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Lucifer

Exorcistes

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bien le bonjour à tous !!!!

 

voila quelques nouvelles de mes écrits ! comme certains le savent, j'avais commencé une histoire qui se nomme "Cachemire". or, il se trouve que j'ai pas vraiment avancé... pour pas dire pas du tout... après un joli coup de pied au cul par shikam ( dont j'avais besoin ) j'ai commencé à me poser des questions : comment se fait-il que j'avance aussi lentement ? j'écrivais bien plus pour "Hysteria". bon, faut reconnaître que je suis plutôt lente mais là, c'est bizarre.

 

au final, je suis parvenue à une conclusion : je n'aime pas écrire "Cachmire". c'est une histoire qui en vaut la peine mais la simple idée de me mettre dessus me démotivait totalement. je me dis que ce n'est pas une histoire pour maintenant, je la garde donc au chaud pour plus tard.

 

et je pense que j'ai eu raison, car du coup, j'ai décidé de passer à une autre histoire. voila un moment que je voulais écrire quelque chose sur des exorcistes, sans avoir aucune autre idée. je me suis donc attelé à la tache et Ô miracle ! voila que la fougue, l'envie, le désir d'écrire me reprend de façon magique ! voila qu'en seulement deux jours, j'ai conçut une intrigue ! élaborer les 13 personnages principaux ! fait des fiches techniques sur eux ! j'ai des scènes entières dans la tête ! j'ai même quasiment la totalité de l'histoire ! et j'ai fini l'introduction !! 

 

et maintenant, je vous l'expose pour savoir ce que vous en pensez ^^

 

pour commencer, je vais vous mettre un résumé, juste pour savoir si c'est accrocheur et que ça vous donne envie de le lire ( sachant que c'est un résumé fait à la va-vite et qu'il n'est pas définitif )

 

résumé :

13 exorcistes se sont réunis. depuis leur plus jeune, ils savent ce qu'ils sont, combattent des démons mineurs, apaisent des esprits tourmentés, renvoient des fantômes perdues dans le monde qui est le leurs. mais ils se sont réunis car ils sentent que quelque chose de plus grand, de plus dangereux, de plus maléfique approchent... pour très bientôt. ils ont une perception des choses bien plus accrue, ils ne sont pas prêtre, ils savent que Dieu n'existent pas et savent aussi qu'ils sont l'espoir de l'humanité. ils sont courageux, fort, déterminés, prêt à tout pour nous protéger ! le seul problème.... c'est qu'ils sont complètement con !!

quand ce n'est pas envoyer un démon dans le monde des morts et foutre le bordel parmi les esprits, quand ce n'est pas s'injurier et se lancer des sorts, quand ce n'est pas se lier d'amitié avec des fantômes aussi débiles qu'eux, c'est des gaffes plus énormes qu'eux !!

priez pauvre pécheurs ! priez ce que vous voudrez pour que les 13 nous sauvent... au lieu de nous enterrer !!

 

 

vous l'aurez compris, je veux en faire un gros mélange, avec de l'horreur, de l'action, de l'épouvante mais aussi beaucoup d'humour !!

 

je vous mettrais bientôt l'introduction, en attendant, n'hésitez pas à me dire si c'est un sujet qui peut vous plaire ^^

et merci d'avance  ;)

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Je dirais même plus, ça donne envie de pouvoir lire dans tes pensées  ;D.

C'est rageant  >:( !!!

 

En tout cas, je te souhaite de vraiment t'éclater en écrivant cette histoire, elle a vraiment l'air de te tenir à coeur et donc à nous d'autant plus ^^. Tous mes voeux, et courage on est tous derrière toi et on t'accompagne pour te donner du courage s'il le faut !!!

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merci à tout les deux ^^ et pour répondre à ceith-el, non je connais pas kalon...

 

sur ce, je vous mets l'intro !!

 

 

Introduction :

 

 

La nuit est tombée sur la campagne. Le ciel s'est étoilé de milliers de lumières, il n'y a que dans un endroit reculé de tout comme ici que l'on peut observer une vôute céleste de cette splendeur. Mais c'est aussi dans ce genre de lieu que les plus mauvaises choses peuvent apparaître...

 

En bordure de sentier, derrière une palissade de vieille planches de bois blanches salies par le temps, une ferme trône, assombrie par l'obscurité. Le silence est maître, pourtant, tous les éclairages sont allumés à l'intérieur. Et voila que le calme régnant s'efface au profit d'un cri atroce, qui n'a rien d'humain et qui glace le sang.

 

Une chambre d'enfant. Un désordre sans nom s'est établie ici, comme si la pièce venait de subir les dommages d'une tornade. Une commode est renversé, vomissant un flot de vêtements froissés, des poupées de porcelaine sont brisées, des peluches éventrées, des cadres de photo éparpillés sur la moquette souillée de déjections. Une petite fille est attachée à son lit, hurlant de douleur. Ses parents, dans le fond de la pièce sont en larmes, leur seul espoir réside en cet homme en robe noir qui se tient face à l'enfant. Le plafonnier qui vacille sous des tremblements qui se sont emparés de la pièce, ajoutant une touche de morbide au visage visqueux, déformé, pustuleux de l'esprit démoniaque qui a pris posséssion de la malheureuse, son corps translucide semble sortir du ventre de la petite fille.

  — Suppot de Satan ! Crie le prêtre. Sors du corps de cette innocente tout de suite !!

Le démon ne semble pas prêtter attention aux paroles de l'homme bedonnant et à moitié chauve qui se tient devant lui, on dirait même qu'il esquisse un sourire.

  — Je vais te faire entendre raison par la parole de Dieu tout puissant !

Cette fois, la créature rit distinctement. L'homme s'empare de sa mallette et en sort un petit flacon d'eau. Il en asperge le démon et l'enfant avant de murmurer des paroles en latin. Le rire du démon ne s'affaibli pas, au contraire, il s'intensifie, plus moqueur que jamais. Au bout d'un instant, le prêtre cesse ses murmures et commence à douter. Il semble qu'il ne voit plus quoi faire pour venir à bout de ce monstre du diable. Il réfléchit, il cherche une solution mais rien ne lui vient.

Le démon passe à l'action, détachant de son corps une tentacule repoussante qui étreint l'homme et le soulève. Ce dernier pousse un cri avant de retomber violemment, sous les hurlements des parents de la petite fille. Celle-ci ne survivra pas longtemps à ce qui lui arrive. Elle qui, il y a quelques jours encore, joueait avec ses amis, allait à l'école, faisait du piano, se voit maintenant sur le poids de mourir par la faute d'une chose qui a pris possession d'elle. Elle a les yeux noyés de larmes amères, du sang qui lui coule de la bouche et des tâches ignobles qui se dessinent sur sa peau. La douleur est atroce et aura bientôt raison d'elle.

Le prêtre se relève difficilement, il est désoeuvré et se rend compte qu'il ne peut plus rien. Ses yeux deviennent humides, il ne lui reste plus que la pitié.

  — Je t'en prie... Ce n'est qu'une enfant...

Mais ses mots ne touchent aucunement la chose malsaine dont le sourire s'aggrandit. La mère de l'enfant, saisissant l'abandon de son unique espoir, pousse un cri de rage et se jette sur le démon. À l'aide de la même tentacule dégoulinante d'une subtence crasseuse, la chose repousse la charge de la mère qui part voler contre le mur, près de la porte. Avant qu'elle ne se fracture quelque chose, deux mains puissantes la saissent, la rattrapant de justesse. Deux hommes sont entrés dans la chambre.

Celui qui a secouru la mère est un homme de très grande taille et d'une carrure égale. il porte un t-shirt moulant qui laisse deviner ses muscles imposants. Les cheveux chatain peignaient en brosse, il possède des yeux bleux foncés d'ou s'émane une grande douceur. Il ne semble pas alerté le moins du monde parce qu'il a sous les yeux et lance même un regard rassurant à la femme qu'il vient d'aider. Comment peut-il être à ce point insouciant ?

Et le deuxième est encore plus curieux : c'est un noir, coiffée d'un bonnet jamaïcain sur des rastas, vêtu de couleurs vives et une cigarette pendant à ses lèvres, il avance vers le prêtre avec quelques pas de dance, comme emporté par une musique ragga audible de lui seul.

  — Ça va, mec ? C'est plus de ton âge tout ça ! Tu devrais nous laisser faire.

  — Qui... Qui êtes-vous ?

  — Des exorcistes pro, mec, ouais !

  — Permettez-moi de faire les présentations, intervient le géant. Je m'appelle Robert Marchal et mon ami, c'est Eddy...

La chose ne se laisse pas déconcentrer et tente de les attaquer en s'apporchant rapidement. Robert se tourne vers lui en tendant la main vers le visage monstreux, la créature est stoppée net dans son mouvement, elle ne parvient plus à bouger alors que Robert ne l'a même pas touché.

  — Voyons, jeune homme, tes parents ne t'ont pas appris la politesse ? On ne coupe la parole de quelqu'un qui s'exprime.

Le démon est sous le choc, il a compris qu'il a face à lui des adversaires plus sérieux que le vieux prêtre.

  — Robby, tu veux pas me le laisser ? juste celui-là ! Juste pour cette fois, mec, s't'plait !! s'égosille Eddy.

  — T'as pas besoin d'être aussi suppliant, il est à toi.

  — Cool !!

Robert abaisse alors sa main, ce qui a pour effet de délivrer le démon, à nouveau en mesure de bouger. Il hurle de véxation aux visages des deux hommes, soulevant un air qui fait s'envoler les rastas d'Eddy et lui arrache sa cigarette des lèvres. Alors que les parents et le prêtre sont tétanisés, les deux amis ne semblent pas le moins du monde impressionés. Eddy a une grimace de dégout et Robert agite sa main sous son nez, indigné.

  — Putain, mec... Tu fouettes grave de la gueule !! Sérieux, tu connais pas le dentifrice ? Ou alors c'est avec une brosse à dent que t'as du mal ? Faut faire quelque chose, là, t'es pas prêt d'emballer avec cet haleine de putois, mec !

  — Je pense que ces parents ne devaient pas beaucoup l'aimer, enchérit Robert.

  — Non, non, à ce stade là, c'est qu'il en a pas de parents, je te le dis moi !

  — Tu crois ?

  — Aussi clair qu'un test d'urine de bonne qualité, je les sens ces choses là, j'ai le nez pour ça.

  — Le pauvre, ça a pas du être facile

  — Et c'est pour ça qui vient emmerder cette gamine : il est jaloux !

  — Tout s'explique...

Le démon, perdant patience face à cette discussion des moins intéressantes, pousse un nouveau cri. Brutalement, il se met à gonfler, et gonfler au point que son dos se voûte sous le plafond qui se déforme avec fracas. Des bras pourvus de griffes noircis lui pousse des flancs, transperçant le plancher. Les deux compaires observent la transformation, faussement étonnés. Eddy émet un sifflement impressionné.

  — Je crois qu'on l'a un peu énrevé... Mais juste un peu, hein !

  — Normal, on papote comme ça, devant lui, de ses malheurs, y a de quoi s'énerver pour moins que ça.

  — Ouais mais quand même... On avait un air compatissant, non ?

  — Ce qui est sur c'est que ça va coûter cher en réparation.

  — Faut stopper le massacre, mec.

Eddy s'avance de deux pas face au démon. Ce dernier n'attend pas une seconde pour passer à l'action : il fait léviter les objets cassés, les bris de verre pour les propulser sur ses ennemis. Avant que les "armes" n'atteigent leurs cibles, des barrières de protection spirituelles se sont formés devant eux, ainsi qu'autour des parents et du prêtre, disparaissant aussitôt le danger passé. Robert et Eddy se regardent, sachant pertinement ce qui vient de passer alors qu'il ne s'y attendaient pas.

Eddy revient sur le démon.

  — Fini de rire, mec ! Faut passer aux choses sérieuses !

Le rasta ferme les yeux un moment pour se concentrer. La créature avance l'un de ses bras, délogeant quelques lattes de plancher au passage, menaçant Eddy. C'est alors que celui-ci ouvre les yeux et exécute quelques gestes d'une rapidité déconcertante. Ses deux index et ses deux pouces se rejoingnent pour former un cercle.

  — Xasel xah Afcan, da ba ferxosla o g'annolra ! Dit-il dans une langue incompréhensible.

Un rayon de lumière verdâtre commence à luir autour de ses mains. Brusquement, la lumière se propulse sur le démon qui semble atrocement souffrir. Petit à petit, il est absorbé par le rayon, son corps se déloge progressivement de l'enfant pour finir haper entre les mains d'Eddy. Tout se calme, la lumière s'éteind, Eddy range ses mains dans ses poches.

  — Et voila le travail, mec ! Rapide et efficace !

  — Beau boulot ! Félicite Robert.

La petite fille respire fortement, les tâches ont disparues de sa peau et elle ne crache plus de sang. Elle est un peu pâle mais semble en parfaite santé.

  — Ma... Maman ! Pleure-t-elle.

La mère se précipite sur son enfant pour la détacher des barreaux du lit et la serre dans ses bras. Le père, euphorique, tape se met à genoux devant les deux exorcistes.

  — Vous l'avez sauvé ! Vous avez sauvé ma fille ! Je vous doit tout ! Dîtes moi votre prix, il sera le mien !

  — Un prix ? S'étonne Robert. Y'a pas de prix à payer, on fait ça pour la bonne cause.

Le père part rejoindre, alors, son épouse et son enfant miraculée. Le prêtre encore essouflé, s'approche des deux sauveurs.

  — Mais qui êtes vous donc ?

  — On te l'as dit, mec ! Des exorcistes. On est 13 anonymes qui cassent du démon.

  — Vous êtes des envoyés de Dieu !

  — Désolé, Dieu n'existe pas, répond Robert, placidement.

  — Comment ?...

Robert se détourne vers la porte entrebaillée.

  — Et si tu sortais de là, maintenant ?

La porte s'ouvre lentement. Une jeune fille avec des lunettes et une queue de cheval chatain la pousse légrèrement du doigt, elle accroupi sur le sol.

  — Qu'est ce que tu fais là, Bernadette ? Demande Eddy.

  — Je vous suivais, pardi ! Vous savez qu'on doit tenir les autres informés de nos déplacements et vous, vous partez sans prévenir personne !

Elle se redresse sur ses jambes.

  — C'est qu'on avait sentit ce démon depuis quelques temps, on savait que ça serait du gâteau alors on a pas vu l'utilité de vous avertir, fait Robert.

  — Et bien c'est interdit ! Le vieux Louis m'a dit de vous filer et heureuseement que j'étais là avec mes barrières !

  — T'abuses ! S'indigne Eddy. Tu sais très bien que son attaque nous aurait même pas effleurée !

  — Tout ce que je sais, c'est que vous êtes deux nigauds ! Allez, on rentre maintenant ! Le vieux Louis veux des explications !

Les deux compaires suivent la demoiselle, sans broncher, la tête baissée comme des repentants. Robert, se retourne quand même sur les parents de l'enfant.

  — Vivez heureux !

Les parents et le prêtre les regardent partir sans un mot, mais avec un sourire de gratitude. Ils restent un moment, sans ouvrir la bouche, appréciant la chance qu'ils ont eu que ces deux personnes viennent à leur secour et débarrassent l'enfant de cette horrible chose. Tous, sursautent en entendant un fracas au bat de l'escalier.

  — Meeeerde !! C'est quoi cet escalier pourri ! Hurle Eddy.

  — Mais t'es con ou quoi ? Tu sais pas marcher droit ? Tu m'es tombé dessus ! Proteste Robert.

  — Une vrai maternelle... Ajoute Bernadette, déprimée.

 

 

 

 

PS :! je tiens à préciser que je n'ai pas pris le temps de corriger, donc vous trouverez peut-être des énormités, je m'en excuse...

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Franchement pas mal du tout comme début !!

Je n'avais pas vu ce topic, honte à moi... Mais là, je viens de lire le résumé et l'intro d'une seule traite !

J'accroche vraiment au début de ton histoire ^^

Il y a de l'action et de l'humour, beaucoup d'humour. On reconnait bien là ton style ^^

 

Vivement la suite !

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excellent !!!!!!

 

comme le dis Flo, on reconnait ton style et je trouve que c'est dans ce genre que tu excelles.

Il faut dire que c'est le genre de littérature que j'adore, de l'aventure et de l'humour ^^

 

"Aussi clair qu'un test d'urine de bonne qualité" Enorme cette expression, je la note ^^

 

edit luci : elle m'est venue comme ça ^^

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C'est sur que si l'urine est trouble, y'a des soucis à se faire pour le patient^^

 

J'adore cette expression moi aussi. Mais ça risque d'être un peu dur à ressortir dans une conversation...dommage.

 

En tout cas...c'est du lourd, du très lourd, Emma.Dès l'arrivée des 2 zigotos, j'ai pas arrèté de me tordre de rire. Franchement...t'as du génie ! T'es une génie de l'humour des situations décalées. En plus, les descriptions sont pas piquées des vers (ça le fait, en plus, avec le contexte xD).

Bref, j'attend la suite des aventures de nos zigotos avec beaucoup d'intérèt...et je me demande déjà à quoi vont ressembler les 10 autres^^

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J'étais en train de me dire que j'apprécie vachement ton style d'écriture. Un texte écrit au présent, c'est déstabilisant au début, mais on s'y fait vite.

 

Pour l'intro, je la trouve vraiment pas mal! L'action est bien détaillée, on est tout de suite plongé dedans. Autre chose, l'arrivée des deux exorcistes: hilarante! Discuter comme si on était devant une tasse de thé, alors que y'a un gros vilain pas beau juste en face, c'est trop fort! J'adore Eddy! ^^.

 

J'attend la suite avec impatience.

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plop ! voila la suite ! je pourrais pas tout mettre dans un post donc je vous mettrais le reste plus tard ^^

 

ps : même chose : pas encore corrigé.

 

 

 

Chapitre 1 :

 

 

 

1

 

 

 

Monmartre, dans un rue bordée d'immeuble grand standing.

Henry De Valière rentre chez lui après une journée de travail. Comme d'habitude, il a le sourire aux lèvres. C'est un homme qui approche de la cinquantaine et qui a réussi sa vie : directeur de banque, marié et heureux en ménage, un fils adolescent qui lui cause quelques soucis mais quel père ne connait pas ça ? Il n'a aucune inquiétude pour l'avenir, une fois à l'âge adulte, son fils sera un homme responsable qui réussira aussi bien que lui, il montre des signes d'une grande intelligence et de débrouillardise.

Henry salue poliemment le gardien d'immeuble qui appelle l'ascenseur pour lui, un brave jeune homme que voila, toujours très soigné. Dans l'ascenseur, le père de famille pose sa sacoche de cuir noir dans un coin et replace sa cravate, celle que lui a offert sa femme pour leur dix ans de mariage et qui va si bien avec son costume gris préféré. Henry fait toujours attention d'être impeccable sur lui, même dans l'intimité de son appartement. 

L'ascenseur s'arrête au cinquième étage et Henry se dirige vers la porte d'entrée à double battants de son domicile en cherchant la clef dans sa poche. Il essuie ses mocassins vernis sur le paillasson et les ôte aussitôt pour les ranger dans le placard à chaussures.

Dans la cuisine américaine, sa femme, Marguerite, prépare le dîner.

— Bonsoir, chérie ! Comment s'est passé ta journée ?

— Fatiguante mais je ne me plaind pas, répond Henry.

— Sers-toi donc un wisky, je n'ai pas encore fini le roti.

— Merci. Au fait, dimanche, je vais faire un golf avec mes collègues.

— Pas de problème, j'ai invité quelques amies pour faire un bridge et Paul va au cinéma avec ses camardes de classe.

Marguerite de Valière est une belle femme qui ne fait pas son âge. Elle est mince dans son pantalon de tailleur et son chigon blond lui donne un air sophistiqué. Architecte d'intérieur, elle a décoré chaque pièce avec goût : le salon moderne, mitoyen de la cuisine, est orné de tableaux d'art abstrait, de tapis et rideaux finement travaillés, les lampes donnent une douce lumière agréable sur le canapé de cuir blanc et la baie vitrée laisse admirée une vue sur le parc d'en face.

Henry s'installe sur son fauteuil à accoudoir, son verre à la main.

— Où est Paul ? Demande-t-il en élevant un peu la voix pour que sa femme l'entende de la cuisine.

— Dans sa chambre, il finit ses devoirs.

 

Planté devant son rodinateur, un casque sur les oreilles et remuant la tête au rythme de la musique rock qu'il écoute, Paul joue à un jeu en réseau sur internet. Il s'énerve tout seul, ne parvenant pas à gagner un combat qu'il mène contre un monstre. Vêtu d'un pantalon large et d'un t-shirt à l'éffigie du groupe "system of a down", les cheveux long blonds lui tombant sur les épaules, il marque un constrate flagrant avec ses parents. De même que sa chambre : le lit est défait, des vêtements traînent sur le sol et les murs sont couvert de posters de groupe de rocks.

Henry frappe à la porte de la chambre de son fils. N'obtenant pas de réponse, il entre. Paul l'apperçoit du coin de l'œil et retire son casque.

— B'soir, pa', fait-il, pas très enchanté à l'idée d'être dérangé dans sa partie.

— Bonsoir, je croyais que tu faisais tes devoirs.

— Fini, depuis longtemps, tu sais bien que c'est trop simple pour moi.

— Pourquoi as-tu dis à ta mère que tu les finissais, dans ce cas ?

— Pour rester peinard dans ma chambre.

— Et écouter ta musique de sauvage ! Quand vas-tu cesser d'écouter ces stupidités ?

— J'ai le droit d'écouter ce que je veux !

— Et ces jeux auxquels tu joues ! A-t-on déjà vu chose plus violente que ça ?

— Sur ! C'est pas à ton époque quer tu pouvais trouver ça, papy !

— Ne m'apelle pas comme ça ! Je ne veux plus que tu utilises l'argent que je te donne pour t'acheter des trucs pareils !

— Qu'est ce que ça peut faire ? Toi et maman vous avez plein de tunes alors je peux bien acheter ce que je veux !

— Mais c'est notre argent, pas le tien !

— Tu viens de dire que tu me le donnais !

— Je ne veux plus rien entendre ! Et je veux que tu ranges ta chambre avant qu'on passe à table ! On se croirait dans une procherie ! Si ce n'est pas fait, tu peux renoncer au cinéma de dimanche !

— Pas grave, je fuguerais !

Henry marque un temps d'arrêt.

— Je vais faire comme si je n'avais rien entendu.

— Comme d'hab' !

Henry sort de la chambre en claquant la porte. Il respire profondement pour se calmer, ce n'est pas bien grave après tout, tout ça est de son âge. Comme on dit, il faut que jeunesse se fasse, ça lui passera dans quelques années, il n'a que seize ans. En attendant, il faut se montrer patient.

Paul a arrêté son jeu et sa musique. Il range ses affaires en faisant une grimace. Comme beaucoup d'adolescent, il ressent ce besoin de faire face à ses parents, d'être différent d'eux, de s'opposer à eux. Mais c'est malgré tout un bon garçon qui ne met pas en doute l'amour que ses parents lui porte. C'est quand même grâce à eux qu'il mène ce train de vie, il ne manque jamais de rien, il part souvent en vacance à l'étranger, il va dans une bonne école et bien d'autre chose encore.

— Quand même, j'aimerais bien qu'un truc exitant m'arrive, pour une fois.

 

 

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Y'a des immeubles de grand standing dans à Montmartre ? Oo

Enfin bref...ce chapitre est une transition, donc par définition il ne se passe pas gd chose.

J'imagine que Paul va voir son désir d'imprévu réalisé au delà de ses espérances...^^

 

Un ptit truc qui me chiffonne: le dialogue père-fils me parait un peu trop aggressif vu la situation que tu décris, en l'occurence, que Paul s'entende qd même assez bien avec ses parents même s'il marque ses gouts pour se distancer d'eux.

Que le père fasse une remarque du genre 'encore devant ces trucs ultra violent...tu n'étais pas sensé faire tes devoirs?..et là, paul répondrait 'j'les ai déjà fait...j'fait ce que je veux de mon temps libre, non ? sinon ce ne serait pas du temps libre...'

là, un soupir du père, 'si tu utilisais l'argent que je te donne pour des choses plus...'

le gosse 'écoutes tu me dis ça à chaque fois, je viens pas te forcer à écouter ma musique, hein...'

le père 'ok, ok...bon, tu me range cette porcherie avant de venir dîner, ok ?'

 

bien sur, c'est toi l'écrivain, hein. Juste que je trouve que la menace de fugue et tout, ça va pas trop avec un jeune somme toute bien dans sa peau avec des parents attentifs...même s'ils sont bourges^^

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Ah un chap qui annonce une suite intéressante! J'ai plutôt été surprise quand tu as parlé de cuisine américaine. Va savoir pourquoi, je m'imaginais que l'histoire se passait à un siècle antérieur au nôtre -_-". Stupide en effet, les rastas n'étaient pas encore apparu au XIXeme.

 

Comme Miss Uchiwa, je trouve le dialogue père-fils un peu trop agressif. Il fait pas trop naturel pour une dispute entre un père et son fils, d'autant plus que le p'tit Paul a l'air d'avoir une vie relativement équilibrée même s'il s'ennuie.

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j'ai pris note de vos remarques mes chéres amies ^^ en fait, je ne pense pas que je vais changer le dialogue, paul est un gamin intélligent mais en pleine crise d'adolescence, il cherche vraiment à se distancer de ses parents même s'il les aime beaucoup. le dialogue que tu proposes, miss, me semble trop doux, voir trop structuré pour un ado en crise et un père qui tente de maitriser ça. je pense que je vais plutôt changer la vision du père, plutôt que d'en faire un mec qui se dit : " faut être patient, ça va passer", je vais en faire un mec qui se dit : " quand est ce que ça va passer ?!!" ça me paraîtra plus réaliste et plus approchable, je pense.

 

sinon, je vous met la suite avec la présentation des 13 !! y a encore du boulot, je dois corriger les fautes et peaufiner les détails, notamment en matière de descriptions, j'attends vos avis pour savoir s'il y a d'autre chose à changer comme ça je fais tout d'un coup  ;)

 

 

 

 

Non loin d'Aubagne, dans un manoir.

C'est un vieux manoir, datant certainement de plusieurs siècles. Bien sur, certaines parties ont été revues à neuf mais il garde ce charme d'antan. Les murs de pierres blanches et les tuiles brunes des tours rondes sont restés les mêmes, si l'on ne compte pas un grand coup de nettoyage. Des jardins luxuriants très bien entretnus, remplis d'une diversité incroyable de fleurs et de plantes, bordent le tour de la résidence, une allée dessinée par des arbres tout aussi vieux, marque l'entrée de ce lieu. Derrière l'imposante demeure, un lac clair rend l'endroit des plus appaisant.

Eddy et Robert regardent la moquette sombre, visiblement intimidés. Ils sont dans une salle de grande envergure, un bureau de bois massif trône au centre, ensevelli sous des papiers et des livres ouverts. Tous les pans de murs sont cachés par des bibliothèques sculptées, pleine à craquer de bouquins plus ou moins anciens. La fenêtre, derriere le bureau, est en fer forgé, de chaque côtés, pendent élégament des rideaux de velours vert. Tout dans cette pièce reflète une atmosphère "ancienne", à l'image du manoir dans lequel elle se trouve. Trotinant de part et d'autre du bureau, un vieil homme les observe.

Le vieux Louis n'est pas connu pour être sévère mais son expression en dit long sur son mécontentement actuel. Beaucoup d'homme souffre de calvicie, parfois très tôt. À soixante et onze ans, Louis peut se vanter d'avoir une chevelure blanche très épaisse. une légère barbe "poivre et sel" ronge le bas de son visage, il a de petits yeux cachés derrière des lunettes rondes cerclées d'or. Loin d'être avachis, il a un maintien plus robuste que bien des jeunes gens et la vivacité qui va avec.

— J'attends vos explications, fait-il en coupant le slience pesant.

Eddy et Robert se regardent timidement et c'est le dernier qui se décide à parler.

— Nous sommes désolé, vieux Louis. Pour une intervention aussi facile, on ne pensait pas qu'il était necessaire de vous prévenir, toi et les autres.

— Nous ne sommes donc pas digne de connaître vos agissements ?

— Bien sur que non, c'est pas ça... C'est... Enfin...

— C'est votre idiotie qui prend le contrôle sur votre raison.

— ... Oui...

Le vieux Louis s'assoit sur le bureau.

— Vous savez pourtant quels sont les risques que nous prennons.

— Ça se reproduira plus, intervient Eddy. On peut te le garantir !

— Je l'espère bien. Mais comprennez que je ne peut tolérer ce genre d'agissement, pour notre sécurité à tous. Je me vois donc dans l'obligation de vous donner une leçon.

Les deux hommes déglutissent bryamment, attendant que la sentence tombe avec inquiétude. Le vieux Louis est très patient et très calme et c'est justement le genre de personne dont il faut se méfier le plus quand on les met en colère. Ce dernier leur tend un bout de papier.

— Je vous envoie chacun à une mission.

Les deux amis ecarquillent les yeux avant de se regarder, stupéfait.

— Tu... Tu nous donnes des missions... En guise de punition ? Questionne Robert.

Le vieille homme a un petit rire alors que Eddy sourit, rassuré.

— Oui. Des missions de rang Z.

— Quoi ? S'exclame le rasta qui ne sourit plus du tout. De rang Z ?

— Je me disais que ça cachait quelque chose...

— Mais ce sont les missions les plus pourries qui soient selon le barême qu'on a établis tous les treize !!

— Voila pourquoi je peux, sans crainte, vous y envoyé seul, chacun de votre côté. Les adresses sont noté sur le papier.

— C'est pas cool... Répond Eddy, dépité.

— Au moins, je suis sur que vous ne commettrez plus le forfait dont on vous accuse.

— Sur... Fait Robert, tristement.

— Allez vous préparer, je veux vous revoir au manoir, demain à midi au plus tard.

Eddy et Robert sortent de la pièce, non plus angoissés mais désespérés. La sortie donne sur un grand couloir à l'étage du manoir, richement parementer de lustres, de tableau aux cadres décorés et d'un tapis rouge sombre. Une musique assourdissante résonne.

— Il est vache sur ce coup là... Déprime Eddy.

— Faut se faire une raison, on l'a mérité...

Un jeune homme blond, coiffé avec une frange sur le côté et vêtu comme un prince, avance à pas décidés dans le couloir sans leur préter la moindre attention. Il arrive jusqu'à une porte qu'il ouvre violemment. L'intérieur a été totalement repeind en noir, avec des dessins morbides sur les murs. Des rideaux violets déchirés ont remplacé les tissus de velours vert, relégués au rang de tapis miteusement posés sur le parquet rayé par les va et vient d'une chaise de bureau métalique à roulette. Un lit défait, recouvert de draps noirs, est disposé de travers dans la chambre. Au milieu de ce carnage, une jeune femme avec une crêtte mauve en guise de coiffure, habillée de vêtements noirs gothiques et bagigonnée de maquillage sombre, danse comme une hystérique au son d'une musique métal, s'échappant d'une chaîne hifi dont le volume est à fond.

— LALIE !! Hurle le jeune homme blond.

La jeune femme relève la tête, se ditige vers la chaîne hifi pour baisser le son et avance vers le jeune homme avec un regard mauvais.

— T'as intérêt à avoir une bonne raison pour me déranger, p'tit bourge, c'est le meilleur passage !

— On entend ta musique de dingue jusqu'au fond des jardins ! Tu peux pas t'acheter des écouteurs ?

— Une musique aussi passionnée ne s'écoute pas avec des écouteurs !

— Qu'est ce qu'il y a de passionné là-dedans ? C'est bourré d'insulte !

— C'est sur que c'est pas la musique classique de tes ancêtres !

— La musique classique est divine !

— Vive le modernisme...

— Je ne t'empêche pas d'écouter la musique que tu veux... Mais garde la pour toi ! Pourquoi a-t-il fallu que je vous invite tous à venir ici ?

— On devait vivre tous les treize, tu crois peut-être qu'on serait rentrés dans la "cave" ou je vivais avant ? Fallait pas être l'héritier d'une grande famille bourgeoise !

— Ah ! Si seulement j'avais su comment vous étiez, crois bien que c'est un détail que j'aurais caché ! En attendant, j'ai été généreux mais je vous avez informé qu'il y avait des règles à suivre !

— Ah ! Si seulement t'avais su comment on été...

Une autre jeune femme blonde aux cheveux long, une jupe moulante et un haut assez décolleté, entre dans la chambre.

— Qu'est ce qui se passe ? Vous vous disputez pas, au moins !

Le jeune homme change complètement d'attitude, il devient souriant, ses yeux se transforment presque pour prendre la forme de deux cœurs.

— Mais point du tout, ma chère Ophélie. Je faisais remarquer à Lalie à quel point la musique qu'elle écoute est... Intéressante.

— Tant mieux ! Répond joyeusement Ophélie. Lalie, je viens de boire un litre de soda ! Je suis prête pour notre conours !

— C'est partie !

Lalie prend une grand inspiration avant de lâcher un rot sonore et horrible. Le visage du jeune homme se décompose.

— Mais c'est parfaitement répugnant !

Ophélie prend, à son tour, une grande inspiration et fait un rot deux fois plus sonore et encore plus horrible. Encore une fois, l'attitude du jeune homme change.

— Oh ! Quel doux bruit, si ravissant à ta bouche !

— Vraiment ? merci !

— Bon, PH, tu veux pas te casser ? tu nous déranges, là !

— Je ne m'appelle pas PH, espèce de mort-vivante ! Je m'appelle Pierre-Henry, tout comme mon arrière grand-père !

— Le mien s'appellait Gérard et il t'aurait botter le cul ! Allez, casse-toi !

Lalie met Pierre-Henry dehors et referme la porte derrière lui. Celui-ci, enragé, descend au rez-de-chaussée. Dans la véranda, dirigée en face du lac, il voit un homme, pas loin de la quarantaine, habillé en toute simplicité, qui peind en silence une toile du jardin.

— Ah ! Alfonso ! S'exclame Pierre-Henry en tapant légèrement sur l'épaule de l'homme. Toi tu es vraiment quelqu'un que j'apprécie ! Jamais un bruit, tu te contentes de peindre tes chefs d'œuvre !

— Pierre-Henry... Tu sais à quel point je t'apprécie également...

Alfonso regarde Pierre-Henry avec une sourire débordant d'amour.

— Oui... Enfin... On s'apprécie pas exactement de la même façon...

Le propriétaire du manoir se penche sur la toile pour en observer la talentueuse peinture.

— Tu as vraiment du génie, tu es un peintre remarquable, tu sais !

— Je suis vraiment flatté, répond le paintre en rougissant, mais tu ne devrais pas dire de telles choses, ça me gène. Mais je suis touché de l'importance que tu me portes !

Alfonso a un petit rire coquin.

— Tu comptes détourner toutes les paroles que je vais dire à ton profit ?

— Que veux-tu dire ?

— Non, rien...

Un autre homme, trentenaire est entré dans la véranda sans que les autres ne l'entendent. Ses cheveux sont teind en vert et il a le regard dans le vide. Il avance lentement vers la toile et bouscule par mégarde la peinture sur le tableau.

— Ah ! S'écrie Pierre-Henry. Fait attention où tu vas, Christian ! Tu as détruit la toile d'Alfonso !

— Oh ! je suis désole, je ne regardais pas où j'allais et je ne vous avez pas vu !

— C'est pas grave, intervient Alfonso. J'en referai une autre.

— Ça t'arrive de redescendre sur terre, des fois ? Questionne Pierre-henry à l'intention de Christian.

— La réalité est d'une telle ignominie que je dois avouer que ça ne me donne pas envie.

— Tu t'es déjà casser le nez en rentrant dans le mur, je te rapelle...

— Peut importe ! Les douleurs de ce monde ne sont que passagères !

— Tu te drogues à quoi ?

— À mes pensées, à mon imagination, à la vie !

— Et à la bande-dessinée aussi...

— Tu verras qu'un jour je serais un célèbre auteur de bande-dessinée !

— Si tu te fais pas écraser par un train avant...

Un adolescent en skate-board passe alors devant la véranda, roulant sur le parterre de fleur, détruisant les plantes sur son passage. Il essaye de grimper, avec son engin,  sur un muret qui sépare les fleurs de la verdure du lac et tombe de tout son long en criant.

— Mais il fait quoi, cet abruti ?! S'égosille Pierre-Henry.

— C'est William, répond Christian, rêveusement.

— Je sais très bien qui c'est ! Je demande à quoi il joue !

— Il semble que tes fleurs soient son terrains de jeu préféré, enchérit Alfonso. Mais il les avait déjà détruites et tu lui as fait replanté, c'est un peu son travail qu'il gâche.

— Justement ! Je lui ai pas fait tout replanté pour qu'il sacage tout à nouveau !

Avant que la colère de Pierre-Henry n'atteigne sont paroxisme,  une femme enrobée de quarante ans passés, d'origine magrébine, les cheveux noirs frisés relevés en queue de cheval, répondant au nom de Samia, entre dans la véranda.

— Ah ! Vous voila ! Je vous cherche depuis dix minutes ! Le repas est prêt ! Aujourd'hui, c'est couscous !

— Pour changer... Déprime Pierre-Henry.

— Comment suis-je censé prendre cette réflexion ? Intérroge Samia.

— Ben... Ça fait trois fois cette semaine... Répond timidement Alfonso.

— Le couscous est un plat très complet ! Excusez-moi de veiller à ce que vous soyez bien nourri ! Filez à table, je vais chercher le fou des ordis !

Samia quitte la véranda pour se diriger vers des escalier menant à un sous-sol. L'endroit est lugubre comparé au reste de la demeure : on comprend assez vite que cette partie de la maison a été construite bien après. Un étroit couloir est éclairé de néons au plafond, si faible qu'on y voit presque rien. Tout au bout, une porte métalique très épaisse que Samia a du mal à pousser à la force des bras. À l'intérieur, une dizaine d'ordinateur allumé fonctionnene ten permanence. Charles, le "locataire" des lieux y a même installé un matelas, il passe ici le plus clair de ses jours et de ses nuits. À cinquante ans, sa passion de l'informatique a pris le dessus sur sa vie, il est mal rasé et porte des vêtements miteux.            

— Charles ! Le repas est prêt !

Charles retire son casque et se détourne de ses écrans.

— Tu es obligé de toujours parler aussi fort ?

— Tu as des écouteurs sur les oreilles en permanence, je te rapelle !

— C'est pour pa entendre les sons nuisibles comme ce qui sort de ta bouche...

— ... Dépèche-toi de venir manger !

— Je suis occupé, là.

— Espèce de loque ! Tu dors avec tes ordis, t'as une salle de bain juste à côté, ça te dirait pas de te méler au monde, des fois ?

— ... Non.

— Tu as cinq minutes avant que je vienne t'attraper par la peau des fesses !

 

La salle à manger est richement décorée, comme le reste du manoir. Un belle nape brodée recouvre la grand table en chêne massif, la vaisselle en porcelaine reste enfermé à clef, sous bonne garde de Pierre-Henry car il sit qu'il n'en resterai plus rien après un seul repas si ses invités venaient à l'utiliser, ils doivent se contenter d'assiettes en carton et de couverts en plastique. Dix d'entre eux sont attablé tandis que Samia sert les parts de tout le monde. Eddy et Robert ont commencé sans attendreque les autres soit servis. Pierre-henry leur fait la réfléxion.

— Écoute, mec ! S'énerve Eddy. Faut qu'on parte rapido pour des missons et qu'on soit de retour demain, alors faut qu'on se magne.

— Oui, vos missons de rang Z, se moque Pierre-Henry.

Le ragard noir que lui lance Robert suffit à le dissuader de continuer sa taquinerie, bien que cela pourrait être assez comique de boir le géant se mettre en colère, un boulette de viande encore dans la bouche et des grains de semoule lui entourant les lèvres.

Une petite fille brunne, d'environ dix ans, tenant une peluche d'ours noir dans ses bars, entre dans la pièce.

— Te voila, Lily ! Sourit Samia. Viens te mettre à table, mon cœur !

— J'ai pas envie de couscous, fait Lily de sa petite voix attendrissante.

— C'est pourtant ce qu'il y a de mieux pour prendre des forces ! Il faut te forcer un peu, tu es l'une des notres, tu dois être forte toi aussi !

— Bon d'accord...

À peine l'enfant s'est-elle assise que Samia prend le plat des mains d'Alfonso pour la servir. La porte de la salle à manger s'ouvre avec fracas, laissant apparaître le vieux Louis. Il arbore une expression inquiète et colérique à la fois. Robert se lève aussitôt.

— On a fini ! On a fini ! On décolle de suite ! Pas vrai Eddy ?

Eddy se lève à son tour, la bouche encore pleine.

—Mfoui ! MFon y Mfva !

— Asseyez-vous et finissez de manger.

Les deux compaires ne se le font pas dire deux fois.

— Nous allons de voir être encore plus sur nos gardes, dès à présent, continue le vieil homme.

Mis à part Eddy et Robert, tous se sont arrêtés dans leurs mouvements. Charles, qui allait mettre une bouchée de semoule dans sa bouche, à stopper son geste en cours de route, sa cuillère à mi-chemin. Ophélie qui se penchaiot sur son assiette, laisse une mèeche de ses cheveux tombé dans son bouillon. Christian a une carotte coincé entre les dents. Pierre-henry trempe ses lèvres dans son verre d'eau sans plus bouger.

— Nous nous sommes tous réunis car nous avons tous resnti que quelque chose de terrible aller bientôt se produire, reprend Louis. J'ai une sensibilité plus accrue que la votre et je viens de sentir beaucoup de mouvement dans le monde des démons.

— C'est donc à eux que nous allons avoir à faire, comprend Samia.

— Comme de juste, termine Pierre-Henry.

— Il ne s'agit pas de démons mineurs, il faut nous préparer à combattre une chose plus puissante encore, nous ne serons pas trop de treize lorsque ce jours viendra. Les choses commencent à se mettre en place, désormais, je vous demande de vous référer strictement à mes conseils et à mes ordres. Eddy ! Robert !

Tous deux se lèvent comme des soldats à l'appel d'un général.

— Partez pour vos missons dès que vous aurez fini de manger.

Sur ces paroles, le vieux Louis s'en retourne par là ou il est venu. Chacun reprend son repas s'en mot dire.

— Mec, j'ai trop espéré qu'il nous dispense des missons de rang Z, murmure Eddy à l'intention de Robert.

— Moi aussi, mais va falloir se les coltiner. 

 

 

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mesdames, mesdemoiselles, messieurs.

 

je vois le nombre de lecture de ce topic augmenter significativement mais personne qui ne me donne des avis. or, vous êtes peut-être mes futurs lecteurs et un écrivain n'est rien sans ses lecteurs ! j'expose ici des parties de mes histoires parce que vos avis et vos conseils sont importants pour moi, ils peuvent m'aider à progresser. les opinions de miss uchiwa et de sheena468 m'ont fait prendre conscience d'une erreur dans la partie de paul avec son père, comme quoi, ce que vous pensez vaut vraiment le coup, ne serait-ce que pour des encouragements qui motivent à faire de son mieux.

 

si je n'obtient aucun commentaire sur ce que je fais, je me dis que ça vaut pas le coup, que ça ne plait pas et résultat, je me dis que mon histoire n'est peut-être pas viable...

 

alors, je vous en prie, même si tel est le cas, dîtes le ! donnez moi vos avis, j'en ai besoin !!!  :'(

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Coucou ! Alors je viens de découvrir ton histoire, et j'accroche vraiment. La scène avec Eddy et Robert en pleine scéance d'exorcisme était vraiment drôle. Le prêtre était de trop quoi. xD

Ensuite, le second passage qui m'a interpellé, c'est bien sûr quand on voit Paul et ses parents. j'ai comme l'impression que le souhait de l'ado de voir sa vie bouger un peu va être réalisé au delà de ses espérances. par contre, je sens que ce ne sera pas forcément comme il l'espère. Un futur membre du groupe? le Quatorzième, quoi? Wait and see. ^^

 

Maintenant, pour parler des Treize exorcistes, ce qui me plait chez eux c'est leur diversité. Des personnes tout à fait normales quoi, mais qui doivent chacune posséder des capacités impressionnantes pour faire parti du groupe. Simplement, j'avoue être vraiment intrigué par la petite à l'ours en peluche, Lily. Disons que j'ai du mal à imaginer une personne de ce genre, qui parait tellement chétive, faire face à des hordes de démons. Je sens que je vais être surpris.  ;D

 

Enfin en fait, tous les protagonistes semblent tellement "simples", des gens tout à fait normaux malgré leurs divergences dans divers domaines (look, musique, spécialités...) et pourtant tous doivent cacher certainement quelque chose. ^^

 

Bref, j'aime beaucoup. je te souhaite une bonne continuation, et une bonne journée. Pour la correction, bon courage, car il y a pas mal de travail. Mais ça ne devrait pas être compliqué à repérer les erreurs je pense bien. ^^

 

 

edit luci : merci beaucoup pour ton avis ^^

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Alors, enfin je peux donner mon avis ^^. Ce chapitre est pas mal. On voit enfin les treize protagonistes au complet et chacun d'eux m'ont l'air très intéressant. Cependant, je trouve que la manière dont tu les décrits n'est pas très clairs...enfin si elle l'est, mais ça va vite. A peine as tu finis de décrire un perso que tu passes à un autre, on a un peu du mal à suivre...

 

A part ça je n'ai rien à reprocher, mise à part, les fautes, pour la plupart des fautes de frappes. Mais comme tu as dit que tu ne l'avais pas encore relu, c'est excusable.

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Comme je n'avais pas grand chose à faire de spécial à faire ce soir , j'ai vu ta Fanfic "Exorcistes" , je me suis dit Pourqui pas commencer?; deja le nom m'attirait puis j'ai lu l'intro et le résumé et franchement je ne suis aucunement déçu :P Un très bon départ ,Beaucoup d'actions de l'humour bref tout ce que j'aime 9_9 D'ailleurs pendant le résumé quand j'ai lu çà :

ils savent que Dieu n'existent pas et savent aussi qu'ils sont l'espoir de l'humanité. ils sont courageux, fort, déterminés, prêt à tout pour nous protéger ! le seul problème.... c'est qu'ils sont complètement con !
J'étais vraiment mort de rire devant le pc!

Bref pas mal cette intro avec Eddy et Robert 8) ce pauvre prêtre impuissant^^ Eddy est trop marrant^^

Paul avec son père on à l'impression que çà chauffe....

Et j'ai bien aimé la suite de ce chapitre ou on à l'occasion de connaitre les exorcistes , notamment le moment avec Lalie , PH , et Ophélie et leur concours de rots (même si Pierre henry n'est pas de la partie^^) Et le moment avec le gars  qui a la cinquantaine est toujours dans sa salle avec ses pc , la grosse loque^^

Bref je suis impatient de voir la suite ;)

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salut,

je n'es lus que ton avant dernier post Lucifer (oups dsl pour la faute ^^), mais ça m'a l'air sympa, alors déja le texte j'aime bien dans l'ensemble, déja j'ai tout lus donc c'est bon signe ^^

par contre je doit avouer que certaines tournures sont bizarres a l'oreille:

 

Nous sommes désolé, vieux Louis.....necessaire de vous prévenir, toi et les autres

 

vieux louis, perso je trouve ça assez honorifique, et hop on passe au tutoiement juste a la fin, ça fait un choc quand meme ^^ enfin c'est ptete moi, mais je te donne mes impressions vu que c'est ce que tu cherches.

 

Les deux hommes déglutissent bryamment, attendant que la sentence tombe avec inquiétude.

Pareil, la phrase sonne assez space, je pense que tu a un peu trop chargé certaines phrases, autant les descriptions de décors je peux comprendre mais là c'est un peu en trop.

 

— Il est vache sur ce coup là... Déprime Eddy.

déprimer je sais pas si ce verbe est bien placé ici, je sais pas comment le dire mais ça me dérange aussi ^^

 

— Oui... Enfin... On s'apprécie pas exactement de la même façon...

 

mdr  ;D bon faut quand meme mettre les points positifs, je me suis bien marré sur ce coup là...

 

bref autre chose je sais pas si c'est volontaire que tout soit au présent, mais ça donne un eambiance assez spéciale je trouve, après un extrait ne suffit pas pour voir si le temps est bien utilisé ^^ mais moi j'aime bien.

 

voila ++ eet bonne continuation.

 

 

ps: c'est abusé le nombre de "filles" qui passent ici par rapport aux mec xD ya pas a dire la litterature semble moins nous interresser (même si je suis fan de S-F et de fantasy ^^).

 

 

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avant tout merci pour vos avis ^^

 

Sheena468 : il est vrai que je le trouve un peu rapide aussi, surtout vers la fin ou je dois avouer que ça commençait à devenir lassant pour moi ^^". mais j'ai bien prévue de rectifier le tire, j'ai pour habitude de poser sur le papier la version "générale" on va dire et ensuite de peaufiner en donnant des détails, en changeant certaines choses et en corrigeant les fautes et les répétitions.

 

Ashura : pour ce qui est de Louis, le titre honorifique vient du fait qu'il est le plus âgé et de ce fait, il en a vu plus que les autres et a plus de sagesse qu'eux. toutefois, ça ne l'empêche d'être l'un des leurs et ils se considèrent tous comme des amis de longue dates, même si ça n'est pas le cas. ce genre de relation se comprendra mieux en avançant dans l'histoire. et puis même s'il n'en donne pas l'air, le vieux Louis fera sa boulette comme les autres et les autres savent bien comment il est ^^

 

effectivement, la deuxième phrase est un peu trop chargée.

 

dans la littérature moderne, tu peux utiliser des verbe comme "déprimer" qui parle d'un sentiment pour donner une intonation de voix  par exemple ;)

 

pour le présent, j'ai déjà écrit mon premier roman avec ce temps et j'ai expliqué que c'était pour donner une impression que l'on vit l'histoire avec les personnages, au moment des fait. on va dire que c'est ma marque de fabrique ^^

 

PS : moi c'est lucifer, lucyfer c'est un ancien modo ^^

 

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re-bonjour les gens !!!

eh bien ça faisait longtemps que j'avais pas posté ici ^^ j'avais décidé de changer toute ma phase de présentation des exorcistes parce qu'on m'a fait la réflexion comme quoi les voir apparaître tous les uns derrière les autres, sans qu'il ne se passe rien, c'était un peu lassant, ce que j'ai jugé vrai. j'ai donc décidé de refaire tout ça ^^

maintenant que mes vacances à marseille, les fêtes de fin d'année et mon déménagement sont terminés, je peux me remettre au taff ^^

voici donc, ce que j'ai fait : certaines parties n'ont pas changé ( comme celle avec lalie, pierre-henry et ophélie ) mais y a aussi de la nouveauté !

 

j'attends vos avis impatiemment ^^

 

_____________________________________________________________________________________________________

 

 

Non loin d'Aubagne, dans un manoir.

C'est un vieux manoir, datant certainement de plusieurs siècles. Bien sur, certaines parties ont été revues à neuf mais il garde ce charme d'antan. Les murs de pierres blanches et les tuiles brunes des tours rondes sont restés les mêmes, si l'on ne compte pas un grand coup de nettoyage. Des jardins luxuriants très bien entretenus, remplis d'une diversité incroyable de fleurs et de plantes, bordent le tour de la résidence, une allée dessinée par des arbres tout aussi vieux, marque l'entrée de ce lieu. Derrière l'imposante demeure, un lac clair rend l'endroit des plus apaisant.

Eddy et Robert regardent la moquette sombre, visiblement intimidés. Ils sont dans une salle de grande envergure, un bureau de bois massif trône au centre, enseveli sous des papiers et des livres ouverts. Tous les pans de murs sont cachés par des bibliothèques sculptées, pleine à craquer de bouquins plus ou moins anciens. La fenêtre, derrière le bureau, est en fer forgé, de chaque côtés, pendent élégamment des rideaux de velours vert. Tout dans cette pièce reflète une atmosphère "ancienne", à l'image du manoir dans lequel elle se trouve. Trottinant de part et d'autre du bureau, un vieil homme les observe.      

Le vieux Louis n'est pas connu pour être sévère mais son expression en dit long sur son mécontentement actuel. Beaucoup d'homme souffre de calvitie, parfois très tôt. À soixante et onze ans, Louis peut se vanter d'avoir une chevelure blanche très épaisse. une légère barbe "poivre et sel" ronge le bas de son visage, il a de petits yeux cachés derrière des lunettes rondes cerclées d'or. Loin d'être avachis, il a un maintien plus robuste que bien des jeunes gens et la vivacité qui va avec.

— J'attends vos explications, fait-il en coupant le silence pesant.

Eddy et Robert se regardent timidement et c'est le dernier qui se décide à parler.

— Nous sommes désolé, vieux Louis. Pour une intervention aussi facile, on ne pensait pas qu'il était nécessaire de vous prévenir, toi et les autres.

— Nous ne sommes donc pas digne de connaître vos agissements ?

— Bien sur que non, c'est pas ça... C'est... Enfin...

— C'est votre idiotie qui prend le contrôle sur votre raison.

— ... Oui...

Le vieux Louis s'assoit sur le bureau.

— Vous savez pourtant quels sont les risques que nous prenons.

— Ça se reproduira plus, intervient Eddy. On peut te le garantir !

— Je l'espère bien. Mais comprenez que je ne peux tolérer ce genre d'agissement, pour notre sécurité à tous. Je me vois donc dans l'obligation de vous donner une leçon.

Les deux hommes déglutissent bruyamment, attendant que la sentence tombe avec inquiétude. Le vieux Louis est très patient et très calme et c'est justement le genre de personne dont il faut se méfier le plus quand on les met en colère. Ce dernier leur tend un bout de papier.

— Je vous envoie chacun à une mission.

Les deux amis écarquillent les yeux avant de se regarder, stupéfait.

— Tu... Tu nous donnes des missions... En guise de punition ? Questionne Robert.

Le vieille homme a un petit rire alors que Eddy sourit, rassuré.

— Oui. Des missions de rang Z.

— Quoi ? S'exclame le rasta qui ne sourit plus du tout. De rang Z ?

— Je me disais que ça cachait quelque chose...

— Mais ce sont les missions les plus pourries qui soient selon le barème qu'on a établis tous les treize !!

— Voila pourquoi je peux, sans crainte, vous y envoyé seul, chacun de votre côté. Les adresses sont noté sur le papier.

— C'est pas cool... Répond Eddy, dépité.

— Au moins, je suis sur que vous ne commettrez plus le forfait dont on vous accuse.

— Sur... Fait Robert, tristement.

— Allez vous préparer, je veux vous revoir au manoir, demain à midi au plus tard.

Eddy et Robert sortent de la pièce, non plus angoissés mais désespérés. La sortie donne sur un grand couloir à l'étage du manoir, richement parementer de lustres, de tableau aux cadres décorés et d'un tapis rouge sombre. Une musique assourdissante résonne.

— Il est vache sur ce coup là... Déprime Eddy.

— Ne soyons pas défaitiste, il y a eu pire que nous.

— Tu veux dire... William ?

Robert fait un signe d'acquiescement à son collègue. Tous deux lèvent la tête et regarde le plafond, plongés dans un souvenir.

 

Nous sommes en plein été, la chaleur est accablante et le soleil brille intensivement. Bernadette est étendue sur un transat, en maillot de bain une pièce et lit un livre à proximité du lac dans lequel Eddy et Robert se baignent, s'amusant comme des enfants. Un cri fait sursauté Bernadette qui se retourne brusquement. Derrière elle, un jeune homme adolescent, les cheveux court et châtain, vêtu d'un baggy très large et d'un t-shirt sans manche, est tombé de tout son long en tentant une figure de skate-board. Au passage, il a détruit le parterre de fleur en roulant dessus.

— Euh... William ? Est-ce que ça va ? Interroge la jeune fille, un peu inquiète.

Le garçon se remet debout facilement et sourit de toutes ses dents.

— Ouais, ça baigne, je suis un dur-à-cuire, l'en faut plus pour me faire mal !

— On peut pas en dire autant des fleurs...

— Bah, ça repousse des fleurs. J'ai besoin d'exercice, ça fait longtemps que je suis pas parti en mission, ça me destresse.

— Quand même, on est pas chez nous ici, il faut faire un peu attention.

— Si t'écoutes Pierre-Henry on aurait même pas le droit de marcher sur la moquette.

— C'est vrai, mais bon...

Un autre cri retentit de l'intérieur de la résidence. Bernadette sursaute de nouveau alors que William tourne la tête vers la maison d'un air inquiet. Le silence revient et aucun d'eux n'ose dire un mot quand le vieux Louis arrive en marchant à pas vifs vers eux. Son visage est sombre, son regard noir, il fonce directement sur William. Il se plante devant lui quelques instant sans parler. Le garçon est mal à l'aise face à ses yeux mauvais posés sur lui.

— Comment ça va, William ? Finit par demander le vieil homme.

— Ben... Ça va, je suis en forme...

— On ne peut pas en dire autant de Pierre-Henry ! Explose Louis. J'étais en train de lui apprendre à mieux maîtriser sa concentration pour sentir les esprits ! Tu sais que c'est important, n'est ce pas ?

— ... Oui, oui...

— Eh bien figure-toi qu'il a regardé par la fenêtre juste une seconde et il a vu que tu avais saccagé ses plantes, des fleurs rares qu'on ne trouve pas partout et qui mettent beaucoup de temps à pousser ! Il a été tellement choqué qu'il s'est évanoui !

— ... Désolé, c'est que...

— Pas d'excuse ! On a tout à recommencer depuis le début ! Je ne t'envoie plus en mission jusqu'à l'automne ! Et à compter d'aujourd'hui, tu nettoieras ce manoir de fond en comble ! De la cave au grenier en passant par le toit et les jardins ! Si je vois un grain de poussière trainer quelque part, je t'envoie faire le babysitting chez les voisins ! Est-ce que je me suis bien fait comprendre ?!

William se jette au genoux du vieil homme, avec presque les larmes aux yeux.

— J'ai compris ! Pas grave si j'ai pas de mission, je présenterais mes excuses à Pierre-Henry et je vais astiquer cette maison si bien que tout le monde en deviendra aveugle tellement ça va briller ! Mais, par pitié, pas le babysitting !!

William se prosterne devant le vieux Louis alors que Bernadette fait comme si elle n'était pas là, le visage caché derrière son livre.

 

Robert et Eddy sortent de leurs songes et se regardent, pales comme des cachets d'aspirine.

— J'ai eu la trouille de ma vie, ce jour là, mec...

— Moi aussi... Faut se dire qu'on a de la chance.

Un jeune homme blond, coiffé avec une frange sur le côté et vêtu comme un prince, avance à pas décidés dans le couloir sans leur prêter la moindre attention. Il arrive jusqu'à une porte qu'il ouvre violemment. L'intérieur a été totalement repeint en noir, avec des dessins morbides sur les murs. Des rideaux violets déchirés ont remplacé les tissus de velours vert, relégués au rang de tapis miteusement posés sur le parquet rayé par les va et vient d'une chaise de bureau métallique à roulette. Un lit défait, recouvert de draps noirs, est disposé de travers dans la chambre. Au milieu de ce carnage, une jeune femme avec une crête mauve en guise de coiffure, habillée de vêtements noirs gothiques et badigeonnée de maquillage sombre, danse comme une hystérique au son d'une musique métal, s'échappant d'une chaîne hifi dont le volume est à fond.

        — LALIE !! Hurle le jeune homme blond.

La jeune femme relève la tête, se dirige vers la chaîne hifi pour baisser le son et avance vers le jeune homme avec un regard mauvais.

— T'as intérêt à avoir une bonne raison pour me déranger, p'tit bourge, c'est le meilleur passage !

— On entend ta musique de dingue jusqu'au fond des jardins ! Tu peux pas t'acheter des écouteurs ?

— Une musique aussi passionnée ne s'écoute pas avec des écouteurs !

— Qu'est ce qu'il y a de passionné là-dedans ? C'est bourré d'insulte !

— C'est sur que c'est pas la musique classique de tes ancêtres !

— La musique classique est divine !

— Vive le modernisme...

— Je ne t'empêche pas d'écouter la musique que tu veux... Mais garde la pour toi ! Pourquoi a-t-il fallu que je vous invite tous à venir ici ?

— On devait vivre tous les treize, tu crois peut-être qu'on serait rentrés dans la "cave" ou je vivais avant ? Fallait pas être l'héritier d'une grande famille bourgeoise !

— Ah ! Si seulement j'avais su comment vous étiez, crois bien que c'est un détail que j'aurais caché ! En attendant, j'ai été généreux mais je vous avez informé qu'il y avait des règles à suivre !

— Ah ! Si seulement t'avais su comment on était...

Une autre jeune femme blonde aux cheveux long, une jupe moulante et un haut assez décolleté, entre dans la chambre.

— Qu'est ce qui se passe ? Vous vous disputez pas, au moins !

Le jeune homme change complètement d'attitude, il devient souriant, ses yeux se transforment presque pour prendre la forme de deux cœurs.

— Mais point du tout, ma chère Ophélie. Je faisais remarquer à Lalie à quel point la musique qu'elle écoute est... Intéressante.

— Tant mieux ! Répond joyeusement Ophélie. Lalie, je viens de boire un litre de soda ! Je suis prête pour notre concours !

— C'est partie !

Lalie prend une grand inspiration avant de lâcher un rot sonore et horrible. Le visage du jeune homme se décompose.

— Mais c'est parfaitement répugnant !

Ophélie prend, à son tour, une grande inspiration et fait un rot deux fois plus sonore et encore plus horrible. Encore une fois, l'attitude du jeune homme change.

— Oh ! Quel doux bruit, si ravissant à ta bouche !

— Vraiment ? merci !

— Bon, PH, tu veux pas te casser ? tu nous déranges, là !

— Je ne m'appelle pas PH, espèce de mort-vivante ! Je m'appelle Pierre-Henry, tout comme mon arrière grand-père !

— Le mien s'appelait Gérard et il t'aurait botter le cul ! Allez, casse-toi !

Lalie met Pierre-Henry dehors et referme la porte derrière lui. Celui-ci, enragé, se met à taper du pied comme un enfant qui fait une colère.

 

___________________________________________________________________________________________________

 

n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires, qu'ils soient bons ou mauvais et si voyez des choses qui vont pas aussi.

la suite viendra bientôt avec une scène d'action entre deux autres exorcistes et un démon !!! ^^

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Lalie prend une grand inspiration avant de lâcher un rot sonore et horrible
^^

Bon ben faut dire que ce William il n'a pas l'air d'aimer le baby-sitting chez le voisin!

 

Sinon, bon chapitre, ça se lit facilement

De plus, les fautes d'orthographes se font rares^^(mais tu nous pas déja fait ce chapitre nan?ou alors comme tu veux refaire ta présentation c'est peut-être du à ça)

Bref j'attendrais la suite^^

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oui, j'ai refait la présentation des perso donc, je remet dans son ensemble, histoire de pas être perdu.

 

voici donc la suite ! après ce passage, je vous mettrais des notes explicatives que j'ai faites et que je compte mettre dans le livre ( en mieux travailler, biens sur )

 

_______________________________________________________________________________________________________

 

Non loin du manoir, devant l'église St Sauveur d'Aubagne.

Un homme approchant de la quarantaine, brun aux yeux bleus, habillé d'un jean et d'une chemise en coton, porte sous son bras un bloc de dessin. Il s'arrête un instant devant l'église et émet un sifflement d'admiration.

— C'est vraiment un très bel édifice ! Il faudra que je revienne pour peindre une toile de cette magnifique façade. Tu n'es pas d'accord avec moi Christian ?

L'homme, n'obtenant pas de réponse tourne la tête dans tout les sens à la recherche de son ami disparu. Il l'aperçoit perdu dans ses pensées, marchant rêveusement sur la place de l'église, une carte postale à la main. L'homme trentenaire a un beau visage, des cheveux teint en vert, affublé de vêtements excentriques de couleurs vives et bariolées.

— Regarde, Alfonso ! C'est une carte postale de la ville façon bande-dessinée !

— C'est très beau mais il faut qu'on se concentre sur notre mission.

— Je ne sais pas me concentrer. Surtout sur les choses immondes qu'on peut voir dans ce monde !

— Peut-être mais on a un grand rôle à jouer pour le monde.

— Ça m'ennuie... Qu'est ce que j'aimerais être un personnage de bande-dessinée !

— Tu es un exorciste, c'est déjà pas commun.

— Je le suis depuis toujours, je voudrais bien changer un peu, je voudrais... Devenir un super-héros !

— Ça arrivera peut-être, qui sait ? Mais pour ça, il faut accomplir nos missions.

— D'accord... C'est vrai qu'après tout, on doit se donner du mal pour parvenir à son objectif. Quand je serais un super-héros, je dessinerai une bande-dessinée sur moi et tous les enfants se l'arracheront !

Les deux hommes avancent vers la porte principale de l'église surmontée d'une fine arche sculptée. Christian tente d'ouvrir la porte mais celle-ci est bloquée de l'intérieur.

— Ils ont été prévenus de notre arrivée, non ?

— Le vieux Louis les a contacté.

— Psssss !

Les compères entendent un sifflement et se retournent vers la seconde entrée, une petite porte sur la gauche. Un prêtre à l'épaisse chevelure blonde, portant des lunettes rondes et jetant un regard inquiet sur les alentours leur fait signe de se rapprocher.

— Vous êtes les exorcistes, n'est ce pas ? Questionne le prêtre.

— C'est bien nous. Mais qu'est ce que c'est que ce cirque ? S'impatiente Christian.

Le prêtre dévisage les deux personnages qui se tiennent face à lui.

— Vous n'avez pourtant pas l'air d'être de la profession...

— Mon Père, répond Alfonso. Vous devriez savoir que l'habit ne fait pas le moine.

— ... Oui, vous avez raison. Si vous voulez bien entrer.

Christian et Alfonso pénètrent par la petite porte que le prêtre ferme rapidement à clefs derrière eux.

— Sans vouloir vous offenser, monsieur, j'ai une impression de guet-apens, attaque Christian, stressé par l'attitude de l'homme d'église.

        — Monsieur ?

— On dit "Mon Père", corrige Alfonso, gêné.

— Oh ça va ! Toi et moi on sait que c'est des foutaises !

— Ça n'empêche pas d'avoir un peu de respect pour les gens !

— Bref. Vous m'expliquez ? Pourquoi on est enfermé comme ça ? Et y'a si peu de lumière ! On se croirait au fond du trou du cul de Satan !

        Le prêtre bondi sur Christian pour le faire taire.

— Ne parlez pas si fort ! Vous allez réveiller le démon !

— C'est un peu pour ça qu'on est là... Désespère Alfonso qui commence à devenir mal à l'aise.

— Vous pensez bien que je ne peux accueillir personne avec cette... Chose dans nos murs, explique le prêtre. J'ai donc annoncé que nous étions en travaux, voila pourquoi l'église est fermée.

— Vous êtes combien à avoir vu cette chose ? Interroge Christian.

— Seulement la secrétaire et moi. Je lui ai dit de prendre un peu de repos... Enfin pour être exact, elle est partie en dépression... Je vous en prie ! Vous devez faire quelque chose ou s'en est fini de cette église ! Et même pire : il pourrait s'attaquer à la ville toute entière !

— Vous avez dit qu'il dormait ? Marmonne Alfonso dans sa barbe. Normalement, les démons ne dorment que lorsqu'ils sont très fatigués. Il a du s'épuiser à venir dans notre monde, ça ne devrait pas être trop dur.

— Allons jeter un coup d'œil, décide Christian. Montrez-nous par ou aller.

Le prêtre les fait passer devant le bureau d'accueil et tourne sur sa droite ou une autre porte est verrouillée. Il sort un gros trousseaux de clefs de ses poches et ouvre la porte très lentement pour ne pas faire de bruit, des gouttes de sueur perlent déjà sur son front.

Au cœur de l'église, la lumière n'est donnée que par des cierges qui seront bientôt consumés. Il semble que personne ne soit rentré ici depuis que le démon s'est installé. La voûte est haute, au dessus de la porte principale, sur la droite de la porte secondaire, un deuxième étage accueille un orge gigantesque, de couleur bleu-vert, qui ne doit plus servir depuis longtemps. Le carrelage bariolé contraste avec les murs blancs, ornés de tableaux religieux. La nef se compose de voilage blanc et d'un autel surmonté de trois marches bordées d'un tapis rouge. Juste au-dessus, entouré de deux grandes arches, un tableau déchiré du quel sort le corps d'un imposant démon, comme s'il y avait un accès vers un autre monde derrière la toile. Le corps du démon est impressionnant, d'un rouge vif et déformé de bosses et de lacérations, ses bras sont proportionnellement bien plus long qu'ils ne devraient l'être et ses longs cheveux noirs et sales recouvrent entièrement sa tête.

— Ah oui... C'est un beau bébé, quand même...

— ... Essayons de l'avoir discrètement.

— Eh... Eh bien, je vous laisse faire votre travail... Je ne voudrais pas vous gêner.

Le prêtre se rue sur la porte et la referme à clef derrière lui. Estomaqué, Christian se précipite à son tour et tambourine des poings sur la porte.

— Mais, bordel, qu'est ce que tu fous ? Nous enferme pas comme ça !

— Ne crie pas, Christian !

Le démon frémit, il a sursauté en entendant la voix de Christian. Ses bras bougent lentement, il pose ses mains aux doigts crochus sur le sol, fissurant le carrelage et lève la doucement le tête. De derrière ses cheveux recouvrant son visage, Christian et Alfonso, sans voix, ne peuvent apercevoir qu'un œil unique, planté au milieu du front, d'un rouge sanguinolent barré d'un pupille verticale. Le démons pousse un cri tellement puissant que les deux amis se bouchent les oreilles et plient leurs corps en deux instinctivement jusqu'à ce que le son passe.

        — On est dans la merde... Fait Christian avec un petit sourire inquiet. Quand je pense à cet enfoiré qui nous a enfermé ici.

— Inutile d'y penser maintenant. Nous devons rester calme, nous ne sommes pas des novices, nous devons réfléchir.

Le monstre venu des enfers n'attend pas une seconde de plus pour agir, élançant son bras droit en direction des exorcistes, ceux-ci se baissent derrière les banc de l'église, seul protection qui leur soit donnée. Le bras rouge fait voler plusieurs bancs sur son passage mais n'est pas assez long pour atteindre ses cibles.

        — Voila une bonne nouvelle ! s'exclame Christian. D'ici, il ne peut pas nous toucher !

        — Restons à cette distance et nous serons en sécurité. Ça va nous donner du temps pour réfléchir à un plan.

Le démon, furax par son impuissance, ravage tout ce qui lui tombe sous la main, attrapant bancs et statues pour les envoyer vers ses ennemis.

— La sécurité va pas durer longtemps !

— Dessine en piège pour le coincer et je pourrais l'avaler !

Alfonso ouvre son bloc de dessin et prend un stylo quatre couleurs de la poche de sa chemise. Avec rapidité, il reproduit le mur du fond de l'église, celui sur lequel trône le tableau ensorcelé, ainsi que le démon avec l'encre noir.  Puis il change de couleur pour dessiner une cage rouge par dessus le démon. La cage se forme réellement autour du monstre et le bloque un moment avant de voler en éclat.

— C'est pas possible ! S'écrie le dessinateur, sous le choc. Mon piège ne fonctionne pas ! Son sommeil a du lui redonner de la puissance, il faut trouver un moyen de l'affaiblir !

Une statue vient s'écraser juste à côté d'eux, soulevant un nuage de poussière qui enfume les deux amis.

— Au cas ou t'aurais pas remarquer, c'est pas un mickey ! S'égosille Christian entre deux quintes de toux. Comment on est censé faire ça ?

Le démon semble subitement se calmer. Les deux hommes se risquent à regarder dans sa direction pour voir s'il ne trame pas quelque chose. Le monstre est maintenant relevé sur ses deux bras appuyés sur le sol et son visage est découvert. De sa bouche béante et difforme s'écoule en filet de bave jaunâtre et sur sa joue gauche, on peut apercevoir un tatouage de tête de mort. Les exorcistes se rabaissent derrière les bancs.

— T'as vu ce que j'ai vu ? Il a un "tatouage de maintien" !

— Pourquoi n'y ai-je pas pensé avant ? Se demande Alfonso avec un sourire bète. Le tableau est un passage vers les enfers, venir jusqu'ici lui a demandé beaucoup de force, il n'en avait même pas assez pour passer en entier. Tu sais ce que ça veut dire ?

— Que pour maintenir la partie supérieur de son corps dans notre monde, il a du poser un sceau quelque part et former un "tatouage de maintien" sur son corps pour y être relié... Et occasionnellement que ce con a le cul en enfer...

— Il dormait pour récupérer assez de force pour passer dans notre monde en totalité. Si on l'avait laissé se reposer jusqu'au bout, il aurait fait de gros ravage dans la ville.

— Donc, faut trouver le sceau et le détruire. C'est dans la poche !... Attends, il est ou le sceau ?

— Forcément dans l'église.

— Si ça se trouve, il est juste à côté du tableau et on va se faire bouffer avant de l'atteindre !

Des cheveux noirs glissent sous le banc de protection des deux hommes et attrapent Christian pour la cheville droite. Celui-ci est trainé sur le sol en hurlant, cogné par les débris en tout genre et se fait suspendre la tête en bas par le démon qui a utilisé ses cheveux comme des lianes.

— Christian !

        — Chier ! Il veut vraiment me bouffer ! Trouve ce putain de sceau !

Alors qu'Alfonso se précipite fouillant chaque recoin de l'église, Christian tente de détacher sa cheville de l'emprise du démon. D'autre mèches de cheveux viennent lui asséner des coups violents, tel des fouets, arrachant des cris de douleur à l'homme à chaque volée. Alfonso soulève tant bien que mal des gravats de banc, de statue et de carrelage pour arriver sous une arche peu profonde ou se cache un long piédestal décoré. Les yeux ébahis, il discerne une marque noire en forme de tête de mort sur le bas du support.

— Tiens bon, Christian !

        Il donne un grand coup de poings sur la marque mais ne parvient qu'a se faire atrocement mal à la main. Il entreprend alors de ramasser un bloc de pierre, tombé du mur lors du carnage en y mettant toutes ses forces. Difficilement, il le soulève au-dessus de sa tête et le laisse tomber de tout son poids sur la tête de mort. Celle-ci se met à briller et à se mouvoir lentement sur le piédestal. Alfonso repars à la charge avec le même procédé et vise de nouveau la marque qui, cette fois, s'illumine complètement avant de disparaître. La réaction ne se faite pas attendre : le démon pousse un cri atroce alors que son tatouage se consume sur sa peau, laissant échapper une odeur nauséabonde de chair brûlée. Christian est détaché de ses liens et tombe de tout son long sur le sol. Alfonso s'est approché du démon qui se tord de douleur et pose ses mains sur sa joue mutilée. Il cherche une nouvelle page sur son bloc de dessin et recommence le même ouvrage que précédemment. Maintenant, la cage tient bon. Le monstre a beau la marteler à la force des poings, il ne  la rompt pas.

— À toi de jouer, Christian ! Le piège ne tiendra pas longtemps !

Péniblement, l'exorciste se remet sur ses jambes tremblantes, ferme les paupières et expire profondément. Lorsqu'il ouvre à nouveau les yeux, ceux-ci sont devenus complètement noirs, ses orbites eux-mêmes se sont teintés de sombre. Il aspire l'air bruyamment et le démon se retrouve arraché progressivement du tableau. Coupé en deux, une gerbe de sang de démon vient éclabousser la nef de l'église, jusqu'à ce que le monstre soit totalement avalé par Christian. Ce dernier ferme la bouche, ses yeux redeviennent normaux et il s'écroule assis. Alfonso fonce à son chevet.

— Ça va aller ?

— Je survivrais... Au moins pour foutre une raclée à ce foutu prêtre et recevoir une belle récompense de la part du vieux Louis.

Il soulève son vêtement pour observer l'étendu des dégâts : son corps est meurtri.

— 'Tain, on dirait que je me suis fait fouetter.

— Les premières cicatrices du super-héros !

— Ça me plait bien ! Les fans vont adorés !

Tous deux regardent autour d'eux : l'église est dans un triste état.

— Au moins, le prêtre a pas menti : va vraiment falloir faire des travaux.

Ils explosent de rire simultanément.

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J'aime beaucoup ce passage, christian et alfonzo sont très sympathiques, et leur techniques ont vraiment du charme, et de l'originalité.

Juste un ptit truc, j'ai pas bien compris: c'est Alfonzo qui veut être super héros, ou c'est Christian ? Et les deux dessinnent, ou seulement Alfonzo ?

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c'est Christian qui est fan de BD ( occasionnellement, il en dessine mais on va dire que c'est comme moi : j'en ai fait mais j'ai jamais été jusqu'au bout xD je pense développer ce trait de sa personne plus tard. ) et qui rêve de devenir un super-héros. Alfonso est un artiste, il peint et son pouvoir est directement lié à ce talent.

 

pour vous aider à comprendre quelque trucs, je vous mets les notes dont je vous ai parlé :

 

_________________________________________________________________________________________________________

 

Les différents mondes :

 

Sur le plan astral, nous avons le monde des humains au milieu, le monde des esprits en haut et le monde des démons en bas.

 

Le monde des esprits :

 

C'est là que se trouvent les personnes décédées, leurs âmes ( qui gardent leurs "images physiques" d'êtres vivants ) quittent leurs corps pour se rendre dans ce "paradis". Une âme ne quitte pas forcément le corps au moment de la mort, d'où le fait que certains esprits ont une apparence très "endommagée", c'est leur dernière "image physique".

C'est un monde très colorés ou les esprits ne font qu'errer. Une fois dans ce lieux, ils perdent leurs personnalités et n'ont plus de besoins ni de souvenirs.

 

Le monde des démons :

 

Aussi appelé l'Enfer, tous les démons viennent de là-bas. Il s'agit en fait de l'âme des personnes particulièrement indignes du paradis ( assassins, violeur etc... ). Leurs personnalités atroces ne pouvant être dissolues et semant le trouble dans le monde des esprits, ils attérissent en enfer et changent de forme pour prendre une apparence monstrueuse. Cet état de fait s'explique dans le sens ou leurs esprits matérialisent un corps à l'image de leurs mentalités et une force qui leur est propre. Ils ne gardent aucun souvenirs de leurs vies passées.

Toutefois, certains démons naissent directement en Enfer et sont les plus puissants, ceux qui commandent aux autres.

L'image physique :

 

Quand l'âme quitte le corps, elle garde en mémoire la dernière apparence de son enveloppe charnelle pour ensuite la rendre visible aux yeux des autres esprits, démons ou humains. Les esprits n'ont pas de corps matériel, on peut passer la main à travers eux, par exemple, voila pourquoi on appelle cette apparence "image physique".

La dernière image que l'âme perçoit de son corps peut être très variable, ainsi il y a des esprits qui ont gardé une apparence de vivants, d'autre qui portent les marques des causes de leurs morts etc...

L'âme ne quittant pas forcément le corps au moment de son décès mais seulement quand elle se sent prête, cette période peut durer un certains temps. Ce phénomène se produit souvent avec les âmes qui ne comprennent pas ou ne veulent pas accepter la mort de leurs corps ( le plus fréquemment pour des morts violentes ). Beaucoup d'esprits se retrouvent donc avec une "image physique" de corps en décomposition, moment ou leur âmes a quitté leurs corps.

Les différents "êtres des autres mondes" :

 

Les esprits :

 

- Il y a les esprits partis pour le monde des esprits, cela restent là ou ils sont. On les appelle les "esprits sains".

- D'autres esprits restent dans le monde humain pour différentes raisons :

                * Les esprits sentimentalement attachés à un endroit ou une personne et qui refusent de partir dans le but de protéger ce qui leur est chère. On les appelle les "esprits de cœur".

                * Les esprits qui n'ont leurs places nulle part : trop mauvais pour aller dans le monde des esprits mais pas assez pour aller en enfer. Ils sont bien souvent agressif et cause beaucoup de tord aux vivants. On les appelle les "esprits vengeurs".

 

Les démons :

 

- En bas de l'échelle, les "démons mineurs" : leur force n'est pas impressionnante, des exorcistes peuvent facilement les neutraliser. Ils sont incapables de communiquer. Assez fréquent dans le monde des humains dans lequel ils passent avec simplicité, pris à temps, ils n'occasionnent pas trop de dégâts. Ils s'amusent généralement à "posséder" des êtres vivants. Ils se comptent par centaines de milliers actuellement.

- Les "démons moyens" : leur force est plus grande et leur passage dans le monde humain plus complexe. Incapable de communiquer également, il faut s'en occuper rapidement sous peine de les voir faire des dégâts bien plus importants. Ils ne sont que deux ou trois tous les 10 ans à venir dans le monde humains du fait que même si leur passage n'est pas impossible, il peut leur être dangereusement mortel. Ils se comptent par milliers actuellement.

- Les "démons supérieurs" : leur forces est prodigieuse et leur passage dans le monde humain extrêmement difficile. Ils peuvent communiquer entre eux et sont doués d'intelligence pour élaborer des formations d'attaque. Très dangereux, ils représentent de gros risques et sont très difficiles à vaincre. Leurs passages dans le monde humains sont très rare : environ 1 tous les 500 ans. Il en existe actuellement une cinquantaine.

- Tout en haut de la hiérarchie, les "démons maîtres". D'une puissance incommensurable, leur passage dans le monde humain est impossible de façon naturelle, ils ont besoin d'une très grande source d'énergie pour ouvrir un passage assez grand. Ils ne sont apparus dans le monde humain qu'une dizaine de fois depuis le commencement de la race humaine, toujours suivis de catastrophe sans nom. Ils communiquent aussi bien entre eux que dans tous les langages humains. Ils sont les leaders, les seigneurs de l'enfer, les commandants de tous les autres. Il en existe actuellement 3.

 

Passage d'un monde à l'autre :

 

Les "portes astrales" qui permettent de passer du monde des démons au monde des humains sont nombreuses et éparpillées dans le monde entier. Malgré tout, il n'est pas toujours aisé pour les démons d'y recourir. Un démon doit prendre un compte son corps mais aussi son énergie qui pèse dans le passage. Les démons mineurs n'ont pas de difficulté à entreprendre ce voyage dans le sens ou leur énergie est minime. La difficulté commence à partir des démons moyens : ceux-ci peuvent avoir des énergies de niveaux variables. Pour tout les démons, le passage demande une grande source d'énergie, il leur est indispensable de dormir pour récupérer leurs forces ( seul moment ou les démons dorment ). Dans le cas des "démons maîtres", leur énergie est si grande qu'ils doivent sacrifier bon nombre de démons des autres catégories afin de récolter l'énergie manquante leur permettant le passage. Les "portes astrales" existantes ne sont pas suffisamment grande pour eux, il leur est donc nécessaire d'en créer de nouvelles. Pour cela, ils choisissent un être humain qui a des dons certains de médium afin de l'utiliser pour en faire une "porte astrale artificielle" à leur taille. Tout comme les "démons supérieurs", ils utilisent également cette énergie supplémentaire pour ne pas utiliser la leur et arriver dans le monde humain en pleine possession de leurs moyens.

 

Le tatouage de maintien :

 

Certains démons n'ont pas assez d'énergie pour passer dans le monde humain en une seule fois, ils restent coincés, une partie de leur corps dans le monde humain et l'autre dans le monde de l'enfer. S'ils restent comme ça, leur corps est à nouveau aspiré dans le monde de l'enfer. Pour palier à ce problème, il existe le "tatouage de maintien" : le démon pose un sceau en forme de tête de mort à proximité, dans le monde humain. S'inscrit alors sur son corps un tatouage de même dessin qui le relie au sceau. Les deux réunis ont pour effet de faire stagner la "porte astrale" par laquelle le démon est passé et lui permet de s'endormir pour accumuler l'énergie manquante au passage du reste de son corps, sans prendre le risque d'être absorbé dans le monde de l'enfer.

Pour neutraliser l'effet du "tatouage de maintien", il existe plusieurs solutions :

- soit on parvient à repousser le démon dans le monde de l'enfer en l'attaquant.

- soit on le tue, mais la tâche est ardue car les démons moyens ont une puissance non négligeable.

- soit on s'attaque au sceau en le détruisant, ce qui n'est pas difficile en soit, le sceau étant très fragile.

Il est impossible d'effacer le tatouage sur le corps du démon, de plus, cela ne retire pas le sceau et le tatouage vient se loger automatiquement sur une autre partie du corps du démon.

 

 

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comme je l'ai dit, ce sont des notes prises à la va-vite pour m'aider, elles devront donc être mise au propre.

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666 vue de ce topic... non pas que ce chiffre me déplaise ( loin de là ^^ ) mais ça nous fait plus d'une centaine de vue depuis que j'ai recommencé à mettre ce que j'écris... et seulement deux commentaires depuis... merci beaucoup à tous les deux mais ça serait bien que les autres postent aussi, pour me donner des critiques. je refais le même discours que la dernière fois mais ce livre s'adresse aux lecteurs que vous serez peut-être alors aidez-moi à le rendre meilleur, s'il vous plait  ;)

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c'est vraiment frustrant d'avoir autant de visualisation, d'écrire quelque chose et de le faire partager aux autres sans avoir de commentaires en retour...

 

j'annonce donc la fermeture de ce topic et pour ceux qui voudront connaître la suite, je tenterais de finir ce roman dans les meilleurs délais et je tacherais de me trouver une meilleure maison d'édition.

 

merci à ceux qui m'ont lu et qui me liront encore, j'espère  ;)

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