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Andrea

Hideout

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Auteur : Masasumi Kazizaki (Rainbow nisha rokubô no shichini, Green Blood)

Genre : Horreur, Psychologique

Type : seinen

Format : One shot

Edition fr[:b] : Ki-oon

 

 

Synopsis :

Les ténèbres d'une forêt plongée dans la nuit. Sous une pluie battante, un homme déterminé traque une victime terrifiée. La décision de Seiichi Kirishima est prise : ce soir, il va tuer sa femme. Pourtant, un an plus tôt, c'était un homme heureux. Écrivain à succès, mari comblé et papa d'un jeune garçon... à l'époque, tout semble lui réussir. Mais ce bonheur sans faille n'est pas éternel. Le jour où son éditeur met fin à leur collaboration, les ténèbres s’immiscent dans la vie du jeune écrivain, vite criblé de dettes. Une terrifiante descente aux enfers commence, au fil des pages de ce qui pourrait bien être son dernier roman…

 

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Lire un extrait gratuit

 

 

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Il fait froid, il fait sombre, l'âme humaine a des profondeurs aussi noires que les entrailles d'une île maudite. N'attendez pas de tripes qui se répandent ou de cervelles qui éclatent, n'attendez pas de massacres à la tronçonneuse ou de maison qui parle. Juste laissez-vous aller dans l'ambiance qu'a posé l'auteur, cette pesante ambiance qu'il vous dessine sans merci pour vous faire ressentir la détresse d'un personnage qui vrille, la tension psychologique qui veut atteindre son paroxysme et qui se sert de la narration avec des flashback pour vous retourner encore un peu plus.

La maestria du dessin contribuera à vous happer dans cette histoire démente, Masasumi Kakizaki est vraiment un très grand dessinateur. Trop peu apprécié par chez nous.

Doublé d’un scénariste qui à qui on peut reconnaître cette qualité : immerger le lecteur dans l’ambiance qu’il a choisi de monter, et en général elle est pesante.

Ce qui est intéressant dans Hideout est sa gestion des flashback, qui à la fois nous permettent d’entrer réellement dans le parcours du personnage, à la fois de nous donner une illusion de soulagement de liberté, car nous sommes bel et bien pris en otages nous aussi dans cette caverne et les échappées sur le passé sont les seules occasions de revoir le soleil. Mais même la lumière au sens propre comme au sens figuré de ces flashback est une raison d’être oppressé.

 

 

 

Le drame qui brise leur famille pénible. Les échanges verbaux sont durs, les situations anxiogènes. Le couple était mal assorti, la belle famille insupportable, ect… Autant de raisons de ne pas vraiment avoir envie de sortir, finalement. Comme lui à la fin.

Il a raison, c’est une bitch, elle a raison, c‘est un faible qui rejette la faute sur les autres. C’est plutôt marrant comme personne n’a vraiment tort et comme la déchéance de ce couple finira par nous oppresser tant que nous en souhaiterions presque une résolution brutale. Nous serons à ce titre plus que bien servis.

Kirishima a pour sortir de l'horreur ordinaire (qui aurait peut-être largement suffi) succombé à la tentation de donner un petit côté Stephen King à son histoire. Je pense à cet élément mine de rien occulte apportés par tous ces soldats massacrés sur l’île et les rumeurs de villageois. On dira que ça pousse les gens à faire des choses peu rationnelles. C’est un ingrédient de l’horreur plutôt efficace, quoique très convenu.

Au scénario on peut néanmoins reprocher d'autres faiblesses, notamment certains raccourcis faciles.

 

L’allusion du beau-père au fait que Seiichi avait grandi sans famille et qu’on ne pouvait pas lui faire confiance m’a passablement fait tiquer. Parce que mine de rien ça va déterminer tout. A la fin il a envie de recréer cette famille qu’il n’a jamais eu. Assez pour se retrouver psychopathe dans une cave en recréant une famille forcée ? Voilà qui est bien déterministe... Alors certes, tout orphelin qu’il fut il était surtout faible de caractère et se marier avec cette femme de bonne famille mal assortie à lui n’était déjà pas en soi une bonne idée. Certes, le drame survient car il a la loose et que le seul jour où il parvient à écrire à nouveau comme il faut paf son fils modèle se fiche par le balcon, c’est vraiment pas de bol Anatole. Par contre, un peu plus tard, la façon avec laquelle il en arrive à demander le divorce à son avide de beau-papa avec une machette à la main parce que dans la foulée il a décidé d’éliminer sa femme sur cette île, ahum, pas forcément crédible… Alors il n’a jamais eu le courage de rien, qu’il n’a jamais su dire merde, il passe à planificateur de crimes puis au hasard d’une caverne à super psychopathe. On peut considérer cette spirale un peu rapide, même si les ellipse ont une durée indéterminée.

 

 

En dépit de quelques réserves, le bilan est somme toute très positif, car avec Hideout, Masasumi Kakizaki nous a signé un seinen plutôt bien pensé et surtout magistralement dessiné, jusque dans les moindres détails.

 

 

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Merci pour la fiche Andrea

 

Il le mérite, j'en ai lu le contenu il y quelques jours, vraiment excellent. Un film sur papier tout simplement puis visuellement c'est irréprochable. On est clairement happé par l'histoire au point d'en ressentir à chaque page ce petit frisson caractéristique des bon film au suspense haletant jusqu'à son dénouement parsemé de ces flashbacks intelligemment disséminés.

Un titre excellent, un scénario écrit avec beaucoup de talent, bref un manga à ne surtout pas ignoré.

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Hideout bien connu chez nous pour être un des One-shot les plus intéressant de ces dernières années.

 

Et pourquoi ? Andrea l'a très bien expliquée. Une ambiance pesante voir assez malsaine posée sur un couple en galère, des dessins magistraux comme toujours chez Kakizaki (d'ailleurs tu l'as mal écrit la première fois :P ) , un histoire parsemée de flashbacks qui ne cassent pas l'immersion bien au contraire.

Bref un coup de maître, si tout n'est pas parfait on a la du grand Kakizaki.

Lisez Rainbow les gens.  8)

 

Merci Andrea pour le topic !  :)

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Merci les gars !

 

La gestion des flash back m'avait particulièrement marquée à l'époque. Le procédé est tellement maîtrisé et l'effet produit tellement fort que j'en ferais presque un cas d'étude un jour. Là dessus la forme est totalement au service du fond.

 

D'accord avec @Haar, lisez aussi Rainbow les gens, c'est une saine claque.

 

La semaine dernière j'ai relu Bestiarius (enfin pour être précise, j'avais lu il y a un bon moment l'OS Bestialus, donc en fait, seul le tome 2 de la nouvelle série me fait office de nouveauté). Le contexte m'emballe assez, mais le scénario n'a rien de fou, il est même un peu plombé par de bons vieux codes bien manichéens, dommage. En revanche, encore une fois le dessin est une merveille. Les créatures fantastiques d'ailleurs assez saisissantes.

 

N'importe comment j'adore cet auteur, son dessin est magnifique et en général il sait ce que la notion de tension psychologique veut dire.

 

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De rien, c'est mérité vu l'initiative.

 

De même y'a pas moyen quoiqu'il fasse rien qu'avec les dessins je ne peux qu'accrocher aux mangas de cet auteur !

Concernant Bestiarius je suis d'accord, j'en parlerais sur le topic probablement demain. Il ne faut pas oublier que ce dernier est un shonen. Kakizaki devrait se contenter de seinens, là où il est le maître.  :)

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