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Meles meles

Présentations de mangas terminés

Recommended Posts

Ce topic sera dédié aux nombreux mangas dont la parution s'est achevée, et qui n'ont par conséquent plus une actualité brûlante.

Ainsi, on évitera de créer des sujets qui risqueraient de terminer en monoposts.

Vous pouvez bien sûr présenter les mangas que vous avez aimé, mais aussi ceux que vous avez détesté, permettant ainsi aux autres forumeurs de s'en tenir éloignés (ou de se jeter dessus, s'ils jugent que votre goût est déplorable  ;D).

 

Pour la présentation, on se contentera d'un court résumé, d'une ou deux images et d'un petit commentaire.

Par contre, comme partout ailleurs, la brièveté sera compensée par la qualité. En gros ayez pitié de la langue française.

 

 

J'essaierais de tenir un petit index qui pourra être utile si jamais le sujet était un succès.

 

______________________________________

 

Déjà présentés :

 

Akumetsu

Alien Nine

Alien Nine Emulator

Angel Densetsu

Aqua

Aria

Asu no Yoichi!

Azumanga Daioh

 

Bakuman

Binbō Shimai Monogatari

Biomega

Bobobo-bo Bo-bobo

 

Defense Devil

 

Eden : It's an Endless World !

 

Franken Fran

 

Gacha Gacha

Gon

 

Helen ESP

Hitsuji no Uta (Les Lamentations de l'agneau)

Hoshi no Samidare

 

Ichi the killer

IO

 

Kurogane

Kurohime

Kurozuka

 

Love & Collage

 

Mahou no Iroha!

Midori no Hibi

Mirai Nikki

 

Nanase

Nephilim John

 

Octave

Orange Yane no Chiisana Ie

 

Prince des Ténèbres (Le)

 

Read or Die

Read or Dream

 

[switch]

 

Threads of Time

 

Variante

Venus Versus Virus

Veritas

 

Yokohama Kaidashi Kikō

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Aqua et Aria

 

Auteur : Kozue Amano

Parutions : 2 volumes de 2001 à 2002 et 12 volumes de 2002 à 2008

 

 

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Résumé : Mars, XXIVe siècle. La planète a été terraformée, mais à la suite d'une erreur dans les prévisions, elle s'est vue presque entièrement recouverte par les eaux et a en conséquence été renommée Aqua. Profitant de cette situation, la ville de Neo-Venezia a été créée à partir de la Venise terrienne.

C'est dans cette ville qu'arrive Akari Mizunashi, quinze ans, originaire du Japon, dans le but de devenir Ondine (gondolière). Elle intégrera pour cela la compagnie Aria.

 

Commentaire : Une douce brise écartant les nuages de smog.

 

Vous venez de lire un gros seinen d'horreur et êtes saturés de sang et de boyaux ? Vous avez fini BLAME! et vous dites que l'avenir est sombre ? Vous venez d'être radié de Pôle Emploi, votre compagne est partie avec les enfants et une bouteille de gros rouge vous regarde du coin de l'œil sur la table ? Vous êtes Grec ? Bref, c'est la dèche et la dépression vous guette ?

 

Aqua et Aria sont pour vous.

 

Sans aucune prétention, sans action frénétique, avec un trait simple et un scénario sans complications excessives, Aqua et Aria sont une belle réussite. La découverte de Neo-Venezia par Akari, prompte à s'émerveiller de chaque petit détail, est un plaisir. Certains pourraient trouver la série un peu nunuche, mais ce n'est qu'une impression. Un peu d'humour, très léger, une petite touche de merveilleux, ajoutés à une atmosphère calme et paisible, font de ce manga une séance de relaxation et d'évasion peu commune. Pour faire une comparaison, Aqua et Aria sont un peu ce qu'est l'art naïf par rapport à la peinture classique.

 

On ne se jette pas sur le chapitre suivant en bouillant d'impatience, on le prend tranquillement, sans se presser, on le déguste. Pour les dévoreurs de mangas/BD, pour qui les plus longues séries ne durent que quelques jours (j'en suis), celles-ci devraient tenir un temps assez long au regard de leur longueur.

 

En un mot : rafraîchissant.

 

Ce qui n'ont pas l'âme contemplative pourront s'abstenir, les fanatiques de l'action à tout prix aussi.

Gros coup de cœur.

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Angel Densetsu

 

Auteur : Norihiro Yagi

Parution : 15 volumes de 1992 à 2000

 

 

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Résumé : On suit la vie quotidienne de Seiichirō Kitano, jeune garçon nouvellement transféré au lycée Hekiku High. Doté d'un cœur d'or, personnification du dévouement et de la bonté, Seiichirō possède, bien qu'il ne semble pas s'en rendre compte, une apparence démoniaque. Celle-ci provoque autour de lui des réactions de terreur et, couplée à sa naïveté, engendre nombre de quiproquos et malentendus.

 

Commentaire : Il est assez difficile d'admettre que ce manga est l'œuvre du futur auteur de Claymore ! Ici, point de yōmas ou de guerrières aux yeux argentés, encore moins de corps hachés menus, mais la vie d'un lycée et de ses élèves, surtout ses délinquants.

 

Manga avant tout basé sur l'humour, Angel Densetsu réussi assez bien son coup, malgré une certaine tendance à se répéter (le sujet ne laisse pas une infinité de possibilités non plus). Il laissera de bonne humeur les féministes, puisque ces demoiselles sont bien les seules à réussir à comprendre la situation, tous les mecs (même le personnage principal qui est juste un peu plus sensible que les autres) étant décris comme des imbéciles, réfléchissant surtout avec leurs poings. Un point énervant : les cris du héros, surtout quand il court, sont peu crédibles et mal rendus.

 

Au niveau des dessins, il ne faut pas se mentir, dans les tous premiers tomes ils sont juste affreux. Par bonheur, ils vont en s'améliorant, se rapprochant plus au final de ceux de Claymore, avec ceci dit beaucoup moins d'occasions de double-pages épiques.

 

À lire comme une curiosité.

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IO

 

Auteur : Koio Minato

Parution : 10 volumes de 2000 à 2005

 

 

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Résumé : Taiyo, un jeune type, est en voyage à Okinawa. Il y rencontre trois sœurs, qui lui apprennent qu'elles étaient ses amies d'enfance. On découvre qu'il a perdu la mémoire de cette période. Il décide d'en apprendre plus, ainsi que sur ses parents, tous deux décédés. Il partagera également leur passion, la plongée sous-marine.

 

 

Commentaire :

Première réaction : Oh, un manga sur la plongée, original, voyons voir ce que ça donne...

 

Réaction après lecture : Gné  ?

 

Si l'idée de départ était plutôt intéressante, la suite se gâte rapidement. En vrac, on a droit à des ruines mystérieuses, une baleine blanche mystérieuse, des enfants avec une marque mystérieuse, des groupes paramilitaires aux buts et motivations mystérieux, un scénario mystérieux, en somme on ne comprend pas grand-chose. Le dessin est au mieux moyen, ne faisant que souligner la médiocrité de l'œuvre. Les ficelles sont énormes, on se dit parfois "tiens, là je devrais être ému", en clair nous sommes en présence d'un échec total. Ah, il y a aussi des Péruviens dans le lot. Si on se rappelle que le dernier Péruviano-japonais connu est l'ancien président Alberto Fujimori, en cabane pour corruption et violation des droits de l'homme, on se dit que c'était mal embarqué pour sortir une bonne histoire de là (vous cherchez une logique dans cette réflexion ? Il n'y en a pas, c'est pour vous mettre dans l'ambiance du manga).

 

À éviter absolument, ou à lire sous stupéfiants pour (essayer) d'accepter le scénario. Peut également servir d'allume-feu ou pour caler des meubles.

 

Au moins, ça m'aura permis de caser un sympathique lama.

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Variante

 

Auteur : Sugimoto Iqura

Parution : 4 volumes de 2004 à 2006

 

 

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Résumé : Aiko Hōshō, quinze ans, est la seule survivante de sa famille, mystérieusement massacrée. Elle ne se rappelle plus les détails des événements, et surtout découvre avec effroi que depuis l'accident, elle se retrouve affublée d'un étrange bras, aux caractéristiques peu humaines. A son réveil, elle se retrouve dans un hôpital dont elle apprendra qu'il appartient à une organisation secrète, Atheos. À ce moment, un choix crucial lui sera posé : devenir le cobaye d'Atheos, ou travailler pour eux.

 

 

Commentaire :

"Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir wowowowo"

 

Cette citation qui me couvre de honte (promis, la prochaine sera meilleure), décrit assez bien l'esprit du manga. Outre la face horreur et gore, très présente, la torture psychologique d'Aiko, perdue dans un monde de violence, de monstres, où même les hommes ont un comportement inhumain, est assez terrible à voir. L'effondrement de son univers jusque là paisible et ordinaire, est décrit petit à petit, elle devra lutter pour sauver ce qu'elle peut et survivre. Vous l'aurez compris, ce n'est pas la série à mettre dans les mains du petit frère à qui l'on veut faire découvrir le monde du manga. Graphiquement, le trait est réaliste, les décors sombres, les couvertures magnifiques.

 

Malgré le fait qu'il s'agisse avant tout d'un manga d'horreur, le scénario et les personnages pourraient le rapprocher un peu d'un Elfen Lied, permettant ainsi à ceux qui ne sont pas fanas du genre d'apprécier aussi.

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Yey ! Bonne idée ce topic, je pose ma pierre....

 

Le Prince des Ténèbres

 

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Auteurs : Osuga Megumi (dessins), Isaka Kotaro (scénario)

Parution : 10 volumes

 

Synopsis :

D’un côté, Andô, lycéen doté d’un talent étrange lui permettant de faire dire ce qu’il veut à toute personne l’approchant. De l’autre, Inukaï, jeune homme mystérieux à la tête d’un groupuscule d’autodéfense. Leur terrain de jeu : une ville d’apparence tranquille, en réalité au bord de l’explosion. Leur rencontre, inéluctable, ne passera pas inaperçue. “Si vous combattez des monstres, prenez garde à ne pas en devenir un vous-même car quand vous contemplez l’abîme, lui aussi… vous regarde.”

 

Résumé :

Âmes sensibles, s'abstenir ! C'est la première chose qu'il me semble important de dire... Ce shonen qui penche vers le seinen est sombre, malsain, dérangeant de bout en bout. Pour vous brosser rapidement le tableau, on a le droit du premier au dernier tome à des meurtres, des suicides, des insultes, du vandalisme, des tarés, des méchants, des tueurs à gages qui grouillent... et je m'arrêterai là.  Quant au personnage principal, Ando, qui se retrouve embarqué dans un combat qui oppose une société voulant changer la ville et une petite organisation qui ne cesse de grandir et qui s'oppose à la modernisation de la dite ville, n'avait rien demandé et se comporte de la façon la plus humaine possible. Il a peur et il panique... pathétique ? Pas tant que ça. Un dessin soigné, un scénario bien ficelé et plein de rebondissements auxquels on ne s'attend absolument pas, des personnages divers, des situations incroyables, vous mélangez le tout et vous avez Le Prince des Ténèbres ! Bon pour ceux qui veulent un manga léger et sans prise de tête ou de coup de flip, passez votre chemin, parce qu'on finit par ne plus savoir quel camp est le bon....

Vous vous douterez bien de mon conseil : à lire absolument(malgré un premier tome peut-être un  peu lent), c'est mon coup de coeur !

 

PS: si j'ai mis la couv' du tome trois c'est parce que dessus c'est mon chouchou (tueur à gage au passage ^^)

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Mirai Nikki

 

Auteur : Esuno Sakae

Parution : 12 volumes de 2006 à 2010

 

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Résumé : Yukitero Amano, quatorze ans, est un solitaire. Incapable de se lier avec d'autres personnes, il a fini par se constituer son propre univers, centré sur le journal qu'il tient sur son portable et sur le monde imaginaire qu'il s'est créé. Imaginaire, jusqu'au jour où l'un des personnages de ce monde, Deus, rien moins que Dieu, lui remplace le portable par un neuf, dont Yukiteru découvrira rapidement qu'à l'inverse de l'ancien, il n'enregistre pas les faits du quotidien mais les prédit. Il fait alors la connaissance d'une camarade de classe, Yuno Gasai, qui est, elle aussi, en contact avec Deus. Ce dernier leur annoncera ensuite qu'ils sont douze à posséder des portables prédisant l'avenir. Les douze devront s'affronter dans une bataille royale dont le survivant deviendra le remplaçant de Deus. And... Let's ready to ruuuuuuuuuumble !

 

 

Commentaire :

Antisocial, tu perds ton sang-froid. / Repense à toutes ces années de service. / Antisocial, bientôt les années de sévices, / Enfin, le temps perdu qu'on ne rattrape plus.punk.gif

 

Voilà qui résume plutôt bien le personnage de Yukiteru (le temps perdu joue un rôle important), encore plus si on sort ce vers en plus : "Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balles". Merci à Bernie et Nono, pour cette petite citation qui rattrape de loin celle de ma chronique précédente. Et Trust dans un message sur le manga, ça pète.

 

Redevenons sérieux et prévenons d'abord que Mirai Nikki est assez difficile à situer. Classé comme shōnen, il n'en respecte pas aveuglement les codes. Tout d'abord, il est assez difficile de s'identifier au héros, au départ asocial, inutile et ne brillant pas par son courage. Ensuite, les personnages sont très ambigus. Le meilleur exemple en est Yuno, qui peut être considérée comme un des deux héros, mais dont on se rend compte qu'elle a un passé glauque et des pulsions plutôt euh... spéciales. Si on y ajoute un petit côté psychopathe et une certaine tendance à se balader avec des objets divers et néanmoins tous tranchants et bien aiguisés dans les mains, arborant un regard pas rassurant, on n'obtient pas une héroïne de shōnen habituelle.

 

Niveau points négatifs, je passerais sur la coutumière jeunesse des protagonistes, tout le monde est mûr dès l'enfance. Il ne faut pas s'attendre à un manga réaliste. Vous me direz, le plot de départ comporte un dieu, donc pour le réel, on repassera. Oui mais dans les très bonnes histoires, on y croit. Ici, curieusement, on a plus de facilité à croire en Deus que dans l'action qui à lieu dans le monde "réel", les personnages étant pour certains trop stéréotypés (la terroriste au départ impitoyable qui cache un bon fond, le traître qu'on voit venir à dix kilomètres). Et grosse déception sur la toute fin, l'auteur prend tous les lecteurs à revers et termine mal son manga (vous n'imaginiez pas que j'allais vous raconter la fin ?).

 

Cependant, la série se lit avec plaisir, les petites faiblesses sont compensées par une action rapide, des révélations et chocs scénaristiques fréquents.

En plus, certaines idées de départ permettent des développements de qualité, comme les téléphones portables/journaux, avec des adaptations pour chaque possesseur.

 

Il n'y a que deux questions qui me laissent chafouin : pourquoi Deus sélectionne-t-il les candidats uniquement sur le territoire japonais et pourquoi choisit-il de confier l'avenir de l'univers au vainqueur d'une bande composée de traumatisés, de psychopathes et de manipulateurs, tous plus instables les uns que les autres ?

 

Ça reste tout de même un bon manga, divertissant et agréable à lire.

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Hitsuji no Uta (Les Lamentations de l'agneau)

 

Auteur : Kei Tōme

Parution : 7 volumes, de 1996 à 2003

 

 

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Résumé : Kazuna Takashiro est un lycéen apparemment comme les autres, si ce n'est qu'après la mort de sa mère, il vit avec un couple d'amis de son père, qu'il n'a pas revu depuis. Seulement, alors qu'il est en compagnie de son amie Yaegashi, la vue d'une tache de peinture écarlate provoque un grave malaise. Des réminiscences de son passé commencent alors à lui revenir, ainsi que des souvenirs de sa sœur ainée, Chizuna. Il la retrouvera en retournant voir la maison où ils vivaient durant leur enfance. Il découvre qu'elle souffre du même mal que lui, une maladie provoquant des crises qui ne peuvent être guéries qu'au moyen de sang humain.

 

Commentaire : On pourrait se dire "Encore une énième variation sur les vampires". Sauf que Hitsuji no Uta est tout sauf un manga de vampires classique. Il s'agit beaucoup plus d'une histoire sur la famille, la maladie et l'isolement qu'elle entraîne, le vampirisme n'étant qu'un prétexte à ce récit. L'ambiance est très sombre, Kazuna vivant une véritable descente aux enfers, sans grand espoir d'en remonter. Le dessin, froid, accentue le côté dramatique et met en valeur les relations entre les personnages. Un manga fort, poignant, une belle tragédie.

 

A conseiller à tous.

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Bobobo-Bo-Bo-Bobo

 

Auteur: Yoshio Sawai

Parution: 21 volumes, de 2001 à 2005

 

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Résumé : Le manga met en scène les aventures de Bobobo-bo Bo-bobo, un héros à la coupe afro qui se bat contre l'Empire Chauvekipeut, qui a décidé que chacun devait être chauve, à l'image de l'Empereur Crâne d'Œuf 4e du nom. Pour cela, les brigades capillo-tracteuses (les "Tondeurs flingueurs" dans l'anime) sèment la terreur. Bo-bobo ne peut pas laisser faire une telle tuerie. Grâce à sa technique secrète du Hanagé Shinken, l'art ancestral des poils de nez, où il utilise ses poils de nez à des fins offensives, il compte faire régner la paix dans son monde. Il connait des techniques de combats telles que "la technique des poils de nez constrictor" ou “la technique de la furie des poils de nez". Au cours de sa quête, il rencontrera diverses personnes qui le suivront

 

Commentaire : Le manga est en réalité une parodie caricaturant les shônens en général. Les allusions, bien cachées et très nombreuses, vont de Ken le survivant à Dragon Ball en passant par Saint Seiya, One Piece ou Naruto: il faut disposer d'une solide culture manga pour les déceler.

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Azumanga Daioh

 

Auteur : Azuma Kiyohiko

Parution : 4 volumes de 1999 à 2002, trois chapitres bonus en mai 2009

 

 

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Résumé : On suit la vie quotidienne de cinq, puis six jeunes filles, ainsi que de leurs deux professeurs, au cours de leurs trois années de lycée.

Ne voyant pas quoi dire de plus, je vous ai mis trois exemples parmi mes favoris, en angliche, désolé.

 

Commentaire : Pour changer un peu, voici un yonkoma, le comic-strip nippon, l'humour en étant donc le point principal. Cependant, il ne faut pas s'attendre à partir dans des fous rires à chaque page, sauf à être particulièrement jovial, mais plutôt à parcourir chaque volume d'un bout à l'autre avec un grand sourire.

 

Chacune des protagonistes possède un trait de caractère qui lui est propre et qui permettra au lecteur de s'identifier à l'une d'entre elles (Chiyo-chan la jeune surdouée, Tomo en enthousiaste énervante, Yomi en sérieuse, Ōsaka qui vit dans son monde, Sakaki-san en timide fanatique du kawaii ou Kagura pour les sportif/ves). Le dessin est simple, on reconnaît immédiatement les personnages, et c'est bien là l'essentiel.

 

Quatre tomes débordant d'humanité qui mettent de bonne humeur, à savourer en prenant tout son temps vu qu'il y en a (trop) peu.

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Asu no Yoichi!

 

Auteur : Minamoto Yū

Parution : 15 volumes de 2006 à 2011

 

 

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Résumé : Un jeune samourai, Yoichi, 17 ans, descend pour la première fois de sa vie de la montagne où son père l'a entraîné. Il arrive dans un dōjō géré par quatre sœurs, afin de perfectionner sa maîtrise du sabre.

 

Commentaire : Elle descendait de la montagne

En chantant une chanson paillarde

Une chanson de collégien

La fille du coupeur de joints

La fille du coupeur de joints

 

Mais nous on était cinq chômeurs

A s'lamenter sur not'malheur

En se disant qu'on se taperait bien

La fille du coupeur de joints

La fille du coupeur de joints

 

Bon. Vous imaginez l'inverse de la chanson, soit les filles qui attendent le mec qui descend de la montagne, vous rendez le manga aussi mauvais que la chanson est belle, et vous avez un résumé tout prêt.

 

Cette série est un modèle de ce que la paresse d'un mangaka peut produire. On découvre parfois des séries qui sont des bouses, mais qui font l'effort d'être originales, comme IO cité plus haut, qui à force d'originalité devenait incompréhensible.

 

Las, on cherchera en vain trace de cet effort. On a du début à la fin, une accumulation des stéréotypes du manga harem, de la tsundere, au coup de sabre qui dévoile comme par hasard les poitrines (mal dessinées). Le héros est une espèce de caricature de héros shōnen, stupide au-delà du possible, fort à un point ridicule, toujours prêt à venir aider la veuve et l'orphelin, jamais de mauvaise humeur, il provoque chez moi des réactions allant du souhait de lui mettre de grosses baffes jusqu'à vouloir lui arracher ses attributs et les lui faire manger.

 

Le scénario se résume à la répétition du schéma "attaque d'un(e) nouvel(le) ennemi(e) - écrasement du danger - l'adversaire comprend les vertus de l'amitié, de l'amour et du bonheur, devient sympa et en option s'amourache du héros", jusqu'à l'écœurement. L'humour pourrait nous faire esquisser une ébauche de sourire si l'auteur ne rabâchait pas ses gags à l'infini. Si au moins cela se rattrapait sur le coup de crayon, mais non, le trait est d'une banalité peu commune, le côté prétendument un peu ecchi vous laissant à l'état de nouille, tant dans le cerveau qu'ailleurs.

 

Si vous voulez vous y mettre malgré cette mise en garde, prévoyez de laisser votre esprit (critique ou quel qu'il soit) à la maison. Et remerciez-moi de l'avoir fini juste pour pouvoir vous prévenir en connaissance de cause.

 

Fin de la nalyse vénère.

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Kurogane

 

Auteur : Kei Tōme

Parution : 5 volumes de 1996 à 2000

 

 

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Résumé : Ère Edo. Jintetsu, un jeune garçon, a vu son père se faire tuer, à la suite de quoi il part chercher vengeance. Seulement, après avoir éliminé le meurtrier de son paternel, une mise à prix est placée sur sa tête. Forcé à se battre pour survivre, il devient un sabreur redouté. Il trouve pourtant la mort, attaqué par une meute de chiens errants. C'est alors que Genkichi, un ancien samurai et savant de génie, récupère son cadavre et réussi à le ressusciter. À un détail près : une partie de son corps a été modifiée et est maintenant mécanique. Privé de parole, il reçoit le sabre Haganemaru qui, en plus de posséder un œil, est quant à lui un bavard. Ils partiront ensemble sur les chemins, dans une errance sans but.

 

Commentaire : Avant Les Lamentations de l'agneau, la précédente série de Kei Tōme. Avant de s'attaquer aux vampires, elle revisitait Frankenstein. Et la concernant, j'ai du mal à rester objectif. On retrouve ici son style graphique habituel, qui reste un brin déconcertant au premier abord mais qui finit par emporter largement la mise, avec toujours ces ambiances grises et un peu mélancoliques. Il faut juste passer le premier chapitre, qui est moins brillant que les autres à cet égard. Notons au passage que le design du corps de Jintetsu change au fil des volumes, mais on n'y pense pas.

 

A une moindre échelle, on est un peu dans l'esprit de l'Habitant de l'infini, avec un héros anormal, sabreur expert. La ressemblance s'accroît avec l'apparition de Makoto, qui peut faire penser à Rin par sa psyché.

 

L'histoire avance par épisodes, au départ assez courts mais qui s'allongent petit à petit. Jintetsu fait un héros étrange, d'abord par son apparence, avec son visage métallique, ensuite par son incapacité à prononcer un mot, ce que Haganemaru compense. Ensuite de part son activité, tueur à gage, qui contraste avec un bon cœur évident. L'ambiance, comme dit précédemment, est assez triste, malgré des touches d'humour fréquentes. Les combats restent assez flous, surtout au départ, mais cela ne gène pas outre mesure, Jintetsu n'ayant aucune ambition de devenir plus fort ou quoi que ce soit. Et le boulon sur son chapeau apporte une petite touche incongrue bienvenue, en plus de la référence à Mary Shelley.

 

Un bien beau manga, avec une réflexion, pas trop profonde non plus, sur la nature et l'âme humaine (les thèmes de la vengeance et de la marionnette reviennent à plusieurs reprises), et dont on se dit qu'il aurait pu durer un peu plus longtemps.

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Veritas

 

Scénariste : Yoon Joon-sik

Illustrateur : Kim Dong-hoon

Parution : 10 volumes à partir de 2005

 

 

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Résumé : Gangryong Ma est un petit caïd de lycée, son unique objectif étant de devenir fort, et encore plus fort. Il pense d'ailleurs déjà l'être assez. Jusqu'au jour où il se fait massacrer par un inconnu. Celui-ci acceptera de l'entraîner dans sa spécialité, un style basé sur l'électricité (détails compliqués).

Deux mois plus tard, il lui annonce son départ pour une confrontation avec un puissant ennemi. Après un an d'absence, une organisation, Reunion, apprend à Gangryong que son maître à été tué. Comme il en est le seul disciple, il sera forcé d'entrer dans une école spécialisée dans les techniques de combat.

 

Commentaire : Un crève-cœur. Après une fin épique et ouverte, on nous promet une deuxième partie. Seulement, celle-ci ne semble pas destinée à voir le jour, les deux auteurs s'étant séparés.

 

Pour ce qui est de ce manhwa, une chose à dire en préambule : baston, baston, baston. Mais attention, de la baston de grande qualité. Veritas, servi par des dessins parfois de très bonne facture, nous plonge dans l'univers de Reunion, de ses intrigues, de son école et ses élèves. Tout tourne autour des techniques de combat, anciennes ou récentes. Gangryong fait un héros attachant, un underdog de premier choix, sans réel talent, réticent à toute leçon, certain qu'il ne deviendra le meilleur qu'en prenant de l'expérience. Les combats justement, sont excellents, rapides et bien exécutés.

 

Pour ne rien gâcher, l'humour est présent dès le départ avec les conditions que pose Yoochun pour entraîner Gangryong, et est assez efficace. Et on a une abondance de jeunes demoiselles dont l'apparence n'a rien à envier à la puissance, Madoka étant un de mes persos féminins favoris tous mangas/hwas confondus.

 

A lire en faisant des prières pour une hypothétique suite.

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Gon

 

Auteur : Tanaka Masashi

Parution : 7 volumes de 1992 à 2002

 

 

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Résumé : Gon a un an. Gon vit sur Terre, dans un monde où l'homme n'existe pas. Gon ne rencontre donc que des animaux sauvages.

Accessoirement, Gon est un jeune tyrannosaure. Gon est donc le roi de la jungle.

 

Commentaire : Manga atypique, Gon est un petit tour de force. Sans aucun dialogue, on suit les tribulations de notre dinosaure à travers le monde, ponctuées de rencontres avec les animaux qu'il croise.

 

Gon possède un fort caractère, très humain, avec parfois de grosses colères mais un cœur tendre. Son intelligence est également développée, mais il ne semble pas toujours l'utiliser, étant capable de construire des barrages titanesques ou de chevaucher un lion, ce que lui permet sa force herculéenne, mais se retrouvant par ailleurs dans des situations rocambolesques. L'absence de paroles n'empêche en aucun cas de rire ni d'être ému, elle est, si l'on peut dire, la valeur ajoutée de ce manga.

 

Les dessins de paysages sont absolument splendides, tandis que ceux d'animaux sont assez précis pour pouvoir identifier nombre d'espèces. Ce caractère rigoureux est à mes yeux une des grandes forces de ce manga, puisque où que Gon aille, pour peu que l'on possède quelques rudiments de zoologie, on pourra déduire où il se trouve sur le globe, en reconnaissant les espèces qu'il rencontre.

Ainsi, dans le bassin de l'Amazone, on croise une tortue Matamata et des dauphins roses, un phoque de Wedell et des manchots Adélie en Antarctique ou encore onces, grues du Japon, oies à tête barrée et un pika non identifié dans les montagnes asiatiques.

 

Hormis le chapitre se déroulant dans les entrailles de la Terre, les naturalistes seront comblés par ce travail de documentation, bien que les comportements ne soient pas tout à fait respectueux de la réalité, tel un jeune tyrannosaure surfant la vague d'un raz de marée sur un poussin d'albatros, ou un orang-outan méditant au sommet d'une montagne.

 

Un manga très original, qui peut déplaire à certains par son mutisme et son style de dessin assez chargé, mais qui ravira ceux qui sauront passer outre.

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Read or Die et Read or Dream

 

Scénariste : Hideyuki Kurata

Illustrateurs : Shutaro Yamada (Read or Die) ; Ran Ayanaga (Read or Dream)

Parution : Read or Die, 4 volumes de 2000 à 2002 ; Read or Dream, 4 volumes de 2003 à 2005

 

 

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Résumés :

Read or Die : Dans un monde proche du notre mais légèrement différent, Yomiko Readman est "The Paper", au service de la Special Operations Division, une division de la British Library, une organisation luttant contre les crimes impliquant des livres, et visant à protéger les plus rares d'entre eux.

The Paper est un agent spécialement entraîné à utiliser le papier, ce qui lui permet de le manipuler comme il le souhaite afin d'en faire des outils, des armes ou des moyens de défense. Yomiko est également une bibliophile passionnée, capable de sentir les émotions que ressentent les livres.

 

Read or Dream : A Hong Kong, Michelle Cheung, Maggie Mui, Anita King, respectivement 24, 19 et 12 ans, tiennent une agence de détectives spécialisées dans tout ce qui est lié au livre. Elles assurent tout type de mission, depuis la recherche d'ouvrages perdus jusqu'à la protection d'écrivains. Toutes trois maîtrisent le papier, mais tandis que Michelle et Maggie sont des lectrices enragées, Anita déclare détester lire.

 

Commentaire : Bien qu'écrits par le même scénariste et se déroulant dans le même monde, les deux R.O.D. sont des mangas très différents. Ainsi, Read or Die est plus orienté sur l'action, Yomiko n'hésitant pas à se battre. Le scénario est, sauf les premiers chapitres, une histoire continue. A l'inverse, Read or Dream est plus porté sur l'humour, avec, à part une partie des deux derniers tomes, des récits se prolongeant sur au plus quelques chapitres, tout en gardant une certaine continuité.

 

Personnellement, j'ai n'ai pas trouvé Read or Die très réussi, avec certes une héroïne avec un passé plutôt fouillé et un pouvoir bien imaginé et mis en scène, mais péchant au niveau de l'intrigue, celle-ci étant trop centrée sur Yomiko, les parties impliquant les services britanniques restant peu développées. Ceci dit, les premiers chapitres sont bons, impliquant une femme se battant avec des allumettes géantes, une jeune auteur(e) de génie et des rouleaux de scotch géants, le tout très sérieusement.

 

Read or Dream donne l'impression d'être beaucoup plus abouti, la vie quotidienne et le travail des trois "sœurs" étant source de situations drôles, mêlant parfois du merveilleux à la vie réelle. Il est appréciable que les trois protagonistes n'usent leur pouvoir qu'avec modération, contrairement à ce qui est trop souvent le cas. Hormis l'avant-dernière histoire, qui tombe dans la romance facile voire dans la nunucherie, on rit souvent, on est attendri parfois. Le dessin, plus moderne que celui de Read or Die, est néanmoins assez commun mais plaisant à voir, malgré des couvertures moyennes.

Un manga correct, qui sans prétendre être un chef-d'œuvre, reste un divertissement léger et agréable.

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Kurohime

 

Auteur : Masanori Ookamigumi Katakura (pfiou)

Parution : 18 volumes de 2002 à 2011

 

 

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Résumé : A la suite de l'attaque d'un convoi de chariot par un bandit, une fameuse magicienne, Kurohime, sauve de la mort un enfant, Zero. Elle utilise pour cela un pistolet tirant des balles ayant des propriétés magiques, comme invoquer des dragons ou autres. Dix ans plus tard, Zero a pris de la bouteille, et, raide dingue de Kurohime, a entrepris de la retrouver. Seulement, quand il la découvre, un petit détail a changé : suite à une malédiction divine, elle a maintenant la forme d'une petite fille, et un caractère peu accommodant. Ils entament un périple pour restaurer sa forme originelle.

 

Commentaire : Amour, action, humour, drame, filles, flingues, magie, dieux, démons, péril planétaire, paradoxe temporel, fin dantesque ; il y a de tout dans Kurohime.

 

D'une, et pour évacuer le sujet, des filles dont l'auteur fignole les proportions, les rendant d'un aspect plus qu'agréable à l'œil (bave).

De l'amour, dans un premier temps seule solution pour permettre à Kurohime de reprendre son corps et ses pouvoirs perdus, et ensuite trame essentielle de l'intrigue.

Humour, parfois présent au milieu des scènes les plus tragiques, souvent par l'intermédiaire de Tsucchi, une bien étrange créature.

Drame avec des sacrifices héroïques, des antagonistes en quête de vengeance. Action, magie et flingues, ces deux derniers permettant une large variété de la première, en allant des balles soignantes aux invocations, en passant par des modifications corporelles.

Dieux, ceux-ci étant de belles ordures, tout imbus de leur propre puissance, méprisant le monde, faisant parfois de très loin (trèèèèèès très loin, une vague idée tout au plus pas la peine de s'offusquer) penser aux dieux Lovecraftiens.

Le reste, vous le découvrirez par vous-mêmes, pour ne pas tout dévoiler dès le départ.

 

Kurohime est certainement une des héroïnes les plus polymorphes, apparaissant au total sous cinq, voire six formes différentes, avec un caractère qui se modifiera de façon considérable en le début et la fin. Zero, qui semblait falot et agaçant au départ, prendra par la suite une aura insoupçonnée.

Une fois deux ou trois tomes de mise en route passés, l'histoire prend une tournure beaucoup plus intéressante, avec en thèmes principaux, l'amour et le défi aux dieux. Le sempiternel pouvoir de l'amour peut sembler au premier abord indigeste, mais il passe finalement plutôt bien, surtout avec la tournure plus sombre que prend le manga après quelques volumes, puisqu'il part comme un shōnen classique, mais se détourne assez vite de ces codes.

 

Ayant du mal à en dire plus sans raconter certains points clefs, je me contenterais de vous recommander chaudement Kurohime, qui malgré quelques points de scénario un poil confus, ainsi qu'une tendance à titiller les plus vils instincts masculins en fournissant une flopée de jeunes filles toutes plus alléchantes les unes que les autres, reste un très bon shōnen.

 

Et oui, au risque de vous décevoir, votre serviteur est sensible à "l'œil vif, la fesse fraîche et le sein arrogant", surtout quand "l'autre sein, l'autre œil et l'autre fesse itou également".

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Yokohama Kaidashi Kikō

 

Auteur : Ashinano Hitoshi

Parution : 14 tomes de 1994 à 2006

 

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Résumé : Dans un avenir dont on ne sait s'il est éloigné ou pas, la Terre a connu un bouleversement sans précédent. Le niveau des mers est monté, plongeant nombre de villes sous les eaux, et la population semble s'être dispersée dans les campagnes, tandis que la nature a repris le pouvoir. C'est dans ce cadre bucolique, fait de petites villes isolées et d'étendues sauvages, que nous découvrons le café Alpha, géré par la jeune femme du même nom. Sous des airs normaux, celle-ci est pourtant un robot, attendant le retour du propriétaire de l'établissement. Sa vie quotidienne fera la trame principale de la série.

 

 

Commentaire : Ceux qui ont apprécié Aria de Kozue Amano ne pourront que plébisciter Yokohama Kaidashi Kikō. Les deux mangas partageant un même rythme tranquille et dégageant une même impression de sérénité. Cependant, on est moins dans l'émerveillement perpétuel d'Aria, plus dans la contemplation, avec des relations humaines un peu plus approfondies.

 

Paradoxalement, Alpha, bien qu'étant un robot, est un des personnages les plus humains que j'ai vu. Ses relations avec les humains qui l'entourent en sont peu affectées, bien qu'elle les voie vieillir tandis que son propre aspect ne change pas. Une partie du manga est d'ailleurs consacrée à cette quête identitaire des robots, à travers Kokone, un androïde elle aussi.

 

Si certains aiment les mystères, ils seront servis, une grande part des interrogations soulevées restant sans réponse claire, ce qui ne pose en aucun cas de problème, l'intérêt de ce manga étant plus son atmosphère, calme et mélancolique.

 

Avec son trait doux et rond, l'auteur réussit à rendre une grande variété d'émotions, en particulier à travers des paysages simples mais magnifiques. À noter de nombreuses pages couleurs, et même de courts chapitres entièrement colorés. L'ambiance qui transpire de quelques pages (par exemple la voûte d'arbres ci-dessus), me ferait même penser un peu à certains albums de Sempé, ce qui constitue pour moi un des plus grands compliments possibles. Moins l'ironie du maître ceci dit, Yokohama Kaidashi Kikō étant profondément optimiste.

 

Une œuvre immense, que l'on peut lire et relire à l'infini, ressentant à chaque fois un petit pincement au cœur en la terminant, à l'idée de quitter Alpha, son scooter et son petit café.

Un des plus beaux mangas que je connaisse, tous genres et auteurs confondus.

 

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Hoshi no Samidare

(titres alternatifs : Wakusei no Samidare, The Lucifer & Biscuit Hammer)

 

Auteur : Mizukami Satoshi

Parution : 10 volumes de 2006 à 2010

 

 

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Résumé : Amamya Yuuhi est un jeune étudiant de 18 ans, dont la vie change brutalement le jour où il est réveillé par un lézard qui parle. Celui-ci, dont le nom est Noi, lui annonce que la Terre est menacée par un marteau gigantesque qui menace de s'abattre sur elle. Pour la sauver, il devra devenir le chevalier du lézard, ce qui lui permettra d'obtenir un pouvoir télékinétique. Il lui faudra ensuite chercher les onze autres chevaliers et la princesse qui les mènera à la bataille. Celle-ci se révèle rapidement n'être nulle autre que sa voisine Samidare, 16 ans. Seulement, Yuuhi n'a pas vraiment envie de se fatiguer à sauver le monde, et sa princesse a des motifs ultérieurs peu avouables.

 

Commentaire : Ne vous fiez pas au scénario de départ, apparemment proche du n'importe quoi total, vous êtes en présence d'un bon manga.

 

Dès le départ, l'idée des chevaliers et de la princesse est mise à mal par le style de notre héroïne, une forte tête plus puissante que tous ses chevaliers réunis (voir l'image). Ensuite, il s'agit d'une série très drôle, avec un humour simple et efficace, qui fait parfois trembler le quatrième mur ou se sert de jolies mises en abyme. Ainsi, presque tous les personnages sont fans d'un anime mettant en scène une magical girl qui tend à transformer sa baguette en, au choix, armes médiévales, canons ou autres, pour toujours finir par réduire ses adversaires en charpie sanguinolente ou en cendres radioactives, avec force "panties shots".

 

La personnalité des héros est bien travaillée, ce sont (presque) tous des humains normaux qui se retrouvent confrontés à des enjeux les dépassant. Le récit est mené à un rythme rapide, sans se laisser détourner de la trame principale. Et en conclusion, on a une fin certes pas trop originale, mais dont on se dit qu'elle est parfaitement appropriée.

 

Le dessin pourrait constituer un point faible, pas assez détaillé peut-être, parfois un peu froid et plat, mais cela ne constitue pas un obstacle insurmontable à la lecture. Et Samidare est assez souvent toute mimi malgré son caractère difficile.

 

En clair, une série rondement menée, qui ne se perd pas dans des rebondissements toujours plus invraisemblables, dont le scénario est maîtrisé de bout en bout, un manga solide, plus original qu'il n'y paraît, dont on sort avec l'impression que l'auteur a réalisé ce qu'il souhaitait faire depuis le début.

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Threads of Time

 

Auteur : Mi-Young Noh

Parution : 11 volumes de 1999 à 2003

 

 

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Résumé : Moon Bin, un lycéen coréen, souffre d'un rêve récurrent, où, dans une ville du passé, il rencontre une jeune femme, avec laquelle il ne réussit jamais à dialoguer. Il se met à douter de sa santé mentale quand il commence à voir des personnes vêtues d'habits anciens dans sa vie quotidienne. Un jour, alors qu'il est à la piscine, il est entraîné au fond par cette mystérieuse personne. Noyé, il sombre dans le coma. À son réveil, il se retrouve dans une pièce inconnue. Il se rend compte qu'il est dans la peau du fils d'un général de Koryo, la Corée de la première moitié du XIIIème siècle. Dans cette période d'invasion mongole, il devra découvrir pourquoi il est là, et qui il est en réalité.

 

Commentaire : Ce manhwa est intéressant à plusieurs niveaux. Tout d'abord, il nous présente une partie de l'histoire est-asiatique méconnue de nous autres occidentaux, les invasions de Gengis Khan et de ses fils, et les résistances qui en découlent. Cette partie est vraiment bien faite, encore que l'on puisse regretter un côté trop patriotique, opposant de valeureux coréens à des mongols barbares. L'autre partie est l'histoire de Moon Bin/Sa Kyoung Kim qui aura une évolution profonde, le voyant changer sa personnalité en profondeur, au contact de ceux qu'il rencontrera. Il réalisera ainsi ce qu'il lui manquait dans son autre vie. Ses doutes sur son identité sont très bien retranscrits, est-il le fils du général, l'étudiant moderne ou quelqu'un d'autre ? Quel est le rôle de sa sœur du passé ? Autant de questions auxquelles il sera répondu dans un retournement de situation final magistral, qui m'a pris complètement par surprise.

 

Le dessin ressemble un peu à celui de Shin Angyo Onshi, le fantastique en moins, ambiance sombre et réaliste.

 

Un seul regret (mineur), le destin réservé à Chung War, que je voyais prendre une dimension toute autre, étant un des seuls personnages capables d'apporter un peu de légèreté, même dans les instants les plus tragiques, et ils sont nombreux.

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[switch]

 

Auteur : Naked Ape (scénariste : Otoh Saki ; illustrations : Tomomi Nakamura)

Parution : 13 volumes de 2002 à 2008

 

 

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Résumé : Hal Kurabayashi et Kai Eto sont deux jeunes "rookies" qui viennent d'entrer à la Matori, la brigade des stups japonaise. Forcés à travailler en duo, leurs caractères sont pourtant l'opposé l'un de l'autre. Ils se retrouvent vite confrontés à l'apparition d'une nouvelle drogue, le Dragon Speed, distribué par une mystérieuse mafia, Ryuugen.

 

Commentaire : Ce manga me laisse perplexe.

 

D'une part, on a une histoire bien ficelée, on est pris par l'intrigue principale à propos de Ryuugen et du passé de Kai. Certaines parties réussissent à émouvoir, d'autres font réfléchir sur le pourquoi de la drogue et des drogués. La partie humoristique est pas trop mal, certes un peu primaire, mais c'est ma foi sympathique. Le duo des deux flics est classique et fonctionne bien (c'est pas l'Arme fatale non plus), encore qu'il soit un peu excessif par instants, mais les deux caractères sont originaux, avec le type sérieux et le naïf .

 

De l'autre côté, certaines coïncidences sont un peu grosses à mon goût, la partie amnésie en particulier. Et surtout, mais c'est personnel, le style de dessin très bishōnen ne passe pas. Tout le monde il est beau, non ! D'ailleurs le personnage le plus réussi est pour moi Narita, le détective mal rasé. Et se retrouver parfois à se demander si tel personnage est un homme ou une femme, alors qu'aux yeux des autres protagonistes, cela semble être une évidence, pas terrible.

 

Donc, si vous n'avez pas de problèmes avec le dessin, vous trouverez un bon manga, avec quelques faiblesses, quelques personnages sous-utilisés (Mari), mais pas mauvais pour autant.

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Nanase

(scans souvent trouvés sous le titre US : Telepathic Wanderers)

 

Scénariste : Tsutsui Yasutaka

Illustratrice : Yamazaki Sayaka

Parution : 4 volumes de 2001 à 2003

 

 

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Résumé : Une jeune et belle jeune femme, Nanase, s'en retourne de par chez elle après une longue absence, bien décidée à renouer avec une vie normale et paisible. Normale car elle possède un don exceptionnel : elle est télépathe. Seulement, après un cruel accident, elle devra reprendre la route, où elle rencontrera Norio, un petit garçon qui possède les mêmes facultés.

 

Commentaire : Ce manga part de l'idée que des dons comme la télépathie peuvent se révéler de vraies malédictions pour la vie quotidienne. Las... de cette bonne base (adaptée de Nanase Futabi, roman écrit par le scénariste) l'histoire tirée est franchement moyenne. Déjà, pourquoi Nanase se met-elle d'un coup à rencontrer nombre d'humains dotés d'habilités extraordinaires, alors qu'elle a passé des années sans en trouver aucun ? Ensuite, pourquoi toutes les pensées qu'elle lit sont-elles peu avouables voire carrément malsaines ? (Oui, c'est bien ce que vous pensez, tas de gros dégueulasses). Elle est traquée par des types pas nets. Qui sont-ils, d'où sortent-ils au juste ? Pas de réponses claires.

 

Je ne suis pas contre les scénarios pessimistes, loin de là, mais il ne faut pas tomber dans la caricature non plus. Ici, tous les hommes sont dans le meilleur des cas des pervers obsédés, dans le pire des monstres, les femmes étant quant à elles des harpies.

 

Dommage, le potentiel était assez énorme pourtant. Et au cas où cela n'aurait pas filtré, c'est à déconseiller aux plus jeunes.

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Gacha Gacha

 

Auteur : Tamakoshi Hiroyuki

Parution : 16 volumes de 2002 à 2008

 

 

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Résumé : Gacha Gacha contient deux histoires, presque indépendantes.

La première, Capsule (cinq tomes), narre la relation entre Kouhei et son amie d'enfance Clara. Après que celle-ci revienne de vacances à Hawaï, il se rend compte qu'elle abrite de multiples personnalités, prenant possession de son corps à tour de rôle. On apprend que cela est dû à un accident avec un prototype de jeu vidéo, le Gacha Gacha.

La seconde, Secret (onze tomes), suit la vie d’Akira Hatsushiba, un lycéen d'une banalité affligeante, qui à la suite d'une utilisation malencontreuse du Gacha Gacha, se retrouve doté de l'étrange capacité de changer de sexe quand il éternue, passant d'un jeune homme pataud et sans attraits à une menue jeune fille.

 

 

Commentaire : Relisons ce que nous venons d'écrire comme synopsis :

"un accident avec un prototype de jeu vidéo [...] l'étrange capacité de changer de sexe quand il éternue."

Mhmm...

D'accord...

Et le respect des lois de conservation ? Le bon sens ? Une petite explication un minimum plausible ?

Non.

Ahem...

Ne serait-ce pas complètement stupide ?

Si.

 

Mais ce n'est pas l'important.

 

Pour ainsi dire, le Gacha Gacha n'est évoqué qu'au départ et à la fin de chacune des deux récits. Il ne sert que de justification à deux comédies romantiques finalement assez classiques, mettant en scène deux situations inverses, un couple avec une fille à plusieurs personnalités, contre un garçon avec deux corps et une situation de harem.

 

Dans les deux cas, les histoires sont assez décousues, faites d'épisodes bien séparés. Le premier arc est en quelque sorte plus abouti que le second, avec une fin plus satisfaisante (une vraie fin), moins hâtive. Tout se base sur l'humour et la romance, avec tout ce qu'on peut attendre en matière de clichés suivant les circonstances.

 

Mais ce n'est pas non plus l'important.

Mais qu'est donc l'important, me direz-vous alors ?

 

L'important, c'est le fan-service. L'intérêt principal de ce manga, ce sont ses dessins. Certes, les hommes sont, avouons-le, bâclés, mais les jeunes demoiselles sont fignolées au détail près (pas tous les détails quand même, sales vicelards). Et puisque nous en sommes au stade des aveux, disons que le résultat est extrêmement agréable à l'œil, ce qui satisfera les plus exigeants en termes de ecchi.

 

À part ça, on a un humour bien présent, mais qui ne casse pas trois pattes à un canard.

 

Une lecture légère, à faire en débranchant le cerveau, on en sortira de bonne humeur, et, sauf à avoir été marqué par le dessin à un point qui me parait improbable, on l'oubliera dans les jours suivants.

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Ichi the killer

 

Auteur : Yamamoto Hideo

Parution : 10 volumes de 1998 à 2006

 

 

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Résumé : A première vue, Ichi est un jeune homme comme les autres, malgré sa timidité et une tendance à la soumission. Seulement, dès qu'on le fait fondre en larmes, son état émotionnel s'effondre et il devient une machine à tuer. Utilisant ce "talent", son "oncle" lui fait assassiner le chef d'un groupe de yakuzas, libérant la haine et la folie du bras droit de celui-ci, Kakihara.

 

Commentaire : Après l'aimable bluette de la semaine dernière, place à l'horreur et au dégueulasse. Je vais être franc avec vous, ce manga me laisse nauséeux. Tout y est trop atroce pour mon petit cœur sensible. Torture, viols, meurtres barbares, mutilations, nécrophilie, sadomasochisme extrême, tout y passe. Aucun détail ne nous est épargné. Et le héros n'est pas en reste, avec un monde intérieur des plus inquiétants. C'est Émile Louis et Guy Georges chez les Yakuzas, on en a constamment le cœur au bord des lèvres.

 

Mettre en scène la violence, cela peut être réalisé avec brio, un exemple des plus réussis étant Orange mécanique, encore qu'Alex et ses droogs passent pour de joyeux angelots à côté des dégénérés de ce manga. Cependant, il faut pour cela qu'il y ait quelque chose derrière, qui la justifie et la rende utile sinon à un discours, au moins à un message. Ici, la violence n'existe que pour elle-même, le seul fond étant une pseudo-réflexion sur les désirs pervers et la manipulation. C'est cette gratuité que je trouve malsaine et me laisse un sale goût dans la bouche. Certes, il reste ce pouvoir de fascination que peut parfois exercer l'ultraviolence, mais je n'y trouve aucun plaisir de lecture, que ce soit par le récit ou graphiquement.

 

J'arrête ici, cette série ne mérite pas qu'on en dise plus, si ce n'est de s'en tenir le plus éloigné possible.

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Alien Nine et Alien Nine Emulator

 

Auteur : Tomizawa Hitoshi

Parution : 3 volumes de 1998 à 1999 (Alien Nine) et un en 2003 (Alien Nine Emulator)

 

 

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Résumé : Le monde connaît depuis quelques années l'arrivée massive d'aliens. Dans les écoles, des petits groupes d'élèves sont formés à les capturer. Pour ce faire, ils utilisent eux-mêmes des extraterrestres, les Borgs, des symbiotes. Yuri, Kumi et Kasumi, les trois héroïnes, forment le groupe de l'école 9. Seulement, si les deux dernières se sont portées volontaires, Yuri a été choisie par ses camarades de classe, alors qu'elle a une véritable terreur des aliens.

 

Commentaire : Bizarre. Que dire de cet étrange manga ? Après l'avoir fini, une confusion certaine règne dans mon esprit.

 

L'histoire, apparemment innocente à première vue, devient beaucoup plus sombre au fil des chapitres. Les trois gamines vont connaître des bouleversements complets de leurs vies, physiques et mentaux, avec toutes les interrogations qui s'ensuivent, surtout qu'on parle d'héroïnes qui sont encore de petites filles, en particulier Yuri. Et en matière de questions existentielles, elles seront servies, avec en premier lieu celle de la conservation de leur humanité, qui se révèlera parfois compliqué. J'ai beaucoup apprécié la façon dont la peur de Yuri est décrite, on ressent cette peur enfantine que l'on a tous connue, qui tend vers une espèce de névrose dans le cas présent.

 

Le dessin, lui aussi très naïf, peut perturber. Très statique, il arrive d'avoir l'impression d'une série de vignettes quelque peu déconnectées les unes des autres, ce qui rend parfois l'action difficile à suivre. Cependant, le contraste entre ce style "superflat" (http://fr.wikipedia.org/wiki/Superflat, http://en.wikipedia.org/wiki/Superflat) et les scènes dépeintes, souvent dures et violentes, apporte une profondeur inattendue à l'œuvre.

 

Au final, j'ai aimé, tout en étant objectivement incapable d'expliquer pourquoi. Il ne me semble pas que ce soit un mauvais signe.

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Venus Versus Virus

 

Auteur : Suzumi Atsushi

Parution : 8 volumes de 2005 à 2008

 

 

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Résumé : Sumire a toujours eu la capacité de voir les esprits. Un jour, après avoir trouvé une broche, elle est attaquée par un esprit monstrueux, comme elle n'en avait encore jamais vu. Alors qu'elle est dans une situation critique, une jeune fille apparaît et abat le monstre. Après quelques péripéties mineures, on découvrira qu'elle s'appelle Lucia, tient une boutique de vêtements qui lui sert de couverture à son occupation réelle, l'élimination de ces créatures, les Virus. Elle demande alors à Sumire de l'aider dans cette tâche.

 

Commentaire : Une touche de Bleach, une once de D.Gray-man, plus une pincée de xxxHolic, avec un apport de féminité et de romance par-dessus le tout. Par malheur, le mélange d'ingrédients semblables à ceux d'excellents mangas ne surpasse pas les originaux. Non que le résultat soit mauvais, loin de là, mais on sent comme un manque d'originalité, un déjà-vu. A cela s'ajoute un défaut principal, l'extrême rapidité de la série. Tout s'enchaîne à une vitesse étourdissante, sans laisser le temps de méditer sur ce qui vient d'avoir lieu, et laissant avec une impression de précipitation. On se centre trop sur l'intrigue principale, sans presque aucun petit à-côté pour souffler ; dès la fin d'un passage important, on enchaîne directement sur une révélation fracassante, pas de répit pour se faire à la nouvelle situation.

 

Pour ne pas arranger les choses, hormis les deux principales héroïnes et peut-être Nahashi, pas mal travaillés bien qu'un peu clichés, surtout Sumire avec sa romance bateau, les autres personnages sont trop superficiels, n'allant pas beaucoup plus loin que le rôle qui leur est assigné. Il y avait pourtant matière, sans changer grand-chose au scénario, à développer un peu plus les relations entre personnages, ainsi que leurs émotions, et à faire durer l'histoire quelques tomes supplémentaires. Surtout qu'avec ses très beaux dessins, l'auteur n'aurait à mon avis pas eu de grandes difficultés à le faire.

 

Bref, j'en dis beaucoup de mal, mais je n'en pense pas tant que ça, un manga qui se laisse lire sans ennui, auquel il manque juste ce petit je-ne-sais-quoi et de la patience.

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