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[Netflix] The Haunting

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Chaîne : Netflix.

 

Pays d'origine : États-Unis.

 

Genre : drame, horreur.

 

Date de première diffusion : 12 octobre 2018.

 

Format : épisodes de 42 à 71 minutes - une saison de 10 épisodes (2018).

 

Créateur : Mike Flanagan.

 

Casting : Timothy Hutton, Henry Thomas, Carla Gugino, Michiel Huisman, Elizabeth Reaser, Oliver Jackson-Cohen, Kate Siegel, Victoria Pedretti, etc.

 

Synopsis : Lors de l'été 1992, la famille Crain emménage dans la maison Hill House, où se déroulent d'étranges événements. Mais, une nuit, ils la quittent précipitamment. 26 ans plus tard, en 2018, le passé rattrape les enfants de la famille qui essaient alors de percer le mystère de la maison.

 

Trailer :

 

 


 

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Chaîne : Netflix.

 

Pays d'origine : États-Unis.

 

Genre : drame, horreur.

 

Date de première diffusion : -

 

Format : une saison commandée (2020).

 

Créateur : Mike Flanagan.

 

Casting : Victoria Pedretti, Henry Thomas, Oliver Jackson-Cohen, Kate Siegel, etc.

 

Synopsis : Deux orphelins vivent dans un manoir isolé. Après l'engagement d'une gouvernante pour veilleur sur eux, des phénomènes étranges commencent à apparaître...

Edited by Doro
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Je vois à ma grande surprise qu'il n'y a pas de topic sur cette série, ce qui est inacceptable pour moi vu que j'ai pris une énorme claque il y a quelques semaines, soit presque un an après la sortie de la première saison, en la visionnant en deux fois (les cinq premiers puis les cinq derniers, et vu le découpage de la série, je pense que c'était une excellente idée non préméditée).

Déjà, les séries d'horreur, je n'en vois pas souvent passer et j'en vois encore moins. Mais surtout, et c'est le principal, c'est un vrai drame. Ce qui fait que les réalisateurs mettent plus l'accent sur les émotions et les ressentis des personnages, sur leurs peurs, et donc sur l'ambiance pesante plus que sur les jumpscares et le gore (ce qui n'empêche pas que cette série contient le plus gros jumpscare de tous les temps - je suis navré d'avance pour tous les futurs spectateurs car il est impossible à voir venir et il peut provoquer une crise cardiaque). Finalement, comme je le disais à mon ami quand nous l'avons regardée, ce n'est pas vraiment une série d'horreur comme la majorité des gens (malheureusement) l'entendent aujourd'hui. Et c'est ce que je préfère, non seulement du point de vue de l'horreur, mais aussi et principalement parce que cela sert beaucoup mieux le propos de base : la tragédie que vit une famille. L'ambiance est vraiment noire de chez noire dans cette série, c'est l'une des atmosphères les plus lourdes que j'ai eu à vivre en regardant un film ou une série. C'est une série très réaliste (malgré le genre), très triste, très dure, très touchante. À ne pas mettre entre les mains de n'importe qui (bien que je me fasse sans doute des films et que beaucoup de gens aujourd'hui, parce qu'ils ne réfléchissent pas ou ne comprennent pas, ne seraient même pas bouleversés une seconde par cette histoire).

D'un point de vue technique et performance, il n'y a rien à dire : la réalisation est parfaite, tous les acteurs sans exception sont parfaits (ce qui les rend tous très attachants - je pourrais parler de chacun pendant des heures alors je me contenterai de dire que j'ai eu le gros coup de cœur pour Nell et que j'aime également beaucoup Olivia et Hugh, mais les autres sont très sympas aussi, évidemment), l'écriture est parfaite, le scénario est tellement bien ficelé que j'ai encore du mal à y croire, la musique nous transporte durant les quelques moments où elle est utilisée (car oui, comme vous pouvez vous en douter, il y a pas mal de scènes dans un silence d'église). C'est vraiment avec ce genre de série que l'on se rend compte que les cérémonies de type Emmy Awards, même si j'aime les suivre, ont quelque chose qui cloche (aucune nomination aux Emmy Awards, justement).

Pour finir, j'aimerais quand même évoquer mes épisodes préférés de la saison, bien qu'ils soient tous excellents. Le 5 est mon préféré. Une véritable oeuvre d'art à lui seul, une tragédie grecque qui m'a autant ému que retourné. Je suppose que cet épisode, et particulièrement sa fin, fera date dans l'histoire des séries (du moins de ses spectateurs). Tant de poésie, de symbolisme, d'intensité, c'est rare. Je suis fan et je ne m'en remettrai jamais ; je pourrais le revoir de manière isolée si je n'avais pas le temps de revoir la saison entière. Des fois, j'ai vraiment envie de le faire. Ensuite, je citerai trois épisodes qui sont mes trois autres favoris après le 5 : le 6 (le fameux épisode constitué de deux ou trois plan-séquences de plus de vingt minutes chacun, la vitrine de la série s'il en fallait une, la preuve de la maîtrise ultime de Flanagan sur tous les plans), le 9 (similaire au 6 sur beaucoup d'aspects, et à la fois la conclusion des huit précédents épisodes et l'introduction du dernier) et le 10 (bien sûr, qui clôt à merveille l'histoire compliquée d'une famille simple qui n'avait rien demandé).

C'est réellement l'une de mes séries préférées et l'une de celles m'ayant le plus ébranlé ces dernières années. Elle est très probablement dans mon top 10. Je ne suis pas mécontent de l'annonce d'une nouvelle saison pour cette anthologie (principalement parce que cela me permettra de revoir certains membres du casting de la première saison que j'ai adorés), mais je ne sais tellement pas comment ils pourront faire mieux que je l'attends sans l'attendre. Ce sera certainement du grand art, mais jamais je ne m'impliquerai autant que pour la famille Crain. C'est du moins mon sentiment maintenant, quand j'écris ces lignes. À Flanagan de me faire mentir. Je ne sais pas encore si c'est ce que je souhaite ou non.

 

Merci M. Flanagan, merci Mme Pedretti et merci à tous les autres acteurs et à toute l'équipe de la série pour cette fresque si éprouvante...

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Ah tiens, c'est vrai qu'il n'y avait pas de topic sur cette série là. 

 

C'est marrant parce que la première moitié de la saison se concentre sur la perspective d'un personnage à la fois pour en fouiller les motivations. Dans la structure, ça ressemble un peu à ce que faisait Lost, mais en plus poussé vu que les destins des différents membres de la famille sont beaucoup plus croisés. Et la deuxième moitié sur concentre quant à elle sur la résolution de tout ce qui avait été lancé en première moitié. 

 

Bien que le cinquième épisode ai été sympa notamment du fait de la révélation, mon épisode préféré reste le sixième. C'est l'épisode dans lequel toute la famille se retrouve réunis, et qui alterne entre la tempête aux funérailles et la tempête dans la maison, sur deux époques différentes. 

 

Maintenant, il est assez clair que la série a privilégié le développement de la famille, et un peu moins de la maison. Du coup on reste avec des questions à la fin sur la réelle nature de cette maison, puisqu'elle n'a pas l'air d'être réductible à ses habitants. Elle a l'air d'avoir une sorte de conscience, mais ce n'est pas vraiment exploré comme piste.

 

Apparemment, la saison 2 part sur une autre histoire, avec un manoir hanté à la campagne. Mais peut être qu'il y aura un lien à faire afin de développer un peu plus le côté étrange de ces habitations. A voir.

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J'ai bien aimé cette saison 1 en tout cas bien prenante et de qualité. Je me demande comment va être la saison 2 car ça part sur autre chose donc. 

 

Bon ça fait un moment plus en détails en tête mais je me souviens d'un des épisodes qui fut bien fort. 

 

Du très bon taf. 

 

ps : encore une bonne série qui n’avait pas de topic et pourtant j'en ouvre 36/an, le nombre de fois ou je veux poster une new et que je ne trouve pas de topic. 

Edited by Crocodile
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C'est le bon moment pour mettre ma famille à la série. Mais ce ne fut pas simple. Vous savez, vous êtes obligé d'introduire la série comme une série d'horreur car c'est ce qu'elle est, et ce serait mentir et aggraver les choses que d'omettre le côté horreur de la série. Le problème, c'est que vous avez beau dire que c'est bien plus qu'une série d'horreur, que ce n'est pas de l'horreur habituelle (peu de gore et de jumpscares, par exemple), vous ne pouvez pas détailler plus que cela. Vous ne pouvez pas dire que c'est un drame familial, une tragédie, une série sur le deuil ou autre, car cela révèle potentiellement des informations importantes. Et du coup, les gens s'arrêtent au fait que c'est une série d'horreur, et les gens qui n'aiment pas, ne veulent pas ou ont peur de regarder de l'horreur ne sont pas motivés à regarder la série. On peut les comprendre, car ils ont sans doute été manipulés dans le passé par ce même genre de justification. Mais, il ne faut pas rater ce chef d'oeuvre ! Cette épopée belle, triste et tragique. C'est le fléau de ce genre de série, la raison pour laquelle elle n'est pas encore assez connue (à mon goût) alors qu'elle le mérite. Enfin, comme je l'ai déjà dit, ce n'est pas non plus une série à mettre entre toutes les mains.

 

Tout cela pour dire que nous avons (re)commencé la série, et que nous en sommes rendus à l'épisode 5. Je voulais faire un commentaire plus poussé de mon épisode préféré. Un épisode qui est entré la première fois que je l'ai vu dans la catégorie de mes épisodes préférés toutes séries confondues. Une catégorie unique des épisodes à part, inoubliables, cultes, singuliers, rares, qui se démarquent tellement dans notre esprit que nous sommes en capacité de se les représenter comme je viens de le décrire et de s'en souvenir instantanément. Le genre d'épisode que tu as l'impression de connaître par cœur dès la fin de son premier visionnage, de porter dans ton cœur comme les œuvres de ton enfance que tu as vues 150 fois, parce que tu t'es tellement impliqué dedans, tu as tellement soutenu les personnages, tu as tellement ressenti leurs émotions et l'intensité de ce qui t'était montré, qu'il fait partie de toi, que tu ne t'en remets jamais totalement. Tu ne sais pas vraiment pourquoi cela t'arrive, mais cela te tombe dessus avec une telle violence que tu es peut-être un peu changé à jamais après cette expérience. Certaines de nos séries préférées peuvent ne même pas avoir d'épisodes dans cette catégorie, tandis que d'autres séries que nous apprécions sans qu'elles fassent partie de nos favorites peuvent en contenir. 

 

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Ah, Nellie...

 

Qu'est-ce que les gens t'ont fait.

Qu'est-ce que le monde t'a fait.

Qu'est-ce que la maison t'a fait.

 

:'(

 

Dès ton enfance, ta vie, ton âme, ton esprit, ton cœur ont été corrompus. Comment, à l'âge de six ans, pouvais-tu te remettre du traumatisme d'emménager dans une immense maison effrayante, te montrant le cauchemar de la Dame au cou tordu ? Comment cela ne pouvait-il pas déclencher en toi ce phénomène terrifiant de paralysie du sommeil ? Comment un défaut d'attention et de croyance de la part de la majorité de ta famille pouvait t'aider à surmonter cela ? Comment l'absence d'explications pouvait améliorer ta détresse ? Comment ne pas développer une psychologie fragile, une folie latente, dans ton évolution ?

 

Malgré tout ce que la vie t'a infligé, tu as continué à te battre. Tu as cherché des solutions pour vivre ta vie de la meilleure façon possible. Tu as consulté des spécialistes. Tu as pris des traitements. Tu as conservé les objets et les rituels du passé qui te rassuraient. Tu as toujours tout fait pour ta famille, particulièrement pour ton autre moitié, parce que c'est un truc de jumeau. Tu as rencontré ton âme sœur et l'a séduit de la manière la plus ridiculement mignonne qui soit. Tu as été demandée en mariage dans un moment inoubliable parce que tu es une personne extraordinaire. Tu t'es mariée. Tu as trouvé un homme, Arthur, qui savait te réconforter dans les pires moments.

 

Mais le Destin est inéluctable. Tu as perdu Arthur dans les conditions les plus horribles, impuissante. Tu as dû le regarder mourir au moment même où tes démons du passé resurgissaient instinctivement. Tu as vacillé. Tu as perdu pied. Tu n'as jamais su remonter la pente. Qui l'aurait pu ? Aucun être vivant ne peut subsister sainement, ancré dans une réalité absolue. La maison a trop joué avec toi, avec ton cerveau, avec ta frontière entre le réel et l'imaginaire. Tu as essayé de demander de l'aide, mais personne ne t'écoutait. Ni ta famille, ni ton psychologue. Tu étais là, mais personne ne te voyait.

 

Tes frères et sœurs n'ont pas instantanément cru en toi. Ils t'aimaient, mais ils n'ont pas reçu tes appels à l'aide. Ils n'ont pas compris ton mal-être et ton désespoir. Lorsqu'ils en ont pris conscience, il était trop tard : Hill House avait déjà assis son influence définitive sur toi. Ta mère te manquait trop. Ton mari te manquait trop. La protection et la confiance de tes frères et sœurs te manquaient trop. La présence de ton père te manquait trop. L'absence de tes êtres chers était trop forte.

 

Alors tu es revenue à la maison, parce que te confronter une dernière fois à ta maison d'enfance était la seule chance de passer définitivement à autre chose, de te sauver. Tu ne méritais rien de tout cela. Tu n'as jamais mérité cela. Tu as toujours voulu faire la bonne chose dans l'innocence qui te caractérisait. Tu étais belle, courageuse, intelligente, charmante, sensible, empathique, généreuse, forte. La seule chose que tu voulais, c'était être aimée et écoutée comme tu le faisais naturellement. C'était vivre une vie normale avec tes proches. C'était faire le deuil du passé en ne gardant que les bons souvenirs de ta maman. Dans tes rêves les plus fous, tu n'as jamais cru pouvoir retrouver ta mère un jour. Mais la maison t'a donné l'impossible. Elle t'a ramené ta mommy, ton mari et toute famille (ré)unie, bienveillante et attentionnée autour de toi. Tu as vécu le plus beau moment de ta vie, le plus intense. Elle t'a délivré. Elle t'a submergé. Elle t'a libéré de ta propre emprise en t'enfermant dans ton propre démon.

 

Tu as vécu essentiellement l'enfer, avec quelques fulgurances de paradis. Sans le savoir, tu as connu le même destin que ta mère. Mais ce n'est pas terminé. Ce n'est que le début de la fin. Tu vivras le destin de ta mère jusqu'au bout. Vous le vivrez ensemble, et il n'y a rien de plus important. Tu n'auras pas à rester bloquée éternellement sur la déchéance de ta vie. Tu vas traverser cette épreuve avec ta mère et avec ton père. Tu vas permettre à tes frères et sœurs de faire ce que la vie ne t'a pas permis de faire en 26 ans : tourner la page.

 

On te voit, Nellie. On est là.

 

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La dernière partie de l'épisode, lorsque Nell arrive à Hill House, est brillante de beauté, de tristesse, de mélancolie et de réalisme sinistre. J'avais l'impression de voir la scène finale de La La Land, mais en beaucoup plus puissante, beaucoup plus brutale et beaucoup plus funeste. C'est si beau et triste à la fois, si symbolique.

 

Il est reconnu que l'une des métaphores les plus marquantes, essentielles, touchantes de la saison est celle du deuil. Steve est le déni, Shirley la colère, Theo la négociation, Luke la dépression et Nell... l'acceptation. La représentation de ce processus en cinq épisodes est magnifique. Le cheminement tragique qui mène Nellie à l'acceptation est une poésie de Baudelaire et sa conclusion en apothéose ne pouvait qu'en être la mort et la renaissance.

 

...

 

*Respire et reprend ses esprits*

 

Une version director's cut de la saison est sortie en Blu-Ray il y a quelques mois aux États-Unis, avec des versions longues de trois épisodes : le premier, le dernier et... le cinquième, soit le premier apogée de la saison. Même dans cette entreprise, Mike Flanagan semble voir tout juste. J'ai attendu qu'elle sorte en France, mais cela n'a pas l'air d'être le cas, donc je vais m'empresser d'aller commander l'import américain. La version longue de certains épisodes de la saison que je considère comme un bijou, une oeuvre d'art, qui est peut-être, s'il est toutefois possible de faire un classement aussi précis (le passé a prouvé que ce n'était pas le cas pour moi), ma série / saison préférée, est indispensable. J'ai toujours du mal à croire que je vais avoir la possibilité de voir des scènes inédites, la joie, mais aussi la tristesse et la langueur, m'envahissent. Lorsque j'acquerrai ce coffret et que j'aurai découvert ces nouvelles moutures, je vous ferai signe, si cela peut en intéresser certains.

 

Merci.

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