais par "morceaux" et l'espace temporel écoulé entre chaque rédaction était assez long, de fait, on pigeait plus rien car la narration est "entrelacée" >___>, aussi là, y'a le bloc....

 

Ne vous privez pas, ce que je demande surtout, ce sont les critiques.

Je tiens à signaler que c'est un brouillon, aucune correction n'a été faite, il doit y'avoir pas mal de fautes syntaxiques, orthographiques et autres...

 

Si vous lecturez, lecturez bien.

 

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(Oui.. j'aime les points >___>)

 

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                                                                                 24 Janvier 2000

 

       Tout s’efface…mariée semble t-il…cette alliance brille doucement à mon doigt…mariée…je ne sais pas…une alliance pourtant…rien. Je ne m’en souviens pas…tout est blanc…tout est blanc ou noir…je ne me souviens de rien…

De moi, je ne connais que mon prénom : Maria. Un prénom qui ne me dit rien…rien de moi.

Les journées défilent toutes semblables les unes aux autres…elles défilent très vite…mais les nuits sont pesantes…des nuits peuplées de cauchemars…des nuits rouges…du sang…de l’obscurité…des croix…beaucoup de croix…il fait froid…mais il fait si chaud. Je ne comprends pas. Tout s’efface…pourquoi ? Je ne sais pas.

Le docteur est gentil avec moi mais il semble distant. Un prêtre que je ne connais pas vient me voir tous les jours. Il est gentil. Très original aussi. Les autres malades ne m’approchent pas. Je ne comprends pas.

Tout s’efface…mais parfois des flashs…un cercle rouge…des symboles indéchiffrables…un autre, un autre que moi est moi…je ne comprends pas. Tout s’efface…

Ma chambre n’est pas grande : un lit, une petite table y tiennent. Je pense que je dois me contenter de ça…avant, je ne sais pas, alors je dois me contenter de cette vie, parce que je ne sais plus…

Comment suis-je arrivée ici ? Je ne sais pas. Tout s’efface…

…………………………………………………………………………………………………..

 

                                                                                         10 Janvier 2000

 

 

       Patience, tu paieras ! Tu paieras petit salaud !

M’enfermer ici, pendant que tu es à l’air libre ! Oh, tu es malin ! S’arranger pour éviter le divorce, éviter une pension alimentaire. Faire passer sa femme pour une tarée. Tu le paieras, sois-en certain ! La colère me guide et tu n’y échapperas pas !

Cultiver l’apparence mais ne pas avaler les maudits comprimés pour garder une totale lucidité.

Par quel moyen sortir d’ici ? Je ne le sais pas encore. Mais sois en sûr, petit salaud, sois en sûr tu le paieras de ta vie !

Patience et réflexion.

…………………………………………………………………………………………………..

 

                                                                                                       15 Janvier 2000

 

       Le père John se préparait dans sa chambre. C’était jour de confession, jour durant lequel son esprit allait faire le plein de conneries, jour où le peuple se sentait plus proche de Dieu, jour où on crottait ses pêchés ; la semaine on les digère bien, et arrivait le jour de l’évacuation. « Foutaises », se disait-il.

Le père John où Johnny comme on l’appelait souvent, était un prêtre singulier. A son arrivée à Catodille, on le trouva trop jeune pour exercer, on s’était même plaint. Finalement ; au cours du temps, on s’habituait à ce jeune prêtre aux allures de voyous qui affectionnait les jurons.

Le père Johnny était à sa façon un excellent prêtre. Il croyait fermement en Dieu, il était rentré sous ses ordres pour faire la chasse aux démons ; seulement voilà, il était trop jeune. Il connaissait pourtant la sainte Bible sur le bout des doigts, pour le reste, il se fiait à sa foi.

 

Johnny s’avançait vers « la boîte à caca » comme il l’appelait. Le monde commençait à affluer. Il respirait mieux, bizarre. Il porta la main à son cou :

-  Oh sainte merde ! J’ai oublié ce foutu étrangleur.

D’un pas vif, il retourna dans sa chambre. Lorsqu’il revint, un attroupement s’était fait devant le confessionnal.

-  Ben alors, vous êtes agglutinés comme des porcs, maudits pêcheurs !

-  Oh mais c’est qu’on vous aime beaucoup mon père, dit la vieille madame Macrota

-  Au lieu de m’aimer, sauvez vos culs, et venez le moins possible. Vous êtes tous plein de merde.

Johnny rentra dans le confessionnal. Lorsqu’il ferma la porte et prit place, il se sentait oppressé « Oh, ce maudit étrangleur ! ».

-  Pardonnez-moi mon père, j’ai péché, dit une voix rauque.

-  Ouais-ouais, j’m’en doute bien. Qu’est-ce que t’as foutu ?

-  J’ai péché…j’ai encore volé de l’argent à mon patron

-  Y’en a marre, tu te fous de la gueule de Dieu ! Toute la semaine c’est la même chose.

-  Pardonnez-moi mon père, pardonnez-moi ! Sanglote la voix.

-  Ah tu me dégoûtes ! Ca sert à rien de te donner des prières à marmonner, tu recommences à chaque fois. Le jour où t’iras cramer en enfer tu verras !

-  Non mon père…non ! Supplie la voix

-  Allez dégage !

 

-  Pardonnez-moi mon père, j’ai pêché

-  C’est toujours la même rengaine.

- J’ai battu mon chien, j’ai battu mon chien à mort…mais je l’entends le soir quand je m’endors, dit une voix fébrile

-  Mais t’es dingue mon vieux !

-  Il n’arrêtait pas d’aboyer, se défend la voix.

-  Tu voulais p’t-être qu’il miaule ?!

-  Pardonnez-moi mon père.

-  C’est pas moi le bon Dieu.

 

-  Pardonnez-moi mon père mais je ne sais pas si j’ai péché, dit une voix malicieuse.

-  Ah ! Madame Macrota, dit Johnny amusé

-  Alors mon père, on en a subi aujourd’hui?

-  Si c’est pour faire causette que vous êtes là, je peux passer vous voir tout à l’heure

-  Ah mon père, vous voulez donc me chasser ?

-  Mais non, mais non ; seulement faut pas vous fatiguer.

 

-  Alors, avez-vous péché cette semaine ?

Johnny raccompagnait la vieille dame chez elle.

-  Péché ? Répondit madame Macrota. Je ne sais pas si l’on peut qualifier ce que l’on fait de péchés. On met le doigt dans le nez, on joue les curieux, on boit, on ment, on vole. Et alors, c’est la vie non ? Venir se laver à confesse pour ensuite recommencer c’est…

-  Se foutre de la gueule de Dieu, continua Johnny, blasé.

Tout en marchant, la vieille dame le regardait attentivement.

-  Que se passe t-il mon père ?

-  J’étouffe. Il enleva d’un geste brusque son col romain.

-  Allons bon ! S’exclame madame Macrota. Que se passe t-il vraiment ?

-  Je sais pas.

-  Votre travail vous embête ?

- M’embête ?! Non ! J’ai choisi d’être prêtre, je crois fermement en lui, ce bon Dieu tout puissant. Mais quand je me suis engagé dans sa voie, je voulais combattre le Mal et pas le mal. Mais voilà, ils ont prétexté mon jeune âge, c’est comme ça. Mon travail ne m’embête pas mais je m’ennuie, c’est tout.

-  Je vois

-  Allez mamie, de retour à la baraque

-  Merci père Johnny

-  Pas de quoi. N’attendez pas confesse pour venir me voir.

-  Comptez sur moi, répondit joyeusement madame Macrota.

……………………………………………………………………………………………….......

 

                                                                               Le 12 Janvier 2000

 

       Je suis mariée mais monsieur n’a pas assumé sa fonction ; « à la vie, à la mort » disait-il.

J’ai réfléchis. C’est le seul moyen, le seul.

Puisqu’il n’a pas été un bon mari, je suis obligé d’en trouver un qui me guidera, toujours présent. Un pacte diabolique qui m’aidera, qui me rendra plus forte.

Je n’ai plus rien à perdre.

…………………………………………………………………………

                                                                                                                                                                                                                                Le 15 Janvier

 

C’putain d’couloir est trop maigre !

M’font chier c’putains de dingues à deux fientes cinquante, quelle putain de vie !

Il s’arrête soudain et frappe à une porte capitonnée.

- Maria ! Maria ! C’l’infirmier !

- Maria ! C’l’heure des activités !

Kékè fiche celle-là ?!

Pourquoi ‘répond pas ?! ‘me gave ! Et mon beignet ! Putain de putain !!!

- Maria ! z’allez répondre ?! J’vais ouvrir v’te porte.

Où est-c’qu’elles sont ces putains de cléfeux ?! Chiotte, ‘sont où ?

Il plonge son immense main dans sa vieille poche maintes fois rapiécées par sa gentille maman qui lui demande souvent de cesser de déchirer ses pantalons parce qu’elle en a par-dessus la tête de gaspiller du fil blanc pour un malpropre pareil…

- Ta gueule maman… T’me gaves aussi… Ah, les cléfeux !

‘Vais la faire sortir c’te dingue, vais ‘complir mon boulot et ‘vais manger !

Il ouvre la porte et parcourt la pièce du regard en quête de…

- FICHTRE ! Kékè c’bordel ?! Fichtre-fichtre-fichtre !

 

La petite chambre de Maria ne ressemblait plus à une petite chambre, monsieur Désordre avait marqué son passage.

Un matelas trônait magistralement sur le sol, une table était renversée et un de ses pieds avait subi une amputation.

Monsieur Désordre passait souvent chez Marc et sa gentille maman s’en plaignait souvent, mais le sang, le sang qui habitait cette petite chambre grisâtre, le sang qui parsemait le sol en petites gouttelettes, le sang qui égayait le mur en un cercle entouré de symboles que Marc ne distinguait pas, ce sang, il n’en avait pas l’habitude,

Ce n’était pas son monde où dansaient les beignets, pas son monde,

 

Alors, j’tombe, j’

T

O

  M

     B

      E

J’tombe dans l’rouge, ç’fait peur…

 

Il trébuche sur quelque chose : une couverture roulée en boule, elle était pleine de sang, il réprime un frisson et la projette d’un coup de pied à l’autre bout de la pièce.

Kékè  j’dois faire, fichtre ! ‘Vais voir l’autre, faut aller l’voir quand c’est comme ça…

 

BANNNNGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGG !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

La porte claque violemment, il se retourne et avant même que son cerveau, délicieusement lent, englobe l’information, avant même que l’information ne tourne à droite, dans la ruelle cervicale beigneuresque, avant même que le pied ne s’abatte sur son crâne et ne le plonge dans un état végétatif, avant même tout ça, il voit… Il voit cette chose bondir sur lui, cette créature aux cheveux hirsutes, au visage livide taché de rouge et aux vêtements dégoulinants d’hémoglobine. Il voit… Il voit ce pied de table amputé, serré dans la main de cette créature, il voit ce pied métallique qui se lève rapidement, commandé par le bras droit de la chose, il ne verra rien d’autre…

 

 

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Et la chose allait…

Elle allait sans savoir où, se rappelant vaguement avoir traversé un sombre couloir après  avoir glissé sur un liquide poisseux…

Quel était ce liquide ?

Elle n’en savait rien…

Et la créature allait…

Guidée par elle ne savait quoi, sa robe blanche marbrée de sang séché flottait et lui donnait l’air de cette « pâle Ophélia », elle n’avait pas peur, personne ne pouvait la voir, elle errait sans errer… son esprit brumeux ne comprenait pas mais son cœur…

Son cœur Torturé douloureusement…

Son cœur Sali atrocement…

Son cœur Ecrasé…

Son cœur Broyé…

Lui… comprenait…

Et elle ne sentait rien… plus rien… pas même ces épines qui s’enfonçaient dans ses pieds nus et sales… pas même ce filet de vent qui l’attaquait violemment… pas même cette chose qui remuait près de son cœur Torturé, Sali, Ecrasé, Broyé… cette chose qui faisait de son cœur un désert de glace obscur… cette chose qui étouffait la chaleur du jadis… cette chose qui grimpait doucement et inéluctablement… qui grimpait pour solidifier le liquide rougeâtre et paralyser son flux… qui grimpait de ces doigts froids pour englober de son souffle cet organe poitrinaire et former un glacier si immense et si minuscule, un glacier stagnant sur une eau absente, un glacier qui ne pleure plus…

Et la créature s’arrête soudain…

Elle sent son petit cœur qui se frigorifie. Les battements s’accélèrent furieusement et entonnent une mélodie assourdissante qui lui arrache un cri perçant en se propulsant hors de sa gueule béante et noire en déchirant le Temps et l’arrêtant dans sa course effrénée qui déstabilise tant l’Humanité… Non… Temps ne courre plus, n’avance plus, il se fige, son mouvement se suspend brutalement tandis que Cri le transperce violemment, le blessant, l’offensant injurieusement…

- ARRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR – AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAR !!!!!!!!

Ses bras se lèvent brusquement et se tendent vers le ciel avec raideur, ses doigts s’agitent furieusement, sa tête s’abaisse lentement et ses cheveux noirs dissimulent son visage : immobile, elle….

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAR – ARRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR !!!!!!!

Ses bras se jettent le long de son corps, ses doigts continuent leur danse frénétique, sa tête se relève et se tourne vers le ciel sans nuage, ses yeux semblent se débattre pour sortir hors de leur habitat, sa bouche se tord et sa mâchoire se déforme puis…

Elle pleure. Elle pleure silencieusement.

La créature pleure. La chose pleure. Maria pleure…

Les larmes s’écoulent. Elles se répandent  doucement sur ses joues striées de rouge traçant un chemin que ne s’efface pas, un chemin tortueux et bourbeux pour de si fragiles larmes. Fragiles. Elles tremblotent en parcourant ce chemin. Elles n’ont pas le choix… Elles ne voulaient pas mais les yeux ont ordonné : elles s’exécutent.

Elles s’exécutent et brûlent Maria comme deux filets de feu qui s’installent paisiblement pour flamber intensément. Puis… elles disparaissent, les larmes disparaissent…

 

La pâle Maria s’immobilise soudain, son corps se décontractant doucement…

Et la pâle Maria tombe lentement sur le sol épineux. Elle ne bouge pas, elle a peur et tremblote… tremblote comme cette feuille qui, effrayée, ne veut quitter son arbre. Une feuille  luttant constamment contre ce vent qui la violente, luttant contre la chute, cette chute indésirable mais qui fatalement arrivera, une chute qui la déposera brutalement sur un sol dur où elle mourra écrasée dédaigneusement pour ensuite se morceler impitoyablement jusqu’à se désagréger complètement…

 

- Mais je ne suis pas cette feuille ! Je ne veux pas être cette feuille méprisée qui disparaît… parce que… je… ne veux pas disparaître…

 

Maria ferme les yeux et les rouvre aussitôt : elle ne peut soutenir ces souvenirs qui la déchirent… Ces souvenirs qui affluent violemment en lui piquetant l’âme comme d’insensibles lames suivant un mouvement imprécis, imprévisible pour la blesser sournoisement…

Alors… se souvenir ?

Non. Trop tôt pour ça…

                                          « Lève-toi et marche » *  -  « Marche ou crève » *

« Lève-toi et marche Maria ou tu crèveras ! Tu n’es pas cette feuille qui s’écrase et qu’on écrase ! »

Péniblement comme un insecte qui se débat, son corps tente d’obéir à son seigneur qui loge tout là-haut dans sa tour osseuse paré de son habit gluant mais… le vassal est trop faible…

- Allez lève-toi ! Murmure Maria.

Ses membres engourdis ne lui répondent pas…

- Allez lève-toi ! Implore Maria.

Ses membres font silence…

Péniblement, elle appuie ses deux mains  sur le sol et tente de se redresser…

 

…………………………………………………………………………………………………

 

 

Madame Macrota fixe un instant le dos du prêtre ; il s’éloigne doucement vers autre chose…

 

« Il a l’air si soucieux ! BRRRR !!! Il fait froid, je ferai bien de rentrer pour m’en envoyer une bonne ! ».

La vieille dame introduit sa grosse clef Vachette dans la serrure, la clef ne tourne pas…

« J’aurais oublié de la fermer ?! ». Elle fronce les sourcils et tourne la poignée de la porte qui s’ouvre lentement avec ce bruit si familier, ce « Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii » grinçant.

Elle fait un pas et s’arrête soudain, elle tend l’oreille, une voix lui parvient :

 

- … a été retrouvé mort, très tôt ce matin, la meurtrière était armée d’un pied de table avec lequel elle aurait fracassé le crâne de feu monsieur…

 

« Et ce fichu tube cathodique ! La porte et le tube ! Rhâ l’âge, l’âge ! ». La vieille femme rentre chez elle en refermant la porte, elle enlève ses chaussures orthopédiques…

 

- … appeler les autorités…

 

« J’arrive-j’arrive ! Bon sang ! »

 

- … la trentaine, brune, le teint pâle, c’est une personne dangereuse qui a déjà…

 

« Bouffe les watts maudite télé ! ». Parcourant le couloir, madame Macrota cesse tout mouvement, son cœur bat fort, elle resserre son châle qui borde ses épaules. Le froid qui fouettait l’extérieur semble saisir son vieux corps pas bien solide ; elle tend l’oreille : plus rien, aucun bruit, le son du téléviseur ne lui parvient plus.

Elle revient près de l’entrée, se baisse et s’empare d’une de ses chaussures ; elle se redresse en étouffant un cri de douleur : « Ce dos, quel bourreau ! ».

Elle avance silencieusement, ses pieds glissant sur le carrelage froid, son cœur cognant, ses yeux furetant nerveusement et sa mémoire cherchant…

« La porte… il est très possible que-»

Et la télé ? Souffle une petite voix.

« La télé ? »

Oui la télé, tu allumes ce truc rien que pour ton feuilleton, tu le sais bien !

« Mais j’ai pu l’allumer sans m’en rendre compte et oublier… »

Ok-Ok, si tu veux… alors tu l’as allumé et ton double  vient de l’éteindre, c’est ça ?

Un frisson secoue le corps tremblant de la vieille dame.

Il serait plus judicieux de retourner d’où tu viens mémé, la rue est beaucoup plus sûre pour toi.

 

Raisonnement tout à fait juste. Madame Macrota arrête son cheminement, pose une main sur le mur, moite celle-ci glisse… Elle regarde un moment sa main, celle qui ne brandit pas l’arme lamentable, celle mangée par l’arthrite, inexorable arthrite ! Celle qui tremble ébranlée par de terribles secousses sismiques…

« 52 sur l’échelle de Richter ma poule !... Rhâ, ça suffit ! ». La vieille dame respire fort, elle hésite : elle devrait sans doute faire demi-tour mais-

«Eh quoi ?! Je suis chez moi ! Alors si un importun s’y est introduit, je le chasserais à coups de chaussure orthopédique ! Tu vas goûter la godasse pauv’clou ! »

Ses pieds glissent sur le sol tandis qu’elle vient à bout du long couloir pour arriver au salon parée de son arme pointure 38.5.

Elle parcourt la pièce du regard, tout semblait en ordre : le téléviseur était éteint, le canapé rose toujours parsemé de ses coussins, les bibelots traînant sur l’immense living n’avaient pas bougés, les rideaux dansaient au gré du vent qui s’engouffrait par la fenêtre laissée ouverte…

Le téléviseur, le canapé et ses locataires, les bibelots, le living… tout dans cette pièce la regardait curieusement et semblait lui demander :

- Bah alors mamie, qu’est-ce qu’il se passe ? Tu es affreusement pâle ! Tes rares cheveux frémissent, tes lèvres tremblotent et tes vêtements paraissent flotter sur toi, alors mamie ?

Madame Macrota sourit en resserrant son châle. « Quel être stupide que l’humain ! »

Tout était en ordre.

Tout ? Ha-ha ! Oui, tout est en ordre, le téléviseur s’allume et s’éteint tout seul mis à part ce souci technique, tout est en ordre !

« Le téléviseur a toujours été éteint. »

Ah mais oui ! Maintenant, l’art de la persuasion : règle numéro 1 – convoquer dame Imagination au banc des accusés…règle numéro 2 – Appel au témoin...

« Tout est en ordre ! »

 

Tout… tout sauf ces gémissements en continus… cette ombre sur le mur… une ombre assise, gémissante qui se balance lentement-lentement-lentement…

 

 

Lentement Johnny s’éloigne. Qu’allait-il faire maintenant ?

« Et si je clopais ? C’est bon pour la santé paraît-il. Ouaip. »

Il sort un paquet « Malboro » de la poche de son jean. « FUMER TUE » annonçait fièrement l’emballage. « En même temps on y passe tous un jour… Sainte merde ! Plus qu’une clope… Pas envie d’aller en acheter chez l’autre vieille pie sermonneuse répétant qu’il est mal de fumer… pas besoin de ses remontrances prédisant une mort précoce et de tout son bla-bla »…

Il remet le paquet dans sa poche, hésite un instant et le retire en lui jetant un regard avant de l’écraser lui et son hôte d’un temps, malheureuse cigarette qui agonise sous cette pression d’une main qui l’écrabouille fortement. Johnny part d’un grand rire, incontrôlable comme à l’époque du lycée quand il regardait les chaussures bien cirées de son professeur d’anglais, tellement bien cirées qu’il pouvait y voir son reflet. Et quand sa concentration ne s’attardait pas sur la paire de miroirs noirs qui s’offraient à ses yeux, elle désertait lors des  questions pressantes du professeur.

- Could you – please - teach me the basics of simple past mister Lucke …

Tout bien considéré, ce n’était pas une question…

Johnny explorait son esprit, « le simpeuhle paste, c’est quoi c’te truc… c’est pas le truc des modaux, attends, c’est quoi les modaux… ».

Mr Chaz** le regardait avec un air moqueur, prêt à utiliser une de ses phrases cinglantes qu’il gardait dans la grande réserve de son cerveau siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii géniaaaaaaaaaaaaaaaaaaaalllllllllllllllllllllllllllllEUHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH.

- Mister Lucke-

- C’est mon nom.

- In english mister Lucke ! However… What can I expect from someone as stupid as you? Ha-ha.

- Oh ça va hein ! Vous savez très bien que j’y pige que dalle à votre putain de langue, je réponds toujours au pif, me faites pas chier sale emmerdeur. Ha-ha.

Puis, comme tous les lundi-jeudi-vendredi, les cours d’anglais se déroulaient de la même façon :

- Sortez !

Johnny se levait, attrapant sa chemise à rabat, son stylo, sa veste et jetait un regard aux chaussures du professeur auxquelles il adressait un clin d’œil prononcé :

- In english mister !

Et il sortait de la classe avec un fou rire, toujours ce besoin de rire, cette envie irrépressible qui desserre le cœur en lui insufflant un éclat qui le gonfle d’une étrange joie dû à : RIEN…

Il tente maintenant d’arrêter cet accès de « rien » ; les larmes coulant de ses yeux bleus, il jette le chiffon écrasé qui le regarde avec son œil vengeur de « FUMER TUE »…

- J’ai ma réplique, lui lance Johnny, « Pas bien ! ». Il éclate d’un rire joyeux puis continu sa route.

Et comme ce souvenir, les cours d’anglais s’étaient évaporés de son emploi du temps, plus de cours d’anglais, il préférait s’installer sur un banc, fumer et penser et fumer tout en pensant.

Il descend le trottoir désert qui borde les maisons toutes semblables pullulant l’allée comme d’énormes champignons rouges et gris sur un champ d’herbes gelées quand il s’arrête soudain. N’avait-il pas oublié qu-

 

…………………………………………………………………………………………………...

 

Lentement elle voit cette ombre qui s’allonge sur le mur blanc. L’ombre prend alors forme, madame Macrota sent son cœur battre très fort, sa voix frappe à la porte de ses lèvres qui s’entrouvrent, sèches. Mais sa voix continue à frapper, elle se heurte à la porte : aucun son, une impuissance des cordes vocales et une peur qui s’élève. Peur de cette robe d’un blanc sale,  zébrée de taches de sang brunâtres éparpillées sur sa surface, de cette tête brune qui ne se tourne pas, de cette chevelure qui s’envole au gré du vent, de cette silhouette immobile et raide…

 

Tout est-il encore en ordre ? Murmure la petite voix.

 

La chaussure orthopédique s’échappe des mains dansantes de la vieille dame. Elle la regarde tomber… une chute filante avec une étrange, atroce lenteur comme si elle était suspendue dans les airs. Et que cela semblait long, interminable : des heures-des heures ; peut-être des années avant qu’elle ne s’écrase sur le sol, son arme… gisant maintenant ridiculement sur le sol. Son arme…

 

Peut-être la ramasser ?

« J’aurais dû l’écouter, écouter ma fille.»

Sa fille, elle se souvient alors du jour où sa fille lui avait proposé de venir vivre avec elle et son imbécile de mari.

Comme dans un rêve, elle se souvient, des flashs cognants à toute allure… De sa fille. Mariée. Cérémonie. Herbe fraîche. Invités. Vie nouvelle. Eloignement. Visites parfois. Main tenant toujours un bouquet blanc. Amaryllis. Toujours. Sourire. Quand porte s’ouvrait : Joyeux “Maman!”. Illumine vieille dame. Et sa maladie à elle. Cœur fragile. Pompe dégénérée.  Crainte. Peur. Inquiétude. Fille revenue près d’elle. Proposition. Vivre à trois. Avec lui. Non. Alors fille partie. Porte fermée. Vieille dame seule.

De grosses larmes qu’elle ne sentait pas traversaient son visage si ridé au souvenir de-

 

…………………………………………………………………………………………………...

 

Maria se relève péniblement, avec toute la force de sa volonté, son corps courbaturé, fatigué. Une claire lucidité avait remplacé le flou et la confusion qui régnaient alors en maîtres dans son esprit et cela, depuis plusieurs jours qui paraissaient avoir duré une éternité tant la brume qui les caractérisait était épaisse et solide. Immobile un temps, ses genoux flanchent, elle s’étale complètement sur l’herbe dure.

«  Je l’ai fait une fois, je peux le refaire encore. »

Une autre tentative mais encore une fois ses genoux ne la soutiennent pas, elle retombe lourdement.

« Mais c’est mon corps ! Mon corps ! »

Elle éclate alors en sanglots devant cette impuissance. Des hoquets convulsifs la saisissent, ils se battent dans sa gorge, lui laissant parfois quelques répits pour respirer l’air frais. Elle se sentait si faible ! Ce corps qui la trahissait était le sien et il ne voulait pas lui obéir ! S’asseoir. Elle serait au moins capable de s’asseoir !

Tout en ravalant ses larmes, elle tente de se maîtriser et essuie ce rideau limpide qui lui brouille la vue, elle serre fort ses lèvres meurtries par le froid, cale ses fesses sur le sol et ramène lentement ses genoux tremblants à elle tout en les entourant de ses bras comme si cette étreinte était un moyen de les rassurer. Avec un sourire incertain, elle couche alors sa tête sur eux en chantonnant tout bas.

                                                                ‘’ Oh no, I see

                                                                Oh non, je vois

                                              A spider web, it’s tangled up whit me

                                        Une toile d’araignée, et je m’y suis emmêlée

                                                            And I lost my head

                                                            Et j’ai perdu ma tête

                                                                          […]

                                                            Oh no, what’s this?

                                                  Oh non, qu’est ce que c’est que ça ?

                                            A spider web, and I’m caught in the middle…

                                      Une toile d’araignée et je m’y suis pris au milieu. ’’ *

 

« My head ? Où est-elle donc passée ? Prise au piège ? ». Elle s’efforce de réprimer les sanglots qui la compressent en se bousculant si fort. Plus forte que ça. Plus forte ! Elle regarde le chiffon décoré qui l’habille et frissonne. Elle avait accomplit quelque chose d’horrible. Elle relâche ses bras qui tombent sur l’herbe, décidée, ignorant la douleur qui la parcourt, ignorant la faiblesse de ses genoux flageolants, elle se lève. Plantée là, Maria fait quelques pas, ses racines agrippant laborieusement le sol au fur et à mesure de son avancée sur cette basse colline.

« En bas. Elle sera là, pour moi. J’ai besoin d’elle. Je n’ai qu’elle. »

Au bas de la colline s’ouvrait la ville.

Elle apercevait la grande église, les maisons, les boutiques, les cafés, la grande laverie ; cette ville, elle l’apercevait, elle l’avait tant connu ! Catodille était si près, elle était si près ! Elle n’avait qu’une envie, la voir, la serrer dans ses bras, sentir un amour qui durerait toujours, besoin de ne pas être jugé, besoin de se réfugier, besoin de stabilité…

« Comment vais-je descendre jusque-là ? Je suis si faible. ».

Mais la perspective de recevoir CE réconfort et elle le voulait tellement ! ôte tout doute quant à la possibilité ou… non de pouvoir ou… non…

Elle dévale de toutes ses forces la colline, pensant à autre chose qu’à ce corps qui la torturait, pensant à cette joie qu’elle aurait en la voyant.

Elle se retrouve en bas sans même s’en rendre compte. 

 

......................................

 

Arf... c'est long...

 

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T'as un sacré style...Oo...

J'ai tout lu...malgré certains passages assez durs à lire du fait de l'écriture saccadée et quelques difficultés pour parfois savoir si c'est un personnage qui parle, ou si il se parle à lui-ême...à part ça, ton texte est porteur d'une émotion, d'une ambiance intense, j'ai vraiment aimé...

Si il y a une suite, mets la s'il te plaaait...[se met à genoux et fait les yeux doux]...(j'ai plein de suppositions, et rien d'ettayé, c'est duuur)

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Tout comme Miss Uchiwa, c'est la première fois que je vois un style pareil, aussi porteur d'émotion.

On a du mal a en décoller, et on en redemande quand c'est fini !

Je n'aurai pas de critique à faire puisque j'ai aimé ! Et je n'ai pas relevé de fautes, j'étais trop absorbée...

:D

 

*se met aux côtés de Miss Uchiwa et supplie d'avoir rapidement une suite*

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ben je me joint au groupe des demandeurs de suite ^^

j'ai vraiment adoré !!! tu as un style certain et bien défini ( même si je vois quelques notes de stephen king dedans et c'est pas pour me déplaire ^^)

vraiment très prenant et chargé en émotion, je n'ai pas eu de mal à me mettre dans la peau de chacun des protagonistes tant tes descriptions de leur états mentaux sont bien fait.

 

si tu as d'autres histoires comme ça, c'est avec plaisir que je les lirais ^^

 

question : tu as envie d'évoluer dans ce domaine ? tu as déjà pensé à être publié ?

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bien alors comment résumer mes pensées après avoir lu ton texte? ça donne un truc du style "waouh!".

là je dois dire que je suis restée plantée bêtement devant mon pc quand je suis arrivée à la fin. c'est super bien écrit et... enfin voilà que dire de plus?

 

tu vas mettre la suite?

 

PS: ah oui, je me demandais, pourquoi tu as mis des * à la fin de 2 ou 3 phrases?

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.................................................................................................................................................................

...............................................................................................................................................................

voilà ça se passe de commentaire^^

style très particulier qui étonne un peu au début et c'est parfois un peu difficile à comprendre mais c'est vraiment bien

 

la suite!!!

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> SabakunoGaara :

Bordel! *___* C'est un beau cadeau que tu me fiches là! Des ............................................................................ *___*

 

> Hinatachan :

J'ai oublié... Les (*) indiquent des références : la première, c'était "Lève toi et marche" un titre de roman écrit par Hervé Bazin. La seconde : "Marche ou crève", un intitulé de roman également, Stephen King ^___^ . Enfin la troisième * correspond à un extrait de chanson "Trouble" de Coldplay (j'écoutais ce morceau quand j'écrivais cette partie-ci)

 

J'pensais pas que vous alliez gober ça d'une traite, c'était long quand même >___>. Est-ce que je dois vous remercier? Non.

J'plaisante hein....

D'abord, je vous remercie d'avoir lu entièrement, ensuite, je vous remercie pour vos commentaires, croyez-bien que j'en rougissais de plaisir (si-si, c'est vrai ^^)....

Merci.

 

La suite?

Pour le moment : que dalle ^^" et... j'ai l'incroyable chance d'être flemmarde  9_9

En fait... ce "quelque chose" c'est une sorte de remède, j'y reviens quand je n'ai strictement rien d'autre ni à écrire ni à faire.... Le développer ensuite? Ui, sans doute. J'l'aime bien ce "quelque chose" ^___^ aussi, une suite est à prévoir mais pour le moment, je suis sur autre chose (une pièce de théâtre ^^" j'sais que certains n'aiment pas ça mais moi, j'adore *___*).

En tout cas, MERCI pour vos commentaires -j'attendais des critiques hein... mais je ne vais pas rechigner hein....^^-

 

> Lucifer :

Evoluer dans ce domaine?

Celui de l'écriture....

Je pense que ui. Je ne vais pas me voiler la face, je sais que je n'écris pas mal, si je voulais des critiques, c'était surtout pour trouver les failles par un point de vue neutre, quand on a connaissance de nos failles, on tente alors de "cimenter" ça.

Penser à être publiée?

A vrai dire, je ne sais pas. Maintenant, je ne pense pas, j'ai beaucoup de choses à apprendre du moins je pense. Plus tard, sans doute. Ouaip, c'est fort possible mais je ne sais pas du tout comment ça se passe...

 

V'là... j'ai encore clapoté un peu trop >___>"

 

Merci encore.

 

Edit J'avais écrit "Colplay" >>

 

 

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  • 2 weeks later...

En fait...

C'est la première fois que le plan d'une histoire se dessine à travers les tentacules de mon organe cérébral...

La partie précédente a été faite sur "le vif" sans aucun plan prédéfinit mais... Là... l'histoire se précise et je connais même la fin... *___*

Vraiment... je suis surprise... C'est la première fois que ça m'arrive... (j'sais pas si vous voyez ce que je veux dire... -__-)

 

Bref...

Voici une petite suite...Si je devais la caractériser, je dirais qu'elle est "douce" parce que fatalement dans mes histoires... y'a du "dégueu" donc mettons que la sauce douce prépare celle acide ;___;

Si des critiques pleuvaient, je serais totalement ouverte hein

........................................................................ (Oui... les points ^___^)

 

10 Janvier 2000

 

      Ô Maman…

Comme je t’aime maman… Ô Maman… pardonne moi… Et comme je t’aime Maman !

Sais-tu même où je suis ? M’as-tu oublié ? On dit que le cœur d’une mère bat toujours pour sa progéniture… quelque action que celle-ci produit… Mais je ne suis PAS ta progéniture… Maman comme je t’aime ! Maman, pardonne moi !

Du regret ?

Du regret pour ce que je vais accomplir ? Non.

Mais Maman, Ô Maman comme je voudrais te serrer dans mes bras, sentir ton cœur fatigué battre tout contre moi ! Parce que mon cœur à moi… ne bat plus… alors sentir un cœur vivant, c’est ce que je voudrais, ton cœur à toi…

Pourquoi me laisses tu seule ? Pourquoi n’es-tu pas venue me voir ? Pourquoi es-tu absente alors que j’ai tant besoin de toi, tant besoin de ton amour ? Pourquoi ?? Maman… Maman… est-ce que l’amour s’efface ?

J’aurais tant voulu te donner un peu de ma douleur ! Tant voulu que tu partages ma souffrance ! Parce que… ça fait mal, là, dans mon être. Et je sens que je ne dois pas le faire et pourtant… pourtant je sens que je dois le faire.

Pardonne-moi Maman, je t’aime.

…………………………………………………………………………………………………………….....

 

                                                                                        15 Janvier 2000

 

      Sans même s’en être rendue compte, elle avait dévalé la colline, d’une seule traite…

A bout de souffle, elle happe l’air que sa bouche s’empresse de saisir avec gourmandise. Elle prend alors conscience de l’effort qu’elle a fourni et s’écroule de tout son long sur la terre fleurie de pierres qui lui écorchent vivement le visage. Elle retient à grand peine une plainte et se relève avec efforts, ses jambes la soutenant malgré les secousses qui les agitent. Elle jette un regard derrière elle.

Il se heurte à la colline, à toute cette petite hauteur qui s’élevait face à elle et qu’elle avait traversé comme à travers un nuage de brume qui l’aurait porté jusqu’au bas de cette fameuse colline.

Comment donc-

Mais est-ce si important ?

Non.

Peu importe.

Le plus important se situe au devant… juste en face, face à ses yeux qui semblent dévorer les trois portes qui s’ouvrent à elle comme des bouches croqueuses de vies, croqueuses d’une vie… 

Face à elle, se dressait une bouche menaçante assise sur un visage de boutiques placées les unes sur les autres comme si elles étaient écrasées par cette haute église qui les surplombait, l’avenue Stephen King. Et que cette bouche là lui semblait hideuse ! Ouvrant une gueule peuplée de longues dents crochues surmontées de leur Seigneur, tout là-haut…

A droite, une bouche fanée dont les pétales s’éparpillaient de part et d’autre de ses lèvres vieillies, là l’école qu’elle avait fréquentée, la mairie, le commissariat, la boulangerie, les épiceries tout ce qu’elle avait connu trempait dans ce vase, des fleurs fanées sur la rue des Fleurs Séchées…

Mais… à droite, c’était à droite, la rue de la Coulée… celle qu’elle avait tant parcourue ! Cette bouche là s’étirait en un large sourire, si doux, si tendre sourire qui ouvrait ses lèvres pour l’embrasser. Son regard coule sur les pavillons qui hantent la rue déserte et s’arrête sur le  square à quelques mètres de là. Posant un pied devant l’autre comme un enfant qui apprend à marcher, elle se dirige d’une démarche incertaine vers lui… Elle pousse la petite porte jaune et son regard, comme sa mémoire, glissent…

 

- Ci-gît mon enfance, murmure t-elle.

Sa vue se brouille…

…………………………………………………………………………………………………...

 

Un rire résonne dans sa mémoire, un rire, le sien :

- Ha-ha ! Dis madame, j’peux faire de la balançoire ?

Elle se souvient de cette petite fille, celle qu’elle a été, de ces collants de laine qu’elle portait, de sa petite jupe rouge et de sa veste de jean… Oh ! Et de ses petites couettes brunes qui sautillaient lorsqu’elle courait. Elle tirait sur les vêtements de celle qui l’avait « choisi »… elle n’osait pas s’avancer jusque la balançoire vide au milieu de tous ces enfants qui lui étaient étrangers ; oh, il y avait bien le tourniquet près d’elle, les petits chevaux de bois mais… elle voulait la balançoire !

- Dis-dis-dis madame, j’peux ?

…………………………………………………………………………………………………...

 

- « Madame », je l’appelais « Madame »…

…………………………………………………………………………………………………...

 

- Alors ? Alors ? J’peux ?

La « Madame » s’était alors agenouillée devant elle, lui avait boutonné le col de sa veste et la regarda longuement avant de lui répondre.

- Maria… Tu sais, j’habite à deux maisons d’ici, regarde, celle-ci avec l’arrosoir en métal sur la fenêtre, au 5, fit-elle en lui désignant une des nombreuses maisons qui s’alignaient sur la rue.

Maria ne comprenait pas, elle voulait juste faire un tour de balançoire, cette « Madame » était bizarre nan ?

- Maria, reprit-elle, tu pourras venir quand tu voudras dans ce parc. Ce que je veux dire, c’est que cette maison, maintenant, c’est aussi la tienne. Je pense que c’est assez compliqué pour toi, je pense que tout ce que tu veux, c’est aller t’asseoir sur cette grosse balançoire qui fait mal aux fesses, mais il est très important que tu comprennes que c’est TA maison, NOTRE maison.

La petite Maria se tourna vers cette maison rouge et grise… doucement, cette idée entrait dans son petit cœur.

- Maison…

Alors, elle aurait une maison, une maison rien qu’à elle ! Elle pourrait dire « chez moi » quand elle irait à l’école ! « Chez moi… », ça sonnait bien ! C’était comme un manteau de fourrure, supposait-elle, un truc chaud qui l’envelopperait quand elle aurait froid, ou encore… encore comme un cœur géant qui battrait rien que pour elle ! Elle pourrait regarder la télé, elle pourrait aller aux toilettes, elle pourrait ouvrir les placards et tout ça, tout ça en se disant que c’était sa télé, ses toilettes, ses placards, que personne ne viendrait la gronder parce qu’elle n’arrivait pas à dormir le soir à cause de ses cauchemars, personne ne viendrait la traiter de « pleureuse » qui demande sa « Môman »…

Elle s’était alors précipitée hors du parc, la « madame » sur ses talons lui lançant :

- Et la balançoire ?!

Filant jusque la maison du 5, elle s’arrêta brusquement considérant d’un regard ce qui allait être sa maison. D’un pas hésitant, elle parcouru l’allée, marchant lentement…

- C’est TA maison…

Elle toucha SA maison. Sa petite main tremblante caressa la matière froide quand la « Madame » l’interrompit dans son mouvement.

- Et… tu sais…

Maria avait perçu une sorte de tremblement dans sa voix.

- Euh… tu sais… tu peux aussi… je veux dire… si tu veux… eh bien… tu peux m’appeler « Maman »…

La petite fille tourna sa tête vers la « Madame-Maman » et la regarda avec de gros yeux puis tristement…

- Ma maman et ben elle est partie… Les enfants, à l’orphelinat, ils disent que j’ai été une mauvaise fille alors ma maman, elle est partie et elle m’a laissé toute seule dans la poubelle…

 

…………………………………………………………………………………………………...

 

-… dans la poubelle, chuchote t-elle.

Elle n’est plus dans le square, elle a marché avec son souvenir… Maria se tient devant sa maison, ses yeux balaient d’un regard cette maison qu’elle connaissait tant, sa main se dépose sur le corps rocailleux qui se dressait face à elle, ses doigts parcourent cette surface dure et glacée pour ensuite saisir la poignée de la grande porte de bois. Elle suspend son geste pendant quelques secondes.

- Elle oublie… oublie souvent de fermer… fermer la porte. Un sourire lointain se dessine sur ses lèvres. Sa paume rencontre la poignée, ses doigts l’enserrent et d’un geste plein d’une assurance feinte, sa main tourne l’objet qu’elle possède un instant…

La porte s’ouvre ; lentement, avec un doux grincement qui l’invite à entrer…

 

 

 

 

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roooooh j'adore...

Ton style, cette façon d'écrire, on entre totalement dans l'histoire et on a l'impression de vivre avec ton personnage !

Encore, encore, encoooore !

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eeeeeeeennnnnnnnccccccccoooooooorrrrrrreeeeeeee !!!!!!!^^

ça y est je suis accro, tu as fait de moi une esclave de ton histoire ^^

tout se dessine petit à petit on dirait bien, ça va donner quelque chose de grand j'en suis sure ^^

moi aussi j'ai beaucoup apprécié le petit clin d'oeil stephen king ^^

 

...oui...moi j'aime les ^^

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Euh...

Merci  :-[

Merci pour vos commentaires, ça fait vraiment plaisir, 'savez quand un sourire se dessine sur les lèvres et qu'il fait face béatement à l'écran face aux yeux : )

 

J'ai commencé la partie suivante où se passera comme l'a pressentie "Miss Uchiwa" quelque chose... d'horrible? J'sais pas ^^

 

Pour répondre à ta question : La fin... bah finalement, en y réfléchissant : je l'ai déjà posté...

Ui... si tu as remarqué : les dates sont mélangées, c'est à dessein, le tout premier passage datant du 24 Janvier : c'est la fin. Mais juste le 24 Janvier pas le reste. Un passage amnésique après que ******************************************************** : )

 

Lucifer => C'est vrai qu'ils sont pas mal les "^^" y'a aussi les *___* ou encore les ^____^ et bien évidemment les -___-.....

Mais surtout les points .......................... ; )

 

Merci encore.

 

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  • 2 weeks later...

 

 

Euh...

Souvenez-vous de la vieille Macrota qui rentrait tranquillou chez elle, elle avait entendu la télé puis... rien et cette ombre sur le mur....

Et Maria... était sur le point de rentrer chez elle après être descendu de la colline...

..............................................................................................

 

La porte s’ouvre ; lentement, avec un doux grincement qui l’invite à entrer…

Elle franchit l’entrée, se retrouve dans le couloir et tend ses deux bras pour toucher les murs qui l’encadrent.

Ses mains glissent…

Ses yeux se ferment…

Son corps s’écroule…

Son esprit s’évade…

…………………………………………………………………………………………………...

 

- Où…

Son regard se lève sur les murs immenses qui s’allongent jusqu’au plafond, ils semblent hauts ! Si hauts ! Et paraissent vouloir l’écraser tout en l’observant étrangement…

- Pou-pourquoi sont-ils si hauts…

Ses yeux ploient sous cet écrasement féroce, comme intimidés, ils rencontrent un sol blanc. Elle comprend alors qu’elle s’est évanouie. Elle sait qu’il lui est impossible de se tenir debout alors-

Elle rampe. Comme un insecte, elle rampe, s’appuyant sur ses coudes, ses membres gémissant sous cette torture d’efforts.

Elle parcourt ainsi la distance qui la sépare du salon, suffoquant, essuyant parfois son visage poisseux d’une sueur mêlée à des larmes de fatigue et de volonté.

- En-ffffffin… Non ! Non ! Mais non !

Alors que le canapé se trouve à moins d’un mètre d’elle, juste là, près, très près ; un ennemi fait opposition : le tapis !

Jusqu’ici, son avancée était facilitée par le carrelage qui lui assurait un « glissement » lui épargnant bien des efforts mais voilà qu’armé d’une peau râpeuse, fortifiant des ponts sous son corps, un tapis ralentissait sa progression !

- Un tapis ! Un tapis ! Elle essuie son front d’une main tremblante et est soudainement prise d’un rire nerveux. Un tapis ! J’ai lutté contre mon propre corps, je suis arrivée jusqu’ici ; un tapis ne m’empêchera pas de… BORDEL DE PUTAIN DE DIEU UN TAPIS !!

Elle respire fort se forçant à se calmer et pose sa joue brûlante contre le sol froid en comptant lentement :

- 1 souvenir brumeux - 2 souvenirs heureux - 3 tristesses joyeuses - 4 tristesses peureuses - 5 lampadaires dans mon cœur - 6 lampadaires qui se meurt - 7 chaises hurlantes - 8 chaises filantes - 9 rayons solides - 10 rayons liquides. Maman déteste les blasphèmes…

Elle sourit et tourne sa tête vers le canapé qui semble l’attendre paisiblement.

- Et voilà que je me traîne par terre comme une vulgaire limace visqueuse… Un être humain ne se tient-il pas debout ?

Elle se lève, titubant, ses jambes criant sous elle. D’un suprême effort elle pousse sur ses pieds et se jette sur le canapé – Ô siège sacré – qui l’accueille d’une indifférente mollesse. Sa poitrine sursaute rapidement sous sa respiration hachée. Elle se remet doucement, sentant son corps se décontracter avec reconnaissance et s’enfoncer dans le cuir mou.

Elle ne bouge pas. Ses paupières s’abattent sur sa vue…

…………………………………………………………………………………………………...

Des portes – Deux portes – Les ouvrir – Non – « Si je les ouvre… » -  Les ouvrir – Les portes lui souriaient – Tentatrices – L’invitaient – Les ouvrir – Non – « … quelque chose de mauvais » – De la vermine – « Tant pis, semblaient lui répondre celles-ci, si tu ne viens pas, nous viendrons » - Des portes – Deux portes – Immobiles – Elles restent là – La fixant – Encore – Encore - Enc’quand  – La porte de gauche fond – Coule – Dégouline – Se dissout – Un fleuve rouge l’asperge – La soulevant – Inondant sa bouche – Goût d’acier – Noyant ses poumons – Oxygène sanguin – Elle se débat mais – La porte de droite s’ouvre – Fracas abominable – Milliers de vers grouillant – S’agitent – Se précipitent vers elle - Masse compacte qui se secoue – Bruyamment – Des vers - Flottant dans ce bain vermeil – S’approchant d’elle - Ils la recouvrent – Entièrement – Lèchant le sang qui la pare – Se nichant entre ses paupières pour aspirer ses yeux – Se logeant dans ses cavernes nasales – L’empêchant de respirer -  Se fourrant dans sa bouche – Se tortillant – Gigotant –

…………………………………………………………………………………………………...

Ses paupières se relèvent avec brutalité…

Elle lutte avec fureur, ses doigts fouillent sa bouche pour la vider d’une substance invisible. Elle s’arrête soudain, touchant progressivement la réalité.

Un caucherêve…

Un frisson la parcourt, elle a froid.

Derrière elle, le fin rideau qui habille la fenêtre ouverte danse dans un rythme irrégulier laissant filtrer les vagues froides du vent.

Maria promène son regard autour d’elle, ses yeux dévorent chaque parcelle de la pièce, avalant, engloutissant goulûment ces détails si familiers. Sa vue se porte sur le téléviseur ; inexpressif, habité par une vue grisâtre, son unique œil de verre est vide.

- Et si je le rendais moins triste…

Elle se met debout, son corps engourdit craque dans ses mouvements, elle tend son bras et presse de son doigt le bouton ; alors l’œil s’anime et s’égaie, des couleurs vives inondent l’écran et chassent la monotonie du rien.

Elle se fige devant l’image que lui renvoie le téléviseur devenu miroir, sa photo lui saute au visage remplacé subitement par celui d’un homme à la mine sévère, serré dans son costume sombre, les sons qui s’échappent de sa bouche frappent avec violence Maria ; la pièce tourne-tourne-tourne… L’immonde bouche prononce son nom avec dégoût…

- Maria Amasangre…

Tourne-tourne-tourne...

C’est à peine si elle saisit le reste des mots qui se perdent confusément dans son esprit.

Tourne-tourne-tourne…

Elle n’entend pas même le grincement de la porte.

Tourne-tourne-tourne…

Elle voulait… juste… juste être dans cette maison… juste être… être bien…

- … a été retrouvé mort…

« A cause de moi. »

- … la meurtrière…

« C’est moi. »

- … c’est une personne dangereuse qui a déjà…

« Non-non-non-non !!!! »

Elle ne veut plus entendre cette voix creuse qui la percute méchamment en lui greffant des reproches qui la brûlent. Qu’elle disparaisse ! Qu’elle cesse !

Mais la voix tonne dans un grondement qui la remplie d’effroi, les accusations résonnent fortement, emplissent la pièce en déposant sur leur passage une odeur de pourriture qui prend forme avec ce mot qui tournoie devant ses yeux :

 

                                      M E U T R I E R E

 

Les lettres grossissent démesurément, elles se détachent pour l’entourer et-

Tournent-tournent-tournent…

 

                                                        M

                                                E              E     

                                              R                  U

                                              E                    R

                                                I                T

                                                        R

 

« Non ! »

Elle contourne le canapé et arrache la prise qu’elle jette ensuite.

Maria se laisse glisser sur le sol, la tête entre les mains ; elle regarde fixement le carrelage blanc, immaculé, propre, lisse sans… taches… son corps oscille avec une régularité qui, de temps à autre, fait apparaître son ombre sur le mur, elle s’étale en se prolongeant pour fuir aussitôt.

Elle est comme déconnectée de la réalité, ses yeux ternes et vitreux n’expriment rien et elle continue son balancement qui la berce, laissant parfois s’échapper de faibles gémissements.

De légers frottements lui parviennent.

 

 

 

Elle se lève, un instant immobile… puis… se tourne comme un automate et marche, ses bras se tendent mécaniquement cherchant à attraper cette vieille femme qui se tient devant elle.

- Ma-man, articule t-elle.

…………………………………………………………………………………………………...

Evelyne Macrota recule vivement devant l’horreur, la chose affreuse qui s’offre à ses yeux, ce pantin au visage taché de sang qui lui ouvre ridiculement les bras…

                Comment disait-il cet abuti ?  « Ô temps suspend ton vol » ?

- Mon Dieu… Mon Dieu… Mon Dieu, balbutie t-elle.

Elle se cogne contre un meuble et ne bouge plus, glacée d’une peur invisible qui se fond en elle. La chose s’avance toujours, sa bouche remue et prononce probablement la sentence…

…………………………………………………………………………………………………...

- Ma-man, ma-man, ma-man…

…………………………………………………………………………………………………...

- …-man, dit la chose qui se rapproche d’Evelyne.

Celle-ci regarde fixement la créature… inhumaine, un monstre qui l’égorgera au moindre cri, elle en est certaine ! Elle sent déjà ces horribles mains se resserrer autour de son cou en pressant fort, l’air lui manquerait alors et-

Les yeux, les yeux de la chose… ils paraissent tristes, des yeux bleus noyés par des larmes qui ne coulent pas.

…………………………………………………………………………………………………...

- Ma-man… je t’en prie, c’est moi… Maria… Ma-mannnnnnnnn s’il te plaît, serre moi dans tes bras, ma-mannnnnnnnnnnn.

Maria sent son être se déchirer, une grande peine l’envahit en déposant une couche de souffrance qui enfle douloureusement, elle est comme tailladée de l’intérieur par des lames qui prennent plaisir à s’enfoncer dans sa chair en la blessant sans même la faire saigner.

Elle voulait juste se blottir dans les bras de sa mère, sentir une vague d’amour rassurante.

Pas d’amour… dans les yeux de sa mère, pas d’amour… Ils brillent de crainte, de dégoût, de répulsion mais… pas d’amour…

 

 

 

 

 

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raah !

c'est trop triste ,

qu'est-ce qu'il va se passer ?

est-ce qu'elle va tuer sa mêre parceque celle çi ne l'aime plus ?

Est-ce que sa mère va faire semblant pour survivre, et se faire tuer au moindre fait sonnant faut...peu-être que le prètre va jouer un rôle pacificateur...peut-être que...

raah, y'a trop de peut-être !

 

bon, vais devoir attendre...mais snif quand même...(je sens qu'il va falloir prévoir la boite de mouchoir pour la suite)

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