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bloody pulp

Les enfants des neiges [Naruto] (déconseillé aux -12)


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Je crois que c'est le plus beau combat que nous as démontrés Ensei face au sbire d'Orochimaru, chapeau ! Je dirai même que c'est aussi son plus beau coup de stratégie, ce fut excellent.

 

C'est sûr que niveau intelligence et mise en place de la stratégie, Ensei a fait encore plus fort. Ce fut plus compliqué de mettre le doigt sur les travers de son ennemi bien plus aguerri. 

 

Je retiens aussi le fait, qu'il a su bien résoudre le problème du poison contenu dans son corps, et ce fut bien pensé d'utiliser le raiton sur lui pour se débarrasser des micro-insectes, avec le feu ça aurait été beaucoup plus rude :P.

 

Oui heureusement qu'il sait manipuler le raiton avec finesse.

 

Mais ce chapitre fut très bon dans son ensemble du début à la fin. Le seul reproche c'est que tu devrais espacer tes paragraphes pour qu'on est plus d'aisance à suivre la ligne de lecture² ;D.

 

Il faut que j'y pense pour les arcs suivants, et mêmes pour les fics.

 

J'ai vraiment été pris dans la course folle de Ensei et le suspens instauré depuis le précédent chapitre et je me rends compte que je sous estime encore bien trop le héros parce qu'il arrête pas de me surprendre. Intelligent et surtout déterminé il a fait preuve de beaucoup de sang froid pour sortir vivant de toutes les épreuves qui lui étaient imposées.

 

Si tu continues à le sous-estimer, tu risques de retomber dans le piège !  :) Mais je peux quand même le comprendre, ses objectifs sont trop grands pour qu'ils s'accomplissent sans gêner le cours normal du manga. Donc forcément, on s'attend à ce qu'il échoue à un moment donné.

 

Rien que se débarrasser des insectes des Aburame c'était quelque chose. D'ailleurs très bien retranscris puisque je sentais réellement la tension notamment avec Sampo où ce dernier cherchait seulement à l'aider. D'ailleurs il a réussit puisque s'il n'avait pas dit que c'était des insectes qui étaient présents dans sa chaire, c'était pas sur que Ensei l'aurait su et aurait entrepris une torture !!

 

Il peut dire un grand merci à Sanpo, c'est vrai, un fidèle ami qui a été renvoyé avec colère.  :(

 

Malgré cette péripétie j'attendais encore la confrontation avec le sbire de Orochimaru aperçu plus tôt et là c'était tout bonnement parfaitement réalisé. Les combats que tu fais ne sont jamais très longs mais ils ont une telle cohérence et un tel rythme à l'image du manga Naruto que je peux qu'adorer. Et comme c'est toujours des coups sournois et stratégiques qui sont mis en place ça fait que rendre le tout encore meilleur.

 

Les stratégies, et les combats ninjas me manquent depuis quelques temps...  :(

 

Tout ça l'amène à rompre son alliance avec Bangezo toutefois l'annonce à la fin pourrait le faire encore changer d'avis. Moi je pense qu'il va être curieux et attendre avant d'exprimer son mécontentement !!

 

Oui pas faux, Bangezo a le don d'attiser les curiosités. Et en la personne d'Ensei, il y a trouvé un bon spectateur.

 

Le plus décevant au final c'est que tu t'arrête, j'espère momentanément puisque avec ce chapitre comme les autres d'ailleurs ce serait un gâchis.

Enfin si ça te permet d'avancer sur tes autres projets tant mieux.

 

Ce ne sera que momentané, après dans combien de temps, je ne saurai le dire.

Et oui, mes projets avancent bien aussi, j'en suis au tome 2 de ma saga.

 

Je commence à l’apprécier de plus en plus. Son combat contre le charmeur de serpent était bon et pourtant je ne m'y attendais pas. Au départ je me demandais où tu irais et finalement, c'est génial. On voit ce que tu fais depuis maintenant plusieurs livres, tout est question de stratégie. Un peu comme au début de Naruto, mais aussi à la HxH ( de ce que je m'en souvienne, vu que j'ai maté ça il y dix piges ). Le principe de donner un ordre à son serpent dans le genre "Tue tout ce qui bouge" me rappelle les principes du nen.

 

Ah, c'est vrai que ça ressemble à cet aspect du nen, et je dois avouer que je ne me défais pas de cette époque où naruto avait des combats moins bourins et plus en finesse. 

 

Ensei est à la recherche de combattants, est-ce qu'il va enfin recruter ? Je pense qu'il va commencer mais quid de ceux qu'il a déjà rencontré par le passé ? J'espère en revoir certains. Si il a pris les mecs du rang S, c'est pour leurs capacités, donc il prévoit quelque chose, un gros coup, mais quoi ?

 

Ah, tu saisis ce qu'il se prépare ?  ;) Bien sûr qu'il va recruter, et je vous laisse deviner quelles têtes déjà connues vont être approchées par lui. Certains pas contre vont apparaître pour la première fois.

 

J'ai aimé la fin car elle nous rappelle la relation entre Bangezo et Ensei. Le duo est toujours aussi énorme et je les trouve touchants. Il n'y a rien à y faire, je m'adoucis je crois. La fin du chapitre est un cliff, et si je m'en souviens bien, ça doit être que la deuxième fois que tu finis un livre comme ça. Il faudrait que je regarde mais tu places toujours un léger épilogue. C'est ce qui est intrigant et laisse une sensation d'inachevée... A moins que ce soi fait exprès.

 

Alors cet arc se termine de manière abrupte, et c'est compréhensible. A la base, l'arc devait se terminer avec la Ensei et Bangezo qui se quittent une bonne fois pour toute. Donc je l'ai raccourci, pour fournir ces chapitres dans l'arc suivant qui autrement aurait été plus court.

 

L'impression est mitigée, je suis entre l'envie de savoir, l'envie de féliciter et la tristesse de voir que ça devient dur pour toi. Mais bon, je sais que tu as beaucoup à faire et que tu as d'autres choses à proposer entre temps.

 

L'effet de la fin d'arc qui coupe le récit d'un coup, avec mon annonce, je suppose... Autrement ouais, je vais en profiter pour me replonger avec plus de sérieux sur Alderan.

 

J'attends toujours l'histoire sur ton héros surpuissant qui combattra d'autres tarés dans son genre. ^^

 

Oui, un manga que je vais proposer dans la section dès que j'en aurai fini avec Ensei. ^^ Ça s’appellera Instrumental Kingdom. 

 

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Excellente histoire, et dire qu’elle n’est  pas encore finie ^^

 

C’est sympa de suivre l’aventure d’Ensei à travers Yuki, Kiri, Oto et Konoha et ainsi en apprendre plus sur ces villages. Ca m’a surpris que tu ait utilisé Yugao en tant qu’ancien membre du Harem (j’adore le concept de ce groupe d’ailleurs) *bave*

 

Les combats ont étés superbes mais j’ai ma préférence pour ceux qui sont déroulés à l’examen chunin d’Ame. D’ailleurs, c’est mon arc préféré, bien que le coup que ce soit Pain qui préside l’événement en personne me laisse amer. Même les deux ninjas d’Ame que Jiraya à capturé ne l’ont jamais vu ... alors faire participer ses corps pendant l’examen ! ça risque de griller sa couverture si les autres nations apprenait que ce n’est plus Hanzô qui dirige le village. Je pense que tu aurai du laisser faire Konan l’intermédiaire entre Pain/faux-hanzô et les genins.

 

Quel fin d’arc en queue de poisson, « je vais lancer les machines ! ». Woh, quel machines ! Comment va réagir Ensei ?

 

Et comme je l’ai vu au début des commentaires, voilà mon top 5 des personnages favoris :

 

5) Ryusuke

J’ai bien aimé sa description et d’immaginer un ninja abordant une telle coupe de cheveux comme la sienne ^^

En tout cas, la scène de sa mort à été très bien retranscrite et son döjutsu à la classe, brrrr.

 

4) Rumibayu

Ce personnage m’a laissé une très forte impression dans le premier arc. Et tel un Kabuto, on n’a toujours aucune nouvelle de lui depuis ce test à la prision. Je peut pas m’empêcher de savoir ce qu’il est devenu  actuellement et ce qu’il compte faire. Si ca se trouve, c’est peut-être lui qui sera résponsable de la mort d’Ensei xD

 

3) Yuritomi

J’adore cette fille ! Excellente son coup de foudre avec Ensei. J’espère la revoir avant la fin de l’histoire.

 

2) Joke, « why so serious ?» ;D

J’ai toujours été fan des personnages déjanté suivant un logique loufoque mais qui transpire le charisme, frôlant presque l’intelligence. Et ce personnage en fait partie. Pourquoi faut-il qu’il subisse une fin pareille  :'(

 

1) Ensei ‘Kamuhita’

Quand je l’imagine, je peut pas m’empêcher de voir l’image de Killua de Hunter X hunter en lui tellement ils ont de point commun (à mon sens), avec en plus un soupçon de Sasuke et de Nagato dans leurs ambitions ; et Killua... c’est mon deuxième personnage préféré de tout manga confondu. C’est à ce demander ce qui va l’arriver dans l’avenir vu que son plan ne semble pas porter ses fruits dans le manga ^^

Et le pire, c’est qu’il reste quelques zones d’ombres sur lui, comme son pouvoir et son véritable prénom (faut bien qu’on le sache un jour ou l’autre).

 

Profite bien de ta 'pause' et bon courage pour la suite  ;)

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Excellente histoire, et dire qu’elle n’est  pas encore finie ^^

 

Oui encore deux arcs, et peut-être des suites sur d'autres personnages. ^^

 

Ca m’a surpris que tu ait utilisé Yugao en tant qu’ancien membre du Harem (j’adore le concept de ce groupe d’ailleurs) *bave*

 

C'était ma petite surprise pour mieux l'exploiter. ^^

Quant au Harem, j'aimerai bien y revenir sur l'histoire de ces demoiselles en reprenant Yune la Chouette comme perso central...

 

bien que le coup que ce soit Pain qui préside l’événement en personne me laisse amer. Même les deux ninjas d’Ame que Jiraya à capturé ne l’ont jamais vu ... alors faire participer ses corps pendant l’examen ! ça risque de griller sa couverture si les autres nations apprenait que ce n’est plus Hanzô qui dirige le village. Je pense que tu aurai du laisser faire Konan l’intermédiaire entre Pain/faux-hanzô et les genins.

 

J'avoue que ça coince pas mal... Il n'y a pas vraiment de quoi s'inquiéter à propos des ninjas d'Ame... puisque lors de la première épreuve où il montre tous ses clones, la zone a été évacuée pour l'examen. Après c'est sûr qu'il y aurait pu y avoir une fuite des genins, comme Egyo de Kusa, Fû... mais voilà les petits villages ne devaient pas s'intéresser à Hanzô, ni à chercher si le chef c'était bien lui.

 

5) Ryusuke

En tout cas, la scène de sa mort à été très bien retranscrite et son döjutsu à la classe, brrrr.

 

Ensei aura de quoi s'amuser avec le kashingan à son tour...

 

4) Rumibayu

Ce personnage m’a laissé une très forte impression dans le premier arc. Et tel un Kabuto, on n’a toujours aucune nouvelle de lui depuis ce test à la prision. Je peut pas m’empêcher de savoir ce qu’il est devenu  actuellement et ce qu’il compte faire. Si ca se trouve, c’est peut-être lui qui sera résponsable de la mort d’Ensei xD

 

Qui sait ! Ce serait fort qu'il lui donne le coup de grâce. Vous aurez tous les détails de sa vie, dès que je reviendrai sur lui.

 

3) Yuritomi

J’adore cette fille ! Excellente son coup de foudre avec Ensei. J’espère la revoir avant la fin de l’histoire.

 

Elle aussi, elle reviendra, une fervente admiratrice d'Ensei

 

1) Ensei ‘Kamuhita’

Quand je l’imagine, je peut pas m’empêcher de voir l’image de Killua de Hunter X hunter en lui tellement ils ont de point commun (à mon sens), avec en plus un soupçon de Sasuke et de Nagato dans leurs ambitions ; et Killua... c’est mon deuxième personnage préféré de tout manga confondu. C’est à ce demander ce qui va l’arriver dans l’avenir vu que son plan ne semble pas porter ses fruits dans le manga ^^

 

il y a des aspects de que l'on retrouve chez Killua, c'est pas faux !

 

Et le pire, c’est qu’il reste quelques zones d’ombres sur lui, comme son pouvoir et son véritable prénom (faut bien qu’on le sache un jour ou l’autre).

 

Non, il s'appelle bien Ensei, la Yukikage connaissait son prénom en tant que fils des Makusa.

 

Profite bien de ta 'pause' et bon courage pour la suite  ;)

 

Merci !

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L'envie de reprendre  revenant peu à peu, pour lancer l'arc 7 Domination, je change de sondage et oppose deux figures shinobis dans un combat intense !

 

Joke vs Kakashi NG

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J'ai voté en faveur du fils Hatake, qui mine de rien, en next gen commence à avoir son vrai bon niveau, ce qui n'est pas rien.

Néanmoins, Joke n'est pas en reste et je pense que le duel ne sera pas si simple pour le sensei de Naruto & co et cela se joue dans un tel mouchoir de poche que j'aurais pu voter tout aussi bien pour un match nul à vrai dire. Ce serait sans nul doute un combat sympathique à lire si tu voudrais l'écrire Bloody :)

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Les chroniques d'Ensei sont de retour bientôt. On va enfin voir dans quel genre d'affaires il va se mettre. Peut-être irons nous du coté de Suna, pour que l'on continue le périple. Je m'attends à une nouvelle avancée dans le futur. J'aimerais le voir enfin passer la vingtaine.

 

Pour ce qui est de Kakashi face à Joke... Contre le Kakashi du Gaiden, Joke l'emporte haut la main. Il ne faut pas oublier que le Joker possède un pouvoir bien supérieur au Doton. Ses explosions sont tellement dangereuses que j'imagine uniquement un jounin s'en tirer. Joke s'est fait abattre par un dojutsu très spécial, or, il ne faut pas oublier  que niveau dojutsu, le Kakashi du Gaiden maitrisera que bien plus tard le sharingan.

 

Le Raikiri n'était pas développé sans l'oeil d'Obito. Et même après l'implantation, on doit imaginer qu'il n'a pas encore son niveau final. Joke vainqueur à tous les coups.

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Merci de vous prêter au jeu !

 

Donc avantage Kakashi, j'ai presque envie de dire normal, sinon je ne sais pas si vous avez pris en compte les clones de gaz hilarant, et c'est quasi du one shot si Kakashi le respire. Bon, il peut toujours s'infliger un raikiri pour s'empêcher de rire... Faire un tel combat n'aurait pas vraiment d'intérêt dans l'histoire, à moins que je revienne en arrière et que j'arrive à faire se rencontrer Kakashi et Joke de son vivant.

 

Cet arc 7 va enfin nous montrer Ensei mettre pied à l'étrier.  8) Et sinon tu l'auras l'ellipse dans environ 3 chapitres, le temps que Ensei et Bangezo vident leurs sacs et règlent leurs comptes.

 

Le premier chapitre sortira soit en fin de semaine soit la semaine prochaine au plus tard. Je m'y atèle dès demain. 

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Très content de voir la fiction revenir bientôt, surtout la fin laissée en suspend !

 

Pour le combat je vote Kakashi parce que je trouve que c'est un ninja plus que complet et que même Joke, malicieux comme il est ne pourra pas surprendre mortellement le ninja copieur. Et puis comme l'a dit Kyojin il a une supériorité élémentaire.

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Arc 7 : Domination

 

7.0 Les fruits de son labeur

 

    Je vais lancer les machines !

 

Cette annonce détona de manière totalement confuse en ce jeune adulte qu’était Ensei. Pourtant rodé à toutes les éventualités, vu son expérience sur le terrain, son supérieur savait comment faire mouche chez son associé. Il fixait son vieil ami, désarçonné. Avait-il vraiment réussi à tout mettre en place comme il le voulait ? Ce jour était-il enfin arrivé ? Le maître de ces souterrains n’en était que plus enjoué. Excité, il frétillait sur son fauteuil cuivré comme un poisson hors de l’eau. Le ridicule de la scène fit changer de comportement, le shinobi à la touffe bleue. Il était maintenant exaspéré, pantois.

 

    Son mécontentement avait détourné habilement par le scientifique en kimono. Cependant, comme le garçon se ressaisit, il revint à la charge, avec certes moins d’invectives et d’aplomb.

 

– J’attends des explications, s’assombrit-il les mèches recouvrant son regard. Pourquoi m’avoir trahi ? J’ai failli y laisser ma peau dans ce village !

 

Bangezo cessa de faire le pitre, et reprit contenance. Sa joie aussi grande soit-elle devait être maitrisée s’il ne voulait que son plus fidèle compagnon ne lui saute à la gorge.

 

– J’en suis franchement désolé..., je n’avais toutes les informations à ce sujet. J’avais bien sûr des doutes que l’on veuille te nuire, mais voilà j’étais moi aussi sous les crochets de cette personne. Je ne pouvais pas intervenir, ni me dresser contre sa volonté.

 

– Qui est-il à la fin ? J’ai découvert qu’il avait été un ninja de Konoha, mais rien d’autre. Il a très bien effacé ses traces.

 

– Moi non plus, je ne sais pas tout à son sujet. Je préfèrerai que tu te renseignes par tes propres moyens. Mais je peux au moins t’avouer une chose. Si j’ai pu échapper aux forces du Raikage, à l’époque, c’est grâce à lui. Voilà pourquoi je lui suis redevable. En plus, il m’a permis de m’installer au pays des rizières, tu peux donc comprendre que je ne peux rien lui refuser.

 

Ensei en avait une idée en effet. Après tout, il était dans le même cas de figure. Un petit imbécile aux grands rêves qui n’avait même pas un refuge pour se poser. Et alors qu’il avait été pris en chasse, on l’avait recueilli. Bangezo avait pris soin de lui. Il lui devait au moins ça. L’assassin ninja approuva difficilement, étouffant ses grognements.

 

– Tu verras, tout te paraitra futile, dès que tu découvriras notre but ultime prendre forme sous tes yeux !

 

Bangezo voulait le rassurer, le sourire jusqu’aux oreilles. Joignant même son discours à des actes, il lui tapota gentiment le bras dans le but de le raffermir. C’est alors, qu’il fit le triste constat de l’état du membre de son petit protégé.

 

– Tu as ton bras blessé ? Indiqua-t-il en pinçant un bandage.

 

Dans sa voix, on pouvait déceler du remord, après tout il était fautif dans ce qu’avait pu traverser son collègue. Il n’était en rien étonnant que ce dernier ait sa confiance en lui brisée. Pour la peine, Ensei ramena son bras meurtri contre lui, marquant cette cassure. Cependant, il ne se fit pas désagréable, ça n’en valait pas la peine.

 

– Rien d’irréparable, je m’en remettrai. À plusieurs reprises, j’ai bien failli ne jamais revenir…, fit-il sur la confidence.

 

– Mon pauvre Ensei, tu as dû en baver. Il faudra que tu me parles de ce que tu as enduré là-bas.

 

– Une autre fois peut-être. Là, ce dont j’ai envie, c’est de me coucher.

 

– C’est d’accord, mais avant, j’aimerai que tu assistes au décollage.

 

Durant leur court échange, Bangezo s’était montré attentif, et s’était morfondu au vu de l’état déplorable de son subalterne. Tout à coup, sa mine défaite se transforma en une bonne humeur qu’il ne pouvait intérioriser. Ensei était loin de la partager, mais il accepta de rester un peu, non sans réticence.

 

– Décollage, machines… Je ne pense pas me tromper si je te dis que ceci a un rapport avec tes cachotteries.

 

– Non, lui sourit-il lui pardonnant sa condescendance. Tu as raison, et laisse-moi t’en montrer un avant-goût.

 

    Ce shinobi baigné dans les sciences repartit vers son modeste trône, en même temps d’un geste fluide, il sortit un minuscule objet, tenant entre deux doigts. Et toujours d’un naturel flegmatique, se l’implanta sur une tempe. En s’y concentrant dessus, l’azuré tenta d’en percer sa nature. « Mm… On dirait une puce électronique. » Après à quoi elle lui servait, il ne pouvait l’inventer. Il lui fallait assister à une démonstration, et le grisonnant ne se fit pas prier pour lui faire étalage de son talent. Il n’attendait que ça. Il se rassit à sa place de privilégié, croisa ses jambes, et prononça un ordre intelligible du centre de la pièce.

 

– Clone B14, au rapport !

 

Ce qui s’en suivit épata l’ado de dix-neuf ans. D’un des gros cylindres répartis en chantier sur ce domaine, un chuintement métallique le parcourut. La résonance passa au travers du cuivre, et soudain un personnage de haute stature se présenta en débouchant de cette sortie de zinguerie. Il s’agissait d’un clone de Bangezo, ils se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. Le vrai l’incita à faire un compte rendu détaillé comme il les aimait. Le clone récita ses informations en une litanie.

 

– Section C est opérationnel à recevoir vos prochains ordres. Section A effectue les finitions, et section B, rien à signaler.

 

– Magnifique, tout roule comme sur des roulettes ! S’enchanta le gris. Tu peux te retirer, continuer ta ronde. Je vais effectuer les prochaines commandes à distance.

 

Obéissant au doigt et à l’œil de son concepteur, il fit volte-face s’en alla dans une marche réglée et mécanique. Le garnement qui avait bien grandi depuis le temps, demeura perplexe. Il ne lâcha pas la copie du regard jusqu’à ce qu’il ne soit complètement parti dans une galerie de leur repaire. « Ouh là, ce n’est pas un clone ordinaire. Il s’exprimait comme s’il n’avait aucune vie en lui, pourtant c’est bien un clone de Bangezo ! Là, c’est comme si on lui avait retiré toute chaleur humaine, même sa personnalité. » Plutôt perturbé par cette nouveauté, il en oublia les agissements de son mentor. Bangezo ne bougea pas de son siège, les yeux mis clos. Vraisemblablement, dans un silence de mort, il distribuait les taches par la pensée. Ensei ne s’en rendit pas forcément compte, déphasé par ce qu’il venait d’assister. « Oh ! Mais je me souviens quand j’étais entré en urgence dans son laboratoire ! J’ai vu ces clones dans des capsules et… » Il n’était pas loin de toucher la vérité, lorsqu’il fut chahuté. La terre sous ses pieds, ou plutôt le revêtement brun, cuivré, qui l’avait remplacé, vibra. Les murs, le plafond, les gros tuyaux qui en sortaient tremblèrent de plus bel. Un courant d’air fit monter crescendo des vibrations dans toutes les voies à l’image d’un orgue géant. Debout sur ses jambes, Ensei peinait à garder l’équilibre. Ce qui l’entourait s’ébranlait. Des crissements retentirent, des pièces en fer s’emboitaient ou de se déboitaient. Il n’aurait su le confirmer. Des rouages tournèrent à l’unisson tandis que des relents de vapeur chaude s’échappaient. Le jeune homme était pris au dépourvu, et lâchait pas moments une ou deux exclamations. Progressivement, les secousses baissèrent en intensité. Sauf qu’en conséquence, il se sentit plus lourd. Les galeries et cavités souterraines s’élevaient, remontaient à la surface !

 

    Autant l’avouer tout de suite, Ensei était pris de cours. Apparemment, tout fonctionnait sans accrocs. Bangezo jubilait sur sa chaise. Il était littéralement en extase, en contemplant son œuvre. Ensei était mitigé, entre l’incompréhension et la suspicion. Il devait attendre, voir où cela allait les mener. Est-ce que ses projets étaient si colossaux ? L’avait-il sous-estimé ?

 

– Ah ah ! Nous y sommes, mon bon Ensei ! Il est temps de quitter cette terre corrompue ! Rigola-t-il à gorge déployée.

 

Quant à son espion préféré, il n’esquissa pas l’ombre d’un sourire. La différence de comportement était si flagrante… et pourtant le scientifique ne semblait pas lui en tenir rigueur. S’en rendait-il seulement compte ? Son euphorie était si intense qu’il se sentait comme coupé du monde. Ensei ne préféra pas se mêler à son engouement. Il se retira à petits pas lents. Il devait aller prendre du repos, et réfléchir à tout ce que ce remue-ménage allait engendrer.

 

 

    Reprendre des forces avait été un bien fou, une brise relaxante entre deux bourrasques tourbillonnantes. C’était à quelques mots près ce qui caressait sa frimousse. Il n’était plus enfermé dans sa chambre, ni dans un de ces couloirs qui respirait l’humidité. Non, il était accoudé à un balcon donnant sur l’extérieur. En dessous, la vue était incroyable, à la fois magnifique et impressionnante. Il pouvait voir se dessiner des bosses au loin, l’irrégularité des collines, et sur les plus pentues, des rizières en terrasses. Un village d’humbles cultivateurs pointait à flanc de colline. Il s’était pris une sacrée claque en se levant devant ce changement de décor. Il n’avait pourtant pas bougé de ses appartements et le voici en train de dominer les terres arables d’Oto, à bord d’une forteresse volante. Si seulement il avait pu l’imaginer… Le temps, le travail employés avaient été gigantesque, et lui n’avait rien vu venir. Certes, il avait été souvent en déplacement pour son compte. Mais désormais qu’il avait un aperçu convaincant de ce qu’il se tramait, il arrivait à agencer les pièces entre elles. « Que j’ai été aveugle quand j’y songe. Depuis le début, il s’est servi de moi pour que je lui fournisse toute la matière dont il avait besoin pour construire son vaisseau en sous sol. C’est démentiel qu’il ait réussi une telle masse de travail. Ses heures à  être enfermé dans son atelier étaient justifiées. » Il avait fait un tour dans ces fortifications pour mieux saisir ce que cela représentait, et redécouvrir les structures sous un œil nouveau. Comment avait-il pu passer à côté des gros réacteurs à chakra ?! Bangezo lui avait fait croire qu’il était dans les caves que ce n’étaient que de puissantes chaudières. La bonne blague ! Sans crier gare, il fut interrompu par Bangezo. En fait non, il n’avait en face de lui que l’un de ces nombreux clones disséminés dans la fourmilière. Il en avait compté un paquet. Ils étaient quoi, une centaine ? Ce ne pouvait être des bunshins, les clones d’ombre lui auraient consommé trop de chakra. Le plus jeune avait finalement compris qu’il avait créé des droïdes, à son image.

 

– Voulez-vous un en-cas, maitre Ensei ?

 

– Non disposez, le renvoya-t-il sèchement.

 

C’est ce qu’il fit, docilement. Toute une armée grouillait dans ce dédale, prête à ravager tout un monde, son monde. Certains étaient de surveillance constante, d’autres à des activités de réparation, d’entretien, ou effectuaient les dernières finitions. Ils suivaient tous à la lettre ce que leur Concepteur leur demandait.

 

    À présent qu’il pouvait savourer un peu de tranquillité, il se recentra sur lui-même. La question cruciale était la suivante : Est-ce que les idéaux de Bangezo allaient de paire avec les siens ? En se basant sur les indices autour de lui, il savait d’avantage à quoi s’attendre. Sa vision de gouverner était directe. « Il veut changer le système dans lequel nous avons grandi, et je ne le remet pas en cause. Sauf que là, la manière est trop frontale. Il s’affiche aux yeux de tous. Il va forcément essayer de s’imposer par la force, et déclencher une guerre ouverte. » Peu à peu les malheurs que ça déclencheraient le refroidit aussi sec. « Non, je ne peux pas le cautionner. Je dois l’en empêcher, c’est ma responsabilité après mon implication dans cette histoire. » Sa détermination avait rarement été à ce stade, à part dans sa folie, et sa peur de la souffrance. Les sept heures de sommeil qu’il s’était offert devait être mis à profit. Quant à son bras, il le tâta, défit des pansements. Il le bougea normalement sans vraiment en pâtir. Le chakra coulait doucement. Il pourrait s’en servir en faisant attention de le ménager. Sa main était encore fripée mais ça irait quand même. Ainsi décidé, il s’intéressa au moindre détail qu’il pourrait mettre à profit. En fond, il perçut le martèlement saccadé de turbines. À un embranchement de coursives, il se rappela que la salle des machines était proche d’ici. Ce boucan devait cesser. Une idée osée jaillit de son cerveau calculateur. Plein de malice, il retourna à l’intérieur. Une fois de plus, l’enfant des neiges révolté s’apprêtait à frapper. Il allait prouver qu’il existait, que son existence n’appartenait qu’à lui.

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Le retour d'Ensei !

 

Et quel come back ! Je me suis cru durant un moment dans un univers style SF à la star wars avec la création volante et d'envergure de Bangezo 8), c'est vraiment un génie de l'ingénierie. L'explication donné par Bangezo au sujet de la mission de mort sur la tête de son protégé et du pourquoi il n'a pas pu lui venir en aide est cohérente.

 

Quand à Ensei, il semble vouloir maintenant se confronté à Bangezo après tout ce que ce dernier a fait pour lui, surtout qu'il n'a pas le niveau pour le vaincre non plus. Ensei a aussi une vision trop utopique pour réussir son projet, il ne pourra pas y arriver sans qu'il y ai des sacrifices.

 

Bref j'attends la suite de ce nouvel arc qui s'annonce pleines de surprises.

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Ah un nouvel arc tant attendu (enfin j’ai pas à me plaindre vu que j’ai commencé ta fic’ il y’a près d’un mois ^^)

 

Ninjas contre Droïdes, la guerre technologique est ouverte. L’histoire du vaisseau volant est un peu comme dans le film Shippuden Les Liens non ? (avec l’histoire des ninjas du Pays du Ciel)

 

Je comprends mieux pourquoi Kumo et Orochimaru tiennent tellement à Bangezo (qu’il soit mort ou vivant) ; ses connaissances pourraient êtres bénéfiques comme dangereuse.

 

Ensei qui décide de mettre fin à son partenariat, je me demande si il ne va pas plutôt trouver un moyen de prendre le contrôle de ces droïdes. Ça pourrait lui servir dans ses futurs plans.

 

Pour le sondage j’ai voté Kakashi. Joke à ses atouts OS c’est vrai, mais si il à le malheur de croiser le sharingan de Kakashi... On ne sait pas à quel point il sait se défendre contre les genjutsus.

Après aussi, Kakashi est très prudent avec ses clones et son répertoire de "1000 jutsus".

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Tu exploites au maximum le délire steampunk de Naruto.  ;D

 

C'est un retour vraiment particulier car tu nous poses la nouvelle intrigue avec un retour sur les personnages, donc sur Ensei et Bangezo. J'ai aimé la manière dont tu as réussi à gérer le tout dans ce chapitre. La structure est très particulière et c'est là qu'on remarque que le chapitre de l'arc précédent n'est que la première partie de celui-là. En réalité, l'arc 6 et l'arc 7 sont un même arc scindé en deux et ce chapitre est celui qui devait servir de lien.

 

On a commencé avec un Ensei de retour, un peu indigné par la "trahison" de Bangezo qui était sur le point d'annoncer la fin de leur collaboration. Tu as repris à cet instant précis dans ce que je croyais qui serait une séparation à l'amiable. Mais voilà, dans la seconde partie du chapitre tu enchaines avec le projet de Bangezo.

 

C'est là que nous croyons voir un homme totalement différent. Et pourtant, il n'y a aucune différence avec celui qui s'était présenté quelques arcs plus tôt. Nous ne pouvions simplement pas le voir, tout comme Ensei. Mais au fur et à mesure que tu nous présentes ses créations, comme Ensei, on se rend enfin compte de la réelle dangerosité de cet homme. C'est cette réalisation que tu vas sur la troisième partie du chapitre : Ensei.

 

L'enfant a réellement muri depuis quelques temps. Là ou on pensait qu'il allait somber dans une spirale de violence, dans le seul but d'imposer sa volonté, il commence à réaliser et à prendre en compte  les dommages collatéraux. Il dose sa folie des grandeurs, là ou celle de Bangezo n'est tout simplement contrôlable.

 

Et vient la conclusion. La séparation des deux hommes a bien lieu, mais seulement au point de vue idéologique. Les deux n'auront maintenant aucun choix si ce n'est celui de les confronter... Le combat entre Bangezo et Ensei est inévitable dorénavant. Mais comment le héros va faire alors qu'il n'a aucun homme à ses cotés pour contrer cette menace ?

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Très bon chapitre de reprise qui va nous amener vers un nouvel arc ! J’avoue que je m’y attendais pas. Une base volante. Et bien !! Après je me demande jusqu’à quelle altitude cette base peut aller car si elle monte très haut dans le ciel, ils sont quasi intouchable de là haut excepté pour le Tsuchikage.

 

En tout cas Bangezo à l’air très content de son travail et même s’il se dit désolé pour els évènements liés à son « associé » j’en suis pour ma part beaucoup moins convaincu. Cet homme semble destiné à vivre seul et je redoute que ses objectifs soient plus destructeurs que ce qu’il veut faire croire avec ses clones robotiques.

 

Pourtant je suis un peu étonné de l’attitude de Ensei qui cherche dès à présent à se mettre en opposition contre Bangezo. Je veux dire, ce dernier ne lui a rien dit sur ses intentions. Serait-il pas préférable pour lui d’attendre, d’observer avant d’agir ?

 

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Le retour d'Ensei !

 

Ouais, mais il s'est vite rendormi le pauvre. xD En terme de régularité durant ces vacances, on repassera.

 

Et quel come back ! Je me suis cru durant un moment dans un univers style SF à la star wars avec la création volante et d'envergure de Bangezo 8), c'est vraiment un génie de l'ingénierie.

 

Ce style futuriste fut un risque à prendre, mais comme tu dis c'est dans la veine des capacités de Bangezo, ingénieur en robotique.

 

Quand à Ensei, il semble vouloir maintenant se confronté à Bangezo après tout ce que ce dernier a fait pour lui, surtout qu'il n'a pas le niveau pour le vaincre non plus. Ensei a aussi une vision trop utopique pour réussir son projet, il ne pourra pas y arriver sans qu'il y ai des sacrifices.

 

Les explications vont venir, et plus exactement ce qui sépare Bangezo et Ensei dans la manière d'imposer la paix.

Et les sacrifices, il faut en effet se dire qu'il y en aura, des erreurs aussi sûrement.

 

Ninjas contre Droïdes, la guerre technologique est ouverte. L’histoire du vaisseau volant est un peu comme dans le film Shippuden Les Liens non ? (avec l’histoire des ninjas du Pays du Ciel)

 

C'est une inspiration, c'est vrai, avec ses différences. ^^

 

Je comprends mieux pourquoi Kumo et Orochimaru tiennent tellement à Bangezo (qu’il soit mort ou vivant) ; ses connaissances pourraient êtres bénéfiques comme dangereuse.

 

Tout à fait, et je trouvais que Bangezo se calquait bien au village de Kumo qui cherche à tout prix des armes ninjas de toute sorte.

 

Ensei qui décide de mettre fin à son partenariat, je me demande si il ne va pas plutôt trouver un moyen de prendre le contrôle de ces droïdes. Ça pourrait lui servir dans ses futurs plans.

 

C'est une idée. Tout dépend si une armée à son service est le type de conquête qu'il envisage.

 

Tu exploites au maximum le délire steampunk de Naruto.  ;D

 

Du mieux que je peux en tout cas. ^^'

 

 

C'est un retour vraiment particulier car tu nous poses la nouvelle intrigue avec un retour sur les personnages, donc sur Ensei et Bangezo. J'ai aimé la manière dont tu as réussi à gérer le tout dans ce chapitre. La structure est très particulière et c'est là qu'on remarque que le chapitre de l'arc précédent n'est que la première partie de celui-là. En réalité, l'arc 6 et l'arc 7 sont un même arc scindé en deux et ce chapitre est celui qui devait servir de lien.

 

Mm, en fait l'arc 6 aurait dû se finir avec le combat Bangezo vs Ensei... mais voilà je l'ai coupé court pour équilibrer les arcs. Le 6 était bien assez long. Puis la pause s'imposait.

 

Et vient la conclusion. La séparation des deux hommes a bien lieu, mais seulement au point de vue idéologique. Les deux n'auront maintenant aucun choix si ce n'est celui de les confronter... Le combat entre Bangezo et Ensei est inévitable dorénavant. Mais comment le héros va faire alors qu'il n'a aucun homme à ses cotés pour contrer cette menace ?

 

Ce combat sera ardu pour Ensei, surtout que là il doit se la jouer solo... après ce n'est pas comme s'il n'avait pas l'habitude.

 

Très bon chapitre de reprise qui va nous amener vers un nouvel arc ! J’avoue que je m’y attendais pas. Une base volante. Et bien !! Après je me demande jusqu’à quelle altitude cette base peut aller car si elle monte très haut dans le ciel, ils sont quasi intouchable de là haut excepté pour le Tsuchikage.

 

C'est sûr qu'en terme de stratégie une base volante c'est malin, et Oonoki serait le seul à lui poser un sérieux problème. il pourrait alléger d'autres ninjas en plus. Mais ça, Bangezo l'ignore.

 

Pourtant je suis un peu étonné de l’attitude de Ensei qui cherche dès à présent à se mettre en opposition contre Bangezo. Je veux dire, ce dernier ne lui a rien dit sur ses intentions. Serait-il pas préférable pour lui d’attendre, d’observer avant d’agir ?

 

Ensei a décelé les plans de conquête de Bangezo, c'est pour lui évident. Et vous verrez que c'est son approche de la domination un peu trop voyante qui le gêne.

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7.1 Le point de non retour

 

    Il avait de quoi être fier de son œuvre, quelle redoutable forteresse volante il avait créé là ! Il n’avait omis aucun détail. Salles des machines, turbines, moteurs à propulseurs de chakra, la main d’œuvre obéissante…. tout avait été méticuleusement préparé, même pour leur confort. Il n’avait pas négligé l’armement. En plus d’une armée d’androïdes, sa résidence avait ses propres moyens de défense, ou d’assaut. Cela dépendait dans quel esprit, il chargerait ces canons à chakra pur. Cette réussite, il la devait à son expérience en tant qu’ingénieur en mécanique et robotique. Mais il fallait l’avouer, Ensei avait largement contribué à ce fabuleux dénouement. Déjà par son travail d’espion et de représentant, mais aussi par son don, la Gemme des glaces. En se transfusant l’essence même de ce joyau, il eut l’énergie nécessaire pour alimenter ses réacteurs, ou même armer ses canons. Vraiment, l’aide d’Ensei avait été inestimable, et il ne l’en remercierait jamais assez. Des plus détendus, il se renfonça dans son siège qu’il s’était lui-même bricolé. Sa couronne se résumait en un cercle de métal brillant aux quelques loupiotes clignotantes. Ainsi, il avait un total contrôle et une vue d’ensemble de ce qui s’opérait dans cette fourmilière automatisée. Il prenait de la hauteur, c’était parfait ! Bientôt le monde entier se prosternerait devant son génie, même ses confrères. Il s’était depuis longtemps dit qu’il avait à prouver son talent à la face du monde. C’était chose faite !

    Sauf que la satisfaction qu’il en retirait, fut contrariée. Il se concentra afin de mieux percevoir ses équipes en effervescence. Des droïdes manquaient à l’appel. Il redoubla dans sa perception. Son appareil collé sur ses tempes affina ses recherches. Ses craintes étaient bien fondées, une unité de réparation avait disparu. Se pourrait-il qu’il y ait un défaut dans son appareil ? Non, son appréhension se mua vite en une certitude. Des ouvriers de son usine disparaissaient un à un. C’était au tour des clones responsables de la salle des machines d’être mis hors service. Il effectua un bond ce qui gonfla son kimono blanc. Il fallait absolument qu’il se rende sur place. Plus question de se prélasser les doigts de pied en éventail. Il commanda dans la foulée un groupe de robots qui était dans les parages. « Equipe Albatros, je veux que vous interveniez ! Interceptez la menace ! » Cela faisait un bail qu’il ne s’était pas senti acculé comme ça, l’obligeant à venir en personne. Il se déplaçait le pas pressé aussi tendu qu’une corde à linge. Avant qu’il ne sorte du dôme principal, il demanda un nouveau rapport. Le clone, meneur de son escadron, répondit très clairement, incapable de mâcher ses mots grâce à son programme.

 

– L’Etat des moteurs est critique, maitre. Besoin de réparations urgentes. Les dégradations ont été causées par un humain.

 

– Je veux savoir qui !

 

Au fond de lui, il avait une idée sur la question. Néanmoins, il voulait ne pas y croire. Il était accroché aux lèvres artificielles de sa création.

 

– C’est maître Ensei.

 

Le désarroi autant que la déception furent les premiers sentiments qui se lurent enfin sur son visage en général rayonnant. Là, il considérait que son adjoint était allé trop loin dans ses délits.

 

– Occupez-vous de lui ! Si possible, je le veux vivant !

 

L’ordre était donné, et le sort en était jeté.

    Tout un interrogatoire fourmillait dans son esprit cartésien. Il ne s’était pas attendu à un tel retournement de situation. Tout s’imbriquait si bien, qu’il fallait que ce gamin y mette son grain de sel. Non, il ne pouvait le laisser agir à sa guise. Il en valait de sa réputation. Une colère noire monta à ses narines. Il accéléra sa marche, à tel point quel se transforma en des foulées effrénées. Il bifurqua alors dans les longues allées de son bâtiment aérien. Il fulminait, et il lui était impossible de se contenir. Finalement, ses sombres idées se matérialisèrent  sous la forme d’un jutsu qui était de son ressort. Une fumée noire, épaisse, s’extrayait des pores de sa peau. Des nuages chargés d’électricité. Ils reflétaient son état d’esprit, orageux. Et comme s’il était portait par les volutes, ils le transportèrent dans les niveaux supérieurs de sa station. Avalé par ce brouillard inquiétant, il n’était plus qu’un spectre qui criait vengeance. La face cachée de Bangezo était mise à nu.

 

    En moins d’une minute, il arriva sur les lieux du délit, la robe de nimbostratus qui s’étendait en une allonge derrière lui. Cette apparence avait de quoi être spectaculaire. Il revêtait la fureur, tandis qu’il se tournait vers une forme qui ressemblait à la silhouette de son assassin de choix. Du haut de ses presque vingt ans, il demeurait tout de même plus petit que lui,  lui qui était proche des deux mètres. Quelque part, il le considérait toujours comme un enfant facilement manipulable.  Combien il s’était leurré ! S’il le fallait, il lui mettrait une dérouillée. Il mit fin à sa course de dératé, en se tenant devant lui. Ensei était bien accompagné de deux clones automatisés. Visiblement, il ne s’était pas débattu. Il avait compris qu’il ne servait à rien de lutter, et s’était rendu. La colère du scientifique ne décrut pas.

 

– Bon sang, espèce d’idiot ! Qu’est-ce qu’il t’a pris ?!

 

Le jeune homme avait la tête baissée, ses cheveux azur rendaient indéchiffrable son expression. Etait-il honteux pour ne pas répondre à celui qui était comme son père adoptif ? Le gris insista :

 

– Réponds-moi ! Je veux des explications !

 

Passant la tête dans la salle des machines, il contint un juron dès qu’il comprit que les moteurs étaient HS. Cette catastrophe allait lui valoir un contretemps. Il reporta son regard méprisant sur son acolyte. Pouvait-il au moins le qualifier d’ami après ça ?! Les yeux exorbités, il attendait que le petit effronté, réagisse, et pourquoi pas implore sa clémence. Non, au lieu de ça, il se mit à rire tout doucement. Bangezo crut rêver sur le moment, mais la moquerie prit une tournure plus excentrique. Le Makusa releva la tête, et soutint le regard incendié de son mentor.

 

– Les explications, tu me les as données, au cours des dernières heures. Alors qui est l’idiot, hein ?

 

– Tu as intérêt à te justifier, se mordit la lèvre le génie.

 

Il fulminait de plus bel, les nuages noircissant d’avantage, comme si une tempête allait éclater. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, Ensei n’en tenait pas compte. Il s’en fichait éperdument. Il se fit par contre un peu plus coopératif :

 

– Tu crois être le seul déçu, si c’est le cas tu te goures sur toute la ligne. Ton plan de conquête du monde est sur certains points… foireux ! Appuya-t-il sur sa dernière pensée. Ça ne marchera jamais !

 

– Qu’est-ce que tu es en train de dire ! S’énerva-t-il. Tu me critiques ! Allons bon, ça m’intéresse ! Rit-il jaune. Qu’est-ce qui te gêne tant que ça dans mon projet ?

 

– Il est voué à l’échec, ça crève les yeux, prononça-t-il mélancolique. J’ai pourtant essayé de te faire confiance, mais je ne peux fermer les yeux sur l’évidence. Penses-tu réellement qu’en voyant ta citée volante, les ninjas de tous les pays ne bougeront pas le petit doigt ?

 

– Ils essayeront, mais comment veux-tu qu’ils m’atteignent ici ? Ils ne sont que des fourmis comparées à moi, se jeta-t-il des fleurs.

 

– C’est ça qui me sidère… Tu te méprends complètement. Ils s’organiseront pour te toucher ! Peut-être qu’aujourd’hui personne n’est capable de voler jusqu’à toi, et encore je n’en sais rien… mais ils finiront par trouver le moyen de le faire. Les ninjas savent s’adapter surtout s’ils peuvent fixer un ennemi commun.

 

– Regardes-toi ! Tu parles comme si tu étais un savant, un éminent stratège de guerre. N’inverse pas les rôles, gamin !

 

Ce fut la seule réplique qui lui vint sur le coup. Il ne voulait pas l’avouer, mais le raisonnement d’Ensei sonnait affreusement juste dans ses oreilles. Il se rebiffa.

 

– Je me suis prémuni à ce genre de contre attaque groupée, tu crois quoi ! Mes clones, et l’artillerie du vaisseau feront l’affaire.

 

– Tes clones, cracha-t-il. Ils ne seront pas de taille face à une armée de ninjas. Leur permettre de se serrer les coudes, c’est exactement ce qu’il faut éviter. Et ton entrée dans le ciel, en trombe, va forcément enclencher leur sonnette d’alarme.

 

– Et bien qu’ils viennent !

 

Un silence, un soupir même, se posa juste le temps qu’il fallut pour nos deux protagonistes de prendre la mesure de leurs discours. Ensei poursuivit son argumentation :

 

– Ce n’est pas tout. Tes soldats de métal et d’électronique ont tous ton apparence. Tu te montres au monde entier comme étant leur nouveau dieu. Ils connaitront ton visage, et auront alors un point d’ancrage sur lequel orienter leur haine. Vraiment, je ne peux pas suivre, une personne aussi narcissique que toi !

 

– Mais tu sais bien que je ne souhaite que la paix, Ensei ! Déclara-t-il sans espoir.

 

– Je veux bien te croire, mais ce genre de paix que l’on impose ouvertement, est inutile. Tu auras toujours des gens qui s’opposera à ton règne, et donc toujours des guerres et des souffrances, jusqu’à ce qu’un autre prenne ta place.

 

– Alors c’est ainsi que notre collaboration prend fin ? Le cerna l’homme échevelé. 

 

– J’en ai bien peur, dit-il avec sang froid.

 

Les liens étaient rompus. Définitivement. Le jeunot en avait conscience. S’il restait planté dans le couloir, il se ferait terrasser. Comme prévu, il ne s’était pas fait saisir, sans une idée pour se libérer. Ses mains grésillèrent de l’élément foudre, et fendirent les droïdes qui ne virent rien venir. Ils se disloquèrent une fois qu’Ensei prit ses jambes à son cou, suite à un salto arrière. Le grand mécano aurait pu l’intercepter, seulement il fallait qu’il digère la trahison. Pendant que l’originaire de Yuki prenait de l’avance, il enfla de haine. Cette fumée nauséeuse prit de l’ampleur. Désormais, lui aussi avec ses yeux tirés, virant dans une noirceur opaque. Les nuages à ses côtés virèrent à l’orage. L’électricité n’allait pas tarder à tout consumer.

 

    Motivé par une implacable envie de l’écraser, il se mit debout sur ses fumerolles et les firent avancées dans un panache suffoquant. Il surfait sur cette mer grondante. Sans l’ombre d’un doute, il rattraperait ce sous-fifre renégat. Voici comment il le remerciait après tout ce qu’il avait fait pour lui… d’un coup de couteau dans le dos ! Il le paierait cher. Il était sur ses traces. Grâce à son bijou high-tech, il pouvait connaitre les points de passage du garnement, tant qu’il y avait des robots en travers de son chemin. Il sentit d’ailleurs son domaine perdre de l’altitude, c’est ce que confirma l’un de ses doubles. Il ne s’était pas encore chargé des réparations, cela attendrait, le temps qu’il se venge. D’autres secousses le bouleversèrent qui n’étaient pas dues, ni à la descente du vaisseau ni aux intempéries. Ensei faisait exploser différentes parties de la construction, dans sa fuite, dans le but de faire le plus de saccages possible. Bref en un claquement de doigts, il fut dans son champ de vision.

    Le shinobi sans patrie s’en était pas mal sorti au sujet de son sabotage. La forteresse ne pourrait pas revoler de sitôt. Avec ardeur et sueur, il convergea dans la salle du trône. Une bile lui engluait la gorge, rien que de songer à un tel monarque imbu de sa personne. Deux issues s’imposaient à son choix, la troisième se saturait de nuages orageux. Le Makusa fut sujet à l’hésitation, de toute façon courir ne servait plus à grand-chose si ce n’est à se crever. Devant le lourd siège cuivré, il se prépara à faire front à son leader. L’ingénieur ne prit pas la peine d’engager des négociations. Par des signes précis, il boucha toute retraite. A chacune des coursives, il les bloqua d’un mur étoilé en cristal. Le shoton qu’avait déjà vu à l’œuvre Ensei, étant plus jeune. Mais étrangement, si ses souvenirs ne lui faisaient pas défaut, la matière minérale aurait dû être rose, là le cristal était bleu transparent. Etait-ce le même kekkai genkai ? Qu’importe, il était coincé à présent dans une salle suffisamment grande pour que Bangezo déploie sa fureur. Il devrait la contrer s’il avait l’intention de s’en sortir vivant. Pour ajouter de la difficulté, Le fin intello fit rappliquer un escadron de ses droïdes. Ils tombèrent du plafond voûté, par le réseau de tuyauterie. Il était fait comme un rat. C’était l’heure de la séparation.

    Prenant en compte tous les paramètres, ses chances de l’emporter étaient très minces. Tout ce sur quoi il pouvait se rabattre, était les affinités de son adversaire qui étaient enfin à découvert. Que ce soit, les droïdes menaçants, la brume de nuit, ou l’art du cristal, il avait peu d’artifices pour s’en défaire. Un seul type d’attaque pouvait peut-être fonctionner, et on le lui avait légué. Alors que Bangezo savourait ses précieuses secondes où l’animal est pris au piège, son vis-à-vis se mit à dénouer son cache œil. Le fragile et blême savait pertinemment que jouer son atout pouvait lui faire défaut. Néanmoins, il  ne voyait pas de meilleure solution. Le kashingan serait son arme fatale. Il n’ouvrit pas tout de suite l’œil1, cherchant une quelconque appréhension chez son ex partenaire. Il demeura stoïque et fermé. Ce n’est qu’au dernier instant, que Bangezo l’arrêta net d’un geste de la main. Il avait détourné exprès son regard pour ne pas croiser le sien.

 

– Pas la peine de l’essayer sur moi. Je suis au courant pour ce très beau dojutsu. J’en connais plus d’un qui serait ravi de l’étudier.

 

– Comment… ?! N’en revint pas Ensei.

 

– Mais pour qui me prends-tu ?! Je t’ai ramené une fois de ta lutte mortelle contre le groupe de terroristes qui sévissait sur nos entrepôts. Rien ne m’a empêché de jeter un coup d’œil sous le bandeau alors que tu étais inconscient.

 

Ainsi, il n’avait pas de secret pour cet homme méticuleux, un aspect caractéristique de ces chercheurs et médecins qui se croyaient au-dessus, rien que par leur intellect. Bangezo l’avait percé à jour, au courant de ce que pouvait engendrer un contact visuel avec la pupille verte. S’en servir maintenant n’avait plus grand intérêt. Ensei se ravisa et le recouvrit. La dissuasion de Bangezo avait fonctionné à merveille. D’ailleurs, il en profita pour enfoncer le clou :

 

– Je sais exactement contourner cette technique, tu ne m’auras pas aussi facilement. Je dirai même que je connais toutes tes combines. Et… est-ce aussi ton cas ? Lui intima-t-il.

 

Le jeune ninja l’avait souvent vu lui sourire, un visage avenant et bienveillant. Celui-ci était la toute première fois qu’il le remarqua. Acide, insidieux avec une pincée de sadisme. Il n’était plus le même. Ne souhaitant plus retarder sa conquête du monde shinobi, il condensa un kunai de ce saphir dans une main libre. Ses pupilles s’étrécirent plus qu’Ensei ne l’aurait imaginé.

 

– Et si nous commencions…                   

 

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Super chapitre !

 

Bas dis donc Ensei n'a pas dormi pour mettre des batons dans les roues de Bangezo. Il a commencé fort et la réaction de ce dernier est compréhensible face à la trahison du jeune ninja, cependant il a des arguments solides comme motif pour avoir commis cet acte.

 

De plus de par la trahison d'Ensei, le scientifique nous dévoile son autre facette noir, il a tout l'aura pour devenir un dictateur sanglant.

 

Je ne vois vraiment pas comment Ensei pourra s'en sortir face à lui, Bangezo a bien plus d'atout, de jutsu et d'expériences que lui. La seule chose qui pourra le sauver c'est une aide extérieur. L'homme à la gourde ?

 

Bref un très bon cliff j'attends la suite !

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Oui le chapitre est énorme.

 

On entre dans une phase de conflit qui va se jouer j'imagine sur des petits détails qui vont nous échapper puisque clairement tu positionnes Bangezo comme insurmontable pour le héros.

Le ninja au kimono connait vraiment tous les atouts de Ensei ? Peut-il réellement contrer le Kashingan ? J'ai des doutes quand même. Bon après je vois pas à l'instant comment Ensei peut gagner. Invoquer des loups peut-être ?

 

La trahison passe mal mais le petit des neiges pourrait nous surprendre, il est quelque fois impulsif mais sait monter très vite des stratégies efficaces.

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Bas dis donc Ensei n'a pas dormi pour mettre des batons dans les roues de Bangezo. Il a commencé fort et la réaction de ce dernier est compréhensible face à la trahison du jeune ninja, cependant il a des arguments solides comme motif pour avoir commis cet acte.

 

Deux idéologies qui divergent en fin de compte, Ensei préfère rester fidèle à ses principes.

 

De plus de par la trahison d'Ensei, le scientifique nous dévoile son autre facette noir, il a tout l'aura pour devenir un dictateur sanglant.

 

Je pense que l'on voulait tous voir Bangezo sans son sourire suffisant, c'est chose faite. ^^

 

Je ne vois vraiment pas comment Ensei pourra s'en sortir face à lui, Bangezo a bien plus d'atout, de jutsu et d'expériences que lui. La seule chose qui pourra le sauver c'est une aide extérieur. L'homme à la gourde ?

 

Sur le papier c'est clair et net... il faut que je me surpasse, si Ensei s'en sort. Pour le sumo Tenriku, ce serait en effet le moment adapté, pour boucler la boucle de l'intrigue Kumo.

 

On entre dans une phase de conflit qui va se jouer j'imagine sur des petits détails qui vont nous échapper puisque clairement tu positionnes Bangezo comme insurmontable pour le héros.

 

C'est comme un akatsukien face à un shunin, l'écart est grand. Après Ensei aura les armes, les atouts pour endiguer certains jutsus, mais ce sera dans la suite.

 

Le ninja au kimono connait vraiment tous les atouts de Ensei ? Peut-il réellement contrer le Kashingan ?J'ai des doutes quand même.

 

Il est courant pour le dojutsu, après ça peut être du bluff.  ;)

 

Bon après je vois pas à l'instant comment Ensei peut gagner. Invoquer des loups peut-être ?

 

Les loups seraient solutions, à moins d'invoquer direct Apache, ils risquent de se faire exterminer.  :-\

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7.2 Cristal de glace

                           

    Cette grande salle du trône allait contenir un spectacle saisissant. Ensei devrait subir la colère de son ex mentor, tout ce qu’il espérait à ce sujet, était qu’elle soit suffisamment violente pour causer encore plus de dommages. Bien sûr, sa préoccupation première était tenir le choc quel que soit le style d’attaques que proposera le scientifique. Sa condition physique était bien meilleur, son bras ne le faisait plus souffrir, mais avait besoin encore de ses bandages. Un flux discret d’énergie coulait dans son membre convalescent. Certainement qu’il pourrait se servir de ses deux mains dans le but d’user de ses techniques. Son rapide tour de son état se termina sur son œil bandé. « Il vaut mieux que je garde mon kashingan en atout final. Tant que je peux m’en abstenir. De plus, il prétend avoir développé une parade, c’est ce que l’on verra. » Le Makusa était curieux que Bangezo déploie ses talents à ce propos, mais il faudrait être patient et garder bien au chaud sa pupille à la capacité spéciale. Abattre cette carte au moment le plus opportun, il devait miser sur ça.

    L’instant de réflexion passa comme neige au soleil. Les unités robotisées accouraient, dans une démarche planifiée dans le détail. Ils l’atteindraient tous dans un même intervalle de temps réduit. Et encore ce n’était pas le plus alarmant. Le véritable Bangezo identifiable avec son kunai de cristal bleu, et son cercle au front lui offrant la possibilité de donner ses ordres, s’assimila à sa mer noire de nuages. Quant à ces volutes menaçantes, elles se précipitèrent à leur tour, comme soufflées. Elles enveloppèrent toute la grande salle alors que les premières échauffourées n’avaient pas eu lieu. Il n’eut pas à patienter bien longtemps, les premiers clones l’avaient repéré dans la brume, et ne se firent pas prier à se ruer sur lui. Ils l’attaquèrent dans les angles où sa vigilance était la plus baissée, en sandwich, parfois en trio. Ensei ne pouvait pas chômer. Au début, déstabilisé par son manque de visibilité, il dut accepter de prendre des coups, les bleus  qu’il reçut des poings des droïdes, les coupures de leurs armes, le réveillèrent afin qu’il se tienne sur le qui-vive. Vraiment les combats à l’aveuglette n’étaient pas son fort.

    Peu à peu, le jeune échevelé s’adaptait. Les blessures qu’il recevait n’étaient rien, vu qu’il avait les techniques pour les cicatriser. En outre, il arrivait à anticiper. Lors des déplacements rapides de ses êtres mécaniques, cela engendrait des mouvements dans cette brume. Ainsi, il prenait le dessus en une fraction de seconde, et les envoyait valser par des pirouettes et des kunais dopés à l’électricité. Contrairement à ce à quoi s’attendait Bangezo, il se défendait admirablement au corps à corps. Le mécano n’avait pas bien mesuré l’étendue de ses progrès tandis que le jeunot se formait seul en mission. Il remédierait à ce contretemps. Les assauts répétés de ses doubles ne rimaient à rien. Il tenta même d’atteindre l’azuré en personne, suite à un enchainement de ses créations, il s’y aventura. Son poignard façonné pointait droit sur les cotes d’Ensei. Malgré sa tentative irréprochable, l’assassin l’avait senti. Un pas en arrière fut le seul geste qu’il put faire pour ne pas s’empaler dessus. La vitesse d’exécution ne permettait pas de répliquer. Il laissa donc Bangezo revenir dans son subterfuge, avec l’amertume de son échec. Apparemment, il fallait être plus filou, s’il voulait le déborder. Tranquille dans ces nuages, il se grignota la peau du pouce par tic. S’il voulait terminer sur le champ, il fallait qu’il soit plus gourmand en chakra.

    Jusqu’à présent, Ensei était sur la défensive, et ce n’était pas à lui de mener la danse. Il en avait conscience. Tant qu’il en était capable, il voulait gagner du temps, que la forteresse s’écrase, ruinant ainsi les rêves démentiels du grisonnant. Le bloquer dans cette pièce l’empêcherait de réparer les réacteurs qui demandaient des doigts plus experts. Cet objectif ne serait pas une mince affaire. D’ailleurs, il remarque un changement à ne pas négliger. L’atmosphère avait changé. D’abord lourde, oppressante dans ces amas vaporeux, elle devint électrique. Les nimbostratus se mirent à se déformer, et de l’électricité se concentrèrent en certains points. Des éclairs se formèrent spontanément. Ensei était bel et bien au milieu d’un orage.

 

Ranton - Inazuma no Bōru ! Grinça le grand et mince ninja.

 

Ses bras foudroyants se déplacèrent dans leur milieu, et à la volonté de leur manipulateur se précipitaient sur la tignasse bleue. Les mouvements étaient déchiffrables, mais horriblement rapides. Un clignement des yeux pouvait lui être fatal. Les éclairs se succédèrent, rasant parfois leur cible. Leur blancheur irradiait et le contraste avec les volutes de ténèbres, aveuglait d’autant plus. Cependant, Ensei n’était plus le même garçon qui se laissait submerger par plus fort que lui. Il voyait clair dans son jeu. La foudre était là pour le déstabiliser, afin qu’il ne se doute pas des coups à revers que clones et original lui réservaient. Les droïdes n’allèrent bizarrement pas au front, et Ensei n’avait qu’à se plier en quatre pour se mettre tout le temps hors de portée des éclairs. « Je pense savoir ce qui les gêne. L’électricité environnante pourrait les endommager, voir les court-circuiter. Je devrai pouvoir exploiter cette faille, surtout si mes mouvements sont plus libres. » Théoriquement, ça tenait la route. En revanche en pratique… La foudre se formait aléatoirement, ce qui rendait la tâche plus difficile. Au bout de quelques minutes, l’irrémédiable se produisit. Un rayon lumineux l’atteignit en haut de l’épaule, ce qui lui brûla peau et chair. Il s’arracha un cri d’entre ses dents, et chercha à vite se ressaisir. Une main sur la blessure, il fut décidément acculé par des débris de cristaux, des fragments à l’éclat bleu, mais aussi tranchants que des lames de rasoir. À moins d’un coup de maître, il était forcé de se les prendre. Etonnement, il le sortit. Ensei se pencha en avant et se réceptionna sur une  main. Sans même hésiter, il s’extirpa de ce guet-apens par une pirouette aérienne. Bangezo n’avait pas perdu son temps, et s’était en personne chargé de le toucher de son arme. La tentative échoua encore, le jeune savait mieux que quiconque protégeait ses arrières. L’index durci et cendré, arrêta aussitôt la manœuvre de l’autoproclamé roi. En plus du kashingan, son jutsu basé sur la mémoire pouvait lui être fâcheux. Voilà la raison principale d’une telle prudence durant leur combat. Que ce soit la combinaison du brouillard et de ses robots, ou celle de l’orage et de son shoton, il avait de quoi varier, et l’épuiser. Le renégat n’était pas non plus à court de solutions, sa capacité d’analyse ne lui fit pas faux bond, une fois encore. La mécanique d’assaut était souvent la même. Bangezo le mettait dans une posture difficile à tenir à l’aide de ses éclairs, et par la suite il préférait lui asséner le coup de grâce de sa propre main. Un caprice à exploiter. « J’ai peut-être une solution… c’est risqué, mais ce n’est pas comme si j’avais le choix. » Sa soi-disant faiblesse face à de tels shinobis l’obligeait à se surpasser, voir même à se bourrer de coups pour avoir la chance de survivre. Cette fois ne ferait pas exception, Bangezo était un bien gros poisson, bien trop gros pour sa ligne. Alors il fallait qu’il sacrifie une part de lui-même. Le seul hic dans son plan était le timing. Son partenaire de plusieurs années devait rapidement se jeter sur lui, et dès qu’il se ferait toucher…

    Plus le temps de tergiverser. Il faillit se faire surprendre par l’apparition de nouveaux arcs électriques. Ils se formèrent et fondirent sur lui. Ensei les compara à trois griffes qui se courbaient dans le but de l’atteindre. Le garçon ne cilla pas, bien au contraire, il tendit son bras amoché comme s’il espérait s’en prémunir. La puissance de la foudre le balaierait tout bonnement, ou alors lui trouerait la main. Le membre convalescent encaissa la triple attaque. Ce phénomène aurait pu alerter l’ingénieur, il vit plutôt là l’occasion rêvée de lui retirer son souffle de vie. Il fonça hors de sa fumée opaque, toujours armé de ce bijou coupant. Grossière erreur de sa part de prendre un assassin, aussi jeune soit-il, à la légère. En fait, Ensei avait concentré le chakra matérialisé en foudre comme il le pouvait dans son bras. Son affinité lui permit ainsi d’agir comme un paratonnerre. Cette énergie… il ne pouvait la contenir indéfiniment. Au lieu de ça, il accompagna le flux vers son deuxième bras. Celui-ci était orienté sur son vieux mentor. Bangezo n’eut qu’un battement de cils pour réagir. Un faisceau blanc émergea du poing du shinobi, le pauvre subissait le contrecoup de tant d’efforts. Les picotements désagréables du membre qui se remettait à peine, son front qui suintait. Il était au bord du supplice. Il eut cependant un tremblement au niveau du poignet. Alors que Bangezo était en retard sur un jutsu défensif, le laser lumineux s’éleva et le rata, passant au ras de sa caboche bien pleine. Il l’avait échappé bel. Il avait maintenant l’avantage, Ensei avait épuisé une carte qui le mettait hors combat pendant un temps. Le grand mince eut un rictus moqueur.

 

– Une tentative ridicule ! Comme tu es décevant… et tu te dis prêt à conquérir le monde ! Arrête ton char !

 

Le dictateur ne voulut même pas entendre la défense qu’il retenait derrière ses lèvres. Sa sentence était imminente ! Jugeant inutile de se salir les mains, il fit appel à ses doubles mécaniques encore de la partie. Du moins c’était ses intentions, sauf que ses directives mentales ne furent pas transmises. Zéro signal. Il crut en des interférences avant qu’il ne s’appesantisse sur son matériel portatif. Sa couronne high-tech avait grillé ! Elle avait été suffisamment endommagée pour qu’il soit fichu. Des étincelles de court-circuit grésillèrent, l’appareil surchauffait. Il se le retira, sans un certain agacement, et le jeta à terre. Ce n’est qu’à ce moment qu’il saisit ce qui était arrivé. « Alors c’est à ça qu’il pensait ! Détourner ma technique ranton afin de détruire mon seul moyen de contrôler mes troupes. C’était osé, ce petit a du culot ! Cependant ça ne change rien à l’affaire… » Même s’il se voulait confiant pour la suite, son mécontentement et sa crispation se lisaient sur ses traits fins. Son regard se ternit, et au lieu de se lancer dans l’inconnu, il replongea dans ses ténèbres. Ensei voyait en cela une victoire. En revanche il savait pertinemment que ce n’était que partie remise.

 

    Ce fut alors que la personne au kimono changea de tactique. Bangezo se mit à retirer cette nappe nuageuse, comme si sa première réaction colérique n’avait été que passagère, un caprice. Ce changement d’ambiance offrit du répit au nukenin qui en profita pour se remettre d’aplomb en se prodiguant quelques soins. Une fois cette fumée impétueuse absorbée, les deux ninjas se retrouvaient face à face, à distance respectable l’un de l’autre, le regard inquisiteur pour l’un, hautain pour l’autre. Les enjeux de la bataille avaient quelque peu changé désormais. Bangezo était à son tour pris à la gorge. N’ayant plus sa main experte sur ses droïdes mécaniciens, les réparations étaient au point mort. S’il ne mettait pas un terme à cette mascarade, sa forteresse des airs poursuivrait sa chute tandis qu’il était occupé par ce fourbe. Chacun ressentait l’effet ressenti sur la perte des moteurs, graduellement ils quittaient les nuages. Et cela avait le don de frustrer l’homme de sciences. Lui qui s’était élevé, retombait de son piédestal. Son temps lui était compté, s’il ne voulait pas reprendre tout depuis le début. Au milieu de cette salle circulaire occupée de tout un bataillon inerte de clones, un autre combat s’engageait avec des esprits plus farouches.

    Bangezo entama de nouvelles hostilités. Après avoir démontré ses talents en ranton, il insista dorénavant sur le shoton. Deux gros shurikens de cette matière se formèrent du bout de ses doigts, et agilement les lança dans un tourniquet frénétique. Sur la défensive, Ensei ne manqua pas de prendre en compte les trajectoires, et de se faufiler entre les armes. Tant qu’il le retenait sous ce dôme, le duel allait dans son sens. La lutte monta d’un coup en intensité. Laissant de côté les attaques à distance, le possesseur de deux kekkai vint en combat rapproché. Ensei accusait surtout le coup, il n’avait pas la moindre faille à exploiter. Alors, il se concentrait exclusivement sur ses esquives, de prendre de bons appuis, et réagir à chaque mise en danger. Il tint bon. Bangezo suait à ne lui faire qu’une simple écorchure. Parfois il rallongeait ses lames de saphir dans le but de le prendre à revers. Systématiquement, il échouait. Il fallut un changement tactique pour brouiller les cartes. Bangezo s’était jeté sur l’azuré de manière plutôt audacieuse. L’ouverture était trop belle, la première qui se dessinait depuis leurs échanges sans fin.  Il s’y engouffra, main tendue et enveloppée d’un chakra tranchant. La garde ouverte était trop franche. Le commandant de bord l’avait permise. En un éclair, il cristallisa un bouclier qui repoussa l’électrochoc. Ensei subit le blocage, et après cette défense de dernier recours, vit s’abattre une estocade au cristal bleu, long et effilé. Même s’il s’en détourna vivement, la pointe lui érafla l’avant bras. Il put remettre pied à terre, et recula promptement. Pendant ses dernières secondes, il avait eu le souffle coupé par la tension. Il vérifia la coupure, ce n’était rien, du moins pas grand-chose. La coupure ne saignait même pas. Il avait été chanceux, il le reconnaissait. « Il faut que je m’attende à des stratégies beaucoup plus élaborées de sa part. Il ne rigole plus. Sinon je le paierai cher. » Il ne croyait pas si bien dire. Et comme il ne fallait pas qu’il se dérobe à lui, il le surveilla, paré à toute éventualité. Il ne bougeait plus, pire encore, il se détendit. Il abandonna sa posture agressive, pour une tout à fait relâchée, comme il en avait l’habitude.

 

– Bon sang, qu’est-ce qu’il te prend ?!

 

Bangezo répondit par un sourire, un de ceux qui désarmaient son acolyte. Il en résultait une certaine mesquinerie qui avait de quoi dérouter. Soudain, Ensei eut une étrange sensation, un froid intense. C’était son bras, il se raidissait. L’adolescent fut contraint de regarder à nouveau son corps qui ne répondait plus. Cette marque bénigne qui lui barrait l’avant-bras prit des proportions insoupçonnées ! À l’origine, elle n’aurait dû lui causer aucun problème, pas même troubler ses mouvements. De ce qu’il en était devenu, un cristal au froid mordant se répandait à partir de la zone touchée. Peu importe les moyens pour la briser, ce minéral lui collait à la peau. La situation présente était critique. Le tracé de ce cristal de glace se répandait comme une trainée de poudre, gelant sa chair, et si ça continuait, ses organes. Il pourrait même en suffoquer… « Du cristal de glace… ? » Cette appellation singulière lui remémora quelque chose.

 

– Je pense que tu as compris ce qui est arrivé à mon shoton, n’est-ce pas ? L’interpella Bangezo.

 

– Tu parles de la Gemme des Glaces que je t’avais confié. Tu l’as assimilé. Si j’avais su que tu en étais capable, jamais je ne te l’aurai laissé.

 

– Mais tu l’as fait. Ça m’arrache la bouche de te le dire, mais je t’en suis redevable. Ce fut l’un de mes plus grands désirs que de m’injecter son essence dans les veines.

 

– Je comprends mieux ta venue à Yuki, cette mission d’espionnage t’arrangeait plus qu’autre chose. J’ai eu vent du pouvoir de cette pierre, même si je pensais que ça tenait plus de la légende.

 

– Tu t’es trompé, mon pauvre. Elle contient le pouvoir incroyable de la Shodaime Yukikage, Hatsuri Yuki. Il peut être combiné à un kekkai genkai, et l’élément cristal semble particulièrement disposé à ce mélange. Tu noteras le changement de teinte également. Je trouve que le bleu me va bien. D’autant plus sur toi, mon bon Ensei, le nargua-t-il tandis que le cristal lui envahissait le membre.

 

    Ensei était fichu, et aussi malheureux que cela puisse paraitre, Bangezo semblait s’en délecter.  Il regardait le spectacle d’un œil avide. Il ne faisait plus guère attention au reste. Pourtant le crash de son bâtiment signerait la fin de son entreprise, et sa soif de conquête. Sa part de sadisme s’était réveillée, et elle aurait dû rester enfouie. Ensei essaya une première fois son jutsu du doigt extensible. Son chef ne prit pas la menace sérieusement. La direction était trop évidente, son front. Il se décala juste ce qu’il fallait. Sauf qu’un poing vint lui décrocher la mâchoire, et la soudaineté du coup l’empêcha de réagir. Au contraire, emporté par la charge, il flancha. Qui d’autre s’était invité sur son bastion ? Non, c’était bien Ensei. Ses yeux s’ouvrirent d’avantage. Alors que le jeune effronté s’était rué sur lui, celui qu’il avait condamné, n’était qu’un bunshin qui s’évapora. Ce n’était qu’un leurre, un clone qui avait résisté. Son but, s’empêcher de disparaitre en évitant tout contact mortel qui aurait signé l’échec du subterfuge de l’orphelin.

 

– Depuis quand ? Emit-il, lui qui voulait à tout prix savoir ce qui lui avait fait défaut. Je ne t’ai pas lâché du regard !

 

– Oh que si ! Tu sais, j’ai compris la faiblesse de ton brouillard. Toi non plus, tu n’avais pas une bonne visibilité. Tu comptais sur tes clones robotisés pour me localiser. Donc, puisqu’ils ont été mis hors course, tu as changé ton style de combat. Alors avant que tu ne supprimes ton orage, j’ai créé mon clone et me suis tenu près du centre de la pièce. De là, je me suis terré au seul endroit viable. Ton trône.

 

Les explications étaient claires, il s’était adroitement servi de ses failles, pour lui mettre le coup fatal. Bangezo avait encore de l’énergie à revendre, la volonté de répliquer. Mais voilà, il aurait aimé lui agripper sa tignasse, sauf que Ensei avait tout prévu. Son impact avait déversé un flux électrique inverse dans son système nerveux, le paralysant de la tête aux pieds. L’avantage avait basculé de manière invraisemblable. L’ingénieur impuissant misa sur l’indulgence de son vieil ami. Il ne pouvait avoir tiré une croix sur tous ces bons moments passés. C’était mal le connaitre. Peut-être avait-il étudié sa panoplie de techniques, mais il n’avait mesuré l’étendue des ombres qui planaient sur lui, depuis sa plus tendre enfance. Il avait face à lui un monstre plus qu’un être humain. La haine et la souffrance s’étaient mélangées en une entité. Rien ne pouvait l’arrêter. Les yeux obscurcis, Ensei le bourra de coups. Bangezo n’était plus qu’un défouloir, un mannequin en coton. Le jeune homme aurait pu en finir proprement, une extinction du cerveau, ou instiller la peur avec le kashingan. Seulement dans son état, la logique ne l’emportait pas. Il laissait ressurgir ses instincts primaires. Plus de sentiment ne l’animait, les mains fermées, il le passa à tabac. Puis, sentant qu’il s’épuisait pour pas grand-chose, il le termina. De sa petite taille, il prit appui sur le torse, les genoux en avant. Le propulsa en arrière, tandis que lui prit de la hauteur. Sa paume la moins mal en point scintilla. Il y concentra la foudre avec toute ragée qui affluait en lui, ce qui en temps normal échouait. Bangezo n’eut pas le temps de craindre quoi que ce soit, que cette paume boostée le cueillit à l’abdomen. Il se détacha du sol avant de s’encastrer dans un mur. Le Makusa était sorti victorieux, et pas forcément indemne. S’en suivit la destruction du vaisseau, qui s’écrasa dans un flot de roches et de mottes de terre décomposées. Des gerbes de ferraille éclatèrent dans une terrible détonation. Ce fut le chaos sur terre, le temps que tout retombe à la volée, le temps d’une minute.

 

    Les relents de fumée provenant de l’épave persistaient, des odeurs de carburant, de métal calciné par l’explosion. La poussière moutonnant en surface, donnait des airs d’apocalypse au terrain qui n’avait rien du champ verdoyant de tout à l’heure. Au-dessus de cette gigantesque carcasse, une silhouette se tenait sur ce qui devait être un turbo réacteur disloqué. L’unique survivant de cette guerre interne. Il n’arrivait pas encore à se rendre compte de la portée de ses actes. Il avait empêché le monde ninja de rentrer dans une guerre effroyable. Il avait été l’homme de l’ombre qui avait sauvé des milliers de gens. Non, il ne médita pas sur l’aspect positif. Il venait de briser les rêves d’un défenseur de la paix, d’un ami. Alors son cœur n’était pas à la joie. De façon symbolique, il fixa l’horizon. Le ninja était plutôt dirigé vers ce qui l’attendait. La domination du monde. 

 

*

 

    Ce conquérant juvénile avait quitté les lieux depuis une bonne demi-heure. S’était installé là, un cimetière de tôle, de décombres et tuyaux, laissé à l’abandon. Du moins jusqu’à ce qu’un arrivant s’approche par curiosité. Peut-être en effet que du matériel pouvait être recyclé pour son usage personnel. Toutefois, il ne fouillait pas, ou peu. Son ventre gras et sa gourde en céramique sur le dos étaient assez gênants pour se baisser, déblayer. Et de toute façon, il était partisan d’en faire le moins possible. Il se contentait de déplacer du bout de sa semelle la caillasse là où le chasseur de déserteurs discernait des pièces éventrées. Malgré son poids imposant, il ne perdait pas patience. Avec minutie, il ausculta chaque partie de la citadelle, et vint le moment où il eut un petit creux. En même temps qu’il déblayait la caillasse de ses sandales, sans vraiment se presser, il défit un emballage et croqua dans une boule de riz dont la préparation était un secret familial. Boule de riz était le surnom qu’on lui donnait à l’académie, il en demeura songeur. La dégustation lui permettait de se vider l’esprit, le comble pour quelqu’un qui pouvait le retirer des corps chauds et pleins de vie. En fait, il n’était pas enjoué par ses recherches. Certes, le vaisseau portait la marque de fabrique de Bangezo, le souci était qu’à des centaines de mètre à la ronde, il ne sentait aucune âme humaine. Tout ce qu’il espérait, c’était qu’il tombe sur son cadavre afin de le ramener à Kumo, et mettre fin à cette éternelle mission.

    Tenriku Ono fit preuve de persévérance. Alors qu’il entamait un second en-cas, il déboucha sur ce qu’il identifia à la salle principale. Le plafond sphérique était en partie effondré, mais le vaste espace à l’intérieur permettait de s’y mouvoir sans la moindre difficulté, même pour son gabarit. Il lui suffit d’un petit moment avant qu’il ne décèle une irrégularité dans une paroi, un léger impact qui ne pouvait être causé par l’accident. Enfoncé dedans, ce qui restait de Bangezo. Le dresseur de fantômes l’observa longtemps, sûrement qu’il ne s’était pas attendu à une telle fin. Il devrait de toute manière, rapporter le corps au village. Toutefois, il se ravisa, et se détourna comme si de rien n’était. « On dirait que ce n’est pas aujourd’hui que je vais avoir un jour de repos. » Il en avala sa dernière bouchée. En fait, l’individu qu’avait achevé Ensei n’était pas le véritable Bangezo, mais l’un des ses droïdes. Des traces de fer ressortaient de son crâne, ainsi que ses articulations artificielles. Ce qui lui avait permis de survivre fut la permutation avec l’un de ses sujets. Le sumo ninja devait ainsi reprendre ses investigations, et préféra effacer ce faux espoir qu’il avait nourri.

 

*

 

    Des jours plus tard, voir des semaines. Non, un an et demi plus tard, les autres pays vaquaient à leurs occupations, ignorant que leur paix était passé à un cheveu de s’étioler. Il en était de même à Kiri. Une belle femme, dans la fleur de l’âge, était accoudée à sa fenêtre à barreaux. Sa nouvelle chambre des plus austères ne ravissait guère. Elle était accusée d’avoir aidé un espion à s’échapper. Cela remontait à cinq ans. Elle n’en avait aucun souvenir, comme si on lui avait fait un lavage de cerveau ciblé. Comme la section interrogatoire de Kiri n’arrivait à rien lui soutirer, les hauts représentants tirèrent comme conclusion, qu’elle n’avait fait qu’être manipulée par un jutsu, soit d’illusions, soit de pantin. L’affaire demeura néanmoins suspendue, par manque d’indices. Quant à la fille, elle devait être surveillée, et mise en isolement. Autant dire qu’elle mourrait d’ennui, surtout qu’elle ne savait pas exactement les raisons qui les poussaient à être aussi prudents. Les fois où elle partit en mission en groupe, se comptèrent sur les doigts d’une main… Cette nuit-là, elle veilla. Le sommeil s’était enfui comme souvent ces temps-ci. Yuritomi en avait marre, marre de ses questions sans réponse, de ne réussir à se rappeler cette soirée fatidique. Elle posa, boudeuse, ses coudes sur la table de séjour. Elle faisait tourner les méninges, et ne savait plus où donner de la tête. Elle s’apprêter à se mettre au lit lorsqu’elle fut prise au dépourvu. Les barres de sa fenêtre furent rompues. Des griffes de chakra les avaient coupées net. Elle se précipita sur ses katanas, et se montra prête à se défendre si besoin. Elle se retrouva nez à nez avec un loup au pelage gris. Il avait effectué un voyage de longue haleine vu qu’il sentait le chien mouillé. Contre toute attente, il prit la parole, et se fit solennel :

 

– C’est Ensei qui m’envoie. Il veut que tu le rejoignes. Viens, monte sur mon dos.

 

Cette déclaration lui fit l’effet d’une baffe. Comme si des vannes avaient été grandes ouvertes, tout ce qu’elle avait vécu avec cet idiot qui ne pense qu’à lui, se remit en place. Les pièces du puzzle s’imbriquaient à merveille dans sa caboche. Avec une pointe d’émotion, elle murmura : « Ensei… »               

 

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Un excellent chapitre !

 

Je crois que tu nous as écrit ton meilleur combat depuis le début, il surclasse tous les précédents.

 

Ensei vs Bangezo, le combat était intense et cohérent de bout en bout, stratégie vs stratégie et talent vs talent.

 

Et c'est justement le point fort du jeune ténébreux qui son intelligence qui lui a permis de survivre face à ce ninja bien plus puissant que lui.

 

Mais même Bangezo nous a pris au dépourvu, c'est un clone qui est mort à sa place, mais où est il donc ? Une chose est sûre on le reverra et Ensei le regrettera.

 

Le retour du Yuritomi signifie qu'en Ensei compte agrandir son ambition par l'aide d'autrui. Bref vivement la suite !

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Un excellent chapitre !

 

Je te remercie, toujours là au rendez-vous, alors qu'en ce moment, ce n'est pas hyper actif dans la section.  :)

 

Je crois que tu nous as écrit ton meilleur combat depuis le début, il surclasse tous les précédents.

 

Ensei vs Bangezo, le combat était intense et cohérent de bout en bout, stratégie vs stratégie et talent vs talent.

 

Et pourtant, pourtant ! Qu'est-ce que j'ai galéré ! La grosse question fut de rendre le tout problable, réalisable. Ensei est surclassé en temps normal contre Bangezo. Alors je te dis pas le calvaire pour en faire un combat où celui qui finit par l'emporter soit le personnage principal.

 

Et c'est justement le point fort du jeune ténébreux qui son intelligence qui lui a permis de survivre face à ce ninja bien plus puissant que lui.

 

L'atout qui prédomine, et je pense le seul qui pouvait faire pencher la balance. 

 

Mais même Bangezo nous a pris au dépourvu, c'est un clone qui est mort à sa place, mais où est il donc ? Une chose est sûre on le reverra et Ensei le regrettera.

 

Je ne pouvais pas laisser Bangezo mourir comme ça, forcément avec le niveau qu'il a, il fallait qu'il trouve une parade de secours.

 

Le retour du Yuritomi signifie qu'en Ensei compte agrandir son ambition par l'aide d'autrui. Bref vivement la suite !

 

Oh que oui, et là en s'engage sur la partie de l'histoire, que j'avais vraiment envie de partager !

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7.3 Recrutement

 

    Une petite semaine de route fit un bien fou à la brunette. Recluse depuis pas mal de temps, elle retrouvait goût à la liberté. Transportée sur le dos de Sanpo, elle progressait plus vite qu’elle ne l’aurait imaginé. Ils quittèrent de ce pas le pays de l’Eau, et firent une traversée d’est en ouest du pays du Feu. Les paysages de falaises, de forêts abruptes ou luxuriantes la ravivèrent. Elle se sentait épanoui, d’autant plus qu’elle allait retrouver son cher et tendre. Les mèches dans le vent, elle rêvassait sur le loup. Sanpo voyait clair dans ses sentiments, et l’avertit :

 

– Ne va pas croire qu’il est resté le même. Ce qu’il a traversé en ton absence, l’a changé. Enfin, tu le constateras par toi-même.

 

Elle n’arrivait pas à le croire, du moins elle se l’interdisait. Elle ne voulait en aucun cas ternir l’image qu’elle gardait de lui. Enfin bon, elle se ferait une raison dès qu’elle s’entretiendrait avec lui. En attendant, elle languissait. Finalement, ils arrivèrent au bout de leur expédition, d’après les repères du fils du loup blanc. Ils atterrirent du haut des cimes, sur une route de terre battue, au pays de l’Herbe. Ce n’était pas illogique en soi, Cette nation accueillait les belligérants et autres déserteurs des pays voisins, afin d’asseoir au mieux sa puissance. Du museau, Sanpo lui demanda de descendre. Elle s’y plia, et d’une dernière caresse dans la fourrure bien fournie du loup, elle leva la tête devant l’adresse d’une modeste auberge pour voyageurs et pèlerins. L’écriteau n’avait même plus de nom, et tanguait sous la brise. Elle bomba la poitrine, et un premier pas en avant. Elle aurait aimé faire un dernier adieu au canidé, mais il s’était déjà échappé comme un loup chassant dans les fourrés. Elle marcha donc, laissé à elle-même, vers le double battant qui faisait entrée de saloon. Elle n’avait pas besoin de demander si c’était bien ici que devait avoir lieu le rendez-vous, son instinct d’anbu la rendait plus certaine. Elle ne poussa les portes, ni trop fort ni trop timidement.

    Le plus dur étant fait, elle eut un aperçut de l’établissement. Il était plus grand de l’intérieur qu’elle ne l’aurait cru. La déco était rustique, voir archaïque comme la lumière tenait en des lampes à huile murales, et des bougies sur les tables. La précarité des locaux aurait pu être rattrapée par une bonne ambiance, et là ce n’était pas encore ça. Peu de monde prenait une pause en salle. Un type suspect, long manteau noir et chapeau conique en bambou. Un hachoir au large manche, et à la lame aiguisée comme un rasoir, debout contre sa chaise. Les plus bruyants étaient un couple. Un maître et son élève, probablement, vu leur différence d’âge. Le garçon blond ne faisait que se plaindre que son ventre gargouillait. Son sensei gardait les bras croisés, l’expression dépitée. Pour finir le tour des résidents, Yuritomi se présenta brièvement à la responsable derrière le comptoir. Une femme fluette et ravissante si elle n’avait pas été accoutrée d’un large manteau gris-vert dont le col lui allait au menton, et d’une paire de lunettes à mi-chemin entre des lunettes de soleil et d’aviateur. Deux couettes brunes et discrètes descendaient sous son apparat. Elle avait l’air des plus froides, bien plus intimidante que n’importe quel barman avec du poil au torse, musclé et tatoué. La nouvelle venue ne se démonta pas, et demanda la chambre d’un jeune homme aux cheveux bleus inhabituels. La binoclarde la jaugea un instant, fut insistante vis-à-vis de ses sabres à son dos, et finit par abdiquer :

 

– À l’étage. Première à gauche, vous ne pourrez pas la louper.

 

Des indications franches et directes, Yuritomi n’en demandait pas tant. Elle s’inclina et entreprit de grimper l’escalier grinçant et poussiéreux.             

 

    Elle fut au palier, pas très à l’aise sur ce qui allait advenir. Elle était perdue dans ses sentiments, entre impatiente de le revoir, et la réticence de découvrir ce qu’il était devenu. Ces pas dans le couloir furent de plus en plus retenus. La première à gauche… une porte était ouverte, entrebâillée. On l’attendait. Elle entra en se faisant la plus petite possible. Elle agissait comme une enfant qui pénétrait dans la chambre de ses parents alors qu’ils sommeillaient. Des lampes illuminaient chaque coin de l’habitation. Des odeurs d’encre, de papier qui a mal vieilli, trahirent que l’on s’était enfermé dans la pièce, et que l’on avait fait un courant d’air que récemment. Les pupilles curieuses de la demoiselle trainèrent partout, et dénotèrent l’insolite. Elle dût se baisser pour ne pas se prendre une corde à linge tendue d’un bout à l’autre de la chambre. Ce n’étaient pas des chemises ou des pantalons qui y étaient tendus, mais des affiches, huit pour être précis. La kunoichi des forces spéciales connaissait très bien ce type d’avis de recherche. Elles indiquaient des ninjas renégats qu’il fallait éliminer à tout prix. Des photographies tirées de bingo book. En les passant en revu, elle fit une moue perplexe. Elle n’en reconnut qu’une seule, venant de Kiri. Pour ce qui était du reste, ils étaient de villages étrangers. Sauf qu’un autre portrait l’interloqua. « Tiens, mais c’est… » Elle en fut vite détachée lorsqu’on l’interpella :

 

– Surtout, fais comme chez toi. Je suis heureux que tu ais répondu à mon invitation, je dois t’avouer que j’avais un peu peur que tu m’en veuilles.

 

La belle femme au chignon se figea. Cette voix, elle n’avait été plus qu’un fantôme qui l’avait hanté durant ses nuits. Autant dire qu’elle réfréna un hoquet. Elle retint même sa respiration. Un homme emmailloté dans une longue veste mauve de mi-saison était penché sur sa commode transformé en bureau pour ses affaires. Il étudiait des cartes. Suite à sa remarque emprunte de douceur, il fit une pause dans son travail, et se montra à l’intéressée. Leurs regards se croisèrent enfin. La brune, maintenant plus petite que lui, n’en revenait pas. Il avait changé, c’est vrai. Des larmes lui vinrent, de tristesse. Son amant n’était plus cet espion fringant dont elle se rappelait dans ses fantasmes. Il n’était plus que l’ombre de lui-même. Borgne, un bras qui devait être mutilé, vu comment il était enserré de bandages. Même sa peau était livide, ses paupières tirées par un repos peu réparateur.

 

– Désolé que tu me voies dans cet état. Je ne suis pas des plus présentables…

 

    Il s’interrompit dès qu’il la vit s’avancer en trombe vers lui. Un court instant, elle avait les sourcils froncés, l’air sévère. Ensei était dans l’expectative. Il avait oublié combien elle pouvait être déroutante. Elle se campa devant lui, et dans son élan, lui mit une gifle. Il en demeura hébété, et quelque part il savait qu’il la méritait. Aussitôt en suivant, afin d’effacer l’affront, Yuritomi se jeta dans ses bras, et l’enserra tendrement. Lui, ne chercha pas à l’encourager, ni à la repousser. Il préféra qu’elle vide son sac :

 

– Bien sûr que je t’en veux ! Tu ne peux pas savoir combien ça m’a tourmenté d’avoir l’impression d’avoir oublié quelque chose de pourtant essentiel. Qu’est-ce qu’il m’a pris d’accepter ton plan ! Je n’aurai jamais dû te laisser partir, regarde comment tu es maintenant !

 

– Il fallait que l’on passe par de tels sacrifices, que l’on en ressorte plus fort, mesura-t-il sa parole. Maintenant nous sommes réunis, ne te l’avais-je pas promis ?

 

Yuritomi opina du chef, ravalant ses dernières larmes. Le ninja de Yuki se retira respectueusement de son étreinte, et se tint devant ces pages pincées sur le fil.

 

– Je pensais y arriver seul, imposer la paix par mes seuls moyens, juste par mon seul intellect. J’ai compris que j’allais droit dans un mur. Voilà pourquoi j’ai demandé ton aide, et voilà pourquoi je souhaite m’associer à ces figures du monde shinobi ! Termina-t-il en montrant les photos des candidats.

 

Yuritomi demeura stoïque, apparemment elle ne partageait pas son engouement. Il rabaissa ses bras.

 

– As-tu des doutes sur mes intentions ? Fit-il de but en blanc.

 

– Ce que tu essayes de me dire, c’est que l’on va s’acoquiner avec des malfrats, des criminels afin d’établir la paix dans le monde. Tu ne trouves pas ça contradictoire ?

 

– Pas vraiment, si l’on prend en compte que nous sommes aussi considérés comme des criminels. D’autres personnes partagent la même vision que moi, je m’en suis pleinement rendu compte, avoua-t-il en pensant à Bangezo. Il faut juste les rassembler, les guider pour qu’ensemble, nous nous transcendions.

 

– Pas sûr qu’ils acceptent ta proposition. Certains ont l’air d’être solitaires, pire des tueurs sanguinaires.

 

– Je le prends comme un défi. Je saurai me montrer persuasif, compte là-dessus.

 

Yuritomi baissa les bras devant tant d’obstination. Peu importe les arguments contraires qu’elle apportait, Ensei n’e démordrait pas. « Lui, dès qu’il a une idée en tête… » Elle en souffla d’exaspération rien que d’y penser.

 

– Ok, on fera comme tu as prévu. J’espère seulement que tu sais dans quoi tu nous embarques. Pourvu que tu ne fasses pas n’importe quoi !

 

– Voyons depuis quand je me comporte de cette façon ? Lui renvoya-t-il la balle, taquin.

 

– Depuis que tu as failli nous faire tuer à Kiri, maugréa-t-elle.

 

Elle avait fait mouche, et cela entraina un silence chez le tacticien. Il déambula dans sa chambre, faisant fi d’être vexé. Il voulait qu’elle se torture pour sa franchise, et ça fonctionnait plutôt bien. Sans un regard, l’homme solitaire débarrassa sa paperasse, et rassembla les documents qu’il jugeait importants.

 

– Pardon, je ne voulais pas remuer le couteau dans la plaie.

 

– C’est oublié, lui certifia-t-il sans pour autant lui échanger un sourire.

 

La dame s’éclaircit la voix, et chercha à réengageait la conversation :

 

– Heu, par quoi on commence ?

 

– Le recrutement bien entendu. Tu es la première, et on va tout de suite se mettre au travail, si tu le veux bien. Si je t’ai fait venir dans ce coin paumé, ce n’est pas par hasard. Allons faire connaissance avec nos premiers poulains.

 

Il lui fit signe de le suivre. Visiblement, ses arguments lui étaient vite passés au-dessus de la tête. Il n’avait à cœur que son complot, pas de place pour le ressentiment. Quelque peu soumise aux caprices de son meneur, Yuritomi lui emboita le pas. Ils descendirent à l’accueil.

 

    Au rez-de-chaussée, le nombre de consommateurs n’avait pas changé. La femme à lunettes était accaparée à son bar, et les trois mêmes clients n’avaient pas bougé de leurs tables respectives. Le mioche affamé s’excitait de plus bel, malgré qu’on lui ait servi un gobelet de thé vert. Le ninja qui avait sa garde tentait en vain de le tempérer. Il portait un bandeau, mais le symbole qui y était tapé ne ressemblait à aucun village à sa connaissance. Par déduction, la kunoichi se disait qu’il était surement sur la liste. Ah ! Elle regrettait de ne pas s’être suffisamment arrêtée sur les pages de bingo book. Elle aurait été fixée. Son jugement lui fit défaut, l’azuré et borgne se rapprocha plutôt de type qui sirotait sa décoction en fond de salle. Son hachoir intimidant contre son dossier, le visage assombri dans ses vêtements foncés et son chapeau de paille d’Orient ne le rendait pas vraiment avenant. Il démontrait entre autre une certaine impolitesse, en mettant délibérément ses jambes sur la table. Pourtant Ensei insista. Il le salua :

 

– Bonjour, Shikamori ! Belle journée, pas vrai ?

           

L’homme aux allures de mercenaire l’ignora totalement. Il ne devait pas être d’humeur à faire des rencontres. La femme des services secrets avait étudié la psychologie des personnes afin de mieux les interroger. Si Ensei persistait sur cette voie, ce rebut pourrait se montrer violent, et rien ne pourrait l’empêcher de frapper fort. Ensei était-il encore saint d’esprit ?

    C’était à se le demander, puisqu’il alla au devant de la provocation. Il s’assit en face de lui et enleva ses pieds du bois éreinté. L’énergumène faillit partir à la renverse, de quoi pouffer de rire ce que fit le garnement qui ne faisait que sautiller sur place. Le mec silencieux en perdit son couvre-chef. Dessous, il portait des cheveux noirs coiffés en une queue de cheval touffue. Il devait être à peine plus vieux qu’Ensei. 

 

– Alors ? Comme ça, on ne salue pas la clientèle ?

 

Yuritomi en était effrayée, non pas à l’extrême, mais une peur qui activait les sens. Elle était parée à croiser le fer, s’il ne pouvait en être autrement. À ce qu’il semblait, il bouillait intérieurement. Elle ne fut pas la seule à le ressentir. L’autre homme d’âge mûr présent avait surveillé de loin la scène, et prit une décision sur laquelle le gamin ne pouvait pas discuter.

 

– On s’en va Naruto, annonça-t-il en posant deux piécettes en guise de pourboire.

 

– Mais j’ai la dalle ! Je ne vais pas tenir ! Hé, ermite pas net, revenez !

 

Le professeur aux getas avait déjà pris ses affaires, et attendait son jeune compagnon. Le blond en survêt orange n’eut pas d’autre choix que d’obéir même s’il ne percevait pas que ça pouvait mal tourner. Il était insouciant, c’était en toute insouciance qu’il déguerpit sur les traces de son enseignant bienveillant. Il l’avait gardé à l’œil, du moment qu’il ne l’avait pas rejoint. Le vieil homme pouvait relâcher la bride. « Il valait mieux que l’on parte, avant que ça ne dégénère. Les ninjas qui nous entouraient n’étaient pas communs. Ce ne sont pas des débutants. Inutile de faire courir des risques à Naruto. D’abord, je dois l’entrainer à faire face à ses propres démons. »

 

– Allez Naruto, cesse de te plaindre. On devrait trouver un meilleur restaurant sur le chemin.

 

    De retour dans cette bicoque, les positions étaient inchangées, le dur à cuir et Ensei étaient de part et d’autre du meuble. Le Makusa avait prit un malin plaisir à le bousculer. Il n’avait pas été méchant, mais au moins il montrait qu’il ne se ferait pas marcher sur les pieds. Forcément, ses libertés déplurent au renégat. Ensei essaya de le détendre.

 

– Si je viens auprès de toi, c’est pour une bonne raison…

 

Il n’eut pas le temps de s’expliquer que ce criminel fit preuve d’habileté. Il ouvrit sa main sur le manche de son hachoir, et d’un mouvement souple chercha à s’en servir contre lui. Ensei pouvait encore trouver une échappatoire, seulement… « Que m’arrive-t-il ? Je suis comme paralysé ! » Il était à sa merci.

    Yuritomi l’avait de suite cerné, et intervint… du moins c’était dans ses intentions. Elle tira un katana. Experte dans cet art du combat, elle visa un point de l’arme lourde dans le but de la stopper. Elle fut réactive, et aurait fait mouche si on ne l’avait pas immobilisée. Elle avait pensé être libre de toute action, et par mégarde, elle avait omis un autre protagoniste. La tenancière qui s’était faite oubliée. Ils étaient tous deux de mèche. Comme les arrières de la partenaire du loup étaient sans défense, elle la maitrisa facilement. La désarma avec des prises ajustées au niveau des bras. Yuritomi n’allait pas être d’un grand secours « Elle… » Plus personne ne pouvait s’opposer à la mise en rogne du shinobi. Le tranchant s’abaissa avant de fracasser la table ronde. Le nez de la victime passa à un fil.

    Son répondant devait quelque par l’amuser, puisqu’il mit sa vie en sursis. Ce ninja l’avait entre ses griffes, il devait s’en délecter. Il était le maître de la partie, alors dans sa clémence, il lui offrit une porte de sortie :

 

– Tu en as dans le pantalon, ou alors tu es un idiot fini pour me provoquer comme ça. J’hésite encore. Vas-y je te laisse t’exprimer. Une dernière chance avant que je te trucide.

 

Plus d’erreur possible, une seule remarque déplaisante et sa tête serait décroché du reste de son corps. Ensei reprit contenance, tandis que Yuritomi retenait son souffle.

 

– Ce qui m’amène vers toi et Shibe, appuya-t-il d’un coup d’œil vers la tavernière, se résume en un mot : la vengeance. Je n’ai rien contre vous, se rattrapa-t-il. Au contraire, nous avons points en communs. Nous avons tous les quatre étaient utilisés comme de vulgaires outils, et dès que l’on s’est rebiffé, on nous a jeté comme de vieilles chaussettes. Nous avons une revanche à prendre, alors joignons nos forces.

 

– Mm, beau discours. En revanche je ne suis pas du genre, à me laisser amadouer sas réfléchir aux conséquences d’une coopération. Tu as beau fouillé dans mon passé, je ne vais pas non plus plonger tête baissée avec un parfait inconnu dans un plan ridicule. D’ailleurs quel est-il ?

 

– Reconquérir ce monde qui nous appartient. De ce fait, nous allons nous immiscer dans le système politique ninja, et le modifier selon nos principes. Shibe et toi, vous pourrez vous charger de votre village d’origine. Le monde ne pourra qu’être meilleur après ça.

 

Cette déclaration mettait mal à l’aise Yuritomi, vu que cette cause paraissait irréalisable, insensée. Par sa présence, elle montrait qu’elle adhérait à ses principes. En théorie elle était d’accord avec ses rêves idéologistes, mais dès que ça partait sur du concret, elle était plus sceptique. Alors pour ce qui était des deux ninjas qu’ils venaient de rencontrer… forcément ils lui rigoleraient au nez. Shibe n’imposa aucunement son avis, elle resta silencieuse. Cependant, ces mots l’avaient touché, puisque sa prise sur la fille du Brouillard s’affaiblit. Ensei avait peut-être touché une corde sensible. En ce qui concernait le brun agressif, sa réaction ressemblait plus à ce qu’elle s’attendait. Il se moqua ouvertement d’eux, et rit à gorge déployée. Yuritomi baissa les yeux, dépitée. Qu’est-ce qu’il espérait d’autre avec ses rêves de grandeur ?

 

– Tu as du culot, ça je ne peux pas te le retirer.

 

D’un seul coup, la pression qui retenait Ensei se dissipa, il pouvait à nouveau se dégourdir le cou. Le nukenin poursuivit enjoué :

 

– J’étais loin de m’imaginer que tu me ferais ce genre de proposition. Tu m’intéresses, c’est même une proposition alléchante. Ok, je te suis mais c’est vraiment par curiosité, hein ! Je suis curieux de comment tu vas procéder. On parle des cinq grands villages là !

 

– Je relève ton défi, approuva l’azuré, puis il se redressa, content de l’avoir rallié à sa cause. Je pense que tu ne seras pas déçu.

 

– Ça c’est à moi de juger, sourit-il farouchement.

 

– Tu nous accompagnes, Shibe ? Demanda formellement le recruteur.

 

Elle s’inclina, du moment que son ami au hachoir partait quelque part, elle le suivait comme son ombre. Elle permit à Yuritomi de se remettre de l’étreinte. La pauvre s’en massa les poignets, l’œil mauvais. Ensei n’eut pas besoin de d’avantage de sa part. Ils se levèrent, et unanimement marchèrent dans les traces du loup. Indubitablement, leur route croiserait celles de phénomènes, de bêtes de foire qu’il prendrait sous son aile. Une révolution se préparait dans l’ombre, une ombre qui ne faisait qu’aller grandissante.

 

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Bon chapitre, plus calme que le précédent.

 

Yuritomi finit avec une grande impatience à retrouver son être aimé. Ce fut long et fastidieux, mais là voilà à ses côtés.

 

A peine arrivé que les choses dégénèrent presque avec les deux ninja renégats, cependant Ensei a su retenir l'intérêt curieux du leader, il semble avoir une capacité paralysante.

 

Bref j'attends la suite qui s'annonce encore plus palpitante et j'ai bien aimé le passage sur Naruto et Jiraya .

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Yuritomi finit avec une grande impatience à retrouver son être aimé. Ce fut long et fastidieux, mais là voilà à ses côtés.

 

Oui ils se retrouvent enfin, Yuritomi va pouvoir être de nouveau utile à son amour. 

 

A peine arrivé que les choses dégénèrent presque avec les deux ninja renégats, cependant Ensei a su retenir l'intérêt curieux du leader, il semble avoir une capacité paralysante.

 

Oui c'était juste, mais Ensei savait ce qu'il faisait, il s'est renseigné sur la vie et la personnalité de chacun. Quand à ce pouvoir paralysant, je donnerai plus de détails à l'avenir.

 

Bref j'attends la suite qui s'annonce encore plus palpitante et j'ai bien aimé le passage sur Naruto et Jiraya .

 

Un clin d'oeil sur jiji et naruto, et ça permet de situer les événements dans le temps.

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