Juzi Posté(e) 9 décembre 2012 Auteur Share Posté(e) 9 décembre 2012 Vous en faites pas, y'en a cinq qui sont écrits dans ma tête, mais je compte en faire bien plus. J'suis presque chaud pour faire une saga aussi longue que celle de Max New chapter desu! Une nuit mouvementée : Chapitre huit : Apocalypse's Bloody Bells Un Ryûkû qui manifestait une joie sans retenue, un Avidus qui souriait de façon sombre, trois reliques qui brillaient d'un halo bleu fluorescent... C'était sûr, quelque chose d'horrible allait se passer. Je me levai avec peine, et constatai l'état de mon arme. L'étrange lueur dont étaient nimbés le sabre et le bouclier semblaient s'allonger et rejoindre celle du Magatama. Ryûkû avait vraiment de la peine à cacher son exaltation. -Il avait raison... Silvercilli avait raison! -On dirait bien, approuvait Avidus, son sourire commençant à redevenir naturel. Il tenait ses infos du grand Aristide Nécrome, après tout. Au fait Swordy, c'est rare de te voir sourire. -Q...Qu'est-ce qu'il se passe? Demandai-je, complètement désemparé. -Ta gueule, me lança Sword of Wind, les yeux rivés sur son médaillon. Quant à toi Hizteiga, profite bien. Le sourire ne durera pas longtemps La Coupeuse d'Herbe et le Miroir de Yata cessèrent d'émettre de la lumière, contrairement au Magatama qui scintillait encore de mille feux. Comme il l'avait annoncé, le sourire de Ryûkû avait vite disparu, au profit de son air sombre habituel. On pouvait tout de même lire dans ses yeux un semblant d'euphorie. J'étais toujours autant largué, et je ressentais un étrange malaise. Rien qu'en tenant mon sabre, je sentais qu'il y avait quelque chose de différent. Non... Plutôt, je sentais qu'il manquait quelque chose. Avidua lâcha le bouclier, se dirigea les mains dans les poches en sifflotant vers Sword of Wind et regardait la médaille d'un air curieux. Les deux Dragons de Titane fixèrent la relique pendant quelques secondes, jusqu'à ce que Ryûkû rompe le silence. -Hizteiga, qu'en est-il des deux qui t'ont suivis? -Mmmmh? Fit Avidus. Ah, et bien, c'est une bonne question. Connaissant ton impatience, je me suis dépêché, et donc je n'ai pas eu le temps de vérifier s'ils étaient bien morts. -Et Razel O. Triff? -Comme les deux autres. Comment sais-tu que... Ah, je vois. Le regard de l'ancien Maître de Words Wrath se posa sur Kingin, évanoui et baignant dans son sang dans un coin de la pièce. Ryûkû plaça le Magatama dans les mains d'Avidus, et répondit tout de même à la question de son confrère. -Morombi Kingin a débarqué ici, et a parlé d'un "autre sociopathe" qui était venu te causer. J'ai donc supposé l'identité de ce dernier... J'te confie la relique. Pars la donner à Silvercilli, je m'occupe de finir le boulot ici. -Veux-tu que je te laisse un oiseau? -Je rentrerai à pied. Avidus sourit, rangea la relique dans une de ses poches, s'approcha de moi et posa une main sur mon épaule. -A la prochaine, mon p'tit Juz'! Prends bien soin de toi! Il se pencha ensuite très légèrement, et glissa discrètement ce qui semblait être un bout de papier dans ma poche. Il me sourit, et se dirigea ensuite vers la sortie. Une fois qu'il fut dehors de la guilde, l'homme aux cheveux mauves prononça "faucon", puis un battement d'ailes se fit entendre, annonçant le départ du Dragon. Nous étions désormais seuls, Ryûkû et moi. -On dirait qu'Hizteiga a oublié que Triff était un Inné, marmonna Sword of Wind. J'espère vraiment pour lui qu'il n'est pas mort... -Q-Qu'est-ce qu'il s'est passé avec les reliques? Interrogeai-je en bégayant. C'était quoi cette lumière? -Hmm? T'es encore en vie, toi? Avec un katana qu'il fit apparaître, il tenta de m'éventrer. J'avais réussi à bloquer le coup, mais en bougeant mon sabre, mon impression se renforça. Quelque chose manquait vraiment. Mon arme me semblait... Vide. Il n'y avait pas d'autre mots pour décrire ce que je ressentais. -Ce qu'il s'est passé, tu me demandes? Les reliques sont devenues ce qu'elles étaient à l'origine. Cette phrase me fit me souvenir de ce que nous avait dit Meven avant que nous partions à la recherche du médaillon. Au départ, il n'y avait qu'une relique, le Magatama, qui conférait à l'utilisateur l'expérience, la puissance et la défense des guerriers vaincus. A la fin de sa vie, l'ancêtre de Meven, Raven Hexerei, sépara ses pouvoir offensifs et défensifs dans la Coupeuse d'Herbe et dans le Miroir de Yata, qui devinrent les deux autres reliques. Donc, quand Ryûkû disait que les reliques sont devenues ce qu'elles étaient à l'origine, ça voulait dire que... -Ton sabre et le bouclier ne sont désormais rien d'autre que de simples bouts de métal, lança-t'il froidement. Tous leurs pouvoirs sont revenus dans le médaillon. Nécrome avait raconté ça à Silvercilli, que si les trois reliques se trouvaient réunies à nouveau, ce phénomène se produirait, et je tenai à vérifier si c'était vrai. C'était donc bien ça. Si c'était vrai, mon sabre avait donc perdu sa capacité à tout pouvoir trancher et sa grande solidité, et le bouclier avait perdu son indestructibilité. Quand j'ai pensé au bouclier, quelque chose me semblait étrange. Pour ce qui est de pouvoir visionner le passé, qui a été rajouté plus tard par Nécrome, avait-il également disparu? Je n'aurai pas du me poser cette question, car Ryûkû sentit que j'étais perturbé, et en profita pour tenter de m'asséner un coup au coeur. Mes réflexes n'avaient pas suivi, et je n'avais pas le temps de réagir. Toutefois, l'attaque du Dragon fut bloqué par une étrange lumière blanche, qui semblait à la fois matérielle et éthérée. J'avais complètement oublié, Ryûkû et moi n'étions pas seuls. Haru était également là, et ce fut elle qui fit apparaître cette lumière pour me protéger. D'abord surpris, Ryûkû reprit vite son air sérieux, repéra Haru qui était désormais debout à l'autre bout de la salle, et semblait réfléchir. -Tiens donc, une Innée qui n'est pas dans les plans de Silvercilli? -Comment tu... commençais-je, effaré. -Cette magie est clairement de la même nature que les trois sortilèges de Fairy Tail, rétorqua-t'il. Deux sont perdus, et les seuls à pouvoir utiliser Fairy Law sont Makarof Dreyar et son petit-fils Laxus. A moins d'être une Innée de la magie féerique, ou d'être de la lignée Dreyar, je ne vois pas comment une gamine comme elle pourrait utiliser une magie si légendaire. De plus, ta réaction ne fait que confirmer ma pensée. Je me rendais compte que ce n'était pas seulement ses compétences en combat, ni ses pouvoirs d'Innés qui rendaient Ryûkû si dangereux. A ça, l'on pouvait clairement ajouter sa capacité d'analyse, son intelligence monstrueuse et ses connaissances incroyables sur les différentes magies. Avec quelques éléments presque insignifiants, il avait tout deviné de la nature des pouvoirs de Haru. -Que dois-je donc faire? Soupira-t'il. Je pense que le mieux à faire serait de la saigner, et de l'amener à Silvercilli. Le regard terrifié de Haru suite à cette phrase ne me fit pas réfléchir longtemps. Le sabre à la main, je fonçai contre Ryûkû et tentai de lui affliger un coup. Ce dernier, à ma grande surprise, bloqua ma lame à main nue. -Mmmh? Et bien... Je vois que tu sembles tenir à cette fille. En tout cas, plus qu'à tes alliés que tu as laissé se faire massacrer tout à l'heure. Quand j'ai parlé de la saigner, tu as perdu tes moyens... A tel point que tu me sautes dessus avec une arme dont la puissance vient juste d'être ôtée. A ma grande horreur, il exerça une légère pression avec le pouce sur la lame, et cette dernière se fendit simplement en deux. Le bruit du métal qui se brisait, puis qui retombait à terre pouvait sembler insignifiant pour d'autres personnes, mais pour moi, c'était quelque chose qui m'avait totalement ébranlé. Cette arme, avec laquelle j'ai participé à tant de bataille, avec laquelle j'ai affronté tant d'ennemis, cette arme qui depuis mon arrivé à Fairy Tail ne m'avait pas quitté, cette arme pour laquelle Kyô avait donné sa vie... Brisée en un instant. Ryûkû avait profité de l'effet dévastateur de son geste pour m'envoyer un violent coup de sabre dans le torse. Je n'avais pas eu le temps de bouger... Non, je dirai plutôt que l'idée de bouger ne m'étais simplement pas venu en tête. Le coup était tellement rapide que Haru n'eut pas eu le temps d'utiliser sa magie féerique. Je tombai à la renverse, les yeux écarquillés au maximum, mon sang commençant à se propager autour moi. Une fois que je fus à terre, il s'apprêtait à me perforer la gorge. Cette fois, ma vie ne fut pas sauvée par Haru, mais par un jeune homme aux cheveux roses et à l'écharpe en croco, entrant dans la bataille en hurlant et collant un violent coup de poing entouré de flammes à Ryûkû, qui fut obligé d'utiliser son sabre pour bloquer l'assaut. D'abord surpris par la présence de Natsu, je me suis ensuite aperçu qu'il n'était pas seul. Myst', Elfman, Kanna, Juvia, Lucy, Fify, Levy, Arzack, Chuww' et Bixlow étaient également arrivés sur le champ de bataille. -Si t'es un homme, tu ne t'attaques pas à notre guilde! Lança le plus baraqué de la bande en transformant son bras. -Je suis de son avis, approuva Arzack en pointant ses deux flingues sur le Dragon de Titane. -Qu'est-ce que vous foutez tous ici? Envoya froidement Sword of Wind. -Plus prudent que Fried, tu meurs! Fit Bixlow en tirant la langue. Evergreen et moi-même sommes prévenus par des runes dès que notre compère sent le danger. Comme ce fut le cas, on est allé rameuter du monde. Selon les runes, Fried était dans la cathédrale Kardia. Ever, Lisanna et Visca sont en train d'emmener les blessés à l'hosto, et avant de s'évanouir, Fried nous avait dit qu'y'avait du monde ici... Alors nous voilà! Un grand sentiment de soulagement me parcourut lorsque j'entendis Bixlow utiliser le mot "blessé". Cela voulait dire que ni Fried, ni Kyrnos n'avaient été tués. Ryûkû semblait profondément irrité par la présence d'autant de mages. -Tu vas voir ce que ça fait de s'en prendre à Fairy Tail, lança Natsu, en rogne. Tu vas finir en miettes. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Kyojin972 Posté(e) 9 décembre 2012 Share Posté(e) 9 décembre 2012 Très bon chapitre ! Il s'en passe des choses dans ce chapitre ! Avidus qui repart avec le magatama ayant repris tous ses pouvoirs aux 2 autres reliques. Le mot qu'il laisse dans la poche de Juzi avant de partir. Ryuki qui finit par voir que Haru est une innée. Razel un inné ? Et la venue surprise des membres de Fairy Tail au dernier moment . Que de bons ingrédients pour de ce chapitre une très bonne lecture ! Franchement super ce chapitre, que dire d'autre à part que j'attends la suite et voir ce que fera Ryuku face à tous ses membres ! Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Max D Pastafarien Posté(e) 10 décembre 2012 Share Posté(e) 10 décembre 2012 Chapitre juste génial ! (oui, encore ! ) On commence bien avec les pouvoirs du katana et bouclier retirés, laissant Juzi avec une lame pas terrible. Avidus se casse et glisse un message dans la poche du mage de vitesse. Traître des Dragons de Titane ? Ou autre chose encore...mystère... Puis, Juzi qui se fait exploser !!! En plus, sa lame se brise...j'attendais ce moment avec impatience parce que c'est toujours un grand moment pour un sabreur ! (pour l'avoir fait moi-même, j'ai galéré pour trouver les mots touchant...) ça va permettre à Juzi de grandir un peu normalement Après, l'arrivée des mages à la fin pour te sauver, c'est bien trouvé ! Au moins, ça va forcer Ryuku à s'enfuir dans pas longtemps... Maintenant, je me pose une question : tu dis encore prévoir 5 arcs. Mais sont-ils les derniers de ce que j'appellerai la saga "Dragons de Titane" ? Ou y en aura-t-il d'autres encore...? Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Altaiir315 Posté(e) 10 décembre 2012 Share Posté(e) 10 décembre 2012 Chapitre très intéressant mais que va donc faire ce pauvre Juzi sans son précieux sabre ? et quel est donc ce mystérieux mot glissé dans la poche de Juzi par Avidus ... je suis impatien de connaitre la suite Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Juzi Posté(e) 11 décembre 2012 Auteur Share Posté(e) 11 décembre 2012 Razel un inné ? Woui woui, je l'avais déjà annoncé dans le combat contre Bikrat. Maintenant, je me pose une question : tu dis encore prévoir 5 arcs. Mais sont-ils les derniers de ce que j'appellerai la saga "Dragons de Titane" ? Ou y en aura-t-il d'autres encore...? Cette saga pour l'instant est encore loin d'être finie Les cinq arcs que j'ai en tête ne la clôtureront pas, ça, c'est sûr. Bref, nouveau chapitre! J'suis vraiment chaud pour écrire, ces derniers temps. Chapitre un peu plus court que d'habitude. Une nuit mouvementée : Chapitre 9 : Whispers in the dark La bataille faisait rage entre Fairy Tail et Sword of Wind. Ce dernier, malgré le grand désavantage numérique, parvenait tout de même à gérer plus ou moins le combat. Des mages comme Arzak, Kanna ou Lucy ne lui posait aucun problèmes, mais c'était beaucoup plus chaud pour lui quand Natsu, Myst' et Elfman attaquaient comme des gros bourrins au corps-à-corps. Sans parler des attaques à distances des marionnettes de Bixlow et de l'eau de Juvia qui, couplée avec la glace de Fify, pouvait donner des résultats plutôt redoutables. Grâce à sa grande vitesse, il parvenait à tout esquiver, mis à part les assauts du Dragon Slayer et du mage de feu, qui étaient clairement les plus puissants de la bande. Là, ça lui demandait un peu plus de concentration, mais on pouvait tout de même constater qu'il était beaucoup plus puissant individuellement que chacun de ses adversaires. -Vous me gavez, murmura Swordy en évitant un coup de poing d'Elfman. Vous pouvez pas me foutre la paix? -Hors de question! Cria Myst'. On s'attaque pas à notre guilde sans en subir les conséquences. En réponse à cela, Ryûkû envoya un puissant coup de pied dans le ventre du mage de feu. Natsu avait préparé son poing d'acier du dragon, et s'apprêtait à foutre un bonne droite à notre ennemi. Ce dernier eut juste le temps de faire apparaître un bouclier pour parer l'attaque et également pour repousser le Dragon Slayer. Deux rayons tirés par les marionnettes de Bixlow touchèrent Ryûkû en pleine épaule et, ce dernier n'aimant pas être blessé, s'empressa d'atomiser les deux bouts de bois qui avaient osé lui tirer dessus. Il fonça ensuite contre le joyeux luron de la bande de Raijin et, à sa grande surprise, se prit une chaise flottante en pleine tronche. -Qu'est-ce que... -Gwéhéhé, tu crois que si tu détruis un de mes Babies, il disparaît pour de bon? Lança Bixlow en tirant la langue. Une deuxième chaise se propulsa contre Ryûkû, mais connaissant désormais les capacités du marionnettiste, il ne se laissa plus surprendre et contenta d'éviter l'objet. Il commençait vraiment à être débordé, car en voyant Elfman passer en Beast Soul, Lucy invoquer Léo et Bixlow retirer son casque, il n'allait clairement pas pouvoir finir le combat sans être blessé. -J'ai pas le temps de massacrer complètement Fairy Tail ce soir, soupira-t'il. Ce fut bref, mais je vais devoir vous laisser. -Un homme ne fuit pas!! Hurla Elfman, transformé en monstre, en envoyant un coup en direction du Dragon de Titane. Ryûkû bloqua le poing avec une seule main, à la grande surprise du Strauss. Il le regarda droit dans les yeux, et un très léger, presque invisible, sourire sadique apparut sur son visage. -Un homme, moi? Je ne crois pas. Toi qui es un monstre, ne vois-tu pas le démon que je suis? Il balança ensuite un rapide coup de pied dans la mâchoire d'Elfman et ce dernier, par la puissance du coup, se retrouva propulsé à l'autre bout de la salle, entraînant Arzack, Myst' et Natsu avec lui. Sword of Wind fonça ensuite en direction de la sortie et, avant de partir, se tourna une dernière fois vers moi qui, couvert de sang, tentais avec peine de me relever. -Je te déconseille de me décevoir à nouveau, froussard. T'as droit à un sursis. Il fit ensuite apparaître dans sa main ce qui semblait être une bombe fumigène, qu'il lâcha immédiatement. Une fois que le nuage de fumée l'avait caché de ma vue, j'entendis de rapides bruits de pas qui devenaient de plus en plus imperceptibles. Connaissant son incroyable vitesse, il devait déjà être loin. Peut-être à part moi, aucun membre de la guilde ici présent ne pouvait le rattraper. Il était définitivement parti. Natsu et Myst' tentèrent de courser Sword of Wind, mais furent retenus par Arzack et Fify qui affirmèrent qu'il était trop tard et qu'il y avait des priorités plus urgentes. Salamander semblait vraiment en rogne de ne pas avoir pu défoncer Ryûkû, et tous les autres semblaient également très frustrés. Quelques minutes passèrent, tout le monde commençait à reprendre ses esprits et l'atmosphère devint moins tendue. Bixlow et Myst' allèrent chercher les deux blessés afin de pouvoir les amener à l'hôpital, là où Fried et les autres étaient désormais -Hey, mais j'le connais lui! S'étonna Myst' en soulevant Morombi. C'était le black de Words Wrath, non? -O...Ouais, c'est bien lui, fis-je d'une voix quasiment inaudible. Arzack me proposa de m'aider à me déplacer jusqu'à l'hôpital, ce à quoi je lui répondis que je me débrouillerai. Pour l'instant, je voulais juste rester un moment seul dans la guilde. Le tireur d'élite acquiesça, et fit signe à toute la bande qu'il était temps d'y aller. Bixlow et Myst', avec respectivement Bushido et Kingin sur le dos, partirent en premier, suivis de peu par le reste des mages, se plaignant encore de ne pas avoir pu arrêter Sword of Wind. Quant à moi, j'étais désormais seul, debout au milieu de la guilde. Il n'y avait aucun mot pour exprimer la frustration, la tristesse, ainsi que la colère que je ressentais à mon encontre. Bushido, Fried, Kyrnos et même Kingin se sont battus jusqu'au bout afin de protéger la guilde. Moi, qu'avais-je fait? Strictement rien. J'étais resté dans un coin, et je regardais ce qu'il se passait... Rien que de penser à la lâcheté dont j'ai fait preuve me donnait envie de me mitrailler de coups de poing. Plus encore que ma faiblesse, c'était mes craintes et mes hésitations que je haïssais. Les Dragons de Titane ont pris ce qu'ils sont venus chercher, les membres de Fairy Tail ont été blessés les uns après les autres, mon seul souvenir de Kyô, ainsi que ma seule arme fut détruite en une fraction de seconde... Je savais que je méritais tout ce qui m'arrivait, mais ma frustration était si forte que mes larmes ne pouvaient s'empêcher de couler et de tomber silencieusement sur le métal de ma lame brisée. Je me sentais vraiment pathétique. Ryûkû avait raison sur toute la ligne. J'entendis soudain des bruits de pas, de quelqu'un qui semblait marcher en ma direction. J'ai juste eu le temps de me retourner, et de voir Haru me prendre dans ses bras, les yeux brillants. D'abord surpris de la voir encore ici, j'éprouvais maintenant un malaise encore plus grand. Que devait-elle penser de moi, maintenant qu'elle a vu quel lâche et quel piètre combattant j'étais. En pensant à la désillusion qu'elle avait du subir, mes pleurs silencieux gagnèrent en audibilité. -J...J'suis désolé, sanglotai-je en la serrant contre moi. J'suis désolé... -P-Pourquoi tu t'excuses? Me demanda-t'elle d'une voix tremblante, visiblement à deux doigts de fondre en larme. T-Tu t'es battu, et quand il m'a vue, tu m'as pr-protégée... T-T'as assuré! Ajouta-t'elle en tentant de sourire. C'était trop pour moi. Mes vannes étaient ouvertes à leur maximum, et apparemment, celles de Haru également. Nous sommes restés là tous les deux, pendant un très long moment, chacun pleurant sur l'épaule de l'autre. Au bout d'un certain temps, des rayons de lumières vinrent nous éclairer. Le soleil se levait, mettant fin à cette horrible nuit. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Kyojin972 Posté(e) 11 décembre 2012 Share Posté(e) 11 décembre 2012 Très bon chapitre ! Les membres de FT, se sont tous bien débrouillés et ont réussis à mettre Ryuku dans une assez mauvaise situation, même si il arrivait à gérer la situation. Il décide fuir avec un dernier avertissement envers Juzi, les membres de la guilde après le combat décident d'aller porter secours aux blessés. Juzi préfère rester seul pour prendre du recul sur ses faiblesses, c'est dur pour lui , mais sa petite amie vient le réconforter et ils pleurent en choeur sous le soleil levant du matin. Très belle conclusion en dessin sa serait très jolie ! J'attends la suite ! Oui oui ! Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Max D Pastafarien Posté(e) 12 décembre 2012 Share Posté(e) 12 décembre 2012 Excellente suite ! La petite partie de combat a finalement terminé sur la fuite de Ryuku. Vraiment par flegme ou par manque de force pour enchaîner tout les mages ?... Et fin de chapitre avec Juzi qui pleure sur sa faiblesse. Enfin une prise de conscience ? Début d'un vrai entraînement pour apprendre à bien utiliser sa magie et à se battre vraiment ? (non parce qu'à part Ryuku dans le premier arc, j'ai pas souvenir que t'es battu qui que ce soit...) En tout cas, t'as bien fondu en larme sur l'épaule d'Haru qui fait de son mieux pour te rassurer. J'espère que ça va porter ses fruits et que t'auras un vrai désir de la protéger... Mais reste le problème de l'épée...ça m'étonnerait que tu la jettes comme ça ! Du coup, trois solutions : soit tu trouves un armurier qui te la reforges, soit y'a un mage dans la guilde qui a une magie de forge/reconstruction, soit l'épée a encore de la magie en elle et peut se reformer toute seule. Cette saga pour l'instant est encore loin d'être finie Les cinq arcs que j'ai en tête ne la clôtureront pas, ça, c'est sûr. Bien ! Donc en fait, t'es parti pour faire des longues sagas comme moi ! Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Juzi Posté(e) 14 décembre 2012 Auteur Share Posté(e) 14 décembre 2012 Dernier chapitre de l'arc Une nuit Mouvementée! Pas un arc très long, certes, mais qui pour moi est essentiel. Une nuit mouvementée : Chapitre final : Don't wake me Moi qui avais toujours dormi de tout mon soûl chaque soir, j'avais vraiment de la peine à me remettre de deux nuits blanches. Haru avait soigné mes blessures sur place, puis nous sommes rentrés à la maison, histoire de récupérer un peu nos heures de sommeil. Au total, j'avais dormi à peu près une journée et demi. Il fallait dire que mon corps, tout comme mon esprit, avait été plutôt malmené durant ce combat, et me reposer pendant un long moment m'avait fait le plus grand bien. Quand j'avais ouvert les yeux, il était à peu près une heure de l'après-midi. J'avais toujours le moral en compote, mais heureusement, ça allait tout de même nettement mieux qu'avant. Je ne perdis pas trop de temps à me lever, il fallait que je fasse quelques trucs aujourd'hui. Haru avait laissé un mot sur la table de la cuisine, disant qu'elle était allée faire des courses. Juste à côté, je laissai également un bout de papier, sur lequel j'avais griffonné que je serai sorti toute la journée. Après m'être habillé, avoir croqué un bout de pain et mis quelques objets importants dans mes poches, je partis en direction de l'hôpital de Magnolia. Une fois arrivé, et après avoir grimpé un nombre astreignant d'escaliers, je toquai à une porte, et entrai, à ma grande surprise, dans une chambre bien remplie. Se reposaient ici Max, Kyrnos, Razel O. Triff et Morombi Kingin. Autant dire que niveau ambiance, c'était pas le top. Le mage des explosions, qui était dans l'impossibilité de se mouvoir était visiblement victime de l'humeur massacrante de Razel. A ce qu'on dirait, cela soulageait fortement le sociopathe de faire s'effondrer le toit sur Kyrnos grâce à sa magie de fragilisation. A priori, Kyrnos était au courant des mots "tabous", et se retint d'envoyer des insultes. Toutefois, les deux ne semblèrent pas gravement blessés, à mon grand soulagement. Quant à Max, il semblait légèrement mal à l'aise en présence de Kingin. -Juzi, fait quelque chose! Me fit-il, visiblement apeuré. Ça fait depuis deux jours qu'il me regarde sans cligner des yeux! -Mais, c'était pas hier que tu devais quitter l'hôpital? Lui demandai-je. -Hein? S'étonna-t'il en s'emparant d'une feuille qui traînait sur sa table de nuit. Hmm... Heu... Ah, merde! C'est pour ça qu'on m'apporte plus à manger! Il sauta du lit, s'étira, et commença à rassembler rapidement ses affaires. Effectivement, Kingin le fixait de façon plutôt effrayante. De ce que je savais, le combat entre ses deux s'était terminé par un match nul, et d'après le mage du désert, il semblait être très mauvais perdant. Mais malgré son air sombre, c'était lui que j'étais venu voir. Il fallait impérativement que je lui parle. -E...Excusez-moi? Son regard se tourna très lentement vers moi, ce qui fut suivi d'un grand soulagement venant du prince du désert. Maintenant, c'était à mon tour de trembler de nervosité. -J...J'ai un truc à vous... -Je peux savoir pourquoi tu le vouvoies? Me lança Razel en esquissant un sourire. Ce n'est pas la peine de montrer du respect à un gorille. -La ferme, Razel. Que me veux-tu, Missawa? Tu peux me tutoyer. -J'ai quelque chose à v... te remettre. De ma poche, je sortis un objet qui avait tout de suite tapé à l'oeil de l'ancien membre de Words Wrath, à savoir la clé de Camarde, l'invocation infernale de Meven Hexerei. Les dernières paroles de cette dernière avant qu'elle ne tombe dans le coma était que je la transmette à quelqu'un de confiance. Kingin étant le seul constellationiste que je connaissais à utiliser ce genre d’artéfact, et surtout vu l'aide qu'il nous avait apporté dans le combat contre Ryûkû, je pensais que c'était la meilleure personne à qui la confier. Il affichait un regard surpris, pris la clé et la contempla, sans me demander d'où je la détenais. -Qu'est-ce qu'on diiiit? -Je t'ai déjà dit de la fermer, Razel. C'est une réelle surprise... Merci Missawa. -J-J't'en prie. -Au fait, Juz'! Fit Max. C'est vrai que ton sabre est en miettes? J'acquiesçais en silence. Rien que le fait de remémorer mon sabre se faisant briser par Ryûkû me faisait éprouver un gros pincement au coeur. Pour l'instant, il était allongé sur la table basse de mon salon, mais j'avais prévu d'aller voir prochainement un forgeron, dans l'espoir que mon arme puisse être réparée. Selon Max et Kyrnos, une arme légendaire comme la mienne avait peu de chance de se faire restaurer par un simple artisan, mais je perdais pas espoir. Voyant mon air dépité, Kingin me fit une révélation importante. Il connaissait un forgeron capable, d'après ses dires, de retaper absolument toutes les armes. -Je connais également son lieu de travail. A environ trois heures de marche de Magnolia, en direction de l'est. C'est une petite cabane en bois dans une forêt, mais à ce que l'on dit, il est impossible de la louper. -Mais comment tu sais ça, toi? Interrogea Kyrnos, méfiant. -Je le sais, c'est tout. Après, Missawa, libre à toi d'y aller ou non. Considère cette information comme un remerciement pour la clé. -M-Merci beaucoup, lui dis-je, ne revenant pas de ce précieux renseignement. Il me restait encore une chose à faire dans cette pièce avant de partir. J'ai informé Razel du fait qu'il était Inné, et donc sur la liste des Dragons de Titane. Je lui ai raconté tout ce que Tenka m'avait dit, sans rien omettre. L'homme aux cheveux roses ne semblait pas être plus interressé que ça, m'affirmant que ceci ne faisait juste que renforcer légèrement son envie de refroidir Avidus. Ce fut la dernière chose que j'avais à faire dans cette chambre. Je saluai tout le monde, puis quittai la pièce. A ma grande surprise, Max me suivit hors de la salle. Ce dernier, visiblement heureux de pouvoir enfin sortir, me demanda si j'avais prévu de faire quelque chose dans la journée. Je lui répondis que je devais passer dans un petit village, non-loin de Magnolia, pour y rendre visite à une vieille connaissance. N'ayant rien de mieux à faire, le mage du désert vint avec moi. Après avoir quitté Magnolia, nous marchâmes pendant à peu près une demi-heure, et arrivâmes dans le petit village de Njyurk. Ça faisait un bail que je n'étais pas venu dans ce patelin, qui était tout de même le premier lieu où je m'étais rendu le jour où je me suis réveillé amnésique. C'était également là où j'avais rencontré Kyô pour la première fois. D'ailleurs, a quelques mètres du village se situait la plaine où je l'avais enterré, et c'était justement là ou je voulais passer. Mais avant, nous fîmes une légère pause boisson dans cette taverne que je connaissais bien, qui mélangeait quotidiennement coups de poing et jeux d'échecs. Pendant que Max sirotait une bière, j'en avais profité pour lire la lettre qu'Avidus m'avait glissé dans la poche avant de partir. "Cher Juzi, En t'écrivant ces mots, je pars du principe que Swordy n'a pas été trop dur avec toi, et donc que tu sois encore en vie. J'avoue que cela me frustrerait d'avoir à écrire une lettre si tu te faisais tuer avant de pouvoir la lire. A moins bien sûr que tu le fais sous la forme d'un esprit fantomatique ou d'un mort-vivant... Dans ce cas, le paragraphe que je viens d'écrire ne sert strictement à rien. Connaissant notre ami Swordy, je pense qu'il ne t'a pas couvert de mots doux durant votre combat. Le côtoyant presque tous les jours, je ne connais que trop bien son avis te concernant, et je me fais une petite idée de ce qu'il a du te dire. Sache qu'il y a toujours moyen de corriger ses défauts et de progresser. Il ne faut pas rester fixer sur ses erreurs, mais les assimiler, puis s'en servir pour progresser. Je sais que ce n'est pas super original comme discours, mais en voyant l'état dans lequel tu étais en entrant dans l'auberge de ta Guilde, j'ai pensé qu'il était nécessaire de te bassiner avec ça. Tu as un bon potentiel! Tu es Inné, après tout! Je suppose que tu as pu constater le niveau qu'a atteint Swordy? Il n'est pas impossible pour toi d'y arriver un jour. Tu vas peut-être trouver ces lignes étranges, surtout venant d'un grand-méchant-pas-beau-tout-vilain comme moi, mais je tiens quand même à te rappeler ce que j'ai dit la première fois où nous nous sommes rencontrés. Il n'existe pas de bien, ni de mal, juste des objectifs à atteindre. Demande-toi quel est ton but et entraîne-toi régulièrement en le gardant en mémoire. Tu verras, tu progresseras, je ne me fais aucun souci à ce sujet. Malgré nos deux camps opposés, je te tiens en estime. A la prochaine! Avidus P.S. : Occupe-toi bien de mon petit Razel! \(·ε·)/" Aucun doute, c'était bien Avidus Hizteiga qui avait écrit cette lettre. Ce qu'il me disait, c'était exactement le discours que m'avait fait Makarof juste après notre combat contre Bikrat. Les deux avaient parfaitement raison, mais cette lettre adressée par un ennemi, qui dit me tenir en estime, m'avait fait prendre une grande résolution. "Juste des objectifs à atteindre", qu'il disait... Dans mon cas, c'était plutôt une personne à protéger, mais globalement ça revenait au même. C'est bon, maintenant, je sais ce que je vais faire. D'abord, aller faire réparer mon sabre chez ce forgeron dont m'a parlé Kingin. Ensuite... -Max? Fis-je. J'peux te demander un truc? -Mmmmh? -Est-ce que tu pourrais m'entraîner? Pour une fois, je ne fais pas de plan sur la situation des méchants en fin d'arc. Comme le chapitre est déjà pas mal long, je me suis dis que j'allais sécher une fois. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Max D Pastafarien Posté(e) 14 décembre 2012 Share Posté(e) 14 décembre 2012 Mec, tu sais que tu lis dans mon esprit ? J'avais prévu un chapitre de combat d'entrainement contre toi dans FTC ! ça va me faciliter une transition tout ça... Autrement, on a un très bon chapitre, encore une fois. J'adore l'humour avec le fait que 1) j'oublie de partir de l'hôpital 2) je flippe face à Morombi Je passe légèrement pour un con encore ! On voit ce que contient la lettre d'Avidus : un peu de motivation et un smiley débile (il m'a tué ce smiley...) Bref, hâte de voir la suite dans le charmant village de Nyurk et la future destination du forgeron ! ps : je peux savoir où t'as planqué ton deuxième arc ? Parce qu'il est pas sur ton topic... Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Kyojin972 Posté(e) 15 décembre 2012 Share Posté(e) 15 décembre 2012 Bon chapitre ! On retrouve Juzi qui s'est remis peu à peu de sa toute dernière confrontation avec Ryuku, cette dernière rencontre l'a vraiment bouleversé mais ça n'en sera que meilleur par la suite pour lui, ça le motivera . Passage à l’hôpital qui m'a bien fait marrer avec Max et les deux anciens membres de Words Wrath, Juzi remet la clé de Meven à Kingin je m'y attendais pas en tout cas Juzi s'est fait deux nouveaux alliés contre les Dragons de Titane. Il a trouvé un forgeron qui sera capable de réparer sa lame grâce à Kingin c'est sympa. Il est part en destination du forgeron avec Max et avec une forte volonté de changer et j'ai hâte de voir ce que ça donnera . On sait maintenant ce que contenait la lettre d'Avidus, il est vraiment étrange ce personnage. J'attends la suite ! Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Altaiir315 Posté(e) 15 décembre 2012 Share Posté(e) 15 décembre 2012 J'ai vraiment hate de connaitre la suite , je pense que dans le futur arc Juzi va s'entrainer comme un fou pour essayer d'atteindre le niveau des dragons de titane ! néanmoin je suis étonné par la demande de Max Vivement le prochain arc Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Juzi Posté(e) 20 décembre 2012 Auteur Share Posté(e) 20 décembre 2012 Altaiir: néanmoin je suis étonné par la demande de Max C'est Juzi qui a fait la demande à Max, et non l'inverse! Max: Mec, tu sais que tu lis dans mon esprit ? Les grands esprits se rencontrent, comme on dit Bref, après une petite pause inter-arc, on repart! Cet arc, j'avais tellement envie de le faire, et maintenant que j'y suis, je sens que je vais bien m'éclater! Allez, c'est parti pour mon septième arc! Let's go! Encore merci pour tout vos commentaires! Un monde sans danger : Chapitre 1 : Break out and start a new revolution A peu près vingt-deux heures, Magnolia, j'étais couché sur mon canapé, des milliers de questions en tête. Lorsque Max moi avions quitté la taverne, et nous étions retrouvés devant la tombe de Kyô, quelques choses de très bizarre s'était déroulé. Se trouvait sur la tombe du défunt gladiateur un bouquet de fleurs, visiblement des lys. Comme je n'étais pas passé là depuis un moment et qu'à mes souvenirs, je ne souffre pas de déficience mémorielle, ce n'était clairement pas moi qui les avais posés ici. Et c'était justement ça qui était étrange. Mis à part moi, personne n'était au courant de l'endroit où il était enterré. Enfin, il restait M. Agraab, un antiquaire qui vivait à Njyurk, et qui avait été l'homme qui nous conduisit le gladiateur et moi aux montagnes de Kralok. Nous étions justement passés le voir juste après, et ce dernier nous avait affirmé qu'il pensait que c'était justement moi qui avais déposé ces fleurs. Autre détail intriguant, juste après le message que j'avais gravé sur la pierre tombale " Ci-gît Kyô, le plus fort des gladiateurs", quelques mots furent rajoutés. "Et le plus idiot, aussi..." La tombe était tout de même très visible pour quelqu'un qui passait dans le coin, certes, mais le fait que la personne qui ait déposé ces fleurs semblaient connaître Kyô m'intriguait fortement. Malgré son caractère tempétueux, je pensais bien qu'il avait de la famille et des amis. D'ailleurs, j'avais à la base rejoint Fairy Tail parce qu'il y connaissait Bushido... Hein? Et si c'était Bushido qui avait déposé les fleurs?... Non, c'est pas tellement son genre... Et puis, je ne l'avais pas dit où j'avais enterré le gladiateur. 'Fallait que j'arrête de me triturer les méninges, j'avais déjà fait trop de nuits blanches ces derniers temps. Surtout que le lendemain, je partais avec Max et Haru chez ce forgeron que connaissait Kingin. Je ne pouvais pas m'empêcher d'esquisser un petit sourire en pensant que mon sabre allait bientôt être retapé. Puis, après quelques minutes, je m'endormis, partant dans un rêve étrange dont je ne me rappellerais certainement plus au réveil. Haru et moi sommes partis de la maison aux environs de dix heures. Nous avions rendez-vous avec Max devant l'auberge de la guilde vers dix heure et quart, si bien sûr ce dernier arrivait à se lever. Depuis cette fameuse nuit, tout semblait se dérouler normalement, dans le sens où je pouvais pas faire trois pas sans que ma pe... Que Haru me suive. J'avoue tout de même que, dans le fond, ça ne me déplaisait pas tant que ça. Dans un sac à dos, j'avais pris les deux morceaux mon sabre, ainsi que quelques trucs à manger si jamais la route était plus longue prévu. Par pure coïncidence, sur le chemin qui nous menait à l'auberge, nous croisâmes Erza, le mage des ténèbres, qui apparemment tournait en rond devant la boulangerie sans s'en rendre compte. Il avait des cernes très prononcées, et un air complètement endormi. -E...Erza? Ça va? M'enquis-je. -Gné? Ah... Salut, Juzi, salut Haru... 'Fait un bail. -Tu n'as pas l'air très réveillé, constata ma colocataire. -Ç'se voit tant que ça? Répondit-il en baillant. 'Fallait que je veille sur un sale gosse pendant que ses parents sortaient, et il m'a pas lâché jusqu'à cinq heure du mat'... Qu'est-ce qu'on ferait pas pour payer son loyer... Sinon, qu'est-ce que vous faites de beau? -Ben, là, on va à la recherche d'un forgeron pour qu'il puisse réparer mon sabre, répondis-je. -Ah, d'accord. J'peux venir? J'étais étonné par la soudaine motivation du mage des ténèbres. C'est vrai que ça faisait un bon moment qu'on ne s'était pas retrouvé dans la même équipe. La dernière fois, c'était pendant notre combat contre la guilde Words Wrath, donc ça remonte... Je lui ai tout de même demandé s'il ne voulait pas plutôt rentrer chez lui et se reposer, mais il m'a assuré qu'il se sentait "débordant d'énergie", juste avant de s'endormir debout. "C'était bien parti", me suis-je dit. Nous retrouvâmes notre ami le borgne, visiblement réveillé et en pleine forme, le dos posé contre les murs de la guilde. Il semblait surpris par la présence du mage des ténèbres. -T'es encore en vie, toi? -J'sais qu'ça fait longtemps qu'on s'est pas vu, mais quand même... J'vous accompagne chez le forgeron. -T'as quelque chose à faire réparer? Lança Max, intrigué. J't'ai jamais vu avec une arme... -J'viens pour la forme. Toi, t'y vas pour te faire réparer les neurones? Demande lui de te mettre une boussole dans le crâne, tant qu'à faire. -C'est un forgeron, pas un chirurgien, fit Max, la veine saillante et le sourire diabolique. Pis, c'est ton cerveau à toi qu'a besoin d'être retapé! -On se calme! Fit sèchement Haru en regardant les deux mages qui se disputaient. -Mais c'est lui qu'a commencé! Se plaignit Max. Le regard que lança ensuite Haru dissuada fortement Max et Erza de continuer leur querelle. Mine de rien, quand elle le voulait, elle avait du caractère... J'avais pu le constater lorsqu'elle tenait tête à son père, ce moment m'avait plutôt impressionné. Bref, l'équipe étant maintenant au complet, nous quittâmes Magnolia sans tarder, sous un beau ciel bleu dépourvu de nuages. Le chemin s'était passé sans trop de problèmes. Pendant trois heures de marche, nous parlions de sujets aussi divers que variés. Erza fut surpris d'apprendre que Max avait accepté de m'entraîner dès le moment où mon sabre sera flambant neuf. En fait, ce qui l'étonnait vraiment, c'était que je propose au prince du désert de me former. D'après lui, j'aurai pu trouver tout un tas d'autre mages nettement plus qualifiés, remarque qui semblait fortement irriter Max, le sourire toujours aussi dément, sa main serrant fortement son cimeterre. Nous étions désormais dans une très belle forêt, entourés par la verdure et les bruits d'animaux en tout genre. Comme l'avait dit Kingin, la cabane était impossible à louper. Le chemin que nous avions suivi depuis notre sortie à Magnolia passait juste devant une habitation en bois complètement délabrée mais dont la taille était impressionnante. Elle devait être au moins aussi haute que la Guilde. -Wow, mastoc! Fit Erta, impressionné par le design du bâtiment. Il vit là-dedans, le forgeron? -Ouaip', répondit Max. D'après Ding-dong... -Kingin, lui soufflai-je. -D'après Kingin, ce serait un gars capable de tout réparer. Vu sa réputation et l'état de sa baraque, je me demande bien à quoi il peut ressembler... Il s'approcha de la maison, et frappa trois grands coups à la porte. On entendait du mouvement à l'intérieur, d'étranges bruits d'objets qui se faisaient déplacer, et après une minute, la porte s'ouvrit sur un individu à l'apparence singulière. Un regard de poisson mort, une sucette dont il ne restait que le bâton dans la bouche, un très léger début de barbe, rien que l'état de son visage nous indiquait qu'il n'était pas du genre à prendre soin de son apparence. Il avait de très longs cheveux gris, lui arrivant presque au bas du dos, attachés en queue de cheval. Malgré ça, il semblait plutôt jeune. A vue de nez, je lui aurai donné environ vingt-cinq ans. Il était vêtu d'un long manteau blanc, presque semblable à une blouse, qui recouvrait un pull noir en laine plutôt épais et un pantalon beige à pattes d'éléphant. De physique grand et mince, il triturait négligemment un manga dans sa main droite. -Mmmmh? Ody Diogène, que puis-je pour vous? Annonça-t'il d'une voix nonchalante. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Max D Pastafarien Posté(e) 20 décembre 2012 Share Posté(e) 20 décembre 2012 Sérieusement...c'est quoi ce nom de chapitre ? Début qui relance une ou deux questions : un ami de Kyo va faire son apparition bientôt ? Je trouverai ça drôle ! Par contre...ami ou ennemi ? *w* Puis, Juzi qui est heureux de sa situation de couple ! Pour une fois qu'il lui arrive quelque chose de bien ! (par contre, si Haru commence à faire me faire flipper, ça doit être une femme forte...). En tout cas, retour d'Erza ! Il semble encore plus fatigué que moi...et le duo veut apparemment se fritter ! ça faisait longtemps... Sinon, c'est juste une impression ou tu m'as fait plus sombre que d'habitude...? Normalement, t'insistes bien sur le caractère sarcastique mais là, j'ai senti que tu faisais planer un côté plus renfrogné que d'habitude (est-ce suite à ce que tu as remarqué dans FTC ?). Ou alors, je me suis levé du mauvais pied ! Sinon, la confusion en Ding-Dong et Kingin m'a fait plier de rire ! Et au final, apparition de Diogène ! Il fait un peu tâche n'empêche ! Mais ce n'est que pour mieux cacher son vrai talent ! Bref, hâte de voir la suite vu que tu avais hâte d'écrire l'arc ! Généralement, c'est ceux qui ont le meilleur rendu ! Vivement la réparation du katana, même si je suis sûr qu'il y aura un problème, et le début de l'entraînement ! (Par contre, je rejoins l'avis d'Erza sur le fait que je suis peut-être pas le meilleur entraîneur...tu vas douiller, jeune padawan !) Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Kyojin972 Posté(e) 21 décembre 2012 Share Posté(e) 21 décembre 2012 Bon chapitre de transition, mais un titre vraiment bizarre lol. Juzi fait une étrange découverte sur la tombe de Kyô, une personne inconnue de Juzi semble avoir eu connaissance de la mort de Kyô, et je pense que cette personne doit être une fille, c'est une intuition . Mais j'attends de voir qui ça peut être. Il finit par se préparer et partir en direction du forgeron dont l'a parlé Kingin, et rencontre par hasard le bon vieux Erza, puis Max. Durant leur voyages jusqu'au forgeron, Max et Erza n'ont pas arrêter de s'envoyer des piques et je me suis bien marré . Le chapitre se finit sur ce célèbre forgeron à l'allure blasé, et je suis sûr que la réparation de la lame de Juzi ne sera pas aussi simple qu'il le pense . J'attends la suite ! Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Altaiir315 Posté(e) 21 décembre 2012 Share Posté(e) 21 décembre 2012 En effet j'ai mal lu la fin c'est bien Juzi qui demande a max de l'entrainer Sinon pour le nouvelle arc c'est vrai que le titre est vraiment bizzare lol En tout cas je suis sur que la réparation du sabre ne sera pas aussi simple qu'il le pense , en ce qui concerne la personne qui est passé sur la tombe de Kyo je suis du meme avis que Kyojin c'est surment une fille J'attend la suite avec impatience Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Juzi Posté(e) 24 décembre 2012 Auteur Share Posté(e) 24 décembre 2012 Sérieusement...c'est quoi ce nom de chapitre ? Bon chapitre de transition, mais un titre vraiment bizarre lol. Sinon pour le nouvelle arc c'est vrai que le titre est vraiment bizzare lol Maiheu... En écrivant le chapitre, je me passais en boucle le premier opening de Btooom!, et comme j'hésitais comme un dingue pour le nom du chapitre... Bref, new chapter! On entre pas encore dans le vif du sujet, mais ça vient gentiment. Un monde sans danger : Chapitre 2 : La fratrie Diogène -Heu... Bonj... -Vous avez cinq secondes pour formuler votre requête avant que la porte ne se ferme, annonça Ody Diogène de sa voix lasse. Uuuuuun... Deuuuuuux... -C-Ce serait pour faire réparer mon sabre! Dis-je très rapidement. Il me fixa pendant un moment de son regard mou en mastiquant bruyamment son bâton de sucette. Puis, ses yeux posèrent sur Erza, Max et Haru, avant de revenir une dernière fois sur moi. Il soupira et nous invita d'un mouvement de tête à entrer dans sa rustique demeure. L'intérieur semblait aussi dépravé que l'extérieur. Sur plusieurs étages, tous les murs étaient exclusivement en bois, et semblaient pourrir par endroit. Pour une maison aussi gigantesque, le mobiliser se faisait étonnement rare. Quelques chaises, une ou deux tables, et juste une vieille commode recouverte de toiles d'araignée, tout cela réparti sur environ trois étages. Inutile de préciser que cette maison semblait incroyablement vide. Quelques fenêtres crasseuses permettaient à de timides rayons de lumières de légèrement nous éclairer, mais la grande majorité du foyer était plongé dans l'obscurité. Diogène nous invita à s'asseoir autour de la table, sortit une feuille de papier et un crayon d'une de ses poches, et commença à griffonner quelques trucs. -Mmmmh... Alors... Donc, nous disions une réparation... Ce sera tout? -O-Oui, répondis-je, intrigué. -J'pourrais voir l'état du sabre? J'acquiesçai, puis sortis les morceaux du katana de mon sac. Diogène regardait attentivement les deux bouts, tâtait la lame, soulevait le manche, et tournait les débris dans tous les sens. Malgré son expression inerte, on sentait vraiment que c'était un expert. -Et ben, c'était pas n'importe quelle camelote. T'as pas songé à te suicider après avoir brisé une merveille pareille... ? Avec son ton morne, je n'arrivais pas à savoir s'il était sérieux où s'il blaguait. Haru était visiblement choquée par ses paroles, mais comme elle ne savait pas si elle devait le prendre au sérieux, elle se tut. Ody, qui ne semblait pas attendre de réponse de ma part, posa les morceaux sur la table, et se massa l'arrière du crâne. -Bon... Attendez deux secondes. De son pied, il frappa puissamment le sol à trois reprises. On entendait alors d'étranges bruits, comme lorsque nous étions arrivés. D'un coup, une trappe jusqu'alors invisible à nos yeux s'ouvrit, et un jeune homme apparut dans notre champ de vision. Il avait de courts cheveux d'un noir de jais complètement ébouriffés, des yeux verts encadrés par de fines lunettes et qui présentaient un regard presque aussi terne que celui de Diogène. Il était vêtu d'une chemise noire à manche retroussée, trois boutons ouverts au col et d'un pantalon gris. -Tu m'as appelé, Odysseus? Demanda-t'il à Ody. -Heu... Non. J'ai tapé trois coups. -Oui, donc tu m'as appelé. -Ah? Trois coups c'est pour toi? Pour elle, c'est combien de fois? -Deux. Il murmura un juron, et frappa cette fois deux coups. On entendait encore ces étranges bruits venant du sol, mais ceux-ci avaient une sonorité nettement plus faible, comme s'ils se trouvaient plusieurs dizaines de mètres en-dessous de nous. Comme la personne qu'il avait appelée semblait mettre du temps à arriver, Diogène en profita, avec peu d'enthousiasme, pour nous présenter le binoclard. -Sédrik Diogène, 18 ans, mon assistant et accessoirement mon cousin... -"Accessoirement"? Releva Erza. Sédrik nous salua tous d'un léger mouvement de la tête. En le regardant de plus près, on pouvait tout de même apercevoir une légère différence entre ses yeux et ceux de son cousin. Alors que ceux d'Ody lui donnaient un air complètement pété, ceux de Sédrik semblèrent totalement inexpressifs, aucune émotion n'en découlait, et c'était plutôt perturbant de croiser son regard vide. -Je sais que je ne m'y connais pas, fit Max. Mais j'imaginais pas vraiment un assistant de forgeron comme ça. -Ben normal, puisque c'en est pas un, rétorqua Odysseus. -Hein? S'étonna le mage des ténèbres. Mais, tu venais pas de dire que c'était ton assistant? -Oui, mais moi, j'suis pas forgeron. La personne qui va retaper l'arme... -C'est moi. Une jeune femme avait fait irruption dans la pièce, de la même manière que Sédrik quelques secondes plus tôt. Bien qu'elle venait d'arriver, tous les regards étaient désormais figés sur elle. Je crois bien que je n'avais jamais vu une fille aussi belle de ma vie. D'environ 20 ans, le teint légèrement blême mais qui n'enlevait rien à sa beauté, les lèvres rouges comme le sang, tout cela rejoint par une longue, magnifique et sombre chevelure extraordinairement lisse. Elle était vêtue d'un kimono d'un blanc pur, qui laissait deviner des atouts dont même la plupart des filles de la guilde seraient jalouses. Ses grands yeux bleus dégageaient une certaine intelligence couplée à beaucoup de douceur et de gentillesse. Constatant que j'étais presque en train de baver devant la nouvelle arrivante, Haru, l'air légèrement agacée, m'envoya un douloureux coup de coude dans le bras qui me fit retrouver mes esprits. Max et Erza restèrent bouches bées, l'air complètement ahuris. -W...Wow, balbutia Max. La paire de b... de b... de beaux yeux... -E...Effectivement, approuva Erza, les yeux rivés sur le buste de la fille. La nouvelle venue pouffa, puis alla s'asseoir aux côtés d'Ody, visiblement ennuyé d'avoir été interrompu. -Comme je disais, reprit ce dernier. La personne qui va retaper l'arme n'est autre que ma soeur Lin ici présente. Info du siècle! La belle et le clochard étaient frère et soeur! -Ravie de vous rencontrer, nous adressa Lin en souriant. Lin Diogène, forgeronne, à votre service. Nous tentâmes de nous présenter, mais le résultat était plus hilarant qu'autre chose. Max et moi bégayions tellement qu'il nous avait fallu une vingtaine de secondes rien que pour dire nos noms, Erza ne savait plus comment il s'appelait, et Haru s'était présentée de manière très froide et concise. Lin jeta ensuite un rapide coup d'oeil à la feuille que tenait son frère. -Juste une réparation? S'étonna-t'elle. Et bien, ça va être vite réglé. -C'est pour ça que je t'ai appelée, répondit Ody en montrant un des morceaux de mon sabre. T'as vu la bête? Elle tâta la lame, et ses yeux reflétèrent un grand sentiment de surprise. -Mon Dieu, murmura-t'elle. La coupeuse d'herbe... Quelle horreur... -Q...Qu'est-ce qu'il y a? M'enquis-je. Est-ce qu'il peut être réparé? La jeune femme ne répondit pas. Elle reposa les débris sur la table, et semblait être en pleine réflexion. J'étais vraiment inquiet, cela n'annonçait rien de bon. La forgeronne me fixa ensuite pendant un moment, avant de regarder son frère et son cousin. -Je peux le reforger sans problème, nous annonça-t'elle, mais pour ce qui est du pouvoir qu'il contenait, c'est une toute autre histoire. Juzi, c'est juste? Cela dépendra beaucoup de toi... Désolée, mais tel que tu es, ton sabre est irréparable. PS: Pour le nouvel-an, vous aurez droit à un chapitre spécial Peut-être même un pour demain, si je trouve le temps de l'écrire. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Max D Pastafarien Posté(e) 24 décembre 2012 Share Posté(e) 24 décembre 2012 Bah voilà ! C'était sûr ! Le sabre va avoir un problème ! Bon, au moins, il peut être reforgé mais Juzi va sûrement devoir passer une ou deux épreuves pour faire regagner ses pouvoirs à la lame... Sinon, c'est plus un chapitre de présentation qu'autre chose ! La maison a l'air bien vide, mais sûrement pas les sous-sols...Ody est bien drôle, Sédrik fait légèrement flippé et Lin...bah...je pense que c'est assez clair selon tes écrits ! (par contre, je proteste ! Je ne bave pas devant une fille ! J'ai un peu de tenue, dans mon éducation sommaire de prince avant ma fuite...). En tout cas, vivement la suite ! (Un chapitre spécial ? Hâte de voir ce que ça donne...) Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Altaiir315 Posté(e) 24 décembre 2012 Share Posté(e) 24 décembre 2012 Il faller s'y attendre la lame ne sera pas si facile a réparé ! Juzi va surment devoir passer quelques épreuves ou selon les dire de la jeune femme "Juzi, c'est juste? Cela dépendra beaucoup de toi... Désolée, mais tel que tu es, ton sabre est irréparable." il va peut être devoir s'entrainer pour devenir plus fort J'ai hate de lire la suite Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Kyojin972 Posté(e) 24 décembre 2012 Share Posté(e) 24 décembre 2012 Bon chapitre ! On voit les membres qui travaillent avec Ody dans sa modeste maison de chercheur, ils forment une équipe assez étrange. Sédrik m'a fait marrer sur sa description, il doit être un vrai taré dans la science et Lin qui ne laisse pas indifférent les jeunes mages , Haru n'est pas du même avis . En tout cas comme fallait s'y attendre la lame ne sera pas réparer aussi facilement que prévu. Que faudra t'il faire pour la réparer ? J'attends la suite ! Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Juzi Posté(e) 27 décembre 2012 Auteur Share Posté(e) 27 décembre 2012 Voir l'ami Max sortir quatre chapitres en un jour, ça motive à écrire, même quand on est malade . Un dernier chapitre de transition, ou tout se met définitivement en place, et au prochain on commencera les choses sérieuses! Un monde sans danger : Chapitre 3 : Planification et organisation "Irréparable"... Ce mot résonna dans ma tête pendant quelques secondes. J'étais tellement perturbé par ses paroles que je ne me rappelais déjà plus du début de la phrase. Pourquoi est-ce que la réparation du sabre dépendrait de moi? Qu'avais-je à voir dans le processus? Et pourquoi était-ce ma faute s'il ne pouvait pas être retaper? Je voulais poser la question à Lin, mais Haru s'était enflammée avant que je puisse ouvrir la bouche. -Comment ça, irréparable? S'énerva-t'elle. C'est ton métier de réparer les armes, non? Et pourquoi ce serait de la faute de... -Haru, calme-toi, lui murmurai-je. J'étais vraiment étonné. D'habitude, elle était plutôt du genre silencieuse et discrète mais là, elle était carrément remontée à bloc. Suite à ma remarque, elle semblait se calmer légèrement, mais fixait toujours la soeur Diogène avec les sourcils froncés et les bras croisés. Son interlocutrice ne semblait pas choquée par la réaction de la jeune fille, bien au contraire, un sourire appaisant apparut sur son magnifique visage. -Je suis désolée, je n'aurai peut-être pas du formuler ça ainsi. Ce que je voulais dire, c'est qu'il peut-être entièrement réparé, mais cela demandera une plus grande... Puissance, si je puis dire, du propriétaire. -Mais pourquoi? Lui ai-je demandé. Même si je suis le propriétaire, je ne vois pas pourquoi je... -Pour une arme banale, y'aurait pas besoin du proprio', répondit Ody. Mais comme ton bout de métal est enchanté, c'est une toute autre histoire. -Exact, approuva sa soeur. Comme la magie qui abritait la lame a été extraite hors de son contenant, le seul moyen de la récupérer sera de la puiser en l'intérieur du propriétaire. Plus on utilise une lame ensorcelée, plus le corps et l'âme du combattant s'habituent à la magie qui émane de l'arme. Il faudra tirer la magie de ton sabre directement de ta mémoire et de tes sensations. -Et c'est possible ça? S'étonna Erza. J'veux dire, je pensais pas que c'était dans les cordes des forgerons de faire ce genre de truc. -Je suis plutôt spéciale comme forgeronne. Pour revenir à ce que je disais, il faut que le propriétaire remplisse certaines conditions avant d'entamer cette expérience. Et actuellement, tu ne sembles pas être capable de le faire. Ça faisait beaucoup d'infos d'un coup. Si j'avais bien compris, mon sabre était réparable, mais il me manquait quelque chose pour qu'il puisse être à son maximum. Je ne savais pas comment Lin voyait ce qui me faisait défaut, certainement que c'était son expérience qui parlait, mais cela ne changeait rien au fait que j'étais vraiment déterminé à ramener mon arme à son état d'origine. -Je... Je suis prêt à tout pour que mon sabre soit réparé. Que dois-je faire? -C'est mon boulot ça, répondit Ody en reprenant sa feuille de papier. Je m'occupe de gérer l'entraînement des gens qui ne seraient pas aptes à réparer leurs armes. Par contre, 'faut pas être pressé, ça dure en général environ une semaine. Enfin, dans ton cas, peut-être un peu plus longtemps. Est-ce que ça te tenterait? Une semaine, c'était plutôt rapide pour un entraînement, avais-je pensé. J'étais presque prêt à accepter, mais comme j'avais proposé à Max de devenir mon formateur il y a peu, je me serai senti un peu salaud de le faire sans lui en parler d'abord. J'ai tourné mon regard vers lui, et avant que je ne dise quoi que ce soit, il s'adressa à l'homme au regard mort. -Question, est-ce que c'est possible de faire cet entraînement à deux? Parce qu'il se trouve que je suis censé superviser aussi un peu son apprentissage, donc... -Tant que t'as du blé, tout est possible, soupira l'autre. Bon, donc, ça fait deux personnes... -Moi aussi ça me tenterait bien, ajouta Erza. -Deux secondes, fit Ody en griffonnant sur son bout de papier. Alors, ça nous fait une réparation et trois entraînements... On peut aussi proposer une pension complète pendant une semaine, à savoir de la bouffe et des lits pour pas trop cher. Ça vous tenterait? Je pensais pas qu'en plus d'être une forge, cette bâtisse faisait aussi office d'hôtel... Comme l'entraînement durerait une semaine, effectivement le mieux serait de dormir sur place. Tout les autres furent de mon avis, et donc nous acceptâmes de loger ici pour sept jours. Ody était en train de noter tout un tas de chiffres sur sa feuille, autant au recto qu'au verso, tout en tentant de calculer mentalement ce qu'on devait payer. Il me semblait qu'il notait un peu trop de chiffres, j'étais inquiet pour mon porte-monnaie. -Alors... Si je multiplie ça par ça, et que je divise... Roaf, ça me gave. Séd', t'peux m'faire le calcul, s'teupl? Sédrik s'approcha de son cousin et jeta un très rapide coup d'oeil aux deux côtés de la facture. -Treize mille six cent vingt et un jewels, annonça-t'il après deux secondes de réflexion. Plus que le prix totalement exorbitant, c'était la vitesse à laquelle il l'avait calculé qui nous avait impressionné. Il avait certes une tête d'intello, mais de là à résoudre un calcul pareil sans rien noter, juste de tête, et en quelques secondes, c'était plutôt bluffant. C'était même carrément flippant. -A-Attends, fit Max, l'air mortifié. Tu nous a vraiment calculé ça, ou t'as juste sorti un chiffre au hasard pour nous impressionner? Parce que ça me semble légèrement beaucoup trop cher. -Le compte est bon, affirma le binoclard. Je peux te le faire par écrit, si tu ne me crois pas. -Ç... Ça ira, murmura le borgne en sortant quelques billets de sa poche. Thor va devoir se serrer la ceinture pendant un moment... Ensuite, le jeune binoclard nous fit un calcul tout aussi rapide pour que chacun paie sa part. Haru payait juste pour le gîte, Max et Erza devaient régler pour la pension et les entraînements, et moi, j'avais le super jackpot avec la pension, l'entraînement et la réparation, ce qui représentait à peu près la moitié du total calculé juste avant par Sédrik... Thor ne sera pas le seul à devoir commencer un régime forcé... -Affaire réglée, annonça Ody en rangeant les billets dans une des poches intérieures de son manteau. Toi, avec les tifs bleues, tu peux déjà filer ton sabre à Lin. Demain matin, le métal sera réparé. En attendant, vous allez tous me suivre. On va commencer directement l'entraînement. Je confiai les morceaux de la coupeuse d'herbe à la soeur Diogène, qui me remercia avec un grand sourire. Puis, Ody nous fit signe de descendre par cette étrange trappe d'où Sédrik et Lin étaient arrivés. Elle ouvrait sur couloir en pierre, faiblement éclairé et plutôt étroit et qui descendait en pente. De multiples portes habillaient les murs, certaines étaient en bois, légèrement entrouvertes, d'autre étaient en acier et semblaient fermées à double tour. Nous avions parcouru ces souterrains pendant quelques minutes avant de s'arrêter devant une très grande porte qui semblait être en fonte. Lin nous salua, puis continua sa route dans le tunnel avec mon sabre en main. Le frère Diogène enfonça une grosse clé en argent dans la serrure de la porte, la tourna trois fois à gauche puis deux fois à droite et attendit un léger "clic" avant de pousser. La porte émit un grincement, puis s'ouvrit sur une salle plutôt spacieuse, avec en son centre quatre étranges caissons qui ressemblaient vaguement à des cercueils tenant debout. Il y avait quelques chaises disposées aléatoirement autour d'une grande table, et dans un coin de la salle se trouvaient deux grandes armoires, une avec vitrine qui dévoilait de nombreuses épées et armes blanches en tout genre tandis que l'autre, entièrement en bois, était vérouillée avec cadenas. Étrangement, tout le sol était recouvert d'une sorte de poudre blanche qui déroutait fortement notre mage du désert. -Heu, Ody? Ce truc blanc par terre, me dis pas que... -Cette pièce à l'époque servait de réserve de nourriture, interrompit Diogène. Maintenant, c'est mon bureau. Cette poudre blanche, c'est juste de la farine dont j'ai jamais eu le temps de m'occuper. -Ah.... Tu me rassures, pendant un instant, j'ai cru que... -Ma drogue, elle est planquée dans l'armoire avec le verrou. Bref, on peut commencer? Fit-il en posant la main sur un de ces étranges caissons. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Kyojin972 Posté(e) 27 décembre 2012 Share Posté(e) 27 décembre 2012 Bon chapitre ! On sait maintenant ce qui reste à faire pour que Juzi puisse réparer sa lame, il devra suivre un entrainement pendant une semaine avec Dyo en compagnie de Max, Erza et Haru, ça promet beaucoup cet entrainement . Ils se dirigent aussitôt dans la salle qui leur servira d'entrainements et je suis sûr que les containers dans cette salle ne doivent pas être très plaisante , ils vont tous souffrir auprès de l'entrainement de Dyo . Que dire que j'attends la suite pour voir ce début d'entrainements ! Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Max D Pastafarien Posté(e) 27 décembre 2012 Share Posté(e) 27 décembre 2012 Héhéhé...si ça te motive à écrire, je vais peut-être écrire plus de chapitre par jour pendant les vacances encore... Bref, du très bon encore (le coup de la farine et la drogue m'a bien fait rire !) et tout progresse bien...Seul point à rectifier : Thor n'aura pas à souffrir...j'irai braqué une banque s'il le faut mais ce petit mangera à sa faim ! (par contre, mon bourre-fric doit être vide maintenant...alors que j'ai pas besoin d'entraînement moi ! On peut pas superviser sans participer ? ) Sinon, petite explication sur le lien objet ensorcelé/propriétaire, ça fait du bien et ça me fait bien rire vu ce que je prépare dans ma fic Vivement la suite que je me délecte de tes aventures (et bonne chance avec ton rhume !) Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Juzi Posté(e) 3 janvier 2013 Auteur Share Posté(e) 3 janvier 2013 Wazaaaaaaaah! Désolé, j'avais promis un chapitre spécial pour le premier an, au final, celui-ci arrive un peu retard. Me suis rendu compte au final que j'avais pas mal de truc à faire pendant les fêtes, donc j'ai pris un peu de retard sur pas mal de mes projets et loisirs. Mais maintenant, me revoilà opérationnel à 100%. Voici donc ce chapitre spécial que je vous avais promis, plutôt long, mais j'ai pris pas mal de plaisir à l'écrire. A la fin, vous aurez droit à une petite surprise Je n'avais que très peu, voire aucun, souvenirs de mes parents. D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais connu ma vrai famille. Très jeune, j'avais été adopté par un équipage anonyme de cinq marins, qui d'après leurs dires m'aurait retrouvé à l'âge de trois ans dans un berceau flottant sur l'océan. Toujours selon eux, j'étais très pâle à l'époque et semblais souffrir d'un grand problème de malnutrition. S'ils ne m'avaient pas récupérés, je serai certainement mort à l'heure qui l'est. Dès lors, ils m'ont élevés comme si j'étais leur fils, avec tout l'amour que pouvait donner une vraie famille... Et peut-être même un peu plus. Suite à cette étrange prise, sept ans s'étaient écoulés. J'étais désormais un jeune garçon de dix ans aux cheveux noirs dont une mèche cachait mon oeil gauche, le teint légèrement blême mais globalement en bonne santé. J'étais toujours avec ces marins à qui je devais la vie, les assistant à bord du navire en tant que mousse. Ils étaient tous d'une gentillesse ineffable et essayaient de me donner le moins de tâches possible en ignorant toutefois que les aider me procuraient un immense plaisir. J'étais très peu souriant de nature et je n'avais pas l'habitude de montrer ce que je pensais, du coup ils avaient parfois des doutes concernant leurs façons d'agir avec moi, mais étaient tous intimement persuadé que j'étais un "bon gamin un peu trop sombre pour son âge". Il mettait ce côté silencieux sur le compte de ma précocité. Ils répétaient sans arrêt que j'étais étonnement mature pour mon âge, remarque à laquelle je posais toujours une question qui jusqu'à aujourd'hui est restée sans réponse. "Est-ce un défaut, ou une qualité?" A chaque fois que ces mots sortirent de ma bouche, ils hésitaient pendant un long moment avant de me répondre qu'il était trop tôt pour le dire. Je n'avais jamais compris le sens de cette pseudo-réponse qui m'intriguait déjà depuis quelques années, mais je me suis dit au final qu'il me parviendrait quand j'aurai quelques années de plus. Notre vieux rafiot à vapeur avait aux commandes un capitaine, un vieux loup de mer du nom de Sirius Telout qui chevauchait les vagues depuis que ses premières dents ont poussés. De physique plutôt impressionnant, il portait en permanence un vieux manteau blanc, gris par endroit, qu'il laissait pendre négligemment sur ses épaules, et d'une vieille casquette de marin bleue qui cachait le peu de cheveux qui lui restait. Bien qu'un peu bourru par son langage, il n'en restait pas moins un leader attentionné, ainsi qu'un homme doté d'une générosité sans égale. Juste en-dessous de lui au niveau hiérarchique se trouvait Wilhelm Cross, son lieutenant. Il avait bien une quarantaine d'année de moins que son supérieur, mais cela n'empêchait en rien qu'ils se parlaient et se comportaient comme s'ils étaient frères. C'était un homme qui s'approchait gentiment de la trentaine, dont le teint mat et les longs cheveux tressés étaient souvent causes de railleries dans l'équipage. Sur un menton plutôt carré il portait un très léger bouc qui s'alliait parfaitement à son allure dévergondée. Deux membres de l'équipage étaient mariés, Stuart et Meyrie Tales, aussi surnommés "Les deux roucouleurs" par le capitaine. Le mari gérait la maintenance du navire, du nettoyage à la gestion du charbon, tandis que sa femme l'assistait dans les tâches ménagères et s'occupait de la pharmacie de l'équipage. Quand l'un des deux était débordé par son travail, c'était mon rôle de l'aider du mieux que je pouvais. Notre dernier compagnon se nommait Eric Aye et occupait la fonction de coq. C'était un véritable cordon-bleu qui réussissait à merveille tous les plats qu'il confectionnait. Malgré son allure de loubard, c'était quelqu'un qui prenait à coeur tout ce qu'il entreprenait, et préférait se "noyer dans de l'eau bouillante", comme il disait, plutôt que de décevoir quelqu'un. Chaque jour qui passait, je me disais que j'avais énormément de chance d'avoir été recueilli par une telle équipe. J'espérais vraiment continuer de voguer toute ma vie avec eux. Mais toute bonne chose doit avoir une fin, malheureusement. Nous étions le trente et un décembre, en pleine nuit, sur un vieux port dans le but de nous approvisionner en nourriture et en charbon. Wilhelm, Eric et Stuart déplaçaient à la force de leurs bras de lourdes caisses jusqu'au navire, pendant que le capitaine réglait la note et discutait avec un vieil ami qu'il avait perdu de vue. J'étais assis sur un banc de bois, non loin de l'entrepôt où était chargé le matériel que nous devions prendre, en train de discuter avec Meyrie. Cette dernière s'inquiétait visiblement pour moi du fait que j'étais le seul enfant à bord, et que je devais parfois me sentir seul. -Je vous ai tous avec moi, lui avais-je répondu. Je ne suis pas seul. -Nous sommes une grande famille, c'est vrai, avait-elle répondu souriante en regardant les étoiles. Toutefois, plus qu'une famille, il faudrait que tu te fasses des amis... Et la vie de marin n'est malheureusement pas propice pour lier de longues amitiés avec des gens. On s'est souvent demandé avec Stuart comment est-ce que tu le ressentais. -Je n'y avais jamais pensé jusqu'à aujourd'hui. Comme je te l'ai dit, je n'ai besoin que de vous tous. Suite à ma réponse, le sourire de Meyrie semblait s'attrister. Nous nous sommes ensuite levés, et sommes partis retrouver le capitaine lorsque Stuart est venu nous annoncer que tout avait été chargé. Sirius était encore en pleine discussion avec son vieil ami, ce dernier étant visiblement le propriétaire des différents entrepôts et également le gestionnaire des stocks. Pendant que je m'aventurai par curiosité entre les innombrables caisses que contenait cet entrepôt, une étrange coffre, d'environ cinq mètres de largeur, six mètres de longueur et un mètre cinquante de hauteur et recouvert d'une fine planche de bois. Cette planche, un étrange dessin était peint en rouge, celui d'un homme armé d'une lance visiblement en train d'abattre une créature qui ressemblait à un dragon. Par pure curiosité, j'ai légèrement déplacé la planche, et ai découvert avec stupeur un nombre incroyable d'armes blanches, allant du simple couteau à la grosse hallebarde de guerre. J'ai vite refermé le coffre, puis suis retourné près des autres, le coeur battant de plus en plus vite. -Je t'avoue que je ne suis pas super tranquille, murmurai le propriétaire des entrepôts au capitaine. Demain matin, des types plutôt... spéciaux viennent chercher du butin assez précieux J'ai peur que l'information ait fuitée. -Tu gardes la marchandise louche, maintenant? Ricana Sirius. Bah, d'façon, 'sont gardés tes entrepôts, non? -Plus maintenant! Résonna une voix. Un homme, entouré d'une dizaine de forbans, avait fait irruption dans la pièce. Ses cheveux châtains coiffés en bananier, son bandana noir lui cachant un oeil et son visage creusé par le vent lui donnait un petit air de corsaire. Vêtu d'un grand manteau rouge sur une chemise blanche, il avait attaché à sa ceinture un vieux sabre rongé par la rouille ainsi qu'une bouteille de rhum déjà bien entamée. Wilhelm arborait un regard sérieux qui ne lui était pas familier, et me murmura d'aller me trouver une cachette. Par chance, comme j'étais plutôt éloigné du groupe, j'avais échappé au regard mauvais de l'intrus. Je m'étais caché à côté de cette caisse remplie d'arme, et suis resté assis, le coeur battant la chamade et ne perdant pas une miette de la conversation entre les nouveaux arrivants, le propriétaire et mon équipage. -Alooooors, bande de marins d'eau douce? Où est-ce que vous cachez le butin? -Q-q-quel butin? Avait bégayé le proprio. J-j-je ne cache rien! La bruit de métal fendant l'air suivi du petit cri aigu signifiait clairement que le pirate avait dégainé sa lame et en avait menacé le propriétaire avec. J'entendais également mon capitaine beugler, la vision de voir son ami de longue date se faire agressé ne lui plaisant guère. -'Spèce de p'tite raclure! T'avises pas de lui toucher ne s'rait-ce qu'un ch'veu! -Qu'est-ce qu'il m'veut, le vieux phoque? Va voir en enfer si j'y suis! C'est à partir de là que tout a commencé. J'avais entendu le bruit du métal qui tranchait la matière, j'avais entendu le son d'un objet lourd qui heurtait le sol, j'avais entendu les cris d'horreur venant des membres de l'équipage, mais mon cerveau refusait de mettre une image à tous ces sons, comme s'il était persuadé de n'avoir rien entendu. La vitesse de mon rythme cardiaque d'il y a quelques minutes n'était rien par rapport à celle que j'avais à présent. -Bon, voilà un gêneur en moins! Bon, où c'est qu'on était? Ah, ouais, c'est juste... Allez, dis-moi où tu planques toutes ces belles armes que tu réserves aux Dragons de Titane! Et fais pas le con, t'as vu jusqu'où je suis capable d'aller. -P...Par là, marmonnait le propriétaire apeuré. C'est dans la caisse a-a-avec un dragon dessiné. -PAS PAR LÀ! Avait hurlé Wilhelm, se rendant compte que c'était à l'endroit où j'étais planqué. -Vous avez fini de brailler?! Avait hurlé un homme du forban en décochant sa lame. Heureusement, cette fois aucun bruit n'était parvenu à mes oreilles, comme si ce n'était qu'une manœuvre d'intimidation, Je ne pouvais toutefois pas rester assis en attendant que ma famille se sacrifie à tour de rôle pour me protéger. Il fallait que j'aille les protéger, peu importe ce que ça allait me coûter. J'ai ramassé quelques couteaux ainsi que deux épées le plus discrètement possible dans la caisse, puis me suis lentement déplacé vers le centre de l'entrepôt où étaient réunis tout le monde. Les membres de l'équipages étaient présents, sauf le capitaine, et avaient tous au moins deux forbans autour d'eux. Quant au propriétaire, il était au centre de tous, menacé par le leader des malfrats. Je voyais couché dans un coin une forme blanche, mais je n'ai pas osé regarder ça plus distinctement, de peur de voir ce quoi il s'agissait. J'étais mort de peur, mais déterminé à sauver les miens. L'assaut allait commencer. Ma cible était le chef. Je devais l'abattre en premier, cela provoquerait certainement la panique chez ses hommes, ce qui permettrait à tout le monde de se libérer. Il semblait être en train de vérifier si le vieil homme ne bluffait pas au sujet du positionnement de la caisse remplie d'arme, ce qui me laissait une chance de l'atteindre dans son angle mort. Mes mains tremblaient, mais j'avais confiance en ma précision. Sur le navire, j'étais le plus fort quand nous jouions aux fléchettes, je faisais toujours des sans fautes, même les yeux fermés. Je tirai la lame de toute mes forces contre le leader, qui allait l'atteindre si ce dernier ne l'avait pas entendue et déviée avec sa lame. Il posa son regard froid sur moi, légèrement surpris de voir qu'il n'avait pas tous les poissons dans son filet. Ma famille me regardait, horrifiée. -Tiens donc, un gosse... C'était donc pour ça que nous ne devions pas aller "par là"? Avait demandé le pirate à Wilhelm. J'aime pas les cachotteries, tu sais. Ça pourrait te coûter cher. En réponse, le lieutenant crachat un gros glaire sur la joue de son interlocuteur, geste qui avait visiblement énervé ce dernier. Il le saisit à la gorge, le souleva d'une main, et planta violemment sa lame en pleine poitrine. Wilhelm cracha du sang, avant de tourner de l'oeil et de s'effondrer sur le sol. Voir ce spectacle de mes yeux m'avait paralysé. Je n'arrivais à réaliser que Wilhelm, le plus gai de l'équipage, celui qui avait toujours une blague pour faire rire l'assistance, celui qui n'avait de cesse de se chamailler avec le capitaine venait de rendre l'âme. Mon corps refusait de bouger pendant que mon cerveau n'arrivait pas à assimiler ce qu'il venait de se passer. Les autres membres de l'équipage, les yeux baignés de larmes, assistaient impuissant à l'effroyable scène qui venait de se dérouler. Au moindre geste qui déplairait au corsaire, les choses se compliqueraient drastiquement, ils le savaient, et c'était pour cela qu'ils ne faisaient rien. Le chef des malfrats me saisit par la nuque et m'écrasa puissamment le crâne contre le sol. -J'ai pas l'habitude de trancher les gamins, sussura-t'il en se léchant les lèvres. Voyons l'effet de ma lame sur ta chair... A l'aide de son glaive, il m'entailla lentement la joue, ce qui semblait lui apporter une jouissance aussi terrifiante que répugnante. Plus la lame pénétrait ma peau, plus ses yeux se révulsèrent dans une expression de volupté morbide. Toutefois, la douleur physique n'était rien comparé à cette souffrance qui me perforait le coeur de part en part. Je n'avais plus aucune vie dans mon regard, plus aucune envie de me défendre. J'attendais juste que la mort m'emporte le plus rapidement possible. Malgré leur effort de rester stoïques jusqu'ici, Meyrie, Stuart et Eric ne purent supporter de me voir me faire torturer par le malade mental. Simultanément, les trois se dégagèrent de leurs gardiens puis se ruèrent en notre direction. Le corsaire sadique cessa son acte de mutilation, puis fit face à mes trois compagnons, le regard illuminé d'une lueur perverse. Ce qui se passa eut ensuite sur moi l'effet d'une douche froide qui me sortit de torpeur. Le malade évita un coup de poing de notre cuistot, puis lui trancha d'un coup sec la main droite. Il l'éventra tout aussi rapidement, puis envoya son cadavre au loin d'un simple coup de pied. Face au couple, il ne fit pas dans les sentiments. Il élimina Stuart d'un coup de glaive aussi facilement que pour ses précédentes victimes, puis envoya un puissant coup de poing au ventre de Meyrie. Cette dernière vomit du sang, puis tomba à genoux, incapable de bouger. Le corsaire pointa sa lame vers sa nuque, son sourire ne laissant aucun doute quant à ses intentions. Meyrie Tales tourna une dernière fois son regard vers moi, terrorisé par ce qu'il se passait, puis me sourit tristement, les larmes coulant sur ses joues. -Je t'en prie, m'avait-elle dit en sanglotant. Vis... On sera toujours avec t- Puis ce qui devait arriver arriva. Décapitée de la même façon que Sirius, Meyrie avait fini sa vie aux côtés de son mari. La mort de cette femme qui m'avait apporté tant d'affection, couplée aux décès des autres membres de ma famille avait déclenchée un véritable déferlement de sentiment en moi. L'émotion qui commençait à me consumer, plus que la tristesse et le désaroi, était la rage. Mû par ma haine, ne contrôlant plus mon corps, je me suis levé, me suis muni des deux épées que j'avais ramassé, puis fis face au corsaire et à ses hommes, totalement hilares. -Tu veux te venger? Ricassa le forban. T'es mignon, mais totalement inconscient. Tu sais ce qui arrive quant un chaton montre les crocs à un lion? Je n'entendais rien de ce qu'il disait. Ma fureur avait totalement consumé mes sens ainsi que ma conscience. Les yeux larmoyants, je me jetai contre la bande qui m'attendait, armée jusqu'aux dents et prête à en découdre. Le lendemain matin, une brume enveloppait un vieux port du Royaume de Fiore, dont un des entrepôts fut victime d'un véritable massacre. Au milieu des dizaines de corps, un jeune homme était assis, sanglotant, une épée fissurée et ensanglantée en main. Juste à ses côtés, un homme à la dégaine de pirate gisait, le corps recouvert d'entailles visiblement post-mortem et de multiples autres blessures. Tous ses hommes ainsi qu'un équipage anonyme venu s'approvisionner avaient été décimés, ne laissant dans le sillage de cet ignoble carnage un enfant de dix ans qui ne serait plus jamais le même suite aux évènements de la veille. Il ne se rappelait pas de ce qu'il s'était déroulé, de ce qu'il avait fait lors de son accès de rage. Tout ce dont il se rappelle, c'est de s'être "réveillé" dans le sang de cet homme qui avait détruit sa vie. Le propriétaire de l'entrepôt avait trouvé un moment pour prendre ses jambes à son cou et n'était pas revenu depuis. Lorsque le soleil pointait timidement ses premiers rayons, deux hommes entrèrent dans l'entrepôt, constatant avec surprise le véritable bain de sang dans lequel il était plongé. L'un d'eux, l'air plutôt raffiné et cultivé, était vêtu d'un long et élégant manteau d'un gris foncé et avait des cheveux noirs moyennement longs, lui donnant un vague côté charmeur. L'autre, nettement plus sauvage dans l'apparence, était vêtu d'une sombre cape sur laquelle une cascade de cheveux blancs tombèrent sans retenue. Ce dernier, plus que sur le massacre, avait les yeux rivés sur l'enfant en larme. -Et bien, soupira celui aux cheveux noirs. On dirait que pour le paiement, ça va être vite réglé... Je vais vite vérifier si notre matériel est bien ici. L'homme aux cheveux blancs acquiesça. Pendant ce temps, il s'approchait du gamin, posant un bref regard sur le cadavre de Reagar Banoero, pirate à la réputation aussi noire qu'une envolée de corbeau. -Qu'est-ce qu'il s'est passé, petit? A-t'il demandé d'une voix rauque, mais qui étrangement semblait incroyablement douce. -M...Morts, pleura l'enfant. I...I-ils sont tous morts... L'homme posa son bras musclé, épais comme un tronc d'arbre sur l'épaule du petit, puis serra sa tête contre son torse. Surpris, l'enfant ne cessa toutefois pas de verser des flots de larmes, loin de là. Il sentait en cette personne, malgré son apparence plutôt barbare, une chaleur apaisante. -Ça fait mal, hein? Ne t'inquiète pas, d'ici quelques temps, tout ira mieux. C'est juste un très, très mauvais moment à passer. Tu peux l'endurer, mais pas seul... Son compère revint plutôt rapidement, le regard visiblement légèrement ennuyé. Il ne fit pas attention à l'étreinte entre l'homme aux cheveux blancs et l'enfant et partagea son ennui. -Le coffre est bien là, mais quelques armes manquent... Bref, en aucun cas je ne me plaindrai, puisque nous pouvons emporter notre matériel sans rien payer, apparemment. Bikrat, j'aurai besoin de ton aide pour le transport. -J'arrive, Silvercilli, lança l'autre en se relevant. Je compte ramener ce petit chez nous, ça ne te dérange pas? -Bien au contraire, sourit le dénommé Silvercilli. Plus jeunes ils sont, plus ils ont du potentiel. Comme notre organisation est en plein essor, tout nouveau membre est le bienvenu. L'enfant leva les yeux en direction de cet étrange homme, ce Bikrat, qui désirait le ramener chez lui. Comme il n'avait plus aucun endroit où rentrer, ne pouvant clairement pas repartir en bateau tout seul. Bikrat lui tendit une main, qu'il prit lentement. -Comment t'appelles-tu? Une légère brise venant de l'extérieur souleva la mèche de l'enfant, révélant ainsi une particularité physique. Son oeil qu'il laissait visible était d'un brun noisette, tandis que l'autre était d'un bleu ciel magnifique. -Tenka Iro, murmura l'enfant vairon. En haut, je vous avais parlé d'une surprise. Ces derniers temps, je me suis pas mal entraîné à dessiner. Faut dire que j'étais tellement médiocre que le seul truc que j'étais capable d'illustrer sans calquer, c'était Plue Je me suis amusé hier soir à faire un p'tit dessin, et j'dois avouer que j'étais ultra fier de moi à la fin. Certes, c'est pas une super grande oeuvre d'art, mais comparé à ce que je faisais en dessin il y a deux semaines, c'est vraiment un gros progrès! http://img11.hostingpics.net/pics/490568IMAG0034.jpg Pour le prochain "vrai chapitre", j'espère le sortir le plus rapidement possible. J'ai découvert la joie d'un ordi qui se plante alors que t'étais à deux doigts de terminer et que t'as pas enregistré... Bref, le plus rapidement possible! See you! Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Max D Pastafarien Posté(e) 3 janvier 2013 Share Posté(e) 3 janvier 2013 Tu m'as ben eu sur ce chapitre ! Je sais pas pourquoi, je pensais que le gosse était Ryuku ! Mais Tenka, c'est très bien aussi ! Bref, sympa de détailler le passé d'un personnage secondaire. Surtout que l'histoire est bonne ! J'ai pitié de lui maintenant (et puis, pinaise ce que c'est glauque ! T'as failli me déprimer là...) Quant au dessin, c'est bien fun je trouve ! En effet, c'est pas du grand art mais j'ai reconnu sans problème Juzi et Haru ! (tu vois, là, tu me donnes envie de te dessiner pour faire éloge à ton personnage ! ) Sinon, pas de chance pour ton chapitre ! C'est pas cool quand ça arrive ce genre de chose... Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Kyojin972 Posté(e) 4 janvier 2013 Share Posté(e) 4 janvier 2013 Bon chapitre ! Le passé de Tenka Iro a vraiment bien été écrit, il a vécu une enfance paisible grâce à un équipage qui l'ont sauvé la vie et qui ont fait de lui, un membre de la famille. Au début je me demandais qui était ce personnage, mais il a fallut voir la fin pour le savoir, et quel fin, toutes les personnes qui étaient pour lui sa famille se sont tous fait tuer, c'est vraiment triste, mais c'est à partir de ce jour qu'il fit la rencontre des membres des Dragons de Titanes et qu'il en devint un membre. Vraiment un passé touchant et horrible. Sinon tes dessins sont sympas, la tête de Juzi me fait bien rire lol. J'attends la suite ! Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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