Shin-wara Posté(e) il y a 15 heures Share Posté(e) il y a 15 heures il y a 21 minutes, lilas a dit : Non, je ne crois pas. Juste qn de potentiellement plus fort que lui, et qui pouvait donc effectivement transcender sa condition. Et comme lui était sensé avoir déjà transcendé sa condition humaine, ce n'était en théorie pas possible. Ça , Je pense que c’était l’état d’esprit de Houken avant sa première rencontre avec Ouki. À cette époque, il cherchait à prouver qu’il avait transcendé sa nature humaine pour s’élever au rang d’une entité supérieure.(Celle de bunshin , divinité de la guerre littéralement) C'est a dire celle d'une existence qui, par sa seule nature, rendrait caduques les constructions psychologiques et émotionnelles propres à l’humanité, qu’il considérait comme la source même des guerres et des conflits. En revanche, après sa première rencontre avec Ouki et sa défaite face à ce que le manga désigne comme « le poids du général », Houken s’est retrouvé confronté à une contradiction fondamentale. Il avait été vaincu par quelque chose qui, à ses yeux, transcendait la condition humaine, mais qui reposait paradoxalement sur ce qu’il cherchait précisément à dépasser : les mécanismes psychologiques et émotionnels propres à l’être humain. Autrement dit, il avait échoué face à une force qui ne provenait pas de l’abolition de l’humanité, mais au contraire de ce qui la caractérisait. Cette contradiction a fini par le consumer et par devenir une véritable obsession. C’est, selon moi, ce qui explique pourquoi il cherchait constamment à se confronter de nouveau à cette « chose ». Il devait se prouver à lui-même que sa défaite passée ne constituait pas la démonstration de l’erreur fondamentale de sa conception de sa propre condition, mais qu’elle résultait simplement d’une préparation insuffisante pour remporter ce combat. Il lui fallait donc croire qu’il pouvait encore atteindre son idéal, à condition de pousser davantage son entraînement et de perfectionner sa maîtrise martiale. Reconnaître que sa défaite révélait une faille dans sa conception même de l’existence aurait, en revanche, impliqué de remettre en question tout ce en quoi il croyait. C’est, en tout cas, ainsi que j’ai interprété la tirade de Riboku à ce sujet, lors du duel entre Shin et Houken à Shukai, mise en parallèle avec la discussion entre Houken et Duke Hyou. Donc, pour en revenir à l’épisode de Sai et, plus largement, à la possibilité de voir Houken vaciller face à une autre manifestation de cette humanité capable de transcender les valeurs d.houken , je te rejoins sur un point : jusqu’ici, cette transcendance a toujours été incarnée par une forme de supériorité martiale momentané.( Quoi que , sei durant son débat avec ryofui était peut être aussi quelque chose dans ce genre ? ) Quoi qu'il en soit , je persiste à penser que, sur le plan scénaristique, Hara aurait pu ouvrir cette brèche au-delà du seul affrontement martial. Concernant Sai, tu as raison de souligner que Houken se dirige vers Yotanwa. Mais, selon moi, ce choix ne découle pas tant de la simple existence de Yotanwa que de la combinaison de deux facteurs : un moment d’irrationalité qui le pousse à agir, puis sa tendance à rechercher le combattant le plus puissant à affronter dans les environs. Autrement dit, sa présence à Sai ne signifie pas nécessairement qu’il a été directement attiré par ce que représentait Yotanwa ,Son comportement peut tout aussi bien s’expliquer par sa logique habituelle : une fois engagé dans cette dynamique, il cherche instinctivement l’adversaire le plus fort à proximité. C’est précisément là que je trouve qu’il y avait une possibilité scénaristique intéressante : faire vaciller Houken face à une manifestation de la transcendance humaine qui ne repose pas directement sur la capacité martiale d’un individu, mais sur quelque chose de plus collectif, irrationnel ou émotionnel. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
lilas Posté(e) il y a 2 heures Share Posté(e) il y a 2 heures Il y a 12 heures, Shin-wara a dit : Ça , Je pense que c’était l’état d’esprit de Houken avant sa première rencontre avec Ouki. À cette époque, il cherchait à prouver qu’il avait transcendé sa nature humaine pour s’élever au rang d’une entité supérieure.(Celle de bunshin , divinité de la guerre littéralement) C'est a dire celle d'une existence qui, par sa seule nature, rendrait caduques les constructions psychologiques et émotionnelles propres à l’humanité, qu’il considérait comme la source même des guerres et des conflits. En revanche, après sa première rencontre avec Ouki et sa défaite face à ce que le manga désigne comme « le poids du général », Houken s’est retrouvé confronté à une contradiction fondamentale. Il avait été vaincu par quelque chose qui, à ses yeux, transcendait la condition humaine, mais qui reposait paradoxalement sur ce qu’il cherchait précisément à dépasser : les mécanismes psychologiques et émotionnels propres à l’être humain. Autrement dit, il avait échoué face à une force qui ne provenait pas de l’abolition de l’humanité, mais au contraire de ce qui la caractérisait. Cette contradiction a fini par le consumer et par devenir une véritable obsession. C’est, selon moi, ce qui explique pourquoi il cherchait constamment à se confronter de nouveau à cette « chose ». Il devait se prouver à lui-même que sa défaite passée ne constituait pas la démonstration de l’erreur fondamentale de sa conception de sa propre condition, mais qu’elle résultait simplement d’une préparation insuffisante pour remporter ce combat. Il lui fallait donc croire qu’il pouvait encore atteindre son idéal, à condition de pousser davantage son entraînement et de perfectionner sa maîtrise martiale. Reconnaître que sa défaite révélait une faille dans sa conception même de l’existence aurait, en revanche, impliqué de remettre en question tout ce en quoi il croyait. C’est, en tout cas, ainsi que j’ai interprété la tirade de Riboku à ce sujet, lors du duel entre Shin et Houken à Shukai, mise en parallèle avec la discussion entre Houken et Duke Hyou. Donc, pour en revenir à l’épisode de Sai et, plus largement, à la possibilité de voir Houken vaciller face à une autre manifestation de cette humanité capable de transcender les valeurs d.houken , je te rejoins sur un point : jusqu’ici, cette transcendance a toujours été incarnée par une forme de supériorité martiale momentané.( Quoi que , sei durant son débat avec ryofui était peut être aussi quelque chose dans ce genre ? ) Oui mais... Riboku le dit, il y a diverses sortes d'ermites qui choisissent de se perfectionner sur un domaine particulier. Et celui de Houken, c'est la force. Du coup, il est sensible aux monstres martiaux... Et pas aux suprêmes intellectuels ou que sais-je. Il y a 12 heures, Shin-wara a dit : Quoi qu'il en soit , je persiste à penser que, sur le plan scénaristique, Hara aurait pu ouvrir cette brèche au-delà du seul affrontement martial. Concernant Sai, tu as raison de souligner que Houken se dirige vers Yotanwa. Mais, selon moi, ce choix ne découle pas tant de la simple existence de Yotanwa que de la combinaison de deux facteurs : un moment d’irrationalité qui le pousse à agir, puis sa tendance à rechercher le combattant le plus puissant à affronter dans les environs. Autrement dit, sa présence à Sai ne signifie pas nécessairement qu’il a été directement attiré par ce que représentait Yotanwa ,Son comportement peut tout aussi bien s’expliquer par sa logique habituelle : une fois engagé dans cette dynamique, il cherche instinctivement l’adversaire le plus fort à proximité. C’est précisément là que je trouve qu’il y avait une possibilité scénaristique intéressante : faire vaciller Houken face à une manifestation de la transcendance humaine qui ne repose pas directement sur la capacité martiale d’un individu, mais sur quelque chose de plus collectif, irrationnel ou émotionnel. De toute façon, il était à Sai parce qu'il suivait Riboku. Mais jamais il ne va se battre quand cela chauffe vraiment sur les murs ( au comble de l'irrationalité et de l'intensité). Il réagit vraiment à Yotanwa. Comme il avait réagi à Kyoukai à Bayou (alors que Shin seul à Sai, non...) et avant cela à Kyou. Morale de l'histoire : c'est une femelle que cherchait l'ermite martial 🤣🤣 (et il brame en plus !). Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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