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Curare


Who sensei
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Voilou, je me lance, je suis en train d'écrire un nouveau scénario pour un film que je veux réaliser avec des potes. Ca sera mon deuxième long métrage, aussi j'aimerai avoir quelques avis. Je précise que ce texte n'est pas destiné à un roman, mais bien à la réalisation d'un film aussi ne cherchez pas de grandes tirades littéraires car là n'est pas le but.

 

Je commence par l'acte 2 car le premier est encore en reconstruction. J'ajouterai donc le premier acte dès qu'il sera fini, si je ne me prends pas trop de tomates ^^

 

Le pitch est assez simple, une enquête policière menée grandement par deux ripoux un peu trop déjantés.

 

edit : j'ai ajouté l'acte 1 un peu plus bas.

 

Acte 2

 

Deux jours plus tard,  Pallucci se trouve sur le pont de bois au centre du Jardin Lecoq. Il porte ses lunettes de soleil et une chemise blanche. Sa boucle de ceinture marquée de son nom brille de tout son éclat. A son habitude il s’émerveille des beautés féminines qui l’entourent. Il s’appuie sur la balustrade d’un air pensif et plonge ses yeux dans l’eau observant les ébats des canards. Nalky passe alors le portail du jardin et remonte petit à petit l’allée centrale. Au niveau de la porte de l’ancienne bâtisse de Pascal, il lève le bras et hèle son coéquipier :

 

N. - Alors encore en train de rêvasser ?

P. - Hein !

N. - Tu vas te faire gronder mon grand ! Mais qu’est ce que tu as encore foutu ce matin ?

P. – Je t’ai manqué c’est ça. T’as fait quoi ? Un tour de ville une visite au bistrot du stade pour vérifier que le pompe à bière répondait bien au normes européennes et après ?

N. – Presque ! Karlav s’est pointé à 8H et elle nous a tous convoqués en réunion extraordinaire. Elle a bien du attendre 1 H avant de commencer. Et je ne raconte pas ce qu’on a ramassé ! Maintenant, elle t’attend, et de pied ferme !

P. – un rendez vous !! Mais c’est du bonheur. A quelle heure dis moi tout ?

 

Il éructe de joie danse sur place  en saisissant les mains de son ami.

 

N- mais tout de suite ! Mon mot d’ordre était de te trouver et te ramener, je te passerai l’expression ça valait le détour !

P. – J’ai toujours su reconnaître les femmes sûres d’elles mêmes. Une tigresse elle n’attends pas elle chasse, je t’avais dit que cette femme tenait du félin.

Nalky pouffe de rire et entraîne Pallucci vers l’extérieur du jardin.

N. – et moi je t’ai déjà dit que tu étais complètement fêlé.

 

Ils sortent du parc.

 

Le commissaire Karlav est assise à son bureau, elle tape nerveusement le combiné de son téléphone en consultant un dossier sur son bureau.

La main de Pallucci vient frapper à la porte, ce dernier entre avant d’attendre la moindre réponse.

Karlav bondit de sa chaise !

 

K. : Pallucci ! Sortez ! (En hurlant)

P. : Léonicia voyons mais je réponds...

 

Karlav l’interrompt.

 

K – Je ne sais pas ce qui vous permet ces manières de primates ! Vous êtes le rebus de ce métier ! Apprenez que l’on frappe avant d’entrer !

P.- Mais Léonicia j’ai…

 

Karlav l’interrompt de nouveau.

 

K. – Taisez vous, sortez et attendez que je vous fasse appeler ! Tout de suite !

Elle ne retient plus le son de sa voix, elle est rouge de colère.

P. – mais quel caractère je suis subjuguée, quelle autorité, quel  charme….

K. DEHORS !!!!

 

Le lieutenant de police s’exécute lentement.

 

P. – je pourrai vous attendre des siècles.

 

Karlav claque la porte.

 

Pallucci va s’asseoir sur une des chaises qui ornent le couloir. Nalky le rejoint et pose nonchalamment ses fesses entre deux sièges. Ils entament une discussion à voie basse.

 

Karlav est retournée s’asseoir, elle décroche son téléphone.

 

Une femme : - Préfecture du Puy de Dôme, bonjour.

K. – oui bonjour Commissaire Karlav à Pélissier, passez moi le Préfet.

La standardiste. – c’est à quel sujet ?

K. -  Venant juste d’être nommée à Clermont-Ferrand je tiendrais à lui poser quelques questions sur l’historique de gestion des activités policières au sein de la ville.

La standardiste. – Je peux vous faire parvenir des documents si vous le désirez.

K. –  Cela est fort aimable mais il s’agit juste d’une question assez simple en fait, et j’aurais beaucoup apprécier pouvoir compter sur son conseil.

La standardiste. – Vous savez il n’est pas très facile de réussir à le joindre. D’ailleurs il me semble qu’il est en réunion.

K. – Vous pourriez peut être essayer de vous renseigner ou bien de…

 

La standardiste la coupe.

 

La standardiste. – écoutez je vais voir ce que je peux faire, je vous laisse patienter un instant.

 

Elle déclenche la musique d’attente. La standardiste se retourne alors sur son fauteuil et attrape une tasse de café en se tournant vers sa collègue.

 

La standardiste. – Non mais qu’elle pétasse tu verrais le ton qu’elle prend je te jure…

 

Pendant ce temps, Nalky est plongé dans la rubrique sport de son journal tandis que Pallucci fait les cents pas. On entend un cri de colère qui émane du bureau de Karlav.

 

N. – Oula, je n’aimerai pas être à ta place. Je pense que t’as tapé dans la bonne période du mois. Mais qu’est ce que t’as foutu pour la mettre en rogne comme ça ?

P. – Tu te rappelles la petite du 1900 ?

N. – Qui ça ?

P. – Laisse tomber bon en fait elle avait trop travaillé hier soir alors je me suis fait un devoir de la ramener et tu vois chez elle je sais pas ce qu’il s’est passé, j’ai chercher une heure puis deux on a pas trouvé mes clefs alors j’ai pas pu rentrer. Mignonne comme elle est, elle m’a gentiment offert de m’héberger…

N. – Ouaips.

 

Karlav tord nerveusement le cordon de son téléphone. Elle est toujours en attente.

 

La standardiste. – allo ?

K. - Oui !

La standardiste. – je vais vous mettre en relation bonne journée.

 

Le téléphone bip deux fois

 

Préfet Särkio. – Oui bonjour je suis pressé alors faites vite ! D’un ton très sec.

K. – Bonjour monsieur le Préfet je voudrais vous entretenir à propos de deux de mes lieutenants qui commencent à me poser problème.

Préfet  – Qu’est ce que vous me racontez là ?

K. – Il s’agit des lieutenants Pallucci et Nalky. Retardataires avérés, ils ont une tendance pour la boisson, se permettent des réflexions fortes déplacées et je ne vous parle pas de leurs comportements. Vous ne …

Préfet  – je vous arrête. Vous êtes seule ?

K. – Oui.

Préfet – Très bien alors écoutez moi bien commissaire Karloff !

K. Karlav Monsieur le Préfet.

Préfet – Peu m’importe ! Vous êtes à Clermont-ferrand depuis peu de temps il me semble. Même votre parcours est assez court étant donné la longueur de votre formation, il me semble.

K. – Oui monsieur.

 

Karlav écrase un crayon à papier dans sa main droite et se jure au fond d’elle-même que quelqu’un paiera pour cette déconvenue.

 

Préfet – Ne m’interrompez pas ! Bref il va vous falloir vous rendre compte de certaines réalités. Pallucci et Nalky ont sûrement des comportements un peu légers mais quand vous connaîtrez mieux l’ensemble de leurs collègues, vous verrez bien d’autres défauts. De plus le faible nombre de vocations que suscitent votre profession nous oblige à conserver au maximum l’ensemble de nos effectifs de peur de ne pas pouvoir les remplacer.

K. – certes mais.

Préfet – Taisez-vous ! En ce qui concerne les lieutenants Pallucci et Nalky., ils comptent parmi nos meilleurs hommes de terrain.

K. – Excusez moi Monsieur le préfet mais je tiens dans la main le rapport du Docteur Tryphon quand à leur état de santé et…

Préfet – Ne vous ais je pas déjà demander de ne point me couper la parole Commissaire Korluff ! Ces deux hommes connaissent mieux la ville et ses bas-fonds que les rats d’égouts. Ils ont des aptitudes et des connaissances que vous ne sauriez estimer alors je vous souhaite de réviser votre jugement !

 

Il raccroche.

 

Pallucci regarde par la fenêtre les yeux dans le vide. Nalky réapparaît au fond du couloir un biscuit à la bouche un autre dans la main. Il se rapproche de la chaise où il était assis reprend son journal et s’assoit.

On entend un cri, il tombe son journal avant de se tourner vers son compère en riant.

 

N. – Ca va chier. (il éclate de rire)

 

Pallucci qui s’était retourné repart à sa fenêtre quand la porte du bureau s’ouvre. Karlav paraît elle à l’air furieuse.

 

K. - Pallucci, Nalky, dans mon bureau.

 

Pallucci se retourne en souriant.

 

P. - je n’attendais que ça.

K. – Vous aimez la circulation ?

 

Pallucci précède le commissaire et se glisse dans le bureau avant de s’affaler sur son fauteuil.

 

 

PS : désolé s'il reste des fautes, je corrigerais demain, là je suis un peu naze. J'attends vos réactions.

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eh bien comme je te l'ai déjà dit, ça me fais un peu bizarre de lire une histoire écrite comme ça ( c'est sans doute ce qu'on appelle la déformation professionnelle ^^)

[ mode chiantos off ]

 

sinon, ça m'a l'air pas mal du tout, je n'attend que la suite ( surtout avec ce que tu m'en a dis ) et si c'est dans le même trip que la première histoire que tu as faite, ça promet dêtre bien marrant ( si si je vous jure ^^ ) bien sur, y a quelques lacunes mais, encore une fois, vu que ce n'est pas dans u but professionnel, ça n'est franchement pas bien grave. ( c'est pas vrai ! je peux pas m'empêcher d'être chiante... ^^" )

 

exellente continuation  :-*

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Contrairement a la jeune Lulu, je trouve tous ca trés facile a lire.

En plus, l'histoire et les presos mon l'aire bien déjanter (un peut comme l'avatar de la jeune personne

au dessus, je suis fan ^^).

 

edit luci : j'étais sure que tu aimerais mon bel avatar ^^

 

edit neji: j'en serais presque jalous... ^^

 

J'attend de voir la suite avec un patience.

Est ce que Pallucci va bon dir sur le bureau une rose entre les dents et un string leopard dans la main? ^^

 

 

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  Un bon 'tit polar comme je les aimes, avec une bonne touche d'humour par dessus! J'attend de voir l'intrigue pour me faire une idée, mais déjà le style me plait^^

  Evidemment, comme c'est un synopsis de film, ya pas autant de description que je le voudrais, mais c'est excellent quand même.

  Vivement la suite ;)

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Merci pour les encouragements,

J'ajoute donc l'acte 1 que je viens de retravailler, c'est pas très chronologique mais bon, tout le monde devrait s'y retrouver.

 

Acte 1

 

Une nouvelle fois, les néons brillent de tous leurs feux au Zizis Folies. Christian, le patron s’agite, il tourne et tourne d’un client à l’autre. Véritable abeille de nuit, il tente de butiner les clients les uns après les autres. Tout d’un coup, il éructe, grimpe sur une table, agrippe le sifflet en forme de sexe qui pend à son cou et souffle dedans de toutes ses forces. Tout le monde se retourne alors vers ce petit bout d’homme qui siffle a tue tête.

La piste se découvre alors petit à petit, et entrouvre un passage du tenancier vers sa nouvelle cible.

C – (s’adressant à un jeune couple) Ah, stop ! Ou j’appelle les pompiers ! Les garçons avec les garçons, les filles avec les filles, sinon ça file des boutons !

 

Il avance comme un félin vers la petite table du fond.

 

C – Tu es là, mon bel étalon, tu reviens chaque soir, mais quand viendras tu dans mon lit ?

 

Une longue nuit s’annonce pour le lieutenant Pallucci. Il esquisse un sourire, s’enfile son martini olive et fais signe à Christian de s’en aller. Ce dernier s’exécute en maugréant.

Le policier se prend à rêver dans son fauteuil rouge, il danserait seul sur cette piste entouré de toutes les plus belles filles de la ville, si seulement…

Une jeune femme s’approche de lui et ses yeux s’illuminent. Elle lui demande du feu. Il sourit, craque une allumette et lui allume sa Malboro. Elle le remercie, avec un petit sourire aux lèvres, il l’interrompt :

 

P - c’est moi qui vous remercie vous êtes si jolie, grâce à vous, je passerai une agréable soirée.

 

L’air malheureux, il consulte sa montre, se lève et se rapproche doucement de la sortie.

 

Le lieutenant Nalky fait la queue à la  pizzeria du coin. Il peste sur le temps, les gens, l’attente de son festin se fait sentir, il ne tient plus en place. Encore trois personnes devant lui, il avale les bouffées de sa cigarette comme si sa vie en dépendait. Il sort sa montre à gousset et tousse fort pour mettre un terme à la conversation du pizzaïolo.

 

Pallucci sort de la boîte par la porte de derrière il serre la main du videur en relevant son faux col.

 

Le videur - t’as des allumettes tu t’es mis à fumer ?

P - tu sais moi je butines plutôt d’autres plaisirs.

 

Il met la main dans sa poche, en retire une boîte de Flash, en avale quelques uns, regarde le ciel en bénissant les dieux d’avoir inventé le cache haleine parfait !

 

Il se dirige vers son auto où il se glisse délicatement, il tourne le contact et repart dans la nuit. Arrivé au niveau de la camionnette de Pizza, il klaxonne son coéquipier. Celui-ci se retourne et s’empresse d’enfiler une part de la reine dans sa bouche affamée.

Pallucci part se garer plus loin et sort nonchalamment de la voiture. Il la contourne non sans sourire de toutes ses dents à une très jolie fille qui passe à proximité. Il sort son carnet et note la plaque de sa voiture aux côtés de nombreux autres. Des annotations leur font face, blonde, brune, fantasmagorique, facile… Il hésite un moment, ajoute la mention « à voir » dans la colonne de droite et range son livret.

 

Nalky arrive avec une part de pizza dans la bouche. Il sourit alors à la fille en laissant couler un peu de sauce tomate sur ses lèvres. Elle éclate de rire avant de démarrer.

 

Nalky : tu vois, elle je l’ai dans la poche je la regarde elle fuit parce qu’elle a tout de suite su qu’il y avait un prédateur de lâché, tous crocs dehors les yeux dans le ciel il rugit déjà tu l’entends Pallucci, tu l’entends ?

 

Il s’enfourne littéralement une part énorme de pizza dans la bouche, s’essuies grossièrement les mains, grimpe dans la voiture et démarre en tentant de poser le carton de pizza sur Pallucci qui l’écarte d’un geste prompt et sûr. La voiture s’écarte alors en grillant le feu rouge sans siller.

 

La jeune fille à la cigarette regarde langoureusement le jeune homme qui la serre dans ses bras, elle lui fait un baiser sur la joue lui annonce qu’elle va rentrer et lui chuchote à l’oreille je t’attendrai. Elle sort et débute son cheminement sur le trottoir étroit de l’avenue Jean Jaurès. A ce moment là, une main retient la porte de la boîte qui allait se fermer.

 

Le lendemain matin Pallucci se lève, il se rapproche du frigo. Il est à nouveau vide, toutefois,  il se penche regarde vers le fond et un yaourt ! Il le pose sur la table et allume sa cafetière ! Son intérieur est sobre, la décoration n’est pas spartiate mais presque. Il pratique la politique de la moindre fatigue : une chaise le propulse de son lit vers sa table, en s’appuyant sur cette dernière il atteint le frigo qui est posé en hauteur de façon à ne pas avoir à trop se baisser !

N’écoutant que son courage le P. se dresse sur ses membres inférieurs et se dirige vers la douche ! Il fait tomber son t-shirt, pénètre sous la douche et brandit le pommeau au dessus de sa tête.

 

Nalky, à ce moment là repose le sien sur le promontoire au dessus de sa tête. Il boit son café d’une main et se frotte le dos de l’autre, encore une fois, il est en retard.  Il sort de la salle de bain la serviette autour de la taille, le mug bien ancré dans sa main, se heurte à un meuble enfile une chaussette, finit son café, met son pistolet sous son bras avant d’enfiler sa chaussure. Sans s’en rendre compte, il a encore oublié une chaussette. En sautant sur un pied, il récupère son téléphone portable, ses clefs et s’extrait dans le couloir de son immeuble tant bien que mal.

 

Pallucci avance le long de la piscine, la veste sur l’épaule, il se retourne sur les jolies filles et avance gaiement. Il se dit qu’une belle journée commence avant de se rappeler qu’il part au travail.

 

Nalky arrive en voiture se gare lamentablement en se faisant huer, ouvre la portière de la voiture pour son collègue qui se rapproche doucement le portable à la main !

 

Nalky : Putain magne toi on est déjà méga à la bourre …

 

Pallucci entre dans la voiture met le bras à la fenêtre fait un large sourire à une jeune maman qui passe avec son berceau et commence à divaguer sur les filles, leurs beautés, leurs mystères

 

P - tu te rend comptes Nalky toutes ces fleurs, ces merveilles inexplorées, regarde moi tous leurs pétales qui se lèvent...

N – Oui, t’es mignon mais là tu vois on a une demi heure de retard et c’est le jour du rapport au nouveau chef ! Karlav chais pas quoi d’origine Kurde ou Kossovarde j’en sais foutre rien. Tout ce que je peux te dire, c’est que c’est l’ange de la mort de la police, le Loki de Sodome et Gomorrhe et qu’on part au bûcher tous les deux.

 

Pallucci croque une pomme et acquiesce !

 

 

On entend crier derrière une porte, les agents P. et N. sont assis face à un bureau.

 

Pallucci se penche pour regarder la jupe du commissaire qui remonte légèrement sur ses cuisses. Il se fait reprendre par la main de Karlav qui claque sur le bureau.

 

Karlav : Vous m’avez bien compris plus d’écart de conduite, de retard et toutes vos âneries. Vous Pallucci regardez moi dans l’oeil quand je vous parle !

P. Mais voyons Leonicia (mielleux comme une ruche…)

K : Commissaire Karlav lieutenant Pallucci, quand à vous, je surveille vos allers et venus dans les débits de boisson pendant le service je ne vous lâcherai pas d’une semelle c’est clair ? Je vous ai bien à l’œil messieurs !

P. Moi aussi et quel point de vue.

K : DEHORS !

 

Les deux comparses sortent de la pièce, et avance dans le couloir du commissariat.

 

P - Je crois que je suis amoureux

N - De ce dragon, tu es furieux ?

P - Tu as vu les jambes qu’elle a. C’est les plaines de l’Oural

N – Ouaips, c’est surtout le triangle des Bermudes tu t’en approches et flou tu te fais désosser.

 

Ils sortent et se dirigent vers leur voiture. Nalky prend aussitôt le volant et se penche vers la banquette arrière d’où il sort une cannette de bière.

 

N - Toi de toute façon les mannequins de cire seraient à température ambiante tu leur ferait les yeux doux. Tu es fada, tu dois être né comme ça, je plains ta mère, la pauvre, elle a du souffrir dans ta jeunesse.

 

Il tourne à l’angle de la rue et brûle son deuxième feu rouge de la journée.

 

N - Bon, par contre tu permets, il faut que je passe par le stade, je dois choper des billets pour Samedi, c’est la finale ça va être bon ce coup ci, c'est moi qui te le dis, ils ne peuvent que gagner…

P - Le rugby, le rugby y’a que ça pour toi et tu sors jamais pour voir autre chose.

N – C’est clair que tu fais mieux, toujours à traîner dans un cube remplie de gens qui picolent en se pinçant les fesses.

P - Qui picolent, qui picolent, tu sais la sobriété des supporters…

N - Ouaips, faut qu’on se magne on doit passer à l’hosto voir le doc, il veut nous montrer quelque chose. Ensuite, y’a le type à visiter à Aubière, il aurait perdu un chat !

P - Son chat, merde nous on est pas les pompiers que je sache.

N – Du calme, c’est juste sa copine qui n’est pas rentrée, elle y sera avant nous.

P - J’espère qu’elle sera mignonne !!

 

Pallucci reprend son air rêveur et pose ses deux pieds à travers la vitre du côté passager, il ajuste ses lunettes de soleil et glisse doucement vers ses pensées.

 

La voiture se gare derrière l’hôpital. Les deux agents sortent de leur engin et traversent le parking en direction de l’entrée.

 

P – Ah, des infirmières, ça fait longtemps que j’en ai pas vu, je me demande si celles qui attendent près de l’ambulance sont jolies.

N – Foutu pervers…

 

Le docteur Tryphon remue une éprouvette devant son nez. Il note 2 chiffres sur le mur avec une craie. Il se rapproche ensuite de la fenêtre et regarde le ciel, il tient toujours la fiole à la main mais n’y prête plus attention.

 

N. et P. monte les escaliers et arrivent dans un couloir blanc. L’odeur ascipide des soins médicaux inonde l’atmosphère, quelques patients attendent sur des chaises. Les deux policiers tournent alors dans une allée déserte, plus un bruit ne couvre leurs pas. Ils se dirigent vers une porte noire et entre, sans frapper dans le bureau du doc. Ce dernier se retourne brusquement surpris par l’arrivée des deux flics et laisse s’échapper un peu du contenu de sa fiole sur le plancher.

 

Doc - ah vous deux, je ne vous attendais plus. Vous êtes tellement en retard qu’un suisse serait parti, et pourtant question Coucou hein..

N. – C’est quoi cette histoire de Suisse ? Pardon, en fait ce n’est pas ce que vous croyez

Doc – (il lui coupe la parole) Oui je sais les lendemain patati patata... Je connais, 20 ans que j’en vois passer des zozos, y’a eu des couronnés, des encadrés, des étoiles parmi les étoiles mais vous deux… Enfin vous savez pourquoi vous êtes là je suppose ?

N. - Bien pour dire vrai on ne s’est pas trop attardé au bureau nous avons un nouveau chef, le commissaire Karlav

Doc. - Ah ( Il a l’air songeur l’air un peu niais même, Pallucci. prends par ailleurs le même air quand son collègue prononce ce nom) Karlav ce nom…

N. : vous connaissez ce dragon ?

Doc. : quelles jambes !

P. : le Tigre et l’Euphrate…

N. : aussi fêlé l’un que l’autre ! Bon doc. c’est bien beau tout ça mais que nous voulez vous ?

Doc. : En fait c’est assez simple il y a eu des restrictions budgétaires et donc j’endosse une deuxième fonction, en plus de légiste je fais désormais la médecine du travail et vu que vous avez omis tous vos rendez vous depuis que vous portez l’uniforme je commence par vous.

Doc. - (à lui-même) - Où est ce que j’ai pu poser cette putain de bouteille ?

 

Il a toujours la fiole à la main qu’il secoue à tout venant.

 

Nalky se rapproche d’une table où sont entreposés des flacons avec différents contenus. Il s’apprête à en attraper un quand tryphon l’interrompt.

 

Doc. - Touchez pas à ça ! Regardez moi ces gros ballots vous êtes bien tous les mêmes ! Dès qu’on vous coiffe d’un képi, vous touchez à tout. Bon je disais donc visite médicale, je commence par vous.

 

Il lève le bras et voie le flacon.

Doc. - (à lui-même) Ah je savais qu’il était pas loin.

 

Il se dirige vers la table du fond de la salle et se retourne vers les flics.

 

Doc. - Donc pour faire plus simple, en slip ! On va examiner ces homo sapiens de plus près.

P. : Juste une question, vous faites pas dans les morts d’habitude ? Comment pouvez-vous vous occuper des vivants ?

Doc. - Tu sais, l’odeur mis à part, et encore quand je pense à certains de vos collègues

N - Vous vous êtes lavé les mains au moins.

Doc. - Hmm

P. - hmm

N. : avec tous les cadavres que vous touchez, ahhh ça me dégoûte..

 

Nalky et Pallucci sortent un peu plus tard de l’hôpital. Ils remettent leur veste en remontant dans leur voiture. Chacun tiens un bout de papier à la main.

 

N. - je te jure ; non mais ; restriction budgétaire !; me faire tâter par ce gratte cadavre j’en ai encore des frissons. Je suis sûr que je sens le mort.

Il se sent les manches. Puis il sent le papier. Pallucci lui regarde son papier il le froisse et le laisse tomber sous le châssis de leur auto

P. - un parcours de remise en forme ? Il en a de bonnes, et lui il vient pas, c’est toujours les mêmes qui vont se baigner.

N. - Tu m’en parle même pas, putain nous faire courir sur des rondins, il nous prend pour des chiens de cirque…

 

Nalky démarre sur les chapeaux de roues, grille son énième feu de la journée et lance son bolide dans la circulation Clermontoise.

 

Le Doc. est accoudé à sa fenêtre avec un sourire accroché jusqu’aux oreilles.

 

Doc. – (a lui-même) hihi il me tarde de les voir courir ces deux là, surtout le gros, je pense qu’il faut que j’appelle la télé, c’est un évènement international…

 

Il sort une nouvelle fiole de la poche de sa veste et engloutit une grande rasade.

 

Doc. – Ah, Léonicia, quelle femme !

 

P. et N. grimpent des escaliers en maudissant l’ascenseur qui est toujours cassé, le tocard qu’il faut aller voir qui habite toujours au dernier étage.

 

P. : c’est vrai pourquoi les habitants des derniers étages portent toujours plainte. Il faudrait tous les boucler au moins plus de plaignant plus de plainte et si plus de plaintes : il s’imagine en train de se baigner avec des jeunes filles en bikini…

 

N. : Arrête tes fantasmes !

P – J’ai rien fait, j’ai rien dit, qu’est ce qui te prends ?

N – Tu as le regard d’Emile Louis là, pas besoin d’un dessin ! En plus on est arrivé, Nicolas Pradel, c’est lui qui a perdu sa copine.

 

Il appuie lourdement sur la sonnette en regardant P.

 

N. : Une chance sur trois, soit il n’est pas là, soit il a oublié qu’on devait passer, soit sa petite est rentrée et ils baisent comme des forcenés à s’en faire péter les boutons d’acnés.

La porte s’ouvre le jeune homme se tient sur le palier de la porte.

 

Nicolas - ah bonjour, vous devez être de la police (il a l’air tout penaud un peu mièvre)

N. : Agents Nalky et Pallucci, bon la demoiselle est reparu on peut repartir ?

Nicolas – (d’une traite, sans respirer) Toujours pas, je ne sais pas quoi faire j’ai appelé tout le monde ses parents ses amies, elle est partie seule hier soir on était au Gormen’s, on dansait paisiblement, vous savez le dernier morceau d’M6, elle était si belle, elle...

P.- (il l’interrompt) Doucement on a le temps tu sais. Reprends ton souffle, bon il est beau ton couloir mais la minuterie commence à me gratouiller alors si on pouvait.

 

Au même instant, il entre dans l’appartement.

Nicolas : oui excusez moi rentrez je suis désolé je ne sais plus…

Il s’écarte.

Nalky prend une chaise qu’il retourne s’assoit lourdement et se saisit du journal l’équipe.

 

N. : c’est celui d’aujourd’hui ?

Nicolas : non celui d’hier j’ai pas eu le temps de…

N. (en même temps que la fin de phrase de Nicolas) c’est pas grave je l’ai pas lu non plus.

 

Il ouvre le journal à la page du rugby qu’il analyse avec précision et en émettant de temps à autres des commentaires sur les articles qu’il lit. Pallucci se tourne vers Nicolas et lui fait signe de s’asseoir. Le grand étudiant s’exécute en posant son fessier imposant sur son lit. Le lieutenant s’adosse au bureau et sors de la poche interne de sa veste, un magnifique stylo portant ses initiales et un bloc note de marque.

 

P. - bon reprenons, tu t’appelle Nicolas Pradel c’est ça ?

Nicolas : oui

P. – Et ta petite amie n’est pas rentrée, ce qui t’inquiète ?

Nicolas : Elle est partie un peu avant moi et devait m’attendre ici hier soir depuis j’ai plus de nouvelles..

P. - Bon tu vas m’expliquer tout ça calmement et on va allait voir si on peut pas la retrouver.

 

Un heure plus tard, Nalky s’allume une clope et repose le journal. Il se lève et sors de la pièce. P le rejoint en saluant Pradel.

 

P – On vous tiens au courant, n’hésitez pas à nous appeler si vous avez du nouveau.

Pradel – Promis, j’attends de vos nouvelles.

 

Les deux policiers descendent les escaliers à pas de tortues.

 

N. – Si je résume, une sortie en boîte et un nouvel étalon pour la donzelle. Il trouve pas sa copine et appelle les flics. Je t’en foutrais !

P. : T’es terrible toi t’as rien écouté ?

N. : je lisais le journal moi je suis pas multi fonction, ok ?

P. : Oui, fonctionnaire c’est une âme chez toi, une religion.

N. : UN savoir vivre monsieur ! Bon t’as une photo de la gamine ?

 

Pallucci lui tend, N fait un écart de conduite en se saisissant de la photo.

 

N. - Et il appelle les flics quand elle s’en va ! Moi j’aurai plutôt appeler les pompiers ou la SPA pour la faire partir.

 

La voiture familiale de Nalky tourne sur une avenue elle s’écarte et se perd dans le flot de la circulation. La cinq porte bleue s’avance le long du parc où les coéquipiers ont l’habitude de se rejoindre. P regarde la jupe d’une jeune fille qui s’envole. Il met ses lunettes de soleil.

 

P. : Arrêtes moi là je te retrouve demain au bureau, je vais marcher un peu, ça me fera du bien.

N – Ok à demain, vieux et ne sois pas en retard, sinon on va finir castrés.

 

 

Bientôt l'acte 3 (qui sera bien plus court)

edit : snif plus d'encouragement, l'acte 3 attendra un peu  :'(

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J'ajoute une petite fiche pratique des principaux personnages de l'histoire. Je connais par ailleurs quelqu'une qui va se retrouver derrière l'un des personnages. Dès la fin de l'écriture du scénario, le casting sera lancé et attention, la conccurence est déjà dure ^^

 

Il Grandissime lieutenant de la crime : GIUSEP PALLUCCINI

 

Fainéant, fêtard, dragueur, il grandissime comme ses collègues le surnomme est le mythe de l’homme moderne. Célibataire endurcit, il court de femmes en flirts et de flirts en coups. Soucieux du détail, il ne laisse jamais rien au hasard. Il aime les choses simples pourvu qu’elles oient bien accompagnées. Il écume tous les lieux de débauche qu’il peut rencontrer, il arpente les rues à la recherche non pas de mais des âmes sœurs.

 

Le lieutenant de police de demain : JORDAN NALKY

 

Bon vivant, il respecte à la lettre un principe de vie unique : il ne faut pas fouler l’eau qui dort. Passionné de rugby, enfin depuis les tribunes et de glace caramel, Nalky est le personnage le plus tendre qui puisse exister. Sous des aspects grognons, il donnerait sa chemise à qui lui demanderait (surtout contre un verre de vin ou de n’importe quoi d’ailleurs !) Pantouflard et râleur, il est le coéquipier de Pallucci et son plus grand fan.

 

Une commissaire de choc et de charme : LEONICIA KARLAV

 

Femme à poigne, Léonicia est le pur produit d’une famille de flic. Son père était dans la police, sa mère dans l’armée, même sa nourrice est devenu divisionnaire. Elle cherche à faire honneur à sa famille en lui apportant les récompenses professionnelles dont elle rêve. Fanatique du travail, elle n’a pas à proprement dit de vie privé, elle sera le cauchemar de Nalki et le fantasme ultime de Pallucci. 

 

Un légiste fol dingo : CYRIELLE TRYPHON

 

Tournessolisant à souhait, Cyrielle a la boisson ferme. Incapable de ressentir une once de sentiment humain, il est le maître à penser de Pallucci. Maladroit, tête en l’air, il n’en demeure pas moins un puit de connaissance inébranlable. Toujours un peu froid, il passe son temps dans son laboratoire au milieu de sa morgue à étudier le comportement des morts.

 

Un travesti prostitué : CAMILLE MILINDA

 

Farouchement épris de Pallucci, Camille est l’indicateur du policier. Il vit la nuit et connaît l’ensemble des soirées et mondanités de la ville aux pneus dorés. Très à cheval sur les horaires Camille sait toujours choisir au mieux sa garde robe. Très dépensier, il ne comble sa passion pour les vêtements que par son appétit sexuel.

 

Un vieux Fou vivant en Hermite : ROBERT BORGMANN

 

Depuis qu’il est revenu d’Amérique du Sud, Robert vit seul dans sa propriété. L’oncle de Camille Milinda est hirsute et n’accepte la visite de personne. Afin d’obtenir une totale tranquillité, il a miné son terrain et ne peut plus sortir car il a perdu les plans indiquant l’emplacement des explosifs. Il a une fâcheuse tendance à la boisson et à ses préférences pour un extrait de venin de Mygale qu’il a appris à fabriquer auprès des indiens de l’Amazonie.

 

Un ancien baba cool en convalescence : MISTLER LOWBEEH

 

Discret, Mistler vit reclus avec sa petite famille à l’abri de la société contemporaine. Ancien routard enfin posé, il ne demande qu’à cultiver son bonheur. Jeune papa, il profite de sa nouvelle vie pour racheter ses excès.

 

Un maffieux Hongrois très dangereux : RADNOTI MIKLOS

 

Chaque pègre a son point noir. Radnoti est celui de la pieuvre Française. Lâche et dangereux il gère en sous main différents trafics.  Avant tout imbu de sa personne, il ne laisse jamais rien au hasard et toise le monde depuis son jardin. Toujours bien entouré, il attends don heure pour briller sur les feux des rampes de voyous.

 

Une pom-pom-girl très spéciale : CLAUDE LAMI

 

Claude Lami est une fervente supportrice de l’équipe de rugby de l’AS Montferrand. Dès son plus jeune âge ce personnage haut en couleur n’a rêvé que d’une chose devenir la pom-pom-girl attitré de l’équipe. Souvent laissé de côté Claude continue de tout donner pour atteindre son but. Principalement habillée en tenue de gala jaune, elle ne se sépare jamais de ses pompons.

 

Un jeune au chien : AHMED KHALIF

 

Personnage fuyant, Ahmed reste un mystère pour son entourage. Il ère sans buts précis dans les rues accompagné de son caniche nain à poil raz. Il possède une passion pour les jeux de cartes et semble rechercher la réponse à une énigme bien étrange.

 

Mais qu'est ce que ses personnages peuvent bien avoir en commun ? Curare, le film qui révolutionnera vos écrans  :D

 

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et qui va revolutionner bien plus aussi ^^

je ne sais pas pourquoi ( mais alors vraiment pas ^^) mais j'aime déjà beaucoup la petite pom-pom girl, c'est vrai, quoi ! elle m'a l'air très sympathique et un peu victime de tout ça ^^

tous avec moi pour la pom-pom girl !! OOOOOLLLLLLLLAAAAAAAAA !!!

;D 

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J'ai pas eu beaucoup d'avis mais je pose quand même l'acte 3 au cas où, donc bonne lecture pour les courageux et ceux qui ne sont pas trop critiques, ou qui n'ont rien à faire d'autre.

 

Acte 3 :

 

Une heure s’est écoulée depuis que les lieutenants Pallucci et Nalky sont entrés dans le bureau de leur commissaire. Le verre fumé de la porte est rougis par la colère qui en émane. Les deux comparses sont à peine sortis que L. Karlav empêche sa porte de se refermer :

 

K : Pallucci, je vous ferais virer, vous m’entendez ? Je vais vous coller plus de blâmes que tous les agents de la Police Nationale réunis ! Vous êtes une larve, un méprisable cancrelat obsédé, je ne veux plus vous voir, vous m’entendez ?

N : Mais chef, vous nous avez convoqués tous les jours de la semaine, et ce soir aussi pour noter épreuve sportive, vous avez dit…

 

Elle lui coupe la parole.

 

K : Je ne vous ai rien demandé Nalky, Taisez-vous ! Je vous saquerai, tous les deux ! Maintenant déguerpissez et au trot !

 

Elle est rouge de colère et claque la porte au nez de Nalky qui allait tenter une réponse. Les deux policiers se retournent et commence à arpenter le couloir.

 

N : mais qu’est ce que tu cherches à faire ? Elle ne supporte pas noter photo et toi tu te comporte comme avec tes poules de boîtes. Pourquoi es tu aller lui parler de ses dessous ? Et qu’est ce que ça peut bien te faire que ce démon porte des culottes, des strings ou des, ah je sais même pas de quoi tu parlais.

P : un Tanga ! un string brésilien avec des froufrous sur les côtés. Ses courbes étaient tellement enivrantes que je n’ai pu m’empêcher de regarder, et tu connais mon œil expert. Elle portait un magnifique tanga bleu turquoise.

N : Bleu turquoise, mais d’où tu sors ça ?

P : tu n’y connais rien aux femmes, avec la pâleur de sa peau, seul le bleu turquoise peut créer cette homogénéité, elle est magnifique, le moindre détail est parfait, tu te rends compte qu’elle n’a pas nié mes affirmations, je suis sûr que j’ai vu juste. Ah il me tarde le jour où je pourrai.

 

La porte de Karlav se ré ouvre.

 

K : Jamais, vous m’entendez Pallucci Jamais avec un être de voter engeance, comment pouvez-vous penser que je finirai par vous montrer mes dessous ?

 

Elle jette alors un classeur qu’elle tenait dans la main. Pallucci fait un pas de côté pour éviter le projectile qui atterrit en plein dans la figure de son comparse.

 

N : (protestant) Mais qu’est ce ?

K (qui le coupe) Fermez là !

 

Elle disparaît dans son bureau en claquant pour la énième fois la porte.

 

P (en s’éloignant) tu vois, elle est amoureuse elle aussi !

N : Ta gueule, surtout ta gueule !

N (à lui-même) Mais pourquoi est ce que ça tombe toujours sur moi ? et pourquoi est ce que je bosse avec le plus grand obsédé que la terre est jamais portée ?

 

Les deux policiers continuent leur chemin jusqu’au parking et filent dans leur voiture banalisée en direction du centre ville. Quelques minutes plus tard, Pallucci descend de la voiture à peine arrêtée au premier feu rouge que son collègue à bien voulu respecter.

 

P : Je vais prendre l’air, je te rejoins au stade pour le test.

N. : Essaye d’être à l’heure on va encore se faire démonter.

P. la lune ou son reflet ?

 

Il s’écarte en fermant la porte jette sa veste sur son épaule et ajuste ses lunettes de soleil.

 

N. : quoi ? Qu’est ce tu baragouines ? 18 Heures soit pas en retard !

 

Il râle et peste dans sa voiture. Le trafic lui klaxonnes il fait un bras d’honneur dans son rétro et démarre en trombe.

 

Nalky fume une cigarette sous une horloge. Il est 18H30. Il porte un survêtement démodé et tire violement sur sa cigarette. Son regard tangue de sa cigarette à sa monte et de sa montre à l’horloge. Il peste dans sa barbe. Pallucci paraît au loin il avance doucement avec une fleur dans la main, et sa veste l’épaule. Il s’approche nonchalamment tandis que Nalky lui fait de grands gestes. Ce dernier frappe sa montre du doigt, jette sa clope et part à la rencontre de P.

 

N. : (de loin) Mais putain tu veux vraiment qu’elle nous dévore tout cru ?

P. : (se rapproche pose sa fleur dans la main qui tient sa veste et tape sur l’épaule de Nalky) Qui ça tu as croisé une sorcière ou quoi ? Mais dis moi t’es chou comme ça !

N. : je sais pas ce qui me. Retient ! Karlav s’est spécialement déplacée pour vérifier qu’on n’est pas oublié de venir.

P. : Il fallait s’y attendre tu ne crois pas que Cyrielle serait venu si tel n’avait pas été le cas. Il nous aurait collé un bleu avec un chrono. Et puis je ne demande que ça. Transpirer et haleter près de cette merveille, l’accomplissement de tout une vie.

N. : salope la salope…

 

Karlav sort de la porte du gymnase et regarde sèchement les deux retardataires.

 

K. : Messieurs je vais finir par penser que vous le faites exprès.

P. : Pardon je ne vois pas ce que vous voulez dire ?

K. : Ne rigolez pas avec moi lieutenant. En tenue, et apprenez à être ponctuels à l’avenir.

P. : Si j’avais su que j’aurais le plaisir de votre présence j’aurais eu 1 heure d’avance. (il lui offre la fleur et entre dans le gymnase suivi de N.)

 

Quelques instants plus tard, les deux policiers se mettent en position sur la ligne de départ. Tryphon leur explique les vertus du sport et les avertit que toute tricherie ou fourberie qu’ils pourraient intentés serait immédiatement repéré par ses yeux experts. Il glisse sa main dans la poche de sa veste et en tire un flacon d’une couleur douteuse. Il fait sauter le bouchon et engloutit une lampée.

 

T : je crois que vous avez bien compris, alors, on court, on saute, on rampe, bref on agite ce qui vous sert actuellement de corps. Quand à moi, je vais rejoindre la demoiselle, derrière cette fenêtre et je surveille tous vos faits et geste.

 

Il s’écarte doucement de la ligne de départ, siffle un grand coup et fais un signe de la main aux deux sportifs sur le départ.

 

A mi parcours de l’épreuve N. et P. sont cachés derrière un arbre.

 

N. : (essoufflé) putain de garce, salope laisse moi te dire que je laisserai pas passer ça.

P. : Je ne vois que ces yeux et ses jambes !!! (il exulte)

N. : complètement fêlé

 

Pallucci réajuste son pantalon et rattache son lacet. Il se dirige doucement vers la piste qu’il venait d’abandonner.

 

P. : Bon avance ou on va devoir se le retaper ce parcours

 

Il part en courant N. se relève, jette sa cigarette et rejoint son coéquipier

 

N. : (à lui-même) il trouverait du charme à la Toya Jackson un afflux sanguin c’est un afflux sanguin qui dirige ses pas !

 

Pallucci est déjà loin, il a repris l’épreuve à un rythme effréné.

 

N. : (de loin) tu m’entends ? Calme le bouillon mon gars !

 

 

Le soir venu P. est assis à une table de bar, il scrute les gens aux alentours et se prélasse.  Il porte sa plus belle veste et une chemise de marque. Il tourne sa tête dans tous les sens à la recherche des plus jolies filles. Il sourit, salue du regard et étends ses jambes sous la table rouge qui lui fait face. Nalky s’extrait de la foule deux pintes à la main, s’approche de la table et s’assoie.

 

N. : des chiens de cirque ! On a amusé la galerie et elle s’est déplacé pour voir le spectacle. C’est une chimère, une SORCIERE (il hurle) ; me faire courir en rond sur une piste avec un alcoolo qui me toise du regard, je t’en foutrai du sport, qu’il y vienne sur le terrain ce gratte mort !

P. : Calme toi ça ne fait pas de mal et maintenant, tu devrais être content, elle va nous lâcher un peu. Moi, pardi, je vais le regretter. Elle a une fierté, une allure c’est Cléopâtre. Tu y crois toi à ces trucs de résurrection ? Une reine de Sabbat. Ses yeux, ces yeux, une lagune, un archipel où vogue les sirènes. Une mélodie…

 

Il boit une grosse gorgée non sans avoir trinquée avec son collègue et ami.

 

N. : il n’empêche que ta sirène elle a des crocs bien durs. C’est une seiche. Je ne sais pas ce que tu y voies dans ces yeux moi elle me fait penser à une mante religieuse.

P. : qui a des hanches.

N. : Ou une none gardienne de couvent avec des clés et un balai de sorcière.

P. : gardienne des clés des prairies

N. je suis sûr que c’est une broute minou

P. là tu déconnes elle est trop belle pour ça, ça serait un pied de nez de la nature et puis t’es saoul rentre chez toi. !

 

Vexé, il se lève pose un billet sur la table et s’écarte de la table. Elle est recouverte de verres de différentes tailles. Nalky réajuste sa veste. C’est une belle nuit d’été sur la place de la Victoire. Un vent frais couvre les passants. Pallucci remet son col et s’éloigne.

 

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J'aime toujours.

Seul ennui à mes yeux: le style parfois un peu télégraphié: je suppose que t'as ecris ça très vite, et y'a beaucoup de fautes de frappe, c'est un peu embettant.

Enfin, il n'empèche que ça reste sympa à lire^^

 

ps: c'est marrant, j'aurais une réaction beaucoup plus violente que la commisaire, mwa...genre, au lieu de lui gueuler dessus, une bonne gifle... 9_9

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Merci des compliments, ça fait chaud au coeur. Promis Miss je corrigerai toutes ces erreus dès que j'aurai un peu de temps libre, je viens de relire c'est presque impardonnable.

 

Pour te répondre Sabaku, je suis en train de monter le premier long métrage que j'ai réalisé en duo aec un ami à moi. Le seul hic, c'est quye nous n'avions pas prévu l'immensité du travail à accmoplir. Il reste grosso modo 10 minutes de films à monter sur les 1H20 du total.

 

Pour ce qui est de Curare, le tournage devrait commencer dès qu'on aura bouclé Death Kiss Pass (le 1er long) et que l'histoire sera belle et bien terminée. J'ai encore pas mal de doutes sur des scènes, mais je les ajouterai au fur et à mesure sur ce topic.

 

Par ailleurs, j'essayerai de compresser quelques bouts du 1er film pour donner un aperçu du travail réalisé (à vos mouchoirs, vous allez mourir de rire ^^) Pour un film d'horreur, ça fait un peu peur, mais on s'est bien amusé.

 

Voilà d'ailleurs quelques images de Death Kiss Pass :

Une affiche qui est en cours de réalisation :

affiche1wl9.jpg

 

Camille Reismann poursuivi dans la nuit noir et obscure :

camille01td8.jpg

 

Mais qui a tué Sarah Zorobabel avec une ventouse ? Les effets spéciaux qui cassent tout !

grosplanventre01fo5.jpg

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