Andor, épisode 1 à 6 vu.
Honnêtement , je sais pas quoi en penser.
Trois fronts sont ouverts.
La partie politique de Mothma est intéressante, et montre les limites d'une résistance politique en période de Dictature. Les divers Sénateurs, traditionnels soutiens à la Sénatrice, se retirent pour ne pas "Provoquer l'empereur". C'est intéressant de présenter cette partie-là d'une dictature, c'est comme un second "Et la république s'éteint sous une valse d'applaudissement."
De même, j'apprécie la présence de Krenning.
Pour l'instant, il tient son rang.
La partie sur Luthen est aussi intéressante. Après son monologue sur son sacrifice en saison 1 qui m'avait marqué, on sent qu'il perd pied. Heureusement, il tire les ficelles de son réseau pour s'en sortir. Le rejet prudent de Andor était captivant à voir, et avec deux conceptions de la rébellion. Luthen se moque que Ghorman brûle, au contraire ça sera un magnifique signal à la Galaxie. Et il a pas forcément tort. Pour autant, j'aime le pragmatisme d'Andor sur la rébellion. Deux visions distinctes, mais complémentaire.
Et côté Ghorman, j'aime le côté négligé des rebelles. Ils sont désorganisés. C'est bien présenté. Ils sont motivés, mais ça ne fait pas tout. Ca nous plonge aux heures sombres de notre histoire, où nous avons dû organiser un réseau de petites cellules en un ensemble cohérant. Luthen est pas loin d'être un Jean Moulin, que je ne vois pas voir la fin de la Rebellion. Sa réplique sur le "Nous nous battons pour une future république que nous ne verrons probablement pas." est annonciatrice. Luthen ne verra pas le succès d'Endor.
Et enfin, j'ai bien aimé le côté violent de l'histoire d'Amour qu'entretiennent Syril Karn et Dedra Meero.
Deedra a acquis le respect de ses supérieurs, mais aussi la méfiance/jalousie de ses collègues.
Elle navigue dans un monde où l'ambition du BSI va avoir sa peau, ou celle de son compagnon Syril. Histoire d'amour tout en retenue que j'apprécie, pour l'instant.
Rien à voir, mais j'ai shippé comme un ado Kleya et Lonni, dont j'ai adoré l'interaction. La Rébellion est partout !