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bloody pulp

Les enfants des neiges [Naruto] (déconseillé aux -12)


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6.13 Un village comme les autres

 

    Un jour suffit pour qu’Ensei rentre  au bercail. Il en avait profité pour méditer sur sa situation, se remettre en question. Il ne fallait pas qu’il se voile la face. Depuis qu’il s’était associé à Bangezo, il faisait du surplace. En même temps d’être libre dans ses mouvements, il était embrigadé ici. En fin de compte, ce partenariat ne servait pas ses intérêts. Mais maintenant qu’il s’était engagé, avait-il forcément le choix ? Fallait-il se faire un nouvel ennemi, ou bien faire profil bas ? Ce fut le sujet qui le préoccupa au cours de sa pérégrination. Lorsqu’il entra dans la planque, il savait à peu près ce qu’il déciderait. Il lui fallait démontrer un peu de patience, sauter sur le bon moment dès qu’il apparaitrait. Comme si de rien n’était, il pénétra dans les sous terrains aussi silencieusement qu’une ombre. Traversant tout un couloir, il s’étira au moment où il se rappela du petit salon dans lequel il avait atterri. Il y en avait tellement dans toute cette toile de tunnels. Pourquoi ? Ils n’étaient que deux à vivre dans ces profondeurs ! En plus, le chercheur avait un sens du détail. Chaque salon avait sa particularité, une ambiance à elle. Pour le coup, le shinobi des neiges se retrouvait à salir des tapis tout droit sortis de la Renaissance, sur lequel était disposé entre autre, une banquette de style Louis XV. Une décoration qui était en opposition avec la majorité des galeries parcourues de tuyaux en cuivre et de gros câbles électriques. Il suffit de deux minutes d’égarement pour qu’il soit accosté en trombe par un Bangezo désemparé.

 

– Tu as commis une grave erreur ! L’incendia-t-il.

 

– Comment ça ? Tu m’as conseillé, j’ai accepté, et j’ai échoué. Tant pis, la vie continue, rejeta-t-il toute responsabilité.

 

– Ce n’est pas aussi simple ! Ton échec aura des répercussions, non seulement sur toi, mais sur moi aussi. Je dois beaucoup à notre bienfaiteur.

 

– Ton bienfaiteur, rectifia-t-il. Personnellement, je ne le connait pas, et je n’ai pas envie de m’affilier avec lui. De ce que j’ai vu, ça m’a suffi.

 

– Il arrive que l’on n’ait pas le choix. Que l’on doit pactiser avec les pires crapules.

 

– Ce n’est pas faux, fit-il mine que ces remontrances lui passaient au-dessus.

 

– Tout ce que je te demande, pour que notre plan arrive à son terme, c’est de ne pas mettre en colère cet homme. C’est tout. Tu peux faire au moins ça pour moi ?

 

– Mm…

 

La garçon à la touffe teintée du bleu du ciel avait grommelé, mais le message était passé. Son associé ne prononçait pas d’avertissement à la légère. Si ce type était dangereux en plus d’être sadique autant ne pas attiser sa colère. Le grisonnant s’apaisa net. Il esquissa son sourire exagéré, content qu’il soit aussi réceptif.

 

– Alors sur ce, tu as quartier libre ! Passa-t-il sur ce désagrément.

 

Maintenant qu’il avait resserré les vis de son allié de choix, il repartit de là d’où il était venu. Ses affaires ne pouvaient pas attendre.

 

    Deux ans plus tard, l’entente entre Bangezo et Ensei était toujours au beau fixe. Le scientifique souriant avait occupé son second par des missions par-ci par-là. Des sorties qui devenaient des routines pour le jeune homme accompli. Quant à leur projet, il avançait. Bangezo Hedôn en était persuadé, avant la fin de l’année, il pourrait lancer le protocole. Pendant que toutes ses magouilles se faisaient bien à l’abri, il avait encore besoin de son confrère à la langue fourchue juste pour ses derniers mois. Dès qu’il entrerait en action, il lui montrerait l’étendue de son génie. Pour l’instant, il se devait d’être le gentil ingénieur qui joue avec ses outils, et ne rien laissait filtrer. Comme ça il pouvait mieux surprendre, et les rouages ne seraient pas enrayés. C’était la raison principale qui le retenait à divulguer l’étendue de son programme à Ensei. Si le serpent venait à lui soutirer toutes les informations le concernant, il serait à son tour visé. La spécialité de l’homme au kimono, jouer l’innocent. Ce fut en endossant ce rôle qu’il se rendit à un rendez-vous avec un représentant d’Oto. Ce ninja était sous un séquoia majestueux, lieu de la rencontre, et était arrivé en avance. Bangezo s’avança à l’ombre des amas de brindilles, il dut faire le tour du tronc afin de faire connaissance avec l’individu presque invisible. Il  n’y avait que le réfléchissement de ses verres de correction qui le trahirent.

 

– Je ne vois pas pourquoi vous faites votre cachotier, si vous vouliez me voir ? Se plaignit le plus grand et fin des deux.

 

– Je suis de nature prudent.

 

– Comme les serpents… le digne disciple de son maitre.

 

– Je n’ai pas le temps de discuter. Je dois repartir en mission. Allons droit au but. Je vous remets les dernières nouvelles qui viennent de chahuter le monde.

 

– C’est tout ? Vous m’avez fait venir juste pour m’apprendre ce que je peux lire dans n’importe quel journal ? 

 

– J’aurai aimé vous faire sortir de votre terrier juste pour ça, mais j’ai autre chose à vous confier. En fait, mon maitre aimerait que votre coéquipier accomplisse un travail, qu’il se rachète de son fiasco. Tenez, voici les modalités de la mission avec les infos dont je vous ai parlé.

 

Dubitatif, Bangezo reçut en main propre deux rouleaux. Le sournois Kabuto n’avait même pas pris la peine de le saluer, qu’il était parti sans laisser de trace, visiblement pressé. Redoutant ce que pouvait contenir l’ordre de mission, le nukenin de Kumo déroula dans un premier temps, une liste sommaire de ce qui s’était produit récemment. En parcourant le texte, il eut à un moment donné, les yeux grands ouverts. Assurément, l’un de ses faits divers toucherait Ensei. Trépignant d’impatience, il enchaina avec l’autre message. Quelque part dans un coin de sa tête, il craignait que ce service à rendre soit très périlleux. Il ne savait pas combien il était dans le vrai.             

    Il fit le chemin inverse d’une traite. Il n’avait pas de temps à perdre s’il voulait partager ses découvertes dans les plus brefs délais. Il repéra un accès à ses sous-sols, une trappe camouflée dans les hautes herbes. Il disparut  à l’intérieur. Il n’aimait pas trop progresser à découvert. Une réaction tout à fait normale quand on sait que l’on est traqué par un spécialiste en la matière. Il se dépêcha de parcourir les réseaux souterrains qui lui faisaient faire des détours avant d’arriver à ses fins, venir auprès d’Ensei.

 

– Mon dieu, que j’ai été long ! Inspira-t-il longuement pour cacher sa fatigue passagère.

 

– Je te l’avais dit, c’est une véritable fourmilière que tu as bâti. Jamais je ne m’y ferai. Je devrai te surnommer la Taupe, se détacha de son magazine le shinobi assassin. Autrement, à part ça, ton entrevue avec ton collaborateur s’est bien passée. Vous avez parlé chiffons et bistouris, le provoqua-t-il.

 

Le garnement n’était pas dupe. Il s’était bien gardé de lui révéler la raison de son départ, pourtant l’orphelin avait saisi son manège. Il devenait de plus en plus perspicace, ou bien c’était lui-même qui devenait facile à percer dans ses intentions. C’était agaçant, sachant qu’il avait toujours réussi à se cacher derrière ses airs trop joviaux. L’ainé préféra ne pas faire une fixette là-dessus. D’autres éléments devaient retenir leur attention.

 

– Tiens, les nouvelles sorties dernièrement, lui balança-t-il le premier rouleau.

 

Ensei l’attrapa au vol, le contenu devait être plus passionnant que la revue sur la déco. Plusieurs événements étaient répertoriés dans l’ordre chronologique de ces deux dernières années. Le ninja qui sommeillait dans son trou avait l’impression d’être un ascète, ignorant tout du monde extérieur. Il était temps de se mettre à la page. Il passa soigneusement en revu ce journal épuré. Tout du long, il fit en sorte de se montrer neutre, presque désabusé devant ces nouvelles. Il nota quelques coups bas entre villages ninjas que cet étrange chercheur fouineur avait réussi à dévoiler au grand jour. Son réseau d’espionnage devait être étendu. Ce que retint Ensei, fut en outre le massacre d’un clan entier. Le village caché de Konoha l’avait secrètement gardé mais la nouvelle avait fini par éclater. Vraisemblablement, un seul ninja en avait été à l’origine. Un représentant de ce clan réputé, Itachi Uchiha qui avait maintenant sa tête mise à prix. Le Makusa avait du mal à croire que l’on puisse être capable de tuer toute sa famille sur un coup de tête. Une obscure vérité devait avoir été étouffée. Bref, il passa dessus. Les complots d’un pays étranger ne l’intéressait pas pour l’instant. Il réglerait ça en temps voulu. Une autre révélation accapara toute son attention, puisqu’elle le concernait d’une certaine façon. En toutes lettres, il était précisé que Yokona Raikoku, la Sandaime Yukikage venait de décéder. Il pensa d’abord que cette information était erronée, qu’elle voulait en réalité l’attirer dans un piège en le mettant en mouvement. Seulement, les détails recueillis par leurs alliés étaient bien trop pointus pour que ce soit faux. « Une abomination en moins, c’est déjà ça ? Au moins je n’aurai plus à la gérer. » La chute de la Dame Blanche était due à un enchainement de situations qui l’avait condamnée. Ses manipulations et ses erreurs répétées avaient conduit certains de ses partisans à la trahir. Ils auraient contacté Kiri, auraient retourné cette puissance militaire contre leur chef en la rendant coupable d’un coup monté contre eux. Ensei se rappela alors de son rôle déterminant en dérobant la gemme des glaces, mettant en rogne les hautes instances de Kiri. Par la suite, une embuscade fut préparée sur la redoutable Yukikage afin qu’elle soit mise hors d’état de nuire. L’opération fut un succès, à la fois poignardée dans le dos par ses hommes, et surprise par l’attaque de front des ninjas du brouillard. Depuis lors, il n’y avait plus de Kage à Yuki. Cette époque était révolue. À la place, l’ordre était maintenu  par deux figures, le couple Esméralda et Black. On pouvait croire en une fin heureuse pour son village natal, mais pour lui ça ne changeait rien. Ces êtres corrompus n’étaient pas dignes de diriger. Cette tâche devait lui revenir, à lui seul. Seulement, il était forcé de constater que seul, il ne pouvait y parvenir. Il aurait aimé écarter cette éventualité, mais plus il évoluait dans ce monde, plus il comprenait qu’il était impératif qu’il soit entouré. Au moins, cette mort prématurée signifiait une chose pour lui… plus grand chose ne le retenait auprès de son sauveur, sauf peut-être la dette qu’il pouvait avoir envers lui. En plus, ces années en sa compagnie avait nourri cet envie de le voir concrétiser son objectif ultime. Il le seconderait encore un peu. À côté, il en profiterait pour faire ses propres préparatifs, comme ça il ne se retrouverait pas désœuvré si les machinations de son comparse ne lui plaisaient pas. « Oui, je vais procédé ainsi… Inutile de se précipiter. » Finalement, ces éléments étaient précieux. Il n’était plus pris à la gorge. Il avait le champ libre, sauf si une complication survenait, et ce deuxième rouleau que lui donna son grand ami n’augurait rien de bon.

 

    Ensei se réveilla comme une fleur, sans l’aide de quoi que ce soit. Il avait passé une nuit des plus réparatrices. Il avait à sa disposition, son petit chez lui. Une chambre s’ouvrant directement sur la pièce à vivre, et une kitchenette. Il bénéficiait aussi d’une salle de bain vers laquelle il se dirigea pour se faire sa toilette matinale. En se lavant dans cet environnement, ses souvenirs de genin au pays des flocons lui revinrent en pleine figure. Une époque où il avait encore un semblant d’innocence. Il avait vécu des choses similaires à Kiri, mais il ne le sentait pas pareil. Là-bas, il était au cœur des magouilles, dans l’ANBU. Pour cette mission risquée, il était dans la peau d’un banal shunin. Il ne distinguait pas toutes les impuretés de cette nation, mais il ne devrait pas tarder à en discerner la face cachée. Déjà, la teneur de sa mission était quelque peu étrange et suspecte. Le soleil prenait de la hauteur et même un tueur sanguinaire comme lui était capable d’apprécier ce spectacle du haut de son balcon. Il demeurait perplexe. Voici deux mois qu’il s’était installé, et ces investigations n’avaient pas été fructueuses. Quelque part il s’en désintéressé un peu.

    Avec une certaine flegme, il se mit à descendre en passant d’abord par les toits, comme tout bon ninja qui se respecte. Il se promena dans les rues animées. Il y faisait bon vivre. Les marchands étaient souriants, chacun avait son train-train quotidien. Les enfants riaient et jouaient à se courser. Non, ce village était bien plus rayonnant que celui de la Brume. Le cadre devait y être pour quelque chose, mais les autochtones aussi. Ils étaient hospitaliers et pour la plupart sympathiques. À force de vagabonder en ville, l’adolescent endurci était presque persuadé que son rêve utopique s’était réalisé ici-même. Seulement, il déchanta vite. Il assista à une scène qui se déroula en à peine une poignée de secondes. Rien ne lui échappa. Si l’on s’arrêtait au premier coup d’œil, la situation pouvait paraitre banale, voir burlesque. Un gamin tout juste entré dans l’adolescence se faisait poursuivre par deux ninjas responsables. Tout comme lui, ils portaient un gilet vert, agrémenté d’une spirale sur fond rouge. Le gosse, cheveux blonds et brossés en pics, les provoquait volontairement, certainement qu’il méritait une correction. Il braillait et faisait un bazar pas possible. Toutefois, Ensei ne fit pas abstraction des villageois autour. Et ce qu’il observa le déplut fortement. Eux tous dégageaient un mépris envers l’enfant, plus que de mesure. Certes, il faisait du grabuge, mais il pouvait être conciliants, et passer sur ces gamineries d’enfant excité. Non, c’était bien plus viscéral, une haine dirigée sur ce pauvre trublion. Ces regards malveillants tournés vers l’enfant ne put l’empêcher de faire un parallèle avec sa vie de débauche et d’orphelin pommé. Encore une injustice inexplicable. Comment quelqu’un de si jeune pouvait accueillir autant de mauvaises attentions à son égard ? Cela le révoltait. Un jour, il changerait le comportement de ces imbéciles, que ce soit par la force ou l’intimidation. C’était des attitudes qu’il ne pouvait tolérer.

    Afin de se calmer, il prit un chemin différent. Il ne cessait de revoir ce petit bonhomme accablé par les habitants. Cette gentillesse n’était donc qu’une façade ? Un frisson lui électrisa la nuque en se demandant quels secrets sombres étaient mis sous silence. Si ça se trouvait ce village était aussi pourri jusqu’à la moelle, comme Kiri ou Yuki, sauf que c’était moins évident à déceler. Il voulait en avoir la certitude. Pour cela, il alla dans un quartier qui était dès à présent délaissé. Il s’y aventura même si c’était formellement interdit à moins d’avoir une autorisation du Kage ou de l’un de ses conseillers. Il ne l’avait pas et il s’en fichait. Dès les premiers pas à l’intérieur, il sut qu’il était dans une zone déserte, un quartier fantôme. En effet, on ne lui avait pas menti. Ce massacre de tout un clan avait bien eu lieu, et même si leur domaine était un peu excentré par rapport au reste du village, le stratège ne pouvait croire que les dirigeants étaient étrangers à cette affaire. Une histoire dramatique imprégnait les fondations de ces maisons. Les portes et les fenêtres étaient en général barricadés. Il était tenté de violer une résidence. Ainsi de suite, il posa naturellement sa main sur une barrière. Néanmoins, il n’alla pas plus loin. On lui fit remarquer ses mauvaises manières derrière lui.

 

– Que faite-vous ici ? Vous n’avez pas le droit de circuler là sans permission ! Monta sur ses grands chevaux l’intervenant.

 

Même si cette voix l’avait interpellé avec autorité, elle était fragile. Celle d’un jeune garçon, à coup sûr. Il était venu se recueillir dans cet endroit, et se retrouvait contrarié en s’apercevant qu’il ne serait pas seul. Il devait approcher des onze ans, et sa coupe brune tenait d’elle-même vers l’arrière. Rien que dans ses yeux sombres, Ensei pouvait lire qu’il avait déjà bien souffert.

 

– Je vous ai posé une question, n’en démordit pas le brun pas plus haut que trois pommes.

 

– Je mène une enquête sur le génocide des Uchihas, fit-il sans croiser son regard.

 

– Ce que vous faites, ne sert à rien. J’ai assisté au massacre. C’est mon frère qui en est responsable. Tout le monde le sait.

 

« J’avais eu vent qu’un survivant avait été épargné. On dirait que la raison ait été leur parenté. »

 

– J’ai appris à ne pas m’arrêter aux évidences. Enfin bon, je suppose que tu n’étais pas venu ici pour discuter. Je vais te laisser tranquille, se prépara-t-il à décamper.

 

– Qu’est-ce qu’il vous est arrivé à l’œil ? Démontra de la curiosité mal placé l’Uchiha.

 

– Une blessure de guerre, inventa-t-il.

 

L’espion n’avait pas envie d’épancher son cœur envers un enfant, même si cela pouvait le démanger. Qu’est-ce qu’il pouvait lui ressembler ! Ils étaient passés par des épreuves similaires, et cette même détermination néfaste s’animait dans ses pupilles noircies. C’était comme se retrouver dans le reflet d’un miroir, avec des années en moins. L’expérience le troubla, il préféra donc se retirer.

    Cet aller-retour avait au moins raviver ses convictions. Il se battait pour un monde meilleur, et l’offrir aux générations suivantes. Ce serait une route semés d’embuches, puisque beaucoup avaient échoué avant lui. En revanche, contrairement à certains, il n’abandonnerait pas, peu importe dans quelle position il se trouvait. Il finirait par y arriver. Et cela devait passer par la sale besogne. Il jaugea la distance qui le séparait de son appartement. Il apercevait les draps pendus aux fenêtres du bâtiment. Il se massa la nuque. La tache qu’on lui avait confiée ne l’enchantait guère. Ce n’était pas que tuer une personne le répugnait plus que ça, il s’était fait à l’odeur du sang. Par contre, il ne s’était pas encore frotter à un ninja de ce niveau. Pour l’instant, la première partie de sa mission était un succès, il s’était intégré dans le village de Konoha. À partir de ce moment, il devait partir à la recherche de l’une des têtes pensantes du village, un dénommé Danzo. Selon les données très explicites qui lui provenait de ses patrons, il était le responsable d’une branche de l’ANBU. En gros, il avait à se coltiner, un Asaki Yashiro. Autant dire, qu’il serait coriace. En fait, il n’était pas obligé d’éliminer ce chef des forces spéciales. Il devait simplement lui prendre son bras droit… ‘simplement’, comme c’était facile à dire. « Pff, si je veux lui couper un membre, il faut que j’y aille avec la ferme intention de le tuer. Ce qui pourrait fonctionner, serait de le toucher par surprise. En le paralysant, il serait à ma merci. » Encore une fois, ce cas de figure n’était pas forcément réalisable. Il devait prendre de court un shinobi entrainé qui forme des soldats dans l’art de la furtivité et de l’assassinat. En comparaison, l’ado n’était qu’un débutant. En y songeant sincèrement, il s’était fait une mauvaise opinion de cet unité de l’ombre. L’ANBU des différents villages n’existait que pour faire naître des conflits, en aucun cas pour imposer une paix. Elle enlève des vies et engendre des souffrances. Il éradiquerait cette faction masquée dès qu’il aurait la main mise sur tous les territoires. Il jetterait tout ce qui fait la faiblesse des villages. Ensei Makusa était toujours dans ses pensées, tandis qu’il tournait la clé dans la serrure de l’entrée de son studio. « Quand même… être au courant des hommes à la tête des forces spéciales. C’est une information extrêmement difficile à subtiliser si on est extérieur au village. À mon avis, je dirai que le bienfaiteur de Bangezo est originaire de Konoha, et qu’il s’est fait des amis peu fréquentables comme ce Danzo. Je vais essayer de tirer au clair ce qui peut bien cacher ce bras. » Prendre l’air frais de bon matin, lui avait aéré la tête. Il savait ce qu’il lui restait à faire. Isoler un ninja des forces anbus et l’interroger sur le lieu de repos de Danzo via son jutsu de soumission. Il se sentait plus libéré. Il n’était pas pressé à se mettre en mouvement, aucun détail ne devait être mis de côté. Cette vision était partagé par son commanditaire, le vil serpent Orochimaru. Un espion à sa solde avait dans ses assignations de surveiller le gosse de Bangezo. Il arborait le signe de la feuille sur son front, mais en réalité il avait pris parti pour la note d’Oto. Il n’avait pas lâché d’une semelle l’azuré. Régulièrement, il le pistait afin de regarder s’il avançait dans son objectif. Apparemment, il fallait lui forcer la main. Le disciple du reptile rampant allait faire en sorte d’accélérer le déroulement. Kabuto jubilait tout en remontant la monture de ses verres, à l’idée d’amorcer le plan.           

 

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Un chapitre bien plaisant à lire et nostalgique dans un sens.

 

Nous avons droit à une nouvelle ellipse de deux ans durant lequel les projets secrets de Bagenzo sont bientôt au stade final. En revanche Ensei n'en sait toujours rien là dessus.

 

On remarque aussi que c'est le personnage dont il est le plus proche.

 

J'ai bien aimé les allusions que tu as faites sur le clan Uchiwa, en faisant un léger descriptif sur Naruto et le passage sur Sasuke :).  Ensei est plus grand qu'eux.

 

La Yukikage est morte ça fait un but en moins pour Ensei mais sa prochaine mission risque d'être corsé pour lui, en plus il est suivi par Kabuto. Cet arc semble être parti pour être encore plus épique !

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Tu m'as piegé Bloody, tu as tué Ryu... :'(

 

Désolé, un sacrifice nécessaire mais au moins tu n'étais pas trompé sur son potentiel pour devenir Yukikage.

 

En relisant le tout, je pense que je vois ce que tu voulais faire. C'est vrai que Ryu n'avait plus grand chose à apporter, reprendre Yuki à la Kage était certes possible mais Ensei visait plus haut, plus loin, il vise le monde. Si tout ne s'était pas fini là, je pense qu'Ensei se serait confronté à son meilleur ami plus tard car chacun se serait battu pour ce qu'il pense juste. Ryu aurait tenté de rétablir Yuki alors que le plan mondial d'Ensei lui aurait posé problème, le clash aurait été inévitable.

 

Tout à fait, je n'aurai fait que retarder l'inévitable. J'ai pensé que l'arc avec Bangezo était le meilleur pour leur retrouvaille. Je sais que tu aurais tant aimé un Ryu Kage, mais bon, il aurait fallu se défaire de Yokona d'abord. ^^'

 

La décision de lui donner son œil, je ne m'y attendais pas, pourtant c'est très logique. C'est un pouvoir parfait pour Ensei, il se rapproche vraiment de ce coté à la Epsilon, il ne lui manque plus que des alliés.

 

Ouais je peaufine le style de combat d'Ensei qui devient de plus en plus varié. Je me facilite la tâche afin de rendre les prochains combats de l'antihéros plus attractifs. En tout cas, tu sens venir les alliés...

 

La rencontre Joke Vs Ensei, le fou contre le roi, confirme mon idée qu'il va tenter de le rejoindre. Ensei va-t-il accepter, c'est peu possible, car là où sa groupie était gérable, Joke ne l'est pas du tout cependant en simple puissance de frappe, c'est le meilleur allié qu'il peut avoir...

 

Joke est ingérable, il est trop prise de tête pour Ensei qui veut tout planifier.  ;D 

 

La suite c'est le confrontation entre Joke et Ensei. Mais hey, quid du dévoreur d’âmes ? Sera-t-il une recrue ou un ennemi ? Un arc qui n'est pas encore lancé et déjà très dense. Une preuve que t'y prends du plaisir. ^^

 

Ce dévoreur d'âmes fera son apparition en temps et en heure, peut-être à ta prochaine série de lecture.  ;)

 

Nous avons droit à une nouvelle ellipse de deux ans durant lequel les projets secrets de Bagenzo sont bientôt au stade final. En revanche Ensei n'en sait toujours rien là dessus.

 

Je garde ça bien au chaud pour le final de l'arc !  :D

 

J'ai bien aimé les allusions que tu as faites sur le clan Uchiwa, en faisant un léger descriptif sur Naruto et le passage sur Sasuke :).  Ensei est plus grand qu'eux.

 

Ah, il fallait que je fasse ce clin d'oeil, à un moment donné. Voilà, Naruto et Sasuke ont croisé Ensei. ^^

Oui, Ensei est un peu plus âgé, il a un an de plus que Kabuto je dirai. 

 

La Yukikage est morte ça fait un but en moins pour Ensei mais sa prochaine mission risque d'être corsé pour lui, en plus il est suivi par Kabuto. Cet arc semble être parti pour être encore plus épique !

 

Bah Danzo est un gros morceau, j'espère que tu voyais où je voulais en venir avec le bras de Danzo convoité par Orochimaru...

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Très bon chapitre !!

Il met en place une intrigue qui m'échappe pour le moment car on ne connait rien des intentions réelles des deux protagonistes que sont Orochimaru et Bangezo. Bien sur, j'ai compris que Oro voulait le bras de Danzo pour les sharingan mais comment peut-il demander cela spécialement à Ensei alors que ce dernier n'a aucune chance de l'avoir. Enfin je pense que Ensei est en dessous de Danzo alors avec toute son armée avec lui je vois mal comment il va s'y prendre. Oro ne l'a t-il pas envoyer là bas car il est courant pour son oeil ?

 

En tout cas c'était sympa de parler de Naruto et Sasuke sans mentionner une seule fois leur nom.

 

Ce que j'attends de voir perso, c'est le résultat des expériences de Bangezo qui disons le clairement joue solo. Ce mec semble certain de la réussite de ses projets du coup j'ai bien envie de les voir prendre forme.

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Mon cher Bloody, ta plume est toujours aussi agréable à lire et les évènements que tu relate dans ce dernier chapitre me force à sortir de ma retraite des commentaires pour venir te poser une ou deux questions, voir sans doute des remarques.

 

C'est vrai que depuis le début de ton histoire, nous avons eu pas mal d'ellipse, ce qui n'est pas un mal quand elles sont bien maitrisées et c'est pour l'instant le cas, donc tant mieux. Je suis déçu de la disparition de la Yukikage, que je voyais tomber au combat durant un affrontement que tu aurais bien détaillé et c'est là qu'arrive ma question.

 

Qui est celui qui a vaincu la Dame Blanche ?

 

Et pourquoi, vers la fin, quand nous avons l'espion à Konoha et qu'il parle de Danzo, tu mentionne mon cher Asaki ?

Est-ce une erreur ?

Ai-je mal compris ?

Ou cherche-tu à me redonner envie de reprendre ma fic naruto ?

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Il met en place une intrigue qui m'échappe pour le moment car on ne connait rien des intentions réelles des deux protagonistes que sont Orochimaru et Bangezo.

 

C'est sûr que je m'amuse à passer sous silence leurs manigances. Orochimaru, on sait dans quoi il trempe, Bangezo beaucoup moins.

 

Bien sur, j'ai compris que Oro voulait le bras de Danzo pour les sharingan mais comment peut-il demander cela spécialement à Ensei alors que ce dernier n'a aucune chance de l'avoir. Enfin je pense que Ensei est en dessous de Danzo alors avec toute son armée avec lui je vois mal comment il va s'y prendre. Oro ne l'a t-il pas envoyer là bas car il est courant pour son oeil ?

 

C'est ça, Orochimaru est obnubilé par ce dojutsu surtout depuis qu'il a vu le talent d'Itachi. Après pourquoi demander une telle tâche à Ensei. D'une part, s'il se fait avoir, Danzo aura du mal à remonter la piste jusqu'à lui. Et d'autre part, Orochimaru veut se débarrasser d'Ensei, donc même si la mission est un échec, il est gagnant. Ce que veut Oro, c'est de garder Bangezo en laisse, qui ne s'associe pas avec des ninjas peu fiables.

 

En tout cas c'était sympa de parler de Naruto et Sasuke sans mentionner une seule fois leur nom.

 

Je trouvais ça en quelque sorte symbolique et nostlagique.  :)

 

Ce que j'attends de voir perso, c'est le résultat des expériences de Bangezo qui disons le clairement joue solo. Ce mec semble certain de la réussite de ses projets du coup j'ai bien envie de les voir prendre forme.

 

Alors tu ne seras pas déçu.

 

Mon cher Bloody, ta plume est toujours aussi agréable à lire et les évènements que tu relate dans ce dernier chapitre me force à sortir de ma retraite des commentaires pour venir te poser une ou deux questions, voir sans doute des remarques.

 

Ravi de voir que tu es présent pour lire cette histoire.  :) Je vais faire de mon mieux pour répondre à tes interrogations.

 

Je suis déçu de la disparition de la Yukikage, que je voyais tomber au combat durant un affrontement que tu aurais bien détaillé et c'est là qu'arrive ma question.

 

Je comprends ta déception, quelque part je l'ai provoqué volontairement. Je présente un personnage badass dans l'arc Vengeance, un ennemi juré du héros, et je l'élimine d'un revers de la main. Mais avec ce procédé, je suis à peu près dans le même fil de l'histoire que @Foene. ^^ Après tout ceci était voulu.

 

Qui est celui qui a vaincu la Dame Blanche ?

 

Je n'en ai pas parlé tout simplement parce que je ne me suis pas décidé. xD Cela pourrait être un coup en traître d'Esméralda, tout  comme un ninja de Kiri. Un épéiste, j'en doute. Au niveau de la FG, il n'y avait plus grand monde qui les représentaient. Zabuza et parti. Kushimaru est mort. Je pourrai faire intervenir Asaki, il a la force suffisante pour la battre et l'achever, allié avec Ao aussi. J'y réfléchis, et mais ça se discute.

 

Et pourquoi, vers la fin, quand nous avons l'espion à Konoha et qu'il parle de Danzo, tu mentionne mon cher Asaki ?

Est-ce une erreur ?

Ai-je mal compris ?

Ou cherche-tu à me redonner envie de reprendre ma fic naruto ?

 

Je le mentionne parce que je l'ai fait apparaitre dans ma fiction comme un responsable de l'ANBU de Kiri, dont la section interrogatoire. Danzo est dans le même poste au sein de la Racine. C'est tout la comparaison s'arrête sur leur rang.

Mais prend ça aussi comme un message pour t'inciter à reprendre... ta fiction ne mérite pas d'être oubliée.

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Avant-dernier trio de chapitres avant de rattraper tout mon retard, enfin !

 

Dieu que je voulais cette venue de Joke en recrue d'Ensei, j'adorais ce personnage et là encore tu m'as eu en le poussant à combattre Ensei. Le combat était bien plus difficile tout en étant presque à sens unique. En effet, je me demandais comment tu allais faire pour sortir Ensei d'affaire sachant tous les combats qu'il avait remporté. La performance de Joke, qui a failli conduire Ensei à la mort, s'est arrêtée dès que tu as introduit le Dojutsu, à partir de là, c'était à sens unique. On remarque à quel point ce pouvoir est dangereux, surtout entre les mains d'Ensei qui peut désormais devenir le manipulateur ultime : Capacité à détruire la mémoire + Destruction de l'esprit... Quel combo.

 

Je suis triste que Joke ait été victime. Par contre, je ne sais pas si l'illusion que tu as utilisé était une référence directe au Joker ou bien si tu t'es mis dans l'esprit d'un fou mais t'as tapé dans le mille ! L'une des peurs de Joker dans la BD est d'avoir une vie monotone, celle qu'il avait avant son accident ce qui équivaut à la mort. Il a peur de connaitre son véritable nom, dans un épisode d'une des séries animés, Batman entre dans son esprit et le fait venir dans un monde sans crimes, parfait, son esprit se brise littéralement. Bravo pour la psychologie dont t'as fait preuve.

 

Juste après tu as enchainé avec une belle ellipse comme il en devient coutume, et on voit un Ensei proche de la majorité. Il se rapproche pour moi de la période cruciale, quand il va faire le plus de dégâts.  Sa relation avec Bangezo est toujours au beau fixe, malgré que Joke l'avait prévenu qu'il y aurait peut-être une séparation difficile, d'ailleurs Ensei prévoit lui aussi sa propre entreprise. Juste à ce moment tu en as profité pour faire revenir le mangeur d’âmes en scène, il lui a fallu un an pour les retrouver !

Tu as directement introduit des projets scientifiques, des serpents, un reptile en connaissance de Bangezo, j'ai pensé directement à Orochimaru, mais sait-on jamais avec toi.

 

Sur le troisième chapitre, tu nous as présenté une nouvelle quête pour notre héros avec les trois frères. Et c'est ce qui va rendre cette fin d'arc palpitante car je n'imagine pas Ensei se buter dans la réalisation de cette mission. Comment pourrait-il capturer les trois frères, ou bien tuer les deux ainés et ramener le plus jeune qui a eu les meilleurs résultats, sans dilemme moral ? N'est-ce pas ça qu'il voulait combattre au départ ?

C'est pour ça que je me dis qu'il y a deux scénarios vraiment possibles :

 

- Ensei s’exécute, remplis sa mission, et continue son travail avec Bangezo quelques temps. ou bien.

 

- Ensei désobéit en laissant les deux frères en vie et en ramenant le dernier, ou sauve les trois, ou les ramène avec l'objectif de doubler Pongoke.

 

Dans les deux cas, je vois la mort de Pongoke par la main d'Ensei dans les chapitres à venir. Ce que je me demande c'est, qu'est-ce qui va se passer entre lui et Bangezo après ça...

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Dieu que je voulais cette venue de Joke en recrue d'Ensei, j'adorais ce personnage et là encore tu m'as eu en le poussant à combattre Ensei. Le combat était bien plus difficile tout en étant presque à sens unique. En effet, je me demandais comment tu allais faire pour sortir Ensei d'affaire sachant tous les combats qu'il avait remporté.

 

Ce ne fut pas de tout repos pour Ensei, en terme de technique et d'expérience, Joke était au-dessus. Mais voilà l'effet de surprise a fait toute la différence. N'empêche Ensei était à deux doigts de mourir de rire. ^^

 

La performance de Joke, qui a failli conduire Ensei à la mort, s'est arrêtée dès que tu as introduit le Dojutsu, à partir de là, c'était à sens unique. On remarque à quel point ce pouvoir est dangereux, surtout entre les mains d'Ensei qui peut désormais devenir le manipulateur ultime : Capacité à détruire la mémoire + Destruction de l'esprit... Quel combo.

 

Je voulais ainsi montrer toute l'utilité de ce dojutsu pour un tel ninja, buté dans son objectif. Là, il a un grand pouvoir.

 

Je suis triste que Joke ait été victime. Par contre, je ne sais pas si l'illusion que tu as utilisé était une référence directe au Joker ou bien si tu t'es mis dans l'esprit d'un fou mais t'as tapé dans le mille ! L'une des peurs de Joker dans la BD est d'avoir une vie monotone, celle qu'il avait avant son accident ce qui équivaut à la mort. Il a peur de connaitre son véritable nom, dans un épisode d'une des séries animés, Batman entre dans son esprit et le fait venir dans un monde sans crimes, parfait, son esprit se brise littéralement. Bravo pour la psychologie dont t'as fait preuve.

 

Je n'y avais pas songé, mais c'est cool comme je me suis inspiré du Joker.  :D J'ai plutôt bien choisi sa peur.  :)

 

Juste après tu as enchainé avec une belle ellipse comme il en devient coutume, et on voit un Ensei proche de la majorité. Il se rapproche pour moi de la période cruciale, quand il va faire le plus de dégâts.

 

Nous y sommes proches, cela devrait débuter à la toute fin de l'arc 6 et monter crescendo dans les arc 7 et 8. 

 

Sur le troisième chapitre, tu nous as présenté une nouvelle quête pour notre héros avec les trois frères. Et c'est ce qui va rendre cette fin d'arc palpitante car je n'imagine pas Ensei se buter dans la réalisation de cette mission. Comment pourrait-il capturer les trois frères, ou bien tuer les deux ainés et ramener le plus jeune qui a eu les meilleurs résultats, sans dilemme moral ? N'est-ce pas ça qu'il voulait combattre au départ ?

 

C'est ça tu te poses les bonnes questions  dont la réponse conclura cette mission. Ensei va-t-il trahir ses engagements du début ? A-t-il changé de A à Z ?

 

C'est pour ça que je me dis qu'il y a deux scénarios vraiment possibles :

 

- Ensei s’exécute, remplis sa mission, et continue son travail avec Bangezo quelques temps. ou bien.

 

- Ensei désobéit en laissant les deux frères en vie et en ramenant le dernier, ou sauve les trois, ou les ramène avec l'objectif de doubler Pongoke.

 

Dans les deux cas, je vois la mort de Pongoke par la main d'Ensei dans les chapitres à venir. Ce que je me demande c'est, qu'est-ce qui va se passer entre lui et Bangezo après ça...

 

Il y en a une qui s'en rapproche fortement... mais il y a toutefois des divergences à cause du scénario de la course poursuite. Si c'est un échec de mission, tu découvrirais une facette différente chez Bangezo, c'est sûr comme son subalterne ne l'a jamais déçu.

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Enfin tout rattrapé. Je suis à la page maintenant. On voit que cet arc va dépasser le nombre de chapitres habituels. Mais au vu du tout derniers chapitres, j'imagine encore un ou deux chapitres avant un gros cliff qui va nous envoyer vers l'arc 7.

 

Tu n'as pas cessé de me prendre à contre pied. Pendant la course poursuite de la fratrie Kanowashi, je pensais que soit il tuerait les frères pour ramener le dernier, soit il les laissait tous partir. Tu as été bon quand tu as fait les deux. Pourtant, dans le premier chapitre ( ou le second de cette mini histoire ), le combat d'Ahiko me laissait croire à une tuerie. Finalement non, tu stoppes Ensei dans le chapitre qui suit et c'est un vrai parti pris que tu as fait car pour le coup, je me demandais comment tu allais sauver notre héros. Et là encore, tu fais un gros coup en balançant une ellipse de deux ans et deux mois sans pour autant oublier la menace Orochimaru ! C'est du très bon, félicitations.

 

Bon déjà, plusieurs questions me taraudent l'esprit. Qu'est-il advenu de Pongoke finalement ? Je l'imagine mal se faire enterrer comme ça mais serait-il possible qu'il ait rendu l'arme à gauche ? Ou bien est-ce qu'on le reverra ?

 

Ma seconde question est : Est-ce que cette mission à Konoha est une mission suicide ? Orochimaru veut se débarrasser d'Ensei, c'est certain, je me demande vraiment si cette mission n'est pas vouée à l'échec...

 

En tout cas, nous entrons dans la période ou Ensei va faire le plus de dégats, il est adulte maintenant, paré dans son esprit et physiquement. La chute de Yokona lui offre un peu plus de liberté et confirme une chose : Kiri c'est fini, il vise encore plus haut ! Par contre, j'ai l'impression qu'il n'a toujours pas gagné en nuance, vu comment il voit Konoha d'un mauvais œil sans connaitre le passé de ce village. Pour le coup, Konoha est vraiment le village qui essaie d'avancer malgré ses démons, même si il n'est pas parfait... D'ailleurs, je me demande si son enquête sur la famille Uchiha va le rapprocher de Tobi qu'il a rencontré à l'époque.

 

Nous voilà dans une situation vraiment complexe, beaucoup d'ennemis dans cet arc, peu d'alliés. Ensei veut faire bande à part, ça fait deux ans maintenant qu'il attend. Alors, est-ce qu'il va se confronter à Bangezo ? Je ne le pense pas, par contre, j'imagine bien son père adoptif échouer dans son but vu qu'Oro ne traine pas loin. A voir donc...

 

Trois chapitres pour conclure cet arc ?

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Enfin tout rattrapé. Je suis à la page maintenant. On voit que cet arc va dépasser le nombre de chapitres habituels. Mais au vu du tout derniers chapitres, j'imagine encore un ou deux chapitres avant un gros cliff qui va nous envoyer vers l'arc 7.

 

Cool !  ;)

Concernant tes prédictions, elle devraient être justes. Finalement, j'ai revu l'arc, en le coupant plus tôt. Cela risque de couper l'intrigue avec BAngezo en plein milieu, mais tant pis, ça nourrira le suspens. ^^ 

 

Tu n'as pas cessé de me prendre à contre pied. Pendant la course poursuite de la fratrie Kanowashi, je pensais que soit il tuerait les frères pour ramener le dernier, soit il les laissait tous partir. Tu as été bon quand tu as fait les deux. Pourtant, dans le premier chapitre ( ou le second de cette mini histoire ), le combat d'Ahiko me laissait croire à une tuerie. Finalement non, tu stoppes Ensei dans le chapitre qui suit et c'est un vrai parti pris que tu as fait car pour le coup, je me demandais comment tu allais sauver notre héros. Et là encore, tu fais un gros coup en balançant une ellipse de deux ans et deux mois sans pour autant oublier la menace Orochimaru ! C'est du très bon, félicitations.

 

Oui, quand tu avais émis tes deux solutions pour cette mission poursuite, je me suis dis que tu n'étais pas loin, entre les deux en fait.  ;D

Ensei a gardé la tête sur les épaules, il voulait apprendre à connaitre l'histoires de ces frères, donc il n'a pas combattu aveuglément.

 

Qu'est-il advenu de Pongoke finalement ? Je l'imagine mal se faire enterrer comme ça mais serait-il possible qu'il ait rendu l'arme à gauche ? Ou bien est-ce qu'on le reverra ?

 

Alors il est cantonné dans son labo. Toujours en vie, déçu de la perte de Samesou... mais voilà, les résultats de ses expériences qu'il communique à Oro pourraient ne pas être complet, pour son propre usage.  9_9 Et oui nous le verrons.  :)

 

Ma seconde question est : Est-ce que cette mission à Konoha est une mission suicide ? Orochimaru veut se débarrasser d'Ensei, c'est certain, je me demande vraiment si cette mission n'est pas vouée à l'échec...

 

Je ne vais pas le cacher, mais oui, c'est du suicide quand on connait Danzo. Orochimaru veut virer Ensei de l'équation.

 

La chute de Yokona lui offre un peu plus de liberté et confirme une chose : Kiri c'est fini, il vise encore plus haut ! Par contre, j'ai l'impression qu'il n'a toujours pas gagné en nuance, vu comment il voit Konoha d'un mauvais œil sans connaitre le passé de ce village. Pour le coup, Konoha est vraiment le village qui essaie d'avancer malgré ses démons, même si il n'est pas parfait...

 

Ce sont ses premières impressions, petit à petit, il va se radoucir, sans pour autant laisser de côtés ces démons qui hantent Konoha comme tu dis.

 

Nous voilà dans une situation vraiment complexe, beaucoup d'ennemis dans cet arc, peu d'alliés. Ensei veut faire bande à part, ça fait deux ans maintenant qu'il attend. Alors, est-ce qu'il va se confronter à Bangezo ? Je ne le pense pas, par contre, j'imagine bien son père adoptif échouer dans son but vu qu'Oro ne traine pas loin. A voir donc...

 

Toutes ces réponses arriverons soit en fin d'arc ou bien au début du septième.

 

Trois chapitres pour conclure cet arc ?

 

Grosso modo c'est ça.  :)

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6.14 Le Tigre Blanc           

 

    Les jours se ressemblaient. Le lendemain avait un goût de déjà vu. Ensei se promenait à l’air libre dans un village bruyant mais chaleureux. Konoha avait le même effet apaisant sur lui, depuis le début de son intégration. Malgré lui, il s’y faisait. Il vivait un aperçu de ce qu’il désirait voir se réaliser partout dans ce monde de shinobis. Néanmoins, il n’avait pas oublié le but de sa présence en ce village. Il ne s’était pas montré très sérieux, il s’était même laissé porter par la oisiveté. D’autre part, il ne savait pas comment s’y prendre pour obtenir des renseignement sur sa cible. En temps normal, le fait de simplement écouter les conversations dans les galeries marchandes, prendre sur le fait une conversation sérieuse entre ninjas de le Feuille, devait l’aiguiller sur la marche à suivre. Et bien, nullement. Personne ne citait le nom de ce Danzo, comme s’il n’existait pas. C’était sûrement dans ses intentions. Ne pas se montrer pour opérer dans l’ombre, une manière d’agir qu’il comprenait parfaitement. Ainsi, il était compliqué de mettre la main sur un fantôme, une personne qui ne voulait pas être trouvée. De ce fait, il lui était difficile de progresser dans son enquête. En révélant qu’il était au courant d’un individu qui tirait les ficelles du village, il attirerait les suspicions. Il ne pouvait se découvrir à ce point, alors il n’osait pas se lancer dans ce genre de discussion vouée à l’échec. Il avait bien tenté lors de ses nuits sans sommeil de prendre à part des ninjas pour les interroger à sa façon. Il leur triturait le cerveau, sauf que le résultat était bien maigre. Personne parmi ses victimes n’était en relation avec ce Danzo. Une perte de temps. Etrangement il n’était pas si accablé que ça. Il ne s’en inquiétait pas outre mesure. Après tout, il avait appris à attendre le moment opportun. C’était ce qu’il faisait à longueur de journée, observer. Et aujourd’hui, il n’allait pas y réchapper. Il n’avait pas vraiment d’idée sur où opérer afin de drainer des informations utiles. Alors il vagabondait au hasard.

    Sur les coups de onze heure, la sérénité et la bonne humeur furent troublées. Une détonation grave fit trembler les fondations des bicoques tout autour. Les citadins retinrent leurs activités et leur souffle. Seul la voix d’une jeune femme perça le silence de mort.

 

– D’où est-ce que ça venait ?!

 

Les lèvres furent closes, tremblantes pour celles des bambins qui tenaient fort la main de leurs parents. L’effervescence de la joie de vivre à Konoha s’était évaporée. Les marchands hésitaient à reprendre leurs annonces, lorsqu’une colonne de fumée montait pour disparaitre parmi les nuages.

 

– Ça vient de l’entrée du village ! Qu’est-ce qui s’est produit ? S’inquiéta un cuisinier de ramens à son comptoir.

« Je vais de ce pas y jeter un œil » y répondit-il en sourdine.

 

Ensei, qui ne s’était pas départi de son costume de shinobi du village, se décida d’aller fouiner un peu. Presque en ligne droite, il fonça en direction de l’incident. La fumée continuait à s’élever, il put arriver sur les lieux en un claquement de doigts. L’entrée principale avait été vite désertée, à l’exception faite de quelques citadins soucieux de ce qui avait pu frapper à ce point à leurs portes. Un sacré affrontement avait bouleversé les environs. En y glissant un regard indiscret, il vit par les grands battants ouverts, un cratère colossal qui fumait encore. L’explosion ou le choc avait été effroyable, sans nul doute possible. Dans le secteur, un peu de monde s’activait. S’étant mis à l’écart, il put avoir de visu les répercussions d’une lutte sans merci sur ses acteurs. Ce remue-ménage avait eu son lot de blessés. Des brancards avaient même été déplacés pour soutenir deux ninjas dans un sale état. Ensei n’était pas désireux de se faire remarquer, pour cela il demeura aux abords de la voie piétonne. Il se mit donc à mettre un nom sur chacun des intervenants présents. Un vieil homme de petite taille était venu en renfort dans une tenue de guerrier. Visiblement, il n’avait pas combattu, sa tenue n’avait pas besoin d’être à nouveau astiquée. Détendu, il tenait en bout de bras un bâton étrange, noir et aux extrémités dorées. Avec un peu de patience et de concentration, Ensei sut identifier l’aïeul. « Mon dieu, c’est le Hokage en personne ! » Il se mit d’avantage en retrait, derrière un tronc d’arbre. Seulement il ne put se dessaisir de son point d’observation. Les évènements devenaient plus intéressants dans ce village dans lequel rien ne trahissait. Le chef du village troisième du nom, était épaulé par un jeune jounin. L’infiltré le connaissait un peu, il s’appelait Genma. Il portait son bandeau à l’envers, et avait tout le temps un cure-dent qui dépassait de sa bouche. Il put saisir au vol ce qu’ils se disaient. Les deux hommes constataient les dégâts. Le mur extérieur soutenant les portes de Konoha avait été malmené. Des réparations devaient être planifiées. « Qu’est-ce qui a pu mettre le village en état d’alerte, et mettre ce bordel pas possible ? » Ce mystère n’allait pas rester entier. Mais d’abord, il espionna l’ancien Sarutobi soutenir moralement et remercier les deux hommes qui avaient tout donner. Il s’arrêta principalement au chevet de celui qu’il avait comme garde du corps. Le ninja l’avait échappé bel. Il avait été touché au visage, en dessous de l’œil. Un peu plus haut, il aurait perdu ce précieux organe sensoriel. En contrepartie, la brûlure que cachaient ses pansements, il devrait la garder pour le restant de ses jours en guise de cicatrice. 

 

– Mon pauvre Raido, tu as été beaucoup trop ardent. J’ai été surpris que ta lame noire n’ait eu aucun effet sur lui.

 

– Vous me flattez, Hokage-sama.

 

– Que veux-tu dire par là ?

 

– Être ardent, c’est plutôt un bon comportement pour ceux en qui habitent la volonté du feu.

 

Malgré la gravité de sa blessure, il était positif et prompt à servir son village. Une attitude qui forçait le respect, et qui en même temps horripilait le gaillard sans attache. Au sujet de la seconde victime, elle avait eu la jambe et le bras droits cassés. Il était l’un des responsables de l’entrée, forcément il avait été pris dans le feu de l’action. Son collègue et ami d’enfance l’accompagna en se voulant compatissant sans parvenir à cacher son inquiétude.

 

– Tu vas t’en sortir Kotetsu, tiens bon !

 

– Ça va aller, Izumo. L’unité médicale m’a pris en charge. Tu peux retourner à notre poste.

 

– D’accord, s’il n’y a pas de souci, j’y vais. N’empêche, moi qui pensais que l’on allait se la couler douce avec ce travail, frémit-il.

 

– Il faudra que tu me rapportes en détail votre combat, afin que l’on étudie quel danger représente cet énergumène, l’appréhenda le maître incontesté du village.

 

– Je vous le remettrai, sans faute. Nous avons eu chaud, heureusement que ce trio légendaire est venu à la rescousse.

 

Hiruzen Sarutobi approuva du chef. Si ce n’était pas eux, il se serait mêlé à la bagarre en personne.

 

– D’ailleurs, voici arriver nos héros ! Rayonna le Hokage.

 

Les trois individus firent irruption chacun avec sa démarche assurée. L’un progressait de son côté, laissant ses acolytes s’occuper du malfrat. Il était blond et surveillait du coin de l’œil leur prise. Les deux autres s’affairaient à maintenir une étreinte sur ce fauteur de trouble. Un brun portant la barbiche et multiples cicatrices de guerre entortillait son ombre autour du vaincu, tandis qu’un grand et gros monsieur avait décuplé son bras afin de le soumettre à la pression de sa paume. Ses trois figures n’avaient pas manqué à leur réputation. Inoichi Yamanaka, Shikaku Nara et Chouza Akimichi, connus sous le nom du trio Ino-Shika-Cho ! Ces personnages avaient une certaine prestance, de quoi en intimider plus d’un. Ensei n’était pas  loin d’en être décontenancé, toutefois il se ravisa. Plutôt que de se laisser éblouir, il avait envie de prendre connaissance de la tête brûlée qui s’était rebellé contre toute une armée de shinobis. Sa petite tête empourprée de rage, ressortait des doigts experts du ninja sumo. Ses traits émaciés au niveau des joues et sa coiffure négligée qui partait dans tous les sens rappelèrent de vieux moments au garnement de Yuki. Ces souvenirs lui revinrent comme des flashs. Il en était sûr, c’était bien lui, et son tempérament provocateur en témoignait.

 

– Lâchez-moi, vermines de Konoha ! Beugla-t-il. Vous allez me le payer. Jamais je ne vous pardonnerai la mort d’Asayo ! Je vais réduire votre ville à feu et à sang ! Vous n’avez aucune dignité, vous n’osez même pas m’attaquer de face !

 

Ses piques étaient incessantes, à en donner des maux de tête aux vieux singe. Se massant le front, il demanda à un dernier renseignement à Genma :

 

– Sait-on d’où vient ce ninja ?

 

– Il a été formé à Ame. Il en porte le symbole. Cela a été confirmé par Inoichi… Vous pensez que ce petit état est derrière cette attaque ?

 

– Envoyer un seul homme ? Non, ce serait stupide. Ce redoutable combattant a agi de son propre chef, par vengeance. Ça crève les yeux. Nous n’allons pas en tenir rigueur à Ame. Après tout, nous avons aussi du mal à tenir en laisse nos déserteurs…

 

– Les séquelles de la guerre, n’est-ce pas ?

 

Hiruzen ne pouvait qu’être d’accord sur ce constat. Les guerres ninjas avaient anéanti la vie de bon nombre de personnes dont des ninjas censés renier tout sentiment. Et les conflits continuaient d’une certaine façon, sous la surface.

    Ensei en eut assez, sa soif avait été étanchée. Il se détourna de l’attroupement, dès que tout rentra dans l’ordre. Il avait suffisamment flâné pour aujourd’hui, ou plutôt pour la matinée. Il n’avait pas encore réfléchi à ce qu’il entreprendrait. Une longue journée s’annonçait. Il avait traversé les rues qui le séparaient de sa chambre en quatrième vitesse et sans un essoufflement. Une routine qu’il s’était installé et lui allait très bien. Seulement fallait-il qu’il n’oublie pas ses projets personnels. Il appuya sur la poignée de sa porte peinte en vert, et entendit comme un froissement. Un papier avait été coincé dans l’entrebâillement de l’entrée. Il le prit. En le dépliant, il découvrit un message qui lui était adressé. Suspicieux, il passa à plusieurs reprises les environs en revu. La teneur du message n’augurait rien de bon, comme il s’y était attendu. Après tout, il n’avait pas lié d’amitié à Konoha. Il le déchiffra avec beaucoup d’attention afin de ne rien omettre. Ses yeux s’agrandirent au fur et à mesure qu’ils passaient sur les caractères. Les mots étaient directs. « Je sais qui vous êtes. Je vous ai espionné pendant longtemps et j’ai des preuves que vous n’êtes pas de Konoha. Si vous voulez que votre secret soit bien gardé, je vous donne rendez-vous cet après-midi aux abords de la forêt interdite, à la porte 9.» Il avait été démasqué. Il s’était laissé aller à une vie facile, et son manque de sérieux le mettait désormais dans une fâcheuse situation. Il ne pouvait s’en vouloir qu’à lui-même. « Je n’ai pas le choix. Il faut que je m’en tienne à ce que l’on me demande. Apparemment, j’ai une chance de m’en sortir. On dirait que cette personne n’en a pas parlé autour d'elle, et qu’elle souhaite s’entretenir avec moi. Je peux encore sortir une épingle de mon jeu. Rien n’est encore perdu. » L’assassin regagnait confiance. À lui, de se préparer à accueillir le filou qui s’amusait avec lui.

 

    Il ne manqua pas l’heure de leur rencontre. Quelque part, il valait mieux ne pas plaisanter avec ça. S’il sous-estimait cet individu gênant, il ne donnait pas cher de sa peau. Jusqu’à présent, il était seul à patienter sur l’aire dégagée qui s’ouvrait sur une forêt à première vue impraticable. Elle était des plus inquiétantes. De ce qu’il avait récolté comme informations sur le village, et ce qui le composait, cette espace boisée servait de lieu d’examen pour passer shunin. Un terrain clôturé où l’on avait rassemblé mille dangers. Ce n’était pas si différent de ce qu’il avait vécu lors de son propre examen au village caché des Pluies. C’était même plus angoissant de se jeter dans cet mer de branches et de lianes que d’être confronté à un ennemi dont on pouvait étudier le style de combat. Là, la nature elle-même se vengeait sur de pauvres débutants.

    L’azuré se laissa absorber par la magie de cet endroit. Tant de morts pour quoi ? Garantir le progrès pour les plus prometteurs ? Cette logique le répugnait. Le système d’épreuves était à revoir. Il le jugeait trop cruel, et sanglant. En même temps qu’il méditait, il n’avait pas relâché sa vigilance. Il avait comme l’intuition que l’on surveillait le moindre de ses faits et gestes. Il était peut-être observé par plusieurs personnes… Ça sentait le roussi. De toute façon, s’il se tenait tranquille, il ne devrait normalement pas être menacé. En règle générale, ses raisonnements étaient infaillibles. Ô combien, il s’était raté sur cette analyse ! Au dernier moment, il perçut que l’on venait vers lui par au-dessus. Il l’avait bien anticipé. Une kunoichi silencieuse s’était ruée sur lui. Ses courbes féminines ne trompaient pas et même si son joli visage était dissimulé sous un masque de félin, elle laissait retomber sur sa nuque une longue chevelure violette. « C’est un de ses fichus anbus qui a percé ma couverture ! » Et elle était assez doué. Elle maniait un unique katana et bougeait avec une certaine grâce pour le planter en travers de son corps. Ensei était acculé. À force de se trouver dans ce cas de figure, il savait à peu près comment réagir. Ne pas perdre son calme, esquiver tant que la vitesse des coups le lui permettait, et cherchait une ouverture pour placer son raiton de la paume paralysante. S’il s’écorchait sur le fil de la lame, son talent de médecin le rétablirait en un instant. Par deux fois, il crut déceler une faille, mais à chaque fois la demoiselle le parait d’un moulinet du poignet. « Elle ne sera pas facile à déborder. » Leur escarmouche était vraiment sérieuse, sans merci, ce qui troubla le garçon. En effet, cet assaut n’avait pas de sens. Pourquoi lui avoir proposé de se voir à l’abri des regards, si ce n’était pas pour parlementer ? Un élément clochait dans cette histoire. Cet anbu confiant changea tout à coup de garde, sa frappe serait plus forte et incisive. Autant tentait le tout pour le tout. Ensei l’interpella à s’en arracha la gorge :

 

– Qu’est-ce qu’il vous prend ? Je croyais que vous vouliez simplement discuter ! Sinon, pourquoi ne pas vous être débarrassé de moi, plus tôt ? Au lieu de ça, vous m’avez laissé ce foutu papier !

 

Le jeune homme n’était pas certain que son aboiement lui fasse retenir ses coups. Il était aux prises avec une tueuse. À sa place, il l’ignorerait. Pourtant, son talent de beau parleur  fonctionna à merveille. Elle cessa sa technique au sabre, et parut interloquée. Elle demeura droite, perdant ce qu’elle avait d’agressivité. Une aubaine ! Il fit propulser son doigt macabre pour qu’il se fiche dans sa tempe. Cela ne se produisit pas. Elle le renvoya à son expéditeur d’un coup de manche de son katana. Et aussi étrange que cela puisse paraitre, elle ne répliqua pas.

    Le temps n’avait comme plus d’emprise sur eux. La situation était intenable. Ensei ne savait pas comment l’aborder. Heureusement pour lui, se fut la femme qui prit les devants. Elle aussi était en quête de réponses.

 

– Vous…Vous avez aussi reçu un message ?

 

– Oui, et je dois en conclure que vous n’en êtes pas l’auteur.

 

Elle fit non de le tête.

 

– Et vous non plus, vous ne m’avez pas menacé avec la mienne.

 

– À mon avis, nous nous sommes fait roulés pour que nous nous entretuions. Dire que je me suis fait manipuler aussi facilement.

 

– Et moi donc, ce n’est pas digne d’un anbu. J’ai été impulsive, veuillez m’excuser. Mais sur ma lettre, il était précisé que vous veniez de Yuki, et vous êtes typé de la région. Alors je me suis dit que le doute n’était pas permis…

 

– Ce n’est rien. Nos avons évité le pire. Vous avez vu juste, je suis bien né là-bas, mais je n’y ai plus d’attache. J’ai fui à cause du règne de la Dame Blanche. J’ai comme l’impression que vous en savez un rayon sur Yuki.

 

–… Je pense que je peux vous divulguer ma véritable identité. Vous m’avez l’air sincère. En fait…, annonça-t-elle en retirant son masque. Je suis moi-même originaire de Yuki. Ici, on m’appelle Yugao Uzuki, mais en réalité, je suis le Tigre Blanc de la Sandaime Yukikage.

 

– Vous… Vous êtes du Harem ! Se méfia-t-il.

 

– Oui, disons que je l’ai été, jusqu’à ce que ma maitresse meurt. Je ne suis plus les ordres émis par ce village. Dorénavant, je suis fidèle à Konoha. J’y ai trouvé un foyer. Quand j’ai lu ce message qui avait fait ressurgir mon passé mouvementé, je savais immédiatement ce qu’il me restait à faire. Comme le gouvernement de Yuki a diamétralement changé, je me suis dit qu’ils allaient faire une épuration. Eliminer déjà tous ceux qui soutenaient Yokona, dont chaque membre du Harem. J’était une cible majeure.

 

– Je comprends votre réaction. Mais qu’est-ce que vous faisiez à Konoha ? Vous espionnez pour le compte de la Yukikage ?

 

– C’est ça, à peine je fus formée que l’on m’a envoyée à Konoha. Ils m’ont accepté, alors qu’à l’époque je n’étais qu’une petite fille.

 

Elle en eut les larmes aux yeux. Elle poursuivit avec la même émotion.

 

– le Hokage m’a pris sous son aile, comme un père l’aurait fait. Rien que pour lui, je me sens redevable envers ce pays.

 

– Une histoire touchante, se plut l’ado de jouer sur la corde sensible. Nous sommes à peu de chose près, similaires. J’ai vécu des choses atroces à Yuki. Peut-être as-tu entendu le nom des Makusa.

 

– Non, tu serais l’enfant perdu ?! Ça me rassure encore plus !

 

– Tant mieux, tu te doutes que je ne veux plus m’associer à quoi que ce soit avec ce village. Il m’a tout pris.

 

– Il nous a tout pris, rectifia-t-elle.

 

    Un certain rapprochement s’était fait naturellement. Ayant traversé les mêmes difficultés dans un village corrompu, ils avaient de quoi se comprendre. Ensei ne put réfréner ce qu’il avait gardé en mémoire de sa dulcinée. Il passa à autre chose, pour ne pas se rendre plus triste qu’il ne l’était.

 

– Je suis à Konoha pour un but précis. J’ai mes propres rêves à accomplir pour le bien de l’humanité. Pourrais-tu m’aider ?

 

– Qu’est-ce que tu veux ? Se fit-elle compréhensive.

 

– J’aurai besoin du bingo book de votre village, et tout ce que tu sais à propos de Danzo.

 

– Ouah ! Tu n’y vas pas par quatre chemins, toi ! Bon, c’est faisable, par contre tu me donnes quoi en échange ?

 

Ah… Il n’y avait pas forcément pensé, et pourtant il fallait bien que ce marché aille dans les deux sens. Yugao ne prendrait pas des risques si en retour elle n’avait pas à y gagner, peu importe la fraternité qui les liait.

 

– Je peux t'indiquer des pistes sur un traître issu de votre village.

 

– Comment ça ?

 

– Je suis entré à Konoha, il y a deux mois de ça. Tu ne te demandes pas comment j’ai pu contourner le système de sécurité ?

 

Ensei venait de pointer le doigt une question tout à fait légitime. Quelqu’un l’avait aidé à s’introduire au sein de sa famille adoptive. Un ancien ninja qui avait renié les siens. Obtenir des infos sur lui serait en effet bénéfique pour l’avenir du village. L’espion à la solde du serpent ayant saisi qu’il avait fait mouche, se retira. À elle de faire le bon choix.

 

– On peut se revoir demain à un banc du parc, ce sera plus détendu. Je te dirai tout ce que tu voudras savoir sur cette personne. À plus tard !

 

L’appât était accroché au bout de l’hameçon.

 

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C'est un bon chapitre.

 

Je trouve que tu as bien retranscris l'ambiance et l'atmosphère paisible qui se dégage de Konoha, tout en remontrant certains personnages fort sympathique et charismatique qui vit dans ce village.

 

L'altercation avec le jeune Ame, je pense qu'il y aura des répercussions sur la quête d'Ensei et que dire du piège qu'on a posé à l'ancienne membre du harem de la défunte Yukikage et Ensei, qui est derrière cette machination ? Kabuto ? Puis cette jeune femme, ne joue t'elle pas un double jeu ?

 

Il y a pas mal d'enjeu qui vont se présenter par la suite, en espérant qu'Ensei ne soit pas déjà tomber dans un complot le visant.

 

J'ai voté, qu'il va perdre et fuir. Ca le pousserait de nouveau à subir un nouvel entrainement, pourquoi pas avec Bagenzo ? :P

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J'ai adoré ! Un chapitre en trois parties si on regarde bien.

 

Tout d'abord la vie d'Ensei à Konoha. Tu avais raison, il a eu une vision un peu plus nuancée que je le pensais. Il se plairait presque à Konoha, si il ne connaissait pas les rouages de la politiques qu'il ne supporte pas. Son enquête a vraiment piétiné sur Danzou et je me demande vraiment si il arrivera à le trouver. J'y reviendrai pour te dire ma réponse au sondage et ma théorie. Meme si Ensei voit une vie calme à Konoha, je ne le vois pas rester très longtemps.

 

La seconde partie du chapitre, tu as réussi à introduire les personnages que l'on connaissait dont l'Hokage. Par contre, grosses surprise quand tu as introduit le ninja d'Ame car j'ai vraiment cru au départ que tu décrivais Naruto. Et puis tu as commencé à parler de lui, et là j'ai été choqué. Qui est-ce donc ? Il semble partager des liens physiques avec Naruto, mais ce n'est pas un Uzumaki, car non roux. Donc, j'aimerais bien savoir de quel camp il se trouve.

 

La dernière partie, celle qui t'a permis d'introduire la tigresse blanche a été droite au but. Là encore elle a été réussi surtout vu les révélations que tu as introduits. Cette fille est de Yuki et a fuit le Kage. Je la pense sincère dans ses paroles, et c'est pour ça que je ne l'imagine pas survivre longtemps. Malheureusement pour elle, Ensei à la fâcheuse tendance à foutre les femmes qu'il fréquente six pieds sous terre. Sa connexion avec l'ANBU pourrait rapprocher Ensei de Danzou, mais je ne crois pas que l'homme aux sharingans n'aurait pas réussi à voir une espionne. Et surtout, je vois autre chose pour la suite.

 

 

Comme je te l'ai dit, j'ai fait une théorie. J'imagine Ensei s'en tirer sans accomplir sa mission ( en emmenant le petit d'Ame au passage ). En effet, en quoi il s’attirerait les foudres du Konoha alors qu'il pourrait partir ? De plus, si il se rend compte que la mission est un guet-apens, je ne vois pas pourquoi il continuerait.

Et surtout une chose dans ce chapitre vient d'appuyer ma théorie vu qu'Ensei veut un Bingo Book. Et si au lieu de se rapprocher de Danzo, il cherchait plutôt à se rapprocher de celui qui l'a envoyé ici : Orochimaru ? Orochimaru, Nukenin de Konoha, surement de rang A ou S... Il ne serait pas compliqué pour Ensei de remonter jusqu'à lui surtout que ça fait des années qu'il cherche à savoir qui c'est... Ca lui permettrait d'avoir une longueur d'avance.

 

 

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Super chapitre, enfin l'attente était longue quand même mais ça en valait bien la peine. Tout est écrit avec une justesse terrible ce qui fait qu'on s'ennuie jamais ou rarement en lisant le chapitre.

Ensei c'est le gars dont personnellement je sais toujours pas si je dois le plaindre, l'encourager, l'aimer, le détester. On a l'impression qu'il se cherche toujours, attentionné quelques fois, sombre d'autres fois. Ici il se montre comme un ninja qui apprécie cette vie paisible au point de presque oublier sa mission, toujours dans la discrétion du moins c'est ce qu'il croit jusqu'au moment ou la réalité le rattrape et surtout cette ninja issue comme lui du pays de la neige.

 

Passe d'arme rapide pour un résultat nul.  Je pense qu'elle va l'aider mais cette histoire me perturbe. Qui leur a envoyé cette lettre ? Pourquoi voulaient-ils qu'ils s'entretuent si c'est vraiment ça ? Moi la théorie que je soumets ici ... c'est que Danzo est derrière tout ça !!!

Bon j'en rajoute mais ça ne m'étonnerait franchement pas puisque c'est le genre de gars qui sait d'avance qui veut s'en prendre à Konoha. Donc si un intrus est présent il a pu le savoir. De plus le fait que les deux ninjas viennent de Yuki peuvent confirmer ça lui, celui qui n'aime pas réellement les étrangers. Il veut écarter ces deux intrus probablement.

 

Le ninja d'Ame, je ne pense pas que tu l'as introduis pour rien. Je pense qu'il aura son importance dans la suite mais j'ai aucune idée qui me vient après lecture. Faut que j'y réfléchisse !

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Je trouve que tu as bien retranscris l'ambiance et l'atmosphère paisible qui se dégage de Konoha, tout en remontrant certains personnages fort sympathique et charismatique qui vit dans ce village.

 

Je sais, ce chapitre fourmille de clin d’œil envers les ninjas de Konoha.  ;D Je voulais y mettre une touche de nostalgie.

 

L'altercation avec le jeune Ame, je pense qu'il y aura des répercussions sur la quête d'Ensei et que dire du piège qu'on a posé à l'ancienne membre du harem de la défunte Yukikage et Ensei, qui est derrière cette machination ? Kabuto ? Puis cette jeune femme, ne joue t'elle pas un double jeu ?

 

Le jeune d'Ame aura son importance, oui. Et vous le connaissez, c'est sûr.

Les intentions d'Oro sont clairs et sans détour. C'est tout à fait dans les cordes de Kabuto de mettre en place un tel stratagème. Pour ce qui est de la jeune femme, elle est sincère, tu peux me croire. En fait, même elle est un personnage du manga d'origine sauf que je me suis permis de l'exploiter d'avantage.

 

Il y a pas mal d'enjeu qui vont se présenter par la suite, en espérant qu'Ensei ne soit pas déjà tomber dans un complot le visant.

 

Malheureusement c'est ce qui risque de se passer.

 

Tout d'abord la vie d'Ensei à Konoha. Tu avais raison, il a eu une vision un peu plus nuancée que je le pensais. Il se plairait presque à Konoha, si il ne connaissait pas les rouages de la politiques qu'il ne supporte pas. Son enquête a vraiment piétiné sur Danzou et je me demande vraiment si il arrivera à le trouver. J'y reviendrai pour te dire ma réponse au sondage et ma théorie. Meme si Ensei voit une vie calme à Konoha, je ne le vois pas rester très longtemps.

 

Voilà, Ensei en a déjà trop vu sur les dessous d'un village, que ce soit à Yuki ou Kiri pour ne pas se méfier de Konoha. Tu te doutes bien que la mission dans ce village ne s'éternisera pas.

 

La seconde partie du chapitre, tu as réussi à introduire les personnages que l'on connaissait dont l'Hokage. Par contre, grosses surprise quand tu as introduit le ninja d'Ame car j'ai vraiment cru au départ que tu décrivais Naruto. Et puis tu as commencé à parler de lui, et là j'ai été choqué. Qui est-ce donc ? Il semble partager des liens physiques avec Naruto, mais ce n'est pas un Uzumaki, car non roux. Donc, j'aimerais bien savoir de quel camp il se trouve.

 

Pour les persos de Konoha, je me suis fait plaisir ! ^^

Je n'ai pas suffisamment décris le shinobi d'Ame, j'en suis navré. je ne voulais pas du tout mettre du suspens ou du mystère sur son identité, je voulais que vous le reconnaissiez tout de suite. -_-" Dur échec... Quand je parle qu'il a des joues émaciés, c'est qu'elles sont creuses. il a un visage très maigre, et non des moustaches. Ensuite, j'aurai pu ajouter qu'Inoichi portait l'arme de leur assaillant, un gros sabre édenté.  9_9

 

Cette fille est de Yuki et a fuit le Kage. Je la pense sincère dans ses paroles, et c'est pour ça que je ne l'imagine pas survivre longtemps.

 

Comme elle est présente dans le manga, même dans la Next Gen, je vais être obligé de la faire vivre. ^^

 

Sa connexion avec l'ANBU pourrait rapprocher Ensei de Danzou, mais je ne crois pas que l'homme aux sharingans n'aurait pas réussi à voir une espionne. Et surtout, je vois autre chose pour la suite.

 

Pas bête, Danzo est du genre très prudent quand il s'agit de couvrir ses arrières.

 

Comme je te l'ai dit, j'ai fait une théorie. J'imagine Ensei s'en tirer sans accomplir sa mission ( en emmenant le petit d'Ame au passage ). En effet, en quoi il s’attirerait les foudres du Konoha alors qu'il pourrait partir ? De plus, si il se rend compte que la mission est un guet-apens, je ne vois pas pourquoi il continuerait.

 

Encore une fois je ne peux que te donner raison. Ensei ne prend pas de risque inconsidéré. Mais n'oublie pas qu'il est un personnage curieux, que ce soit envers Bangezo, Orochimaru, et donc ce Danzo qui est leur cible.

 

Et surtout une chose dans ce chapitre vient d'appuyer ma théorie vu qu'Ensei veut un Bingo Book. Et si au lieu de se rapprocher de Danzo, il cherchait plutôt à se rapprocher de celui qui l'a envoyé ici : Orochimaru ? Orochimaru, Nukenin de Konoha, surement de rang A ou S... Il ne serait pas compliqué pour Ensei de remonter jusqu'à lui surtout que ça fait des années qu'il cherche à savoir qui c'est... Ca lui permettrait d'avoir une longueur d'avance.

 

Ce n'est pas faux, mais tu verras que le Bingo Book aura une autre utilité d'autant plus précieuse. Je peux en même temps te donner tort à propos du rapprochement de Danzo, puisqu'il peut lui permettre de se rapprocher aussi d'Orochimaru. Bref, plusieurs pistes s'offrent à lui. Orochimaru n'est pas loin d'être découvert.

 

Super chapitre, enfin l'attente était longue quand même mais ça en valait bien la peine.

 

Je m'en excuse, mais voilà comme un peu tout le monde sur la section, j'ai des difficultés à être plus régulier par rapport à avant.

 

Ensei c'est le gars dont personnellement je sais toujours pas si je dois le plaindre, l'encourager, l'aimer, le détester. On a l'impression qu'il se cherche toujours, attentionné quelques fois, sombre d'autres fois.

 

Et c'est normal, moi-même je ne sais pas trop comment le considérer. Il défend des valeurs, mais en bafoue plein d'autres. Et tu vas retrouver son côté sombre dès le prochain chapitre.

 

Qui leur a envoyé cette lettre ? Pourquoi voulaient-ils qu'ils s'entretuent si c'est vraiment ça ? Moi la théorie que je soumets ici ... c'est que Danzo est derrière tout ça !!!

 

Théorie qui se défend. C'est soit lui soit Kabuto de toute façon.

 

Le ninja d'Ame, je ne pense pas que tu l'as introduis pour rien. Je pense qu'il aura son importance dans la suite mais j'ai aucune idée qui me vient après lecture. Faut que j'y réfléchisse !

 

Je vois que toi aussi tu n'as pas pu lui mettre un nom, c'est de ma faute, j'aurai dû entrer un peu plus dans le détail. Allez un indice, il était là lors de l'examen shunin à Ame (quelque part, il fallait bien qu'Ensei l'ait rencontré là-bas).

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6.15 Les racines de Konoha

 

    Comme convenu, ils s’étaient retrouvés à un banc, dans un cadre reposant, cernés d’arbres parfois chétifs, et d’autres vieux de plusieurs siècles. Ce n’était pas un rendez-vous galant. Les deux protagonistes s’étaient mis chacun à un bout l’un de l’autre de l’assise. Un calme olympien s’en suivit. Aucun des deux ninjas ne savaient comment entamer leur entrevue. Néanmoins, Ensei n’éprouvait pas l’envie de s’éterniser ici. Il fallait qu’ils en viennent au fait. Yugao avait comme qui dirait, ressenti son empressement.

 

– Tiens, je te remets ceci, lui tendit-elle un bouquin.

 

C’était le Bingo Book du village de Konoha. Le jeune homme le prit, et se retint de le feuilleter. Il le ferait plus tard, à l’abri de toute indiscrétion.

 

– J’espère qu’il te sera utile, se fit-elle bavarde. À quoi va-t-il te servir ? Tu recherches des noms de criminel en particulier ?

 

– Pas forcément, préféra-t-il taire son agacement. Si ça peut te rassurer, dis-toi que ce que je m’apprête à faire, et pour le bien de tous… Des infos croustillantes sur Danzo ? Changea-t-il de sujet.

 

–Ah ! Soupira-t-elle. Tu n’imagines ce que tu me fais faire, alors que l’on ne se connait que depuis hier ! J’ai tiré les vers du nez à un shinobi dont je savais de source sûr de la Racine, cette branche de l’Anbu au service de Danzo. Leurs quartiers ont un accès par les égouts. Trouve une voie d’évacuation d’eau au bord de la rivière, et tu seras sur leur territoire. Danzo aurait un bureau là-dessous, mais voilà, je n’en sais pas plus.

 

– C’est déjà beaucoup, je ne saurai comment te remercier.

 

– Oh mais je sais comment ! En dénonçant celui qui t’a fait entrer dans le village, par exemple.

 

Elle ne perdait pas le nord. Selon le marché qu’ils avaient conclus, Ensei devait partager avec cette kunoichi des forces spéciales ce qu’il avait eu vent au sujet du contributeur de Bangezo. En gros, peu de choses en réalité, seulement qu’il était une figure politique influente du pays des Rizières. Il pouvait y ajouter, que ce sombre personnage s’intéressait aux expériences sur les humains. Ce qu’il avait engrangé pendant ces années à propos de cet éminent scientifique dérangé, il ne voulait le communiquer à personne !

    L’ambiance relâchée jusque là, se tendit. Ensei n’avait plus à cœur d’en dire plus. Il avait eu ce qu’il voulait, alors à quoi bon faire plaisir à cette femme. Cette absence de mots devint pesante. Le visage de l’infiltré s’affaissa, faisant ainsi tomber ses mèches bleues sur son front et ses yeux. L’atmosphère crépitait d’un air malsain, et ça, Yugao n’en avait pas conscience. La demoiselle de vingt-et-un ans se pencha et souleva un sourcil, perplexe. Elle attendait la réponse. À force, ses lèvres brûlaient d’impatience. Finalement, en l’espace d’un instant, la réaction survint. Brutale et implacable. L’index du Makusa n’avait pas hésité à s’allonger pour se ficher dans les souvenirs de l’ancienne membre du Harem. Dans son esprit, le trou noir. Puis, ses souvenirs se recomposèrent, sauf que dorénavant, il n’y avait plus une trace de l’existence d’Ensei. Une fois de plus, il avait su disparaitre.

 

    Le garçon qui s’était laissé aller dans ses ténèbres suivit à la lettre les indications de sa compatriote. Il remonta la rivière sans éveiller l’attention des passants. Une ombre effacée sous les arbres, rasant les murets. Avec pas mal d’implication, il dénicha une de ces issues cylindriques qui déversaient leurs eaux usées dans le ruisseau. Il était assez large pour qu’un homme y passe. Alors il n’hésita pas, il s’y engouffra peu importe la menace que cela comportait. Beaucoup trop d’interrogations le taraudaient sur ce ninja caché sous les feuilles de Konoha. Au début de sa pérégrination dans cette humidité fraîche et ambiante, rien ne laissait entrevoir qu’une unité d’assassins y avait posé ses valises. Il circula à pas de chat, en bordure des caniveaux bétonnés. Leurs fonds n’étaient pas visibles avec cette nuit artificielle. Tous les bruits alentours se confondaient avec le ruissellement de l’eau. Il se devait être irréprochable dans son espionnage. Il parcourut d’une traite le tunnel, avant de tomber sur une aire à ciel dégagé. À ce moment-là, il fut étonné d’arriver devant un pont sécurisé étirant son bras au-dessus du vide. Tout cela ancré au milieu des canalisations de la ville. La lumière provenait d’un puits qui s’ouvrait à une vingtaine de mètres au-dessus de sa tête. La structure de ces sous-sols était entièrement visible. De l’autre côté du pont, une porte comme celle à l’entrée d’un temple offrait aux nouveaux venus une voie à suivre. L’antre de la Racine, sans nul doute. Il prit son courage à deux mains, et fila sur cette file de planches posée dans le vide. Ce passage de l’infiltration fut le moment où il était le plus vulnérable. Il fit en sorte de se faire tout petit, se prévenir de toute attaque en traître. Aussi improbable que cela puisse paraitre, on ne l’interpela pas. Etait-il au moins observé ? Aucun sous-fifre de ce représentant ne faisait acte de présence, ne serait-ce que pour contrôler l’entrée. Ensei avait de quoi se poser des questions.

    Malgré le fait que l’idée d’un piège lui était tendu, lui avait traversé l’esprit, il passa sous la porte nippone sans retenue. La clarté venait de baisser, à peine quelques lanternes en forme de globe émettaient leur lueur orange presque éteinte. L’homme en pleine mission progressait maintenant le dos courbé, l’oreille attentive à ce qui pouvait se terrer. Il crut se perdre. Le dallage marbré se séparait en plusieurs couloirs tortueux. Au bout de cinq minutes, l’azuré se demandait s’il ne tournait pas en rond. Apparemment pas… tout de suite après, il débarqua dans une salle  carré, sobre, avec deux fois plus de lampes aux murs. Au centre, des cloisons en tissu beige délimitaient un espace plus restreint et de même forme. Le tissu ressortait jaune, éclairé de l’intérieur. Le dessin d’arbres en encre de chine ressortait des tapisseries, dont l’ombre d’un homme en tailleur et consciencieux. Il avait trouvé la pièce de travail de Danzo. Comme contretemps mineur, deux ninjas masqués montaient la garde en étant assis sur les genoux. Le plus délicat était de ne pas les avertir. Il les contourna sans les faire tiquer, prenant la peine de se glisser dans les ombres persistantes de la salle. Désormais, il se retrouvait à l’arrière de l’enclos tissé et put y risquer un œil dans l’interstice de deux cloisons. Il retint son souffle. Il pouvait se faire repérer à tout instant par le leader de la Racine, si cela n’était pas déjà fait. Installé sur un coussin, Danzo était penché sur son bureau. Il était occupé à rédiger une lettre du bout de son pinceau. Comme il s’y était attendu, sa future victime avait un certain âge. Son corps était mutilé, ridé, pansé par-ci par-là de bandages. Son front et son œil droit étaient dans cet état de soit disant rétablissement. Au lieu de s’apesantir sur les bandelettes de la momie, Ensei vérifia son bras droit. Il était plaqué contre son ventre, soigné lui aussi et protégeait dans une gangue de métal fermée par de multiple serrures. « C’est ce membre que je dois emporter. Il semble scellé, c’est perdu d’avance. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris de venir le voir de mes propres yeux. Cette mission est au-delà de mes compétences. » Il était redescendu sur terre. Si on lui en donnait les moyens, il se retirerait sur le champ. Cependant, il fut intercepté, alors qu’il s’apprêtait à déguerpir. Son homologue borgne n’en était pas un en réalité. Il avait laissé de côté sa calligraphie dans le but de remonter des bandages et laisser apparaitre un œil à la pupille rouge à trois tomoes. Il le fixait ostensiblement. Il était démasqué et prit à la gorge par l’un des plus dangereux ninjas de son temps. Danzo Shimura lui adressa une félicitation.

 

– Vraiment intriguant ! Tu résistes au genjutsu du sharingan de Shisui ! Malheureusement pour toi, tu t’es fait remarquer à l’instant même où tu as pénétré sur mon territoire. Fû, Torune, occupez-vous de lui ! J’aimerai voir de quel bois il est fait.

 

Ce qu’il venait d’affirmer était bien véridique. Le vieil homme lui avait lancé une illusion qui s’était heurté à un autre pouvoir. En effet, l’œil sous le bandeau du fils des neiges lui picotait. Le kashingan s’était activé par réflexe face à la menace imminente. Sa sensibilité aux illusions devait y être pour beaucoup. D’une certaine façon, Ryusuke lui avait sauvé la mise.

    Il n’eut même pas le temps de le remercier en pensée qu’il fut acculé. Les deux hommes de main qui étaient dans la pièce s’étaient relevés pour lui barrer la route. Faisant presque une tête de moins que lui, ils devaient être plus jeunes. Leur statut d’anbu ne lui permettait pas d’en être certain. Leurs traits juvéniles étaient cachés. Ensei avait de quoi être paniqué, seulement il ne devait pas être submergé par ses émotions. Sa survie était en jeu. Une habitude qui décidemment en faisait son quotidien. Et dans l’avenir, ça n’allait pas s’arranger. L’altercation était inévitable, le blond vénitien fermait l’accès derrière lui tandis que le brun lui coupait l’avant. Ils étaient parfaitement synchronisés dans leurs déplacements. Ensei chercha une issue. Pour cela, il décocha des étoiles ninjas sur l’assaillant devant lui. L’adolescent surentrainé dégaina un tanto sur son dos, et contra avec une facilité déconcertante. L’étau se resserrait. Ces deux experts de l’assassinat se préparaient à porter un coup direct et final. Ensei ne pouvait que le pressentir. Le brun méticuleux retira ses gants. Quant à son coéquipier, il plaça ses doigts pour former un mudra spécial. Si l’étranger demeurait passif, il n’aurait plus de fenêtre d’action. Il se décida alors de forcer le passage. Le jeune survolté se retourna et agressa le blond dans la foulée. Son doigt noir rachitique alla à la rencontre de sa boîte crânienne. La vivacité de cette attaque surprenante cloua le type de la Racine sur place, et mit ses avant-bras en opposition. Plissant les yeux dans le but de se préparer à la douleur, rien ne vint.

 

– Fû, qu’est-que tu fiches ? Le réveilla son compère.

 

Il les rouvrit instantanément. Leur adversaire s’était joué de lui par une feinte. Au lieu de poursuivre l’assaut, il concentra du chakra dans la plante de son pied afin de prendre appui sur le mur et ainsi le contourner. Il avait échappé à leurs serres, et ce par une belle pirouette. Le second combattant de l’ombre avait été plus vigilant, et avait suivi ses gestes dans le moindre détail. Il était déjà sur ses talons. Maintenant qu’Ensei avait une porte de sortie, il fallait la saisir. Il se précipita dans l’allée qu’il avait précédemment visité. Courir… Courir aussi vite que ses jambes le lui permettaient. Chaque angle de couloir se ressemblait, à en perdre la raison. Sa respiration saccadé se faisait plus forte. Il ne voulait même pas jeter un coup d’œil sur ses arrières, de peur de se ralentir. Cette mission était vouée à l’échec depuis le début. Le jeune homme crut ressentir une pression sur son bras qui s’évanouit dans la foulée. Un effleurement tout au plus. La peur aux trousses, il n’avait qu’une idée en tête, la fuite. Quitter Konoha une bonne fois pour toute.

    Il déboula proche du pont. Il avait été à deux doigts de croire qu’il n’en verrait jamais le bout. Pas le temps de se reposer, on allait lui mettre la main dessus.

 

Kuchyose no jutsu ! S’efforça-t-il de sortir de son gosier.

 

Le stress et les efforts soutenus commençaient à lui peser. Son frère de crocs et de griffes apparut pour lui apporter assistance. Sanpo, le loup gris, fit preuve de compassion envers le louveteau bleu. Il vit très bien qu’il n’était pas dans son assiette.

 

– Tu te sens bien ?

 

– Laisse tomber, aide-moi plutôt à sortir d’ici, et vite.

 

L’adolescent s’affala sur le dos du canidé. Depuis la dernière fois qu’il l’avait appelé, il avait bien grandi. Le véritable loup pouvait le porter sur son dos. Le duo de Torune et Fû les rejoignit au moment où l’intrus s’en remit complètement à son ami de fourrure.

 

– Ok, je vois le genre… Accroche-toi bien à moi ! Comprit-il au quart de tour Sanpo.

 

Il ne se répéta pas. Comme il était un animal ninja, il n’eut aucune difficulté à se hisser avec son fardeau, le long de l’escarpement et des corniches. Les shinobis à leurs trousses pouvaient le prendre en chasse, mais c’était peine perdue. Le loup avait une vitesse de déplacement largement hors de portée de la leur. En pas moins d’une seconde, il se dégagea du puits qui perçait la voûte. Cependant, ils étaient quand même en danger. Sanpo avait de l’énergie à revendre, et tel le tonnerre qui s’abat juste après la foudre, le fils d’Apache s’élança en dehors du village. S’il avait pu être repéré par qui que ce soit, cette personne n’aurait pas pu réagir. Ils étaient dorénavant hors de portée, à sillonner des mers de verdure. Sanpo lui avait sauvé la vie, il lui était redevable. Néanmoins, depuis qu’ils avaient faussé compagnie à la Racine, Ensei ne se sentait pas bien. Sa santé s’aggravait même. Un mal lui mangeait le bras jusqu’à en devenir insupportable.

 

– Fais-moi descendre, s’il te plaît, lui ordonna-t-il dans un feulement.

 

Sanpo suivit sa demande à la lettre. Ils se posèrent en pleine forêt. Aucun autre shinobi n’aurait pu les tracer, c’était une certitude. Ils pouvaient reprendre leur calme, l’esprit tranquille… à l’exception de l’humain. Cette tête brûlée souffrait le martyr. Il se réceptionna tant bien que mal sur l’herbe tendre, avec un juron.

 

– Ahh ! Bordel, qu’est-ce que c’est que ça ?!

 

Alors qu’il grinçait des dents, il releva un peu sa manche fébrilement. Ce fut la panique quand ils firent le triste constat qu’Ensei avait été touché. Une blessure plus qu’inquiétante était apparente. Une tâche mauve s’étalait sur son bras.

 

    Autre part, le contexte était nettement plus détendu. Les rizières étaient caressées par une brise légère. Sous quelques tilleuls en bordure de chemin, Bangezo prenait une pause, une de plus dirons certains. Mais celle-ci avait une saveur particulière, cela faisait près de trois ans qu’il n’avait pas sorti son museau de son terrier. À force, il devait sentir le renfermé. Sa peur des esprits s’était peu à peu atténuée et au final, il se sentait moralement prêt pour venir à la surface. L’air frais le tonifiait. Le duvet sur ses bras et sur sa nuque se leva. Il était dans une phase d’apaisement total. Toutefois cette quiétude vira en une sensation désagréable. Les ombres s’accentuèrent sous les tilleuls, et le contact d’une peau froide et huileuse monta de ses hanches à son échine. C’était long et sinueux. Une langue fourchue humecta l’air au-dessus de son épaule. Un serpent aussi gros qu’un python se mouvait sur lui dans la plus grande intimité.

 

– Je constate que tu attires la sympathie des serpents, se dévoila un nouveau venu.

 

Il était à moitié caché derrière un arbre. À présent qu’il avait prouvé sa présence, il s’avança lentement. De longs cheveu noirs ébène, une peau blanche maladive et ce regard de reptile menaçant annonçaient que Bangezo avait affaire à son collaborateur Orochimaru. Le compagnon à écailles qui avait devancé son maître continuait sa ronde sur le grisonnant. Ses anneaux se faisaient et se défaisaient au fil de la brève discussion qui allait s’en suivre. Bangezo ne se laissa pas démonter, malgré des sueurs froides :

 

– Qu’est-ce qui t’amène, Orochimaru ? Tu sors ton animal de compagnie ? Dit-il sur le ton de la dérision.

 

– Non, je suis venu t’avertir des dernières nouvelles concernant ton petit ami. Kabuto m’a rapporté qu’il a déserté sa mission. Il a échoué une seconde fois… Tu comprends ce que cela veux dire, Bangezo ?

 

– Oui, nous avions convenu que s’il ne se montrait pas coopératif avec cette chance qu’on lui offrait, on l’éliminerait, déclara-t-il les épaules tombantes.

 

– Bien. En ce moment-même, il doit être sur le voyage du retour. Tu ne t’opposeras donc pas à ma décision de lui envoyer l’un de mes associés.

 

– Non…

 

– Fort bien ! Tu ne dois pas ignorer que j’ai à ma botte, tout un village. J’en ai recruté certains qui ont les atouts pour se débarrasser de n’importe qui, dont les fortes têtes. Gonzu ? Ton ordre de mission commence dès maintenant.

 

Orochimaru avait invité à sa suite l’un de ses subalternes, celui qui avait la charge de faire disparaitre Ensei. Bangezo, couteau sous la gorge, ou plutôt serpent sous la gorge, accepta le sort de son bras droit avec fatalité. Une fois qu’Orochimaru s’était exprimé à intelligible voix, l’assassin caché dans les fourrés prit son envol sur les branches et les rochers. Un long manteau noir à capuche masqua le haut de son faciès. Les minutes étaient désormais comptées.   

 

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Un chapitre palpitant !

 

Ensei arrive à gagner des informations essentielles grâce à la Ninja des neiges reconverti, mais ça m'a étonné qu'il n'a pas tenu parole.

 

Son infiltration chez Danzo fut un échec fallait s'y attendre vu a qu'il il se confontre et de plus même si il a pu échapper à ses poursuivant, il est fortement empoisonné et le temps est compté. Surtout la personne qu'Orochimaru a envoyé pour l'éliminer...

 

Bangezo ne va t'il vraiment rien tenter ? Parce que Ensei est échec et mat dans sa situation là...

 

Bref j'attends la suite, car je vois pas comment il pourrait s'en sortir ><.

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Excellent. J'aime bien comment tu mets en scène les divers actions dans le chapitre.

 

Bon, à vrai dire je m'attendais à un autre déroulement, à une autre issue mais finalement il s'enfuit du village de Konoha et c'est arrivé plus vite que je le pensais. Malgré tout, sa situation semble critique et c'est le membre du clan de Shino qui a du le toucher je suppose mais je me souviens pas où il a pu le faire. Faudrait que je relise ça. En tous les cas je vois pas comment il peut être sauvé en l'état. Il faut absolument qu'une personne vienne à sa rescousse mais qui ?

 

C'est surement pas Bangezo qui semble résolu à le laisser mourir par le sbire de Oro. Qui se cache sous cette capuche ?

 

En fait, je pense savoir qui peut le sauver. Tobi ?

 

Edit :

 

Pour le ninja de Ame je vois toujours pas d'ailleurs. J'aimerais bien savoir de qui il s'agit  :)

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Ensei arrive à gagner des informations essentielles grâce à la Ninja des neiges reconverti, mais ça m'a étonné qu'il n'a pas tenu parole.

 

Ah, ça Ensei a perdu de son innocence, peu importe les amitiés qu'il peut tisser à présent. Il considère qu'il n'a plus rien à devoir à personne.... sauf à Bangezo pour l'instant, il lui a sauvé la vie. ^^

 

Son infiltration chez Danzo fut un échec fallait s'y attendre vu a qu'il il se confontre et de plus même si il a pu échapper à ses poursuivant, il est fortement empoisonné et le temps est compté. Surtout la personne qu'Orochimaru a envoyé pour l'éliminer...

 

Tout à fait, il était impossible qu'Ensei l'emporte, sa mission était du suicide, clairement. L'assassin d'Oto fera l'objet de ce dernier chapitre de l'arc 6.  ;) Ensei a souvent des fins d'arc mouvementées.  ;D

 

Bangezo ne va t'il vraiment rien tenter ? Parce que Ensei est échec et mat dans sa situation là...

 

Se serait une main secourable, c'est sûr et qui viendrait au bon moment. Cependant, a-t-il le courage de s'opposer à Orochimaru...

 

Malgré tout, sa situation semble critique et c'est le membre du clan de Shino qui a du le toucher je suppose mais je me souviens pas où il a pu le faire. Faudrait que je relise ça.

 

Oui exact, je ne le dis pas vraiment que c'est Torune Aburame, mais il n'y a que lui qui a pu le faire. Il le touche à peine, c'est l'effleurement que ressent Ensei dans sa course.

 

En tous les cas je vois pas comment il peut être sauvé en l'état. Il faut absolument qu'une personne vienne à sa rescousse mais qui ?

 

Pas faux, bon vous verrez que Sanpo se montrera utile !  8)

 

C'est surement pas Bangezo qui semble résolu à le laisser mourir par le sbire de Oro. Qui se cache sous cette capuche ?

 

Je ne te le fais pas dire. :-\ Bangezo a le serpent à la gorge.  ;D Sous cette capuche, ce sera un personnage inédit. 

 

En fait, je pense savoir qui peut le sauver. Tobi ?

 

Ah, pourquoi pas ? Ce serait pour préserver son adversaire dans une lutte prochaine.

 

Edit :

 

Pour le ninja de Ame je vois toujours pas d'ailleurs. J'aimerais bien savoir de qui il s'agit  :)

 

J'aurai dû placer que Chouza portait son gros sabre édenté... il s'agit de Zenji, le fou dangereux de l'examen shunin à Ame. ^^

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Je suis de retour.

 

Franchement tu deviens fort dans la manière d'évaluer toutes les situations possibles dans le récit pour nous perdre. Je pensais qu'Ensei s'en tirerait sans accomplir la mission, non ! Il fait sa mission mais veut rebrousser chemin... Sauf qu'il est pris en flag, du coup il échoue mais fuit. Deux des propositions de ton sondage dans le même chapitre, finalement, je ne savais pas comment ça allait se terminer. Et tout se termine comme tu l'avais prévu.

 

Tu nous avais dit qu'Ensei n'avait pas encore vu le coté sombre de Bangezo, on le voit maintenant. quoique, est-ce que là Bangezo montre son mauvais coté ? Oui et non... L'homme n'a pas vraiment le choix, c'est soit sacrifier son petit, soit mourir avec lui. Je me demande ce qu'Ensei aurait fait dans le cas inverse... Je ne suis pas certain qu'il aurait refusé de le faire.

 

Tu as épargné Yugao, elle ne sera pas victime d'une tragédie. Tu as réussi à la préserver, Ensei a bien joué le coup.

Pour le chapitre, je dois te dire chapeau dans le déroulé. Peut-être que mon absence a été longue... Non je ne crois pas. C'est vraiment ton style qui évolue de plus en plus. A chaque trio de chapitres tu ajoutes quelque chose, un vocabulaire, une situation décrite avec minutie.

La partie infiltration est très longue, avec toujours quelque chose de nouveau pour montrer qu'Ensei est en mouvement. C'est vraiment très fort. Pour moi qui suis assez médiocre en description, je suis impressionné.

 

Pour la suite, qu'est ce que tu nous réserves ? Je n'imagine pas que c'est la fin de l'arc. Peut-être un climax qui va durer sur trois chapitres. Le dernier combat d'Ensei, une confrontation avec Bangezo ( à mon avis, ça va bien finir, comme une fin de partenariat ) et une relance de l'intrigue. Pour la fin de l'arc je voyais bien un retour à Yuki. Mais vu qu'Ensei vise le changement du monde ninja tout entier, ça me parait compromis. On entre dans l'histoire de notre Naruto, peut-être que tu vas te servir des événements du manga pour relancer le tout. C'est un gros travail d'écriture là.

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Je suis de retour.

 

Yeah !  :)

 

Franchement tu deviens fort dans la manière d'évaluer toutes les situations possibles dans le récit pour nous perdre. Je pensais qu'Ensei s'en tirerait sans accomplir la mission, non !

 

S'il ne s'était basé que sur son intellect et sa raison, il aurait fait ainsi. C'était sans compter un autre aspect de sa personnalité : sa curiosité.

 

Tu nous avais dit qu'Ensei n'avait pas encore vu le coté sombre de Bangezo, on le voit maintenant. quoique, est-ce que là Bangezo montre son mauvais coté ? Oui et non... L'homme n'a pas vraiment le choix, c'est soit sacrifier son petit, soit mourir avec lui. Je me demande ce qu'Ensei aurait fait dans le cas inverse... Je ne suis pas certain qu'il aurait refusé de le faire.

 

Oui, son côté sombre apparaîtra dès que son plan sera révélé. On aura là sa véritable nature. A cause d'Orochimaru , il est dégoûté de devoir se séparer d'Ensei. Le jeune adolescent d'ailleurs, aurait fait la même chose c'est certain. ^^

 

Pour le chapitre, je dois te dire chapeau dans le déroulé. Peut-être que mon absence a été longue... Non je ne crois pas. C'est vraiment ton style qui évolue de plus en plus. A chaque trio de chapitres tu ajoutes quelque chose, un vocabulaire, une situation décrite avec minutie.

La partie infiltration est très longue, avec toujours quelque chose de nouveau pour montrer qu'Ensei est en mouvement. C'est vraiment très fort. Pour moi qui suis assez médiocre en description, je suis impressionné.

 

C'est un peu le domaine que j'apprécie dans l'écriture... le descriptif. je me fais d'avantage plaisir là-dedans. Et puis, si l'on a de bonnes descriptions des personnages par exemple, on est plus enclin à les travailler en profondeur par la suite.

 

Pour la suite, qu'est ce que tu nous réserves ? Je n'imagine pas que c'est la fin de l'arc. Peut-être un climax qui va durer sur trois chapitres. Le dernier combat d'Ensei, une confrontation avec Bangezo ( à mon avis, ça va bien finir, comme une fin de partenariat ) et une relance de l'intrigue.

 

Pas faux. Tu comprends à l'avance ce qui va arriver dans pas longtemps...

 

Pour la fin de l'arc je voyais bien un retour à Yuki. Mais vu qu'Ensei vise le changement du monde ninja tout entier, ça me parait compromis. On entre dans l'histoire de notre Naruto, peut-être que tu vas te servir des événements du manga pour relancer le tout.

 

Yuki, non, du moins pas tout de suite. Le village se rétablit, se renforce même avec Black et Esméralda comme chefs. S'en prendre à un village est encore trop tôt, les préparatifs d'abord.

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6.16 Le charmeur et son cobra    

 

    La situation était grave. Depuis que Sanpo le loup gris l’avait déposé au milieu d’une forêt, Ensei sentait le restant de ses jours partir en fumée. Plus le temps passait, et plus ce poison se propageait dans son bras. La douleur n’en était que plus vive. Le jeune Makusa qui avait été traumatisé durant son enfance, avait le plus grand mal à se contenir, et à faire abstraction de ce qu’il endurait. Sanpo compatissait, malgré le fait que ses agissements le dépassaient. Le canidé n’était pas du genre à sacrifier ses compagnons pour une idéologie. La famille avant tout, et c’était pour cette raison qu’il ne rejetterait pas son frère adoptif, peu importe le mal qu’il faisait autour de lui. C’était une règle implacable des loups du mont Bakufujo. Peut-être devait-il la réviser… pour l’heure ce n’était pas la question ! Ensei avait à tout prix besoin d’aide. Son paternel à la crinière blanche aurait pu le soulager grâce à ses techniques médicinales basées sur les vapeurs, mais ils étaient trop loin de leur patrie pour lui prodiguer ce genre de soins. De plus, il n’était pas sûr que ce soit si efficace que ça face au mal qui rongeait son ami humain. Tandis que le garçon espion se morfondait dans la terre humide, tout en se tenant le membre endolori, le vrai loup se rapprocha à pas mesurés. Il ne voulait surtout pas le brusquer, par contre il avait impérativement besoin de son soutien. Il tendit son cou, et remua sa truffe au-dessus de cette blessure violacée et purulente. Il la renifla. Son odorat était puissant, il pouvait peut-être l’aiguiller sur ce qui le tourmentait. Cette odeur… elle lui disait quelque chose, du moins c’était assez ressemblant. Au bout du compte, il s’arrêta sur son premier sentiment, aussi invraisemblable soit-il. Il lui en fit part :

 

– Ton organisme est infesté par des insectes… ils sont microscopiques.

 

Ensei n’était pas en condition pour réagir à ce qu’il venait de lui diagnostiquer. Il était plutôt tiraillé par ce qui lui enflammait le bras, les mâchoires contractées, les yeux perlés de larmes. Il n’en pouvait plus. Comme s’il s’habituait à la souffrance, une fausse impression, il se redressa et fixa un Sanpo attristé, les oreilles affaissées. L’azuré était tout transpirant. Il s’adressa au loup en articulant clairement, comme si chaque mot était le dernier.

 

– Sanpo, tu dois t’en aller.

                       

Sur l’instant, il ne le crut pas sérieux. Il continua à le surveiller de ses grands yeux bleus. Malgré son état, Ensei se fit plus autoritaire. Il n’avait aucune envie d’être pris en pitié, il s’en tirerait seul, ou bien succomberait seul.

 

– Va-t-en, tu m’entends !

 

Même si son cœur lui imposait le contraire, Sanpo n’avait d’autre choix que de se soumettre à ses exigences. Il lui avait parlé sur un ton dur, à la limite de la rupture. Mais il mit cet écart de comportement sur le compte de l’infection de ces insectes. À moitié déçu, et d’autre part inquiet, il se retira, rompant le sort d’invocation.

    Ensei n’avait plus de temps à perdre. Ce qu’il s’apprêtait à faire, Sanpo n’aurait pas pu le cautionner. Au début, il fit une tentative désespérée en se fabriquant un garrot. Il le desserra bien vite vu que ça ne freinait pas la contamination. Ces neurones s’affolèrent, il manquait de temps. Au bout du compte, il ne pouvait envisager qu’une seule solution. Il tenterait le tout pour le tout. Appliquant sa main la plus valide sur le bras meurtri, il ferma les yeux. Modelant son chakra, il se prépara à encaisser l’électrochoc. Sans se soucier d’avantage pour sa vie, il s’infligea des pulsations de courant électriques. La douleur était encore plus horrible, de la souffrance à l’état pur. C’était comme s’il était torturé sur une chaise électrique sauf que personne d’autre que lui n’était aux commandes. Il s’automutilait, un mal pour un bien. Une folie si cette méthode suicide n’était pas efficace. Le bonhomme se mordait les lèvres afin de ne pas laisser échapper ses cris plaintifs. Cette maltraitance sur son corps juvénile finit par devenir insoutenable. Il perdit pied, et rentra dans un état second, au bord du coma. Il ne se sentit pas s’effondrer, d’abord à genoux, puis l’épaule en avant. Les sensations propres à la forêt s’évanouirent. Il s’était libéré de ses chaînes.

    Le bruit gênant de l’air qui s’infiltre entre les touffes d’herbe s’insinua dans ses oreilles. Ce ne fut pas suffisant pour l’éveiller totalement. Un brin verdoyant dut lui chatouiller les narines, pour qu’il reprenne vie, l’air rentrant à pleins poumons. Il était parti loin dans son sommeil profond, et le retour à la réalité avait été comme s’il avait émergé de l’eau. Il était encore tout secoué, parcouru d’électricité statique. Il remua les membres qui avaient été tétanisés par son chakra foudroyant. Il avait de petits yeux, soudain il se rappela ce qu’il l’avait amené à une telle extrémité. Son bras, dans quel état était-il ? Il l’inspecta soigneusement. Il fumait, et sentait légèrement le roussi. Il n’avait rien de fracturé par contre, la peau et la chair avaient morflé. Il sortit de sa trousse de secours un onguent qui apaisait les brûlures, et pansa son bras en espérant qu’il se rétablisse. « Si je ne me ménage pas, je vais finir en pièces détachées, déjà que j’ai sacrifié un œil. » L’apparence de vieux ninja égratigné par le temps et la guerre qu’était Danzo lui revint en mémoire. À force d’être imprudent, lui non plus ne ressemblerait plus à rien. Néanmoins, l’essentiel avait été accompli. Ces nano-insectes avaient péri, grillés par l’énergie qu’il avait dégagé. À présent, il fallait se relever et se rapatrier au pays des rizières. Il avait hâte de revenir auprès de Bangezo et lui demander des éclaircissements sur cette mission suicidaire.

 

    Alors qu’il s’était remis en marche, il pria pour que la Racine ne remonte pas sa trace à l’aide de traqueurs. Sanpo l’avait escorté bien loin de Konoha. Il ne s’était pas ménagé, et il lui en était redevable. Pour le coup, avec ce qu’il venait de s’infliger, il voyagerait en toute tranquillité, sans se presser. Il était encore chamboulé mais peu lui importait. Il devait rentrer au bercail, et profiter d’un repos mérité. En attendant, il se décontracta au fur et à mesure qu’il avançait sous les frondaisons. La clarté chaleureuse du soleil renforçait le vert chlorophyllien des feuilles. À l’ombre, il faisait bon. Avant que le jour ne décline, il prit une pause de quelques minutes, s’assit sur un tronc couché et fouilla dans ses affaires. Il dénicha le précieux Bingo Book de l’ANBU que lui avait fourni Yugao. Avec un certain engouement, il l’ouvrit et parcourut la partie qui correspondait au  rang S. Les ninjas renégats les plus dangereux y étaient fichés, c’étaient de tels potentiels qu’il recherchait. Il fit une rapide sélection, et déchira quatre pages qu’il conserva de côté. Cette pêche aux infos dans ce foutu village avait au moins été bénéfique. Il s’était suffisamment attardé dans le but d’étendre ses gambettes. Le soir allait le surprendre.

    Les trouées ensoleillées s’affaiblirent, ce qui ne le fit pas accélérer pour autant. Si le besoin s’en faisait sentir, il s’établirait sous les arbres pendant la nuit. Désormais, il était hors de portée. Pourtant, il avait comme la mauvaise impression qu’on l’épiait. C’était léger, et si cela avait été un utilisateur de chakra, ses sens affûtés l’auraient perçus à un moment donné. Ce qui le surveillait soit dans les taillis soit dans la canopée, était plus vicieux, sournois. Il échappait aisément à ses observations. Tant pis, il n’aurait aucun problème, si cette chose gardait ses distances, et de toute façon, il voyait enfin le bout du tunnel. L’arc du coucher de soleil disparaissait dès lors qu’il atteignit la lisière de ces bois interminables. La fraîcheur de cette fin de journée lui fit un bien fou. Fixant le trait d’horizon, il évalua la distance et le temps qu’il lui faudrait pour rejoindre la frontière. Il reconnaissait la topographie. Il y était proche, et il était sûr de lui. Cette bouffée prise en pleine figure lui avait fait oublier ses tracas de ces derniers temps. Cependant, il aurait dû se tenir un peu plus aux aguets. L’être camouflé qui avait su passer outre sa vigilance, le saisit et l’entraina en arrière. L’effroi traversa le corps entier d’Ensei qui se retrouvait happé, au milieu des ronces et des bosquets. Ce n’était pas un prédateur normal, doté d’une force largement supérieure. Telle une souris coincée entre des crocs, il chercha par tous les moyens une échappatoire. De sa main valide, il cogna ce gros museau rigide. Le monstre insensible continua à le tirer. Décidément, il devait se montrer plus convaincant, de ce fait il expulsa un courant raiton dans sa gueule particulièrement résistante. Le choc eut l’effet d’un taser ce qui incita la créature à se rétracter. Elle relâcha sa proie. Ensei se remit debout, il n’avait rien de casser. Ce chasseur devait jouer avec lui, sinon il aurait été plus gravement atteint. Son gilet avait été arraché. Pire ! Au niveau de l’épaule, il se mettait à fondre sous l’effet corrosif d’une salive venimeuse. Il enleva d’emblée l’étoffe qui faisait remonter des odeurs de soufre. Il était sur le qui-vive, le kunai paré à toute éventualité. Plus rien ne filtrerait. Au milieu des séquoias, il discerna des sons, mélodieux, ceux d’une flûte, un bansûri plus exactement. La mélopée était faiblarde, et accompagnait le bruissement des feuillages. Laissant ce détail dans un coin de sa cervelle, Ensei se reconnecta sur cette bestiole agressive. Elle l’avait dans sa ligne de mire, lui en revanche avait sa vision entravée par la tombée de la nuit sous la forêt. Conscient qu’il ne tiendrait pas longtemps dans ces conditions, il se munit d’un gourdin sec et l’alluma à l’aide d’un briquet qui constituait son sac de survie. Ce foyer de lumière mit en évidence ce qui le traquait. S’entrelaçant dans les branches, un animal reptilien le surplombait, prêt à bondir de son perchoir. Il s’agissait d’un cobra gigantesque ! Noir, son capuchon peinturluré de symboles rouges et violets, le mettait à son avantage dans un endroit aussi enténébré. « D’où vient-il ? » Les réponses devaient attendre, le combat s’enclencha de plus bel. Ce cobra s’enhardit et tous crocs dehors plongea sur ce bout de viande. Ses dents ciselées suintaient d’un poison vert qui agressait la rétine. S’il se faisait mordre, s’en serait fini de lui. Un terrible jeu du chat et de la souris se lança, un jeu de vie et de mort. Le gros serpent était celui qui avait tous les avantages pour lui. Sinueux, ses mouvements étaient difficiles à prédire. Ses attaques partaient au quart de tour. Pourtant, il échouait systématiquement. Comment cela était-il possible ? Ensei n’était pas en reste, il voyait clair dans ses approches sournoises. En conséquence, il les déjouait adroitement. Plus petit, il se faufilait un peu partout. Sautillant de branches en branches, il provoquait le cobra. Il alla jusqu’à glisser sur ses lisses écailles.  Toutes ses esquives étaient calculées, depuis qu’il était au service de Bangezo, il avait gagné en assurance, et prenait confiance en ses capacités tandis qu’il progressait physiquement et sur le plan de la vitesse. Le shinobi de Yuki n’était pas que sur la défensive, dès qu’il le pouvait, il envoyait une salve de kunais et shurikens. Les projectiles étaient bien entendu inutiles. Comme pour impressionner, le cobra déployait sa membrane autour de la tête qui formait un bouclier imposant. Ensei procédait ainsi, simplement pour l’occuper. En attendant, il était absorbé par ce que signifiait cette drôle de situation. « Un tel spécimen ne devrait pas exister dans la région. On aurait dû en entendre parler. Donc, je ne vois qu’une raison pour qu’il soit là : il a été invoqué. Son invocateur doit être dans les parages… la flûte continue de jouer, je suppose qu’il y a un lien avec le serpent, sinon je devrai déjà être à sa merci. » il se décida à changer de site, sautant dans les arbres en sollicitant le moins possible le membre brûlé. Le reptile rampant le poursuivit dans la foulée. « Il contrôle via hypnose son invocation, et lui fait faire la sale besogne grâce à sa musique. Je sais comment je vais le retrouver, sa technique est défaillante. Néanmoins, je dois vérifier certaines choses… » Planifia-t-il tout en lorgnant le cobra à ses trousses.

    Les minutes s’égrainèrent, et le shinobi à la tignasse bleu ciel persévérait dans sa fuite. D’un œil extérieur, c’était ce que l’on pouvait déduire. Cependant, il en était autrement. Le jeune homme d’expérience, suivait une piste toute faite, celle des notes envoûtantes de cette flûte. Elles ricochaient contre les troncs, sous la forme d’un écho qu’il pouvait facilement tracé. Pour le moment, tout se déroulait comme prévu. Il serait sur son adversaire caché très bientôt. « Il doit être assez loin pour ne pas voir opérer son invocation, seulement il ne doit pas non plus être trop éloigné s’il veut que sa musique atteigne son serpent. » Le périmètre de recherche était donc réduit. Il était sur la bonne voie car la mélodie gagnait en volume, devenait plus présente a tel point qu’Ensei se demandait parfois si le musicien n’était pas terré dans un buisson tout près de lui. Il n’était pas si loin de la vérité. À une poignée de mètres, son vis-à-vis fit son apparition. Un type revêtu de son manteau noir à capuche. Il était inexpressif là-dessous, son pipo faisant vibrer des sonorités aigües. Apparemment, comme il était pleinement concentré, il ne le vit pas arriver. Une chance qui ne se présenterait pas deux fois. Le plus impétueux des deux assassins se jeta sur l’autre. Il le poignarda par l’avant tandis que le flûtiste n’avait même pas pris la peine de bouger. Un comportement irrationnel. Le doute s’instilla en Ensei alors qu’il avait déjà accompli son méfait, le métal sombre mordait le ventre de la victime. Sauf que l’abdomen de la personne gonfla… ce n’était qu’une poupée piégée à l’effigie de son concepteur. Elle éclata, délivrant une pluie de kunais acérés. Ensei ne pouvait qu’accuser le coup, et se faire trouer de toute part.

    La vraie menace avait pris ses aises à une cinquantaine de mètres de là. Il avait déroulé un tapis, et s’y était installé après qu’il ait appelé son énorme serpent. Il soufflait dans son bansûri pour que reptile fasse tout le travail. L’élimination à distance était sa spécialité. L’acide que projetait son cobra suffisait à faire disparaitre une dépouille. Assis, les jambes en équerre, il continuait son solo sereinement. Sa cape préservait son anonymat. Il n’y avait qu’une note violette cousue sur l’habit qui indiquait d’où il venait. Sinon peu d’éléments ressortaient de son apparat, des mains basanées, ridées par le temps, une bouche aux lèvres fines posée sur l’embouchure de l’instrument à vent, et un menton qui se prolongeait par une barbiche grise nouée par un élastique. À chacun de ses combats, il combattait pieds nus, une forme de superstition. Ou alors il montrait ainsi son respect envers sa cible. Quoi qu’il en soit, il resterait fidèle à lui-même, il ne lui laisserait aucun moyen de s’en tirer. Tenant ferme ses convictions, il faillit manquer un détail : il avait attaché à son gros orteil un fil de fer tendu. Il venait de se rompre, le signal que son double avait joué son rôle jusqu’au bout.  « Mm… il est tombé dans le panneau. Il l’a payé de sa vie. Il est temps que j’aille voir ce qu’il en reste. » Plus par intérêt de finir le couplet qu’autre chose, sa prestation s’éternisa sur quelques noires et croches. Il allait ranger ses affaires quand tout à coup on se rua sur lui. il dût encaisser un assaut furtif, et réagir désespérément. Une frimousse encadrée de mèches azures l’avait pris au dépourvu. Il plaça son instrument face à lui afin de contrer l’arme blanche qu’il tenait. En temps normal, les deux outils auraient seulement tinté dans un fracas. Là, l’avantage tourna à l’assaillant chevelu qui fendit en deux la flûte. Un coup de maître, en revanche ce qu’il entreprit  avec sa deuxième main bandée tomba à l’eau. Il avait essayé d’attraper cet homme qui recevait ses ordres d’Orochimaru. Il ne réussit pas à l’agripper avec fermeté, ce qui permit à ce Gonzu de se défaire de son étreinte. Le charmeur de serpents se mit en retrait dans le but d’évaluer celui qui l’avait pris en traitre. Ce jeune ninja était sa cible, ce Ensei qui travaillait de connivence avec Bangezo. C’était surréaliste, il n’aurait pas dû survivre.

 

– Comment se fait-il…

 

– Ah, tu dois te demander comment j’ai pu m’en sortir indemne, le coupa le garçon effronté. C’est pourtant la simplicité même, vous les pros du meurtre, vous n’avez jamais appris à faire apparaitre des clones ?

 

– Alors comme ça tu t’es servi d’un double, mais ça n’explique toujours pas comment tu as su pour mon piège…

 

– C’était malin de votre part, je l’avoue… La faiblesse de votre technique de manipulation de l’invocation réside sur la mélodie de votre flûte. On peut facilement remonter à sa source. Un expert comme vous, avait obligatoirement pallié à ce défaut. Une solution qui permet de dépenser le moins de chakra, est d’orienter le traqueur sur une fausse piste. Comme vous utilisez le son, c’était un jeu d’enfant pour vous de m’embrouiller avec l’écho, et de m’amener là où vous le vouliez.

 

– Tu en as déduis tout ça, rien qu’en te basant sur des suppositions sur mon niveau ? S’étonna-t-il.

 

Ensei ne préféra pas daigner répondre. Ce vulgaire assassin ne pouvait pas comprendre la portée de ses raisonnements. Par contre, ce qui apparaissait clair pour Gonzu c’était que ce bout d’homme était largement plus intelligent que ses prédécesseurs. Il lui faudrait se salir les mains, et cela ne le rebuta pas plus que ça. Il ne se laissa pas attendrir par cette bouille d’ange, et mit en évidence un gros couteau de sous sa veste.

 

– Très bien, tu t’es montré à la hauteur de mes attentes, même plus encore. Seulement ne crois pas que je m’en tiendrai là ! Je n’ai jamais abandonné une mission.

 

Il le savait, son corps à corps surpasserait celui de ce garnement. Sa formation et son expérience acquise le mettait au-dessus de ce gringalet. Il fallait qu’il en finisse, avec panache et sans bavure. Il prit appui sur la terre meuble, sauf qu’il fut interrompu. Les broussailles s’agitèrent, les branches au-dessus de leurs têtes claquèrent. Il avait oublié son cobra géant ! Suivant de près le petit de Yuki, il les avait rejoint. C’était une aubaine pour l’invocateur, il en sourit. Sauf qu’il le perdit vite, son animal ne l’aiderait pas, au contraire ses crocs qui éclaboussaient de venin lui étaient destinés ! il se retournait contre son maître ! Il devait trouver une solution sans plus tarder. En plus de ça, l’adolescent prévoyant se plaisait à le rabaisser par ses paroles narquoises.

 

– Oh, on dirait que l’on ne peut même plus se fier à ses petits protégés…

 

Pas le choix, l’individu à la barbichette rompit la technique d’invocation au dernier moment. Comme la bête avait été massive, un large rideau de fumée la remplaça. Le charmeur au pipo n’avait fait que subir et empêcher d’être débordé depuis qu’Ensei l’avait débusqué. Le shinobi censé être la victime profita de ce brouillard passager pour venir par derrière. Deux poignards ninjas dans les paumes, il les ficha dans les avant-bras du ninja d’Oto, à des points sensibles pour qu’il ne puisse plus les lever. Gonzu était le grand perdant.

    Privé de ses jutsus et son taijutsu, il ne pouvait qu’abdiquer. Néanmoins, il voulait des réponses sur le piège qu’il lui avait tendu :

 

– Vas-y, j’écoute tes explications…, s’assombrit-il sous l’ombre de son manteau.

 

– Tu sais déjà comment je t’ai trouvé…

 

– Oui mais comment as-tu fait pour que Kurohebi s’en prenne qu’à moi ?! S’emporta-t-il.

 

– Ah oui, en fait je me suis posé une question dès le début alors que j’étais aux prises avec ton cobra. L’invocateur était trop éloigné pour qu’il soumette des ordres précis à sa créature. Donc, tu as dû simplement lui en transmettre un simple, comme celui de m’anéantir. Ensuite, alors que je le fuyais, j’ai compris qu’il arrivait à ne pas perdre ma trace. Il était probable que ce soit mon odeur, mais j’ai pensé à autre chose… Le venin.

 

Gonzu fit les gros yeux.

 

– J’ai gardé exprès le bout de mon gilet qu’avait arraché ton serpent. Il est encore atteint de ce poison, et devine où je l’ai déposé…

 

– Dans une poche de mon vêtement… Tu l’as fourré là juste après que tu es brisé ma flûte.

 

– Exact. J’ai fait semblant de rater mon coup. Ainsi, ton cobra excité par sa sécrétion a jeté son dévolu sur toi. S’en suit par la suite mes actions qui t’ont conduites à ta perte.

 

– Ta stratégie force le respect. Je n’aurai jamais pu rêver meilleur adversaire.

 

– Avant qu’on en finisse, déclara-t-il sans état d’âme, je vais te faire une confidence. Te révéler pourquoi tu avais perdu d’avance.

 

L’encapuchonné lui tendit une oreille attentive.

 

– Pour qui te bats-tu ? Enchaina-t-il par une question.

 

– Tu aimerais le savoir, n’est-ce pas ? Je ne te dirai rien à ce sujet.

 

– Ce n’est pas grave, rien que le fait que tu travailles pour quelqu’un signe ton arrêt de mort.

 

– Et toi ? Tu ne fais pas pareil avec Bangezo ?

 

– Non, pas vraiment. Je profite simplement de son hospitalité. Ce qu’il te manque, c’est de l’ambition. Je pense que l’on a suffisamment bavardé, j’en apprendrai plus en farfouillant dans ton crâne.

 

Ce que s’apprêtait à faire ce personnage machiavélique était clair comme de l’eau de roche. Gonzu ne devait en aucun cas lui donner l’occasion de puiser dans sa tête des informations compromettantes. Ensei prépara son index quand son jouet manchot se donna lui-même la mort. Il retenait une capsule du venin de son animal  sous son palais. Il la croqua sans une hésitation. Mieux valait passer sur l’enfer qu’il vécu durant les instants avant de trépasser pour de bon. Aux yeux d’Ensei, il n’était qu’un idiot qui se contentait d’offrir ses services à un autre. Il était limité, embrigadé. Le Makusa n’agirait pas ainsi envers ceux qui lui seraient reconnaissants. Ne voulant pas voir l’écœurant spectacle d’un homme aux organes qui se désagrègent, il brûla le corps. Dans un même temps, il profita de ce bûcher pour jeter le bingo book dans les flammes. Il en avait retiré l’essentiel, quatre feuilles qu’il avait rangé précieusement. Il se perdit un peu dans ses réflexions. Cette altercation avec cet opposant avait été riche en renseignement. Il lui avait demandé qui l’avait envoyé commettre ce crime, ce qui se solda par une impasse. En réalité, il le savait déjà. Ce shinobi était du village caché du Son, issu du pays qui l’hébergea ces quatre dernières années. Le lien fut vite établi avec cette énigmatique personne qui coopérait avec Bangezo Hedôn. « Ce scientifique veut ma peau, et pour ne rien arranger, il a le bras long. La mission suicide et cet assassinat orchestré en sont des preuves flagrantes. D’une manière ou d’une autre, Bangezo y est mêlé et a approuvé mon exécution. Il est temps que je règle mes comptes avec lui, j’en ai marre de ses coups bas et de ses cachotteries. C’est décidé, je mets fin à notre partenariat ! »

 

    Deux journée bien remplies furent nécessaires pour que le voyage touche à son terme. Elles étaient aussi nécessaires  pour qu’ils se détendent ne serait-ce qu’un peu. Ses marches nourrirent sa rage et ses pensées fulminantes. En outre, lors de ses heures plus posées, il réfléchissait à son discours de démission. En gros, son esprit était accaparé. Il n’eut pas à se soucier de nouveaux guet-apens, et se faufila sous une trappe entre deux rochers, un accès direct à ce tourbillon de tunnels qu’avait creusé son meneur grisonnant. Il ne fut pas assailli par ce dernier dès son arrivée. Tant mieux, il avait l’intention d’engager le dialogue par des reproches. Son ravissement et ses manières courtoises auraient freiner son déballage de sac. Avant toute chose, il se permit une halte dans sa chambre. Il jeta un œil dans un tiroir et en sortit une grande enveloppe. Il y déposa les fiches qu’il avait récupéré du bingo book. D’autres documents de même teneur étaient conservés à l’intérieur. « J’ai tout ce qu’il me faut à présent, je peux aller le retrouver. » Il glissa l’enveloppe sur lui et s’en alla d’un pas décidé. Sur motivé, il ne prit pas la peine de regarder les allées et les salons qu’il empruntait. Il alla droit au but.

    Suivant les résidus de chakra de ce scientifique, il fit irruption dans une vaste pièce en forme de dôme. Il ne lui semblait pas reconnaître cette partie de la base. Il n’avait pas réussi à en faire le tour vraisemblablement. De toute façon, ça n’avait plus d’importance, il faisait ses valises. Sur son chemin, au centre de cette aire dégagée, un trône de cuivre et d’étain y avait été placé. Le dossier s’élevait jusqu’au sommet de la voûte en des tuyaux de plomberie. Bangezo flânait comme d’habitude sur ce siège de roi, de seigneur des plombiers et des zingueurs. Du moins, c’était comme ça que le percevait l’esprit sarcastique du louveteau. L’adulte releva la tête, émerveillé, presque hébété quand il reconnut la tignasse.

 

– C’est toi ? Tu es vivant ?

 

– Bangezo ! Grogna fortement le plus jeune en ignorant sa confusion qui ne faisait que l’énervait.

 

– Ensei ! Je t’en supplie, avant que tu ne me craches toutes les insultes que je mérite, je dois te faire une annonce importante !

 

Ensei ralentit, intrigué par ce comportement implorant.

 

– Mon plan, notre plan… Il est opérationnel ! Je vais lancer les machines ! Exulta-t-il en faisant le singe sur son fauteuil. 

 

 

FIN de l'arc 6 À l'ombre de la Science

 

 

ANNONCE : Comme je commence à perdre un peu l'envie de poursuivre la fiction, je vais l'arrêter là. Ce ne sera pas définitif, je pense que je la reprendrai comme je n'aime pas laisser un écrit inachevé, mais voilà pour l'instant je m'en tiendrai là. Vous vous doutez que la pause sera très longue, mais c'est un bien pour un mal, on va dire. 

Je reste dans les parages de la section bien entendu, et vous souhaite une bonne continuation sur vos fic respectives.

 

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Ce fut une très belle fin d'arc !

 

Je crois que c'est le plus beau combat que nous as démontrés Ensei face au sbire d'Orochimaru, chapeau ! Je dirai même que c'est aussi son plus beau coup de stratégie, ce fut excellent.

 

Je retiens aussi le fait, qu'il a su bien résoudre le problème du poison contenu dans son corps, et ce fut bien pensé d'utiliser le raiton sur lui pour se débarrasser des micro-insectes, avec le feu ça aurait été beaucoup plus rude :P.

 

Mais ce chapitre fut très bon dans son ensemble du début à la fin. Le seul reproche c'est que tu devrais espacer tes paragraphes pour qu'on est plus d'aisance à suivre la ligne de lecture² ;D.

 

Bangezo a enfin mit son plan en marche, tout est prêt le prochain arc risque d'être énorme.

 

Sinon moi je te conseille de prendre ton temps pour écrire la suite, il ne faut jamais se forcé dans l'écriture d'une oeuvre, le temps fera le nécessaire et il en sera que meilleur.

 

Donc j'attends le prochain arc quand tu le seras !

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Excellent comme chapitre !!

 

J'ai vraiment été pris dans la course folle de Ensei et le suspens instauré depuis le précédent chapitre et je me rends compte que je sous estime encore bien trop le héros parce qu'il arrête pas de me surprendre. Intelligent et surtout déterminé il a fait preuve de beaucoup de sang froid pour sortir vivant de toutes les épreuves qui lui étaient imposées. Rien que se débarrasser des insectes des Aburame c'était quelque chose. D'ailleurs très bien retranscris puisque je sentais réellement la tension notamment avec Sampo où ce dernier cherchait seulement à l'aider. D'ailleurs il a réussit puisque s'il n'avait pas dit que c'était des insectes qui étaient présents dans sa chaire, c'était pas sur que Ensei l'aurait su et aurait entrepris une torture !!

 

Malgré cette péripétie j'attendais encore la confrontation avec le sbire de Orochimaru aperçu plus tôt et là c'était tout bonnement parfaitement réalisé. Les combats que tu fais ne sont jamais très longs mais ils ont une telle cohérence et un tel rythme à l'image du manga Naruto que je peux qu'adorer. Et comme c'est toujours des coups sournois et stratégiques qui sont mis en place ça fait que rendre le tout encore meilleur.

Ensei a vraiment bien joué le coup surtout que ça devait pas être facile pour lui de faire face à un adversaire aussi dangereux dans son état et pourtant il a réussit à garder toute sa tête.

 

Tout ça l'amène à rompre son alliance avec Bangezo toutefois l'annonce à la fin pourrait le faire encore changer d'avis. Moi je pense qu'il va être curieux et attendre avant d'exprimer son mécontentement !!

 

Le plus décevant au final c'est que tu t'arrête, j'espère momentanément puisque avec ce chapitre comme les autres d'ailleurs ce serait un gâchis.

Enfin si ça te permet d'avancer sur tes autres projets tant mieux.

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Ensei qui s'en tire encore pas mal, je suis content pour lui. Je commence à l’apprécier de plus en plus. Son combat contre le charmeur de serpent était bon et pourtant je ne m'y attendais pas. Au départ je me demandais où tu irais et finalement, c'est génial. On voit ce que tu fais depuis maintenant plusieurs livres, tout est question de stratégie. Un peu comme au début de Naruto, mais aussi à la HxH ( de ce que je m'en souvienne, vu que j'ai maté ça il y dix piges ). Le principe de donner un ordre à son serpent dans le genre "Tue tout ce qui bouge" me rappelle les principes du nen.

Ensei est à la recherche de combattants, est-ce qu'il va enfin recruter ? Je pense qu'il va commencer mais quid de ceux qu'il a déjà rencontré par le passé ? J'espère en revoir certains. Si il a pris les mecs du rang S, c'est pour leurs capacités, donc il prévoit quelque chose, un gros coup, mais quoi ?

 

J'ai aimé la fin car elle nous rappelle la relation entre Bangezo et Ensei. Le duo est toujours aussi énorme et je les trouve touchants. Il n'y a rien à y faire, je m'adoucis je crois. La fin du chapitre est un cliff, et si je m'en souviens bien, ça doit être que la deuxième fois que tu finis un livre comme ça. Il faudrait que je regarde mais tu places toujours un léger épilogue. C'est ce qui est intrigant et laisse une sensation d'inachevée... A moins que ce soi fait exprès.

 

 

Je pensais que l'on aurait droit encore à deux chapitres après celui-là. Je me suis trompé encore une fois. Je ne sais pas quoi dire sur cette fin d'arc. D'un coté, la fin aurait pu se suffire à elle-même, tu avais bien agencé le tout pour conclure une partie de l'histoire. De l'autre, on voit ton projet, tu avais surement prévu quelque chose d'énorme mais ça devient dur d'enchainer les chapitres.  L'impression est mitigée, je suis entre l'envie de savoir, l'envie de féliciter et la tristesse de voir que ça devient dur pour toi. Mais bon, je sais que tu as beaucoup à faire et que tu as d'autres choses à proposer entre temps.

 

Quand tu reviendras, et tu reviendras, j'aimerais te voir un peu plus décomplexé. J'avais l'impression que tu t'amusais quand tu écrivais et ajoutais des personnages de partout. Mais je vois que tu fatigues un peu. Donc, concentre toi sur tes projets, et reviens mais cette fois détends toi que ce soi sur le fond de tes histoires ou sur la forme. Parce qu'on le voit, tes chapitres, ton vocabulaire, les scripts, ça prend énormément de temps à faire et à reflechir. J'espère te lire ici sur quelque chose de plus simple, pour le fun, un one shot ou une histoire un peu plus libérée et sans contraintes.

 

J'attends toujours l'histoire sur ton héros surpuissant qui combattra d'autres tarés dans son genre. ^^

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